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Cameroun : Franchir enfin les quarts

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En Afrique, le Cameroun est un poids lourd du football. Cinq fois déjà champion d’Afrique, derrière l’Egypte (7 titres) et devant. Mais sur le terrain de la coupe du monde, le pays des Lions indomptables demeure le client le plus régulier. Avec déjà sept participations, en attendant Qatar 2022, depuis Espagne 1982 qui a vu le pays terminer le tournoi sans défaite. Trois nuls pour une première. Un but refusé à Roger Milla dans des conditions querellées jusqu’au sommet de la Fifa, barre la voie du second tour au Cameroun, au profit de la Pologne. Mais huit ans après, les Lions indomptables réaliseront un parcours héroïque.

Italie 90 voit le Cameroun atteindre les quarts de finale atteint en 1990. En match d’ouverture, le pays réussit l’exploit de brûler la politesse au géant de l’époque, l’Argentine, championne du monde en titre (0-1). S’en suit une série victorieuse qui verra passer à la trappe des nations plus capées. La Roumanie (2-1) permet aux joueurs de Valery Nepomniachi d’arracher leur ticket pour le second tour. L’URSS prendra le dessus sur les poulains de son citoyen Valery Nepomniachi (4-0) en dernier match de groupe.

En 8ème, la Colombie subit le même sort (2-1). Avant d’être éliminé en quarts par l’Angleterre (3-2). Et même cette Angleterre aura eu des sueurs froides. Après avoir ouvert le score, les Three Lions se font rattraper par les Lions indomptables, puis devancer, avant de sortir la tête de l’eau dans les prolongations. Evoluant pourtant contre une sélection des Lions indomptables amoindrie par une série de défections dues à un arbitrage pour le moins complaisant du Français Michel Vautrot au match d’ouverture.

C’est le premier pays africain à atteindre cette étape. Et même l’Angleterre Depuis lors, en dehors de France 98 qui a été teinté des mêmes problèmes d’arbitrage, les Lions indomptables ont sombré dans des querelles managériales et autres querelles de clocher : grève à Corée-Japon 2002, non qualification pour Allemagne 2006, guerre de leadership en 2010, grève des joueurs et problèmes de primes à Brésil 2014. Le pays a manqué le rendez-vous de Russie 2018, après avoir pourtant déjoué les pronostics en remportant la CAN 2017.
Qatar 2022 est donc le rendez-vous du réveil du Cameroun. Et même si, à moins d’un mois du début de la Coupe du monde, le pays reste englué dans une guerre d’équipementiers, il reste que le groupe qui a livré la CAN 2021 à domicile et les éliminatoires du Mondial, est rassurant du fait de la présence d’un certain nombre d’individualités dont le portier André Onana. L’arrivée de Samuel Eto’o semble être un élément positif. L’ancien capitaine, hier acteur clé du pourrissement de la tanière, se présente aujourd’hui comme l’homme de la révolution. Au-delà du prolongement de certaines crises au sein de la famille du football camerounais, à mettre à l’actif du plus titré des footballeurs camerounais, il reste que le syndicaliste d’hier a déjà montré des gages de ce que les questions de prime qui ont généralement déconcentré les joueurs, relèvent d’un passé lointain. Samuel eto’o, lui, a déjà donné rendez-vous aux fans des Lions le 18 décembre, avec le trophée.

Le Cameroun en bref

Nom : Les Lions indomptables
Participations (dont 2022): 08
Titre : 00
Sélectionneur manager : Rigobert Song Bahanag
Capitaine : Vincent Aboubakar
Meilleur buteur : Samuel Eto’o
Joueurs célèbres : Rigobert Song Bahanag (127 sélections), Samuel Mbappe Leppe, Roger Milla, Thomas Nkono, Théophile Abéga, Joseph Antoine Bell, François Omam-Biyik, Patrick Mboma, Idris Carlos Kameni, Rigobert Song Bahanag.

Cemac-Budget 2023 : baisse de 3,68% par rapport à l’an dernier.

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Commission-cemac-en-pleine-séance-de-travail

Le lundi 24 octobre 2022, le Conseil des ministres de l’Union des Etats de l’Afrique centrale (UEAC), a fixé le budget prévisionnel 2023 de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) à72,3 milliards de fcfa.

Il faut dire que le budget fixé à 72,3 milliards de francs sera soumis à l’examen et à l’adoption du Conseil des ministres de la Cemac, le 28 octobre prochain à Yaoundé. Il s’agit, avec le budget présenté, de relever les principaux défis de la communauté.

Il faut noter que cette décision « est le fruit d’un effort collectif qui s’est affirmé et réalisé dans le cadre des travaux des Conférences budgétaires. Dans cet exercice, nous nous sommes efforcés d’instaurer une approche inclusive de la préparation du budget de la communauté qui permette à toutes les institutions communautaires de contribuer davantage à la sélection des programmes et projets de l’année 2023 ».

 En outre, « ce projet de budget est le résultat de tout un processus, auquel les étapes et les hypothèses qui le sous-tendent ont scrupuleusement été respectées : débats des conférences budgétaires ; validation par le collège des Commissaires et enfin, sa soumission aujourd’hui à l’examen du comité Inter-Etats. De manière détaillée, il repose sur cinq grands axes prioritaires du processus d’intégration régionale identifiés comme des défis communautaires à relever. Contribuer davantage à la sélection des programmes et projets de l’année 2023 »

Les priorités

Pr Daniel Ona Ondo

Selon le président de la Commission de la Cemac, le Pr Daniel Ona Ondo, ledit budget repose sur « cinq grands axes prioritaires du processus d’intégration régionale identifiés comme étant les défis communautaires à relever ». A savoir : la dépendance à l’exportation des matières premières ; la promotion et la transformation structurelle des économies de la Cemac à travers leur diversification ; l’industrialisation et le relèvement du commerce intracommunautaire ; l’amélioration de la résilience des économies de l’espace en cas de perturbations des échanges internationaux ; le renforcement de l’attractivité des économies de la sous-région à travers l’amélioration du climat des affaires et la systématisation, au bénéfice de la Communauté, de la totalité de la TCI collectée.

Le Budget

Avec 3,68% par rapport à l’an dernier, le budget de la Cemac passe de 75,1 milliards de francs (2022) à 72,3 milliards de francs (2022).

De 75.125.136.477 (soixante-quinze milliards cent vingt-cinq millions cent trente-six mille quatre cent soixante-dix-sept) FCFA, la Commission Cemac prévoit un budget arrêté en ressources et en emplois à la somme de 72 357 262 433 (Soixante-douze milliards trois cent cinquante- sept millions deux cent soixante-deux mille quatre cent trente-trois) FCFA. Une diminution totale de 2.767.874.044 FCFA.

« Les prévisions de financement par la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI) sont estimées à 51 690 000 000 FCFA en dépit de son potentiel évalué à 118,6 milliards de franc CFA, soit 1 % de 11. 860 milliards du volume attendu des importations dans la zone Cemac. Ce niveau des ressources ne pourra être atteint qu’à la faveur d’un recouvrement efficace de la TCI auprès des Etats membres dont l’attitude manifeste observée dans la rétention de cette taxe devient préoccupante d’année en année », explique le professeur Daniel Ona Ondo. Il a profité de cette circonstance pour saluer le « leadership » du président de la République du Cameroun, Paul Biya, président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etats, et sa « constante sollicitude à l’égard des institutions communautaires ».

Pénurie de gaz : les spéculateurs s’en mettent plein les poches.

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À chaque crise due au manque de gaz domestique, les détenteurs des points de vente et de distribution trouvent des stratégies pour lever les enchères.

8 000, 9000, 10000 et même 15000 F CFA le prix d’une bouteille de 12,5kg de butanes dans certaines stations-services et points de ventes des métropoles du pays. Des prix qui varient dans les dépôts pendant la pénurie. A Yaoundé, dans les quartiers comme Bastos, Cité-verte, Lon kak, Biyemassi, Vogada et autres les populations semblent s’arrimer à la donne. A la cité verte, lieudit Yoyo Bar, il suffit de faire un tour au dépôt de gaz situé après la station-service Tradex, pour constater que le gaz passe désormais de 6500 F CFA à 8000 F CFA.

Deux plus d’intérêt

Pour une bouteille qui coûte généralement 6500 F CFA, le commerçant qui vend à 9000 F CFA se trouve avec un bénéfice de 2500fcfa sur chaque bouteille. Même s’il a acheté ces bouteilles à 7000 F CFA, il fait des bons comptes. Imaginez combien l’un de ces revendeurs gagne par jour, s’il vend une bouteille à 15000fcfa. En fin de journée s’il a vendu 30 bouteilles de gaz de butane, il ne peut que se réjouir de la pénurie.

La population s’y adapte

« Nous sommes déjà habitués à acheter une bouteille de gaz à plus de 9000fcfa ici au quartier Bonamoussadi. La semaine passée, j’ai acheté 2 bouteilles de gaz à la Tradex à 27000 F CFA car j’ai passé la commande 2 jours avant et le prix a été conclu ainsi. Certains prennent la bouteille à 15000fcfa et parfois moins », déclare Adeline Mouketé détentrice de restaurant. Comme elle, Ais satou Daibou, ménagère rési dente à la ville de Soa, se procure le gaz domestique au quartier Ngousso Yaoundé. Selon elle, « lorsqu’il y a pénurie, Achille Tchinda, lui vend la bouteille de 12,5kg à 8500 F CFA. Pour les plus petites bouteilles (la moitié des 12kg) les prix varient entre 4 et 5 mille franc CFA ». Une situation qui est vécue au vu et au su de tous. La semaine dernière, les autorités de la ville de Douala, précisément du commerce ont été saisis par les habitants qui se plaignaient des prix exorbitants du gaz dans leur quartier. Selon eux, « une certaine station-service Tradex commercialisait le gaz à 15000 F CFA ». Vérification faite, des sanctions ont été appliqué par la délégation régionale des transports du littoral.

Les commerçants s’en mettent plein les poches

Nous nous sommes rendus samedi 22 octobre 2022 dans 3 dépôts du marché Mokolo et 2 stations-services des quartiers Nkomkana et Tsinga. Dans ces points de vente, bien que le gaz soit déjà disponible, les propriétaires ne comptent pas baisser de sitôt les prix. « Pour avoir ce stock, il a fallu qu’on négocie avec les distributeurs. Car tout le monde voulait l’avoir. Les prix ont été revus à la hausse. Nous de même nous allons les écouler avec un surplus », affirme sans crainte Estelle Mbella, détentrice de dépôt de Gaz au lieu-dit Mokolo en bas, juste en face de l’ancienne station-service MRS. A Mkomkana, au niveau de la station-service Total Energie Komkana 2, l’une des pompistes présente précise que « les prix augmentent à chaque pénurie. Un surplus de 500 F CFA ou 1000 F CFA est généralement introduit. Et cela permet d’avoir plus d’entrées ». Si pour les ménagères la pénurie est un moment de souffrance, pour les commerçants de butane, c’est une période pour se faire plus d’argent. « A quel mo ment nous aussi nous pouvons profiter. Si nous ne profitons pas maintenant, demain on ne le fera pas. C’est une stratégie commerciale. Si je remarque que plusieurs des dépôts de mon secteur sont en manque de stock, je crée la pénurie et je passe automatique ment à la hausse des prix. D’ailleurs le gouvernement fait pareil », rétorque le détenteur de dépôt de gaz « le meilleur » situé nouveau marché MEEC.

Le Mincommerce

Selon la délégation du commerce, le marché noir du gaz est un véritable problème. Et pour résoudre cette situation, la délégation est obligée de saisir les stocks de ceux qui lèvent les en chères sans autorisation. « Nous avons tout fait pour empêcher que se développe le marché noir, il nous est revenu que les gens vendaient du gaz à 9000-10000 F CFA. A chaque fois que nous avons identifié des spéculateurs, nous avons saisi des stocks de gaz et ceux-ci ont été vendus au sein des délégations de nos services », explique une source du ministère du commerce.

En effet, le commerce du gaz devient plus fructueux pendant la pénurie. Les commerçants trou vent toujours le moyen de vendre cher. S’il est vrai qu’il est difficile de se faire livrer pendant la pénurie, cependant les prix selon le ministère du commerce restent inchangés.

ProCisa : la GIZ veut évaluer l’impact de ses financements.

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L’organisme de la coopération allemande est à la recherche d’un bureau d’étude national devant apprécier les retombées de son Projet centres d’innovations Vertes pour le secteur agro-alimentaire (Procisa), financé à hauteur de 53 milliards de fcfa.

53 milliards de francs CFA. C’est le montant de l’enveloppe mobilisée par la GIZ, organisme de la coopération allemande, pour la mise en œuvre de son Projet Centres d’Innovations Vertes pour le Secteur Agroalimentaire (ProCisa) en partenariat avec le ministère camerounais de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) et celui de l’Elevage, de la Pêche et de l’Industrie animale (Minepia). Près de sept ans après le lancement officiel dudit projet le 10 novembre 2015 à Yaoundé, l’orga nisme allemand veut évaluer son impact.

Le directeur administratif et financier de l’organisme vient en effet de lancer un appel d’offres national pour le recrutement d’un bureau d’étude chargé de l’évaluation d’impact du projet GIZ ProCisa. « L’objectif de la mission est de mesurer l’impact du projet selon la logique et la matrice des résultats. En plus de l’évaluation à travers les indicateurs Outcome et d’adoption, les thèmes suivants se ront abordés lors de l’étude pour évaluer l’impact du projet : innovations et indicateurs, appui aux organisations paysannes, adoption, changement climatique, sécurité alimentaire, résilience, spillover », in forme le document. Ainsi, « la mission consiste en une enquête quantitative auprès d’un minimum de 1200 ménages et 240 entreprises (y inclus les bénéficiaires et les groupes de contrôle). Pour l’évaluation qualitative, 13 discussions de groupes de bénéficiaires sont pré vues avec au moins 8 participants par groupe ».

Le Projet Centres d’Innovations Vertes pour le Secteur Agro-alimentaire (ProCisa) fait partie de l’initiative « un seul monde sans faim » implémenté par le ministère allemand de la Coopération et du Développement économique (BMZ). Le projet vise à éliminer la faim et la malnutrition en introduisant diverses innovations dans le domaine de l’agriculture, de manière à accroître la productivité et des revenus des petites exploitations agricoles, ainsi qu’une augmentation du chiffre d’affaires et d’autres indicateurs clés des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (Mpme), et aussi contribuer à la création des emplois dans le secteur agro-alimentaire local et le développement rural durable dans cinq régions sélectionnées. Il s’agit du Centre, du Sud-Ouest, de l’Ouest, du Nord-Ouest et de l’Adamaoua.

Le projet est exécuté dans les filières pomme de terre et cacao, ainsi que dans le domaine de l’aviculture traditionnelle. Concrètement, il s’agit de : promouvoir auprès des producteurs locaux, l’utilisation des semences améliorées, la mécanisation, la transformation ; mettre en place des infrastructures de stockage ; dispenser des formations aux producteurs ; faciliter l’approvisionnement en in trants agricoles, etc. Il a une durée de neuf ans (2015-2024).

Finances Publiques : dette intérieure : le Minfi rejette 5656 créances douteuses.

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« Doublon », « déjà payé », « double emploi », « payé partiellement », « déjà traité », « même contenu de dossier, mais des numéros de titre différents », « hors période de référence » constituent les motifs évoqués par le ministre des finances.

Les premiers résultats de l’opé ration d’audit des arriérés de paiement de l’Etat et de ses démembrements (ministères, universités d’Etat, entreprises et établissements publics, Collectivités Territoriales Décentralisées) sur la période allant du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2019 sont connus. L’on apprend, à travers un document récemment publié par les services du ministre des Finances (Minfi) Louis Paul Motaze que des créances réclamées par près de 5656 prestataires ont été rejetées. Les motifs de ces rejets tournent autour de : « doublon », « déjà payé », « double emploi », « payé partiellement », « déjà traité », « même contenu de dossier, mais des numéros de titre différents », «

Hors période de référence ». Des faits, pour la plupart, assimilés à des tentatives de fraudes selon le Minfi qui met en garde « toutes les personnes mal intentionnées, tentées de recourir à des manœuvres frauduleuses à l’effet de réclamer des créances fictives à l’État. A ce propos, ces cas de falsification avérée des documents ont été déjà appréhendés et leurs auteurs sont actuellement aux arrêts ».

Plus de 32 000 créances à confirmer

Ainsi, la phase de recensement des dossiers physiques est arrivée à son terme. Mais l’audit se poursuit avec le lancement, le 17 octobre dernier, de l’opération dite de confirmation des créances réclamées. Plus de 32 000 dossiers seront traitées dans le cadre de cette opération qui devrait courir jusqu’au 18 novembre prochain. Selon le communiqué du Minfi indique, que pendant un mois, « les dossiers de créances réceptionnés par la Direction Générale du Budget et jugés auditables par les cabinets d’audit commis à l’effet d’expertiser les requêtes seront examinés ». A cet effet, les prestataires concernés ou leurs mandataires devront impérativement passer à la Direction Générale du Budget du ministère des Finances munis d’un certain nombre de documents, notamment : une copie certifiée de la Carte Nationale d’Identité (CNI) ; une copie de la carte de contribuable ; une copie du fait générateur de la créance ; une copie du procès-verbal de réception ou de l’attestation de service fait ; la ou les facture(s) définitive(s) ou décompte(s) ; et une copie authentifiée devant notaire de l’acte mandatant l’intéressé.

Lancé en 2020, l’audit de la dette intérieure de l’Etat a pour objectif de résorber la spirale d’endettement qui constitue un risque certain pour la stabilité des finances publiques, et de crédibiliser davantage la signature de l’Etat. Elle tient du fait que malgré les efforts consentis par le gouvernement en matière d’apurement de la dette intérieur de l’Etat, les services du ministère des Finances continuent de recevoir de nombreuses réclamations de paiements de la part des opérateurs économiques. Le gouvernement a choisi le cabinet ARC Audit Consulting, pour la réalisation de cet audit. Concrètement, ce prestataire va auditer les « arriérés des établissements publics, (des) entreprises publiques, les missions de services publiques, les dettes des marketeurs et les autres prix administrés », ainsi que les « arriérés des Collectivités territoriales dé centralisées », pouvait-on lire dans le résultat d’un appel d’offres publié le 26 octobre 2021. Cet audit cadre avec la Circulaire présidentielle du 10 juillet 2020 [relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2021] qui prévoit que la dette des en tités publiques devrait désormais être prise en compte dans les statistiques de la dette publique et faire l’objet de publication régulière.

Nda Chi : « Maa tsum Troh nefu » dernier chef-d’œuvre du gagnant de la Mutzig star 2019.

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Maa tsum Troh nefu est le nouveau titre musical du jeune artiste ressortissant de l’ouest Cameroun. Un véritable mélange culturel qui fait le bonheur des mélomanes depuis deux semaines.

Sortie il y a une semaine, la mélodie de l’artiste Nda Chi, de son nom de famille Ntoungchi Kamtchoua parle de « l’histoire d’un garçon dont la mère est morte en lui donnant la vie ». Maa tsum Troh nefu est en effet « un hommage à ces femmes par qui nous venons à la vie et qui s’en vont nous laissant dans un chagrin inimaginable », explique l’artiste.

Le message véhiculé

Dans un mélange d’univers musical, Nda Chi nous balade dans une compilation de culture bantou sans pareil. « La mort n’arrête pas l’amour », véhiculé le griot de Baleng. Selon lui, « de là où sont nos proches défunts, nous les aimons toujours et ils veillent toujours sur nous. C’est triste, mais c’est vrai ».

En réalité, « c’est l’histoire d’une ancienne camarade de classe qui est morte en donnant la vie. Et de plusieurs amis qui sont affectés par le chagrin du départ de leurs parents ».

Des études scientifiques ont montré qu’écouter des chansons tristes étaient bénéfiques, étrangement, pour le moral de ceux qui les écoutent. Pour les musicothérapeutes, c’est une manière de libérer un trop-plein d’émotions. C’est dans ce sillage que s’inscrit le nouveau titre de Nda Chi.

Les chansons dites tristes sont celles qui marquent le plus les mélomanes. Parce que ces chansons-là sont authentiques, elles racontent des sentiments que l’on a tous éprouvés à un moment donné. Qu’on éprouve toujours, à un moment donné. C’est vers ces chansons-là que l’on se tourne quand tout va mal. Ces chansons, elles pansent l’âme, soignent les blessures du cœur, de l’esprit. Et puis, étrangement, elles aident à aller mieux. Une étude allemande a prouvé que les chansons tristes rendaient heureux. En est-il de même pour Maa tsum Troh nefu de Nda Chi ? Il suffit d’écouter les titres de ce jeune camerounais, pour répondre par la positive.

Dieu inspire et la société nous touche.

Pour expliquer l’image et les émotions mis pour concevoir ce nouveau « bébé », Nda Chi précise qu’en « tant que griot, il se connecte aux émotions des gens et essaie de les retransmettre dans sa musique ».

En répondant à la question de savoir pourquoi un tel brassage culturel dans sa mélodie ? Pourquoi pas s’intéresser à la musique de chez lui, il répond : « Je suis un homme de toutes les autres cultures. Je me sens lié aux autres peuples de mon continent donc ce n’est que normal qu’un peu d’eux se retrouve en moi.

Origine

Originaire de Baleng plus précisément de Lafé Baleng, Nda Chi est né dans une famille d’intellectuels, croyants. Qui généralement ne manque pas de l’encourager davantage à faire les études que la musique.

N’étant pas le seul qui fait de la musique dans la famille, il a su hériter de ses oncles, tantes qui chantent aussi. Car ses « aïeux étaient des musiciens ». « D’ailleurs, on dit souvent de moi que je suis la réincarnation de l’un d’eux », déclare-t-il.

Parcours

Il faut rappeler que Nda Chi ne s’est pas fait du jour au lendemain. Mais c’est à travers un parcours plein d’expérience qu’il est arrivé à ce niveau aujourd’hui. En fait, il a été médaillé d’argent au Fans Club des Jeux Universitaires (JU) de Bamenda ; médaille de Bronze du Carnaval aux JU Maroua ; Epis d’argent au festival national des arts et de la culture 2018 ; vainqueur de Mützigstar 2019 ; révélation de l’année aux Balafon Music Awards (nomination 2020) ; meilleur chanteur aux Trophées VisartCulture Ouest (nomination 2020) ; meilleur artiste national aux VisartCulture West Awards (nomination 2020) ; meilleur album aux Trophées VisartCulture Ouest (nomination et victoire 2020) ; Top 6 des défis de la musique africaine ; représentant du Cameroun aux Jeux de la Francophonie (catégorie Chanson) ; meilleur artiste folk aux Public Vision Awards (nomination 2021) ; Lauréat du Concours international d’écriture de chansons (ISC) 2021 catégorie musique du monde (mention honorable) ; lauréate du Salon International des Voix de Femmes par Escale Bantou.

Gestion Publique : le Port de Douala à l’école du Consupe.

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À l’invitation du directeur général de la plateforme portuaire de douala-Bonabéri, des experts du contrôle supérieur de l’Etat y ont dirigé le 21 octobre 2022, un atelier de renforcement des capacités organisationnelles et professionnelles du personnel.

Le directeur général du Port Autonome de Douala (PAD) Cyrus Ngo’o a procédé au lancement du programme de renforce ment des capacités organisationnelles et professionnelles du personnel de la plateforme portuaire de Douala-Bonabéri le 21 octobre 2022. A cette occasion, une délégation d’experts du Contrôle Supérieur de l’Etat (Consupe) a fait le déplacement de Douala. L’équipe conduite par la ministre déléguée à la présidence de la République chargée du Consupe Rose Mbah Acha y a dirigé un atelier placé sous le thème : « Les notions d’irrégularités, de fautes de gestion, de préjudice et de responsabilités en matière de gestion d’une entreprise publique ».

« Cet atelier intervient dans un secteur où la force compétitive et la transformation accélérée des conditions concurrentielles, obligent les organisations à former les employés et à consolider leurs capacités contributives à l’atteinte efficace des objectifs, a indiqué le directeur général du PAD dans son discours de circonstance. Bien plus, cette formation est organisée au moment où le Port Auto nome de Douala est appelé à intégrer la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (Bvmac, Ndlr.) ».

Selon Cyrus Ngo’o, c’est donc dans ce contexte qu’interviennent les services du Contrôle Supérieur de l’Etat, institution supérieure de contrôle des finances publiques du Cameroun, qui dispose d’une « expertise méthodologique, pédagogique, technique nécessaire et reconnue par les textes de la République sur le programme de prévention des atteintes à la fortune publique ». Ainsi, le renforcement des capacités des employés de la plateforme portuaire de Douala-Bonabéri sur les notions d’irrégularités, de faute de gestion, de préjudice et de responsabilités en matière de gestion d’une entreprise publique, « arrive donc à point nommé, dixit Cyrus Ngo’o. Car, pour une entreprise cotée en bourse, et qui, tirant les leçons de son passé, la discipline stricte dans la gestion quotidienne des finances publiques doit être une condition sine qua non dans l’atteinte de ses objectifs de performance et de crédibilité ».

Notons que l’atelier du 21 octobre 2022 n’est que le premier d’une série prévue dans le cadre d’un protocole d’assistance technique signé entre le PAD et le Consupe. D’une durée de trois ans, ledit protocole définit en effet les modalités de la collaboration entre les deux institutions, dans le cadre de la mise en œuvre du programme de renforcement des capacités institutionnelles, organisationnelles et techniques du personnel du PAD en matière de gestion et de contrôle d’une entreprise publique.

Afrique subsaharienne : la cryptomonnaie prend des proportions.

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Une note de Chainalysis publiée en septembre dernier, indique que les transactions en cryptomonnaies en Afrique subsaharienne s’élevées à 100,6 milliards de dollars, entre juillet 2021 et juin 2022.

Selon la société américaine d’analyse de blockchain, Chainalysi, basée à New York, les transactions en cryptomonnaies sont en hausse de 16% par rapport à la période juillet 2020 – juin 2021. Une progression de 2% des transactions à l’échelle mondiale. Le cabinet souligne que « cet usage des monnaies numériques continuera de croître tant que les populations feront face à des difficultés qu’elles résolvent ».

Les têtes de liste

Le Nigeria grand utilisateur des monnaies virtuelles occupe le 11e rangs dans l’indice mondial d’adoption des cryptomonnaies créé par Chainalysis. L’Afrique du Sud et le Kenya occupent respectivement les 30e et 19e rang.

Avec le eNaira, la monnaie fiduciaire numérique nigériane émise par la Banque centrale, Binance, à entamer ce mois-ci des discussions avec les autorités nationales pour faire du Nigéria un moteur en Afrique.

Prédominance du marché de détail

Les paiements de détail représentent 95% de l’ensemble des transferts. Avec 80% pour les transactions de moins de 1 000 $. Il faut noter que le secteur de la cryptographie dans cette partie du continent se caractérise par une utilisation massive des plateformes pair-à-pair (P2P) avec 6 % environ de l’ensemble du volume des transactions. D’après le rapport de Chainalysis, l’Afrique subsaharienne devance « l’Asie centrale, du Sud et l’Océanie, qui ont les deuxièmes plus importants volumes ».

« L’utilisation de la cryptographie est motivée par la nécessité quotidienne, en particulier dans les pays où les valeurs des monnaies fiduciaires locales chutent, comme nous l’avons vu au Nigeria et au Kenya », indique le rapport Chainalysis.

Les raisons qui poussent les jeunes vers la cryptomonnaie

En Afrique, il est question de préserver ou de créer la richesse, face aux conditions économiques défavorables. Dans le but de faire barrière à la pauvreté et au chômage, la jeunesse africaine se lance dans cet univers en vue de trouver un canal de sauvetage.

Pénurie De GAZ : quand le charbon remplace le gaz à Kousseri.

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Depuis 2014, la cité capitale du département du Logone et chari fait face à des pénuries de gaz domestique. A ce jour, la situation reste inchangée et le charbon reste la seule initiative.

Dans cette partie du pays, le gaz de butane se fait rare. Pour se procurer ce précieux, il faut parfois se rendre dans la ville de Maroua, à environ 12 heures de route en voiture. Le prix d’achat dans cette partie du pays ne respecte pas les tarifications du ministère du commerce. « Les prix de gaz ici à Kousseri ne dépendent vraiment pas de nous. L’état de route, ne joue pas en faveur de nous. Pour se faire livrer, c’est vraiment coûteux. En plus, nous n’avons pas trop de dépôt de gaz. Seules les stations-services ont la priorité de vite s’en procurer. Voilà pourquoi nos prix sont différents de ceux du reste du pays », explique Amadou Bichara, à l’un de nos confrères de Garoua Info.

Il suffit de se rendre dans l’une des dizaines de dépôt de gaz de la ville de Kousseri, dans la région de l’extrême nord du pays pour faire le constat. « Lorsque la bouteille de gaz coûte moins cher, elle se vend entre 7500 et 8000fcfa », affirme Ada Ada, habitante de la ville. Pour faire face à cette situation, les ménages sont obligés de se rabattre sur le charbon à bois. Bien qu’interdit, du faite de la désertification, le charbon à gagner les habitudes des populations. La cuisson des aliments se fait pour la plupart du temps avec le charbon. Selon les études menées par Célestine Fawa, étudiante, en master re cherche en Géographie à l’Université de Maroua, en juin dernier, « 17 familles sur 20 uti lises le charbon dans le départe ment du Logone et Chari. Les 3 autres sont partagées entre la consommation de gaz et du feu de bois ». Une étude qui montre clairement la difficulté pour les habitants d’avoir accès au gaz domestique.

« Je me procure généralement le gaz à N’Djamena chez une connaissance. Au cas contraire, je passe la commande à Ma roua. Je dépense ainsi 6500 FCFA pour l’achat à Maroua, 6000fcfa pour le transport. Ce qui me revient à 12500 FCFA de dépense pour une bouteille de 12 kg chaque mois », affirme Bernadette Dikwa, par télé phone.

Recours au charbon

Kousseri n’ayant plus de route en bon état depuis plusieurs années, la ville éprouve des difficultés à avoir le gaz domestique. Conséquence la destruction de la flore pour se procurer du bois et faire du charbon. Il suffit d’avoir 500 à 1000 FCFA pour faire cuire les repas.

« En ce temps de pénurie de gaz, le charbon se vend cher. Non seulement à cause de son interdiction, mais également parce qu’il est sollicité en ce moment.

Un tas de moins de vingt morceaux de charbon se vend à 500 FCFA ; le sac de 100kg est vendu à 25 000 FCFA. Mais les ménagères n’ont pas d’autres choix que d’acheter malgré la flambée de prix. « C’est trop cher, mais nous sommes obligés de faire avec. Je dé pense au moins 1 000 F pour le charbon et le dôme pour préparer le repas », témoigne une ménagère.

Canada: Retour dans la cour des grands 36 ans après

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C’est une ambiance folle qui accueille la victoire (4-0) du Canada sur la Jamaïque en avril dernier. Le pays venait de se qualifier pour la Coupe du monde 2022. Une grande première. 36 ans après la première participation des Canucks au Mondial de football. En effet, le premier test dans la cour des grands fut Mexico 1986. Un test à très vite oublier. Le Canada avait enregistré trois défaites en autant de sorties: face à la France (1-0), la Hongrie (2-0) et l’URSS (2-0). Depuis lors, le Canada n’a plus jamais pu se qualifier.

C’est pourtant un pays qui a vite connu le Soccer (ainsi est appelé le football au Canada. Le terme football y étant consacré à une autre discipline). Le Canada joué son premier match de football le 28 novembre 1885 à Newark contre les États-Unis. Match soldé par une victoire (0-1) sur la sélection locale. Mais la FIFA ne reconnaît que le match du 7 juin 1924 contre l’Australie et qui avait vu le Canada s’incliner (3-2) à Brisbane en Australie. Mais l’ancien dominion britannique n’a jamais pu s’imposer sur la scène internationale. Le pays ne commence à participer aux éliminatoires de la Coupe du monde que pour l’édition 1958. Pour n’y parvenir qu’en 1986. Le temps de la disette, le Canada a pu forcer sa présence dans d’autres cours. Ainsi, le Canada a participé à 18 éditions de la Coupe de la CONCACAF, avec deux titres remportés en 1985 et 2000. Ce dernier titre qui a permis au pays de jouer la Coupe des confédérations en 2001.

C’est un Canada plutôt en grande forme qui s’annonce au Qatar. Avec l’ambition de marquer enfin en Coupe du monde, et surtout signer une ou des victoires dans cette compétition. Il peut compter sur deux de ses meilleurs éléments de l’heure que sont le capitaine Atiba Hutchinson et son meilleur buteur de l’histoire, Cyle Larin (24 buts). Mais surtout, sur son entraîneur le Britannique John Herdman. Le technicien de 47 ans est sur une pente ascendante, avec un bilan de 19 victoires, quatre nuls et 6 défaites. Le patron du banc de touche des Rouges, est l’homme providentiel du football canadien. Avant de se voir confier la sélection masculine en 2018, l’homme avait conduit la sélection féminine à l’obtention de ses premiers médailles olympiques : le bronze arraché aux Jeux olympiques Londres 2012 et Rio 2016. Ses adversaires du premier tour que sont la Belgique, le Maroc et la Croatie doivent s’en méfier.

Le Canada en bref

Nom: The Canucks ou Les Rouges

Participations (dont 2022): 02

Sélectionneur: John Herdman

Capitaine: Atiba Hutchinson (96 sélections)

Meilleur buteur : Cyle Larin (24 buts)

Joueurs célèbres : Atiba Hutchinson, Cyle Larin, Jonathan David, Alphonso Davies

Premier tour: Belgique, Maroc, Canada, Croatie.

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