mardi, avril 7, 2026
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Réorganisation: Barry Callebaut lance une vaste opération de licenciements qui devrait épargner Sic cacaos

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Le plan « BC Next Level » représente une étape majeure dans la stratégie de Barry Callebaut pour moderniser ses opérations, optimiser ses coûts et s’adapter à un marché en mutation. L’objectif est d’accélérer la transformation numérique et de renforcer l’efficience de l’entreprise. Dans ce contexte, 2500 postes à travers le monde seront supprimés, principalement en Europe. En Belgique, l’un des centres névralgiques de la production du groupe, environ 500 emplois devraient être supprimés, principalement dans les sites de Wieze, Lokeren et Hal.

Bien que les négociations sociales soient en cours entre la direction et les syndicats, aucune décision définitive n’a été prise concernant les modalités du plan social. Malgré cette dynamique internationale de restructuration, Sic Cacaos, la filiale camerounaise de Barry Callebaut, ne devrait pas être directement impactée par ces suppressions d’emplois.

 Joint par courriel, le service de communication de Barry Callebaut a promis de nous apporter des réponses détaillées dans quelques jours. Toutefois, il a laissé entendre que pour le moment, son extension locale est à l’abri des licenciements. En attendant d’éventuels changements, la branche camerounaise reste solidement implantée au Cameroun, où elle occupe une position de leader dans la transformation du cacao.

 Au cours de la campagne 2022- 2023, Sic Cacaos a broyé 51 358 tonnes de fèves camerounaises, un chiffre qui confirme son rôle central dans l’économie cacaoyère du pays. Cependant, la santé financière de l’entreprise demeure un sujet de préoccupation. En novembre 2022, une annonce légale révélait que les capitaux propres de Sic Cacaos étaient devenus inférieurs à la moitié de son capital social, fixé à 6,885 milliards de FCFA.

Conformément à l’Acte uniforme Ohada relatif aux sociétés commerciales, cette situation met l’entreprise en situation de faillite technique. Cela a conduit à la nomination de Mamadou Ly, titulaire d’un Master en Business Administration et Management de l’Université de Poitiers, à la tête de Sic Cacaos en fin d’année 2023. Sa mission principale consiste à redresser la filiale et à lui permettre de retrouver un équilibre financier.

Des Défis Concurrentiels Accrus

 Malgré ses difficultés financières, Sic Cacaos reste le leader de la transformation du cacao au Cameroun, mais elle doit désormais composer avec la montée en puissance de nouveaux acteurs. Parmi eux, Neo Industry, avec une capacité de transformation de 32 000 tonnes, et Atlantic Cocoa, qui dispose de 48 000 tonnes, extensibles à 68 000 tonnes.

 Ces concurrents viennent bousculer la position dominante de Sic Cacaos, obligeant la filiale de Barry Callebaut à se réinventer pour maintenir son leadership. Sous la direction de Mamadou Ly, la filiale camerounaise devra relever des défis de taille, mais ses atouts – notamment sa position de leader dans la transformation du cacao – pourraient lui permettre de surmonter cette période difficile

Nouveaux financements de Canal+ Cameroun: opportunité ou menace pour l’identité culturelle ?

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«Nous souhaitons investir davantage dans la production de contenus camerounais. C’est une orientation que le groupe a prise il y a quelques années», a déclaré Jacques Du Puy après sa rencontre avec le chef du gouvernement. Il a exprimé le désir de voir Canal+ intensifier ses investissements dans ce domaine, soulignant que le groupe produit, soutient, et finance déjà des contenus locaux, mais qu’il reste encore beaucoup à faire. La démarche de Canal+ s’inscrit dans une stratégie visant à enrichir l’offre de contenus destinés aux téléspectateurs camerounais, tout en dynamisant l’industrie locale du divertissement. En outre, le groupe envisage des investissements dans des secteurs adjacents à la télévision, ce qui pourrait renforcer encore davantage sa présence au Cameroun.

Une opportunité ou une menace Pour la culture Camerounaise ?

Malgré ces ambitions louables, Canal+ doit également faire face à des défis importants, notamment en ce qui concerne la conformité de ses programmes avec les normes et valeurs locales. En septembre 2023, le Conseil national de la communication (CNC) avait suspendu la diffusion de la chaîne Canal+ Elles, accusée de promouvoir l’homosexualité, une décision qui avait soulevé de vifs débats. Bien que cette suspension ait été levée en octobre 2023, Canal+ a dû prendre des engagements fermes pour éviter de telles situations à l’avenir.

Jacques Du Puy a précisé que Canal+ a renforcé ses efforts pour garantir que ses contenus respectent les valeurs locales, en mettant notamment l’accent sur le contrôle parental et une sélection rigoureuse des chaînes diffusées. Toutefois, il a également rappelé que de nombreux contenus diffusés par Canal+ ne sont pas produits par le groupe, mais proviennent de diverses sources internationales. L’investissement accru de Canal+ dans la production locale suscite des réactions contrastées. Pour certains observateurs, ces investissements représentent une opportunité unique pour le cinéma camerounais, offrant des ressources financières et un savoir-faire indispensables pour propulser l’industrie à un niveau supérieur.

Cependant, d’autres craignent que cette influence ne soit le vecteur d’une « colonisation culturelle », où les contenus proposés par Canal+ pourraient entrer en conflit avec les valeurs traditionnelles camerounaises, notamment en ce qui concerne des sujets sensibles comme la promotion de l’homosexualité. Cette problématique est d’ailleurs abordée par l’universitaire camerounais Michel Njankou dans une production scientifique publiée en 2018. Intitulée «Homosexualité et séries télévisées au Cameroun : Étude de cas du paradoxe des chaînes télévisées au Cameroun», cette analyse a été publiée alors qu’il était membre de la Faculté des sciences, économiques, sociales politiques et de communication de l’Université catholique de Louvain, en Belgique.

En s’appuyant sur des études de cas spécifiques de séries populaires, Michel montre comment ces programmes peuvent à la fois renforcer et contester les normes culturelles en place. Il souligne également les tensions entre le contenu local et international, illustrant comment les influences extérieures peuvent entrer en conflit avec les valeurs traditionnelles. «Face à ces défis, la nécessité pour le gouvernement camerounais de maintenir une vigilance accrue sur la qualité des contenus diffusés par Canal+ se fait plus pressante. Si l’engagement de Canal+ à soutenir la production locale est à saluer, il est impératif que ces contenus reflètent fidèlement les valeurs et les réalités du pays», suggère un expert contacté par News du Camer.

Cemac : pourquoi les banques sont de plus en plus attirées par les offres de liquidité de la BEAC

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Dès le 11 juin 2024, la BEAC a injecté 120 milliards de FCFA dans le circuit bancaire, une somme significative mais encore insuffisante face à des demandes qui se sont élevées à 292 milliards de FCFA en seulement une semaine. Cette tendance s’est confirmée tout au long des semaines suivantes : à chaque opération d’injection, les besoins exprimés par les banques ont largement excédé les montants proposés par la banque centrale. Par exemple, lors de l’opération du 2 juillet 2024, la BEAC a offert 165 milliards de FCFA, mais les banques en ont sollicité 385 milliards, soit un taux de souscription de 233,33%.

Cette forte demande traduit une dépendance croissante des banques aux liquidités fournies par la banque centrale. La suspension des injections de février 2023 à juin 2024 a laissé de nombreuses banques dans une situation délicate, où l’accès à des financements est devenu rare. La hausse des taux directeurs, couplée à une politique de reprise de liquidités, a considérablement limité les ressources disponibles pour les banques. Celles-ci ont donc accueilli avec soulagement la reprise des injections de liquidités. La preuve, après l’opération du 11 juin, la BEAC en a effectué 12 autres d’un montant cumulé de plus de 2 100 milliards de FCFA, dont les offres ont toutes obtenu un taux de souscription loin au-dessus des 100%. La dernière en date, une offre de 250 milliards de FCFA le 3 septembre qui a obtenu un taux de souscription de 169,20%, les besoins exprimés par les banques ayant atteint 423 milliards de FCFA.

L’effet du durcissement de la politique monétaire 

D’après des analyses d’experts en finance, l’une des raisons pour lesquelles les banques sont devenues si dépendantes des liquidités de la BEAC réside dans le contexte monétaire de la région. Depuis fin 2021, la banque centrale a durci sa politique monétaire pour combattre une inflation galopante. Cette politique a entraîné une hausse des taux directeurs, limitant l’accès aux crédits pour les banques. En parallèle, la Beac a intensifié ses opérations de reprise de liquidités, drainant des fonds des coffres des banques à travers l’émission de bons BEAC. Le coût du crédit est devenu prohibitif, tant pour les Etats que pour les opérateurs économiques et les ménages. Face à cette situation, les banques ont dû compter sur les rares opportunités d’injection de liquidités pour maintenir leurs opérations et répondre à la demande croissante de crédit dans la région.

Une autre explication à cette dépendance croissante est liée à l’augmentation des besoins de refinancement. Selon la BEAC, l’augmentation des demandes des établissements de crédit au compartiment des interventions de la Banque centrale résulte de plusieurs facteurs, dont la nécessité de refinancer des actifs devenus plus coûteux dans le contexte d’un durcissement monétaire. Les banques de la région ont également dû faire face à une hausse des créances douteuses, conséquence d’une économie fragilisée par la pandémie de Covid-19 et les conflits régionaux.

Cette situation rend les banques plus vulnérables, les obligeant à rechercher activement des sources de liquidités pour maintenir leur solvabilité. Les injections de la BEAC, bien que limitées, représentent une bouffée d’air frais pour les établissements de crédit, leur permettant de refinancer leurs opérations à des conditions relativement avantageuses comparées à celles du marché.

L’inflation résiste aux mesures de la BEAC

Cependant, malgré ces injections de liquidités, la situation économique de la zone Cemac reste préoccupante, en particulier en ce qui concerne l’inflation. Par exemple, au Cameroun, l’inflation a atteint 6,3% entre avril 2023 et avril 2024, bien au-delà de la limite de 3% exigée en zone Cemac. Ce taux d’inflation persistant remet en question l’efficacité des mesures de resserrement monétaire prises par la banque centrale, tout en illustrant la difficulté à équilibrer les besoins de financement des banques avec les objectifs de stabilité macroéconomique.

Lions indomptables : André Onana en protecteur des jeunes Lions

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André Onana veut protéger les jeunes

C’est un « pacte » qu’André Onana a souhaité entre la presse et les Lions indomptables. « C’est vrai que nous sommes en train de traverser des moments difficiles, mais j’aimerais que nous soyons ensemble dans les bons et les mauvais moments. Quand il faudra critiquer ce qui n’est pas bien, j’aimerais qu’on protège les plus jeunes, et qu’on tire sur les plus grands dont je fais partie», a lancé le portier principal des Lions indomptables. L’homme qui commence par souligner que « nous traversons des moments difficiles», a compris qu’il faut faire fi de la politique et se dire les vérités, pour mieux construire. Ainsi, au sortir d’une nouvelle bataille entre le ministère des Sports et de l’éducation physique, et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), André Onana sait que la sélection est attendue à l’œuvre. Et en cas de mauvaise prestation, la critique sera fertile.

L’homme qui a glissé auparavant qu’« on se connait », sait que le Camerounais ne pardonne pas beaucoup, notamment en contexte de guéguerre avec dans positions très rangées. Les plus jeunes n’étant pas très aguerris à pareille situation. « Protégeons nos petits frères parce qu’on aura besoin d’eux pour assurer la continuité», a-t-il justifié sa sortie. Et le joueur qui accompagnait l’entraîneur à la conférence de presse d’avant-match, a attendu la fin de la l’exercice pour lancer son appel en direction d’une presse qui ressemble à divers points à son peuple : très exigeante.

Lions indomptables : la page sur la polémique sur le stade tournée

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La paix des braves, au-delà de tout

« Ce ne sont pas les joueurs qui ont décidé de venir jouer ce match ici». André Onana est formel en ce que la décision de joueur à Garoua ne vient pas des joueurs. Même si c’est au sortir de l’audience à eux accordée par le Premier ministre que l’opinion a été définitivement fixée sur le lieu où doit se jouer le match Cameroun-Namibie. « En tant que joueurs, nous n’avons pas un problème de lieu. Nous les joueurs, respectons la hiérarchie. Le coach nous sélectionne, il nous communique un programme, et nous suivons le programme du coach. A partir de là, ce n’est pas nous qui décidons de là où nous voulons jouer », insiste-t-il. Et d’ailleurs, « il n’y a pas que Garoua, Yaoundé. Nous pouvons jouer partout. Ce match, si on nous dit ‘’vous irez le jouer à Bamenda’’, nous nous levons et nous allons jouer à Bamenda, nous n’avons pas de problème à cela», insiste-t-il. Avant d’indiquer que « nous sommes des exécutants ; mais on a notre patron qui est le coach».

En clair, la polémique sur le choix du lieu du match ne mettait aux prises que Marc Brys le sélectionneur et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Après quelques coups de part et d’autre, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a trouvé un terrain d’entente. Rencontre au cours de laquelle le Chef du gouvernement a tout de même demandé l’avis des joueurs. Lesquels lui avaient déjà dit leur disposition à « jouer partout » où la CAF et la Fécafoot auront décidé. « Donc moi particulièrement je suis très content d’être ici, mes coéquipiers et même le staff aussi», a souligné André Onana.

Et maintenant que la page est tournée sur cette autre bataille, toutes les parties regardent désormais dans la même direction. « Nous sommes des professionnels ; quand on nous dit, ‘’allons à Garoua’’, nous sommes tous contents de venir à Garoua et on vient avec le ‘’winner mentality’’. Nous sommes très contents d’être ici et nous venons pour gagner », réitère le portier principal des Lions indomptables. D’ailleurs « moi particulièrement j’ai de très beaux souvenirs d’ici (Garoua). Il y a un an nous remportions un match très important pour notre pays : nous avions gagné 3-0 », souligne-t-il, parlant du match Cameroun-Burundi, comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.

Lions indomptables : Deux équipes nationales du Cameroun à Garoua

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L'équipe nationale bis qui est à Garoua

Un groupe chantant l’hymne national du Cameroun dans une salle aux allures d’hôtel. Vêtus de tenues de sport aux couleurs du Cameroun, on y retrouve Nathan Douala,  joueur de Victoria united de Limbé. Il s’agit bel et bien de l’équipe nationale U20 débarquée de l’avion à Douala mercredi dernier. La bande sur laquelle Samuel Eto’o a jeté son dévolu lorsqu’il ne s’accordait pas avec Marc Brys et le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) refusait de se rendre à Garoua.

Les Lions indomptables bis exécutant l’hymne national à leur installation à Garoua

De sources dignes de foi, face au refus des autorités étatiques de voir cette sélection jeune voyager, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a opté pour un voyage en catimini. Ainsi, la sélection nationale bis a voyagé en rangs dispersés et en ténues civiles. Se dissimulant pour apparaître officiellement seulement à Douala.

A lire aussi: Les Lions snobent Eto’o à Douala et rejoignent Marc Brys à Yaoundé

Les raisons de cette présence dans la capitale régionale du Nord ne semblent pas toujours éloignées de celles de départ. Il s’avère que l’une des grandes batailles du moment porte sur la détention des passeports des joueurs. L’on a découvert sur les réseaux sociaux une sommation d’huissier servie au sélectionneur national Marc Brys par le secrétaire général de la Fécafoot, intimant au technicien en chef de remettre les documents de transport international des joueurs à la fédération, aux fins de pouvoir remplir la feuille de match. Une partie qui ne s’annonce pas facile, tant la Fécafoot a déjà pris le dessus au poste de team press officer. Avec Thierry Ndoh, celui nommé par le président de la Fécafoot, aux commandes de la conférence de presse d’avant-match. Comme ce fut déjà le cas lors du regroupement de juin dernier.

Du coup, la gestion des effectifs devrait être le dernier combat de l’actuelle guerre. Les prochaines heures seront déterminantes pour la suite des événements.

Franglish promet un spectacle mémorable au Palais des Sports de Yaoundé

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Arrivé dans la capitale politique du Cameroun jeudi dernier, Franglish, le chanteur franco-congolais a échangé avec les médias au sujet du spectacle qu’il donnera ce samedi 7 septembre. L’auteur du titre à succès « Béton », sortie en 2022, a promis une soirée mémorable au Palais polyvalent des sports de Yaoundé. Il a également révélé qu’il réservait une surprise spéciale à ses fans camerounais.

Accompagné des jeunes artistes locaux: Sabrina et Martin’s, le rappeur français a exprimé son excitation à l’idée de se produire pour la première fois au Cameroun. « Je suis ravi de pouvoir partager ma musique avec mes fans camerounais et je leur promets un spectacle inoubliable », a-t-il déclaré.

Mais Franglish ne s’arrêtera pas là. En marge de son concert à Yaoundé, il a prévu de faire don de fournitures scolaires à des enfants orphelins le 8 septembre, démontrant ainsi son engagement social.

Franglish, de son vrai nom Gédéon Mundele Ngolo, est un artiste franco-congolais qui s’est fait connaître sur la scène musicale internationale. Il est célèbre pour des chansons comme « My Salsa » et « Petit Diamant ». En combinant rap, chant et influences afrobeat, il crée un style unique qui plaît à beaucoup de gens. Sa popularité continue de grandir, surtout grâce à ses performances dynamiques et ses collaborations avec d’autres artistes célèbres.

Lac Municipal de Yaoundé : Un site à l’abandon 5 mois après la fin de la première phase

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Ville de Yaoundé

Le 26 mars 2024, la ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Célestine Ketcha Courtès, a annoncé la fin de la première phase des travaux d’aménagement du Lac Municipal de Yaoundé. Cette première étape, inscrite dans un ambitieux programme de modernisation des villes initié par le chef de l’État, devait redonner vie à cet espace longtemps laissé à l’abandon. Selon les informations relayées à l’époque par le ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu), les abords du lac ont été aménagés afin de permettre aux habitants de la ville de Yaoundé d’effectuer des promenades aux alentours.

Ses eaux ont été assainies et on annonçait avec imminence, la pose des lampadaires sur le pourtour de cette étendue d’eau pour faciliter les marches piétonnes nocturnes. Sur le terrain, certains de ces travaux ont été réalisés. Toutefois, au lieu de devenir l’attraction principale de la ville, le lac municipal de Yaoundé revêt progressivement le visage hideux qu’il arborait il y a encore quelques années. Les lampadaires, censés éclairer les allées piétonnes pour permettre des promenades nocturnes, sont inexistants, tout comme la clôture de sécurisation du site, lais sant le lac exposé aux intrusions.

COMPORTEMENTS DÉGRADANTS ET DANGEREUX

Raymond M., un habitant de Yaoundé, raconte avoir été témoin d’une scène déplorable le 30 août 2024. Alors qu’il passait devant le lac, il a vu plusieurs personnes se livrer à l’expulsion de matières fécales dans ses eaux. Quelques jours auparavant, il avait également observé des écoliers tentant de se baigner dans cet étang, un comportement dangereux qui a été interrompu par des passants soucieux de leur sécurité. En l’absence de clôture, le lac est devenu un lieu où tout le monde peut entrer librement, sans contrôle, et les scènes de pêche au filet par des hommes en pirogue sont devenues monnaie courante.

Ces comportements ne sont pas seulement des actes isolés, ils reflètent un problème plus profond dans la gestion et la protection de cet espace que le gouvernement voulait transformer en un symbole de modernité. En effet, la réalité contraste fortement avec les déclarations optimistes du ministère de l’Habitat et du Développement Urbain. Bien que la première phase des travaux ait été officiellement déclarée terminée, la mise en œuvre effective des infrastructures nécessaires pour rendre le site fonctionnel est loin d’être accomplie.

En outre, Le restaurant qui s’affiche fièrement aux abords du lac attend toujours la mise en place de commodités qui doivent permettre son lancement. En visite sur le site il y a plusieurs mois, Célestine Ketcha Courtès a prescrit la correction en urgence des manquements susmentionnés. Cependant, les premiers coups de pelle se font toujours attendre

PROBLÈMES FINANCIERS

 Le retard accusé dans la réalisation de ces travaux complémentaires est en partie attribué à des problèmes d’acquisition de matériel. Le restaurant, qui devait être l’une des principales attractions du site, n’est toujours pas équipé. Selon Arnaud Philippe Ndzana, coordonnateur de l’unité opérationnelle du projet de valorisation du lac municipal de Yaoundé et de la vallée de Mingoa, «le projet du lac tel qu’il a été conçu n’avait pas les équipements du restaurant (tables, chaises et autres).

 C’est l’acquisition de ces équipements qui est en cours à la Communauté urbaine de Yaoundé et c’est au bout de cette acquisition qu’on devrait pouvoir ouvrir le site pour accueillir les usagers». Cette acquisition de matériel est retardée par des procédures administratives complexes. Le mobilier nécessaire, en grande partie importé, nécessite un délai supplémentaire pour arriver à Yaoundé.

Pour pallier cette situation, le ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a suggéré une solution intermédiaire, consistant à louer temporairement certains équipements pour permettre l’ouverture du site au public. Cependant, cette solution reste à l’étude, et les habitants de la capitale doivent encore patienter avant de pouvoir profiter pleinement des installations promises.

«C’est une question de procédures maintenant, pour pouvoir acquérir les équipements. S’ils sont importés, ça prendra un peu de temps mais tout va être fait pour que ça se fasse vite. Le ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a souhaité voir une solution intermédiaire mise sur pied même par location de certains équipements pour commencer. Donc nous sommes en train d’explorer cette alternative qui permettrait d’ouvrir dans les meilleurs délais le site sans attendre ce qui pourrait être importé.», a ajouté Arnaud Philippe Ndzana.

QUID DE LA PHASE II

 En attendant, les négociations sont en cours pour confier l’exploitation du site à un opérateur privé, une décision qui devrait permettre une meilleure gestion de cet espace une fois les équipements installés. Toutefois, l’ampleur des retards ne se limite pas à l’ouverture du restaurant. La deuxième phase du projet, qui prévoit la construction de deux autres restaurants, d’un centre nautique, d’un aquarium, et d’un hôtel cinq étoiles, semble avoir été renvoyée à une date indéterminée. «Nous n’avons pas encore de visibilité sur ce sujet», avoue Arnaud Philippe Ndzana. «C’est pour ça qu’on essaie de mettre un peu plus d’efforts pour une phase intermédiaire qui permettrait de compléter ce qui a été fait avec d’autres agréments tels que les jeux d’enfants, les pédalos dans le lac, des petites choses comme ça qui peuvent se faire facilement», a-t-il ajouté.

Pis encore, le gouvernement camerounais ne semble pas pressé d’injecter des fonds dans le second versant du projet de valorisation du lac municipal de Yaoundé et de la vallée de Mingoa. En effet, ce dernier ne figure ni dans la liste des projets d’investissement par région à réaliser par le gouvernement en 2024, ni dans le Document de programme d’investissement prioritaire (PIP) 2024- 2026, qui sert de feuille de route pour les projets prioritaires du pays sur une période de trois ans.

Le lac municipal de Yaoundé, censé incarner le renouveau urbain de la capitale, reste donc un projet inachevé. Les habitants, qui espéraient voir en cet espace un lieu moderne et convivial, doivent pour l’instant se contenter d’aménagements partiels. Le chemin vers la valorisation complète de ce site semble encore long, ponctué d’obstacles administratifs et financiers.

PCRN : La justice donne raison à Cabral Libii

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Le 11 mai 2019, Cabral Libii héritait du PCRN

Ça y est! Le président légal du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) est Cabral Libii. Ainsi en a décidé la justice. Dans une décision rendue publique ce 5 septembre 2024, le Tribunal de première instance de Kaëlé « déclare sieur Kona Robert mal fondé en sa demande, l’en déboute et le condamne aux dépens… ». Le cofondateur du parti avait saisi la justice pour solliciter l’annulation des résolutions du premier congrès ordinaire du premier congrès ordinaire du Pcrn. Congrès tenu à Guidiguis le 11 mai 2019.

La justice donne par conséquent raison à Cabral Libii dont la légalité à la tête de ce parti était contestée par le cofondateur du parti qui conteste au député sa légitimité, au motif que l’homme n’avait pas qualité pour être éligible à la présidence du parti au moment du congrès qui l’a élu, alors même qu’il n’était pas membre dudit parti. L’affaire était pendante devant e TPI de Kaëlé. Le cofondateur du Pcrn se bat pour reprendre le leadership d’un pari qu’ils ont librement remis, du moins la présidence, à l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018.

Avant la décision actuelle, Robert Kona avait déjà mordu la poussière devant Cabral Libii en mai dernier. Le juge des référés de la Chambre civile et commerciale du Tribunal de première instance de Maroua avait suspendu ledit congrès. Au motif que « il n’est intervenu ni un autre congrès, ni une décision de justice qui aurait remis en cause cette qualité de président national de M. Libii Li Ngué, et à fortiori qui aurait fait de M. Kona le président national du Pcrn». Ajoutant que « les textes du parti ne consacre,t nulle part la fonction de ‘’président fondateur’’ dont use souvent sieur Kona Robert».

L’extrait du plumitif

L’homme soutenu par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, réussira plus tard à tenir lesdites assises le 2 juin 2024 à Guidiguis. Pour se faire réélire à la tête du parti. Semant ainsi la confusion dans les esprits. Mais la procédure en nullité des résolutions du Congrès ayant élu Cabral Libii président du parti, restait pendante. Le verdict est tombé ce 5 septembre. Robert Kona a encore la possibilité de faire appel de cette décision ; mais pour le moment, la justice a rétabli Cabral Libii dans sa légalité.

Alors que Robert Kona s’était déjà rapproché du Rpdc, il vient d’être abattu en plein vol

Cela survient au moment où Robert Kona est appâté par des pontes du Rdpc, parti au pouvoir, pour opérer un virement vers le camp présidentiel. Et Robert Kona reçu en fanfare par Bayero Fadil, avait affiché son soutien au président Paul Biya qu’il soutient dans une nouvelle campagne pour un nouveau mandat à la tête du pays.

Lions indomptables : La gestion financière retirée à Samuel Eto’o

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« J’ai l’honneur de vous notifier l’accord de la présidence de la République, pour la mise à disposition du ministre des Sports et de l’éducation physique –paierie spécialisée), en vue des rencontres Cameroun-Namibie et Zimbabwé des 7 et 10 septembre 2024, de la somme de 1 O92 545 828… » C’est la substance d’un courrier adressé ce 2 septembre 2024 par le secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr) au ministre des Finances. Il s’agit du budget des deux premiers matchs des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 que livrent les Lions indomptables. Selon ce courrier, l’argent devrait donc être mis à la disposition de Narcisse Moelle Kombi qui pilote désormais la sélection nationale A depuis le déclenchement de l’actuelle crise.

Le courrier du Sgpr

C’est un épisode important dans la guerre que se livrent le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Sachant qu’un pan de la crise porte sur la gestion financière, la partie étatique a cru nécessaire de reprendre l’arme qu’elle livre à l’adversaire, qui la retourne contre elle. Ainsi, le Sgpr, Ferdinand Ngoh Ngoh que des observateurs avertis voient comme le principal adversaire de Samuel Eto’o, a coupé les vivres à l’autre.

Mais il est certain que la bataille financière est loin d’être gagnée. D’autant plus que les dispositions réglementaires prévoient que les fonds destinés au financement des équipes nationales soient mis à la disposition de la fédération. Et sachant Samuel Eto’o obstiné à défendre jalousement ses intérêts, l’homme devrait se jeter à l’eau pour rentrer dans ses droits. Il faudra déjà que Louis Paul Motaze l’argentier national, consente à faire cette dérogation.

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