mardi, avril 7, 2026
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Cameroun-Namibie : La Fécafoot réclame les joueurs

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« Ne perdons pas de vue que c’est un match organisé par la Confédération africaine de football qui n’a pour seul interlocuteur que la Fédération camerounaise de football. Je suis donc au regret de vous annoncer que, au moment où nous parlons, les joueurs et l’entraineur n’ont pas encore mis à la disposition du représentant de la Fédération camerounaise de football que je suis », s’est plaint Prosper Nkou Mvondo, le représentant du président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Au cours de la réunion de préparation du match Cameroun-Namibie qu’il a présidée à Garoua ce 5 août 2024.

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Alors que l’on croyait la page des disputes tournée avec l’intervention du Premier ministre qui a permis que les joueurs consentent à rejoindre la ville de Garoua, ville choisie par la Confédération africaine de football (CAF) pour ce premier match des Lions indomptables en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, la Fécafoot vient de relancer les hostilités, ou du oins de révéler que le malaise n’est pas dissipé. «La fédération camerounaise de football est arrivée ici hier ; il était question que les joueurs qui jusque-là étaient à Yaoundé nous retrouvent, et que ces joueurs et l’entraîneur soient mis à la disposition de la Fédération camerounaise de football, qui seule est habilitée à traiter avec la Confédération africaine de football pour l’organisation de ce match », rappelle-t-il.

La Fécafoot snobée

Les joueurs arrivés à Garoua ce 5 août, ont regagné l’hôtel le Ribadou que la Fécafoot avait déjà réservé pour eux. Mais à l’évidence, les joueurs sont restés loin du staff de la fédération. C’était prévisible, tant Vincent Aboubakar et ses coéquipiers ont posé des conditions au Premier ministre, parmi lesquelles une prise de distance avec la Fécafoot, notamment le staff technique nommé par Samuel Eto’o, tout comme le staff de la fédération. Les rapports devraient se limiter au strict nécessaire comme les diligences liées à l’organisation technique du match. Il s’avère que pour sauver les meubles, Joseph Dion Ngute ait concédé quelques « caprices » aux joueurs, le temps des deux premiers matchs des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) ; et donc les matchs Cameroun-Namibie et Zimbabwé-Cameroun. Et des sources crédibles indiquent qu’une fois arrivés à Garoua, les joueurs ont une nouvelle fois snobé la Fécafoot qui avait affrété un bus pour leur convoie à leur hôtel.

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Une attitude que la Fécafoot dénonce : « Je continue donc à attendre, avec l’espoir que cette mise à disposition sera effectuée pour que nous puissions avoir les passeports des joueurs pour leur identification, pour que nous puissions remplir la feuille de match. Nous ne pouvons pas identifier les joueurs si ceux-ci ne sont pas mis à notre disposition. Il faut remarquer que ce problème peut entamer non seulement l’existence de la rencontre, mais aussi les bonnes performances que nous attendons de nos Lions indomptables », prévient-il.

Dénonciations : des banques invitées à suspendre les financements de Bolloré

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Une trentaine d’organisations de défense de l’environnement  font le Plaidoyer pour le blacklistage du groupe Bolloré. En effet,   des organisations telles que la Synergie nationale des paysans et riverains du Cameroun (Synaparcam), ActionAid France, le Centre pour l’Environnement et le Développement, GRAIN, FIAN Belgium,  ont adressé  le 31 juillet 2024, une lettre ouverte à 11 banques prêteuses de la multinationale française.

 Ces organisations  estiment que le groupe français à travers ses filiales en Afrique  enregistre des violations graves des droits humains et de non-respect des règles environnementales. Elles exigent aux  banques membres du conseil de l’organisme de certification Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO), d’exclure Socfin (actionnaire de Socaplam) parmi ses membres. Ceci, pour ses manquements aux principes de production d’une huile de palme durable respectueuse des normes environnementales et des droits des communautés locales. 

Pour ces ONG,  les  institutions financières, en soutenant les activités de Bolloré, se rendent complices de  ces manquements  de sa filiale, la Socfin.  « En tant que financier, si vous avez connaissance de ces faits et que vous décidez, malgré tout, de financer l’entreprise, conformément aux lignes directrices de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), vous contribuez à ces préjudices. Les banques doivent déclarer publiquement qu’elles excluent Bolloré et Socfin de tout financement, si elles ne l’ont pas déjà fait, et mettre en place un processus de réparation ouvert à toutes les communautés. La poursuite de leur financement mettra en danger les populations et l’environnement », s’indigne Danielle Van Oijen, Coordonnatrice du Programme forêts de l’’ONG néerlandaise Milieudefensie dans une interview accordée à Mongabay. Il s’agit de l’une des organisations signataires de ladite lettre adressée aux banques.

 Il faut dire qu’il y a quelques mois, le conseil d’administration de la banque centrale norvégienne a décidé d’accorder un sursis à Bolloré. Le Fonds de pension a également été chargé de suivre la gestion des risques liés aux droits de l’homme, aux conditions de travail et au harcèlement sexuel auprès de la Compagnie de l’Odet et de Bolloré sur une période pouvant aller jusqu’à deux ans.  Mais les organisations de défense de l’environnement trouvent cette décision « insuffisante ».

De son côté, le  Groupe Bolloré nie toute  responsabilité des abus commis par sa filiale Socfin en Afrique. Comme toujours, il affirme être un actionnaire minoritaire au sein de la holding luxembourgeoise.  Le groupe français détient 39,75 % de participation au sein  de Socfin.

Entreprises: le Gecam dénonce les contrôles intempestifs des agents du commerce

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Le président du Groupement des Entreprises du Cameroun(Gecam) attire l’attention sur les mauvaises pratiques des agents du ministère du commerce. Dans un communiqué daté  du 23 août 2024, Célestin Tawamba, fait savoir que les opérateurs économiques subissent des abus de ces agents de la brigade de contrôle du ministère du Commerce. D’après l’homme d’affaires, il a été mainte fois reporté que les membres  du Gecam, font face à des contrôles intempestifs de ces éléments.

Ces « contrôles intempestifs » selon le Gecam,  se soldent par «  des scellés irréguliers assortis d ‘amendes exorbitantes, souvent en marge de la procédure administrative requise ».  La question, apprend-on, a  conduit à une concertation entre  le Gecam et les responsables du ministère du Commerce.  Au terme de ladite réunion,  le département ministériel semble avoir reconnu les irrégularités.  Mais, ses responsables affirment que  certaines entreprises ne sont pas non plus en règle et préfèrent procéder par la corruption.

Au demeurant, le Gecam invite ses membres à ne pas se taire en cas d’abus.  Ils sont appelés à« dénoncer de manière systématique, à travers le Gecam, tout agent qui se livrerait à de telles pratiques susceptibles de perturber le fonctionnement des activités commerciales ». Le ministère du Commerce a de son côté affirmé qu’il est engagé dans un processus d’assainissement des pratiques en matière de contrôle.

Socapalm : des travailleurs victimes d’abus sexuels

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Trois cas  d’allégations de viol, de harcèlement et d’abus sexuels ont été  relevés dans les plantations de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) entre 2021 et 2023. C’est ce  que révèle un rapport, publié par le Conseil d’Éthique du Fonds de pension norvégien, sur la base d’investigations menées dans les plantations de cette agro-industrie.

  Les femmes employées par la société, racontent qu’elles ont  subi des rapports sexuels forcés par les superviseurs de la Socapalm, en échange d’un certain nombre de privilèges liés à leur emploi.  Les  présumés auteurs de ces actes sont  pour l’essentiel des superviseurs, des responsables des recrutements, des agents de sécurité ou des fermiers de la Socaplam.   Les femmes des villages situés aux environs dénoncent elles aussi. Elles disent être parfois la cible  de certains cadres de la société lorsqu’elles traversent les plantations de la société pour se rendre dans leurs fermes familiales. Le rapport dénonce des cas  graves  d’atteintes aux droits humains. Entre autres, la violation des droits des travailleurs ;  de viol et de violences sexuelles sur les femmes  ou encore d’accaparement des terres etc.

Le Conseil d’Éthique du Fonds de pension norvégien à la suite de ces révélations,  a  adressé son rapport à la Banque Centrale de Norvège. Dans ce rapport, il propose que le Groupe Bolloré soit exclu des investissements du Fonds de pension du gouvernement norvégien, l’un des plus grands fonds souverains au monde.

 Il s’agit là d’un énième scandale concernant  des mauvaises  pratiques  de la holding luxembourgeoise  Société financière du caoutchouc (Socfin) Socfin dont la Socapalm est une filiale.  Dans  plusieurs pays en Afrique,  cette holding reliée à Bolloré est accusée de faits similaires. Il y a un an, la justice française a condamné  Socfin à   payer 142.000 euros, soit plus de 92 millions de FCFA aux riverains de la Socapalm. Les plaignants  installés dans les régions du Sud, du Littoral et du Sud-Ouest, où la socapalm est implantée, s’étaient constitués en un bloc pour  dénoncer l’accaparement de  leurs terres et lieux de sépulture, la pollution des cours d’eau par les produits chimiques etc.

Pr. VIVIANE ONDOUA BIWOLE : « Les dirigeants illégaux des entités publiques ont causé une perte de 195 milliards de FCFA à l’Etat »

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Pr. VIVIANE ONDOUA BIWOLE, Experte en questions de gouvernance

Derrière les chiffres vertigineux de la rémunération des dirigeants d’entreprises publiques se cache une réalité bien plus complexe. Alors que les caisses de l’État sont mises à rude épreuve, des millions de francs CFA disparaissent dans les méandres de la gestion des entreprises publiques. Dans son étude approfondie, le Pr Viviane Ondoua Biwolé met en évidence que les ressources financières allouées par l’État à la rémunération des dirigeants d’entités publiques sont conséquentes, alors même que les résultats obtenus par ces derniers demeurent en deçà des objectifs fixés. La spécialiste des questions de gouvernance et de management évalue la rémunération des PCA reconnus illégaux au regard de l’expiration de leurs mandats. Pour elle, les dirigeants illégaux sont en effet les directeurs généraux et les présidents de Conseil d’Administration dont la durée du mandat excède six ans, en violation de la loi de 2017 qui consacre la limitation des mandats des dirigeants de sociétés d’État.

Selon la Pr Viviane Ondoua Biwolé, « cette rémunération est considérée comme indue et contraire aux exigences de bonne gouvernance et de République exemplaire dont se prévaut l’État Camerounais ». En effet, depuis juillet 2023, 43 Présidents de Conseil d’Administration (PCA) ont illégalement perçu un total de 634 millions de francs CFA, lit-on sur le document de 43 pages. Dans le détail, cette enveloppe comprend 325 millions de francs CFA versés au profit des PCA des entreprises publiques, et 309 millions de francs CFA alloués aux PCA des établissements publics. Ces dirigeants, dit-elle, ont occasionné à l’État une perte globale d’environ 195 milliards de francs CFA de 2020 à 2024.

Cette situation interroge sur l’efficacité de la gouvernance de ces entreprises et sur l’utilisation optimale des deniers publics. Pour la spécialiste des questions de gouvernance et de management, « l’État dépense inutilement en payant les salaires des dirigeants sociaux contre performants car ayant dégradé la valeur des entreprises (caractérisées par la baisse de la catégorie) et ceux qui sont peu performants avec les entreprises qui ont stagné ».

Le tableau de performance dressé par l’universitaire indique que 21 entreprises publiques ont stagné, et six ont régressé. Pour le dernier cas, figurent l’Aluminium du Cameroun (Alucam), la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co), La Cotonnière Industrielle du Cameroun (Cicam), le Crédit Foncier du Cameroun, le Chantier Naval et Industriel du Cameroun et Pamol Plantations. « Il ressort de ce qui précède que les dirigeants d’entreprises en stagnation et régression coûtent plus cher à l’État, sans véritablement produire la valeur attendue de manière importante, soit un montant global de 16,1 milliards de FCFA, contre 2,2 milliards de FCFA pour les dirigeants dont l’action permet de créer de la valeur », commente Pr Viviane Ondoua Biwolé dans cette analyse rendue publique le 29 août dernier.

Il apparaît que les rémunérations des dirigeants des 75 établissements publics étudiés ne sont pas corrélés à leur performance. Ainsi, les dirigeants des entités en difficulté ont perçu, entre 2020 et 2024, une somme largement supérieure (20,8 milliards de FCFA) à celle versée à leurs homologues ayant obtenu des résultats positifs (1 milliard de FCFA). Au cours de la période 2020-2024, les dirigeants des entreprises et établissements publics camerounais, à savoir les directeurs généraux, les directeurs généraux adjoints et les présidents de Conseil d’Administration ont bénéficié d’une rémunération cumulée de 48,4 milliards de FCFA, calculée conformément au décret du 19 juin 2019. Il est notable que près de 77% de cette somme a été versée à des dirigeants dont les entités ont affiché des résultats peu satisfaisants, voire déficitaires.

Ces résultats soulèvent des questions sur la gouvernance et la gestion des entreprises publiques au Cameroun. Alors que certaines entreprises montrent des signes de progrès, d’autres stagnent ou régressent, mettant en lumière les défis persistants en matière de performance et de gestion efficace des ressources publiques. « . La première est qu’un classement des entités publiques sera réalisé en 2025 conformément à la réglementation. Il est alors nécessaire d’avoir un regard vigilant sur la performance des entreprises publiques dont la contre-performance demeure permanente. La deuxième raison tient à la capacité des dirigeants actuels à générer de la valeur pour les entreprises. La troisième questionne la politique actionnariale de l’État qui maintient dans son portefeuille des entreprises malgré leur contre-performance devenue chronique ».

Innovation: MTN Cameroon et la Fedipresse pour la digitalisation de la presse écrite

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Dans un contexte où le numérique gagne du terrain à une vitesse fulgurante, les médias camerounais se trouvent à un carrefour décisif. Le passage progressif du support physique au support numérique est devenu un impératif pour rester pertinent dans une ère où les consommateurs s’attendent à une accessibilité instantanée et à des contenus de plus en plus personnalisés. Conscient de ces enjeux, MTN Cameroon qui s’est associé à la Fédération des éditeurs de presse écrite du Cameroun (FEDIpresse) a exposé une série de solutions digitales innovantes conçues pour répondre aux besoins spécifiques de la presse locale.

L’un des principaux objectifs de cette Masterclass donnée par Thierry Mindjos, chef du département Marketing et B2B de MTN Cameroon, était de familiariser les professionnels des médias à l’utilisation des nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle, dans le cadre de leurs activités quotidiennes. L’expert a ainsi présenté un éventail d’outils numériques, parmi lesquels des solutions marketing sophistiquées destinées à maximiser l’impact des campagnes publicitaires, des applications de vente en ligne pour faciliter l’accès aux contenus payants, ainsi que des mécanismes de recouvrement de recettes optimisés pour le monde digital.

DES AVIS PARTAGÉS SUR L’USAGE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Si l’enthousiasme était palpable parmi les participants, l’usage de l’intelligence artificielle dans le domaine de la presse a toutefois suscité des débats. Pour certains journalistes, chaque article produit doit refléter l’âme de son auteur, une essence que, selon eux, les outils d’IA pourraient diluer. D’autres, en revanche, voient dans l’IA une opportunité incontournable, en raison des progrès fulgurants observés dans ce domaine à l’échelle mondiale. Face à ces divergences, Thierry Mindjos a tenu à rassurer.

«Tout dépend des données que vous entrez dans les applications de pointe comme ChatGPT. Ce sont des outils qui, bien utilisés, peuvent au contraire enrichir et sublimer le travail journalistique», a-t-il déclaré. Ce débat reflète une réalité plus large «la transformation numérique du secteur de la presse ne se fera pas sans une adaptation des mentalités. Il s’agit d’un changement de paradigme où l’humain et la technologie doivent coexister de manière harmonieuse pour offrir une information de qualité, tout en répondant aux exigences du marché», pense Thierry Mindjos

MTN Cameroon, Un Soutien Concret au Développement du Secteur Médias

 Au-delà des présentations théoriques, MTN Cameroon a également démontré son engagement envers le secteur des médias au Cameroun par des actions concrètes. Lors de l’événement, l’entreprise a fait don de 40 ordinateurs aux directeurs de publication, un geste symbolique mais significatif, visant à équiper ces acteurs clés avec le matériel nécessaire pour faire face aux défis de la digitalisation. Ce don a été reçu par Parfait Siki, Secrétaire Exécutif de la Fédération des Editeurs de Presse du Cameroun (Fedipresse), et Guibaï Gatama, Trésorier de la même organisation, qui ont exprimé leur gratitude envers MTN pour ce soutien essentiel.

Rappelons que depuis le 3 mai 2024, MTN Cameroon et la Fedipresse sont liés par une convention. Cet accord prévoit la mise en place par MTN, d’une application de vente des journaux en ligne (Yellokiosk), des masters class, des séances de formation liées à la digitalisation et l’organisation des Awards de la presse écrite. La suite du processus prévoit la signature de contrats individuels de vente des journaux entre chaque éditeur et l’opérateur de télécommunication.

Nécrologie : l’actrice Mamiton n’est plus.

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Céline Orgele Kentsop, plus connue sous le nom de Mamiton, quitte définitivement la scène aux dernières heures du 4 septembre.

Née le 04 mai 1970, Mamiton a rendu l’âme à l’hôpital général de Douala des suites d’un AVC hémorragique, ce mercredi 4 septembre 2024. Rappelons qu’elle avait été victime d’un malaise il y a trois semaines à Douala.
« D’abord annoncée pour mort par une rumeur venue de sa famille avant d’être démentie quelques minutes après le 13 août dernier, KENTSOP Céline Orgelle communément appelée MAMITON a finalement été débranché de l’appareil qui sur lequel elle était connectée ce 4 septembre 2024 aux environs de 19h ».

En soins intensifs depuis août, le gouvernement camerounais avait décidé de prendre en charge son cas. Bien qu’un sos avait déjà été lancé sur la toile par le profil Aïcha kamoise. Malgré ce déploiement, l’actrice quitte définitivement la scène, en laissant le cinéma camerounais en larme.

Mamiton et ses débuts au Cinéma

Il faut préciser, que la célèbre actrice fait son entrée au cinéma en fin 2003, alors qu’elle travaillait encore dans une imprimerie à Bonaberi. Après avoir postulé dans une radio comme animatrice et actrice, elle a été de suivre son dossier tous les jours. Ceci n’ayant personne pour l’aider. Heureusement, un jour, alors qu’elle était devant cette radio, toute démoralisée et ne sachant quoi faire, un monsieur l’appelle par son nom d’enfance « Cégan » et puis par son pseudonyme Céline Orgelle. Surprise, c’était son grand frère Nguekep Tankoa Flobert. C’est alors qui la rassure de rencontrer son collègue Ebenezer Kepombia dit Mitoumba.


Après avoir été contacté, elle retient l’attention du jury lors du premier casting. Et au premier essai, en jouant le rôle d’une mère d’enfants, avec pour fils Mintoumba, elle est acclamée et décroche son tout premier scénario. On la verra par la suite dans les déballeurs, foyer polygamique…

La Défunte

Dans le cœur des téléspectateurs, « Mamiton » a toujours occupé une place de choix. Elle a été l’une de ces actrices qui marquent le public par la prestance, le charisme et la capacité à se glisser dans les personnages qu’elle incarnait.

Au-delà de son talent et du travail acharné, elle doit son succès à la discipline de vie qu’elle s’est fixée, au travail, à la ponctualité et au soutien inconditionnel de sa fille. Des valeurs qui lui ont permis de décrocher de nombreuses distinctions.Malgré son succès, elle a sû garder les pieds sur terre et n’a jamais hésité à donner du sien.

Commerce extérieur: La France devrait réduire ses exportations de blé vers le Cameroun en 2024

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Dans la zone portuaire de Rouen (76), silo de la SIMAREX / NATUP chargement d'un navire cargo panamen de 60000 Tonnes de bl tendre destination de la Chine

En 2023, le Cameroun a importé 887 400 tonnes de blé à raison de 178,3 milliards de FCFA. L’année précédente, les importations de cette céréale ont culminé à hauteur de 920 400 tonnes pour un coût global de 260,7 milliards. Ce qui correspond à une baisse de 32 600 tonnes (-3,7%) en quantité et 82,4 milliards en valeur (-46,3%). Que ce soit en 2022 ou en 2023, Yaoundé est demeuré largement tributaire de ses partenaires commerciaux pour assurer l’approvisionnement du marché local. La France, premier fournisseur depuis 2022 (30,1% de parts de marché), a conservé sa première place en 2023 (28 %).

La Russie, jadis principal fournisseur de Yaoundé en blé, est restée cantonnée à la 3e place comme en 2022, derrière la Pologne qui est devenue le second exportateur de cette céréale au Cameroun en 2023, en remplacement de l’Argentine qui a quitté le top 10. Cette stagnation des exportations de blé russe est certainement, comme l’année précédente, le résultat direct des difficultés d’acheminement de cette denrée vers le Cameroun, en raison de la guerre en Ukraine.

Ce qui a poussé les importateurs camerounais à se tourner massivement vers le blé français. Cependant, la baisse de la production française prévue pour 2024, annoncée par le ministère français de l’Agriculture, risque de mettre en péril cette relation commerciale. La chute de 60 % des exportations vers les pays tiers annoncés par Argus, une plateforme internationale qui fournit des informations détaillées sur les cours de matières premières, pourrait réduire de manière significative la disponibilité du blé français sur le marché camerounais, obligeant Yaoundé à rechercher des alternatives dans un contexte mondial où les prix des céréales restent volatiles.

IMPACT ÉCONOMIQUE ET STRATÉGIQUE POUR LE CAMEROUN

Au-delà de la France, c’est toute la production céréalière de l’Union européenne (UE) comptant pour la campagne 2024-2025, qui devrait diminuer par rapport au niveau de l’année dernière. C’est ce que prévoient les experts du ministère de l’Agriculture des États-Unis (United States Department of Agriculture, USDA) basés à Madrid.

Concrètement, la production de blé de l’UE au cours de la campagne 2024-2025 devrait diminuer à 127,4 millions de tonnes, contre 130 millions de tonnes dans le rapport USDA de juillet et 134,9 millions de tonnes lors de la campagne précédente. Cette situation affecte notamment la Pologne, deuxième fournisseur de blé du Cameroun avec 25,5 % de parts de marché en 2023, qui connaît une baisse de sa production, annonce Argus sans donner de détails.

Elle pourrait augmenter ses expéditions vers le Cameroun pour combler partiellement le déficit laissé par la France. Toutefois, cette option pourrait s’avérer coûteuse, car les prix du blé polonais pourraient être plus élevés en raison du contexte sus-évoqué. L’Allemagne, troisième fournisseur avec 15,2 % des importations en 2023, représente une autre alternative. Néanmoins, la baisse de la production allemande de blé pour la campagne 2024-2025 qui devrait être inférieure de 13 % par rapport à la campagne précédente, soit 18,76 millions de tonnes, pourrait limiter sa capacité à répondre à une demande accrue du Cameroun. Par ailleurs, les importations en provenance du Canada, bien que représentant seulement 7,2 % des parts de marché en 2023, pourraient également être augmentées.

Cependant, la distance géographique et les coûts logistiques associés rendent cette option moins attrayante. D’autres pays, comme l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie, qui ont respectivement fourni 5,3 %, 3,5 % et 1,7 % du blé importé par le Cameroun en 2023, pourraient être sollicités pour augmenter leurs exportations vers le Cameroun. Toutefois, leur capacité à fournir des volumes suffisants pour compenser la baisse des exportations françaises reste incertaine.

L’AUTOSUFFISANCE: UN DÉFI À LONG TERME

L’une des réponses à ces éventuelles difficultés d’approvisionnement qui se profilent à l’horizon, pourrait être une accélération des politiques d’import-substitution et de développement de la production locale de blé au Cameroun. Le pays dispose de vastes terres arables et d’un climat favorable dans certaines régions pour la culture du blé, bien que des défis subsistent en termes d’infrastructures, de technologie et de financement. La Stratégie nationale de développement 2020- 2030 (SND30) du Cameroun prévoit déjà la modernisation de l’agriculture et la promotion de cultures stratégiques pour réduire la dépendance aux importations. Cependant, la mise en œuvre de ces politiques nécessite du temps, des investissements significatifs et un engagement politique fort pour transformer le secteur agricole camerounais.

À court terme, cette option semble difficilement réalisable pour pallier la crise actuelle. Cette conclusion découle des résultats obtenus par le gouvernement, qui a lancé il y a plus de 2 ans, un projet de relance de la culture du blé. En effet, grâce à une subvention présidentielle spéciale d’un peu plus de 10 milliards de FCFA, à décaisser sur une période de 5 ans, l’Institut de recherches agricoles pour le développement (Irad) a mené des recherches approfondies sur des variétés de blé adaptées aux conditions climatiques et pédologiques du Cameroun.

Les premières expérimentations ont été conduites dans les régions du NordOuest et de l’Adamaoua, deux zones présentant des conditions favorables à la culture du blé. Ces recherches se sont révélées prometteuses, ouvrant la voie à la mise en place de champs semenciers à grande échelle. C’est dans ce contexte que la localité de Wassandé, connue pour avoir abrité autrefois les installations de la Sodeble, est redevenue un centre d’attention. En août 2023, l’Irad, avec le soutien financier du gouvernement, a fourni des semences de blé à une coopérative locale. Cette initiative, qui s’inscrit dans la droite ligne des objectifs de relance agricole définis par l’État, a permis d’obtenir une première récolte de 180 tonnes. Une seconde récolte est attendue en 2024. Cette dernière devrait être dans les mêmes proportions que la première.

Climat politique : l’appel de Bapooh Lipot à l’union autour de Biya

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Bapooh-Lipot en campagne pour Paul Biya

Plusieurs semaines après la commémoration du 80ème anniversaire du Débarquement de Provence, Robert Bapooh Lipot n’en a pas fini de célébrer le « Discours d’espérance » attribué par le président Emmanuel Macron à son homologue Paul Biya à cette occasion. Le président de la République du Cameroun était le « porte-parole » de l’Afrique à cette occasion, et a servi une leçon de paix, « dans un monde où la sinistrose des guerres entre le Nations et les peuples réapparait pour fonder de nouveau, les relations internationales », souligne le secrétaire général de l’UPC reconnu par l’Administration territoriale. Justement, au moment où la France, épicentre de la guerre meurtrière qu’a été la 2ème Guerre mondiale (1939-1945), se souvient des moments atroces connus par son peuple, elle est engagée comme bon nombre de pays occidentaux, à une nouvelle course aux armements, comme ce fut déjà le cas lors des deux premières Guerres mondiales.

Robert Bapooh Lipot croit qu’il faut davantage donner un écho à ce discours, mieux, à la gouvernance d’un « sage » d’Afrique. « La classe politique camerounaise a le devoir historique aujourd’hui de se réconcilier avec le président Paul Biya qui, devant la sublime porte de l’histoire a besoin de toutes les dynamiques républicaines pour construire une symphonie à même de vaincre définitivement tous les plans de déstabilisation du Cameroun », lance l’homme politique. « Les multiples attaques visant la déstabilisation de notre Pays exigent de la classe politique camerounaise, une attitude de pardon et de rédemption par rapport à la sauvegarde de la souveraineté de notre Nation», pousse-t-il plus loin.

Le pont est vite trouvé pour appeler à une union autour de la personne de Paul Biya, face aux menaces de division et d’atteinte à l’intégrité territoriale du Cameroun : « l’Alliance pour la symphonie républicaine s’éloigne des marécages et laboratoires de promotion des clivages et toutes autres formes d’exclusion issus d’une mauvaise appréhension du multipartisme», relève-t-il. « C’est une cure de jouvence politique qui permettra à l’opposition camerounaise de sortir de sa déchéance pour être véritablement utile au Cameroun », clame-t-il.

UPC

Pour sa part, l’UPC version Bapooh Lipot se voit en visionnaire : « L’engagement de l’UPC dans l’extension de cette symphonie républicaine et son déploiement en alliances vise à éloigner du Cameroun le péril qui frappe à nos frontières et à maitriser définitivement les dissonances internes qui puisent leur énergie dans la gestion des ambitions subjectives», se vante Robert Bapooh Lipot. Evoquant l’alliance de son parti (l’ex-UPC version Augustin Frédéric Kodock), avec le Rdpc de Paul Biya. C’est que, « il n y a jamais eu dans l’Histoire de notre Nation, un moment où notre peuple a choisi de démissionner de ses responsabilités quant à l’affirmation de sa souveraineté. Oui, cela a toujours été l’identité remarquable et immuable du peuple camerounais. Cette indomptabilité d’un attachement viscéral à la souveraineté de notre peuple a toujours servi de boussole aux Pères fondateurs de notre Nation », enseigne-t-il.

A lire aussi: Débarquement en Provence: la leçon de paix de Paul Biya au monde

Alors « vouloir tourner le dos à ce repère historique de l’engagement politique de notre peuple, ce pourquoi certains ont payé de leur vie, c’est véritablement arborer le statut d’ennemi du Cameroun», soutient Bapooh Lipot. Pour l’Upéciste qui prône une démarche « contraire » à l’extrémisme des pères-fondateurs, en évoquant un contexte différent, « telle qu’elle est déterminée aujourd’hui, une certaine partie de l’opposition camerounaise est une menace pour la paix, la souveraineté et l’unité du Cameroun ». Et de conclure que « les humiliés, les haïs, les victimes, ne doivent pas se transformer en humiliants, haïssants, oppresseurs ».

Paul Biya sollicite les financements chinois pour les routes Douala-Bafoussam, Ebolowa-Kribi, Ngaoundéré-Garoua, …

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Paul Biya et Xi Jinping www.newsducamer.com
Paul Biya et Xi Jinping www.newsducamer.com

Monsieur le Président de la République Populaire de Chine, Secrétaire Général du Parti Communiste,

Je voudrais tout d’abord vous remercier pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité que les autorités et le peuple chinois ont bien voulu me réserver, ainsi qu’à mon épouse et à la délégation qui m’accompagne, depuis notre arrivée dans votre beau et grand pays. Je tiens aussi à vous exprimer notre gratitude pour cet entretien bilatéral, qui nous donne l’occasion d’évoquer nos principaux dossiers et projets conjoints.

La participation du Cameroun au 4e Sommet du Forum sur la Coopération Sino-Africaine, s’inscrit dans le sillage de la longue tradition des excellentes relations qu’entretiennent nos deux pays.

La fructueuse coopération entre la République du Cameroun et la République Populaire de Chine, ainsi que l’amitié toujours plus grande entre nos peuples, ont hissé notre partenariat à un niveau élevé que nous souhaitons stratégique. Il me plaît de saisir l’opportunité de ce séjour, qui est mon huitième en terre chinoise, pour vous réitérer mon invitation à effectuer une visite d’Etat au Cameroun. Ce sera une bonne occasion de célébrer nos relations diplomatiques, déjà vielles de 53 ans, et de consolider le partenariat gagnant-gagnant entre la Chine et le Cameroun. S’il est vrai que le niveau actuel de nos échanges est déjà appréciable, je reste convaincu qu’avec une stratégie mieux ciblée, les produits échangés, leur tonnage et leur valeur, pourront encore augmenter de manière significative.

Je me félicite de la part prépondérante qu’occupent les investissements directs chinois dans le développement de mon pays. Cela est observable à travers la construction de diverses infrastructures d’envergure, notamment : les barrages hydroélectriques, les centrales à gaz, les infrastructures routières, hospitalières, portuaires, sportives, etc., sans oublier l’immeuble futuriste qui va abriter l’Assemblée Nationale du Cameroun.

Malgré les effets des multiples crises exogènes et endogènes auxquelles il fait face, le Cameroun demeure un pays attractif, du fait de sa position géostratégique en Afrique Centrale, de sa stabilité institutionnelle, de son capital humain, et de la diversité de ses ressources naturelles entre autres.

Dans sa quête de progrès et de modernité, le Cameroun a besoin de financements additionnels, importants, pour poursuivre sa vision d’émergence à l’horizon 2035. Notre objectif est de bâtir une économie plus solide, basée sur des industries locales compétitives, capables de transformer nos ressources minières et agricoles en vue de satisfaire les besoins endogènes et d’exporter des produits en grande quantité. J’invite donc votre gouvernement ainsi que le secteur privé chinois, à continuer à nous accompagner sur cette voie, en densifiant leurs investissements directs au Cameroun. Dans ce cadre, mon pays a besoin par exemple, dans le domaine militaire, d’une gamme variée d’équipements et de matériels modernes, y compris de l’assistance technique pour faire fonctionner et entretenir tout cela.

Dans le domaine infrastructurel, nos attentes sont énormes. Nous envisageons le lancement imminent de nos projets structurants de deuxième génération, à l’instar de la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala, de l’autoroute Edéa-Kribi, de la route Douala-Bafoussam, de la voie de contournement de la ville de Yaoundé, de la route Ebolowa-Akom 2-Kribi, de la route Ngaoundéré-Garoua et enfin, de celle reliant Maroua à Kousseri. Ces projets – et bien d’autres – constituent des niches d’opportunités à saisir pour le gouvernement et les grandes entreprises chinoises. Je souhaite vivement que les négociations avec EXIMBANK Chine aboutissent dorénavant à des conventions de financement dont les clauses seront exemptes de toute ambiguïté, pour éviter des incompréhensions qui sont parfois de nature à ralentir l’exécution des projets. www.newsducamer.com 

Au cours des échanges entre nos délégations durant ce FOCAC, des exposés plus détaillés pourront être présentés sur nos projets prioritaires, dans des domaines précis, et des négociations engagées. Au plan multilatéral et international, le Cameroun soutient l’idée d’une seule Chine, et je me félicite de notre convergence de vues sur la nécessité de réformer l’ONU afin de l’adapter au monde d’aujourd’hui, et d’en faire un outil efficace pour la résolution des conflits et la préservation de la paix.  Je salue par ailleurs les multiples initiatives de la Chine en faveur du dialogue, de l’avènement d’un monde plus juste, plus sûr, et de la construction d’une paix durable, socle du développement. Je ne saurais terminer sans vous remercier, une fois encore, pour le soutien que la Chine nous apporte, sans discontinuer, sur la scène diplomatique. La récente élection du Cameroun à la présidence de la 79e Assemblée Générale de l’ONU en a constitué l’occasion d’une nouvelle illustration.

Je vous remercie de votre attention.

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