ZLECAF : les chefs d’Etat pressés de développer les infrastructures et l’agriculture.

Réunis en session extraordinaire, les présidents africains ont discuté des priorités pour une mise en œuvre efficace de la zone de libre-échange continentale africaine ( Zlecaf).

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La conférence des chefs d’Etats et de gouvernement sur la Zlecaf s’est réunie en session extraordinaire à Niamey au Niger le 25 novembre dernier. A l’occasion, l’ancien président de ce pays, a dressé un rapport de la mise en œuvre de la Zlecaf sur la période allant de février à novembre 2022. Si à date, des progrès sont notés, notamment en termes d’adhésion, Mahamadou Issoufou, champion de la zlecaf recommande la mise en œuvre des autres projets phares de l’Agenda 2063, sans lesquels « la Zlecaf sera une coquille vide ». Il s’agit notamment du plan d’action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique, le programme de développement de l’agriculture en Afrique et le développement des infrastructures. « C’est l’industrialisation qui permettra à l’Afrique de sortir du pacte colonial dans le cadre duquel elle exporte les matières premières donc des produits à faible valeur ajoutée et importe des produits finis, donc à forte valeur ajoutée. Cet échange asymétrique est une des causes de l’aggravation de la pauvreté du continent », a-t-il déclaré. Il fait en outre remarquer que L’Afrique importe chaque année plus de 64 milliards d’Euro, soit 42 000 milliards de francs CFA de céréales alors qu’elle dispose de 60% des terres arables du monde non encore mises en valeur. Il faudrait donc accélérer la mise en œuvre du programme de développement de l’agriculture. Les ministres du commerce ont été à ce titre invités à faire des propositions sur un traitement en franchise de droits et de quotas et de prendre d’autres mesures appropriées sur les importations intra-africaines de produits agricoles.

Sur le programme de développement des infrastructures en Afrique, il a été proposé, la tenue d’un sommet extraordinaire à ce sujet. Les gouvernements et les institutions partenaires devront ainsi examiner les voies pour l’amélioration de la performance et de la fluidité des corridors existants. Envisager la création de corridors mari times et la transformation des routes notamment transsahariennes en véritables corridors Zlecaf, afin d’assurer la connexion entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne (Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale). Les voies de communication étant nécessaires pour assurer la libre circulation des personnes et des marchandises.

Une autre priorité mentionnée lors de cette conférence, c’est la poursuite de l’initiative « faire taire les armes ». La sécurité du continent, étant l’un des défis majeurs à l’exercice d’activités économiques et commerciales.

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