vendredi, juin 12, 2026
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Assemblée nationale : Election des membres du bureau définitif en cours

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Les élections se déroulent actuellement à l’immeuble du Palais des Congres

Supervisé par la doyenne d’age, l’honorable Laurentine Nkoa Mfegue, l’élection des 23 membres du bureau définitif pour l’année législative est en cours, apprend-on sur les antennes de la Crtv.

Pour le poste de président de l’Assemblée nationale, deux candidats sont en lices. Il s’agit du président sortant Cavaye Yeguie Djibril et du député SDF Jean Michel Nintcheu. A l’issue de ce vote, 23 élus titrés de la nation sortiront de cette assemblée. En détails, il s’agira d’un président de l’Assemblée Nationale, d’un premier vice-président, de 16 vice-présidents, quatre questeurs et de 12 secrétaires. Le président de l’assemblée national et le premier vice président sont élus au scrutin uni nominal tandis que les autres membres étant élus au scrutin des listes. Les bulletins de vote pour le poste de la présidence sont attendus afin de mener à bien le vote. Une fois le président élu, il se chargera des élections des autres membres du Bureau.

Championnats professionnels: Les propositions alternatives de Coton sports

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Coton sports de Garoua ne s’est pas contenté de contester la formule de l’organisation du championnat national de première division MTN Élite one. Le club des rives de la Benoue qui dénonce  »l’exclusion » du septentrion dans l’attribution des sites devant abriter les différentes poules et sites, oppose à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) une alternative incluant la ville de Garoua. Ci-dessous l’offre du club dirigé par Fernand Sadou.

La réaction de la Fecafoot reste attendue. Entre temps, le débat fait rage dans les milieux de la presse et du football, alors que la saison ouverte mercredi à Mbouda par une victoire de Bamboutos FC sur le vainqueur de la Coupe du Cameroun PWD de Bamenda, se poursuit ce dimanche. La Fecafoot avait promis de prendre en charge l’hébergement et la restauration des équipes lors des regroupements.

Culture : Richard Bona explique les raisons de sa dernière vidéo

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Hier 17 mars, le célèbre bassiste camerounais Richard Bona a, dans un live sur sa page facebook publié une vidéo de lui montrant comment il déchirait son passeport. Ce dernier s’explique et donne les raisons de cet acte. Je vous propose l’article publié ce jour par notre confrère LeBledParle.  

« En effet, le passeport que Richard Bona a montré dans un live Facebook ce 17 mars lui appartient mais il était déjà plein. Toutes les pages avaient un visa d’un pays précis où il a séjourné pour le travail. Naturellement pour le travail il doit refaire un autre passeport et pour cela, il dépose son ancien passeport à l’ambassade.

À l’ambassade du Cameroun à Washington, l’artiste déposa son passeport déjà plein pour en obtenir un neuf. L’ambassade prenait le vieux passeport et l’utilisait pour d’autres personnes que Bona. En effet, si l’artiste faisait des concerts dans le monde entier, le passeport contenait des visas allant souvent jusqu’à trois mois, alors que la star n’était même plus sur le territoire, le visa restait valide longtemps. Il suffisait alors pour eux de changer la photo du passeport et de faire voyager une personne lambda avec les visas toujours valides.

Mais un grave problème surgit alors que le bassiste est à la frontière hongroise: « Je me suis fait arrêté alors que j’étais à la frontière hongroise. Je trouve mon ancien passeport là-bas et on veut m’arrêter pourtant ce n’était pas ma photo. C’est la femme du ministre de la culture hongroise qui m’a aidé vu qu’on se connait, et j’ai pu être mis hors de cause. » -a-t-il déclaré dans son live.

À la frontière hongroise il retrouve son ancien passeport avec une photo différente de la sienne et comprend ce qui se passe dans son dos. « Le feyman a donc voyagé pour faire ses mauvais coups avec mon nom, mon passeport, mes visas mais sa photo. Il a eu des problèmes en Hongrie et la police l’a suivi, il a laissé sa voiture de location garée quelque part en fuyant et a laissé mon passeport dedans. Vous voyez les camerounais, vous pouvez être un voyageur et vous retrouvez dans un grave problème, en prison à cause de leurs magouilles », a-t-il ajouté.

L’avocat de Bona contacte alors l’ambassadeur de Washington; ce dernier sort de ses gongs et leur dit: « c’est faux! vous voulez salir le nom du Cameroun, je vais vous porter plainte ». L’avocat dit alors à son client: « Tes propres autorités te mettent en danger. C’est une question de temps pour qu’ils finissent par vraiment te faire vivre quelque chose de mauvais » confie le musicien. Et c’est un signal parmi tant d’autres, qui lui fera donc changer de nationalité pour se protéger à l’avenir.

Silicon Mountain : l’Etat offre un an d’internet gratuit aux start-ups

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La connexion haut débit offerte par le gouvernement à travers le ministère des postes et télécommunications (Minpostel) a été activée le 15 mars dernier.

C’est lors de son passage dans la ville de Buea, pour une visite de travail de trois jours le 17 juin 2021, que la ministre des Postes et des Télécoms (Minpostel) avait annoncé aux startuppers de la Silicon Mountain, la volonté du gouvernement de leur offrir un an de connexion gratuite à l’internet haut débit, pour faciliter le développement de leurs projets. Chose promise, chose due. Minette Libom Li Li-keng a procédé ce 14 mars à l’activation de cette connexion. « Cela a pris un peu de temps, parce que dans le cadre du marché que nous avons passé avec l’opérateur historique Camtel, il fallait faire des études préalables. Maintenant que cela a été fait, nous avons procédé à l’activation officiel de cette connexion internet haut débit qui est offerte aux startups de la Silicon Mountain de Buea», a expliqué la ministre des Postes et Télécommunications, lors de ladite cérémonie.

« Cette activité dit-elle, fait partie des activités organisées dans le cadre de la Semaine de l’innovation. Or il se trouve que la conception de la Semaine de l’innovation est en droite ligne avec les instructions du chef de l’Etat qui a demandé au gouvernement de tout mettre en œuvre pour accompagner les initiatives des jeunes dans le domaine du numérique ».Pendant de la Silicon Valley aux Etats-Unis, la Silicon Mountain est un incubateur d’entreprises du numérique, basé dans la ville de Buea, la capitale régionale du Sud-Ouest. L’offre d’une connexion internet gratuite à cet incubateur, telle que décidée par le gouvernement, permettra de réduire les charges de fonctionnement des startups de la Silicon Mountain, dans la mesure où le haut débit apparaît comme l’une de leurs principales matières premières.

Ainsi, chaque start-up de la Silicon Mountain recevra l’un des deux forfaits hauts débits à savoir : Fibre to the office (06Mbps d’internet illimité, des appels vers des téléphones fixes et mobiles et des chaînes de télévision numérique tous les mois pendant un an) ; ou la LTE Broadband (135 Gigabits d’internet haut débit chaque mois pendant une période d’un an via un modem LTE). « Les modem LTE déjà configurés ont été remis aux bénéficiaires. De même, les travaux de raccordement à la fibre optique pour les autres, ont été engagés il y a quelques jours et s’achèveront au cours de cette semaine », a promis la ministre Minette Libom Li Likeng. Non sans recommander à la communauté de la Silicon Mountain (constituée de 35 start-ups), leader de l’espace numérique au Cameroun, « un usage de la connexion internet fournie par le gouvernement de manière responsable, informative et constructive pour améliorer et capitaliser les recherches, notamment dans des domaines liés à la protection de notre cyberespace et développer ainsi leurs startups »

Défis Actuels

Entrepreneuriat : le groupe SABC lance l’édition 2022 du Prix Pierre Castel

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Les candidatures sont ouvertes du 15 mars au 15 avril 2022 pour des jeunes porteurs de projets agricoles ou agro alimentaires avec à la clé une dotation de près de 10 millions de FCFA.

Le Fonds Pierre Castel vient de lancer les appels à projets pour la 5ème édition de son Prix de l’entrepreneuriat agricole, en partenariat avec ses 6 filiales en Afrique dont le groupe SABC au Cameroun. Le Prix récompense 36 entrepreneurs à raison de 6 par pays. Pour y participer, il faut avoir la nationalité et résider dans l’un des pays concernés. L’âge devra varier entre 18 et 45 ans. Il faudra avoir une entreprise relevant des secteurs de l’agriculture et/ou de l’agroalimentaire ; justifier de l’existence légale de son entreprise et avoir un projet qui s’inscrit dans le cadre du développement de son entreprise. Le projet doit avoir un impact social, économique et/ou environnemental mesurable sur son territoire Le premier lauréat recevra une dotation de 15 000 euros (environ 10 millions FCFA), un parrainage et un programme de coaching. 10 000 € seront offerts au second qui en plus bénéficiera d’un programme de coaching. Les 4 finalistes autres finalistes auront quant à eux droit à des formations entrepreneuriales certifiantes en e-learning avec le Centre du Commerce International de Genève (ITC). Les prix attribués dans le cadre de ce concours, ont pour but de soutenir la croissance des entreprises sélectionnées. Le fonds Castel entend en effet apporter un appui au développement d’initiatives agricoles et agroalimentaires portées par de jeunes entrepreneurs africains. C’est pourquoi le fonds a mis en place, avec le concours de ses partenaires, des dispositifs de financement, de formation et de réseautage destinés à accompagner l’agriculture et l’entrepreneuriat en Afrique. Cette 5ème édition du prix est organisée dans 6 pays africains. L’Algérie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, Madagascar et la République Démocratique du Congo. Les critères de sélection des candidats sont basés sur l’esprit entrepreneurial, l’expérience de l’entrepreneur dans son secteur d’activité, l’impact socio-économique et environnemental de l’activité et la qualité du dossier soumis. Les candidatures sont ouvertes sur le site du fonds Pierre Castel jusqu’au 15 avril 2022.

Défis Actuels

Bdeac : déjà plus de 200 milliards de F CFA mobilisés à la Bvmac

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Après le succès de deux opérations d’emprunts obligataires, l’institution a procédé à la cotation des titres pour permettre aux détenteurs de les replacer sur le marché.

La Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (Bdeac) compte aujourd’hui parmi les acteurs qui contribuent au dynamisme du marché financier sous régional. Pour financer la mise en œuvre des projets intégrateurs prioritaires du Programme Economique Régional de la Cemac, la banque a décidé de s’appuyer sur la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale pour mobiliser la somme de 300 milliards de F CFA sur trois ans. En deux ans, la Bdeac a déjà pu lever au total 222 milliards de F CFA. Soit 107 milliards dans le cadre de l’opération d’appel public à l’épargne du21 au 29 décembre 2020 et 115 milliards dans le cadre de la deuxième phase qui s’est déroulée du 15 novembre au 02 décembre 2021. Dans les deux cas, les résultats étaient largement supérieurs aux attentes, puis que les opérations visaient une récolte de 100 milliards de francs CFA. Aujourd’hui, après deux succès en deux ans, la Bdeac vient à nouveau de mettre en mouvement le marché sous régional, cette fois avec une opération de cotation des titres de l’emprunt obligataire réalisé en 2021. Il s’agit de la valeur dénommée « Bdeac 5,60% NET 2021-2028 ». La cérémonie de la première cotation de cet emprunt Obligataire par appel public à l’épargne de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale, s’est tenue le 11 mars 2022 au Siège de la Bvmac à Douala. Cette inscription en bourse permet ainsi à tout détenteur de ces titres de les échanger sur le marché. Lancée le 15 novembre 2021, la 2ephase de l’opération de levée de fonds de la Bdeac, qui avait généré un taux de souscription de 115% avait notamment vu la contribution des banques commerciales à hauteur de 89,37%,2,61% pour les organismes de retraite et 1,22% des gestionnaires d’actifs et fonds d’investissements. Les personnes physiques, elles ont apporté 4,27% de l’enveloppe, soit 4,9 milliards de F CFA. La Bdeac est de nouveau attendu sur le marché cette année pour poursuivre ses objectifs de 300 milliards. Ce sera ainsi la troisième phase de son programme triennal pour lever des capitaux nécessaires au financement de ses engagements en faveur des projets de développement de la Communauté. Il est question en plus des projets intégrateurs, de soutenir la mise en œuvre des projets publics et privés au sein de la Cemac. Notamment dans les secteurs de l’éducation, le tourisme, l’agro-industrie, les Finances, la Santé, le transport, l’énergie etc.

Défis Actuels

Performances : Ignoré par le Cameroun, Samuel Nlend opte pour la Centrafrique

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Samuel Nlend ne jouera plus jamais pour le Cameroun. L’ancien capitaine des Lions indomptables A’ vient d’être convoqué chez les Fauves du Bas-Oubangui. Le joueur de AS Futuro Kings de Guinée équatoriale fera partie des joueurs devant défendre les couleurs de la République centrafricaine lors du prochain regroupement de la sélection nationale de ce pays voisin, en vue des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023 qu’abritera la Cote d’ivoire. Nul doute que le nom figure sur cette liste après accord du concerné et surtout après conclusion des formalités administratives y relatives.

C’est une page qui se referme définitivement pour cet attaquant de 27 ans qui a fait les beaux jours de l’Union sportive de Douala. Avant de quitter le Cameroun, l’ancien capitaine de la sélection nationale A’ du Cameroun a souffert silencieusement de son éviction de la tanière de cette antichambre de la sélection fanion par l’entraîneur Martin Ndtoungou Mpile, à une semaine du début du stage préparatoire du Championnat d’ Afrique des nations (CHAN) 2020 (joué en 2021 au Cameroun). Régulièrement dans cette sélection sous Ndtoungou Mpile dans le cadre du CHAN 2016, l’homme était demeuré une des pièces maîtresses de la sélection sous Yves Clément Arroga, jusqu’en novembre 2020, lorsque celui-ci a été débarqué.

Désiré Nzogue dans le même navire

Ndtoungou Mpile qui a repris la sélection, a sélectionné l’attaquant une fois, avant de décider de le renvoyer sans explication à une semaine d’un regroupement en janvier 2021. Mais la « victime » n’a jamais voulu s’exprimer sur cet incident : «je ne voudrais pas évoquer le s raisons de ma mise à l’écart ; je préfère garder le silence pour l’instant. Le plus important maintenant c’est de soutenir mes frères sur le terrain », avait-il glissé chez nos confrères de lebledparle. Non sans regretter de ne pouvoir jouer le CHAN à domicile : « ça aurait été une fierté, malheureusement je n’ai pas eu cette chance, et vous pouvez imaginer ce que je ressens ; mais je le prends professionnellement», avait-il lâché. Puis l’homme avait pris le chemin de la Guinée équatoriale, où il a déposé ses valises à AS Futuro kings, le club le plus huppé du championnat équato-guinéen de l’heure.

Samuel Nlend n’est pas le seul Camerounais sur lequel Raoul Savoy a jeté son dévolu. Désiré Nzogue, 26 ans, fait également partie des 28 joueurs convoqués pour le compte des Fauves du Bas-Oubangui. L’ex gardien des buts des Astres de Douala, désormais au service de New stars de Douala, a longtemps attendu sa chance avec les Lions indomptables A’, et a pris le chemin de la Centrafrique.

En vue de la préparation des éliminatoires de la CAN 2023, la Centrafrique devra jouer en amical le Soudan en aller et retour les 20 et 27 mars prochains. Ce sera le premier test pour chacun des deux Camerounais dont le talent n’a pas convaincu les sélectionneurs de leur pays d’origine.

« C’est un gisement d’une meilleure qualité que la plupart des gisements à l’étranger »

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Justin Lowe, Cloudbreak

Il est membre du comité de direction et actionnaire de cloudbreak, la société qui va exploiter le site de Nkamouna, l’un des plus riches réserves de cobalt au Cameroun à l’est.

Que représente le gisement minier de Nkamouna à l’échelle mondiale ?

Il faut déjà savoir que plus de 100 millions de dollars (près de 60 milliards FCFA) ont été investis ces dernières 25 années sur l’analyse de ce gisement. Nous sommes extrêmement certains de ces analyses qui ont été faites par les grandes sociétés mondiales d’analyse géologique. Ce que ces analyses démontrent c’est que ce gisement est vraiment spécial, il représente un des plus gros gisements au monde de cobalt. C’est un gisement qui est de très bonne qualité, d’une meilleure qualité que la plupart des gisements à l’étranger.

Vous annoncez le début de l’exploitation dans 24 mois. Comment cela va-t-il se passer ?

Après toute cette phase d’analyse géologique et géotechnique qui a pris du temps, nous avons racheté la société géovique mais, comme prochain nous allons élaborer un plan d’exploitation, qui est surtout un plan d’exploitation en termes de transport, d’infrastructures, de route de Congo pour arriver transporter le produit depuis la zone de Lomié sur Kribi ensuite exporter. Donc il y a deux phases au cours des prochains mois, d’abord la période de logistique et ensuite une phase design de la fabrique au niveau de la mine, pour commencer à produire. Une fois que ces plans ont été définis, puisqu’ils tiennent également compte de l’environnement, comme c’est un projet qui est du développement durable. Nous pensons commencer l’exploitation dans la deuxième douzaine de mois pour la préparation, les finitions de la fabrique, et commencer exporter.

Quels sont les mécanismes de financement de ce projet, sont-ils déjà disponibles ?

Les mécanismes sont déjà en place. Nous sommes actifs dans plusieurs pays déjà, toujours dans le domaine des matériaux pour les batteries électriques. Les financements sont en place, nous les avons montrés au gouvernement, nous sommes prêts à commencer dès que possible, nous n’utilisons pas de dette bancaire.

Quelles sont les retombées attendues de ce projet à long terme ?

C’est un projet ESG (Environnemental, Social et de Gouvernance), qui tient compte de l’emploi, infrastructures sociales, écolières, sanitaires, le développement logistique, partager les bénéfices de ce genre de projet avec la communauté locale. Au niveau de la construction de l’usine, on s’attend à environ 2 000 emplois (période construction et période sur la durée). La première phase va coûter 600 millions de dollar (359 milliards F CFA), le coût de la deuxième phase au niveau de Kribi, est encore en discussion.

Quelle est l’importance du cobalt dans la transition électrique ?

Nous sommes convaincus que la transition électrique est instopable. Il faut qu’elle se fasse. Elle a déjà commencé dans certains pays. Elle va s’accélérer sur toute la planète. Il faut stocker l’énergie, cette énergie qui va être stockée dépend du cobalt en grande partie. C’est un élément clé dans ce développement et nous pensons que cet essor de marché va continuer sur plusieurs décennies.

Où retrouve-t-on le cobalt ?

On retrouve le cobalt dans les batteries de voiture, les batteries pour les camions électriques, pour les avions, les Laptops. Avec la croissance des autonomies de camions électriques, nous pensons que le cobalt va rester un élément clé dans les batteries.

Cobalt de Lomié : début d’exploitation dès 2024

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Un accord a été trouvé entre Cloudbreak Holdings et geovic, pour exploiter la réserve de Nkamouna à l’Est du pays.

Cloudbreak Holdings Ltd, une société américaine d’investissement dans les ressources naturelles, a conclu un accord de partenariat Geovic, pour exploiter au Cameroun l’une des plus grandes réserves de cobalt au monde. Par l’intermédiaire de sa filiale Phoenix Mining, Cloudbreak fournira des capitaux et une assistance technique à Geovic Cameroun PIC, la société locale détenue majoritairement par Geovic, pour commencer à exploiter son site de Nkamouna, près de Lomie dans l’Est du Cameroun. Ce projet positionne le Cameroun comme l’un des principaux exportateurs de métaux pour la production batteries électriques, contribuant ainsi à accélérer la transition énergétique. La concession de Nkamouna est l’une des plus grandes et plus riches réserves connues de cobalt au monde, et renferme également de gisements moins importants de nickel et de manganèse. Le cobalt est une composante essentielle des batteries pour véhicules électriques. Ce partenariat arrive donc à point nommé pour satisfaire l’accélération rapide de la demande de la part de l’industrie automobile. Par ailleurs, les acheteurs exigent de plus en plus à s’approvisionner en matières premières conformes aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Le cobalt certifié durable pourrait rapidement devenir l’un des principaux produits d’exportation du pays, donnant raison au gouvernement camerounais qui soutient depuis longue date ce projet minier responsable. Le projet de Nkamouna est conçu pour être neutre en carbone. En plus d’adhérer à des normes ESG strictes, l’entreprise a prévu d’investir de manière conséquente dans le développement économique et social de la région de Nkamouna en créant des emplois et en finançant des projets tels que la construction de cliniques et d’écoles. La deuxième phase du projet, la construction d’une installation de raffinage dans la zone industrielle de Kribi, l’un des plus grands ports en eau profonde d’Afrique, commencera également immédiatement.

700 EMPLOIS A CREER

À propos de Phoenix Mining et Cloudbreak Holdings, Cloudbreak est une société d’investissement privée américaine spécialisée dans le secteur de la transition énergétique. Ses investissements miniers sont gérés par sa filiale Phoenix Mining. Phoenix exploite plusieurs mines conformes aux normes ESG, produisant notamment de l’or, de l’argent, du zinc, de l’étain, du nickel et du manganèse. Quant-à Geovic Limited, c’est une société minière ayant son siège social dans le Colorado, aux États-Unis. La société a été fondée par Bill Buckovic, un pionnier de l’exploration minière, qui a découvert le gisement de Nkamouna au début des années1990. Rappelons qu’en novembre 2021, en défendant le budget 2022 de son département ministériel devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le ministre des Mines, Gabriel Dodo Ndocké, a révélé que le gouvernement n’a pas lâché la société Geovic, détentrice depuis 2003 du permis d’exploitation (le premier dans le pays) du gisement de nickel-cobalt-manganèse de Nkamouna, situé dans l’arrondissement de Lomié, région de l’Est du pays. Pourtant, cette junior-minière a abandonné ledit projet depuis 2013. Concrètement, en déclinant les activités de son département ministériel au cours de l’année 2021, le ministre Dodo Ndocké a signalé l’«accompagnement de Geovic dans la recherche d’un partenaire technico-financier fiable, disposant des capacités techniques et financières avérées, et capable de mettre à court terme en production le gisement de Cobalt-nickel-manganèse de Nkamouna, Lomié, dans la région de l’Est».Des retombées du projet minier de Nkamouna, Geovic prévoit environ 700 emplois directs à créer, transfert de technologies, formation de jeunes camerounais, paiement des impôts et taxes divers à l’État, etc.

Par Amandine Atangana

Défis Actuels

« 1424 enseignants ont reçu leurs numéros de matricule »

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Joseph Le, ministre de la Fonction publique

En réponse aux revendications des enseignants et aux instructions du chef de l’Etat, le ministre de la fonction publique est au four et au moulin.

Quelles sont les actions menées par le ministère de la fonction publique dans le cadre des réponses à apporter aux revendications des enseignants ?

Nous quittons d’une situation spéciale à une situation d’urgence. C’est ainsi dans le cas de la gestion des carrières. Nous ne laissons plus le dossier à la seule direction de la gestion des carrières. Nous y associons des équipes qui viennent de toutes les autres directions opérationnelles de la maison. Chaque direction met à la disposition deux ou trois responsables qui sont chargés du traitement de ce dossier. Nous mobilisons également quelques moyens spéciaux. Par exemple il y a deux jours nous avons mis à leur disposition des machines, des imprimantes, des ordinateurs et des fournitures de bureau pour qu’ils puissent travailler rapidement. Ce travail est donc en marche en ce moment. Je crois pouvoir vous dire que les résultats commencent à se faire sentir. C’est ainsi que ce jour (14 mars 2022, Ndlr.), j’ai pu signer 1424 immatriculations. C’est-à-dire 1424 enseignants ont reçu leurs numéros matricules et le travail se poursuit parce que nous nous sommes donnés 15 jours pour traiter 8000 dossiers concernant les enseignants. D’autres continuent à nous parvenir. Nous allons également les traiter de telle sorte que nous puissions donner satisfaction à cette directive le plus rapidement possible.

Ce travail se poursuit. Nous devons atteindre les objectifs qui nous ont été assignés et que nous nous sommes assignés. J’ai été instruit par le Premier ministre chef du gouvernement de mettre sur pieds un groupe de travail interministériel qui va mener une réflexion profonde pour accélérer et approfondir la simplification et la dématérialisation des procédures. Nous allons l’héberger ici au Minfopra avec le ministère des Enseignements Supérieurs, le ministère de l’Enseignement secondaire, le ministère de l’Education de base et le ministère des Finances. Cette équipe va travailler d’arrache-pied de telle sorte que nous puissions simplifier au maximum les procédures. Nous ne nous arrêterons pas là. Le travail va également continuer avec des descentes sur le terrain. Dans les tous prochains jours, nous devrons être sur le terrain notamment où se trouvent les Ecoles Normales de l’Enseignement Supérieur Général et Technique. Nous descendons sur le terrain avec un double objectif. Au niveau des Ecoles Normales, il s’agit pour nous de travailler avec les responsables de ces écoles pour que nous sachions quels sont les effectifs des finissants ? Et combien sont-ils ? Nous allons leur expliquer les nouvelles procédures, méthodes de travail, la constitution des dossiers pour que ces dossiers soient prêts avant leur sortie de l’école. Nous leur dirons que ces dossiers ne seront plus transportés à Yaoundé mais ils vont les déposer dans leurs délégations régionales respectives. Ces dossiers vont être entièrement numérisés et chaque dossier va recevoir un code pour le suivi dans notre système Sigipes qui est le système informatique des gestions intégrées des personnels de l’Etat et de la solde. A partir de cet instant le jeune lauréat pourra suivre sa carrière. Pas seulement son intégration mais toute sa carrière. C’est à partir de là que nous allons enclencher la procédure qui va lui donner un matricule, l’intégrer tout au long de sa carrière jusqu’à sa retraite. Nous aurons des gains énormes aussi bien pour l’administration que les lauréats qui vont devenir de jeunes fonctionnaires. Pour les lauréats surtout ils ne seront plus obligés de venir à Yaoundé pour déposer des dossiers. Ensuite, nous allons gagner 25 mois sur la durée du parcours d’un dossier parce qu’il partait de l’Ecole Normale Supérieure pour le ministère de l’Enseignement Supérieur puis pour le Ministère des Enseignements Secondaires et après pour le Minfopra. Et c’est ici que nous initions le processus d’intégration. Comme ce sont les fonctionnaires de Catégorie A, A1 et A2, je finis de préparer les dossiers ici, puis je les envoie dans les services du Premier ministre pour que l’intégration soit définitive et acquise à ce niveau.

Nous avons constaté dans le cadre de la petite étude que nous avons mené, que ce parcours était très long. Il fallait 28 à 30 mois. C’est la raison pour laquelle je dis que nous allons gagner au moins 25 mois ; car il en faudra désormais 90 jours. Il pourrait arriver que nous gagnions davantage de temps surtout si les dossiers sont complets. Nous allons d’ailleurs demander à ce que les dossiers soient complets dès le dépôt au niveau de nos délégations régionales parce que lorsque le jeune lauréat va déposer son dossier, nous allons lui remettre un récépissé de dépôt avec la liste des éléments qu’il a intégré dans son dossier ainsi il n’y aura plus de papiers qui vont se perdre en route. Tout cela sera numérisé et les dossiers physiques vont être stockés quelque part entre la délégation régionale et les services centraux dépendamment où ils ont été envoyés. Dans tous les cas, nous allons suivre concomitamment les deux dossiers (physique et numérique) de telle sorte que nous puissions aller beaucoup plus vite. Au niveau de nos délégations régionales, la descente sur le terrain va nous permettre de nous assurer que la logistique nécessaire est en place et dans le cas contraire nous ferons l’évaluation avec l’état des besoins et pouvoir rapidement acquérir le matériel nécessaire. Il y en a déjà sur le terrain avec le travail de digitalisation que nous faisons depuis quelques années mais il va falloir renforcer de telle sorte que nous puissions traiter rapidement le dossier des enseignants et l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat relevant du code du travail. Il ne faut pas que notre intérêt pour les enseignants pousse les autres corps à se sentir lésés. Ce processus de simplification et de dématérialisation vont concerner le traitement de l’ensemble des dossiers d’intégration ou de contractualisation.

Le nouveau processus de traitement rapide des dossiers peut-il entrainer des pertes ?

On ne perd rien, au contraire on gagne tout. Le jeune lauréat devenu jeune fonctionnaire sera vite intégré et il aura aussi rapidement son salaire. Ceci a été institué pour régler ce problème de long parcours. Il ne faut pas que les jeunes fonctionnaires enseignants qui viennent d’être affectés dans une partie de la République attendent trop longtemps sans avoir un peu de moyen pour leur survie. En attendant que l’intégration aboutisse, on a décidé de leur donner 1/3 dans un premier temps puis un autre tiers dans un deuxième. Lorsque l’intégration va aboutir en trois mois ou moins, on ne leur donnera plus les 2/3 mais la totalité de leur salaire et ils pourront vivre décemment comme tous les autres fonctionnaires et agents de l’Etat. Voilà ce qui nous permettra de gagner et j’espère que ce que nous connaissons aujourd’hui va relever simplement du passé. Les autres mesures d’accompagnement sont en train d’être prises en charge et nous travaillons d’arrache-pied pour que tout ce que nous vivons maintenant relève du passé. Tout est possible quand on y met de la volonté ou quand on utilise des outils modernes de gestion des ressources humaines pour obtenir de bons résultats en peu de temps et à moindre coût.

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