jeudi, mai 28, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 334

Économie : la Beac prévoit une croissance de 3% en 2023

0

Suite à la session ordinaire du Comité de politique monétaire pour l’année 2022 de la Banque des États de l’Afrique centrale, l’Institut d’émission des États membres de la Communauté Économique et Monétaire de la sous-région a projeté un taux de croissance de 3% au cours de l’année 2023 contre 2,9% enregistrés en 2022.

Selon la banque centrale, cette prévision est portée « principalement par un rebond de la croissance hors pétrole ». En fait, pour le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli, l’évolution de cet indicateur sera variée, avec un taux de croissance de 4,2% au Congo, 4% au Cameroun, 3,5% au Gabon et au Tchad, et 2,4% en RCA, contre une récession de -3,5% en Guinée-Équatoriale.

Il faut rappeler qu’il y a trois mois, la banque centrale sous-régionale, tablait sur 3,2% de croissance du PIB et 3,5% en juillet. « Il ne s’agit que de prévisions à relativiser, au regard des fluctuations relevant du contexte international » indique Abbas Mahamat Tolli.

L’inflation dans la région devrait s’accélérer davantage à 5,5% d’ici la fin de l’année avant de reculer légèrement à 4,8% en 2023. Le niveau des prix reste largement au-dessus du seuil de 3% en vigueur dans la région. Mais la BEAC qui anticipe sur un recul de cet indicateur en 2023 a décidé de maintenir inchangé ses principaux instruments et promet de rester « vigilant dans la perspective de ses prochaines décisions de politique monétaire ».

Le CPM a ainsi noté une régionalisation progressive du marché interbancaire, une intensification des échanges avec un encours moyen mensuel situé à 372,9 milliards de FCFA à fin octobre 2022 (347,3 milliards de FCFA en juillet 2022), un recul du taux d’intérêt moyen pondéré à 7 jours des opérations en blanc du marché interbancaire de 6 % à 5,82%, et celui des opérations de pension-livrée de 4,54% entre fin juillet et fin octobre 2022.

En effet, la plupart des pays de la CEMAC, exportateurs d’hydrocarbures profitent également des cours mondiaux élevés du pétrole brut à l’exception de la Guinée-Équatoriale dont un important champ pétrolier (Zafiro) a été mis à l’arrêt depuis septembre suite à un incident. Ainsi, le pays devrait plonger en récession (-3,5%) dès 2023.

Yaoundé 4 : la Commune d’Arrondissement s’organise pour mieux se développer d’ici 2030

0

Un atelier de planification du Plan Communal de Développement (PCD) s’est ouvert hier dans la salle Ekang VIP de la mairie de Yaoundé 4, en vue de trouver des stratégies pour un développement durable à l’horizon 2030-2035.

Pour la circonstance, le Centre Chrétien de Développement a été choisi dans le cadre de l’élaboration du PCD. En effet, ce plan devra s’arrimer à la Stratégie Nationale de développement, mais également aux objectifs de développement durable.

Selon les autorités présentes, grâce à l’intervention du Maire de Yaoundé 4, Sa Majesté Gabriel Effila qui a favorisé l’élaboration de ce plan, il est question d’arriver à un résultat qui est le plan quinquennal et qui sera inscrit dans le PCD.

Lilian Koulou Engoulou:  » Des personnes abusées font de plus en plus recours à nous »

0

C’est bientôt la fin de l’année, en quoi pouvez-vous résumer l’action de l’ODS que vous dirigez en 2022 ?

Je suppose que vous souhaitez que je fasse une sorte de bilan de l’Observatoire. Ce serait un peu difficile de dresser un bilan exhaustif de nos activités tout au long de l’année qui s’achève. Mais sous-réserve du bilan officiel que devrait produire très prochainement nos équipes, je peux dire que l’Observatoire du développement sociétal qui est une organisation attentive à tous les événements, situations et interpellations qui ponctuent la vie de notre communauté nationale dans son vécu quotidien, a eu une année pleine en termes d’interventions et de dénonciations qui constituent notre ADN. Il y a eu, en début d’année, la fameuse « Opération craie morte » qui reste dans la mémoire collective comme le plus grand mouvement de grève lancé par les enseignants camerounais pour protester contre leurs conditions de travail et de vie. Cette grève a paralysé pendant plusieurs semaines les secteurs de l’Education de base et des Enseignements secondaires. Nous ne pouvions pas continuer à regarder des secteurs aussi névralgiques sombrer dans le chaos. Nous avons donc dû intervenir à plusieurs reprises, en tant qu’acteurs de la société civile, pour dire aux enseignants que leurs revendications étaient légitimes. Nous les avons également sensibilisé sur le fait qu’ils devaient garder à l’esprit que de leurs entrailles, sortent toutes les connaissances, techniques et compétences nécessaires à notre communauté, et que, perturber ou détruire l’éducation, c’est se tirer une balle dans le pied, c’est s’autodétruire. Nous les avons appelés à regagner les salles de classe pour le bien de nos enfants à tous, sans lesquels il n’y a pas d’avenir. Dans le même temps, nous avons appelé les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités en mettant tout en œuvre pour améliorer la condition de l’enseignant. Des promesses avaient été faites à propos par la voix la plus autorisée, c’est-à-dire, le président de la République, et je pense que le gouvernement a pris les dispositions qu’il fallait pour taire les mécontentements.
Il y a ensuite eu le scandale du poisson pourri commercialisé par la société Congelcam à Obala. On ne peut pas à ce point, jouer avec la santé des Camerounais, au nom de l’argent ! Au regard des comportements habituels d’un grand nombre de fonctionnaires et responsables de nos administrations publiques, caractérisés par l’apathie, la sclérose, la désaffection, l’indifférence ou carrément le déni de service, toutes choses alimentées par un appétit frénétique et obsessionnel du profit personnel, nous avons salué le courage de la déléguée départementale de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales de la Lekié, qui avait mis au goût du jour cette pratique extrêmement nocive. Après avoir découvert, saisi et détruit cinq tonnes de poisson avarié de cette société grâce à de nombreuses plaintes des consommateurs, elle avait fait l’objet de graves menaces y compris contre sa carrière. Nous ne pouvions pas ne pas lui apporter notre soutien face au rouleau compresseur qui s’apprêtait à la broyer.

On vous a vus sur le l’affaire de spoliation des terres de la communauté Ngombe dans la ville de Douala. Où en est-on ?

Effectivement, c’est le premier dossier sur lequel nous avons travaillé dès janvier 2022, après avoir été approchés par la communauté Ngombe, dans l’arrondissement de Douala 5ème. Une Jeanne d’Arc Mekamguem, qui du reste était chargée d’immatriculer les terres au nom de la communauté pour le compte d’une exploitation (bananeraie), s’était plutôt malicieusement mise à établir les titres fonciers en son nom propre et en celui de ses enfants. Nous avons dénoncé avec la dernière énergie cette tentative de spoliation de terres sur fond de harcèlement, de trafic d’influence et de violence aggravée, afin de prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur les conséquences que pourraient générer de telles pratiques illicites, mais surtout attirer l’attention des autorités de l’Etat sur le drame qui se nouait. Je crois que l’affaire est depuis suivie par l’administration.
En octobre dernier, l’ODS a mené une enquête sur le projet d’alimentation en eau du Port autonome de Kribi, dont la réalisation des travaux par la société de droit Belge Aspac International se fait avec beaucoup de malfaçons. Celles-ci avaient été mises à nu par le sous-traitant du projet, le Groupement Stex-Servel, en l’occurrence. Il avait malheureusement été écarté sans autre forme de procès, et nous sommes surpris que jusqu’ici il n’y ait pas eu une contre-expertise sérieuse à la diligence des responsables du port pour faire la lumière sur ce dossier.
Plus récemment encore, nous avons dénoncé cette sorte de mafia autour de la gestion du barrage hydroélectrique de Memve’ele dans le Sud, par Electricity Development Corporation (EDC). Cette entreprise publique exploite cette infrastructure en totale violation des dispositions du décret du 04 mai 2020. Celles-ci prescrivaient préalablement la signature d’une convention de concession pour le transfert des activités de l’ancienne unité de gestion du projet à EDC. Mais, près de trois ans après, rien n’a été fait. Et pourtant l’entreprise, avec la bénédiction du ministre de l’Energie et de l’Eau, vend l’électricité à Eneo et recrute à tour de bras dans des conditions opaques. Dans les mêmes conditions d’opacité, elle s’est séparée de nombre de cadres de l’ancienne unité de gestion sans donner d’explications.

L’activité de l’ODS se limite-telle aux dénonciations ? Que faites-vous d’autre ?

Au-delà de nos enquêtes de terrain suivies de dénonciations par écrit à l’intention de certaines institutions de l’Etat et par voie de presse, nous recevons dans nos bureaux et ce, tous les jours, des personnes qui nous soumettent des cas d’abus dont il ont fait l’objet de la part des fonctionnaires ou des administrations publiques, cadres d’entreprises publiques, parapubliques et même privées, du système bancaire, etc. Et sans tambours battants, nous diligentons des actions qui aboutissent soit à des arrangements sous notre arbitrage, soit à des procès en justice avec notre assistance parce que, faut-il le préciser, à l’ODS nous disposons des expertises dans presque tous les domaines.

Que gagnez-vous dans ces opérations de médiation ? Vos services sont-ils rémunérés ?

Depuis sa création en 2009 et en sa qualité d’association à but non lucratif, l’ODS offre gracieusement ses services aux usagers à leur demande. Nous les aidons simplement à régler leurs différends avec l’administration, les services publics et même les entreprises privées.


L’ODS se présente comme une sorte de médiateur de la République au Cameroun. Ailleurs, c’est une personnalité morale indépendante, nommée par le président de la République ! Est-ce que vous n’outrepassez pas vos prérogatives ?

Comme je l’ai toujours dit, je pense qu’il faut un peu mieux expliquer les choses pour ne pas créer la confusion. En France, le médiateur de la République ou Défenseur des droits, est une autorité administrative indépendante nommée par décret présidentielle et chargée de défendre les droits des citoyens face aux administrations et promouvoir la mise en œuvre de l’Etat de droit. A ce titre, il dispose de prérogatives particulières en matière de promotion des droits de l’enfant, de lutte contre les discriminations, la corruption, etc. Il se trouve, simplement, que dans ses missions, l’ODS sert au quotidien de trait d’union entre les citoyens et les pouvoirs publics, en vue de la bonne marche de l’État de droit.

En clair, l’Etat n’ayant pas prévu une telle institution, et la nature ayant horreur du vide, l’ODS joue les bouche-trous…

Nous ne jouons pas les bouche-trous. Face à un certain nombre de réclamations et plaintes qui fusaient de la part des citoyens, en tant qu’Organisation non gouvernementale (Ong), nous nous sommes sentis le devoir, à travers le dialogue et la médiation, de garantir ou d’aider à faire garantir les droits fondamentaux des Camerounais. Et aujourd’hui nous pouvons nous féliciter de ce que l’ODS joue un rôle de premier plan dans la société civile camerounaise. Des personnes abusées font de plus en plus recours à nous ; c’est la preuve que nous abattons un travail formidable de défense des droits de l’Homme. Nous allons travailler davantage.

Sous quel signe l’ODS place-t-il l’année 2023 ?

Nous allons nous impliquer davantage dans tout ce qui peut concourir au bien-être des Camerounais et à plus de justice. C’est-à-dire, la lutte contre la corruption et contre les abus de toutes sortes dans les brigades de gendarmerie, les commissariats de police et dans certains parquets et tribunaux. L’ODS entend, à partir de 2023, engager plus de volontaires qu’il va déployer sur le terrain pour recenser les abus de toutes sortes dans les services publics et les signaler à l’opinion et aux autorités. Et autant que faire se peut, nous nous déploierons sur toute l’étendue du territoire national. L’autre grand combat a trait aux lenteurs qui sévissent dans le traitement des dossiers dans l’administration. Nous pourrons plus efficacement en dénoncer les auteurs. Le chef de l’Etat a demandé aux jeunes d’oser, et nous pensons à l’ODS qu’il faut oser dans la lutte contre la corruption et les injustices. Ce combat que nous nous engageons à mener de manière volontaire, voire sacerdotale, s’impose à tous pour parvenir à une société plus juste et qui assure l’égalité pour tous. Donc, nous mettons en garde les fonctionnaires véreux qui torpillent la politique du président de la République en matière de justice.

Coopération : Le Cameroun va abriter le tout premier Bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC)

0

L’accord y relatif a récemment été signé à Yaoundé lors d’une cérémonie présidée par le ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures chargé de la coopération avec le Commonwealth, Félix Mbayu, en présence de plusieurs membres du gouvernement.

Selon Mariatou Yap, secrétaire général de l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC), l’accord signé vendredi 17 décembre dernier à Yaoundé, concrétise plusieurs mois de concertation à l’issue desquels les experts des deux parties ont convenu de la mouture finale. « Cet acte est le premier de la nouvelle stratégie de l’OIPC qui vise la mutualisation des moyens, à travers l’établissement de plateformes régionales d’Afrique, d’Asie centrale, du Proche et Moyen-Orient » a expliqué Mariatou Yap.

Les missions du futur Bureau région de Yaoundé seront de suivre les activités dans les pays africains qui en sont membres. Selon l’information contenue dans le quotidien Cameroon Tribune édition de ce lundi 19 décembre courant, dans la perspective de son ouverture, il sera mis en place une assiette de prévention et d’urgence régionale comprenant : un centre des opérations d’urgence, un centre de formation et un entrepôt de stockage du matériel d’intervention.

L’Organisation internationale de protection civile  est une organisation intergouvernementale dont l’objectif est de contribuer au développement par les États de structures assurant la protection et l’assistance des populations et protégeant les biens et l’environnement face aux catastrophes naturelles ou causées par l’homme. Ces structures sont généralement connues sous les noms de protection civile, défense civile, sécurité civile et sont toutes concernées par la gestion des situations d’urgence. L’OIPC fédère les structures nationales mises en place à cet eff et par les États dans le but de favoriser la coopération et la solidarité mutuelle entre elles

Intelligence économique: les experts et chercheurs africains tablent sur l’impact des innovations

0

Lors de la 3ème rencontre du Forum des associations africaines d’intelligence économique, plusieurs pays ont débattu sur la question des stratégies et politiques africaines et internationales en matière d’innovation et leurs impacts sur le développement économique dans le continent.

Il a s’agit de mettre en exergue les expériences des pays africains en matière d’intelligence économique, renforcer les partenariats, développer des innovations continentales, soutenir l’esprit entrepreneurial et le capital d’investissement, comme étant des leviers fondamentaux du développement économique en Afrique.

En effet, le Forum placée sous le thème «l’Afrique des innovations, politiques, nationales et coopération africaine»,  tenue du 5 au 7 décembre à Dakhla, a pu apporter des solutions à «la mise en place de stratégies structurantes pour aller vers une industrialisation inclusive et durable, une vision sectorielle claire, l’engagement à l’investissement productif, la formation des ressources humaines, l’intégration des chaînes de valeur dans le cadre de ce système ainsi que l’encouragement de la complémentarité panafricaine».

Le président

 Selon Driss Guerraoui, président du Forum des associations africaines d’intelligence économique, «le contexte est marqué par des changements qui portent véritablement préjudice à la sécurité et au développement de notre pays. Par conséquent, les gouvernements, les collectivités territoriales, les entreprises ainsi que les associations africaines sont appelés à opérer un changement de paradigme».

En fait, «les sciences et les technologies jouent un rôle extrêmement crucial dans le développement économique, social et environnemental des pays africains et permettent également de faire face aux crises. Ainsi, le développement du continent africain est tributaire du degré d’engagement des pays dans les domaines de la recherche et de la science», ajouté le président.

Indications

Selon les informations recueillies par nos confrère d’Afrique Finance et Finances News, Omar Ezziyati, directeur veille stratégique, innovation et influence à Bank of Africa, indique que «le projet d’innovation et d’entrepreneuriat doit être suffisamment influent pour pouvoir attirer, gagner la confiance et surtout fidéliser les différentes parties prenantes. Il existe trois dimensions d’entrepreneuriat, à savoir l’intention entrepreneuriale, le profil entrepreneurial et l’écosystème entrepreneurial». Et de soutenir : «En Afrique, beaucoup de jeunes ont l’intention d’entreprendre, mais peu sont ceux qui osent passer à l’action. Les efforts doivent donc être multipliés afin de motiver les jeunes à innover et à se lancer dans l’entrepreneuriat en vue d’assurer la résilience et le développement de l’Afrique». De nouvelles priorités en vue Si l’Afrique n’arrive pas à faire des sauts qualitatifs dans le domaine de l’innovation, c’est en raison de plusieurs facteurs énumérés par Driss Guerraoui à l’occasion de cette rencontre. Il s’agit, entre autres de :

• La crise de l’école : Ceci empêche l’Afrique de former des compétences et de produire des élites scientifiques d’un niveau d’excellence à la mesure des ambitions, mais surtout des défis qu’affronte notre continent;

• L’absence de l’intérêt réel des Etats pour l’innovation;

• L’absence de financement réellement conséquent;

• Une gouvernance inappropriée des dispositifs existants en matière d’innovation;

• La fuite des cerveaux, avec l’absence de politiques publiques pour attirer et retenir les scientifiques africains;

• Le déficit de coopération panafricaine dans ce domaine.

Ces facteurs expliquent, en effet, les faibles classements des pays africains dans tous les indicateurs internationaux en matière de recherche scientifique et de l’innovation. «On dénote la part de la contribution de scientifiques et d’inventeurs comparativement au total de la production scientifique et d’innovation dans le monde. Il s’agit aussi de la part faible des publications scientifiques et de brevets d’invention comparativement à celle du reste du monde. Chiffres à l’appui : l’Afrique, qui représente 17% de la population mondiale, ne dispose que de 2,4% de scientifiques, soit 79 scientifiques pour un million d’habitants. Aux Etats-Unis, le nombre des scientifiques s’élève à 4.500 par million d’habitants. Ces réalités expliquent l’état de l’innovation dans notre continent».

Gabon: pays le moins corrompu de la Cemac

0

Selon l’organisation Transparency International, en 2021, l’Indice de perception de la corruption du Gabon était meilleur que celui de ses voisins de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

Avec 31 points, le pays d’Ali Bongo apparaît comme le mieux noté de l’Afrique centrale.Donc le pire élève est la Guinée équatoriale (considérée comme la plus fortement corrompue de la sous-région).

Cependant plus corrompu que  la Colombie, l’Italie ou Cuba, Il se classe ainsi, au même niveau de corruption que le Mexique, le Niger et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Le Gabon voit cet indice changé et passe devant  le Cameroun qui obtient 27 points, la République centrafricaine (24), le Tchad (20) et la Guinée équatoriale (17).

Selon Transparency International, globalement, l’Afrique subsaharienne dont 49 pays ont été évalués «ne montre aucune amélioration significative par rapport aux années précédentes».

En effet, «les avancées réalisées par les pays en tête du classement sont éclipsées par les mauvaises performances de la région dans son ensemble – 44 pays sur 49 obtenant un score encore inférieur à 50. Cela doit obliger les gouvernements africains à mettre en œuvre de manière urgente les engagements qu’ils ont pris en matière de lutte contre la corruption s’ils veulent atténuer l’effet dévastateur de la corruption sur les millions de citoyens qui vivent dans l’extrême pauvreté», exhorte l’organisation internationale.

Il faut rappeler qu’en mars dernier, Transparency International classait déjà le pays comme leader dans la zone.

Filière porcine : Ce que va apporter la convention de partenariat  entre la Chambre d’agriculture et la firme allemande Big Dutchman International

0

Une opportunité après le passage de la dernière épizootie de peste porcine africaine qui a décimé 900 000 porcs, soit environ 22,5% du cheptel de la région de l’Ouest Cameroun, le plus grand bassin de production du pays.

Martin Paul Mindjos Momeny, président de la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts (CAPEF) et Martens Steffen Karl, directeur général de la firme allemande Big Deutchman International, ont récemment signé une convention de partenariat à Yaoundé, capitale camerounaise pour le développement de la filière porcine au Cameroun.

En effet, dans ledit contrat, la firme allemande s’engage à construire et équiper des fermes porcines modernes clés en main aux membres et ressortissants de la CAPEF ; fournir à la CAPEF les plans et devis des différentes fermes à implémenter et de toute autre documentation disponible et nécessaire à la mise en œuvre des projets visés.

La firme allemande Big Deutchman International va aussi mettre en place au Cameroun, un magasin achalandé d’équipements Big Deutchman et former les membres et ressortissants de la CAPEF à l’utilisation desdits équipements dont des solutions automatiques et intelligentes pour l’élevage telles que les enclos, les systèmes d’alimentation et de contrôle de l’environnement.

La contribution de la CAPEF dans ledit partenariat va consister à fournir à son partenaire toute la documentation disponible et nécessaire à la mise en œuvre des fermes à implanter ; soutenir les  programmes et projet de son partenaire.

Peste porcine africaine

La filière porcine locale a récemment essuyé plusieurs vagues. La crise du covid-19 a sérieusement perturbé les canaux d’approvisionnement et de distribution. A sa suite, l’interdiction de commercialisation, de circulation de la viande de porc et de ses dérivés par un arrêté du gouverneur de la région de l’Ouest en juillet 2021. Des cas suspects de peste porcine africaine ayant été enregistrés dans ce bassin qui représente 40 à 45% de la production nationale selon l’Interprofession porcine de l’Ouest. L’exposition de ce secteur aux maladies a souvent entraîné des pertes, contribuant à réduire significativement les capacités de production à travers le pays. Selon les données de l’Interprofession, 90 000 porcs ont été abattus durant cette épizootie, soit 22,5% du cheptel de la région.

Boissons en canette.les raisons de la hausse des prix  

0

Faisant partie des secteurs les plus touchés par la crise inflationniste, la sabc a procédé à une augmentation de 100 FCFA sur les prix d’achat auprès de ses clients détaillants.

Il fallait s’y attendre.De nouveaux tarifs sont en vigueur depuis quelques jours pour les clients détaillants des boissons en canettes des Brasseries du Cameroun.  L’entreprise a décidé d’augmenter de 100 FCFA le prix d’achat actuel par pack de 24 des cannettes de 33 et 50 cl.  «  En raison de l’augmentation soudaine des prix des matières que nous utilisons dans notre processus de production, nous n’avons pas pu empêcher une augmentation de prix  sur le conditionnement canette des marques que nous commercialisons », explique le directeur commercial de la compagnie, dans une correspondance adressée aux détaillants.

En effet, cette hausse des prix était prévisible.   Les brasseurs ont depuis des mois demandé une augmentation d’au moins 8%  du prix des produits finis pour compenser à hauteur de 28 milliards  le surcoût de production estimé à 35 milliards de FCFA.  Le secteur brassicole est cité comme l’un des plus touchés par la crise inflationniste. D’abord du fait de la pandémie et plus récemment à cause du conflit entre la Russie et l’Ukraine.  A fin septembre 2022, selon une enquête du Gicam, au moins 40% des entreprises connaissent une dégradation de leur trésorerie, principalement du fait de la hausse des coûts de production et des difficultés d’approvisionnement.  L’industrie brassicole occupant la première position avec une baisse de – 80%.

 S’agissant des prix des matières premières évoqués auprès des détaillants, le secteur brassicole affiche une dépendance d’environ 50%  des importations.  Elles portent notamment sur les emballages, le malt, le houblon et des pièces de rechange. En mars 2022, le coût de production de la bière était évalué à une hausse de +20% entre 2020 et 2022.  En plus de 7 milliards pour la consommation du fuel, les industriels évaluaient au premier trimestre de cette année, des pertes de l’ordre de plus de 44 milliards du fait du non-ajustement des prix.  Ils demandaient alors une augmentation d’au moins 50FCFA TTC sur la bouteille de 65 cl actuellement fixée à 650 FCFA.

Douala. alerte sur l’exploitation abusive de la mangrove

0

Une enquête réalisée par des journalistes révèle que des activités comme la coupe de bois,  la vente illicite des terrains et des constructions non autorisées menacent cette biodiversité, tandis que peu d’initiatives pour sa préservation  connaissent du succès.

La ville de Douala pourrait disparaître d’ici quelques années si rien n’est fait, alertent des journalistes camerounais.  La ville traversée par le fleuve Wouri connaît progressivement un fort taux de destruction de ses mangroves, d’après une enquête réalisée par ces journalistes. Les pertes de superficie sont estimées à 6.2 % par an, soit 31% sur les 5 dernières années pour la zone de Douala-Bonabéri  qui connaît le plus fort taux de destruction des mangroves.

L’enquête souligne plusieurs activités humaines qui contribuent à cette destruction.  D’un côté, la coupe illicite du bois de mangrove très sollicité pour le fumage de poisson et pour les scieries. Les « Rhizophora et l’Avicennia », deux espèces de palétuviers  communément appelées Matanda sont les  plus prisées dans la région du Littoral. Leur exploitation s’est décuplée ces dernières années, à en croire une autorité traditionnelle qui s’est exprimée dans le cadre de cette enquête. « Les trafiquants coupent en journée et transportent généralement dans la nuit », indique sa Majesté Victor Bete.

Une autre pression exercée sur la mangrove, c’est celle des habitations. L’enquête révèle que les ventes illicites de terrain et de constructions anarchiques prospèrent dans la mangrove. Des maisons ne cessent de croître dans ces zones interdites d’habitation. Joseph Tufoin, chef du quartier Mambanda estime que  sa population augmente de 5% tous les trois mois. L’article indique que des bornes sont implantées pour délimiter les zones non constructibles mais elles sont  vandalisées par  les populations.

 Ce travail mené dans le cadre du projet Open Data for environment and Civic Awareness in Cameroon (Odeca), initié par ADISI-CAMEROUN attire l’attention des pouvoirs publics sur les risques liés à cette pression exercée sur la mangrove. Notamment le risque d’inondation.   Surtout que les initiatives publiques et privées mises en œuvre jusqu’ici pour préserver les mangroves de la disparition et de l’exploitation abusive ne sont pas visibles selon l’enquête.  Cette situation serait due au manque de ressources financières et de traçabilité. De toutes les façons, fait remarquer l’enquête, ces initiatives ne sont pas proportionnelles à la taille des défis auxquels la ville est confrontée.

Accidents de la circulation.Des agences de transport à l’école de Sécuroute

0

L’académie du cabinet spécialisé en questions de sécurité routière a développé un programme de formation des chauffeurs bus avec pour objectifs, une baisse des primes d’assurances et des économies sur le coût d’entretien  des véhicules en cas d’année sans accident.

 Les accidents de la circulation font perdre en moyenne 100 milliards de FCFA par an  à l’Etat. Pour les agences de transport, cela a aussi un coût.  Pour éviter à ces entreprises de subir les préjudices financiers qui vont avec ces sinistres, le Cabinet Securoute a décidé de les accompagner, à travers un programme de formation des chauffeurs. Surtout qu’au Cameroun, il n’existe pas d’auto-écoles qui offrent une formation en conduite des bus.  Plus de 100 chauffeurs d’une agence de transport opérant sur le tronçon Douala Yaoundé viennent de bénéficier de  cette formation. Ils ont à terme pris divers engagements afin d’éviter les accidents, surtout en cette période de  fin d’année. Précisément, pas d’alcool au volant,   le port de ceinture de sécurité, pas de téléphone au volant, le respect de la limitation de vitesse, pas de surcharge (marchandises et personnes), pas de mauvais dépassement.  Des engagements qui sont en adéquation avec les constats faits sur les routes du pays. Car, selon les statistiques du ministère des transports les causes des accidents de la circulation publique au Cameroun sont 35%  dus à l’excès de vitesse,  17% à l’état du véhicule,  10,5%  à l’état d’ébriété, 10,5% du fait de la non maîtrise du volant, 10% à l’état de la route, 7% au mauvais dépassement.  Mais de manière générale, les causes humaines sont évaluées à plus de 70 %.

A travers ce renforcement des compétences des conducteurs, les entreprises de transport tirent un grand profit.  Notamment,  la baisse des primes d’assurances en cas d’année sans accident ; des économies sur l’exploitation des véhicules, avec une baisse considérable du coût des entretiens. Ce qui  combiné à un personnel qualifié augmentera la productivité de l’entreprise.

Le recyclage couplé au perfectionnement était animé par Securoute Academy, le département formation du Cabinet Securoute. Les formateurs étaient constitués d’experts de plus de 20 années d’expériences. La centaine de 100 Conducteurs  formés seront suivis par une équipe de spécialistes pendant une durée de trois mois pour évaluer l’application des connaissances acquises.

- Publicité -
Google search engine