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Fecafoot: Le Tribunal fédéral suisse siffle la fin du match Eto’o-AG 2009

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C’en est terminé. La page de l’Assemblée générale (AG) de 2009 est définitivement tournée. Dans une décision prise ce 15 décembre 2022, la juridiction suprême suisse a clos la procédure introduite par Pierre Ndjili Ndengue et ses accompagnateurs, en rejetant leur appel. Eux qui avaient saisi cette juridiction pour contester la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) légitimant Faustin Mbida et les autres membres de cette AG. Lesquels avaient opté de se dessaisir dans l’affaire dans laquelle 44 membres avaient attaqué l’élection de Samuel Eto’o. En revendiquant la légitimité à adopter les nouveaux textes de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) devant encadrer le dernier processus électoral. Un choix de Seidou Mbombo Njoya, alors président transitoire de la fédération. Une fois élu, Samuel Eto’o qui prônait la réconciliation de la famille du football camerounais, avait tendu la main à cette instance qui est régulièrement rappelée aux affaires depuis le déclenchement de la crise en 2013. Faustin Mbida et Pierre Boudjiko ont aussitôt accepté cette main qui en réalité était destinée aux 44 contestataires. Et ont entrepris de retourner les autres. Mission accomplie.

Le communiqué de la Fecafoot en réaction à la décision

En réaction, la Fecafoot a salué cet heureux dénouement et a invité les dissidents à rejoindre le navire de la réconciliation pour construire le football camerounais. Abdouraman Hamadou,le mandataire des dissidents de 2009, avait indiqué que si le Tribunal fédéral suisse le débutait, il capitulerait. Lui qui a jusqu’ici mené avec succès tous les fronts contre les différents exécutifs de la Fecafoot depuis 2013. Sa réaction est très attendue. Lui qui avait déjà refusé la main tendue de son ancien allié de combat, Samuel Eto’o.

C’est donc un acteur majeur de cette crise qui est définitivement mis hors-jeu. Samuel Eto’o Fils a désormais les mains libres pour poursuivre l’implémentation de son projet pour le football camerounais. Mais l’homme n’a pas encore la garantie d’avoir un sommeil tranquille. En interne, certaines de ses actes ont été attaqués par Guibaï Gatama et d’autres membres de l’AG 2021 et de l’AG de la Fecafoot. Pour illégalité. Le nouveau président ayant agi en lieu et place du Comité exécutif (Comex).

L’arrêt du Tribunal fédéral suisse

Nécrologie : Jérôme Mvondo est mort

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L’ancien directeur général de la Société de développement du cacao (Sodecao) est décédé hier jeudi 15 décembre courant, après avoir fait un malaise trois jours plus tôt.  

Jérôme Mvondo n’est plus. Avant son décès, il occupait les fonctions de directeur de l’exploitation au cabinet civil de la présidence de la République. Avant cela, ce journaliste principal a tour à tour travaillé au ministère de l’Agriculture, puis comme attaché à la présidence de la République et chargé de mission dans les services du Premier ministre. Cameroon Tribune de ce vendredi 16 décembre 2022 informe que de 1999 à 2002, Jérôme Mvondo va occuper les fonctions de directeur général de la Sopecam.

Pendant son séjour dans cette entreprise, on retient notamment le passage du quotidien national Cameroun Tribune à 32 pages et l’introduction de la quadrichromie (couleur) en janvier 2001. Il quitte la Sopecam en juin 2002 et rebondit quatre ans plus tard, quand il est nommé directeur général de la Sodecao en 2006.

De lui, informe Cameroon Tribune, l’entreprise qu’il aura dirigée pendant 12 ans jusqu’en 2018 se souvient d’un manager qui a épongé les dettes salariales dès son arrivée. Une période au cours de laquelle il sera appelé à accomplir les missions de cette société à savoir entre autres : protéger le verger cacaoyer, protéger et sécuriser les récoltes et les revenus des cacaoculteurs, aménager les espaces agricoles ou encore améliorer la qualité du cacao. Il sera remplacé à ce poste le 24 juillet 2018 par Jean Claude Eko’o Akouafane.

Plan d’action 2023 : Une nouvelle stratégie de la Corée du Sud pour autonomiser les femmes réfugiées au Cameroun

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L’objectif est d’autonomiser les femmes pour des économies résilientes et des communautés pacifiques dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua.

Ce projet de l’Organisation internationale du travail (OIT), financé par l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica) a vu le jour il y a deux ans, avec pour objectif de contribuer à la redynamisation des économies et à la cohésion sociale entre les réfugiés et les communautés d’accueil.

Lors de la deuxième session du comité de pilotage dudit projet tenue le 29 novembre dernier dans la région de l’Est, Nathalie Nguemba, inspecteur général du ministère de la Promotion de la femme et de la famille (Minproff) a rassuré que « le projet évolue bien. Nous avons mis en lumière ce qui a été fait depuis 2021. Nous nous sommes ensuite organisés pour le lancement des activités à mener en 2023. Nous avons échangé sur ce qui a été prévu et établi un budget pour que les objectifs fixés soient atteints de la meilleure des manières ».

Selon l’information contenue dans l’hebdomadaire Cameroon Business Today (CBT) paru le mercredi 14 décembre dernier, il est question pour l’Agence coréenne de coopération internationale Koica de renforcer les institutions locales et de promouvoir des mécanismes favorables au développement économique inclusif, la cohésion sociale et le bien-être des communautés concernées. Ledit projet vient également aider les femmes réfugiées, déplacées internes et populations d’accueil à créer des entreprises et plusieurs coopératives agricoles durables et écologiques.

Finance islamique : Le nouveau règlement pourrait impacter 60% de commerçants en zone CEMAC

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Hassan Belibi Noah, expert financier, directeur général de African Islamic Finance Consulting indique qu’au-delà de ces acteurs, l’Etat du Cameroun pourra lever des fonds à taux zéro à travers plusieurs méthodes et les fonds gratuits pour le financement du social, ce qui selon l’expert sera un avantage considérable par rapport aux financements actuels avec des taux d’intérêt allant parfois jusqu’à 9%.

Au niveau de la sous-région, le règlement relatif aux conditions d’exercice et de contrôle de l’activité de la finance islamique dans la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (Cemac) a été récemment adopté par le comité interministériel de l’Union monétaire de l’Afrique Centrale (Uma).

Il s’agit d’un texte applicable aux établissements de crédit et de microfinance qui exercent l’activité de la finance islamique dans les Etats membres de la Cemac, à leurs dirigeants, leurs commissaires aux comptes et aux membres de leur comité de conformité.

Hassan Belibi Noah, expert financier, directeur général de African Islamic Finance Consulting, indique dans les colonnes du quotidien national bilingue Cameroon Tribune paru mardi 22 novembre 2022 que la finance islamique est un système financier basé sur l’économie réelle, encadrée par l’éthique et en conformité avec le droit islamique des affaires.

« Bien qu’étant réservée à toutes les cibles du marché bancaire, sans distinction de tribu, de races ou de religions, ce qui est vrai c’est qu’elle est obligatoire pour les musulmans car l’intérêt sur toutes ses formes leur est interdit. Lorsqu’on sait que cette population constitue près de 35% des populations au Cameroun et 60% des commerçants dans nos marchés » explique l’expert.

Avec la venue des nouveaux textes, les banques et les microfinances pourront se faire une nouvelle santé en élargissant leurs portefeuilles de produits et en diversifiant les partenaires, notamment les nouveaux clients et les investisseurs des fonds islamiques. Au-delà de ces acteurs,   Hassan Belibi Noah explique également que l’Etat du Cameroun pourra lever des fonds à taux zéro à travers les Sukuk (certificat d’investissement conforme à la charia) et les fonds gratuits pour le financement du social, ce qui sera un avantage considérable par rapport aux financements actuels avec des taux d’intérêt allant parfois jusqu’à 9%.

Communauté urbaine de Yaoundé : Plus de 37 milliards FCFA de budget pour l’année 2023

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Luc Messi Atangana, maire de la ville de Yaoundé

Ledit budget a connu une augmentation de 1,261 milliard FCFA par rapport à celui de l’exercice en cours.

Les 61 grands conseillers municipaux et les sept maires des communes du département du Mfoundi, ont récemment voté le budget 2023 de la Communauté urbaine e Yaoundé. Il s’agit d’une enveloppe de 37,229 milliards FCFA équilibrée en recettes et en dépenses, adoptée le 14 décembre dernier. Ledit budget va mettre la priorité sur la réalisation des travaux d’entretien de la voirie urbaine et des réseaux d’eau. Outre la construction des espaces marchands et l’extension de l’éclairage public, Luc Messi Atangana, maire de la ville de Yaoundé compte également mettre l’accent sur l’embellissement de la cité capitale entre autres.

Pour 2023, la Communauté urbaine de Yaoundé va engager des travaux d’entretien et la réhabilitation des tronçons Mimboman sapeur- Emombo-montée Essos ; Emombo II-Emombo I ; Ecole publique Kondengui-Emombo-Carrefour Belibi. La construction de la route Afanoyoa-Camp Sonel-Carrefour Afanoyoa limite avec l’arrondissement de Bikok, fait également partie des projets.

« Nous avons des projets plus lourds. Le carrefour Mvan sera doté d’un échangeur, de même que les carrefours Elig- Edzoa, Elig-Effa. D’autres aménagements à ma charge sont également prévus » avait indiqué le maire de la ville de Yaoundé, lors du lancement des travaux de bitumage de la voie d’accès Nkolguié le 24 février 2022.

Monnaie : les nouveaux billets de la Beac entrent en vigueur ce 15 décembre 2022

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Cette nouvelle gamme de billets, plus modernes et sécurisés que ceux de la gamme précédente, qui resteront néanmoins en circulation et seront acceptés dans toutes les transactions.

« Le 7 novembre 2022 à Douala, le Conseil d’Administration de la BEAC et le Comité Ministériel de l’UMAC se sont réunis en sessions extraordinaires et ont décidé que la Nouvelle Gamme de billets BEAC « Type 2020 » sera mise en circulation à partir du15 dé cembre 2022 ». C’est en ces termes qu’Emmanuel Asafor Cho, le premier ad joint au directeur national de la BEAC a annoncé la mise en circulation de la nouvelle gamme de billets. Pour ce responsable de l’institut d’émission, l’’objectif de cette mise en circulation d’une nouvelle gamme de billets BEAC est double : Premièrement, avoir une longueur d’avance sur les contrefacteurs, en fabricant des billets comportant les signes de sécurité modernes et difficilement falsifiables avec pour corollaire, une limitation de la circulation des faux billets dans la Zone ;deuxièmement, améliorer significative ment la qualité de la circulation fiduciaire en remplaçant progressivement de la circulation, les billets de la gamme 2002, le plus souvent usés, par des billets neufs de la gamme 2020. Cette Nouvelle Gamme, à l’identique de la Gamme 2002 actuellement en circulation, sera composée des 5 coupures suivantes : 500 Francs CFA, 1 000 Francs CFA, 2 000 Francs CFA, 5 000 Francs CFA et 10 000 Francs CFA. Cette nouvelle gamme de billets plus compacts, plus modernes, et mieux sécurisés consacre le principe d’homogénéité des signes monétaires et l’intégration sous régionale au recto de toutes les dénominations ; valorise, à travers ses iconographies au verso de toutes les dénominations, les vecteurs de l’émergence de la CEMAC que sont, l’éducation, la santé, et l’agriculture moderne ainsi que les thématiques sociétales de l’heure que sont, la protection de l’environnement et la place de la femme dans la société ; met en exergue les langues officielles des pays de la zone (Français, Anglais, Arabe et Espagnol) en les déclinant dans l’inscription « Banque des Etats de l’Afrique Centrale » et dans la valeur faciale des billets ». Il ajoute que les caissiers des banques et comptables publics ont été formés à l’authentification des billets de la gamme 2020. et peuvent déjà procéder dès ce 15 décembre 2022, aux prélèvements de ces billets dans tous les guichets de la BEAC. 

Pour ce qui est du grand public, les sup ports de communication officiels présentant les signes de sécurité permettant d’authentifier tous ces nouveaux billets sont en cours d’affichage, sont disponibles sur le site de la BEAC, dans les médias et sur réseaux sociaux. « Ces supports continueront de faire l’objet d’une large diffusion pendant la cam pagne de communication sur la Nouvelle Gamme en cours. Le grand public pourra donc, à la suite des prélèvements des Banques et comptables publics aux guichets de la BEAC le 15 décembre 2022, procéder aux retraits de ces nouveaux billets aux guichets des Banques et Comptables Publics et dans les Distributeurs Automatiques des Billets (DAB) », explique M. Asafor Cho. « J’invite donc le public à faire bonne usage de ces nouveaux billets BEAC gamme 2020 à compter du 15 décembre 2022 en les acceptant dans les règlements des trans actions de toute nature, » ajoute-t-il. 

Pour ce qui est des billets de la Gamme 2002 actuellement en circulation, le Comité Ministériel de l’UMAC a décidé que ces billets conservent leur cours légal et leur pouvoir libératoire et qu’ils continueront de circuler conjointement avec les billets de la gamme 2020. « Les billets des deux gammes doivent donc être acceptés sans distinction dans toutes les transactions », plaide M. Asafor Cho. 

Pour ce qui concerne les billets de la gamme 1992, explique le responsable de la Banque centrale, il a été décidé de les démonétiser, donc de les priver du cours légal et du pouvoir libératoire sur l’ensemble du territoire de la CEMAC à compter du 1er mars 2023. Ces billets ne seront donc plus acceptés dans toutes les transactions à compter de cette date. Ils resteront toutefois échangeables aux guichets des banques commerciales et aux guichets de la BEAC du 1ermars au 31 mai 2023, soit pendant un délai de 3 mois. Ensuite, ils seront exclusivement échangés aux guichets de la BEAC du 1er juin 2023 au 31 mai 2024, soit pendant un délai de 1 an. A partir du 1er juin 2024, ces billets ne seront plus échangés.

Incubation d’entreprises : le deuxième congrès national se prépare

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Les travaux de cette édition visent à encourager le développement des PME innovantes par le biais de la rationalisation de l’activité des structures d’incubation.

C’est sous le thème : « Les structures d’incubation d’entreprises : outils d’émergence d’une nouvelle communauté de startups et PME performantes pour la transformation structurelle de l’économie » que va se tenir le deuxième congrès national sur l’incubation d’entreprises au Cameroun. L’évènement va se tenir du 19 au 21 décembre 2022 à Yaoundé, capitale camerounaise.

 L’objectif de cette rencontre biennale est de renforcer l’écosystème d’incubation nationale dans la perspective d’accroitre la diffusion de la culture d’entreprise auprès du grand public et de stimuler l’émergence d’une nouvelle communauté de startups et Petites et moyennes entreprises (PME), acteurs de la transformation structurelle de l’économie nationale.

Les travaux de cette deuxième édition visent à encourager le développement des PME innovantes par le biais de la rationalisation de l’activité des structures d’incubation. En effet, la consolidation des structures d’incubation légalement constituées représente un levier de choix pour l’avènement d’une génération d’entreprises innovantes et compétitives.

Au-delà de cet encadrement juridique de l’activité d’incubation, le ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a mis le cap sur la promotion de l’incubation, à travers l’octroi des subventions aux structures publiques d’incubation logées au sein des universités d’Etat dans le cadre du Programme national d’incubation.

Le décret du Premier ministre ayant ouvert la voie au financement par l’Etat du Cameroun des structures privées d’incubation, pour autant que celles-ci soient dûment agréées, l’incubation du Groupement des femmes d’affaires du Cameroun (GFAC) a pu bénéficier en 2021 d’un financement de 50 millions FCFA.

Christopher Fomunyoh, directeur régional du NDI : « on peut s’attendre à un renforcement des liens entre les Etats-Unis et l’Afrique »

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Directeur régional de l’Afrique centrale et de l’Ouest au sein du think tank américain du national Democratic Institute (NDI), Christopher Fomunyoh décrypte les enjeux de l’US-Africa Leaders’ summit.

Quels sont les dossiers prioritaires de l’administration Biden en Afrique ? 

Je pense qu’après le dernier sommet mondial virtuel sur la démocratie organisée par les États-Unis en décembre 2021, au quel seulement 18 pays Africains avaient été invités, le président américain souhaite une participation plus ouverte pour ce sommet afin de pouvoir interagir avec un plus grand nombre de ses pairs africains et ainsi combler le vide laissé par son prédécesseur Donald Trump, tout en démontrant par là le poids qu’il attribue à l’Afrique dans sa politique étrangère à lui. J’imagine qu’il cherchera à réactiver une coalition pro-démocratie au niveau africain, comme il tente de le faire sur d’autres continents aussi. 

Il sera également question de l’ordre international où la voix africaine peine à se faire entendre ces dernières années et où le continent gagnera à être plus présent. J’imagine qu’il sera aussi question d’harmoniser les approches pour mieux lutter contre des fléaux au niveau global, comme le changement climatique et la corruption, qui minent le développement sur le continent en particulier. Et bien sûr la question incontournable, à savoir la nécessaire clarification sur les avantages de la gouvernance démocratique et inclusive à l’opposé des narratifs que véhiculent d’autres partenaires potentiels tels que la Chine et la Russie. 

Les relations américano-africaines ont prospéré sous les présidences Clinton, Bush Jr. et Obama, avant de connaître un temps d’arrêt pendant les quatre années Trump. Quel impact ce désintérêt de Trump pour l’Afrique a-t-il eu sur le flux commercial et les relations diplomatiques ? 

On ne peut s’empêcher de constater que le passage de Donald Trump à la Maison Blanche a laissé un vide, en dépit de l’activisme de certains officiels tels que le sous-secrétaire d’État aux affaires africaines d’alors et quelques ambassadeurs courageux. Ce vide s’est fait ressentir aussi dans le secteur privé qui, souvent, suit les élans de l’action gouvernementale. Par exemple, sous Trump, les investissements privés américains directs en Afrique sont passés de 50,4 milliards de dollars en 2017 à 43,2 milliards de dollars en 2019, soit une baisse de 14 %. Cela a bien sûr profité aux autres partenaires comme la Chine et la Turquie qui ont connu des augmentations significatives dans leurs chiffres d’affaires pendant la même période. 

En organisant le sommet des chefs d’états africains, Biden renoue avec la tradition mise en place par Obama, mais les faits sur le terrain ont changé depuis les années Obama avec une présence économique prépondérante de la Chine et une présence militaire grandis sante de la Russie sur le continent. Dans ce contexte, peut-on reprocher aux Africains de croire que le souci des Américains de regagner en influence a pour but de créer des conditions d’une nouvelle guerre froide sur leur continent ? 

« …On peut s’attendre à un renforcement des liens d’amitié entre les Etats-Unis et l’Afrique ; un contact plus facile au sommet de l’état surtout pour ce qui est de l’harmonisation sur les questions internationales ou d’envergure mondiale comme la lutte contre la famine, les entraves au développement et l’insécurité grandissante sur le continent… »

On ne peut rien reprocher aux Africains sur cette question-là, même s’il faut re connaître que Biden qui a été vice-président de Barack Obama et qui est issu, lui aussi, des rangs des démocrates, est sincère dans sa volonté de travailler avec l’Afrique. Cela dit, une certaine interrogation de la part des Africains est tout à fait compréhensible compte tenu de la percée des autres puissances en compétition avec les États-Unis. Cela explique les nombreuses sorties du secrétaire d’État Anthony Blinken pour expliquer que l’engagement des États Unis est réel et se projette dans la durée au lieu d’être seulement contextuel pour contrecarrer telle ou telle autre puissance. Sûrement que beaucoup d’Africains attendent de voir du concret, surtout dans les pays comme la République centrafricaine ou le Mali, dans le Sahel. D’où aussi l’insistance sur les va leurs partagées entre les États Unis et l’Afrique. 

Les dossiers sécuritaires sont-ils à l’ordre du jour au sommet de Washington ? Quelles sont les régions sensibles en Afrique où les militaires américains sont présents, soit dans le cadre des bases comme à Djibouti ou de manière plus discrète ? 

Je crois savoir que le département de la Défense américain participe à certaines des tables rondes portant sur les questions de défense et de sécurité, lors du sommet. La sécurité est un sujet majeur. Lorsqu’on fait le point sur les défis sécuritaires auxquels le continent est confronté, à commencer par les groupes terroristes comme Al Shabab dans la Corne de l’Afrique, Boko Haram au Nord du Nigeria ou l’organisation État islamique et AQMI et autres groupes dans le Sahel, on ne peut s’empêcher de reconnaître que cette menace est réelle et très dé stabilisatrice pour les pays concernés et même au-delà de leurs frontières. Il se rait tout à fait normal à mon sens que les États-Unis qui ont une expérience en la matière et une expertise assez riche viennent en aide aux pays africains. Le Camp Lemonnier à Djibouti est le seul camp militaire permanent des États Unis en Afrique, mais plus récemment il y a eu la construction d’un camp de drones au Niger. Mais une puissance avec des capacités de projections et de rapidité d’actions n’a pas forcément besoin de bases et d’une présence physique permanente sur le continent pour pouvoir venir au secours ou intervenir en cas de besoin. Ainsi, le Commandement Etats Unis-Afrique (Africom) a déployé des soldats américains pour des interventions ponctuelles dans à peu près 13 pays entre 2013-2017, y compris le Cameroun, le Tchad, la RDC, la Mauritanie et le Niger. Cette aide ponctuelle et bien ciblée est plus significative aujourd’hui que jamais vu les vulnérabilités de nos pays déjà si fragiles. 

Qu’en est-il du décret « Africa Growth and Opportunity Act » (Agoa), principal outil d’échanges entre l’Amérique et l’Afrique sub saharienne ? Apparemment, la re conduction de l’Agoa qui arrive à l’expiration en 2025, fait débat ? 

Il serait intéressant de suivre les discussions sur l’Agoa, surtout après l’adoption de la zone de libre-échange africaine qui englobe tous les pays du continent alors que l’Agoa avait des critères plus sélec tifs. Je crois savoir que l’ambassadeur Tai, responsable du Commerce américain, organisera une discussion au niveau ministériel sur l’Agoa afin d’aborder certaines des questions soulevées par les pays africains et relatives au fonctionne ment de ce mécanisme établi pour faciliter l’accès au marché américain pour les produits africains. Ce sera également une plate-forme pour discuter de la mise en œuvre et déterminer comment améliorer les taux d’utilisation de l’Agoa avant son expiration en 2025, et le tout dans le but de renforcer la coopération économique, le commerce et l’investissement, et sou tenir l’intégration économique régionale. 

Que peut-on attendre du sommet de Washington ? 

Au minimum, on peut s’attendre à un renforcement des liens d’amitié entre les États-Unis et l’Afrique ; un contact plus facile au sommet de l’État surtout pour ce qui est de l’harmonisation sur les questions internationales ou d’envergure mondiale comme la lutte contre la famine, les entraves au développement et l’insécurité grandissante sur le continent. Je m’attends aussi à des nouvelles opportunités d’échanges économiques, passant par le renforcement de l’Agoa, et peut être un assouplissement de l’hostilité et de l’indifférence avec lesquelles certains pouvoirs africains traitent leurs diasporas. 

Source: RFI

Reconstruction des régions en crise sécuritaire : Le gouvernement demande aux nouveaux coordonnateurs de centraliser les besoins multiformes exprimés dans ces foyers de tension

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Ils ont récemment été installés par Séraphin Magloire Fouda, secrétaire générale des services du Premier ministère.

You-yous et bouquets de fleurs étaient au rendez-vous mardi 13 décembre dernier à l’auditorium des services du Premier ministère à Yaoundé. En effet, l’espace a abrité la cérémonie d’installation du coordonnateur et coordonnateur adjoint du Programme spécial de reconstruction et de développement de la région de l’Extrême-Nord.

Parmi les personnalités installées figurent, le coordinateur national du plan présidentiel de reconstruction et de développement des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, Tamanjon Motuba Obase, et son adjoint, Njong Donatus, le coordinateur national du programme spécial de reconstruction et de développement de la région de l’Extrême-Nord et son adjoint, Madjadoumbaye Jérémie.

Exprimant sa gratitude, le coordinateur national du programme spécial pour la reconstruction et le développement de la région de l’extrême nord, Alhadji Magra Massaou, a déclaré qu’ils sont prêts à mener à bien la tâche ardue qui leur est confiée.

Comme feuille de route, Séraphin Magloire Fouda, secrétaire générale des services du Premier ministère a précisé qu’il revient aux promus, la charge de centraliser les besoins multiformes exprimés dans ces régions, s’assurer la montée des informations vers le gouvernement mais également de faire des propositions, en vue de trouver des solutions adéquates.

« Dans le cadre de cette démarche, la concertation, la sensibilisation, le travail en équipe de même que la probité et l’intégrité devraient constituer vos outils de travail. Monsieur le Premier ministre chef du gouvernement m charge de vous rassurer de la disponibilité du gouvernement à vous accompagner dans la mise en œuvre de vos différentes feuilles de route » a rassuré le secrétaire général des services du Premier ministère, avant de féliciter Paul Tasong, précédemment coordonnateur du Plan présidentiel de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour le travail abattu dans le cadre dudit programme en tant que pionnier.

Sommet Etats- unis Afriques : Paul Biya aux USA pour réchauffer les relations avec Washington

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Crise anglophone, African Growth and Opportunity Act (Agoa), aide militaire. Yaoundé a plusieurs sujets à débattre avec Washington. Et le président camerounais compte bien obtenir des concessions de son homologue américain.

Le président Paul Biya est ar rivé à Washington le 10 dé cembre dans la soirée. Il répondait à une invitation de son homologue américain Joe Biden. Du 13 au 15 décembre, Paul Biya prend part au sommet États-Unis-Afrique. Le président camerounais qui participe désormais rarement à des évènements de ce genre a tenu à se rendre personnellement aux Etats Unis, en raison selon les experts des « enjeux énormes de ce sommet pour le Cameroun et le Golfe de Guinée ». La présence de Paul Biya traduit donc, « une certaine volonté de se réconcilier avec Washington après plusieurs années de relations délicates du fait de crise dans les régions anglophones ».

En marge du sommet, la délégation camerounaise doit rencontrer les autorités américaines pour débattre de certains sujets notamment la situation des leaders séparatistes qui financent la guerre au Cameroun depuis Washington. Fin novembre, les États-Unis ont annoncé, l’arrestation et l’inculpation de trois Américains d’origine camerounaise accusés d’avoir aidé au financement de groupes séparatistes au Cameroun et d’avoir soutenu des enlèvements, dont celui du défunt Cardinal Christian Tumi.

Les trois Américains d’origine camerounaise ont été inculpés pour association de malfaiteurs en vue de fournir un soutien matériel à des enlèvements et à l’usage d’armes de destructions massive dans un pays étranger. Cette visite sera donc l’occasion pour les autorités camerounaises de plaider auprès des autorités américaines, pour que « elles accentuent la traque contre les financiers des groupes séparatistes qui vivent aux Etats Unis », indique une source.

L’AGOA

Un autre sujet important, la réintégration du Cameroun à l’African Growth and Opportunity Act (Agoa). Un dispositif qui avait permis au Cameroun d’exporter en franchise de douane des marchandises pour 1,6 milliard de dollars vers le marché américain entre 2001 et 2018. En 2019, l’ancien président des Etats unis Donald Trump avait suspendu le Cameroun de cette initiative, sous le prétexte de violation des droits de l’homme par l’armée camerounaise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ».

En outre la délégation camerounaise doit aussi renégocier le rétablisse ment du Cameroun dans plusieurs programmes d’assistance et de formation militaire. On se souvient qu’en 2018, les États-Unis avaient suspendu le Cameroun d’un programme de formation destiné à certains corps d’élite de l’armée nationale et annulé la livraison au pays de quatre bateaux de patrouille, ainsi que la réduction de l’aide militaire apportée par l’administration Trump au Cameroun, pour un montant d’environ 9 milliards francs CFA.

Dans sa volonté de diversifier les partenaires, cette rencontre va également permettre au Cameroun de renforcer les liens économiques, diplomatiques, culturels avec les Etats unis, dans un contexte mondial marqué par le conflit entre la Russie et l’Ukraine, et dont les conséquences sont irréversibles pour l’économie camerounaise.

Paul Biya plaide pour la transformation des ressources naturelles

Prenant la parole au cours de la première journée du sommet Etats –unis Afrique qui se déroule à Washington du 13 au 15 décembre, le président camerounais a jeté le pavé dans la marre des problèmes qui entretiennent le sous-développement de l’Afrique.

Permettez-moi tout d’abord de remercier le Président Joe Biden qui a bien voulu convier ses homologues africains à ce deuxième Sommet des Dirigeants des Etats-Unis et de l’Afrique. Je tiens également à remercier Mes sieurs Michael Klowden et Paul Hinks, pour leur invitation à la présente table ronde privée. L’ordre du jour nous invite à réfléchir sur « Comment la finance peut constituer un atout à l’égard des défis pressants et des opportunités de l’Afrique, et contribuer à la résolution de problèmes apparemment sans solution à l’échelle mondiale ». C’est un sujet d’actualité, au regard de la situation actuelle de l’économie mondiale et des effets des crises sanitaire et sécuritaire sur nos économies nationales. L’un des freins au développement de l’économie africaine est l’épineux problème de la disponibilité des financements. Pourtant l’Afrique dispose d’un énorme potentiel en ressources naturelles. Ce potentiel reste sous exploité ou alors son exploitation n’intègre pas la transformation sur place qui est susceptible de générer de la valeur ajoutée et de la richesse sur le continent. L’Afrique ne représente qu’une portion congrue des ressources financières en circulation dans le monde. Son accès à ces ressources se fait à des taux prohibitifs et parfois à des conditions restrictives de souveraineté de nos Etats. L’Afrique reste trop dépendante de l’aide publique au développement qui semble ne plus correspondre à nos besoins. Le cadre juridique qui gouverne généralement l’obtention de financements est très contraignant et accroît notre exposition aux risques budgétaires et de stabilité de nos institutions. Comme exemple de contrainte, la mise en gage de certaines ressources naturelles sollicitée par certains investisseurs. Les modèles et instruments de finance ment adoptés contribuent davantage à la réexportation des capitaux, à travers des prêts sans mouvement de fonds vers le continent, mais avec sorties obligatoires de devises lors des remboursements. L’une des solutions passe par le financement de l’exploitation et de la transformation des ressources naturelles de l’Afrique sur son sol. Pour cela, l’Afrique a besoin d’un volume important de capitaux à long terme. Il se rait donc souhaitable d’œuvrer à la mise en place d’un véritable marché africain des capitaux, susceptible d’offrir des outils adaptés au financement du développement de l’Afrique. Ce qui permettra sa trans formation structurelle et son indépendance progressive de l’aide au développement et des crédits à l’exportation. En souhaitant plein succès à vos travaux, je vous remercie de votre aimable attention.

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