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Belgique: Presque toujours au départ, jamais à l’arrivée

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La Belgique peut se targuer d’être toujours au sommet du classement FIFA (2ème en octobre 2022), mais les Diables rouges ont toujours été vaincus par Dieu à chaque Coupe du monde. Du coup, les Belges n’ont jamais pu atteindre le sommet mondial. Le meilleur score déjà obtenu par le pays européen est la 3ème place de 2018. Après un premier tour sans faute (3-0 contre Panama, 5-2 face à la Tunisie et 1-0 face à l’Angleterre), les Diables rouges infligent un 3-2 en 8ème au Japon, se débarrassent du Brésil (1-2) en quarts, avant d’être bloqués en demi par la France (0-1). La Belgique se contentera de l’Angleterre, son adversaire de groupe qui a également pu atteindre cette étape. Pour lui infliger une seconde défaite (2-0) dans ce tournoi organisé en Russie. Réussissant ainsi là où elle avait échoué en 1986. A cette même étape en terre mexicaine, les Diables rouges avaient succombé aux quatre coups de becs de Coqs français, contre seulement deux buts.

Et pourtant la Belgique a presque toujours été des grands rendez-vous du football mondial. Déjà treize participations sur les 21 éditions qui se sont déjà jouées. En commençant par la première en 1930, la Belgique n’a commencé à manquer qu’en 1950. Après avoir retrouvé la compétition en 1954, le pays sera absente aux trois prochaines éditions, puis après une apparition, elle regardera encore les deux prochaines éditions sur le petit écran. Il en sera de même pour les éditions 2006 et 2010. Par ailleurs, sur six éditions, la Belgique est rentrée au premier tour: 1930, 1934, 1938, 1954, 1970 et 1998. Mais dépuis lors, les Diables rouges semblent plus que jamais déterminés à jouer le premier rôle. Après avoir goûté au podium lors de la dernière édition, par la plus petite des marchés, la Belgique a bien l’ambition d’évoluer vers le sommet. Elle peut compter sur le meilleur buteur de son histoire, Romelu Lukaku, est encore en activité.

La Belgique en bref

Nom: Diables rouges

Capitaine: Eden Hazard

Sélectionneur : Roberto Martinez

Participations (dont 2022): 14

Titres:00

Meilleur buteur : Romelu Lukaku 68 buts en 102 sélections

Joueurs célèbres : Enzo Scifo, Vincent Kompany, Kevin de Bruyne, Eden Hazard, Paul Van Humst, Daniel Van Buyten, Éric Gerets, Jean Ceulemans, Jean Marie Pfaff, Michel Preud’homme.

Tchad-Guinée Conakry : plusieurs morts et blessés dans des manifestations dénonçant la gestion de la transition par la junte au pouvoir.

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En deux jours seulement, le continent africain totalise plus de 500 morts et blessés dans les pays comme le Tchad, la Guinée et le Soudan. Ceci, du mercredi 19 au jeudi 20 octobre 2022.

« Une cinquantaine de morts » et «300 blessés » ont été enregistré lors de manifestations appelées par l’opposition pour protester contre le maintien à la tête de la transition du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno. Le Premier ministre Saleh Kebzabo, indique que « plusieurs civils ont été tués par balles le jeudi 20 octobre en fin de soirée ». Il met en cause met en cause nommément deux opposants qui se trouvaient toujours jeudi soir à N’Djamena : Succès Masra et Yaya Dillo. Selon Succès Masra, opposant politique du parti au pouvoir, « on comptait jeudi soir 70 morts dans tout le pays. En plus des personnes blessées et tuées, plusieurs manifestants ont été interpellés ».

Le nouveau Premier ministre de transition du Tchad a affirmé devant à la presse du pays, que des manifestants étaient armés, formés à des techniques de guérilla. Il justifie les tirs à balles réelles en pleine rue. Car si du moins les manifestants réclamaient pacifiquement sans brandir des armes, la situation ne devait pas virée au carnage. A cet effet, le gouvernement a décidé que les activités des partis politiques et organisations impliquées, notamment les Transformateurs et la coalition Wakit Tama, sont interdites sur tout le territoire national pour une durée de trois mois, indique un arrêté du ministre de l’Administration du territoire.

Saleh Kebzabo met en cause nommément deux opposants qui se trouvaient toujours jeudi soir à N’Djamena : Succès Masra et Yaya Dillo. Une accusation rejetée par l’opposition qui affirme que « Saleh Kebzabo semble ignorer totalement la réalité puisque ce sont les agents habillés en civil qui ont commencé à tirer à mater à balles réelles, y a aucune insurrection comme il le dit, mais c’était un massacre opéré par les services de sécurité qui ont tiré à balles réelles. »

La cause

Il faut préciser que : « Le dialogue national inclusif et souverain organisé du 20 août au 8 octobre, a décidé, entre autres, que la transition qui était de 18 mois renouvelables une fois, sera prolongée de deux ans. Les dirigeants de la transition pourront être candidats aux prochaines élections, qui devraient se tenir en 2024. Ces conclusions, le Parti socialiste sans frontières, les Transformateurs et la coalition Wakit Tama ne l’ont pas accepté. C’est la raison pour laquelle ils ont appelé à la manifestation de jeudi, date marquant la fin de 18 mois de transition décrétée après la mort du maréchal Idris Déby Itno en avril 2021 ».

La Guinée

En Guinée Conakry, des manifestants jettent des pierres lors d’un rassemblement à l’appel de la coalition d’opposition FNDC, le 20 octobre 2022. Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) dénonce la gestion de la transition par la junte au pouvoir. C’est la première manifestation organisée depuis le 5 septembre dernier. Des violences ont éclaté dès mercredi soir.

En effet, l’organisation sous-régionale refuse d’accepter le délai de trois ans décidés par les autorités guinéennes. Le médiateur de la Cédéao, l’ex-président béninois Boni Yayi est également à Conakry pour sa troisième visite aux autorités en trois mois.

Selon le procureur général près de la cour d’appel de Conakry, « il résulte du bilan provisoire de cette manifestation violente : 9 véhicules de la gendarmerie endommagés, 4 blessés, dont 3 graves dans les rangs de la gendarmerie, 2 blessés grave dans les rangs de la police et de nombreux véhicules caillassés, 2 civils blessés dont un cas grave, a détaillé Yamoussa Conté. Par ailleurs, il est à noter que plus d’une vingtaine d’interpellations ont été enregistrés par les services de maintien d’ordre ».

 Soudan

150 morts ont été enregistré de mercredi 19 au jeudi 20 octobre dans des affrontements intercommunautaires dans le Nil Bleu. Bien que différent des manifestations du Tchad et de la Guinée, Dabou Dishté, politologue soudanais pense que ces affrontements sont la conséquence de la mauvaise gestion des richesses du pays par le gouvernement. Il faut rappeler qu’entre juillet et octobre 149 personnes ont été tuées, des centaines blessées enregistrés et 65 000 déplacées dans l’État du Nil bleu, selon l’ONU sans compter les statistiques de ce mercredi et jeudi.

En fait, c’est depuis le mois de juillet, que la tension règne dans cette région. Les Haoussas revendiquent le droit de posséder des terres. Les autres tribus s’y opposent et considèrent que les Haoussas ont été privilégiés sous le régime d’Omar el-Béchir.

« Un employé de Médecins sans frontières sur place décrit une situation chaotique et des hôpitaux débordés. De nombreux blessés par balles et par coups de couteaux. Mais surtout, des rescapés carbonisés par les flammes. Après que les hommes ont été abattus à l’arme lourde, des pâtés de maisons entiers ont été réduits en cendre. Ils abritaient principalement femmes et enfants qui s’y étaient réfugié », indique RFI.

Argentine : Le trophée du Mondial, une obsession pour Messi

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Aujourd’hui, l’Argentine.  Le classement FIFA n’est pas qu’un indicateur pour la renommée de l’Argentine à travers le monde. Le pays de Diego Maradona s’apprête à jouer sa 18ème Coupe du monde de football senior sur 22. Acteur de la première heure, ce pays d’Amérique latine a joué le premier Mondial en 1930 en Uruguay. Rendez-vous qui a vu l’Albiceleste échouer en finale à Montevidéo face au pays organisateur (4-2). L’Argentine prendra sa revanche en 1986, mais plutôt sur la République fédérale d’Allemagne (3-2), et essaiera en vain de conserver le titre quatre ans après en Italie, face au même adversaire. Le champion du monde en titre a dû se surpasser lorsqu’il a trébuché (0-1) en match d’ouverture face à une robuste sélection du Cameroun dompté moralement. Finalement, les Allemands feront pleurer les Argentins en finale (1-0) comme au match d’ouverture. Même sanction en 2014 lorsque l’Albiceleste est encore parvenue en finale face au même adversaire, mais cette fois-ci, la résistance a été rude. Les deux adversaires ne se sont séparés qu’après prolongations.

Sur les 21 éditions de Coupe du monde déjà jouées, l’Argentine a participé 17 fois, avec une gibecière généralement assez fournie. Deux fois au sommet, trois fois finaliste (1930, 1990 et 2014), jamais de bronze. Trois fois seulement, l’Albiceleste est rentrée au premier tour : 1958, 1962 et 2002. Un bilan positif du fait de ce que le pays a presque de tout temps eu des footballeurs de renom. 

Qatar 2022 est l’occasion pour Lionel Messi, sept fois Ballon d’or mondial, de soulever enfin le titre collectif le plus convoité par les footballeurs. Lui que Diego Maradona a par le passé tancé pour son apport pour la sélection nationale. Ce sera la dernière occasion pour l’homme de 35 ans qui s’apprête à tourner la page internationale. Le numéro 10 de l’Albiceleste qui s’apprête à jouer sa 5ème Coupe du monde, a déjà annoncé sa retraite internationale après le Qatar. Lui qui a  brillé une dizaine d’années au sommet du football mondial. Une domination qui a failli se terminer sans victoire retentissante avec l’équipe nationale. Sur le fil, l’Argentine version la Pulga, a remporté en 2021, la Copa américana quelle cherchait en vain. Reste le trophée de la Coupe du monde.

L’Argentine en bref

Nom : Albiceleste

Capitaine : Lionel Messi

Sélectionneur : Lionel Scaloni

Participations (dont 2022) : 18

Titre : 02

Meilleurs buteurs : Lionel Messi (86 buts). Mais Gabriel Batistuta en est le meilleur en Coupe du monde (10)

Joueurs célèbres : Diego Maradona, Mario Kempès, Lionel Messi, Alfredo Di Stefano, Gabriel Batistuta, Fernando Redondo, Daniel Passarella (8ème meilleur buteur (23 buts) de la sélection, en tant que libéro), Gonzalo Higuain, hernan Crespo, Gabriel Batistuta, 

Dialogue Public-Privé : sortir de l’impasse

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Emmanuel Noubissie Ngankam
Emmanuel Noubissie Ngankam, Analyste Economique, Ancien haut fonctionnaire de la Banque Mondiale

Longtemps considérée comme creuset de dynamisation de l’économie, la concertation entre le gouvernement et le secteur privé est plongée dans un sommeil profond ; un état de léthargie et de torpeur aux conséquences dévastatrices.

Sous l’impulsion de la Société Fi nancière Internationale (IFC), filiale du groupe de la Banque mondiale, le gouvernement camerounais a créé en 2006 le Cameroon Business Forum (CBF), une instance de dialogue secteur public-secteur privé en vue de l’amélioration du climat des affaires.

Né sur les cendres du Comité Interministériel Elargi au Secteur Privé dont il devait corriger les insuffisances, le CBF calqué sur le modèle vietnamien, est de venu opérationnel en 2009. Ses géniteurs lui ont fixé pour objectifs :

• Promouvoir un dialogue public-privé efficient ;

• Lever les obstacles liés au monde des affaires, en appliquant les réformes adoptées en vue d’encourager le secteur productif ;

• Accélérer l’élaboration des réformes qui amélioreraient le climat des investissements et le rang du Cameroun dans le classement du rapport Doing Business ou autre agence de notation ;

• Favoriser le développement des investissements locaux et étrangers au Cameroun.

Douze ans après sa première édition qui s’est tenue en février 2010, il est difficile de faire une évaluation de l’atteinte des objectifs du CBF tant les indicateurs des dits objectifs n’ont pas été clairement dé finis en dehors du ranking du rapport Doing Business. Si en 2009, année de base, le Cameroun occupait le 167ème rang sur 181, cette position est restée figée puisque dans le dernier rapport Doing Business publié en 2020, le Cameroun est classé… 167ème sur 190 au-delà des divers changements de méthodologie et l’augmentation du nombre de pays évalués. Bien plus, en 2016 le Cameroun a effectué une véritable plongée en se classant 172ème. C’est dire que le CBF, malgré l’accompagne ment technique de IFC est loin, très loin d’avoir atteint son objectif majeur.

Le Cameroon Business Forum, à défaut d’être mort, est dans un Etat Comateux

 Mais au-delà de l’évaluation de ses objectifs, il est affligeant de constater que le CBF, à défaut d’être mort, est dans un état comateux puisque le Groupement Interpatronal du Cameroun (Gicam), principale représentation du secteur privé, a décliné l’invitation à lui adressée par le Premier Ministre pour prendre part à la 12ème session de la rencontre annuelle prévue le 15 décembre 2021. La conséquence de cette défection a été l’annulation pure et simple de ladite édition. Faisant un constat de l’inefficience du CBF, le Gicam va plus loin en suggérant la création d’un nouveau cadre per manent de concertation de haut niveau entre l’Etat et le secteur privé en l’occurrence le Cameroon Business Council

(CBC) qui serait une instance bipartite présidée par le Premier ministre et dont le président du Gicam serait le Vice-président. Le CBC aurait pour missions le renforcement du dialogue entre l’Etat, le secteur privé et les investisseurs, afin d’identifier et de lever les blocages de toutes sortes, qui entachent et rendent dissuasif voire répressif l’environnement des affaires ou freinent l’investissement privé au Cameroun. Le CBC serait doté de trois organes : le conseil de concertation, le comité technique et le secrétariat permanent.

Depuis que le Gicam a de fait « renversé la table », la concertation entre l’Etat et le secteur privé est devenue velléitaire et le mur d’incompréhension et de suspicion entre les deux entités s’est épaissi au point où le FMI a cru devoir s’en mêler, révélant ainsi l’incapacité (pour ne pas en dire plus), des camerounais à résoudre par eux-mêmes leurs divergences sur une question aussi vitale qu’est la redynamisation du secteur privé pourtant au cœur des politiques publiques notamment de la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30).

Quelle est la signifiance du corset imposé par le FMI pour que le gouvernement et le secteur privé camerounais consentent à se concerter.

 En effet, le 29 juillet 2021, le Cameroun s’est engagé dans un programme avec le FMI, programme soutenu par deux accords triennaux au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et du Mécanisme Elargi de Crédit (MEDC). Ces accords sont sous-tendus par des conditionnalités joliment habillées sous le vocable de « repères structurels ». De par l’une de ces conditionnalités le gouvernement s’est engagé à « renforcer le format de concertation entre les secteurs public et privé en intégrant des groupes thématiques avec des réunions au moins tous les six mois pour suivre la mise en œuvre des recommandations du Cameroon Business Forum ». Lors des revues périodiques du programme par les équipes du FMI, le gouvernement doit justifier de la mise en œuvre de chacune des conditionnalités. Dans le cas d’espèce, lors de la revue du programme triennal qui a eu lieu en juin 2022, la mission du FMI a reçu les assurances de ce que le premier groupe thématique réunissant des représentants du gouvernement et du secteur privé s’est tenu en mars 2022. Mais au-delà de cette « case cochée » dans le cadre de la mise en œuvre du programme sous la surveillance du FMI, quelles sont les avancées notables du développement du secteur privé ? Bien plus, quelle est la signifiance du corset imposé par le FMI pour que le Gouvernement et le secteur privé camerounais consentent à se concerter ?

D’aucuns retorqueraient que le fil du dialogue n’est pas rompu. A la vérité, il ne le sera jamais, les intérêts des deux entités étant ontologiquement liés. Ce pendant les attitudes de chacune des entités confinent au monologue. Or deux monologues ne font pas un dia logue et le séjour du Directeur Général des Impôts (DGI) à Douala du 13 au 16 septembre 2022 en est une parfaite il lustration. Certes la rencontre avec le Gicam a permis de briser la glace tant les dissensions entre les deux parties avaient atteint la cote de l’inimitié. On se souvient de la lettre du 16 janvier 2020 par laquelle le président du Gicam a informé le président de la République de la « rupture consommée des relations entre le Directeur Général des Impôts et les entreprises ». Pas moins ! Cependant, au-delà des chaleureuses poignées de mains et des photos de circonstance du 14 septembre dernier, chacun est resté campé sur ses positions notamment en ce qui concerne le minimum de perception correspondant à 2% du chiffre d’affaires des entreprises dont le Gicam a fait un casus belli et le DGI un acquis non négociable.

Et puis, faut-il le relever, la visite du DGI à Douala a été certes une formidable opération de communication, mais elle se situait dans le cadre de la préparation de la loi de finances 2023 en ce qui concerne ses aspects fiscaux et la mobilisation des ressources intérieures de l’Etat. Bien plus, le DGI à lui tout seul n’incarne pas le gouvernement et le dia logue entre les secteurs public et privé ne saurait se limiter, malgré tout, aux questions fiscales.

Et pourtant, la préparation de la loi de finances 2023 aurait pu et dû être une opportunité de réamorçage de la pompe du dialogue au plus haut niveau, ce qui aurait eu le mérite de gommer la perception selon laquelle les entreprises ne sont pas que des CON-TRI-BUA-BLES, dont le seul rôle est (justement) de contribuer au financement du budget de l’Etat. Cette perception malheureuse ment entretenue par certains démembrements de l’Etat est d’autant fausse que les comptes nationaux publiés par l’Institut National de la Statistique (INS) révèlent qu’en 2021 la Formation Brut du Capital Fixe (FBCF) qui en somme constitue le volume des investissements au Cameroun, a été réalisée à 78% par le secteur privé (3.722,9 milliards de F CFA sur un total de 4.736 milliards). Bien plus, quand on sait que la politique budgétaire est le seul instrument de politique économique sur lequel l’Etat du Cameroun a prise (les politiques monétaire et commerciale étant hors de portée), la préparation de la loi de finances aurait dû être au cœur du dialogue public-privé afin de partager avec les créateurs de richesses non seulement les attentes en termes de recettes fiscales mais également les enjeux de l’efficacité de la dépense publique dont le secteur privé est le principal tributaire. D’ailleurs, la circulaire présidentielle du 23 août relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2023 rappelle à son paragraphe 25 « qu’un accent sera mis sur l’optimisation de la mobilisation des recettes non pétrolières, ainsi que sur la maîtrise et l’amélioration de l’efficacité des dépenses publiques ». Cette circulaire en son paragraphe 19 réitère « l’orientation de la commande publique en bien et services vers la production locale… », « le renforcement de l’accompagnement des entreprises investissant dans les filières prioritaires de la SND30, notamment l’agroalimentaire », « l’accélération de la politique d’import-substitution… », toutes choses qui de manière explicite, mettent le secteur privé au cœur des orientations budgétaires de l’Etat. D’où l’impérieuse nécessité d’un dialogue ouvert entre le gouvernement et ce secteur privé-là qui crée de la valeur ajoutée.

Une révision de la SND30 s’impose avec la participation du secteur privé, principal moteur de la croissance.

Au-delà de la préparation du budget de l’exercice 2023, la révision de la SND30 s’impose comme un impératif catégorique au regard des grandes mutations et des chocs exogènes qu’a subi l’économie camerounaise au cours de ces deux dernières années notamment la pandémie du Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par le Russie. Un tel exercice offrirait une opportunité de concertation avec le secteur privé sans lequel les principaux piliers de la SND30 notamment, la transformation structurelle de l’économie, la promotion de l’emploi et de l’insertion économique, ou encore l’orientation stratégique relative à la politique d’import-substitution (par ailleurs fortement questionnable), ne seraient que des incantations. Faut-il le rappeler, la transformation structurelle de l’économie qui est le pilier central réfère explicitement à « une démarche et des actions qui seraient implémentées pour parvenir à un accroissement substantiel de la part du secteur secondaire (industrie) et la diversification de l’économie ». Il est loisible de constater que pratique ment tous les objectifs de la SND30 appel lent à une contribution du secteur privé qui en toute logique devrait être consulté à dé faut d’être associé à la détermination des prérequis de l’atteinte des dits objectifs.

C’est dire que même si le fil du dialogue n’est pas rompu, il est fermement tendu et les relations entre les secteurs public et privé au Cameroun sont fortement empreintes de défiance, ce qui n’est pas de nature à attirer et à rassurer les investisseurs particulièrement dans un contexte d’incertitude politique et sécuritaire marqué par des défis multiformes dont l’une des conséquences est une zone grise marquée par un manque de lisibilité et de visibilité, même à court terme.

Un tel contexte, plutôt que d’exacerber les egos et la défiance, devrait être davantage propice à la recherche des solutions devant permettre la mobilisation de toutes les énergies. Il est à cet effet impérieux de sortir de l’impasse dans lequel s’est enlisé le dialogue Publi-Privé, le gouvernement, responsable du devenir de la communauté, devant en prendre l’initiative afin de permettre au secteur privé de jouer pleinement son rôle de principal moteur de la croissance.

Par Emmanuel Noubissie Ngankam, Analyste Economique, Ancien haut fonctionnaire de la Banque mondiale

Australie : Une vieille dame, sans expérience

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The Australian national soccer team line up for a team photo before their World Cup qualifier match against Iraq at Australia Stadium in Sydney June 18, 2013. Australia left it late but beat Iraq 1-0 to become the second country to qualify for the 2014 World Cup finals in front of 80,000 rain-soaked but euphoric fans at Sydney's Olympic Stadium on Tuesday. (Top, L-R) Robbie Kruse, Luke Wilkshire, Mark Milligan, Mark Schwarzer, Brett Holman, Mark Bresciano, (Bottom, L-R) Matthew McKay, Tim Cahill, Lucas Neill, Tommy Oar and Rhys Williams. REUTERS/Daniel Munoz (AUSTRALIA - Tags: SPORT SOCCER PROFILE) - RTX10S5V

L’histoire du football en Australie remonte aux débuts du XXème siècle, précisément en 1922, année qui a vu le pays jouer son premier match de football, exactement le 17 juin contre la Nouvelle Zélande qui gagne (3-1) à Dunedin. Dans ce tournoi de trois matchs contre sa voisine chez cette dernière, l’Australie s’en sort avec un nul et une autre défaite sur le même score que celui du premier match. C’est de mauvais augure car le pays ne décollera pas véritablement, notamment sur la scène internationale. Des tournois contre la Nouvelle Zélande, puis à trois avec l’Afrique du sud.

C’est sur le continent asiatique que l’Australie s’est le plus illustrée. Le pays a joué cinq phases finales de la Coupe continentale, pour une finale remportée en 2015. Ses quatre victoires en Coupe d’Océanie (1980, 1996, 2000 et 2004) lui ont ouvert les portes de la Coupe des Confédérations autant de fois. Mais le pays n’a atteint la finale qu’une fois, en 1997. Finale perdue contre le Japon (0-1), après prolongations. Ils se contenteront de la victoire au tournoi amical Quoc Khanh cup en 1967 qu’organise le Vietnam du sud (3-2) face à la Corée du Sud.

En revanche, sur le terrain de la plus prestigieuse des compétitions de la FIFA, les Australiens n’ont traversé le premier tour qu’une seule fois. Les Socceroos terminent leur premier Mondial en 1974 par deux défaites et un nul vierge. L’apprentissage est dur. Les apprenants doivent attendre 32 ans pour revenir au Mondial. Sur le même sol allemand qui ne leur a pas souri. Entre temps, les Aussies (autres appellation attribuée aux footballeurs australiens) semblent avoir muri. Après avoir manqué de peu la qualification pour France 98, les Australiens saisissent l’occasion de l’organisation des Jeux olympiques de Sydney, et de la Coupe des confédérations, pour arrondir les angles. L’élan pour 2006 est bien réussi, même si la Coupe des confédérations 2005 est un échec total (3 défaites en 3 matchs). L’Australie fera son meilleur parcours en Coupe du monde, en se qualifiant en huitième de finale : avec deux victoires (face au Japon (3-1 grâce à un doublée de Tim Cahill, et un but de John Aloisi), une défaite contre le Brésil (2-0), et un nul (2-2) contre la Croatie. C’est l’Italie qui met un terme au rêve australien au tour suivant sur la plus petite des marques. Le prochain rendez-vous n’aura pas la même couleur. Le pays se trouve dans le même groupe que l’Allemagne, le Ghana et la Serbie. Trois nations fortes. Mais après une cuisante défaite (4-0) d’entrée face à l’Allemagne, le Ghana est tenu en échec (1-1), et l’Australie termine en beauté (2-1) contre la Serbie. A égalité de points avec le Ghana, c’est l’Africain qui se qualifie grâce à la différence de buts. 2014 sera pire. Trois défaites face au Chili (3-1), au Pays-Bas (3-2) et à l’Espagne (0-3). Après avoir manqué Russie 2018, les Socceroos sont de retour.

L’Australie en bref
Nom : The Socceroos ou The Aussies
Sélectionneur : Graham Arnold
Capitaine : Matthew Ryan
Participations (dont 2022) : 04
Titres : 00
Meilleur buteur : Tim Cahill (50 buts)
Joueurs célèbres : Mark Schwarzer (109 sélections), Tim Cahill, Peter Wilson, Jack Reilly.

Factures d’eau : Recouvrement forcé de 33 milliards

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C’est la somme de 33 milliards de francs CFA que la Cameroon water utilities corporation (Camwater) s’apprête à collecter auprès des utilisateurs de son produit phare qu’est l’eau potable. Un communiqué du Directeur général de l’entreprise annonce  » une campagne spéciale de recouvrement des impayés des factures d’eau  ». Opération qui sera lancée le 1er novembre 2022, sur toute l’étendue du territoire. C’est exactement la somme de 32 815 946 818 FCFA (trente deux milliards huit cent quinze millions neuf cent quarante six mille huit cent dix huit mille francs) qui sont enregistrés comme factures impayées. Toutes les catégories sont coupables : particuliers, gros consommateurs (industriels), organismes à budget autonome, collectivités territoriales décentralisées, répertorie-t-on à la Camwater.

Dans son communiqué, Blaise Moussa manie le bâton et la carotte. Le gestionnaire de l’entreprise d’eau potable du Cameroun  »…invite donc les abonnés défaillants à s’acquitter spontanément du paiement de leur solde avant le 1er novembre 2022 auprès de leur agence de rattachement pour éviter les désagréments relatifs au dépôt des compteurs et/ou des poursuites judiciaires  », sensibilise-t-il. Insistant sur  » le paiement de bonne volonté  » à défaut duquel la coercition sera utilisée.

Non sans expliquer que  » si l’acte de paiement de sa facture d’eau est une obligation contractuelle, celui-ci est davantage une contribution citoyenne au développement en partage du service public d’eau potable  ». A l’occasion, le DG de Camwater rappelle que jusqu’ici l’Etat supporte le gros de cet effort. Et les consommateurs qui crient sa misère face à la pénurie et à la qualité de l’eau, flatté les consommateurs à apporter sa contribution pour accompagner la Camwater à lui servir régulièrement une eau de qualité.

Le communiqué de la Camwater

Il s’avère donc que l’État n’est pas le seul débiteur de la Camwater. En août dernier, l’ancien Directeur général Gervais Bolenga faisait état d’une ardoise de 33milliards de francs que l’Etat devait à l’entreprise. L’opinion n’avait pas été sensibilisée sur sa part de responsabilité dans le marasme que vit la Camwater. Le peuple qui réclame son droit à l’eau potable est désormais rappelé à son devoir. Les usines de traitement d’eau manquent de produits pour leur activité.

Douala: « les agresseurs libres de commettre leur forfait ».

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L’insécurité prend de plus en plus des proportions dans la capitale économique du Cameroun. Et plus personne ne s’engage dans les poursuites des agresseurs.

Sacs à main, téléphones, argents, bijoux et autres arrachés au vu de tous et sans intervention sont là des scènes auxquelles font face les habitants de la ville de Douala.

« Dans les quartiers comme Akwa, Bonadibong, Dokoti, Dogpassi, Deido et bien d’autres, les braqueurs ne sont pas interpellés pour la plupart. Ceci parce que les usagers ont très souvent peur d’intervenir. Ceci à cause des poignard et objets tranchants détenus par ces agresseurs. les agresseurs libres de commettre leur forfait», déclare un usager.

Ces scènes sont très récurrentes et aujourd’hui, le phénomène prend de l’ampleur dans la mesure où la police et autres corps de sécurité semblent lents à réagir.

« Nous avons aujourd’hui le phénomène des microbes qui débarquent dans des quartiers et sèment le trouble au vu et au su de tous. Que font nos agents de sécurité ou encore de police ? Il suffit de voir cette vidéo où l’on agresse un jeune blanc juste devant des agents de sécurité », affirme Barthélemy Bomba, habitant de la ville de Douala.

Transport aérien : qui est Christophe semenge, le directeur général de la compagnie Zejet ?

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Christian Semengue dans ses 37 ans

Après plus de 10 ans dans l’industrie du transport aérien chez Air France, le Camerounais de 50 ans vient améliorer la desserte du transport domestique dans son pays.

Il est un illustre inconnu du public. Même les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, instagram) Christophe Semengue n’existe presque pas. Pourtant c’est un Camerounais pétri d’expérience. Il faut faire un tour sur son compte LinkedIn, le réseau social professionnel, le plus couru pour découvrir le manager camerounais. Sur son background l’on apprend que le nouveau patron de Zejet, « après plus de dix ans dans l’industrie du transport aérien chez Air France à Paris avec des responsabilités croissantes (Business Analyst, Project Manager, Portfolio Manager et Program Directo) Christophe Semengue a été Consultant Principal dans la pratique Gouvernance, Risque et Conformité au sein de Ve rizon Business. » Il a participé à l’élaboration de plusieurs projets de création des compagnies aériennes. L’ancien cadre d’Air France vient donc investir dans son pays d’origine. Avec une idée maturée, dans un marché qu’il semble maitriser. D’ailleurs l’on a appris auprès de certaines sources qu’il y a une décennie, Christophe Semengue, le fils du général en seconde section Pierre Semengue avait déjà exprimé son désir de créer une compagnie aérienne pri vée au Cameroun.

Christophe Semengue est titulaire d’un Executive MBA, obtenu à la Haute Ecole de Commerce de Paris. Il a également obtenu un Master De gree Physics à l’Université des Sciences et Technologies de Lille (Lille I) entre 1992 et 1997. Et d’un diplôme en Engineer Petroleum products & Engines d’IFP school (Paris) entre 1997 – 2000.

Crédits et microcrédits : les défis de la finance durable.

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Au Cameroun, peu de femmes ont accès au crédit et seulement 3 % du secteur agricole en bénéficie, alors qu’il est l’un des secteurs qui permet de faire reculer la pauvreté.

La finance durable fait encore face à de nombreux défis au Cameroun. Cette branche de la finance qui prend en compte les aspects sociaux environnementaux pour une économie plus durable doit être renforcée. Tandis que certains experts proposent une stratégie nationale sur la finance durable, d’autres insistent simplement sur l’élaboration des produits financiers proposés. Pour cette seconde tendance, il faudra en réalité adapter les offres financières aux secteurs comme celui de l’agriculture. Le secteur contribue en effet à plus de 30% du PIB national et emploie près de la moitié de la population active, dont la majorité des femmes. Or, selon les chiffres du projet Fofinaac porté par la coopération allemande, le finance ment agricole au Cameroun représente seulement 3 ,3% de l’encours du crédit des banques et institutions de microfinance. Bien plus, une étude réalisée l’année dernière par les chercheurs du Nkafu Policy Institute, indique que les femmes ont moins accès au crédit que les hommes. Ce qui a des conséquences négatives sur la croissance économique et la société. « Les femmes sont plus exposées à la prise de décision arbitraire dans les banques commerciales, aux facteurs socioculturels et aux exigences administratives qui ne reflètent pas leurs réalités » ; note l’étude. Et alors que le FIDA sou ligne que la femme est l’un des maillons essentiels de lutte contre la pauvreté.

Pour les chercheurs à l’origine de cette étude, la banque centrale doit revoir ses outils – taux directeurs, injections de liquidités et achat de obligations d’État etc pour garantir aux femmes l’accès au financement. Mais pour David Kengne qui s’occupe de la formation des entreprises depuis plus de 20 ans, il faut surtout définir des produits financiers adaptés au secteur agricole. « On se rend également compte que certaines institutions financières veulent accompagner le secteur agricole mais n’ont pas assez de connaissances. Ils n’ont pas d’outils adaptés. Voyez-vous un EMF qui accorde un crédit à un producteur de cacao et lui demande de rembourser par mois. Ce qui est impossible par ce qu’évidemment le cacao ne peut produire au bout d’un mois. Il faut développer des produits financiers adaptés aux zones rurales et spécifiquement aux entreprises et promo teurs agricoles et agro pastoraux », dit-il.

Il faut aussi reconnaitre qu’en termes d’offres peu d’établissements financiers proposent des produits spécifiques pour les femmes entrepreneures ou actrices du monde rural. Ecobank a à ce titre lancé l’année dernière un programme de mentorat et d’accompagnement des entreprises dirigées par les femmes ou orientées vers les femmes. Mais, le défi demeure. En dehors des banques et micro finance, les investisseurs sont aussi encouragés à être socialement responsables. « Normalement lorsqu’on demande à investisseur d’agir en respectant les normes environnementales, c’est de pouvoir faire des choix. De se dire, je ne vais pas financer telle activité par ce qu’elle détruit l’environnement. Je ne mets pas mon argent dans tel investissement par ce que la personne qui fait cette activité est entrain soit de détruire éco système, soit de faire quelque chose qui n’est pas convenable. Donc on interpelle la vigilance des investisseurs », explique Serge Yanic Nana, expert fi nancier. Les investissements verts restent donc eux aussi un défi.

Henri Kouam, expert en politiques publiques

« La banque centrale doit faciliter l’accès au crédit pour les femmes »

Auteur de diverses études sur le financement durable en Afrique et au Cameroun,  l’expert jette un regard sur la place de cette notion dans les politiques publiques au Cameroun, et fait des propositions.

Quels sont les critères sur lesquels repose l’évaluation de la part du financement durable dans une économie ?

La finance durable consiste à prendre des décisions d’investissement qui tiennent compte non seulement des rendements financiers, mais aussi des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance. Souvent utilisé de manière interchangeable avec la « finance verte », il s’agit d’un terme large aux définitions multiples selon le contexte. La finance durable fait référence au processus de prise en compte des considérations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Ces critères sont utilisés pour évaluer l’efficacité du financement durable.

Pour le cas du Cameroun, quelle est globalement selon vous la part ou la place du financement en faveur du développement durable ? Et quels sont aujourd’hui ses défis ?

La dette publique du Cameroun est estimée à 44 % du PIB et plutôt que de s’éloigner des combustibles fossiles, la loi de finances 2022 prévoit des mesures qui seront prises pour que les recettes non pétrolières contribuent à hauteur de 0,8 % supplémentaire au PIB. La finance durable a sa place au Cameroun, notamment parce qu’il existe un déficit d’infrastructures et que plus de 200 000 de ses citoyens sont exposés au changement climatique. Le principal défi est la lourdeur des procédures administratives, le manque de numérisation et de garanties, la hausse des taux d’intérêt dans les économies avancées et la crise anglophone qui a fait fuir les investisseurs.

Auteur de diverses études sur les économies de la sous-région, vous pensez que la banque centrale doit revoir sa politique monétaire pour un meilleur accès des femmes au crédit. De quelle manière et quel serait l’impact d’une telle mesure ?

La banque centrale a pour mandat d’assurer la stabilité de la monnaie et du système financier. Le développement durable et la croissance économique entrent bien dans les attributions de la banque centrale. Un levier important pour la réussite du développement est l’accès au crédit pour les femmes. Les lois archaïques, les discriminations institutionnelles et le manque d’outils et de mécanismes de contrôle ont accru la discrimination à l’égard des femmes. La banque centrale pourrait faire dépendre les financements bon marché du nombre de prêts que les banques accordent aux femmes. Cela permettrait aux femmes entrepreneurs et aux entreprises détenues ou dirigées par des femmes de bénéficier d’un coup de pouce supplémentaire. Il convient de rappeler que plus de 50 % des entreprises du secteur informel sont détenues par des femmes. Ainsi, la banque centrale peut stimuler l’économie, tout en s’attaquant aux inégalités. Il s’agit bien sûr d’une nouveauté, mais les banques centrales de Suède, d’Europe, du Bangladesh et d’Inde ont toutes des missions sociales liées à leur mandat. Cela permet de garantir que la société fonctionne de manière juste et équitable dans le temps et que les ressources des banques sont utilisées pour financer le développement durable.

Y a-t-il d’autres leviers qu’il faudrait activer pour un meilleur financement au service du développement durable au Cameroun ?

Des reformes structurelles (liée au travail de marché, la formation et l’éducation) doivent accompagner des reformes financières. D’abord, le gouvernement doit encourager les locaux à investir dans des projets. La Banque de Développement de L’Afrique Centrale a fait appeler aux investisseurs locaux avec des parts d’un minimum de 38, 500 FCFA. Le gouvernement devrait puiser la richesse des locaux pour faciliter la transition envers une économie verte. Le gouvernement va prêter chez nos partenaires. Mais nous devons être claire que tout projet d’infrastructure liée au changement climatique devrait créer un minimum de 1000 emplois et nous devrons nous assurer qu’il y’a des transferts techniques.

Arabie Saoudite : L’ère de la participation à la Coubertin est révolue

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VOLGOGRAD, RUSSIA - JUNE 25: Salman Alfaraj of Saudi Arabia celebrates after scoring a penalty for his team's first goal during the 2018 FIFA World Cup Russia group A match between Saudia Arabia and Egypt at Volgograd Arena on June 25, 2018 in Volgograd, Russia. (Photo by Kevin C. Cox/Getty Images
  • Avec l’Arabie saoudite, il semble que l’essentiel est de participer à la Coupe du monde de football. En cinq participations depuis 1994, le pays a comme palmarès un 8ème de finale arraché dès sa première participation, avant d’être désillusionné par la Suède (3-1). Le bleu asiatique d’alors avait surpris la Belgique (1-0) et le Maroc (2-1). Mais depuis lors, seuls les Pharaons d’Egypte ont été battus par les Verts. Pour le reste, sur les 16 matchs du pays asiatique en Coupe du monde, l’on note deux nuls (face à l’Afrique du sud à France 98 et la Tunisie lors d’Allemagne 2006 sur le même score sur le même score de deux buts partout) et 13 défaites dont la plus lourde est le 8-0 infligé par l’Allemagne en 2002.

C’est sur son continent que l’Arabie saoudite essaie de lever la tête. En 10 participation en coupe d’Asie, le pays a enregistré trois victoires (1984, 1988 et 1996) et a perdu trois fois la finale (1992, 2002 et 2007). Et en quatre participation à la Coupe des confédération, l’Arabie saoudite compte une finale perdue (1-3) contre l’argentine (1992) et a échoué au pied du podium en 1999.

Conduits par le sorcier blanc Hervé Renard, les Verts sont capables de se surpasser pour créer une surprise et peut-être faire un pas de plus qu’en 1994. Le Mondial se joue à leurs portes. Et Hervé Renard, le sélectionneur des faucons, a déjà donné le ton : « sans ambition, pas la peine ». Le technicien français sait souvent créer la surprise et laisser des traces positives partout où il va.

l’Arabie Saoudite en bref

Nom : les Verts, ou encore les Faucons (emblème)

Participations (dont 2022) : 06

Titres : 0

Meilleur buteur : Majed Abdullah 72 buts en 117 sélections

Sélectionneur : Hervé Renard

Capitaine : Salman Al Faraj

Joueurs célèbres : Majed Abdullah, Salman Al Faraj, Yasser Al Shahrani, Abdulah Al Muaiouf, Salem Al Dawsari, Mohamed Jahfali, Mohamed Al Burayk

1er Tour : Groupe C : Argentine, Mexique, Pologne, Arabie Saoudite

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