Port autonome de Douala : les journalistes dans le bain des activités portuaires

Les hommes et femmes de médias de la presse économique ont, du 14 au 15 avril derniers, participé au séminaire sur l’économie portuaire à Douala.

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Deux jours ont suffi pour les hommes et femmes des medias spécialisés dans l’économie pour avoir de larges connaissances sur les activités portuaires qui se mènent au quotidien dans la capitale économique. Tout au long du séminaire organisé du 14 au 15 avril derniers à Douala, il était question d’informer les journalistes sur les activités portuaires.

PAD

Le PAD  a en son sein sept mégas infrastructures dédiés au chargement et au déchargement du frêt organisé en zone d’exploitation. Parmi elles, le quai dit Boscam. Il est le centre d’une activité de cabotage internationale accueillant un important trafic destiné aux pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il possède également un terminal à bois qui permet le stockage et le traitement de bois en grume avant embarquement de même que la potage des bois en vue de leur exploitation par Conteneurs. De plus, la zone réparation navale est dédiée aux travaux d’ingénierie industrielle. A travers elle, le Port assure la maintenance, la réhabilitation et l’extension de la durée de vie des équipements Offshore et Onshore. Puis, un terminal à conteneurs. Les capacités opérationnelles de ce dernier permettent une cadence moyenne de manutention de 18/h, la livraison et la réception des conteneurs 7/7 avec plus de 1000 conteneurs servis/jour pour le stockage, la surveillance des conteneurs, le chargement et le déchargement des navires porte-conteneurs et des navires types RoRo (Run on Run off), la diffusion des informations et des documents. Le PAD possède aussi un vrac alimentaire, un terminal fruitier qui évacue la banane, l’ananas et autres fruits en provenance du Cameroun pour un trafic annuel de 1500 tonnes. Tandis que le Terminal divers et conventionnel reçoit les autres marchandises non conteneurises et les véhicules. Le quai Alucam qui fait aussi partie des grandes infrastructures du Port est réservé au trafic de l’alumine, du brai et de la coque. Enfin les terminaux cimentiers constitués de Cimencam et Dangote, les parcs automobiles occupent aussi place infrastructurelle dans le domaine portuaire de Douala.  

Projet ambitieux

Afin de se préparer aux défis à long terme et pérenniser sa vocation de Port stratégique au niveau national et international, le Port autonome de Douala entend étendre son développement dans un nouvel espace plus proche de l’estuaire du Wouri, à l’Ile de Manoka, située dans le VIe arrondissement de Douala. Il s’agira pour ce projet en gestation, de réinventer la localité de Manoka territoire vierge, hors des réserves naturelles qu’il est impératif de protéger. Le chenal long de 24km permettra l’accès en double voie des navires. Respectant ainsi les standards opérationnels les plus modernes de sécurité. En 2050, le nouveau Port sera équipé de quatre postes conteneurs, deux postes polyvalents, un poste céréalier, deux postes minéraliers et deux postes pour hydrocarbures. Ce nouveau site portuaire comprendra une plateforme de stockage de 140 hectares à l’horizon 2050. Les deux sites portuaires sur le Wouri porteront à 45 millions de tonnes par an la capacité totale du trafic du Port de Douala.  

Sécurité portuaire

Pour lutter contre les actes de terrorisme et la fraude, le PAD a mis sur pieds une Régie de Police et Sécurité portuaire (DPS). Dirigé par le Colonel Djibrilla et toute son équipe, cette Régie a pour but d’assurer l’activité de sécurisation du domaine des installations et des plans d’eau du port de Douala-Bonaberi. 

Le colonel et sa task force composé de 400 personnes (opérationnelles, administratifs, logisticiens et maintenances) usent de moyens ultra modernes et sophistiqués pour assurer de manière permanente la sécurité portuaire. Elle fonctionne en système de quart (shift) pour la sécurisation du domaine portuaire, 3 shifts sont constitués et opèrent 24/24 et 7/7 sur le plan terrestre et maritime dans le combinat portuaire. Pour ce faire, des moyens électroniques (cameras), électromagnétiques (radars, scanners, mobiles), de mobilité terrestres (véhicules terrestres, de transport et de logistique) A cela s’ajoutent des moyens de communication et de transmission. La coordination de tous ces moyens et actions est faite à travers une salle de vidéosurveillance basée au bâtiment siège de la Régie. 

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