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Douala. Le port autonome et la CUD relancent le projet sawa beach

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Les deux structures se sont engagées à définir les préalables pour le lancement de la phase 1 de ce projet de création de ville moderne avec infrastructures multifonctionnelles,  logements sociaux, espaces commerciaux et de loisirs autour de la rive droite de Douala. Un projet qui date de près de 20 ans.

Le projet sawa beach  initié il y a plusieurs années par  Edouard Ntondé Ekoto reprend vie. L’ancien délégué  du gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Douala  avait alors  pensé l’érection d’une cité moderne sur les berges du fleuve wouri avec un double objectif. Faire de la capitale une cité attrayante et dans le même temps valoriser l’environnement.  Il était donc question d’aménager la façade fluviale sud de Douala avec une mise en valeur de la rive droite. Ceci, en  érigeant  sur un espace de 1000 hectares environ, dont 55% assis sur le domaine public affecté au port de Douala ; un centre d’affaires de niveau international, une zone administrative, un port de plaisance, une base nautique, jardins publics, espaces commerciaux et résidentiels et 10 000 logements sociaux.  Le projet n’avait pas finalement vu le jour.

Il est de nouveau d’actualité et va cette fois être réalisé sous forme de partenariat public privé sous la conduite de deux entités. Le port Autonome de Douala et la mairie de ladite ville.  Les deux structures ont signé le 04 mai dernier un accord permettant de fixer le cadre de cette collaboration. Pour l’heure, il est question de  créer un comité CUD/PAD afin de définir un cadre institutionnel pour réalisation de ce projet dans sa phase 1 dénommée « new Bonapriso »  sur la base d’une étude de faisabilité réalisée par le Mindhu.  Cette phase va consister en l’aménagement des infrastructures,  sur cet espace qui s’étend entre le port de Douala et l’aéroport international.   

Le comité CUD/ PAD a  entre autres missions d’identifier les préalables à la mise en œuvre du projet, proposer des textes réglementaires et définir un calendrier pour la mise en œuvre ; proposer une architecture juridique renforcée et financière en indiquant le rôle des différents acteurs. La structuration de l’organisation au bout d’un an selon l’engagement des deux parties doit aboutir à la création d’une société  de projet. Sawa beach sera donc réalisé sous forme de partenariat public privé dans lequel les acteurs sont appelés à investir tant au plan financier que sur le plan de l’exécution des sous projets. L’aménagement du site prévoit entre autres  la construction  de 4800 logements sociaux,  des hôtels d’un total de  2200 chambres, l’aménagement de 200 000m2 d’espaces commerciaux (un mall notamment) , des bureaux, un campus universitaire, des infrastructures (voiries et  réseaux divers),  l’aménagement d’espaces verts . Il est aussi prévu dans cette première phase, d’aménager la zone de Youpwe avec l’aménagement d’un marché  de poissons et d’un quai de débarquement etc.

Le montant prévisionnel de  ce projet est estimé à un peu plus de 500 milliards de FCFA. « Les collectivités coutumières, les banques, les assurances, les marchés financiers, les opérateurs de télécommunications, d’énergies, d’eau, entreprises de BTP, architectes, ingénieurs, la diaspora etc… » sont interpellés par le maire de la ville pour la réussite dudit projet.

Eliminatoires Mondial 2022 : La FIFA désillusionne l’Algérie

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Alors que la Fédération internationale de football association (FIFA) n’a pas encore officiellement donné une suite à la requête de la Fédération algérienne de football (FAF), elle a écrit à la partie demanderesse. «En réponse à la réclamation introduite auprès de la Commission des arbitres de la FIFA concernant le match barrage retour Algérie-Cameroun du 29 mars 2022 qualificatif pour la Coupe du monde Qatar 2022, la Fédération algérienne de football informe être destinataire, aujourd’hui 06 mai 2022, d’une correspondance de ladite commission… », annonce la FAF sur son site internet. Le message : «Nous regrettons que, selon votre appréciation, les décisions des arbitres aient pu influer négativement sur le cours de la rencontre. Nous avons pris bonne note des éléments de votre courrier et nous pouvons d’ores et déjà vous garantir que l’ensemble des incidents survenus pendant le match ont été examinés avec soin par les deux arbitres ‘’vidéo’’, conformément aux Lois du jeu et au protocole d’assistance vidéo de l’arbitrage », rapporte la FAF. La FIFA se contente d’indiquer qu’il y a eu des « incidents», sans les nommer, mais déclare les avoir examinés. Mais a glissé le message important masqué dans ses « regrets» : le match ne sera pas rejoué, et donc le Cameroun peut être définitivement fixé sur sa qualification sur le terrain. En revanche, le volet disciplinaire devrait constituer une communication officielle de la FIFA.

« Incidents »

La Commission de discipline de l’instance a récemment rendu publiques les sanctions prises dans le cadre des matchs éliminatoires de la Coupe du monde 2022, à l’exception des barrages. Pour autant, elle devrait logiquement frapper certains acteurs qui ont manifesté des comportements contraires à l’éthique sportive et au fair-play dans le cadre du déroulement de certaines rencontres. Et pour ce qui est de la zone Afrique, les deux matchs phares de ces barrages ne devraient pas échapper aux gendarmes de Zurich : Algérie-Cameroun et Sénégal-Egypte. Les supporters des Fennecs avaient détruit des sièges du stade Mustapha Tchaker et jeté des projectiles sur les abords de l’aire de jeu. Dans l’autre match, les supporters sénégalais avaient utilisé des lasers pour essayer de perturber les joueurs égyptiens. Des faits similaires ont fait l’objet de certaines des récentes sanctions de la Commission de discipline de la FIFA. L’on devrait donc s’attendre à des châtiments concernant ces cinq matchs de barrage.

En attendant, l’Algérie qui se refuse à tout commentaire officiel sur la correspondance de la FIFA, peut y déceler la voie qui lui est montrée. Bakary Gassama ne devrait pas être reconnu coupable de fautes ou même d’erreurs pouvant avoir changé le destin du match. Lui que les Algériens, avec en tête le sélectionneur Djamel Belmadi, ont vu comme celui par qui est arrivé le malheur des Fennecs : la non qualification au rendez-vous qatari. En revanche, les jacasseries médiatiques de Belmadi pourraient amplifier la lourdeur de la main des censeurs de la FIFA.

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Coupe du monde 2022: de mauvais signaux pour l’Algérie

Championnats professionnels : Les clubs font reculer Samuel Eto’o

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Eto'o vient de déposer sa candidature et annonce qu'il y entrera coûte que coûte

Malgré l’ultimatum du président de la Fécafoot, les présidents de clubs ont obtenu le report de la phase retour de la saison.
Dans un courrier adressé au Secrétaire général du Conseil technique du football professionnel (CTFP) le 03 mai 2022, le président de l’Association des clubs d’élite du Cameroun (ACEC) demande de « surseoir aux calendriers » des championnats professionnels. Pascal Abunde évoque « les réclamations des joueurs s’agissant de leurs salaires et autres charges se posent avec acuité dans tous les clubs». Pour le président de l’ACEC, « la programmation des matchs sans tenir compte de cette donne entraînerait des forfaits, voire la perturbation des championnats». En appui à sa demande, l’ACEC qui demande la liste des arbitres suspendus à la fin de cette phase aller, indique que « conformément aux règlements, les clubs restent dans l’attente des homologations de la phase aller», et « souhaiteraient avoir la liste des 35 joueurs retenus dans chaque club» ; ce « afin d’éviter les litiges liés aux qualifications des joueurs». Un dernier aspect qui se fonde sur la prise en charge des joueurs, promise par Samuel Eto’o, le nouveau président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot).

Deux jours après, le président de la Fécafoot à qui copie de la lettre a été faite, sert un communiqué de presse aux présidents des clubs de football professionnel « éligibles au versement du solde de la subvention d’accompagnement Fécafoot […] de bien vouloir mettre à la disposition de la Direction administrative et financière de la Fédération camerounaise de football les pièces justifiant le paiement des salaires des joueurs de leur formation sportive afin de percevoir ladite subvention». Indiquant que « les justificatifs peuvent être déposés auprès des agents administratifs au sein des bureaux des ligues régionales de la Fécafoot». Sans faire allusion au courrier de l’ACEC. Toujours est-il que le lien peut être vite fait. Le 22 avril dernier, le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (Synafoc) rapportait que « le président Samuel Eto’o a informé le Synafoc qu’il a demandé aux présidents de clubs de produire la/les preuve(s) de paiement des salaires des joueurs sous 72h ». A la suite de sa saisine par le Synafoc, pour attirer son attention sur les conditions de travail des joueurs. Le syndicat relevait que « de nombreux clubs accusent des retards dans le paiement des salaires ». Le délai fixé par le président de la Fécafoot aux clubs était fixé au 24 avril. La Fécafoot qui a versé une partie de sa subvention avant le démarrage de la saison.

Enjeux électoraux

Après avoir engagé la programmation des matchs, le CTFP a finalement décidé ce week-end de reporter au 12 mai la reprise des championnats. Répondant ainsi favorablement « à la demande de l’ACEC ». Entre temps, les uns et les autres parviendront-ils à accorder leurs violons ? Difficile d’y croire tant le passé est présent et les tares savent souvent s’y imposer. Tout porte à croire que c’est le réveil des vieux démons qui entretiennent la guerre chaque saison depuis le démarrage du football professionnel au Cameroun en 2011-2012. Cette guéguerre ne manque jamais de polluer la relation entre les clubs d’une part et d’autre part non seulement l’Etat du Cameroun (via le ministère en charge des sports) et la Fécafoot, qui subventionnent les championnats professionnels aux côtés des sponsors, mais aussi la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) qui les organisait. De mémoire de reporter, jamais justificatif n’a été fourni. Après des passes d’armes et des suspensions de championnats, l’on finit généralement par débloquer les fonds, malgré l’irrégularité des salaires.

Samuel Eto’o qui a annoncé vouloir assainir le milieu voudrait réussir là où ses prédécesseurs ont échoué. Mais l’homme arrivé presque par miracle à la tête de la Fécafoot, a dû engager la saison par des concessions aux clubs d’élite, qui évoluent à 25 en Elite one (contentant ainsi tout le monde, y compris les médiocres initialement condamnés à la rétrogradation). Dans un contexte où son élection est menacée d’annulation, Eto’o n’a pas les coudées franches pour ses ambitions.

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Fécafoot: Le temps de la chasse aux sorcières

Arnaud Froger : « la situation des médias au Cameroun demeure très préoccupante »

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Directeur Afrique RSF

Votre organisation a rendu public le classement mondial de la liberté de la presse 2022. Quelle est la particularité de ce rapport ?

Ce rapport démontre que le chaos informationnel dans lequel nous vivons depuis plusieurs années participe largement à alimenter les tensions et les conflits. En interne, il existe une énorme polarisation du débat public, beaucoup de désinformation et des guerres d’opinion ou une Foxnewsisation de l’information… Sur le plan international les situations sont également très polarisées mais aussi asymétrique entre des régimes despotiques qui réduisent à néant ou presque la liberté d’informer dans leur pays et exportent presque sans entrave leur propagande et leur contre modèle de l’information et les états démocratiques qui sont affaiblis par cette situation. La guerre menée par la Russie en Ukraine illustre parfaitement cette situation. En Russie la population vit sous cloche, exposée à la propagande du régime avec des médias indépendants interdits et des réseaux sociaux fermés tandis que le reste de l’Europe a été affaiblie par la désinformation du Kremlin qui a été utilisée pour tenter justifier cette guerre. Cette situation nous montre qu’il est absolument essentiel de défendre le journalisme de qualité et un débat public ouvert et respectueux des faits pour que les guerres des opinions ou de propagande ne puissent pas servir de terreau pour justifier ou alimenter des guerres bien réelles.

 La plupart des pays d’Afrique occupent le bas du classement depuis des années et la situation ne semble pas s’améliorer. Qu’est ce qui explique cela.

La situation est très contrastée sur le continent Africain et il convient de regarder la situation de près pour ne pas en tirer des conclusions trop hâtives. S’il n’existe à ce jour pas de pays dans lesquels la situation est évaluée comme « bonne », il existe plusieurs pays dans lesquels l’exercice du journalisme bénéficie toute de même de sérieuses garanties et où les entraves sont plutôt rares. Deux pays africains, les Seychelles et la Namibie intègrent d’ailleurs le Top 20 cette année. C’est une première. A l’autre bout du classement, dans le groupe de 28 pays dans lesquels la situation est jugée comme très grave, il n’y a que deux pays africains : Djibouti et l’Erythrée. Il n’y a aucune liberté de la presse et aucun média indépendant dans ces pays. Les journalistes, les seuls dignes de ce nom, sont en prison ou en exil. Entre les deux, de nombreux pays africains sont encore confrontés à une myriade de problèmes : journalistes arbitrairement agressés, arrêtés voire tués, lois criminalisant la diffusion d’information sur certains sujets, désinformation galopante sur les réseaux sociaux quand les médias traditionnels luttent pour leur survie et peinent à être visibles, médias d’État encore inféodés aux autorités et peu respectueux de la pluralité des opinions… La situation n’est pas pire en Afrique qu’au Moyen-Orient ou en Asie, elle est même plutôt meilleure, mais les progrès sont timides et fragiles tandis que les retours en arrière sont parfois très brutaux à l’image de ce qui a pu se passer au ces derniers temps au Mali, au Bénin ou encore en Ethiopie.

Le Cameroun en particulier occupe une place peu enviable. Pourquoi ce rang défavorable à l’endroit du Cameroun ?

La situation du Cameroun demeure très préoccupante en effet. La progression de 17 places dans cette édition est uniquement liée au changement de méthodologie du classement qui accorde moins d’importance aux exactions qu’au court des années précédentes par rapport aux autres atteintes politiques, économiques, légales ou sociales… Les journalistes et médias camerounais qui comme le vôtre et d’autres tentent courageusement de produire des informations de qualité et parfois sensibles à l’égard des autorités font face à de nombreuses attaques et représailles. Des pressions qui peuvent s’exercer au grand jour, comme le passage à tabac de Paul Chouta, l’arrestation et la détention arbitraire de journalistes ou la suspension de chaînes ou de programmes comme c’est arrivé récemment à Équinoxe ou de manière plus insidieuse en faisant en sorte que les médias ne disposent plus de ressources financières pour survivre ou en tenant de retourner et de corrompre les plumes les plus critiques. Risquer sa liberté voire sa vie, c’est souvent le prix à payer pour faire du journalisme en toute indépendance au Cameroun. Ceux qui le font rendent un service immense et inestimable à leurs concitoyens.

Il n’y a pas longtemps, on a observé une quasi levée de boucliers  du Conseil national de la communication et du ministère de l’administration territoire, contre un média qui a été accusé de relayer des informations provenant des ONG elles-mêmes accusées de faire l’apologie de la sécession. Cet acharnement est-il justifiable selon vous?

Toute tentative d’interdire à un média de produire des informations qui seraient fausses parce que non officielles relève d’une atteinte à leur indépendance. La vérité des faits, c’est aux journalistes de l’établir en leur âme et conscience et avec éthique et professionnalisme. Il serait très dangereux qu’un organe de régulation et a fortiori un ministère détermine ce qui est vrai ou non et quelles sources sont crédibles ou non. On imagine très facilement quel glissement peut s’opérer en matière de contrôle de et de censure des informations qui le gouvernement trouverait gênantes. Les médias et ONG qui produisent des informations selon des méthodes de collecte honnêtes et exigeantes ne sont pas des ennemis du Cameroun. Ce sont ceux qui cherchent à les dis…

Vous n’avez eu de cesse de demander la libération d’Amadou Vamoulke, sauf que Yaoundé est sourd face à ces demandes, envisagez-vous d’autres actions pour contraindre le régime de Paul Biya à mettre fin à cette détention, jugée d’arbitraire selon vous?

La situation d’Amadou Vamoulké est dramatique. Voilà bientôt 6 ans que ce journaliste est détenu sans avoir été jugé après plus de cents audiences. Son dossier est complètement vide et son procès est une honte. Toutes celles et ceux qui se sont intéressés à cette affaire de près ont pu le constater, y compris le groupe de travail des nations unies sur la détention arbitraire. Le tribunal poursuit les audiences au mépris total du code pénal et la loi qui fixe le cadre de ses propres activités et qui prévoit des limites inférieures à deux ans pour juger un prévenu. Il n’y a rien à attendre d’une justice qui ne respecte pas ses propres textes. Seule une décision du président peut mettre fin à ce procès de la honte. Nous continuons à nous mobiliser dans ce sens. Il serait déplorable que la mort en prison de l’un des journalistes les plus renommés du Cameroun soit le dernier événement marquant de l’ère Biya.

Interview réalisée par Joseph Essama

Fécafoot : La chasse aux sorcières se poursuit*

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Pauline Thérèse Manguelè n’est plus la secrétaire générale de la Ligue de football féminin du Cameroun (LFFC). Ainsi en a décidé Samuel Eto’o. Dans une note signée le 14 avril 2022, le nouveau président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) remanie à l’administration de la Ligue décentralisée dédiée au football féminin. Si le nouveau patron du football camerounais maintient Céline Eko encore première vice-présidente, malgré qu’elle viole les statuts de la Fécafoot sur l’incompatibilité entre un poste au sein du Comité exécutif et la présidence d’une Ligue spécialisée, Pauline Manguele est virée. La secrétaire générale dont les relations ne sont pas amicales avec la présidente de la Lffc, cède la place à Sidonie Guemche Tagne, une dame qui connaît assez bien le monde du football féminin. Avec comme vice-présidente, Sarah Kwemo, et comme membres l’ancienne Lionne indomptable Régine Mvoue, Obenafor Obenson et Zakyatou Boubakary.

La note est signée deux jours avant le coup d’envoi de la 2ème édition du Championnat professionnel de football féminin que cette dernière a organisée et dressé les combinaisons et le calendrier. L’ex secrétaire générale de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) avait été nommée l’année dernière dans la mouvance de la guerre entre la défunte Ligue que dirigeait le général Pierre Semengue, et la Fédération. Avec l’arrivée de Samuel Eto’o à la Fécafoot, la mort de la Ligue a été confirmée, et son président ramené au siège de la Fécafoot pour gérer le Conseil technique du football professionnel du Cameroun (CTFP) ; où l’homme a retrouvé son ancienne secrétaire générale avec laquelle les relations n’étaient plus cordiales. Il devenait difficile de faire vivre la SG/LFFC et ses deux « ennemis ». Le choix a été vite fait. Samuel Eto’o a préféré se séparer de la pionnière du football féminin professionnel plutôt que de régulariser la situation de cumul de sa première vice-présidente.

Parait Siki, Albert Ayomba, Abdouraman,…

Avant Pauline Manguele, deux autres hauts cadres de la Fécafoot avaient fait les frais de leur appartenance à l’ancien régime : Parfait Siki et Albert Ayomba. Le premier, jadis chef du département communication, a eu le malheur d’avoir été désigné pour assurer l’intérim du secrétaire général limogé pour des fautes commises dans l’exercice de ses fonctions. Didier Banlock qui avait été proposé par Samuel Eto’o du temps où l’ancien capitaine des Lions indomptables parrainait encore Séidou Mbombo Njoya pour la présidence de la Fécafoot. Et on le voit, Samuel Eto’o qui s’est entre temps gâté avec son ex filleul, n’a pas attendu d’être élu contre ce dernier, pour rappeler son poulain qui l’accompagnait dans ses pérégrinations à travers le pays, avant l’élection. Et une fois élu, l’homme a tôt fait de nommer à nouveau Didier Banlock au même poste, en limogeant Parfait Siki. De même, Albert Ayomba paie le prix de sa loyauté à l’ancien filleul de Samuel Eto’o. Celui qui était chef du département juridique de la Fécafoot, a été limogé après l’installation du nouveau maître de Tsinga.

En bonus, Guibaï Gatama. Le journaliste qui a rallié la cause de celui qui apparaissait comme l’hirondelle annonçant le printemps du football camerounais, a connu le crime de lèse-majesté de dénoncer les nominations unilatérales du nouveau président qui, selon lui, ne consultait pas le Comité exécutif avant de nommer aux postes de cadres. Le délégué de l’Extrême nord qui par ailleurs dénonçait que le septentrion soit lésé dans les premières nominations du nouveau maître de Tsinga, a été frappé de suspension provisoire, après avoir été menacé par celui qui lui faisait savoir qu’il a « le bras long de jour comme de nuit ».

Entre temps, plusieurs actes de nominations sont restés secrets. Le public ne constatant que de nouvelles personnes sur le terrain des activités. Tout cela en quatre mois de gestion du football camerounais. Entre temps, la paix annoncée par le candidat victorieux de l’élection du 11 décembre 2021, n’a pas abouti. Nkou Mvondo, Maboang Kessack, Babaraye Saïdou, et une frange des membres de l’Assemblée générale de 2009 ont rallié le camp victorieux, abandonnant les procédures et sentences remportées devant les juridictions. L’opposant le plus radical, Abdouraman Hamadou, et d’autres membres de l’AG 2009, sont restés devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), et tiennent à faire annuler l’élection de l’ancien capitaine des Lions indomptables qui, après avoir initié le rapprochement avec le président d’Etoile filante de Garoua, a abandonné pour conclure les accords avec Faustin Mbida et compagnie.
Lindovi Ndjio (La Nouvelle Expression)

*Article publié dans La Nouvelle Expression, édition du 22 avril 2022

Algérie-Cameroun: De mauvais signaux pour les Fennecs

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« Nous regrettons que, selon votre appréciation, les décisions des arbitres aient pu influer négativement sur les cours de la rencontre. Nous avons pris bonne note des éléments de votre courrier et nous pouvons d’ores et déjà vous garantir que l’ensemble des incidents survenus pendant les matchs ont été examinés avec soin par les deux arbitres vidéo, conformément aux Lois du jeu et au protocole d’assistance vidéo à l’arbitrage ». Telle est la teneur d’une communication que la Fédération algérienne de football (FAF) attribue à la Commission des arbitres de la Fédération internationale de football association (FIFA) ce 6 mai 2022.

Une sortie qui, si elle est authentique comme semble l’attester RMC, indiquerait la voie que la FIFA compte emprunter dans le recours introduit par la FAF auprès de l’instance mondiale de gestion du football, au sujet du match Algérie-Cameroun du 29 mars dernier, comptant pour les barrages de la Coupe du monde de football Qatar 2022. Match qui s’était soldé par une défaite (1-2) de l’Algérie à Blida, synonyme d’une élimination de la course pour le mondial qatari.

RMC en parle

L’Algérie n’avait pas digéré sa défaite qu’elle met sur le compte de l’arbitrage dirigé par le Gambien Bakary Gassama. Les Fennecs avaient vu deux de leurs buts être annulés, l’un sur un nul et l’autre sur une faute de main. Les Algériens et leur fédération estiment que Papa Gassama n’avait pas coopéré avec l’assistance vidéo. Ce qui, ajouté à la longueur des arrêts de jeu (4 minutes), leur a coûté cette défaite qu’ils ne digèrent pas toujours, plus d’un mois après.

La FIFA, elle, ne s’est pas encore exprimée sur le sujet. Malgré les pressions. Cette semaine, des supporters algériens ont manifesté à Zurich devant le siège de la FIFA, pour protester contre l’arbitrage qu’ils jugent partisan.

Licenciement de Liliane Mbog: Dominique Fousse dénonce un  »acharnement »

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Au lendemain du  »licenciement » constaté de Liliane Ngo Mbog Binyet des effectifs de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), son avocate Me Dominique Fousse, a aussitôt réagi. Pour le conseil de celle qui est désormais officiellement ex chef du département Marketing et Responsabilité sociétale de l’entreprise, il s’agit simplement d’un licenciement abusif. Dominique Fousse dénonce un  »acharnement » contre une employée qui a contribué au retour de nombre de partenaires et sponsors à la Fécafoot.

Ci-contre, l’intégralité de la réaction de Dominique Fousse :

“ J’ai appris avec stupéfaction, par communiqué de presse de la FECAFOOT, le licenciement de ma cliente Madame Liliane MBOG BINYET ci-devant Chef du Département Marketing et RSE de cette institution. Dans le communiqué du président de la FECAFOOT publié le 5 mai 2022, ma cliente, en repos maladie depuis plusieurs semaines, situation dont est informée la FECAFOOT, est traitée de fugitive et mise en demeure de restituer les clés de son bureau sous 72h.

C’est l’occasion d’indiquer que ma cliente, dont je défends les intérêts depuis deux mois au regard de la dégradation de sa situation professionnelle au sein de la FECAFOOT -depuis l’arrivée de l’exécutif dirigé par Monsieur Samuel Eto’o, – était jusqu’à date sous le coup d’une mise à pied de son employeur -depuis le 10 mars 2022-, et ne peut donc être accusée d’abandon de poste.

Il est important de rappeler que ma cliente a été régulièrement recrutée par appel à candidature international en avril 2020 à la FECAFOOT, où ses états de service sont éloquents : la relance de la dynamique des réseaux sociaux en collaboration avec le département de la communication ; l’assainissement des relations de partenariat avec les sponsors titres Orange Cameroun, SABC et le Coq Sportif. C’est notamment à elle que l’on doit la version brand du championnat de football féminin baptisé Guinness Super League et le retour de MTN dans le football professionnel. On ne saurait oublier le PAD, l’API, Camairco, Chanas Assurances et les annonceurs étrangers Santader, Sodiamac, Qnet, 1 XBET Afrique, Arauco…Au total un peu plus d’un milliard huit-cent millions de FCFA de 2021 à 2022 à injecter dans le football camerounais !!!

Conscient de la valeur morale et éthique de cette grande professionnelle, son employeur a engagé des discussions autour d’une négociation de séparation à l’amiable. Ces entre-faits sont les dernières nouvelles que nous avions jusqu’à la publication de ce communiqué…

Les accusations ainsi publiquement formulées contre cette employée au parcours irréprochable et à la conscience professionnelle jamais prise à défaut et à la rectitude morale prouvée, nuisent considérablement à son image et nous obligent à défendre l’honneur et la considération de ma cliente jusqu’au bout.

Cet épisode, le dernier d’une saignée des cadres en poste avant le 11 décembre 2021, révèle la gestion catastrophique des ressources humaines de la FECAFOOT, où de simples soupçons constituent une présomption de culpabilité et un motif de licenciement sans autre forme de procès.

Nous nous réservons le droit de porter cette affaire devant toute institution compétente afin que le droit soit dit et que la vérité et la justice triomphent.”

Enlèvement de Regina Mundi : l’UPC appelle à la guerre totale

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Dans un communiqué signé de Robert Bapoh Lipot, l’Union des populations du Cameroun (Upc) dénonce « l’enlèvement des personnalités qui incarnent la représentation des institutions républicaines, notamment le kidnapping de madame Elisabeth Regina Mundi». Fait survenu le 30 avril dernier en plein centre ville de Bamenda, commis par les sécessionnistes qui sévissent dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest (NOSO). Pour le secrétaire général de la faction de l’UPC reconnue par l’administration territoriale, « les groupes sécessionnistes-terroristes confirment leur option pour une guerre totale contre l’Etat du Cameroun et ses institutions ». A cet effet, le Parti historique pense plus que jamais que le temps des négociations est révolu : « Au regard de la gravité de cette situation, l’UPC invite S.E Paul Biya…Chef suprême des armées, à prendre acte de cette déclaration de guerre contre le Cameroun et ses institution. Et d’user de toutes les prérogatives afférentes à ses fonctions pour sauvegarder l’unité territoriale et la libération immédiate de la sénatrice Elisabeth Regina Mundi », écrit-il.

Régina Lundi, désormais entre les mains des sécessionnistes

Appel à une coalition

Au passage, au nom de l’Upc, Bapoh Lipot apporte « un soutien sans réserve aux Forces armées pour leur sacrifice, leur courage et leur détermination à combattre sans relâche les groupes sécessionnistes-terroristes qui sèment la désolation au sein des populations camerounaise ». Un clin d’œil est fait à l’endroit du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir dont est militante Regina Mundi, et qui est un parti dont l’UPC « légale » est l’alliée. Pour que l’on vienne à bout des séparatistes qui sévissent depuis 2016, Bapoh Lipot appelle les populations des deux régions en crise, ainsi que les pays étrangers qui abritent les leaders des groupes séparatistes, à accorder leurs violons avec Yaoundé.

Le communiqué de Bapoh Lipot

Ce n’est pas la première fois que l’ex député du Nyong-et-Kelle affiche cette position au sujet de cette crise. Il est aussi le premier leader politique à signer une sortie publique au sujet de l’enlèvement de Regina Mundi qui est une figure importante du parti au pouvoir dans le Nord-ouest. Cette dernière que les kidnappeurs ont forcé à lire un communiqué dans lequel elle dit avoir démissionné du Sénat, pour rejoindre les rangs de la sécession. Paul Biya qui manie le bâton et la carotte va-t-il écouter son partenaire politique ? On attend. Entre temps, la sénatrice reste entre les mains de ses kidnappeurs et son chauffeur sans nouvelles.

Fécafoot : Samuel Eto’o vire un cadre pour « soupçons » de malversations financières

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« La Fédération camerounaise de football (Fécafoot) porte à la connaissance de l’opinion publique en général, à ses partenaires et sponsors en particulier, que madame Ngo Mbog Binyet Liliane, précédemment chef Département marketing et responsabilité sociétale, ne fait plus partie des effectifs de la Fécafoot à cause de soupçons de malversations financières». L’information est contenue dans un communiqué rendu public ce 5 mai 2022 par la Fécafoot. L’aventure n’aura pas duré pour l’ancienne chef du département Marketing et des relations publiques de la Société métropolitaine d’investissement de Douala (SMID) fondée par la Communauté urbaine de Douala.

Recrutée en avril 2020 par Séidou Mbombo Njoya en remplacement de Laurence Fotso, la déchue avait pourtant manifesté sa joie après la victoire de Samuel Eto’o contre celui-là même qui l’avait nommée. « Liliane, je peux vous le révéler aujourd’hui, était parmi les personnes qui ont célébré l’élection de Samuel Eto’o au détriment de Seidou Mbombo Njoya. Mais elle a vite déchanté, contre toute attente», lit-on sur le site gazetti237.com qui rapporte les confidences d’un cadre de la Fécafoot.

Au moment où le nouveau patron de la Fécafoot rend publique son communiqué, la déchue serait portée disparue. Samuel Eto’o lui donne « 72h pour la remise des clés et l’inventaire contradictoire du bureau qu’elle occupait au sein de l’institution ». Mais le maître de la Tour de Tsinga n’est pas disposé à attendre longtemps au cas où… « Passé ce délai, cet inventaire sera fait de façon unilatérale avec toutes les conséquences», menace-t-il.

Qualification Mondial 2022 : L’Algérie échappe à des sanctions, le Cameroun pas

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Voici pourquoi le Cameroun est sanctionné

Sur l’ensemble des 65 décisions rendues publiques par la Commission de discipline de la FIFA le 1er mai 2022, le Cameroun est frappé d’une sanction de 10 000F suisse. Le pays des Lions indomptables paie les frais de l’invasion du stade de Japoma le 16 novembre 2021 par les supporters lors du match retour de l’avant-dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022. Ce jour-là, les fans de la sélection nationale de football fanion du Cameroun n’ont pas résisté au plaisir de saluer la qualification de leurs ambassadeurs devant les Eléphants de la Côte d’ivoire. Violant ainsi l’article 16 des Statuts de la FIFA sur la sécurité pendant les matchs officiels et qui interdit l’invasion de la pelouse par les spectateurs. A l’aller les Ivoiriens avaient pris le dessus sur les Lions indomptables (2-1) sur une pelouse complètement dégradée, que le Cameroun avait récusée, mais avait dû jouer contre sa volonté. Le Brésil et le Canada écopent de la même sanction, pour les mêmes motifs. Plusieurs pays écopent de la même sanction pour le même motif dont le Brésil, l’Angola, l’Arménie et le Canada (double sanction pour ce dernier). La France paiera une amende de 1500 F suisse pour l’utilisation par ses supporters de lasers pendant la rencontre.

Algérie-Cameroun

Douze des 65 décisions concernent des personnes individuelles, dans le cadre du même tournoi. Parmi, le Chilien Arturo Vidal qui paiera une sanction de 5000 F suisse pour une faute dangereuse sur un joueur équatorien. Le Malawite John Banda lui aussi reçoit un match de suspension pour avoir empêché une occasion presque nette de but contre le Cameroun dans le match Malawi-Cameroun du 13 novembre 2021.

Le nom de l’Algérie ne figure pas parmi les victimes des sanctions. C’est que, à l’observation, la Commission de discipline de la FIFA n’a pas encore ouvert la chemise des matchs de barrage. En considérant la nature des fautes commises par les « indisciplinés » actuels, un message est adressé à l’endroit des acteurs des rencontres des barrages. Le Sénégal par exemple dont des supporters ont utilisé des lasers pour perturber l’adversaire dans le match Sénégal-Egypte, devra s’attendre à une frappe à la hauteur de celle de la France. Le match Algérie-Cameroun pourrait ne pas échapper à la sanction des gardiens du temple de la discipline de la FIFA. Ce match dont le sort a été porté devant cette instance par l’Algérie qui refuse d’accepter la qualification du Cameroun, est un gros morceau pour les « juges ». Même si la FIFA ne semble pas intéressée par l’éventualité de faire rejouer le match, elle pourrait n pas laisser impunis les développements et prolongations de ce match que la partie algérienne entretient à travers les médias.

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