Les dépenses en hausse de 118,7 milliards de francs cfa

Selon le projet de loi de finances pour l’exercice 2023, les dépenses du budget général hors dette sont évaluées à 4536,1 milliards de francs cfa.

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Les dépenses de l’Etat pour l’exercice 2023 pourraient augmenter de 118,7 milliards de francs CFA. C’est ce qui ressort du projet de loi de finances pour l’exercice 2023, déposé au parlement le 24 novembre dernier. Selon le document qui est sur la table des députés, les dépenses du budget général hors dette sont évaluées à 4536,1 milliards de francs CFA. Les intérêts de la dette sont également compris dans cette enveloppe. Par rapport à l’exercice budgétaire 2022, ces dépenses sont en hausse de 118,7 milliards soit 2.7% en valeur relative.

Le projet de loi de finances pour l’exercice 2023, dévoile également la répartition des dépenses de l’Etat. Selon le document, les dépenses courantes (hors Intérêts) s’élèvent à 3 366,5 milliards de francs CFA, les dépenses d’investissement talonnent les 1 169,7 milliards de francs CFA ; la dette publique affiche 1 738,6 milliards dont 313,9 milliards francs CFA pour les intérêts. En ce qui concerne son équilibre, le projet de loi de finances 2023 affiche un solde budgétaire global déficitaire de 257,6 milliards FCFA. Outre ce déficit, le Gouvernement devra couvrir en 2023, les autres charges de financement et de trésorerie dont : l’amortissement du principal de la dette extérieure et intérieure pour un montant de 1 225,8 milliards de francs CFA ; le remboursement des crédits TVA qui se chiffre à 84 milliards de francs CFA ; et le reste à payer Trésor évalué à 115 milliards de francs CFA.

En matière de dépenses, on se rap pelle que dans sa circulaire du 23 août dernier, le président de la République Paul Biya avait clairement défini les priorités du budget de l’exercice 2023. Le Chef de l’État en gageait par exemple les différents acteurs à accélérer la politique de l’import substitution, dans un contexte international marqué par des difficultés économiques. En cause, la crise russo-ukrainienne, avec des conséquences sur la chaîne d’approvisionnement des marchés et le renchérissement des coûts des produits de grande consommation comme le blé. À cela s’ajoute l’impact négatif de la Covid 19 sur l’économie nationale. La conséquence directe étant que la croissance économique du pays pré vue à 4% pour l’année 2022, a été revue à la baisse à 3.7 %, compte tenu des difficultés économiques au niveau mondial. Selon le projet de loi de finances pour l’exercice 2023, la croissance pourrait repartir à 4,2% en 2023, en cas d’atténuation des effets du conflit Russo-ukrainien. L’inflation, quant à elle devrait être maitrisée à 3% au cours de l’année prochaine, contre 4.6% en 2022.

En gros, « l’objectif de la politique globale pour l’exercice 2023 de meure la poursuite de la consolidation budgétaire en vue d’assurer la soutenabilité des finances publiques et la mise en œuvre réussie de la SND30. L’action du Gouvernement visera en général la consolidation de la reprise économique et l’accéléra tion de sa transformation structurelle, tout en renforçant le caractère inclusif de la croissance, dans la perspective de maintenir le pays sur le sentier de l’émergence », lit-on sur le projet de loi, soumis à l’examen du Parlement.

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