jeudi, juin 11, 2026
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SDF : La fronde s’intensifie entre Fru Ndi et les cadres

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Ce sont en tout 27 cadres du Social democratic front (SDF) qui se sont réunis dans la ville de Mbouda ce 23 juin 2022, pour donner un signal (fort) à Ni John Fru Ndi. En tête, le sénateur Paul Tchatchounag, 2ème vice-président national du parti et le sénateur Jean Tsomelou, secrétaire général limogé par Ni John Fru Ndi dans ses nominations rendues publiques le 16 juin dernier. On y retrouve également le 3ème vice-président, plusieurs secrétaires nationaux, d’anciens membres du Shadow cabinet, d’anciens élus de grande envergure, des membres du Conseil juridique. Nous « demandons la convocation d’un NEC pour fixer la date d’un congrès extraordinaire pour renouveler les membres du Comité Exécutif National et de revoir une fois de plus la politique générale du Parti », exigent-ils. A la suite de Jean Tsomelou et Jean Robert Wafo qui avaient déjà clairement réagi à la sortie du Chairman. L’ancien secrétaire général avait rejeté sa nomination comme président de la Commission d’Agriculture et du développement rural, et l’autre avait mis en garde son président contre une dérive du parti.


Dénonçant la violation des textes du parti qui prévoient entre autres que les nominations soient validées par le National executive comittee (NEC), que les cooptations soient des prérogatives exclusives du NEC et non du président national, la nomination de personnes n’ayant pas passé cinq ans dans les rangs du parti, l’exclusion des signatures du secrétaire général et du secrétaire financier dans les comptes du parti, etc.


Depuis la présidentielle, les lignes de fracture se sont de plus en plus ouvertes entre Ni John Fru Ndi et les cadres du parti. Au sujet du choix du candidat du parti à l’élection à laquelle le leader historique n’a pas pris part. Joshua Osih, le choix de Fru Ndi, est passé, mais pour une prestation en deçà des scores souvent réalisés par le part. Le Sdf a terminé 4ème, derrière le RDPC représenté par Paul Biya, le MRC de Maurice Kamto, et le PCRN de Cabral Libii. Depuis lors, le premier vice-président est le préféré du Chairman qui lui a confié les rênes du parti en s’exilant aux Etats-Unis pour des raisons de santé. La guerre de succession s’est intensifiée entre temps entre Joshua Osih et Jean Michel Nintcheu qui symbolise l’aile radicale du parti aujourd’hui opposé à l’aile modérée représentée par Joshua Osih et soutenue par le chairman qui a longtemps renoncé aux méthodes qui ont fait la force du parti. Les nominations du 16 juin semblaient conforter le poulain du Chairman. Or « jusqu’à ce jour le 1er vice-président National n’a pas présenté les rapports des élections municipales et législatives de 2020, de l’élection Présidentielle de 2018 ainsi que le retrait exigé de sa signature sur la pétition adressée au Congrès Américain », lui reproche-t-on. Par ailleurs, nous « demandons un audit externe pour apporter des clarifications dans les comptes du parti», lit-on dans le communiqué.


Actions futures


Les participants à la réunion de Mbouda justifient le choix du lieu qui coïncide avec la localité d’origine du secrétaire général déchu, plutôt qu’au siège du parti à Bamenda, par le fait que « que notre bailleur nous a expulsé pour loyer impayé». Ces derniers avaient déjà boycotté les travaux du dernier NEC tenu à Yaoundé, et qui a planché entre autres sur le processus de renouvellement des organes de base du parti et sur la participation du SDF au défilé du 20 mai 2022. Une rupture sans avis des décisions du NEC de ne plus participer au défilé du 20 mai tant que la guerre sévit dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Ce que dénoncent les cadres. Nous nous « réservons le droit d’entreprendre d’autres actions pour sauver le parti », glissent-ils à la fin de leur déclaration. Sans précision. Qu’envisagent les « dissidents » à John Fru Ndi pour cette action de sauvetage ? Pour l’instant, il est certain que les Cadres réunis à Mbouda, semblent considérer les actes « illégaux » de John Fru Ndi. Déjà que Jean Tsomelou est présenté comme « ancien secrétaire général». En attendant peut-être que le Chairman rapporte ces actes qui ont marqué un pas de plus vers la guerre ouverte au sommet du parti.

Classement FIFA : Le Cameroun se maintient 5ème africain, la France quitte le podium

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Crédité de 1480,48 points, le Cameroun occupe le 38ème rang du classement des différentes nations du football. Le pays des Lions indomptables perd à peine quelques poussières de points (4,47), en maintenant s position de 5ème nation africaine. Logé au 18ème rang, le Sénégal continue de trôner en tête du sous-classement africain, suivi du Maroc (22ème), de la Tunisie (30ème), du Nigéria (31ème) qui devance le Cameroun.


Le leader incontesté est le Brésil qui se maintient devant la Belgique qu’il a décoiffé en mars. Le pays de la Seleçao creuse même l’écart avec son concurrent le plus sérieux, en gagnant 4,87points, pendant que le pays des Diables rouges chute de 5,08points. Avec 5,52 points, l’Argentine rejoint le podium. Pendant ce temps, la France paie cash sa série de contreperformances. Le pays que l’agence Opta vient de classer comme le pays le mieux placé pour soulever le trophée de la prochaine Coupe du monde, occupe le 4ème rang mondial, en perdant ainsi une place. Dans le même tempo, l’Angleterre complète le tableau des cinq meilleurs. Espagne (6ème) et Italie (7ème) se permutent les places. Pays-Bas, Portugal et Danemark complètent le Top 10.

Avec onze places gagnées, le Kazakhstan (114ème) réalise le plus grand bond. Cuba (167ème, +10), la Grèce (48ème, +7), et la Malaisie (147ème, +7) signent également de bonnes progressions. Le Kosovo (106ème, +1) et les Comores (126èmes, +2) atteignent leurs meilleurs classements de l’histoire.


Le dernier classement avait été rendu public le 31 mars dernier. Celui-ci a été établi sur une base de 280 matchs internationaux. Rendez-vous le 25 août pour le prochain classement. Ce sera sous une nouvelle formule.

Douala. Assemblée générale de la SMID ce 23 juin

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Préalablement convoquée pour le 15 juin dernier,  cette rencontre a été reportée, en même temps que le mandat de l’administrateur provisoire a été prorogé de quelques jours.

      

Un autre épisode de l’affaire Société Métropolitaine de Douala (SMID) est en cours. Après pratiquement un an de silence, cette société fait de nouveau l’actualité. Tandis que les actionnaires  étaient attendus le 15 juin dernier pour l’Assemblée Générale ordinaire de ladite société,  très peu se sont manifestés.  Conséquence, le quorum pour les différentes catégories d’actionnaires n’a pas été atteint et l’administrateur provisoire a dû convoquer une autre rencontre pour ce 23 juin à la maison du parti de Bonanjo.  

Cette AG avait pourtant été autorisée par le tribunal de première instance de Bonanjo. La même instance qui a prorogé le 16 juin dernier, le mandat de l’actuel administrateur provisoire jusqu’au 24 juin 2022.  Nommé le  12 février 2021 par le tribunal de grande instance du Wouri, François Maurice Njoh avait droit à un mandat de six mois avec  des missions bien définies. Réaliser un audit financier judiciaire des comptes et organiser une assemblée générale des actionnaires en vue de renouveler le conseil d’administration toujours présidé par Fritz Ntone Ntone, ancien délégué du gouvernement auprès de la communauté Urbaine de Douala.  Or, le nouvel exécutif  communautaire pensait prendre la tête de la SMID qui avait été créée  comme entité de la CUD. Fritz Ntone Ntone a dû introduire des recours en justice pour annuler la désignation de l’administrateur provisoire. C’est donc sur  la base  de ces « décisions de justice » que le Président du Tribunal de première instance de Bonanjo dit avoir fondé sa décision.  Celle de faire passer «  la durée totale de son mandat à 12 mois conformément à l’Article 160-2 (3), de l’Acte uniforme Ohada sur le Droit des sociétés commerciales», écrit le magistrat.

La Société Métropolitaine  et d’Investissement de Douala avait réussi à mobiliser plus de 5 milliards de FCFA par un appel public à l’épargne visant à réaliser divers projets par la CUD. Dans la constitution du capital, les  actions de la catégorie A sont détenues par la Communauté urbaine de Douala et les communes d’arrondissement, à hauteur de 23%. La catégorie B par des entreprises du secteur public et parapublic pour 10% tandis que la catégorie C est constituée d’entreprises du secteur privé à hauteur de 20%. La catégorie D comprend quant à elle les personnes physiques pour une contribution de 47%. Depuis, aucun projet n’a vu le jour à cause de la bataille pour le contrôle de la société. Les investisseurs restent préoccupés par le sort de leurs placements.  

Blaise Ndedi Ndedi:  » Nous avons décidé d’organiser une élection inclusive  »

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Vous organisez une assemblée générale de renouvellement de l’équipe dirigeante de la Communauté camerounaise du Maroc. Où en êtes-vous avec les préparatifs ?


Les préparatifs vont bon train et toutes les dispositions ont été prises pour garantir le bon déroulement de ce grand moment de la vie de notre communauté.

La famille a longtemps été divisée. Vous étiez identifié comme un des problèmes, et vous avez annoncé une campagne de pacification des relations tant entre vous l’ambassadeur. Cela s’est-il bien passé ?

Les divisions sont dues au fait que certains de nos compatriotes n’ont pas une réelle connaissance de la chose associative et au non non-respect des textes qui régissent notre association. Malgré le Putsch qui a été perpétré par un groupuscule de personnes et a créé un désordre au sein de notre association en particulier et dans la communauté camerounaise en général, en mendiant de la paix que je suis, j’ai initié une campagne de pacification des relations tant avec les compatriotes qu’avec notre représentation diplomatique. Je m’étais sincèrement engagé à pardonner ces frères pour les actes illégaux et illégitimes qu’ils ont posés au non de la COCAM. Plusieurs compatriotes ont apprécié cette initiative et ont apporté leur soutien pour le grand succès de celle-ci. Je profite de cette occasion pour remercier tous les compatriotes qui se sont investis dans cette campagne de pacification.
Malheureusement ceux de nos compatriotes qui ont pris la décision de violer les statuts de notre association et même les règles qui régissent les associations au Royaume du Maroc sont restés insensibles à cet appel. Je me suis rendu à l’ambassade afin de rencontrer Son Excellence Monsieur l’ambassadeur afin de lui faire un compte-rendu de la situation de manière globale et aussi lui soumettre le projet de cette assemblée générale élective. Il a instruit le 1er secrétaire de l’ambassade de me recevoir et nous avons eu un entretien très cordial. J’ai fait part de ma déception au 1er secrétaire des déclarations de soutien de l’ambassade que ces compatriotes qui ont fait un putsch dans la COCAM tiennent. Il m’a clairement signifié que l’ambassade n’est pas responsable des déclarations des individus qu’elle n’a aucunement mandatés et qu’elle n’a pas qualité d’ingérence dans les affaires de l’association. Il m’a conseillé d’adresser une correspondance écrite à Son Excellence Monsieur l’ambassadeur afin de l’informer sur tout ce que la COCAM envisage de faire. Ladite correspondance a été adressée auprès de l’ambassade et actuellement nous poursuivons nos activités.

Avez-vous l’accompagnement des autorités consulaires ?

Nous n’avons jamais bénéficié de l’accompagnement de nos autorités consulaires. La preuve en est que le 26 mars dernier notre bureau a organisé un séminaire économique en partenariat avec la Chambre de Commerce D’industrie et de Services de Casablanca-Sttate. Nous avons adressé une correspondance au Chef de la mission diplomatique afin de solliciter son patronage, mais malgré toutes nos démarches, aucune suite favorable ne nous a été donnée.

Quelles dispositions avez-vous prises pour que l’élection n’ouvre pas un nouveau front ?

Nous avons décidé d’organiser une élection inclusive, sans exclusion aucune. Ce qui a été grandement salué par l’ensemble des Camerounais au Royaume du Maroc. Un sentiment de satisfaction et de joie qui anime les Camerounais du Maroc et qui suscite également un grand engouement autour de ces élections.

Vous vous annoncez en course pour votre propre succession. Quel argument brandissez-vous pour convaincre les électeurs de vous renouveler leur confiance ?

Nos statuts offrent au président un mandat de 05 ans renouvelable une seule fois; alors j’ai encore la possibilité de candidater pour un second mandat. Ma grande expérience parle en ma faveur. C’est une qualité qui fait l’unanimité même au sein de mes détracteurs. Je suis convaincu que c’est un atout qui va séduire les électeurs qui n’hésiteront pas à me renouveler leur confiance.

Quel bilan revendiquez-vous à ce jour à la tête de cette communauté ?


Mon bilan à la tête de la communauté est très positif, il faut rappeler que nous avons réussi à promouvoir la culture du patriotisme à nos compatriotes. Notre attachement et notre amour pour le Cameroun sont admirable. Nous avons installé les bureaux régionaux dans plusieurs villes du Royaume et les antennes dans les quartiers où on retrouve une forte concentration de Camerounais. Une architecture structurelle et organisationnelle que la COCAM peut se vanter d’être la seule communauté subsaharienne au Maroc à avoir. Les Camerounais au Maroc bénéficient d’un encadrement de la COCAM qui œuvre chaque jour à faciliter leur intégration dans ce beau et grand pays hospitalier qui nous fait l’honneur de nous accueillir.
Réalisée par Ludovic Ngouéka

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Réflexion : Le Sahel veut penser son redécollage

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Nouakchott la capitale de la Mauritanie abrite les 27 et 28 juin 2022 un colloque international Afrique-Europe, spécial Sahel. Ce forum orienté sur le G5 Sahel, porte sur le thème  »Sahel: développement, gouvernance et droits humains pour la sécurité des populations  ». Placé sous la présidence effective de Mohamed Ould Ghazaouani, le président de la Mauritanie, les travaux verront la participation de Finda Koroma, vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, des représentants de la société civile des cinq pays de G5 Sahel, et d’experts multi-secteurs venant d’Afrique et d’Europe, ainsi que des invités spéciaux venant de divers pays, et qui peuvent apporter des réflexions et/ou expériences nécessaires pour améliorer les conditions de vie dans le Sahel et même dans les environs.

Pendant les deux jours de travaux, les participants essaieront d’évaluer l’état des lieux de cette sous-région meurtrie par une instabilité tant sécuritaire que politique et économique. En faisant la lumière sur les réalités telles que vécues par les populations locales avec le concours de la société civile, les participants comptent évaluer le rôle de l’Union européenne (UE) et les partenaires internationaux dans la région. Des interventions dont les résultats  »n’ont pas été à la hauteur des attentes pour faire face aux défis majeurs  », ont d’ores et déjà constaté les parties prenantes. En témoigne le désir des autorités maliennes de quitter la force militaire conjointe lise sur pied pour rétablir la sécurité dans cette bande aux prises avec les terroristes qui sévissent dans tous les pays du Sahel et même leurs voisins. Avec les conséquences dans divers pays comme la déstabilisation des institutions au Burkina Faso qui a fini par confier sa gestion à une junte militaire, les perturbations d’échanges commerciaux entre pays,…

C’est donc un moment important pour l’Afrique et l’Europe de réviser leur coopération à partir d’une bande qui a la particularité de s’étendre sur deux sous-régions : l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. La position géographique du Tchad, membre influent du G5, fait que sa déstabilisation ou sa stabilité peut influencer la vie dans au moins trois pays : le Cameroun,la Centrafrique et le Nigeria. D’où l’importance des travaux de Nouakchott.

Fraude fiscale : le TAS saisi sur le cas Eto’o

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Au lendemain de la condamnation par la justice espagnole de Samuel Eto’o pour fraude fiscale, les adversaires de l’homme sont déjà montés au créneau pour appeler le Tribunal arbitral du sport (TAS) à activer ses mécanismes pour déchoir le nouveau président de la Fecafoot de son poste, pour des raisons éthiques.

Le TAS saisi sur le cas Eto’o
Le TAS accusé réception de la saisine

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Espagne : Samuel Eto’o coupable de fraude fiscale

Espagne : Samuel Eto’o coupable de fraude fiscale

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La justice espagnole a condamné ce 20 juin Samuel Eto’o à 22 ans de prison. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a avoué le  »crime » de fraude fiscale qui lui était reproché. Des faits qui remontent à ses années du FC Barcelone, notamment entre 2006 et 2009. En plaidant coupable, l’ex attaquant vedette du FC Barcelone a plaidé la naïveté, estimant que non seulement il était encore jeune,mais qu’en plus il faisait confiance à son avocat et conseil fiscal, Mesales qu’il continue d’appeler  »mon père  ». De quoi alléger la lourdeur de la peine.

Le juge a retenu 22 mois de prison à l’encontre de celui qui a tenu à assister personnellement au prononcé du verdict. Au regard de son attitude conciliante et surtout en raison de ce que la loi pénale espagnole ne prévoit pas de peine privative de liberté pour des personnes condamnées à moins de deux ans de prison. Le montant de la peine pécuniaire n’est pas connu, mais la presse espagnole parle d’1,8 million d’euros.

Alors que ses adversaires pour le contrôle de la Fecafoot crient au scandale, les partisans du plus illustre des footballeurs camerounais, relativisent et rappellent que leur protégé n’est pas seul dans cette situation car beaucoup d’autres stars et vedettes du sport en ont pâti, comme Ronaldinho, Ronaldo, Ramos,… Il doute que cela soit utilisé pour de nouvelles procédures devant les juridictions sportives.

CAN 2022: les 26 Lionnes indomptables sans Raïssa Feudjio

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Gabriel Zabo a finalement rendu publique ce 21 juin 2022 la liste définitive des Lionnes indomptables qui défendront les couleurs nationales à la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN 2022). Avec un groupe plus ou moins connu. Des joueuses déjà habituées à la tanière. Mais ce sera sans Xxx dont le nom a sauté après avoir figuré sur une liste initialement publiée par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), avant d’être rejetée. Et cette fois-ci, la gardienne titulaire d’Awa FC a disparu au profit de celui de Bawou. La Fecafoot s’excuse pour le désagrément et parle d’une erreur.

En revanche, Raïssa Feudjio qui a toujours fait les beaux jours de la sélection nationale,n’y figure pas. Le milieu de terrain de Tenerife en Espagne n’a d’ailleurs pas pris part aux derniers stages préparatoires des Lionnes indomptables. Du coup, c’aurait été une grande surprise qu’elle figure dans la liste définitive. Toujours est-il que le milieu de terrain a flotté lors du match amical Cameroun-Sénégal (1-0). Du coup, l’on a pensé à celle qui a souvent officié avec maestria devant la défense, pour organiser l’entre-jeu.

La sélection nationale a quitté le pays en direction de la France où elle va affronter en amical ce 25 juin 2022 la sélection fanion des Bleues, elles-mêmes préparant l’EURO 2022.

La liste définitive des Lionnes indomptables
La première liste publiée par la Fecafoot

Coupe du monde 2022 : Chances nulles pour le Cameroun

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Cette semaine, l’agence Opta, une agence réputée dans les statistiques dans le monde, a rendu public un sondage au sujet de la Coupe du monde 2022 qui se joue entre novembre et décembre 2022. En utilisant une intelligence artificielle pour évaluer les chances de victoire de chacune des 32 nations qualifiées, l’agence n’accorde aucune chance au Cameroun de remporter le trophée mis en jeu par la Fédération internationale de football association (FIFA). Derrière des équipes « anonymes » comme le Qatar, l’Iran pays qui ne sont pas généralement connus dans le monde du football. Au moment où Samuel Eto’o, le nouveau président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), prescrit aux Lions indomptables la victoire finale au soir du 18 décembre prochain. Peut-être un élément déclencheur du dépassement de soi pour Rigobert Song Bahanag, le sélectionneur manager des Lions indomptables qui, après avoir éliminé l’Algérie de façon héroïque, sombre aujourd’hui dans la méforme. Le concepteur de la « Théorie du danger » et ses hommes ont eu un coup de pouce de la FIFA en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023, avec le forfait du Kenya (du fait de sa suspension), avant de gagner difficilement le Burundi (0-1).

Et Samuel Eto’o n’a pas manqué de rappeler aux Lions indomptables que «si c’est ce que je viens de voir là, personne n’a encore sa place pour le Qatar ». Invitant les Lions indomptables à plus d’engagement. Rigobert Song et ses joueurs se doivent de montrer plus dignes d’être des successeurs de ces Lions qui ont émerveillé le monde au Mondial 1990 qui les a vus atteindre les quarts de finale de la Coupe du monde, une première pour l’Afrique. Eux qui savent grâce à leur sélectionneur, que « lorsqu’on sait qu’on est en danger, on n’est plus en danger».

Et le Cameroun est le dernier des cinq pays africains engagés dans ce tournoi qui se joue au Qatar dès novembre, crédité des mêmes chances que l’Arabie saoudite et le Costa rica qui ferment la queue du classement des 32 nations. Le Sénégal est naturellement est crédité des plus grandes chances africaines de soulever le précieux sésame, avec 0,19%. Une évidence car le Champion d’Afrique en titre a la meilleure sélection du continent pour l’heure, de l’avis de tous les experts du football. Et ce n’est pas seulement le classement FIFA qui peut justifier cette position de privilégié. Les Lions de la Téranga concentrent des joueurs qui se recrutent parmi les meilleurs des championnats européens de l’heure, notamment Sadio Mane qui dispute depuis trois saisons une place dans le trio de tête des candidats au Ballon d’or, et le portier principal Mendy de Chelsea qui a été le meilleur gardien des buts européen en 2020. Le Ghana arrive en seconde position avec 0,02%. Le Maroc et la Tunisie sont ex aequo, avec les mêmes chances (0,01%). Donc toutes les chances cumulées des cinq Africains de remporter le trophée du Mondial n’atteignent pas 0,5%.

Mais dans l’ensemble, il semble que la fatigue est générale. Même la France, championne du monde, ne vit pas une saison heureuse. En Ligue des nations, la France de Didier Deschamps a été battue par la Hongrie et éliminée. Tout de même, les Bleus disposent d’individualités et d’un groupe capable de se métamorphoser facilement. La France occupe d‘ailleurs le premier rang de ce sondage, suivie du Brésil, de l’Espagne, de l’Angleterre et de la Belgique. Cinq pays qui ont généralement joué les premiers rôles en Coupe du monde.

Carine Atezambong Fomo : ambassadrice du Cameroun à la Can féminine 2022

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Carine Atezambong Fomo sera l’unique arbitre camerounaise à officier à la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine au Maroc. La liste définitive des femmes en noir a été rendue publique cette semaine par la Confédération africain de football (CAF). Ce n’est plus une surprise pour celle qui n’arrête pas de monter en grade. Huit ans après que l’enseignante de sport et d’éducation physique soit arrivée dans le cercle des arbitres FIFA, avec des aptitudes à diriger les matchs de football masculin. Ce n’est donc qu’une marche de plus vers le sommet que la sportive polyvalente vise. Elle qui a commencé par le karaté qu’elle a pratiqué pendant sept ans, et côtoyait déjà la scène internationale, avant d’opter pour le handball une fois à l’université, en raison de ce que le karaté n’était pas encore une discipline olympique. Puis un de ses enseignants décèle en elle des talents de judokate et l’oriente vers cette nouvelle discipline. Cinq années durant, Atezambong va pratiquer cet autre art martial et intégrer l’équipe nationale. Lorsqu’elle est reçue au concours de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) en 2008, une nouvelle page s’ouvre à elle. Celle du football, sans transition : « c’était étrange que je fasse le football, surtout que j’avais déjà fait sept ans de karaté, cinq à six ans de judo, subitement je me suis retrouvé à aller faire le football. Même mes maîtres de judo se sont fâchés, puisque j’étais à l’équipe nationale ; mais je me suis dit que je devais faire le foot pour découvrir une autre discipline », se souvient-elle chez africawomexperts.com. Cette fois-ci, c’est le choix de son père qu’elle accepte. Seul hic, l’Ecole ne forme pas les arbitres, spécialité qui avait intéressé le géniteur de la sportive. Mais la jeune dame reste dans les couloirs du ballon rond.

Pionnière au football masculin

Passionnée de sport et assoiffée par l’envie d’apprendre, la néo-footballeuse accepte d’apprendre depuis le bas niveau de l’échelle : la Ligue départementale de football. « J’allais dans les stades, on m’insultait, on me criait dessus, comme je ne maitrisais pas encore les règles du jeu. Je m’en foutais parce que j’avais déjà affronté ce genre de choses bien avant », confie celle qui n’avait jusque-là cessé d’apprendre de nouvelles choses. Il ne lui faudra que six mois pour devenir arbitre nationale. Et trois ans après, la jeune arbitre aspire à atteindre des cimes supérieures et souhaite arbitrer les matchs des hommes. Les tests ici sont plus rudes car ils reposent essentiellement sur le physique. L’athlète est prête pour le challenge qu’elle réussit rapidement et dirige des matchs de Ligue 2. Juste pour deux ans et atteint le niveau de Ligue 1. C’est la première et seule femme dans ce registre. La FIFA est séduite et ses performances lui ouvrent les portes de l’instance faîtière du football mondial en cette année 2014. La même année, le sifflet de la Coupe du Cameroun est confié à cette femme de poigne qui ne déçoit pas. Dans cette cour des grands, le monde entier a vu Carine Atezambong officie les matchs des Jeux africains de Brazzaville en 2015, la CAN féminine dans son pays en 2016, les éliminatoires de la Coupe du monde et des jeux olympiques.

Carine Atezambong en action

Malgré les fautes et des erreurs commises, l’éternelle apprenante a su résister et tenir bon. Agée de 38 ans, cette originaire de Dschang dans la région de l’Ouest, qui avait déjà été l’unique femme parmi les arbitres camerounais du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2020 joué dans son pays en janvier 2021, sera l’unique Lionne indomptable parmi les arbitres de la CAN 2022 au Maroc.

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