mercredi, juin 3, 2026
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Le DG de la CDEC menace de traduire les dirigeants de micro finances en justice

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 Les Etablissements de micro-finance (EMF) trainent encore le pas quant au transfert de leurs avoirs à la Caisse de Dépôts et Consignations (CDEC). C’est le constat fait par le Directeur Général de cette institution entrée en activité en 2023« Sauf erreur de ma part, la plupart des Etablissements de Microfinance n’a respecté son obligation de déclaration et de reversement desdits fonds, alors que ces opérations auraient dû intervenir au plus tard le 15 octobre 2024 pour le trimestre écoulé. Du reste, contrairement aux autres établissements qui ont déjà procédé à une partie des transferts du stock historique, je note par ailleurs pour le déplorer que la majorité des micro-finances, n’a procédé au reversement effectif dudit stock dans le délai du 31 mai 2024 prescrit par Décret du Premier Ministre, Chef du Gouvernement », écrit Richard Evina Obam dans un courrier adressé aux dirigeants des EMF.

 Dans cette correspondance datée du 13 novembre 2024, le DG de la CDEC donne un délai de 8 jours aux EMF  retardataires pour se conformer.  Passé ce délai, Richard Evina Obam annonce des poursuites judiciaires contre les dirigeants de ces EMF. « Pour rappel, il vous est interdit de continuer de détenir des fonds dévolus à la CDEC, qui sont assimilés à des deniers publics et dont la conservation dans vos livres expose vos dirigeants, à titre personnel, à une poursuite devant les tribunaux compétents pour détournement des fonds publics. Votre institution reste aussi passible des sanctions pécuniaires prévues notamment à l’article 7 alinéa 4 du décret n°2023/08500/PM du 1 décembre 2023 », précise –t-il.

 Interrogé, un responsable d’EMF  nous confie que ce retard est motivé par la sortie de la COBAC qui avait demandé aux établissements financiers de ne pas transférer les fonds à la CDEC. Après plusieurs semaines de  brouhaha, un groupe de travail a récemment été mis en place par la BEAC pour trouver une issue à ce problème. D’où la réticence de certains EMF. A ce propos, Richard Evina dit que la Cobac n’est pas dans son rôle. « Relativement à l’injonction de la COBAC du 11 juillet dernier, je vous rappelle d’une part que le service public des dépôts et consignations est une activité souveraine nationale qui ne relève pas du régulateur bancaire communautaire et d’autre part, les fonds dévolus à la CDEC susceptibles d’être en votre possession ne se limitent pas au solde historique des avoirs en déshérence »,  écrit-il.

Les fonds réclamés sont entre autres des fonds issus des comptes inactifs, les différentes consignations, les fonds rendus indisponibles du fait d’une enquête ou d’une procédure judiciaire, les fonds placés sous séquestre, les fonds des successions indivises, les cautionnements, etc. La CDEC menace  par ailleurs de procéder par un recouvrement forcé de ces fonds si les EMF ne coopèrent pas. « La CDEC procédera aux opérations prévues par la loi précitée relative aux entités publiques bénéficiaires du privilège du trésor. En parallèle, les tribunaux compétents seront saisis sur le fondement de l’article 184 du code pénal contre les dirigeants personnes physiques, sans préjudice de la solidarité de paiement »,ajoute Richard Evina Obam.

Finances Publiques : La Budgétisation sensible au genre bute sur des résistances structurelles

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Sophie Boumsong,Chef de division de la Réforme budgétaire de la direction générale du budget, ministère des Finances du Cameroun

La budgétisation sensible au genre (BSG) est une approche novatrice visant à analyser et adapter les politiques fiscales, les dépenses et les recettes publiques pour réduire les inégalités entre les sexes. Il s’agit d’intégrer une perspective de genre à toutes les étapes du cycle budgétaire pour évaluer si les finances publiques aggravent ou diminuent les disparités entre hommes et femmes.

Concrètement, cela implique d’identifier l’impact des budgets sur les conditions des femmes et des hommes tout en tenant compte des dimensions sociales, économiques et culturelles. Cette démarche, portée depuis plusieurs décennies par des organisations internationales comme l’ONU, a été consacrée au Cameroun par la circulaire présidentielle du 30 août 2021.

Ce texte de loi définissait 2022 comme année pilote pour intégrer la BSG dans des départements ministériels clés. Pourtant, malgré des intentions ambitieuses, la mise en œuvre s’est heurtée à des résistances structurelles et institutionnelles. Le 26 novembre 2024, lors des Cafés thématiques sur les Réformes de la gestion des finances publiques qui avaient pour thème «Plan stratégique de réformes de la gestion des finances publiques: quels enjeux», Sophie Boumsong, Chef de la division de la Réforme budgétaire de la direction générale du budget du ministère des Finances, a partagé des éclairages sur les stratégies en cours pour intégrer la dimension genre dans les ministères au Cameroun.

A en croire cette dernière, Cette démarche, bien qu’encore en construction, suit une approche pragmatique et progressive. «Nous avons sélectionné des ministères pilotes parce qu’ils se prêtent, par leur nature même, à une analyse plus évidente des questions de genre. Par exemple, au ministère des Affaires sociales ou au ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, les enjeux liés au genre sont plus facilement identifiables sans nécessiter d’études préalables complexes», a-t-elle expliqué.

Toutefois, précise-t-elle, intégrer cette dimension dans des départements moins naturellement «genrés», tels que les Travaux publics, exige des études de fond pour définir des stratégies adaptées. «Comment intégrer concrètement la perspective genre dans ce type de ministère ? Cela passe par des analyses préalables et des études approfondies. Ce sera l’une des priorités de notre plan d’urgence», a-t-elle souligné.

 Pour initier cette démarche, les administrations sont encouragées à se doter d’indicateurs genre. «Des données telles que le nombre de femmes dans les effectifs, la proportion de femmes occupant des postes de responsabilité ou suivant des formations pour progresser dans leur carrière sont relativement faciles à collecter dans tous les ministères », a précisé Sophie Boumsong. Un autre point essentiel concerne l’allocation budgétaire. «Nous avons introduit des mécanismes pour marquer toutes les activités sensibles au genre au sein des administrations. L’objectif est d’éviter que les fonds alloués soient redirigés vers d’autres activités non prévues», a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, indique-t-elle, le développement d’une nomenclature budgétaire spécifique aux questions de genre est également envisagé, bien que «cela s’inscrive dans un travail de longue haleine»

DES ACTIONS POUR CORRIGER LE TIR

Face à ces lacunes, le gouvernement camerounais multiplie les efforts pour rattraper le retard. Au cours de cette année, près de 300 acteurs de la chaîne de préparation budgétaire des départements ministériels ont été mobilisés pour une formation sur la BSG. Initiée par le ministère des Finances à travers sa Division de la Réforme Budgétaire (DREF), cette initiative vise à renforcer les capacités des administrations à diagnostiquer et élaborer des budgets intégrant les priorités spécifiques des hommes et des femmes. La formation s’articulait autour de six modules, couvrant des thématiques allant des concepts clés de genre aux outils d’analyse comme les marqueurs de genre

Gouvernance : Atanga Nji frappe 5 ONG dont le Redhac

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Par un arrêté signé ce 6 décembre 2024, le ministre de l’Administration territoriale (Minat) constate la nullité du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac), « pour défaut d’autorisation et activités de nature à porter atteinte à l’intégrité du système financier national ». Ainsi, « sont et demeurent interdites sur toute l’étendue du territoire national, toutes activités, publications, réunions et manifestations initiées ou soutenues » par le Redhac dirigé par Maximilienne Ngo Mbe. Le même sort est réservé à L.M Nanje foundation INC représentée par Forteh Ngochi Wase Usan.

Par ailleurs, le Minat suspend l’association Redhac pour une durée de trois mois, pour « financements illicites et exorbitants en inadéquation avec le profil de l’activité, activité de nature à porter atteinte à l’intégrité du système financier national, non respect des dispositions légales relatives au fonctionnement d’un organisme à but non lucratif, absence de justification de la destination des financements reçus ». Les mêmes motifs sont reprochés à l’ONG Reach out Cameroon (ROC) basée à Buéa, et qui écope également de trois mois de suspension ; ainsi qu’à l’Association charitable socioculturelle du Cameroun (Acscc).

16 milliards Fcfa

Au regard de l’entête des arrêtés en question, le Minat a eu recours à des correspondances de l’Agence nationale d’investigations financières entre 2021 et 2024. Le dossier que commet le poste national de la Crtv, la radio publique nationale, fait état de ce que ces ONG ont reçu en deux ans, environ 16 milliards de francs CFA, sans en faire preuve de transparence auprès des autorités étatiques. Le Minat est aux trousses des ONG depuis quelques années, exigeant leurs rapports d’activités.

Selon le Minat, « le secteur des ONG a été identifié comme présentant des vulnérabilités au blanchiment des capitaux, mais surtout au financement du terrorisme. Il faut donc relever que les ONG peuvent être complices passifs ou actifs des comportements répréhensibles ». Promettant que «le contrôle sera désormais encore plus rigoureux». Depuis l’avènement de la crise séparatiste dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le Minat entretient des rapports pour le moins froids avec les ONG tant nationales qu’internationales. On se souvient que Paul Atanga Nji avait accusé Médecins sans frontières de pactiser avec les séparatistes, et a suspendu l’organisation d’activités dans la région.

Produits pétroliers : Louis Paul Motaze dément tout projet d’augmentation des prix

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« Beaucoup ont vu que la subvention pour les produits pétroliers baisse, ils en ont déduit que si elle baisse, c’est qu’on va augmenter le prix du carburant à la pompe. C’est faux». Louis Paul Motaze est formel: le prix du carburant, mieux les prix des hydrocarbures ne connaîtront pas une hausse. Du moins « ça n’existe pas dans le projet» de loi de finances, insiste-t-il. Le Minfi s’adressait ainsi à la presse accréditée à l’assemblée nationale, alors que des informations persistantes désormais qualifiées de rumeurs, annoncent une hausse des prix des hydrocarbures au cours de l’année 2025. Certains s’y sont allés jusqu’à fixer de nouveaux prix : 1015F le prix du litre de super et 8300F la bouteille de gaz domestique de 12,5Kg. Il n’en est rien, assure l’argentier national.

Louis Paul Motaze revient sur le mécanisme de subvention : « le soutien c’est lorsque vous avez un prix à l’international qui est élevé, mais comme nous ne voulons pas impacter le pouvoir d’achat du citoyen, on n’augmente pas le prix à la pompe. Et du coup, vous avez un différentiel. Vous avez importé les produits pétroliers à un prix élevé, mais vous ne répercutez pas ce prix à la pompe. Il y a bien une différence. Et c’est cette différence que l’Etat supporte qui est appelé subvention», explique-t-il. « Maintenant, si le prix à l’international baisse et qu’on n’a plus besoin de soutenir, la subvention baisse, ça ne signifie pas qu’on va augmenter le prix à la pompe », souligne-t-il. C’est donc le cas, à en croire le Minfi. Les prix d’achat des hydrocarbures ont baissé sur le marché international et logiquement, le coût de la subvention a baissé, et le consommateur continuera de payer ce qu’il payait jusqu’ici.

Les clarifications du Minfi

C’est une sortie qui arrive au moment et clôt définitivement le débat en cours sur les prix des produits pétroliers qui ont augmenté deux fois déjà en à peine un an. Dans un contexte où le Fonds monétaire international (FMI) maintient la pression sur le gouvernement afin qu’il annule simplement sa subvention des prix de ces produits de première nécessité. Un éternel point de friction entre les deux parties. Le gouvernement qui a déjà expérimenté une grogne sociale du fait de l’augmentation du prix du litre de carburant, redoute les effets d’une annulation de la subvention.

Huawei ICT Competition 2024 : les étudiants camerounais prêts à conquérir le monde

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Lancé en 2015, le concours s’inscrit dans le cadre du programme « Huawei ICT Academy », qui vise à transférer des compétences clés dans les domaines des technologies de l’information et de la communication (TIC) aux jeunes talents. L’objectif est simple : évaluer leurs connaissances, leur créativité et leur capacité à résoudre des défis complexes.

Organisé en trois étapes (nationale, régionale et internationale), cet événement est une véritable vitrine de l’excellence camerounaise. Lors de l’édition précédente, les équipes camerounaises ont brillé en obtenant le 1er prix en Network track et le 3ᵉ prix en Cloud track à la finale internationale, surpassant 44 pays.

Une nouvelle édition sous le thème « Connection Glory Future »

Pour cette édition, les étudiants camerounais bénéficieront d’un encadrement encore plus approfondi. Après la phase d’inscription, les participants passeront un examen préliminaire en ligne pour déterminer les finalistes de l’étape nationale, prévue en janvier 2025. Les vainqueurs formeront des équipes qui représenteront le Cameroun à l’échelle régionale, avec en ligne de mire une place pour la finale mondiale à Shenzhen, en Chine en mai 2025.

Outre la compétition traditionnelle, les étudiants pourront également participer à l’Innovation Competition, un volet axé sur la création de solutions innovantes utilisant des technologies de pointe telles que l’intelligence artificielle et le cloud computing.

Opportunités et ambitions

Au cours des sessions d’échanges durant cette propagande, Huawei a présenté non seulement les tenants et aboutissants du concours, mais aussi des opportunités de stages professionnels pour les meilleurs participants. Des quiz interactifs ont également permis aux étudiants de repartir avec des récompenses symboliques, renforçant leur enthousiasme pour cette compétition.

Edmonde Djiokeng Teboh, Directrice des Relations Publiques de Huawei Zone CEMAC, a exprimé sa confiance en l’avenir des jeunes talents camerounais :

« Les étudiants camerounais, nous ne cesserons de le dire, ont beaucoup de talents. Les résultats obtenus suite à la Huawei ICT Competition 2023-2024 le confirment à nouveau et démontrent de ce fait l’efficacité des programmes d’études pratiqués au Cameroun. En effet, il ne faudra pas oublier que Huawei apporte juste un complément aux formations déjà instaurées par le gouvernement camerounais à ces étudiants ».

Vers de nouveaux sommets

Avec une préparation méticuleuse et un soutien renforcé, les équipes camerounaises semblent prêtes à relever le défi et à écrire une nouvelle page glorieuse de leur histoire. Le Cameroun peut légitimement espérer décrocher le Grand Prix cette année et asseoir sa réputation de hub de l’innovation en Afrique.

La « Huawei ICT Competition » est bien plus qu’un simple concours ; c’est un tremplin pour l’excellence et un levier pour les carrières technologiques de demain. À travers cet événement, Huawei et ses partenaires démontrent leur engagement à façonner l’avenir des jeunes talents, tout en mettant en lumière les compétences exceptionnelles du Cameroun.

Lien d’enregistration pour la compétition :

https://e.huawei.com/en/talent/#/ict-academy/ict-competition/regional-competition?zoneCode=026902&zoneId=98269642&compId=85131998&divisionName=Northern%20Africa&type=C001&isCollectGender=N&enrollmentDeadline=undefined&compTotalApplicantCount=4071

Lien pour intégrer le groupe de discussion sur la compétition : https://chat.whatsapp.com/EKgXvSBrjjc1xZIKPlRGuh

Loi de finances:  10 ministères se partagent plus de 50% du budget 2025

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joseph-dion-ngute-sauve les meubles

Le budget 2025 de l’État du Cameroun est équilibré en ressources et en emplois à hauteur de 7 317,7 milliards de FCFA, enregistrant une progression modeste de 39,6 milliards (+0,5 %) par rapport à 2024. Une part importante de cette enveloppe est allouée à dix ministères, qui cumulent à eux seuls 3 764,9 milliards de FCFA, soit 51,4 % du budget global. En pole position, le ministère des Travaux Publics (Mintp) avec un budget de 638,5 milliards de FCFA en 2025, contre 535,3 milliards l’année précédente, soit une augmentation de 103,2 milliards (+19,3 %). D’après le projet de loi de finances, ce budget colossal est destiné principalement à la construction de nouvelles routes et à la réhabilitation du réseau existant.

Le ministère des Enseignements Secondaire occupe la deuxième place avec un budget de 584,1 milliards de FCFA, soit une augmentation de 27,4 milliards (+4,9 %). Avec cet argent, ce département ministériel ambitionne d’améliorer l’accès à l’enseignement secondaire et de répondre aux défis liés à une population scolaire croissante. 493,3 milliards de FCFA, c’est le budget du ministère de l’Eau et de l’Énergie en 2025. Ce dernier enregistre une augmentation significative de 142,1 milliards (+40,4 %), la plus importante en valeur absolue. Ce budget permettra, selon le programme de performance de ce ministère, «d’accroître l’accès des ménages à l’eau potable, de développer les infrastructures d’assainissement et de produire une énergie abondante pour soutenir l’industrialisation et répondre aux besoins croissants de la population».

 En quatrième position, le ministère de la Défense bénéficie d’un budget de 364,8 milliards de FCFA, soit une hausse de 29,4 milliards (+8,8 %). Cette enveloppe va être mise à contribution pour soutenir les efforts de l’armée dans la défense de l’intégrité territoriale, la lutte contre l’insécurité et les initiatives pour la reconversion des anciens combattants. Le ministère de l’Éducation de Base table sur un budget de 313,6 milliards de FCFA en 2025. Ce qui correspond à une augmentation de 16,3 milliards (+5,5 %).

En 2025, ce ministère a pour objectifs principaux, d’accroître le taux de préscolarisation et d’améliorer l’accès à une éducation primaire inclusive et de qualité. De son côté, le ministère de l’Enseignement Supérieur enregistre une hausse remarquable de 54,9 milliards (+67,2 %), portant son budget à 136,6 milliards de FCFA. Ce financement est «destiné à dynamiser la recherche universitaire, à renforcer les formations technologiques et professionnelles et à améliorer l’employabilité des diplômés», renseigne le projet de loi de finances comptant pour l’exercice 2025.

Le ministère de la Santé Publique figure également dans le classement avec 297,1 milliards de FCFA, en hausse de 39,4 milliards (+15,3 %). Tout comme le ministère de la Décentralisation et du Développement Local, avec 126,1 milliards de FCFA (+30,2 milliards, soit +31,5 %). Le ministère de l’Habitat et du Développement Urbain bénéficie de 157,7 milliards de FCFA (+18,5 milliards, soit +13,3 %). Pour finir, le budget du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire connaît une progression exceptionnelle de 88,8 milliards (+140,3 %), atteignant 152,1 milliards de FCFA.

La Cour d’appel de Paris annule les indemnisations de 37 milliards de FCFA contre le Port autonome de Douala

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Cyrus Ngo'o www.newsducamer.com
Cyrus Ngo'o www.newsducamer.com

« La Cour d’Appel de Paris a rendu deux arrêts importants. Ces arrệts annulent la sentence arbitrale finale du 9 novembre 2021, ainsi que l’addendum et la sentence additionnelle du 15 avril 2022, rendus par la Cour Internationale d’Arbitrage de la Chambre de Commerce International de Paris, composés de manière irrégulière », a annoncé Cyrus Ngo’o, directeur général du Port Autonome de Douala (PAD) dans un communiqué rendu public le 5 décembre dernier. Ces condamnations avaient opposé le PAD à la société Douala International Terminal (DIT) SA, ancien concessionnaire du Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri.

Ces arrêts annulés le 3 décembre dernier, portaient sur des indemnisations s’élevant à 37,23 milliards de FCFA, destinées à « la société DIT, pour des contestations liées, entre autres, aux conditions de transfert des salariés, à la reprise du matériel nécessaire à la poursuite des activités du terminal à conteneurs, au rachat des stocks, à la gestion des engagements juridiques du concessionnaire, ainsi qu’aux modalités de passation du site à la fin de la concession le 31 décembre 2019 », écrit le Cyrus Ngo’o. La Cour d’Appel de Paris a justifié cette annulation en relevant des irrégularités dans la composition du tribunal arbitral, ainsi que l’absence de garanties d’impartialité et d’indépendance nécessaires à une justice équitable.

Le Port Autonome de Douala a accueilli avec satisfaction cette décision, la qualifiant de salutaire. « Ces arrêts confirment les irrégularités relevées dans la composition du Tribunal arbitral et l’absence des garanties fondamentales d’impartialité et d’indépendance nécessaires à une justice équitable et crédible. Cette décision reflète la vision éclairée de Son excellence, monsieur Paul Biya, Président de la République du Cameroun, qui a orienté et soutenu la démarche du Port Autonome de Douala dans cette affaire. Résolument engagé dans la transformation structurelle et économique du Port de Douala-Bonabéri, le Chef de l’État n’a suspendu de témoigner son appui à la concrétisation de cette promesse électorale formulée à Douala, le 6 octobre 2011 », se réjouit le directeur général du PAD.

Le Port Autonome de Douala réaffirme sa volonté de poursuivre avec détermination, et avec l’appui du président de la République, ses efforts de modernisation et de développement du combinat portuaire de Douala-Bonabéri. L’objectif est d’arrimer définitivement le port aux normes internationales du secteur, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur. Ce développement est perçu comme une avancée majeure pour le secteur portuaire camerounais, offrant des perspectives prometteuses pour la croissance économique et le renforcement des infrastructures portuaires du pays.

RH: le Gecam prépare une étude sur les besoins réels des entreprises

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   L’étude vise à déterminer le gap réel entre les formations dispensées et les besoins des industriels, dans le cadre d’un partenariat entre le patronat camerounais et  l’école internationale du management et de l’entrepreneuriat.

 Au Cameroun,  le taux de chômage est 5 fois plus élevé chez les jeunes diplômés selon l’Institut National de la Statistique (INS).  En d’autres termes, plus on est instruit, plus on a des difficultés à trouver un emploi.  Dans son rapport sur l’emploi publié en novembre 2023, l’INS relève l’épineux problème d’inadéquation entre la formation et le marché de l’emploi.  Quels sont donc les besoins réels des entreprises camerounaises en termes de recrutement ? Le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) entend  lever le voile.

Le patronat camerounais a signé fin novembre dernier à Douala, une convention de partenariat   avec l’Ecole Internationale du Mangement et de  l’Entrepreneuriat (EIME).  Les documents ont été paraphés par Aline Valérie Mbono, Directrice Exécutive du GECAM et Julien Renoult, Directeur Général de l’EIME. Ce partenariat qui vise premièrement à renforcer la collaboration des deux entités, va permettre de réaliser une étude sur le marché de l’emploi au Cameroun et les offres de formation.

« Ce partenariat nous permettra d’amorcer cette étude qui permettrait à la fin de déterminer le gap réel entre les formations dispensées et les besoins réels du marché; pour faire des propositions à l’administration publique sur le contenu qui intéresse le plus les industriels » explique Aline Valérie Mbono, Directrice executive du Gecam.

L’enquête sera réalisée auprès des entreprises membres du Gecam.  Les résultats devront permettre d’évaluer entre autres, le volume et la nature de leurs besoins en recrutement. « l’EIME apporte dans ce partenariat l’expertise de recherche. On mobilisera nos experts sur place et en France pour réaliser cette étude au profit de l’institution GECAM », précise Julien Renoult.

L’étude sera menée chaque année à compter de 2025. Un rapport d’enquête sera produit à chaque fois avec une présentation officielle devant les entreprises membres du GECAM.

Football professionnel : Stade Renard de Melong-Aigle royal du Moungo… en souvenir pour Michel Kaham

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Après près de huit mois d’interruption, le football professionnel va être relancé ce week-end. Le match d’ouverture opposera à Melong, Stade Renard local, à Aigle royal du Mungo. Un derby régional, voire départemental, pour deux vieux routiers du football camerounais. Si Stade Renard semble nouveau en D1, Aigle qui fait son retour dans cette cour des grands, a été un des poids lourds du football local des années durant, avant de sombre en D2 et en championnat régional.

C’est une bouffée d’oxygène pour les footballeurs qui attendent impatiemment de retrouver le chemin des stades. En revanche, les présidents de clubs qui rongeaient eux-mêmes leurs freins, ne sont pas sur la même longueur d’avance que la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Les présidents de clubs attendent encore de savoir quels sont les price money des championnats qui démarrent. Mieux, les présidents de clubs attendent encore le reliquat des appuis financiers de la saison dernière. Samuel Eto’o le président de la Fécafoot a toujours exigé le compte d’emploi avant de reverser le reliquat. En face, tous n’ont pas apporté les preuves du paiement régulier des salaires des joueurs. Dans ce dialogue de sourds, Samuel Eto’o a relancé la saison, comme les trois précédentes, toujours avec le Comité transitoire du football professionnel (Ctfp), en lieu et place de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) qu’elle a maintenu suspendue, malgré sa réhabilitation par le Tribunal arbitral du sport.

Melong 1969,Nkongsamba 1971

Loin de cette guéguerre de tous les débuts de saison depuis l’instauration du professionnalisme en 2011-2012, Michel Kaham, est un homme heureux. Le match d’ouverture de la saison est un duel historique pour l’ancien Lion indomptable qui a eu le bonheur d’avoir été licencié des deux clubs ou du moins des ancêtres des deux clubs. Sur son mur facebook, l’homme en fait une évocation : « 1969, je signe ma première licence en D2 dans Stade de Melong. 1971, je signe ma première licence en D1 dans l’Aigle royal de Nkongsamba et nous remportons le championnat du Cameroun cette même année 1971», renseigne-t-il. Alors « le match de ce samedi : Stade/Aigle m’offre un parfum particulier, celui de mes débuts en championnat civil voici plus de 50 ans…Ouf !», se réjouit l’ancien défenseur des Lions indomptables. L’homme qui compte assister à ce match d’ouverture d’une saison qui démarre après presque huit mois d’arrêt, n’aura pas la chance de le vivre en compagnie de ses anciens coéquipiers : « A Mélong, plus aucun vivant de a génération 1969», regrette-t-il. En revanche, Michel Kaham pourra passer des moments agréables avec un autre ancien routier, de Nkongsamba : « A Nkongsamba, de la génération 1971, j’ai croisé un des rares survivants, Kowa dit Petit-Pélé», se satisfait-il. Les deux hommes devraient être des vedettes de ce match des retrouvailles.

Consécration : Le Ngondo désormais un patrimoine mondial

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Désormais, le Ngondo dépassera les frontières des peuples de la côte camerounaise, et même nationales, pour épouser la sphère planétaire. Au cours de son assemblée générale tenue à Asuncion au Paraguay, l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), a inscrit le Ngondo au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité. Cette traditionnelle la célébration traditionnelle du peuple Sawa qui mêle rituels ancestraux, oracle de l’eau et culte à la nature, franchit ainsi un seuil qu’elle a longtemps visé.

Aussitôt la nouvelle annoncée, la direction du Ngondo a salué ce pas de géant : « C’est le témoignage du travail acharné des gardiens de la tradition et des associations culturelles, dévoués à la préservation et à la transmission de ce patrimoine unique », peut-on lire dans un communiqué du Ngondo. « Cette inscription est l’expression vivante de nos valeurs, de nos traditions et de notre lien sacré avec la nature et les ancêtres», salue le Ngondo dans un communiqué rendu public ce 4 décembre 2024. Indiquant que le Ngondo est le symbole de « notre identité collective, de la richesse de nos savoirs et de notre rôle dans le dialogue interculturel mondial».

Au passage, le Ngondo remercie grandement le gouvernement pour son soutien des années durant, pour cette issue heureuse. Il restera un point sombre que les nostalgiques veulent clarifier : le rétablissement du Ngondo dans sa programmation d’antan. En effet, initialement, le Ngondo se tenait en juillet, précisément le 14 de ce mois-là, selon des sources, avant d’être décalé par les autorités camerounaises. Tant la date que le lieu (site actuel de la cimenterie Dangote à Douala), ont été « dévoyés ». Des voix se sont souvent élevées pour exiger le retour aux sources.

Avant le Ngondo c’est le Nguon (festival culturel du peuple Bamoun) qui a bénéficié a été inscrit au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité. C’était en décembre 2023.

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