Financement de l’agriculture : Les organisations paysannes du Cameroun adressent un plaidoyer au gouvernement

Elles demandent l’implémentation d’une politique alimentaire africaine globale, répondant au besoin urgent et pressant dont de se nourrir face à l’incertitude mondiale et au changement climatique.

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Selon l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’agriculture en Afrique subsaharienne est extrêmement sous-capitalisée. Le capital par personne travaillant dans l’agriculture étant largement inférieur à celui des autres régions en développement. Cette situation selon les Nations-Unies s’explique par une insuffisance des investissements ainsi qu’un accroissement rapide de la population rurale dans la région.

C’est dans ce contexte que Yaoundé la capitale camerounaise a récemment abrité la 4ème conférence biennale organisée par la Concertation nationale des organisations paysannes du Cameroun (CNOP-CAM), en collaboration l’Alliance pour la sécurité alimentaire en Afrique (AFSA). Les travaux se sont tenues sous le thème : « Mobiliser les politiques et actions alimentaires africaines pour des systèmes alimentaires sains ».

Au terme des travaux, les organisations paysannes ont plaidé pour une augmentation du financement des systèmes de production et d’agriculture familiale africaines basés sur des approches agro écologiques, ainsi qu’à une politique alimentaire africaine globale, répondant au besoin urgent et pressant dont de se nourrir face à l’incertitude mondiale et au changement climatique.

Crist Macoloo, président de l’AFSA a indiqué que le système alimentaire basé sur le récit de l’agriculture industrielle n’avait pas réussi à nourrir le monde et l’Afrique en générant des aliments toxiques, en polluant l’environnement et en alimentant les crises climatiques.

« Parmi les pays les moins avancés en Afrique, nombreux sont ceux qui sont devenus de plus en plus dépendants aux denrées alimentaires importées au cours de ces dernières décennies. Cette dépendance n’est pas nécessairement un problème grave en soi, dès lors que d’autres secteurs d’exportation peuvent être développés pour générer des revenus et payer les importations de denrées alimentaires, mais souvent cela n’a pas été le cas » indique la FAO.

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