samedi, juin 13, 2026
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Échanges Commerciaux : seulement 20% des entreprises tirent profit de l’Ape

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On note une faible maîtrise de ces accords par les opérateurs économiques malgré l’existence de divers instruments d’accompagnement.

Plus de 700 importateurs et exportateurs ont déjà bénéficié de l’Accord de Partenariat Économique Bilatéral Cameroun-Union Européenne entrée en vigueur le 04 Août 2016. Divers produits sur lesquels sont appliqués un démantèlement tarifaire des droits de douanes compris entre 10 et 100% ont engendré à ce jour, une moins-value fiscalo douanière cumulée de plus de 40 milliards de francs CFA. Le gain fiscal obtenu par lesdites entreprises n’a pas encore produit d’effets sur leur compétitivité. La moins-value fiscal douanière qui représente aussi des gains fiscaux pour les entreprises concerne principalement les secteurs de l’imprime rie/papeterie, les produits brassicoles, l’agroalimentaire, les engrais, cimenterie, les services publics. Dans ce classement, plus de 70% des bénéficiaires sont des grandes entreprises pour seulement 20,5% de PME.

Globalement, très peu d’entreprises tirent des avantages qu’offre le libre accès au marché européen représentant pourtant 40% des exportations du Cameroun. On note en réalité un faible taux d’utilisation de la préférence par les entreprises. Ce taux est seulement de 13% d’après les données de 2021 pour seulement 20% d’entreprises. Parmi les raisons, on avance une faible maîtrise des accords et des procédures à l’exportation. Seulement 35% des demandes de bénéfice à l’APE sont validées d’après le Gicam. Conséquence, les exportations camerounaises ont globalement baissé. Selon la Direction générale des Douanes, la variation des exportations hors pétrole/gaz vers l’UE avant et après le début de l’APE est de -24 %. -49 % pour le caoutchouc, le café (-40 %) le cacao (-36 %), le bois (-6 %) et la banane (-26 %).

Un rapport du ministère de l’Economie relève également une faible diversification des produits exportés à cause notamment des modifications régulières des normes sanitaires et phytosanitaires complexes. Des contraintes qui constituent un frein à l’opportunité qu’offre l’APE. Pourtant, l’un des objectifs de l’accord était de faciliter l’exportation des produits made in Cameroon et de réduire les coûts de production locale pour permettre aux entreprises camerounaises d’être plus compétitives. La situation amène au jourd’hui à questionner l’efficacité des me sures d’accompagnement de l’UE avec ses programmes variés. Notamment le CO LEACP et le Dispositif d’appui à la compétitivité. Pour le chef de délégation de l’Union européenne au Cameroun, « l’union européenne n’a pas vocation à faire le travail des camerounais. » « Nous ne pouvons prendre des mesures de tout genre. On donne un appui pour la mise à niveau mais ce n’est pas nous qui devons prendre les choses en main Le climat des affaires ne se résume pas aux APE avec l’Union européenne. Les entreprises font face à certains problèmes », a déclaré Philippe Van Damme.

Camwater : Le terrain miné qui accueille Blaise Moussa

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Il n’y a pas u grève du personnel de la Cameroon water utilities corporation (Camwater) ce 3 octobre 2022. Le mot d’ordre lancé quelques jours plus tôt par les leaders syndicaux, a été levé in extremis la veille. Au terme d’une réunion de crise tenue par Gaston Eloundou Essomba, le ministre de l’Energie et de l’eau (Minee), avec les syndicalistes et le nouveau directeur général. Un dimanche. L’urgence le recommandait. « A l’issue de ladite réunion, le gouvernement et les leaders syndicaux se sont engagés à poursuivre les concertations plus approfondies au sein de la Camwater avec le nouveau top management », peut-on lire dans le communiqué qui sanctionne cette assise qui a vu la présence de cinq leaders syndicaux. On y apprend que le gouvernement a dû amorcer l’apurement de sa dette envers la Camwater pour convaincre les grévistes. Avec le virement par le ministre des Finances, de 500 millions de francs CFA au titre du « règlement partiel » de cette dette sociale, et surtout « la promesse d’apurement progressif de ladite dette et les bonnes dispositions de la nouvelle équipe à la direction générale à respecter les textes légaux et réglementaires, notamment le Code du travail et la Convention collective ».

Akomnyada et sa forte demande

Une première victoire pour Blaise Moussa qui arrive sur un terrain miné. La première mine étant le climat délétère, du moins l’absence de confiance entre les employés et la direction, mais surtout la lourde dette de l’Etat envers l’entreprise publique de production de l’eau potable. On se souvient que le 10 août dernier, Gervais Bolenga, l’ancien directeur général de la structure avait servi un courrier au ministre des Finances (MINFI) demandant le règlement de la dette de l’Etat, chiffrée à dix milliards 300 millions de francs CFA dont le reliquat des arriérés de 2018 à 2021 (4 milliards 300 millions FCFA). Cela survenait au moment où Yaoundé traversait une période délicate, marquée par une sécheresse généralisée des pompes.

L’usine de traitement d’eau d’Akomnyada qui alimente la capitale, manquant de produits pour traiter une eau originellement lourde et sale, a pu constater le MINEE qui y a rendu une visite en urgence. A l’occasion, Gaston Eloundou Essomba a instruit la direction générale de Camwater de trouver des « solutions urgentes » pour résorber le problème. Avant d’y tenir une réunion interministérielle le 12 septembre dernier. La direction générale avait alors opté pour « l’augmentation de la production d’eau à la station d’Akomnyada », avait-on appris. Et les travaux de 4ème session ordinaire du Conseil d’administration tenue quatre jours plus tard, portaient sur « l’examen de la chaîne d’approvisionnement en produits de traitement de l’eau à la Camwater, en vue garantir une autonomie en produits dans les différentes stations et une eau suffisante et de qualité ». L’instance a prescrit à Gervais Bolenga de trouver des mesures urgentes pour assurer la disponibilité en produits de traitement de l’eau à la station d’Akomnyada, et pour « résoudre durablement les problèmes de la chaîne d’approvisionnement en produits de traitement de l’ensemble des stations de la Camwater».

Expertises plurielles

Mais l’homme n’a pas eu le temps de donner une suite à ces prescriptions. L’argent faisant défaut. Gervais Bolenga était « obligé de se procurer les produits de traitement d’eau sans compter sur l’Etat qui ne se pressait pas à payer sa dette », regrette une source. Il s’avère que l’homme n’a pas opéré le miracle qu’il fallait, pour satisfaire le peuple aux abois. Finalement, Yaoundé a opté pour le changement du duo de tête. Mais si Yaoundé a allégé les peines de Blaise Moussa en apurant une partie de la dette, il reste que ce premier virement ne représente que près de 5% de la dette. L’Etat doit encore près de dix milliards à cette structure qui est obligée de fournir de l’eau potable à une population dont les besoins augmentent sans cesse. Camwater est ainsi entre le marteau et l’enclume. Blaise Moussa a déjà réussi ailleurs, notamment à la tête du secrétariat général de la Fécafoot ainsi qu’à la direction générale du ministère de la Fonction publique et de la réforme administrative. Deux postes importants dans deux administrations qui n’accusaient pas une sécheresse financière, mais avaient juste besoin que d’un cadre plus moderne et un environnement plus professionnel pour l’une, et l’allègement des lenteurs administratives pour l’autre.

Ici, le MINEE présente la DGA, venant du ministère

A la Camwater, cet inspecteur des impôts va-t-il réussir le coup de génie de produire de l’eau potable en quantité suffisante pour les Camerounais, sans argent ? Peut-être que titulaire d’un Doctorat en Finances publiques et Droit fiscal empruntera dans cette spécialité dont les connaissances précèdent les fonctions managériales, pour trouver des solutions idoines au malade Camwater. Le natif de Bétare Oya, 48 ans, pourra compter sur l’accompagnement et l’expertise de son adjointe, Jocelyne Ngo Njiki qui est ingénieur de Génie rural et titulaire d’un master en Management et développement, sept ans moins jeune que lui. Cette native de Ngog Mapubi qui en plus était Directeur de la Mobilisation des ressources en eau au ministère en charge de l’eau, avant sa nomination à la Camwater.

Gabegie : Le monument patriote menacé de destruction 4 mois après son inauguration

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Le Monument patriote

Le ministère de l’Habitat et du développement urbain (Minhdu) a abrité ce 4 octobre 2022 des concertations entre Célestine Ketcha Courtès le chef de ce département et le maire de la ville Luc Atangana Messi. La séance de travail porte « reconfiguration de l’échangeur Hilton et des études de faisabilité économique et financière pour une contractualisation en PPP». Il s’agit pour les deux parties de réfléchir sur les voies et moyens d’insérer l’échangeur à côté du Monument patriote érigé en ce lieu-dit Rond-point Hilton, il y a quelques mois. Lequel ne peut plus tenir exactement sur le site initial, désormais occupé par le monument patriote. Selon l’invitation servie par la Minhdu au maire de la ville, « les études de reconfiguration de l’échangeur Hilton nécessitent la coordination et la mise en cohérence avec le Plan de mobilité urbaine soutenable, les lignes de Transport en commun en site propre (TCSP) et le Bus rapid transit (BRT)». Ce qui laisse croire que le projet de BRT est imminent, alors que la ville de Yaoundé subit déjà l’engorgement à son centre.

L’ampleur de l’ouvrage initialement prévu sur ce site est de nature à nécessiter de l’espace ; or le monument patriote occupe déjà ce qu’il en restait encore de libre à cet effet. En considérant la proximité des immeubles qui jouxtent le Rond-point, notamment le Hilton hôtel, l’Immeuble ministériel N°2, le ministère en charge de l’Economie, l’Agence de régulation des télécommunications. Il ne reste plus que le parking du Minepat et l’espace vert de l’immeuble ministériel N°2. Décaler l’échangeur d’un côté comme de l’autre, le réduirait à sa plus simple expression, à défaut d’imposer des casses sur ces bâtiments voisins. Du coup, la probabilité de détruire tout ou partie du monument patriote est grande.

Entêtement

C’est le 18 mai 2022 que Célestine Ketcha Courtès avait inauguré ce monument, comme représentante personnelle du Chef de l’Etat. Une fois le projet annoncé, la presse avait attiré l’attention en son temps, sur l’ouvrage initialement prévu à cet endroit. Mais le maire de la ville avait foncé droit dans son projet, malgré la pluie de dénonciations sur les réseaux sociaux. Le marché avait été réalisé par l’entreprise turque S&E SARL. Il s’agit d’un ouvrage décoratif de forme circulaire bâti sur 3664m2, constitué deux arcs croisés de de 15m de haut portant les insignes ‘’J’aime mon pays le Cameroun’’ et ‘’I love my country Cameroon’’, au centre desquelles se trouve un ballon de football. Outre cet aspect ressorti, l’ouvre comprend des jets d’eau synchronisés, 10 étoiles florales, 5 bancs publics, 2 pistes circulaires de marche sportive, des espaces fleuris gazonnés.

La maquette de l’échangeur prévu sur le site

Des voies s’étaient élevées pour dénoncer ce « détournement » d’un projet qui allait contribuer à désengorger le centre-ville de la capitale, pour de la décoration. Mais Luc Messi Atangana s’était entêté à aller jusqu’au bout. Moins d’un an après sa construction, l’ouvrage va certainement être détruit totalement ou partiellement, selon ce qui sera décidé au terme des concertations que présidera celle même qui l’avait inauguré en grandes pompes en mai dernier. Les deux acteurs de ce tacle contre le développement de la capitale camerounaise, sont les principales personnes chargées de réfléchir sur la correction à faire sur ce site où convergent cinq rues, devant les Services du Premier ministre.

Infrastructures : le lamidat de Bogo se dote d’une nouvelle « Fada »

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Une bâtisse d’une capacité de 3000 personnes en dur, décorée aux motifs traditionnels ; des cadres répartis pour chaque catégorie de notables et de personnes. Ainsi se présente la nouvelle Fada du lamidat de Bogo. Il s’agit d’une salle d’audience que l’on trouve dans chaque chefferie de la partie septentrionale du Cameroun et qui est un cadre « mythique » de concertations entre le chef, ses sujets, les notables et les hôtes de marque. Bogo n’en manquait pas, mais s’en est dotée une nouvelle. « La construction de cette nouvelle salle vient résoudre le problème d’espace lorsqu’il y a des invités en nombre », se justifie Sa majesté Bouba Bello, lamido de Bogo. Il s’agit donc d’«améliorer le standing de la salle de concertation des notables et du lamido, ainsi que faciliter la communion entre les populations et leur monarque», ajoute le guide de cette chefferie qui a baptisé cette salle Fada lamido Ba’aba, du nom du lamido Ousmanou Gâré, un de ses prédécesseurs réputé avoir été un leader très respecté.

Le lamido de Garoua , invité d’honneur

A l’occasion, le nouveau monarque de Garoua a fait le déplacement de Bogo, à l’invitation de son homologue local pour rehausser l’éclat de la cérémonie. Sa majesté Ibrahim Elrachdini qu’accompagnaient une bonne brochette de ses ministres, a été chaleureusement accueilli par une foule en liesse. Populations et notables et chefs traditionnels ont rendu au successeur du lamido Alim Hayatou, l’hommage dû à son rang, au nom de l’amitié qui lie les deux lamidats.

Arbitrage : Samuel Eto’o se débarrasse d’Evehe Divine

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Evehe Divine et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), c’est fini. Une fin peu glorieuse pour l’ancien arbitre international. L’homme qui a fait l’honneur du Cameroun dans plusieurs stades et compétitions internationales de football a été remercié samedi par Samuel Eto’o Fils le président de la Fécafoot. Désormais, le département des arbitres sera présidé par Jean Marie Wam, une autre ancienne gloire du sifflet camerounais. Avec comme adjoint en charge du football professionnel Evarist Mekouande. Deux assistants vont accompagner ce duo de renommée internationale : Henry Duvalier Mouandjo Kalla et Sengue Elame, respectivement en charge du suivi de la documentation et des carrières des arbitres et en charge des stages, formations et de la logistique.

Derrière la discrétion qui entoure l’acte d nomination pris ce 1er octobre 2022 par le président de la Fécafoot, il y a plusieurs procédures judiciaires contre Evehe Divine. Une enquête judiciaire a été ouverte ce lundi par le parquet de Yaoundé centre administratif contre l’homme. C’est la suite d’une plainte déposée le 6 avril 23019 au Tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif, contre l’ancien arbitre, par un de ses anciens collègues, le commissaire de police Alain Nganko. Ce dernier accusait son aîné professionnel de pratiques homosexuelles sur les arbitres, attouchement et menaces de mort. Trois ans après, alors que l’on croyait l’affaire classée, l’on a appris des couloirs de la justice que des enquêtes étaient toujours en cours.

Entre temps, d’autres voies se sont ajoutées à celle d’Alain Nganko, pour dénoncer les abus du patron de la commission des arbitres de la Fécafoot. Un pas vient d’être fait, et la Fécafoot s’est séparé de celui que la Confédération africaine de football (CAF) vient de nommer à sa commission des arbitres. Au moment où la FIFA mène également des enquêtes sur l’homme, sur la base d’une autre plainte déposée par Alain Nganko. Si ces procédures aboutissent, Evehe Divine risque la prison. Mais déjà, l’homme perd ses prérogatives d’instructeur FIFA à la Fécafoot.

Mvila : le Rdpc forme sa base

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Les présidents et membres des sections et sous-sections de cette localité ont fait une démonstration de force, par leur présence massive, lors de la session de sensibilisation qui s’est tenue le 30 septembre dernier à Ebolowa, dans la région du Sud. 

Le chef de la délégation permanente départementale du comité central pour la Mvila, Minette Libom Li Likeng, a présidé le 30 septembre 2022 dans la maison du parti d’Ebolowa, une rencontre de concertation des responsables politiques du Rdpc. L’assise avait pour but d’outiller les cadres des différents bureaux, sur la structure et le fonctionne ment du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc). Mais également sur la promotion du développement social et économique, cas d’un organe de base ; et la discipline du parti. Que ce soit à l’égard des membres du comité central ou aux présidents des sous-sections, le message a été le même. « Nous au Rdpc, préparons nos lieutenants pour qu’ils aient des armes face à l’adversité. Je dois préciser que nos adversaires sont soit de l’intérieur pour ceux qui ne maîtri sent pas les textes et l’idéologie du parti et de la vision de notre grand camarade Président national, Son Excellence Paul Biya, grand artisan de la paix et de l’unité, soit de l’extérieur, pour tous les concurrents qui cherchent les arguments pour convaincre », a expliqué Minette Libom Li Likeng. Un discours conforté par son camarade, l’honorable Jean Jacques Zam, député de la Mvila 

Centre Biwong Bulu, qui a laissé entendre que l’arbre à palabres se tient dans un contexte de réconciliation et de préparation des élections sénatoriales 2023.

Repartir dans les nouvelles bases 

Du moins, sur le papier tout va bien. Paul Biya le président national du Rdpc, a rempilé pour un septième mandat à la tête du pays, en octobre 2018. Quelques mois plutôt, le parti avait raflé dans la Mvila, tous les sièges de sénateurs et la razzia s’est poursuivie en 2020 à l’Assemblée nationale, puis aux élections municipales. Des records électoraux, qui font rêver et enrager l’opposition, mais n’empêchent pas la première formation politique du Cameroun d’être traversée par des querelles internes récurrentes.

Le volcan qui couvrait est entré en éruption il y’a un an, à la faveur du renouvellement des organes de base du Rdpc. Une opération somme toute classique, visant à dési gner les responsables locaux du parti, mais qui a donné lieu à un déchaîne ment de passion et de violence sans précédent : règlement de compte, pratiques occultes, coups et blessures… La séquence a été du plus mauvais effet. Après cet épisode, il faut tourner la page et repartir à la conquête. D’après les tactiques de conservation de pouvoir devoilées à l’issue de la réunion du 30 septembre, les présidents des organisations spécialisées que sont l’Ofrdpc et Ojrdpc entendent faire des prochaines élections, une occasion de renforcement de l’esprit Rdpc, ses valeurs et objectifs, tels que prônés par leur président national.

 Concernant le moteur de cette stratégie, le chef de la délégation a souligné que : « la femme est le moteur de nos réussites. Leur présence effec tive et leur dynamisme jamais démentis donnent une plus-value à l’aura du parti ». En ce qui concerne les jeunes, conclut le patron politique de la Mvila: « Nous avons besoin d’une jeunesse plus travailleuse, ingénieuse, conquérante et futée ». En attendant la moisson, les fi lets sont déjà tendus pour infliger une défaite cuisante à l’opposition.

La 7e édition  du programme « Seeds for the future 2022 » prend fin

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La 7e édition  du programme « Seeds for the future 2022 » vient de s’achever. Cette formation initiée par le géant mondial des TICs Huawei aura permis à  20 jeunes camerounais de bénéficier d’une formation en ligne auprès des meilleurs techniciens chinois. « je tiens à remercier Huawei pour cette opportunité qu’ils nous offrent à nous étudiants camerounais. Cette formation nous permet aujourd’hui de s’arrimer aux nouvelles technologies et pas seulement de les connaître mais aussi de voir comment les implémenter au niveau local et ainsi mettre ceci au service de notre pays », a déclaré  l’étudiante Akukulong Nauradyn étudiant à de SUP’PTIC, et capitaine de la cuvée 2022 des Seeds .

Outre les étudiants, quelques enseignants ont aussi pris part à cette cérémonie de clôture. Pour Mme EFON Esther ABBIA, enseignante certifiée Huawei à SUP’PTIC « le fait que Huawei permet aux étudiants de se retrouver dans un même site pour cette formation est une innovation très importante. Cela a permis à cette cuvée de réellement se retrouver dans les conditions idéales pour ce type de formation et de pouvoir travailler aisément dans les projets de groupe Tech4Good»

Concrètement, les étudiants venus de plusieurs institutions universitaires tant du privé que du public ont reçu une formation spécifique dans le domaine des nouvelles technologies. A la fin de cette formation, Huawei leur a offert des présents pour matérialiser l’espoir qu’il place en ces jeunes.

De façon pratique, Seeds for the Future, projet initié par Huawei depuis 2008, assure la formation des étudiants en TIC à travers le monde. « Nous croyons que, grâce à la prise de conscience collective et l’effort conjoint de tous les intervenants dans une industrie, l’écart entre l’offre des talents et la demande des professionnels des TICs sera comblé. A cet effet Huawei Cameroun s’engage une fois de plus à continuer de travailler avec le Gouvernement camerounais et les écoles partenaires pour réduire cet écart de façon considérable »,  avait rassuré  rassuré Thomas Zhang, directeur général de Huawei Cameroun. A l’en croire, ce projet a permis à Huawei de s’associer à plus de 400 universités et a changé la vie de 120 étudiants camerounais. 

Les lauréats « Seeds for the Future 2022 » complètent ainsi la liste de talents déjà formés par Huawei depuis le début de ce programme de formation et de transfert de compétences au Cameroun.

Football/Coupe du Cameroun : Coton sport vainqueur, logiquement

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 » On ne peut pas cracher en l’air et s’empêcher de recevoir sur la figure ». Commentaire d’Emmanuel Ndoumbe Bosso. Au terme de la finale de la Coupe du Cameroun de football 2022. Et de fait, Bamboutos FC de Mbouda ne devra s’en prendre qu’à lui-même. Le club le plus populaire du Cameroun n’aura pas au gérer tous les détails du match de la finale de la Coupe du Cameroun de football. Alors qu’on rentre dans les arrêts de jeu, le gardien de but des Mangwa boys apprécie mal une balle plombée dans le dos de la défense et laisse le rebond mais saute légèrement,alors que Marou Souabou, l’attaquant de Coton sport de Garoua, s’est engagé corps et âme dans le duel qu’il remporte. Le portier de Bamboutos effleure à peine le cuir qui ressort, alors que le dernier rempart est au sol. L’adversaire reprend le ballon et loge dans des buts vides. Coton ouvre ainsi le score en fin de partie, sans que Bamboutos n’ait l’occasion de pouvoir remonter la pente. Une leçon de l’expérience pour ce club qui regorge de joueurs de talents, une bonne partie des joueurs de l’équipe nationale A’. Des joueurs habitués à la haute compétition et qui savent mieux que Bamboutos, gérer un match à élimination directe.

Deuil chez les Mangwa boys

Le rêve était permis mais Bamboutos n’a pas saisi l’opportunité de séduire enfin dame coupe. Après l’échec de 2016. Après avoir pourtant vendangé les quelques occasions qu’il a eues. Nacer Njoya et ses coéquipiers ont multiplié des loupés et maladresses. En face, les poulains de Gabriel Haman qui n’ont eu que peu d’occasions réelles, a su transformer la meilleure qu’il a eue. Les deux adversaires se retrouveront le 13 octobre prochain en Super coupe du Cameroun. Match qui opposera le champion du Cameroun au vainqueur de la Coupe du Cameroun. Les deux compétitions ont été remportées par le même club, mais la Fecafoot avait déjà prévu que quelle que soit l’issue de la finale, Bamboutos FC de Mbouda sera considéré comme le vainqueur de la Coupe.

C’est la septième finale que le club phare de Garoua remporte sur les huit déjà jouées. Là seconde face à Ndoumbe Bosso. Coton l’avait déjà remportée en 2014 contre Panthère sportive du Ndé jadis entraînée par le technicien qui figure parmi les plus capés du Cameroun.

Marché Des Capitaux : la BAD a besoin de 67 milliards pour « nourrir l’Afrique » 

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Ces fonds qui proviendront d’un seul investisseur japonais vont permettre à accroître la production alimentaire en Afrique.

La Banque Africaine de Développement (BAD) a émis le 14 septembre 2022, une obligation thématique d’un montant de 100 millions de dollars américains, soit environ 67,697 milliards de F CFA. L’obligation qui arrivera à échéance en septembre 2029, avec une maturité de 7 ans, est destinée à l’une de ses cinq grandes priorités opérationnelles, « Nourrir l’Afrique ».

La nouvelle émission a été arrangée par l’entreprise fi nancière américaine (Citigroup Global Markets Limited) et vendue sous forme de placement privé à un seul investisseur japonais, (Norinchukin Bank), qui soutient activement les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de la foresterie. Notée Aaa/AAA/AAA/AAA par les plus grandes agences mondiales de notation (Moody’s/S&P/Fitch/Japan Credit Rating) avec, perspectives stables, la BAD veut réduire la pauvreté en Afrique, mettre un terme à la faim et à la malnutrition d’ici à 2025. Mais également, faire de l’Afrique un exportateur net de denrées alimentaires et porter le continent au sommet des chaînes de valeur orientées vers l’exportation, dans lesquelles elle possède un avantage comparatif. « Cette obligation thématique est liée aux cinq priorités opérationnelles de notre stratégie décennale appelées le (Top 5) ou (high5) en anglais. L’objectif étant de financer des projets liés à chacune des (Top 5) », apprend-on du communiqué qui annonce l’action. 

257 millions d’africains souffrent de la faim 

Toutefois, les statistiques des Nations Unies liées à des situations de sous-alimentation ne sont pas nouvelles dans les « pays plus pauvres à déficit vivrier » d’Afrique. Selon les nouvelles données présentées dans un rapport élaboré conjointement par le Bureau régional de la FAO pour l’Afrique et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), intitulé « Aperçu régional de la sécurité alimentaire et de la nutrition en Afrique », la faim en Afrique continue sa progression après plusieurs années de déclin. Ce, hypothéquant les efforts d’éradication déployés pour atteindre les objectifs de Malabo 2025 et le Programme de développement durable 2030, en particulier l’Objectif de développement durable 2 (ODD 2). Le rapport montre que sur les 257 millions de personnes qui souffrent de la faim en Afrique, 237 millions vivent en Afrique subsaharienne et 20 millions en Afrique du Nord.

L’Organisation des Nations Unies (ONU) indique que par rapport à 2015, on compte 34,5 mil lions de personnes sous-alimentées de plus en Afrique, dont 32,6 millions en Afrique subsaharienne et 1,9 million en Afrique du Nord. Près de la moitié de l’augmentation est due à l’accroissement du nombre de personnes sous-alimentées en Afrique de l’Ouest, tandis qu’un tiers se trouve en Afrique orientale. Des données qui n’ont plus besoin d’être évoquées par des chroniqueurs spécialisés car, l’accord sur la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (Zlecaf) offre la possibilité d’accélérer la croissance et le développement durable en stimulant les échanges commerciaux, y compris le commerce des produits agricoles. Malheureusement, bien que les exportations agricoles intra-africaines soient passées de 2 milliards de dollars en 2000 à 13,7 milliards de dollars en 2013, elles restent relativement modestes et souvent informelles. 

Promotion: Blaise Moussa, nouveau DG de Camwater

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Depuis ce 30 septembre 2022, Blaise Moussa est le nouveau Directeur général de la Cameroon water utilities corporation (Camwater). Celui qui était jusqu’ici Directeur des affaires générales au ministère de la Fonction publique et de la réforme administrative (Minfopra), a été nommé au terme d’une session extraordinaire du Conseil d’administration de la structure.

Yaounde a ainsi opté pour le remplacement de Gervais Bolenga. Le désormais ex Dg avait été sommé début septembre par le ministre de l’Eau et de l’énergie (MINEE), de trouver des solutions urgentes à la crise de l’eau qui avait atteint des proportions alarmantes à la fin des vacances. Une réunion interministérielle avait été convoquée le 12 septembre à Akomnyada, le site de l’usine de traitement d’eau de Mbalmayo. A l’évidence, la situation ne s’est pas toujours améliorée. Yaoundé a toujours soif. L’arrière-pays suffoque.

Ngo Ndjicki, DGA

Yaounde a ainsi décidé de faire confiance à cet inspecteur des régies financières pour sauver un secteur névralgique de l’État, constamment en crise. L’ancien secrétaire général de la Fecafoot arrive sur un terrain miné. Parmi les débiteurs de la Camwater, l’État qui doit des milliards de francs CFA. En août dernier, la dette était estimée à un peu plus de dix milliards de francs CFA, et l’on annonçait une partie déjà épongée, mais les caisses de la Camwater en attendent encore des débiteurs. Le maçon qui avait engagé la modernisation de l’administration de la Fecafoot, est attendu au pied du mur.

Blaise Moussa sera secondée par Mme Ngo Ndjicki, jusqu’ici Directeur de la mobilisation des ressources en eau au MINEE.

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