Blaise Ndedi Ndedi:  » Nous avons décidé d’organiser une élection inclusive  »

Le président de la Communauté camerounaise du Maroc fait le point de l'opération de renouvellement des organes dirigeants de la communauté.

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Vous organisez une assemblée générale de renouvellement de l’équipe dirigeante de la Communauté camerounaise du Maroc. Où en êtes-vous avec les préparatifs ?

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Les préparatifs vont bon train et toutes les dispositions ont été prises pour garantir le bon déroulement de ce grand moment de la vie de notre communauté.

La famille a longtemps été divisée. Vous étiez identifié comme un des problèmes, et vous avez annoncé une campagne de pacification des relations tant entre vous l’ambassadeur. Cela s’est-il bien passé ?

Les divisions sont dues au fait que certains de nos compatriotes n’ont pas une réelle connaissance de la chose associative et au non non-respect des textes qui régissent notre association. Malgré le Putsch qui a été perpétré par un groupuscule de personnes et a créé un désordre au sein de notre association en particulier et dans la communauté camerounaise en général, en mendiant de la paix que je suis, j’ai initié une campagne de pacification des relations tant avec les compatriotes qu’avec notre représentation diplomatique. Je m’étais sincèrement engagé à pardonner ces frères pour les actes illégaux et illégitimes qu’ils ont posés au non de la COCAM. Plusieurs compatriotes ont apprécié cette initiative et ont apporté leur soutien pour le grand succès de celle-ci. Je profite de cette occasion pour remercier tous les compatriotes qui se sont investis dans cette campagne de pacification.
Malheureusement ceux de nos compatriotes qui ont pris la décision de violer les statuts de notre association et même les règles qui régissent les associations au Royaume du Maroc sont restés insensibles à cet appel. Je me suis rendu à l’ambassade afin de rencontrer Son Excellence Monsieur l’ambassadeur afin de lui faire un compte-rendu de la situation de manière globale et aussi lui soumettre le projet de cette assemblée générale élective. Il a instruit le 1er secrétaire de l’ambassade de me recevoir et nous avons eu un entretien très cordial. J’ai fait part de ma déception au 1er secrétaire des déclarations de soutien de l’ambassade que ces compatriotes qui ont fait un putsch dans la COCAM tiennent. Il m’a clairement signifié que l’ambassade n’est pas responsable des déclarations des individus qu’elle n’a aucunement mandatés et qu’elle n’a pas qualité d’ingérence dans les affaires de l’association. Il m’a conseillé d’adresser une correspondance écrite à Son Excellence Monsieur l’ambassadeur afin de l’informer sur tout ce que la COCAM envisage de faire. Ladite correspondance a été adressée auprès de l’ambassade et actuellement nous poursuivons nos activités.

Avez-vous l’accompagnement des autorités consulaires ?

Nous n’avons jamais bénéficié de l’accompagnement de nos autorités consulaires. La preuve en est que le 26 mars dernier notre bureau a organisé un séminaire économique en partenariat avec la Chambre de Commerce D’industrie et de Services de Casablanca-Sttate. Nous avons adressé une correspondance au Chef de la mission diplomatique afin de solliciter son patronage, mais malgré toutes nos démarches, aucune suite favorable ne nous a été donnée.

Quelles dispositions avez-vous prises pour que l’élection n’ouvre pas un nouveau front ?

Nous avons décidé d’organiser une élection inclusive, sans exclusion aucune. Ce qui a été grandement salué par l’ensemble des Camerounais au Royaume du Maroc. Un sentiment de satisfaction et de joie qui anime les Camerounais du Maroc et qui suscite également un grand engouement autour de ces élections.

Vous vous annoncez en course pour votre propre succession. Quel argument brandissez-vous pour convaincre les électeurs de vous renouveler leur confiance ?

Nos statuts offrent au président un mandat de 05 ans renouvelable une seule fois; alors j’ai encore la possibilité de candidater pour un second mandat. Ma grande expérience parle en ma faveur. C’est une qualité qui fait l’unanimité même au sein de mes détracteurs. Je suis convaincu que c’est un atout qui va séduire les électeurs qui n’hésiteront pas à me renouveler leur confiance.

Quel bilan revendiquez-vous à ce jour à la tête de cette communauté ?


Mon bilan à la tête de la communauté est très positif, il faut rappeler que nous avons réussi à promouvoir la culture du patriotisme à nos compatriotes. Notre attachement et notre amour pour le Cameroun sont admirable. Nous avons installé les bureaux régionaux dans plusieurs villes du Royaume et les antennes dans les quartiers où on retrouve une forte concentration de Camerounais. Une architecture structurelle et organisationnelle que la COCAM peut se vanter d’être la seule communauté subsaharienne au Maroc à avoir. Les Camerounais au Maroc bénéficient d’un encadrement de la COCAM qui œuvre chaque jour à faciliter leur intégration dans ce beau et grand pays hospitalier qui nous fait l’honneur de nous accueillir.
Réalisée par Ludovic Ngouéka

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