ProCisa : la GIZ veut évaluer l’impact de ses financements.

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L’organisme de la coopération allemande est à la recherche d’un bureau d’étude national devant apprécier les retombées de son Projet centres d’innovations Vertes pour le secteur agro-alimentaire (Procisa), financé à hauteur de 53 milliards de fcfa.

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53 milliards de francs CFA. C’est le montant de l’enveloppe mobilisée par la GIZ, organisme de la coopération allemande, pour la mise en œuvre de son Projet Centres d’Innovations Vertes pour le Secteur Agroalimentaire (ProCisa) en partenariat avec le ministère camerounais de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) et celui de l’Elevage, de la Pêche et de l’Industrie animale (Minepia). Près de sept ans après le lancement officiel dudit projet le 10 novembre 2015 à Yaoundé, l’orga nisme allemand veut évaluer son impact.

Le directeur administratif et financier de l’organisme vient en effet de lancer un appel d’offres national pour le recrutement d’un bureau d’étude chargé de l’évaluation d’impact du projet GIZ ProCisa. « L’objectif de la mission est de mesurer l’impact du projet selon la logique et la matrice des résultats. En plus de l’évaluation à travers les indicateurs Outcome et d’adoption, les thèmes suivants se ront abordés lors de l’étude pour évaluer l’impact du projet : innovations et indicateurs, appui aux organisations paysannes, adoption, changement climatique, sécurité alimentaire, résilience, spillover », in forme le document. Ainsi, « la mission consiste en une enquête quantitative auprès d’un minimum de 1200 ménages et 240 entreprises (y inclus les bénéficiaires et les groupes de contrôle). Pour l’évaluation qualitative, 13 discussions de groupes de bénéficiaires sont pré vues avec au moins 8 participants par groupe ».

Le Projet Centres d’Innovations Vertes pour le Secteur Agro-alimentaire (ProCisa) fait partie de l’initiative « un seul monde sans faim » implémenté par le ministère allemand de la Coopération et du Développement économique (BMZ). Le projet vise à éliminer la faim et la malnutrition en introduisant diverses innovations dans le domaine de l’agriculture, de manière à accroître la productivité et des revenus des petites exploitations agricoles, ainsi qu’une augmentation du chiffre d’affaires et d’autres indicateurs clés des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (Mpme), et aussi contribuer à la création des emplois dans le secteur agro-alimentaire local et le développement rural durable dans cinq régions sélectionnées. Il s’agit du Centre, du Sud-Ouest, de l’Ouest, du Nord-Ouest et de l’Adamaoua.

Le projet est exécuté dans les filières pomme de terre et cacao, ainsi que dans le domaine de l’aviculture traditionnelle. Concrètement, il s’agit de : promouvoir auprès des producteurs locaux, l’utilisation des semences améliorées, la mécanisation, la transformation ; mettre en place des infrastructures de stockage ; dispenser des formations aux producteurs ; faciliter l’approvisionnement en in trants agricoles, etc. Il a une durée de neuf ans (2015-2024).

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