Douala : le plan de la CUD pour mieux gérer les déchets.

La mairie de la ville annonce l’aménagement d’une usine à ngombe dans le 5ème arrondissement ainsi que diverses opérations de valorisation des déchets.

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Le défi actuel de la mairie de la ville de Douala est de passer de 70% de taux de collecte de déchets en ce moment à 90% dans les prochaines années. Déjà, il faut trouver une solution à la décharge municipale de PK10 qui ne peut plus tenir au-delà de 2025. L’urgence est de mettre en place un plan de gestion durable des déchets pour peut- être re pousser la fermeture de la décharge. Le schéma directeur de la ville qui couvre la période 2025- 2035, prévoit donc la construction de trois centres de transfert des déchets ainsi que du centre de de développement des déchets de Ngombé dans l’arrondissement de douala 5eme. Celui-ci comprendra l’installation des usines de valorisation de déchets solides ainsi qu’une unité de traitement des déchets liquides. Il y aura également une plateforme de compostage de déchets, la transformation en énergie électrique, le compostage et d’autres opérations. Seulement, même si ces aménagements sont réalisés, le site a une durée de vie limitée entre 11 et 12 ans. La municipalité étudie donc la possibilité de se rabattre vers la localité de Dibombari qui est déjà dotée d’un plan d’occupation des sols et a déjà prévu un site pour la décharge.

Mais, il faudra d’abord développer de l’activité de pré collecte dans un cadre structuré et financé. Ceci avec pour objectif de passer de 19 000 foyers actuellement à 130 000. Il est question dans un premier temps, de mettre en place une organisation de collecte des matériaux secs comme les plastiques ou les cartons, la collecte des déchets bio dégradables aussi dans les marchés. Pour cette stratégie, les ménages sont appelés à y participer. Un projet pilote est d’ailleurs prévu dès 2023 et sera lancé dans les quartiers de Bonanjo et Bonapriso. S’agissant de la décharge de PK10, le schéma directeur prévoit la mise en place d’un système de reconversion de la décharge, pour en faire un centre de transfert, de tri, de compostage ou d’une forêt. Une étude, apprend-on, a été lancée à ce titre pour voir les possibilités de planter des arbres qui peuvent cap ter le biogaz et empêcher la propagation des impacts négatifs. Pour réaliser toutes ces opérations de valorisation des déchets, incluant le site Ngombé, la mairie de la ville mise sur des mécanismes de financement basés sur une notion de redevance. Le coût moyen de la tonne par an étant évalué à 46 000 francs et des dépenses annuelles de près de 62 milliards de francs CFA. Il est question de met tre en place une stratégie pour li miter ce coût et que les déchets s’auto financent. Selon les simulations, le compostage par exemple pourrait rapporter annuellement, 366 millions de francs CFA et le re cyclage plus de 700 millions.

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