jeudi, avril 9, 2026
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Économie Sociale et Solidaire : les acteurs se mobilisent pour une croissance inclusive en Afrique

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Mobiliser une large communauté de chercheurs, de praticiens, et de décideurs autour de l’Economie sociale et solidaire (ESS). C’est l’enjeu du colloque scientifique qui s’est déroulé du 4 au 5 novembre dernier en Côte d’Ivoire auquel a pris part Achille Bassilekin III, ministre camerounais des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa). Ce colloque s’inscrit, indique le ministre, dans la continuité du Premier Forum Africain de l’Economie Sociale, tenu à Yaoundé il y a quelques mois et dont l’objectif était de « Susciter une réflexion continentale multi acteurs, pour une Économie Sociale et Solidaire de construction et de transformation afin de partager, soutenir et accompagner les différents modèles d’Economie Sociale et Solidaire selon les contextes », a précisé Achille Bassilekin III.

Selon le ministre, l’ESS fait partie de la vision économique du Cameroun depuis les années 1980, lorsque le président Paul Biya a introduit le concept de « Libéralisme Communautaire ». Cette politique vise à établir une société où l’économie est au service de l’humain, avec une justice sociale comme fondement. Le colloque organisé par le Think Tank Africa Perspectives Institute (API) en partenariat avec le Réseau Africain de l’Économie Sociale et Solidaire (RAESS), a permis de formuler quelques recommandations. Selon le ministre camerounais, il est indispensable d’intégrer l’Économie Sociale et Solidaire dans les programmes gouvernementaux afin d’en faire un modèle de développement socio-économique. « La définition de cadres de mise en œuvre pour l’Économie Sociale et Solidaire, à tous les niveaux – local, régional et national – est cruciale. Il est essentiel de promouvoir une approche participative pour concevoir les modèles d’Économie Sociale et Solidaire », conseille Achille Bassilekin III. Il propose en outre l’encouragement de la transition des acteurs de l’informel vers le formel en tirant parti des avantages de l’Économie Sociale et Solidaire, le développement de partenariats multiacteurs et internationaux et surtout la mise en avant de la transformation des produits locaux afin de créer des chaînes de valeur et de réaliser l’import-substitution.

A Abidjan, la capitale ivoirienne, il était question de formuler des solutions adaptées aux réalités locales sur la base du thème : « Économie Sociale et Solidaire et développement des pays africains : États des lieux, défis et perspectives ». Cette rencontre intervient dans un contexte où selon la Banque mondiale, « La réduction de la pauvreté au Cameroun a stagné au cours des 20 dernières années, avec environ 4 Camerounais sur 10 vivant en dessous du seuil de pauvreté national », a indiqué l’institution de Bretton woods. Il est évident que la situation sociale au Cameroun est préoccupante. Les données de l’enquête auprès des ménages de 2021-2022 suggèrent que « 23,0 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté extrême international avec seulement 2,15 dollars par personne et par jour, selon un ajustement basé sur la parité de pouvoir d’achat (PPA) ».

Pour le ministre, les perspectives sont claires : il s’agit de renforcer l’ESS en Afrique, en la rendant plus visible dans les programmes gouvernementaux, en structurant les acteurs locaux, et en mobilisant des financements innovants pour garantir une croissance inclusive et résiliente. Il a conclu son discours en affirmant : « Le développement de l’Afrique doit être le leitmotiv des gouvernements, et l’ESS constitue un levier important pour la croissance de nos pays ».

Développement économique: Le Minpmeesa mise sur la méthode Schoeniger pour stimuler l’esprit l’entrepreneurial

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«Vous parlez là de monsieur Gary Schoeniger qui est aujourd’hui une sommité mondiale », a déclaré Achille Bassilekin III, ministre des Petites et moyennes entreprises, en marge du colloque international consacré à l’entrepreneuriat à Yaoundé. Le membre du gouvernement a exprimé avec enthousiasme l’arrivée de ce spécialiste au Cameroun, précisant que Schoeniger dirige l’Entrepreneurial Learning Initiative (ELI). Cette organisation, reconnue pour avoir conseillé le gouvernement américain et collaboré avec des institutions comme la Commission européenne, détient selon lui des méthodes précieuses pour libérer l’esprit entrepreneurial dans tous les secteurs de la société.

 Achille Bassilekin III a souligné que l’introduction de ces pratiques dans le tissu éducatif et professionnel camerounais est primordiale pour cultiver un esprit de créativité et d’innovation, longtemps bridé par un système qui peine à valoriser le potentiel entrepreneurial. «Il s’agit de la capacité à l’innovation, de cette volonté de se réaliser. C’est cela la vision entrepreneuriale», a-t-il précisé.

Le ministre a détaillé la méthode qui a été un franc succès en Afrique du Sud. Il s’agit notamment de «l’identification de 280 enseignants pilotes pour intégrer ces principes pédagogiques novateurs dans leur enseignement. Ce modèle permet non seulement de former des individus capables de créer de la valeur mais aussi de raviver une économie par le biais d’un entrepreneuriat de masse», a-t-il déclaré. Et de poursuivre en révélant «qu’Avec Gary Schoeniger comme guest-speaker, nous avons pour ambition de lancer un programme similaire ici, pour le développement de l’entrepreneuriat au Cameroun», a-t-il ajouté.

ENTREPRENEURIAL LEARNING INITIATIVE

L’Entrepreneurial Learning Initiative (ELI), que dirige Gary Schoeniger, «s’est imposée comme une référence mondiale en matière d’éducation entrepreneuriale», rappelle le membre du gouvernement. L’initiative propose plusieurs programmes adaptés à différents publics, visant à implanter une approche fondée sur l’expérience et le développement de l’esprit entrepreneurial. Le programme phare, l’Ice House Entrepreneurship Program, incarne cette philosophie : il invite les participants «à découvrir comment surmonter leurs croyances limitantes, identifier des opportunités et prendre des mesures concrètes pour concrétiser leurs idées», peut-on lire sur le site internet dédiée à cette initiative. Ce programme s’adresse tant «aux jeunes qu’aux professionnels et aux enseignants, favorisant une culture qui valorise la persévérance, la pensée critique et la résolution de problèmes», peut-on lire sur la même plateforme.

Le modèle éducatif proposé par Schoeniger est également mis en pratique dans le monde universitaire. En réponse aux défis tels que la baisse des taux d’obtention de diplômes et la demande croissante d’une main-d’œuvre dotée de compétences entrepreneuriales, «des universités ont intégré l’édition Student Success du programme Ice House. Cette initiative vise à responsabiliser les étudiants en les immergeant dans des processus créatifs qui améliorent leur adaptabilité et leur engagement, éléments essentiels pour réussir dans un environnement économique en mutation rapide», révèle les promoteurs de cette méthode.

Pour les petit tes entreprises, souvent confrontées à de forts taux d’échec durant leurs premières années, l’approche de l’ELI fournit des outils permettant aux entrepreneurs de voir au-delà des obstacles. L’édition « Small Business » du programme Ice House est conçue pour inculquer un état d’esprit entrepreneurial qui favorise la résilience et la capacité à innover.

Prix de la bière: Jusqu’à quand le gouvernement va-t-il résister à la pression des brasseurs ?

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Tout a commencé au début de l’année 2022, quand l’Association des producteurs de boissons du Cameroun (CAPA), qui regroupe les principales unités brassicoles (Boissons du Cameroun, Guinness Cameroun et UCB) et producteurs de vins (Sofavinc) et liqueurs (Fermencam) du pays, a entrepris un plaidoyer en faveur d’une augmentation des prix. D’après cette organisation, la demande était motivée par les lourds surcoûts subis par le secteur, dus à la hausse des prix des matières premières et du transport international, exacerbée par les retombées économiques post-Covid-19 et le conflit en Ukraine.

Ces derniers estimaient qu’une révision des prix de l’ordre de 8% était nécessaire pour compenser des pertes chiffrées à environ 28 milliards de FCFA. Malgré les arguments avancés par la CAPA et les appels répétés du défunt Groupement des entreprises du Cameroun (Gicam) en soutien au secteur, le ministre du Commerce est resté sur ses positions. En mars 2022, lors d’une réunion à Yaoundé, le gouvernement a réaffirmé son refus d’accéder à la requête des brasseurs, soulignant la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs, déjà fragilisé par des hausses généralisées des prix.

L’INSTAURATION DE FRAIS CACHÉS ET SES RÉPERCUSSIONS

 C’est le même discours que Luc Magloire Mbarga Atangana, le chef de ce département ministériel a tenu en fin de semaine dernière, après que des informations relatives à une hausse unilatérale des prix des boissons opérés par les tenanciers des débits de boissons, sont parvenues à son cabinet. «Le ministre du Commerce tient à rappeler à cet égard, que la bière et les boissons hygiéniques figurent bel et bien sur la liste des produits soumis à la procédure d’homologation préalable des prix par son administration, et peuvent éventuellement, à défaut, faire l’objet de négociation par le mécanisme des prix concertés. La récente initiative des exploitants des débits de boisson, qui s’est traduite par une augmentation unilatérale du prix de la bière et des boissons hygiéniques (…) est par conséquent nulle et de nul effet», a indiqué le ministre Mbarga Atangana dans un communiqué publié le 4 novembre 2024.

En effet, Depuis le 1er novembre 2024, les consommateurs camerounais ont constaté une augmentation discrète des prix de la bière et des boissons gazeuses dans les débits de boisson, avec une majoration allant de 50 à 100 FCFA par bouteille. Cette initiative, imputée aux exploitants des débits de boisson résulte selon le ministre du Commerce, de la modification des contrats qui lient les brasseurs à leurs partenaires commerciaux. «Le ministre du Commerce (…) a l’honneur d’informer la communauté des consommateurs qu’à l’issue d’une relecture des conventions, qui relèvent de l’accord des parties, liant certaines sociétés brassicoles à leur circuit de distribution, les exploitants des débits de boisson ont cru devoir, en violation flagrante des textes applicables en la matière, procéder à une augmentation illégale du prix de la bière et des boissons hygiéniques», peut-on lire dans le communiqué évoqué supra.

Pour d’autres sources au sein de l’industrie, cette situation résulte de frais additionnels imposés par des sociétés brassicoles sur les distributeurs, notamment des «frais de chargement» introduits par la Société anonyme des Boissons du Cameroun (SABC), filiale du groupe Castel. Officiellement, comme l’indique l’entreprise dans un communiqué publié le 5 novembre 2024, ces frais visent à compenser la manutention, le contrôle et la mise à disposition des bouteilles consignées.

Bien que SABC se dit prête à collaborer avec les pouvoirs publics afin que ces frais supplémentaires n’affectent pas le consommateur final, la répercussion sur les prix est manifeste. Ces derniers sont brandis par de nombreux tenanciers de bars et distributeurs pour justifier la hausse du prix de la bière. Ce qui laisse penser, comme le soulignent plusieurs observateurs avertis, à un nouveau coup de pression de l’industrie brassicole sur le gouvernement.

UNE HAUSSE INÉVITABLE ?

Cette hypothèse n’est pas à écarter, surtout si l’on se rappelle du discours de Stéphane Descazeaud, directeur général de SABC en mars 2024, alors qu’il inaugurait une nouvelle ligne de production à Yaoundé. Selon lui, l’augmentation des prix était devenue impérative pour permettre aux brasseurs de récupérer au moins 50 FCFA par bouteille, montant jugé nécessaire après les multiples hausses de coûts.

Il avait souligné qu’une augmentation de 100 FCFA était nécessaire pour atteindre cet objectif, compte tenu de l’impact des impôts et taxes sur le prix de vente. «Il faudrait les augmenter de manière significative pour une simple raison : chaque fois que vous augmentez le prix de la bière de 100 FCFA, l’État prélève 50 FCFA en impôts et taxes. Ainsi, pour obtenir une hausse réelle de 50 FCFA, montant minimal que nous devrions récupérer après les multiples hausses subies ces dernières années, il serait nécessaire d’augmenter le prix de la bière de 100 FCFA », avait-il déclaré.

D’autre part, en dévoilant le chiffre d’affaires réalisé en 2023 par l’entreprise qu’il dirige, Descazeaud a insisté sur le fait que la SABC opère dans un environnement de plus en plus difficile. En 2023, la SABC a déclaré un chiffre d’affaires de 729 milliards de FCFA, en baisse par rapport à l’année précédente. Selon l’entreprise, cette baisse résulte non seulement de la pression fiscale – qui représentait 50,3 % du chiffre d’affaires total – mais aussi du maintien des prix depuis cinq ans et de l’instabilité dans les régions anglophones.

La dernière augmentation officielle des prix remonte à mars 2019, lorsqu’une hausse de 50 FCFA avait été consentie après l’adoption de la loi de finances 2019, qui avait relevé les droits d’accises sur les boissons alcoolisées. «Si le gouvernement résiste pour l’instant aux pressions, la question reste ouverte : jusqu’à quand pourra-t-il tenir cette position ? D’un côté, la protection des consommateurs demeure un enjeu prioritaire, surtout dans un contexte où le pouvoir d’achat est mis à rude épreuve. De l’autre, ignorer les signaux de détresse du secteur brassicole pourrait menacer l’emploi et l’économie, compte tenu de la place centrale de l’industrie des boissons dans le tissu industriel du pays», souligne un expert contacté par Défis Actuels.

Afrique centrale: la FAO  évalue le potentiel agro-alimentaire

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 Les financements publics et privés, le marché, la recherche ou encore les coûts  de ce secteur ont été abordés à l’occasion de la 17eme réunion de l’équipe multidisciplinaire de la FAO tenue en RDC.

 L’Afrique centrale réunit elle toutes les conditions pour assurer une sécurité alimentaire de ses citoyens ? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre les professionnels techniques du Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agriculture (FAO).  Ils étaient réunis  à Kinshasa en RDC le 04 novembre dernier à l’occasion de la 17eme réunion de l’équipe multidisciplinaire de la FAO en Afrique centrale. Les acteurs de la lutte contre l’insécurité alimentaire de la sous-région, notamment les gouvernements, les communautés économiques sous régionales, les partenaires financiers, la société civile et le secteur privé y ont également pris part.

 Cette rencontre annuelle s’est déroulée sous le thème « Le potentiel de l’écosystème agroalimentaire en Afrique centrale (financements publics et privés, marché, recherche, certification, foncier et coûts ».  Il était donc question d’évaluer les potentialités naturelles de la région, notamment, un climat favorable et une population jeune, mais aussi les défis. Il faut dire que l’écosystème agroalimentaire en Afrique centrale  fait face au manque de cadres réglementaires et normatifs  ou encore l’insuffisance des investissements dans le secteur de la transformation agroalimentaire. « Cette 17e Réunion de l’équipe multidisciplinaire de la FAO en Afrique centrale marque un tournant décisif pour le devenir de l’agriculture dans la sous-région et en RDC, où s’amorce la revanche du sol sur le sous-sol à travers le plan de transformation des agrosystèmes dans un cadre de développement durable et dans la paix » a déclaré la Première ministre de la RDC Judith Suminwa Tuluka à l’ouverture des travaux.

La FAO  de son côté s’est montrée disposée à soutenir les efforts des gouvernements des pays visant à atteindre la souveraineté alimentaire et nutritionnelle. « Nous devons partager nos connaissances et valoriser les bonnes pratiques, les mettre au service de tous les pays de l’Afrique centrale. La sous-région doit prendre l’initiative de transformer son potentiel agroalimentaire et la FAO se tient prête à l’accompagner dans cette importante entreprise »  a indiqué le coordonnateur sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale, Athman Mravili.

 Il faut dire que la réunion de l’équipe multidisciplinaire de la FAO est un cadre d’échanges sur les principales réalisations de la FAO en Afrique, les défis et les opportunités, pour un monde sans faim. Elle se tient chaque année, dans quatre sous-régions du continent. Pour l’Afrique centrale neuf pays sont concernés. Le Burundi,  le Cameroun,  la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée-Equatoriale,  la RDC, Sao-Tomé-Et-Principe et le Tchad.

Microfinance : Oris Finance lance ses activités à Douala

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Après avoir obtenu son agrément en octobre, l’établissement de crédit de deuxième catégorie, a démarré ses opérations dans la capitale économique avec à sa tête, l’ancien Directeur général du Crédit communautaire d’Afrique, Alexis Megudjou.

 Le secteur de la microfinance au Cameroun s’enrichit d’un nouvel acteur. Oris Finance S.A   vient de faire son entrée sur le marché, en démarrant ses activités à Douala, la capitale économique.  

Parmi ses dirigeants figure l’ancien directeur général du Crédit communautaire d’Afrique (CCA bank), Alexis Megudjou, l’un des co-investisseurs. Titulaire d’un Master II, en Banque et finance, il  totalise plus de 20 années d’expérience dans ce secteur. Il a aussi suivi une formation certifiante à HEC Paris en leadership & entrepreneuriat.  Il a pour mission de réaliser les objectifs de cet établissement  de deuxième catégorie porté par un groupe d’investisseurs locaux. « L’idée de création de cette institution de cette microfinance de deuxième catégorie (…) naît de l’union d’experts dans le domaine bancaire et de la microfinance et d’investisseurs leaders dans des domaines variés », a déclaré Alexis Megudjou.

Oris Finance arrive dans un marché hautement concurrentiel où on enregistre plus de 400 établissements de micro finance. Ce dernier né a son approche de marché. « Nous mettons l’accent sur une prise en charge clientèle de qualité, la digitalisation de nos services, une gamme de produits innovants et adaptés à nos différentes cibles, ainsi que des propositions de valeur qui auront un impact positif sur les activités de nos clients. D’ores et déjà, nous mettons à leur disposition un personnel hautement qualifié et en perpétuelle formation, qui incarne les valeurs d’éthique et de développement », explique l’ADG.

L’établissement souhaite promouvoir la finance inclusive, avec une offre adaptée à chaque catégorie de clientèle. Les particuliers, les petites et grandes entreprises, les acteurs économiques dans les zones urbaines et rurales ; les petits commerçants «Bayamsellams», etc.

La nouvelle microfinance a noué  des partenariats  avec d’autres acteurs financiers pour conquérir le marché.  La structure a démarré ses activités avec sa direction générale, et sa première agence située à Douala. Quatre nouvelles agences sont en cours de finalisation à travers le pays, dont deux à Yaoundé et une à Bafoussam.

 Réaction

 Alexis Megudjou, Administrateur Directeur général d’ORIS FINANCE

 « Je suis désormais co-investisseur du projet Oris Finance »

« Je suis désormais co-investisseur du projet Oris Finance S.A, une EMF de 2e catégorie agréé en octobre 2024 et déjà en activité. Je suis ravi d’être passé d’employé à « business angel », avec le statut d’Administrateur Directeur Général. Mes sincères remerciements à la team leader d’ORIS FINANCE S.A. Il s’agit des collaborateurs et co-actionnaires, avec qui nous avons fédéré nos capacités techniques et financières, pour donner naissance à ce nouveau-né du système financier camerounais. Mes remerciements également au Ministre des finances, Louis Paul MOTAZE, pour la haute attention aux initiatives de développement de notre pays. Notre valeur ajoutée consiste à intégrer la méso finance dans le scope d’activité d’ORIS FINANCE S.A, en plus d’une version améliorée des missions dévolues à un établissement de microfinance classique. En résumé, nous nous distinguerons par une prise en charge de nos clients, à travers des propositions de valeur adaptées à chaque cible du tissu économique camerounais, et une haute proximité grâce aux canaux alternatifs boostés par la digitalisation de nos services. »

Dschang : La menace d’un 3ème éboulement se précise

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Alors que l’on n’a pas fini de déblayer le terrain pour libérer les corps engloutis par les deux éboulements de terrain à la falaise de Dschang le 5 novembre dernier, le retour à la normale n’est pas encore pour demain. L’alerte est donnée par le Pr Armand Kagou, géologue à l’université de Dschang. A la tête d’une équipe de géologue de cette institution universitaire, l’expert a effectué une descente sur le site sinistré. « Les répliques vont se produire encore, parce que la nature cherche à retrouver son équilibre naturel», prévient le Pr Kagou. D’autant plus que « des indices sont encore visibles sur le site le site comme l’apparition de nouvelles sources d’eau jaillissantes au pied », ont constaté les géologues sur le terrain. Alors « il ne faut pas se précipiter pour rétablir la circulation dans cet axe routier, au risque de provoquer d’autres déséquilibres dans le site», conseille le Pr Armand Kagou. « Il n’est pas exclu que le fait d’avoir cherché à rétablir la circulation après le premier éboulement à 10h30 a facilité le 2ème éboulement plus important», supute-t-il.

A l’occasion, l’expert explique ce qui a pu se passer mardi dernier : «les fortes pluies ont affecté la région de l’Ouest ces derniers temps. Elles ont saturé le manteau d’altération et la forte pente du massif rocheux n’a pas résisté. En général ce genre de phénomène se produit pendant les pluies. Dans le cas actuel, la pluie a cessé il y a environ six jours, le temps pour l’eau de s’évaporer et entraîner une contraction du sol et de nombreuses fissures devaient apparaître au sommet du massif », engage-t-il. Ajoutant que « l’activité humaine a un très faible impact sur l’occurrence du phénomène. La grande épaisseur du manteau d’altération et la forte pente du massif ont bénéficié de l’apport d’eau pour se mettre en mouvement». Soulignant que « ceux qui ont parcouru cet axe routier ces jours-ci ont vu de nombreuses chutes de blocs en route le long du trajet. C’étaient des indices d’instabilité du massif à plusieurs endroits».

Sorcellerie

Pour le moment, les recherches se poursuivent sur le site, pour extraire les véhicules et corps ensevelis. Le ministère de l’Administration territoriale a circonscrit l’accès du site aux seules personnes habilitées pour des situations similaires. La survenue du 2ème éboulement ayant renseigné à suffisance sur la dangerosité du site. Mieux, Armand Kagou conseille d’«interdire la circulation des populations dans le site, le temps de faire des études géotechniques des sols (épaisseur, cohésion, angle de frottement, stabilité des pentes,…)». Indiquant que « c’est un travail à grande échelle qu’il faut entreprendre non seulement sur le site mais tout le long de l’escarpement de Santchou». Mettant en garde contre des interprétations d’un autre genre : « Des gens vont penser à la sorcellerie, faire des rites traditionnelles, mais il faut être attentif à la nature pour la dominer», conseille l’expert.

Sur le même sujet: Double éboulement de terrain à Dschang

Danger : Deux médicaments d’origine douteuse en circulation

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Le ministre de la Santé publique (Minsanté), informe l’opinion nationale qu’un médicament contrefait est en circulation sur le marché national. Il s’agit du flacon de 250 ml du Cyteal. Cet antiseptique utilisé pour le nettoyage des lésions de la peau et des muqueuses, infectées ou exposées à un risque d’infection, est reconnaissable par son odeur. En effet, « l’odeur de la solution ne correspond pas à l’odeur caractéristique de Cyteal et se rapproche d’une odeur de détergent ménager», indique Malachie Manaouda dans son communiqué. Invitant les consommateurs à «déclarer tout événement indésirable qui pourrait survenir… » et surtout, à « retourner lesdits produits à vos fournisseurs, si constat d’un changement quelconque des propriétés organoleptiques de ce produit». Une adresse est précisée à cet effet : alertevigilancedpmlcameroon@gmail.com.

Dans le même temps, le Minsanté annonce l’interdiction la distribution d’un autre médicament sur le marché camerounais : Litacold comprimés. Un médicament souvent utilisé pour le soulagement de la congestion nasale et des sinus, C’est leur conditionnement qui trahit le pot-aux-roses. Malachie Manaouda fait savoir que suite à la vérification des lots G00729 et 3G05E, l’on a découvert que les flacons ne sont pas neufs. Mieux, le médicament est « emballés dans un flacon de trois bouteilles au lieu d’une seule ». Un signe facile à détecter.

Le Minsanté demande au personnel médical et pharmaceutique de «s’assurer que ledit Litacold du laboratoire médical pharmaceutique ne figure pas dans vos stocks ; arrêter le cas échéant sa distribution, sa dispensation et/ou son admission, puis procéder à sa mise en quarantaine ». Et de saisir l’Inspection générale des services pharmaceutiques et des laboratoires le cas échéant.

Douala : un centre d’innovation technologique et industrielle ouvre ses portes

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L’œuvre de l’homme d’affaires Alphonse Nafack accueillera des entreprises de haute technologie et des activités de recherche-développement ainsi que de fourniture de services tels que l’incubation, l’accélération et l’accès à des ressources de prototypage.

Douala Tech Park  est le nom donné à cette structure qui a été inaugurée le 31 octobre dernier à Douala.   Elle est présentée comme un centre d’innovation à la fois industriel et pédagogique. Car, en plus  des formations, Douala Tech Park à travers des partenariats avec des leaders technologiques, compte contribuer à l’industrialisation et la croissance économique du Cameroun.  Le centre est situé à Bonamoussadi, dans le 5e arrondissement de la ville, dans l’enceinte du campus de JFN Institute appartenant à l’homme d’affaires camerounais Alphonse Nafack par ailleurs ancien DG d’Afriland First Bank et initiateur de ce projet.  

 La vision  de son promoteur est de faire de Douala un centre régional incontournable de la transformation numérique et industrielle. Ceci passe par des partenariats stratégiques solides avec des géants mondiaux de la tech à l’instar de AWS, Microsoft Azure, et Dassault Systèmes. Ce qui permettra à ses impétrants de bénéficier d’une expertise de pointe et de garantir des certifications reconnues à l’international.

 Grâce au partenariat avec Dassault Systèmes par exemple, le Douala Tech Park offrira des formations spécialisées dans les domaines  tels que la création 3D, le maquettage numérique en 3D, l’édition de solutions de gestion du cycle de vie des produits.  La cible est constituée des entreprises de haute technologie mais aussi à tout acteur qui mène des activités de recherche-développement ainsi que de fourniture de services spécifiques comme l’incubation, l’accélération et l’accès à des ressources de prototypage orientées vers les industries d’avenir.

 Au-delà du numérique, le centre souhaite soutenir le transfert de technologies émergentes, le développement de compétences métiers et la création de solutions innovantes au service de l’industrialisation au Cameroun.   « Le Douala Tech Park se veut être un environnement idéal pour l’implantation d’activités liées à des services innovants et pour des unités de production de pointe. Il symbolise la volonté du pays de se distinguer non seulement par sa croissance, mais aussi par ses avancées technologiques, s’inscrivant ainsi dans la vision d’émergence à l’horizon 2035 » indiquent les dirigeants du centre.

 A travers l’inauguration de ce centre,  le Groupe JFN entend contribuer à la transformation durable et inclusive du pays en permettant aux jeunes talents, aux entreprises et aux industriels d’évoluer dans un écosystème technologique de pointe. Il vise aussi à accompagner le Cameroun à devenir un acteur clé dans le domaine de l’innovation et de l’industrie en Afrique.

Affaires  foncières : les parlementaires aux côtés des opérateurs économiques

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Le Réseau Parlementaire des Assurances, Banques et Monnaie a effectué une consultation au siège du Gecam à Douala à l’effet de recenser les préoccupations des chefs d’entreprises et de mieux soutenir la réforme foncière en cours.

 Au Cameroun, plus de 80%des affaires traitées devant les tribunaux portent sur le foncier. Ce chiffre de la société civile est assez interpellateur sur le mal.  En effet,   la loi régissant le foncier dans le pays date de plus de 40ans et est jugée inadaptée.  Ce qui  crée divers problèmes, notamment l’accès à un titre foncier qui est  qualifié d’inéquitable. Or,  il s’agit d’une pièce maîtresse pour l’obtention d’un crédit bancaire par exemple.

Actuellement, une réforme est en cours pour établir un équilibre.  Pour mieux comprendre les difficultés et défendre cette  nouvelle loi  attendue au parlement, le Réseau Parlementaire des Assurances, Banques et Monnaie,  s’est rendu à Douala fin octobre dernier. Une consultation a ainsi eu lieu au siège du Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam). La délégation des députés conduite par Bénilde Djeumeni président de ce réseau s’est entretenu avec les opérateurs économiques, abordant diverses questions autour de la réglementation actuelle qui date de 1974.  La rencontre a réuni différentes catégories d’acteurs. Les représentants des administrations publiques, de la justice,  mais aussi des organisations de la société civile. Les discussions ont tourné autour du thème de la problématique foncière cadastrale et domaniale au Cameroun.

Au terme de longs échanges, le réseau des parlementaires s’est engagé à  prendre en compte les propositions formulées au moment de l’élaboration de la loi au parlement. Le code foncier en gestation va selon le président barreau, renforcer le cadre juridique dans un contexte où on assiste  par exemple à de nombreux cas d’expropriation.  «  La base de notre pays repose sur des constructions fortes et l’implication des différents acteurs que nous avons ici donne l’espoir qu’en plénière, nous aurons un code unifié et que l’on ne soit pas à chercher à gauche le code cadastral, à droite le décret sur tout ce qui concerne les domaines afin que les citoyens soient sécurisés. Ce qui renforce la sécurité juridique et judiciaire dans un État », a déclaré Mbah Eric Mbah

Plus d’une centaine d’organisations de la société civile ont par le passé émis des propositions pour l’élaboration du code foncier.  Dans leur vision, ces ONG recommandent la reconnaissance des droits fonciers des femmes dans le cadre d’un régime coutumier collectif encadré localement.  La nouvelle réforme foncière devra aussi faciliter et protéger les investissements agricoles et industriels au Cameroun.

Réaction

Benilde Djeumeni, pdt du réseau parlementaire assurances, banque

 «  On aura une plénière spéciale sur la problématique foncière en novembre »

« L’assemblée nationale a entendu les cris des populations. Celles qui ont été déguerpies, leurs titres fonciers retirés ou encore l’occupation anarchique et illégale des terrains. Et donc, le très honorable Cavaye Yeguie Djibril a instruit l’ensemble des parlementaires et particulièrement le réseau des assurances, banque et monnaie dont je préside, à l’effet de mener une consultation c’est à dire d’écouter toutes les parties prenantes pour que dès la session de novembre, nous ayons une plénière spéciale sur la problématique foncière et également que nous puissions avoir toutes les armes pour débattre sur le code foncier qui est déjà en gestation et qui sera déposé sur la table des parlementaires très bientôt.  Cette réforme est une opportunité de prévenir les conflits fonciers et de renforcer la cohésion nationale, dans un contexte où la gestion des terres est devenue un facteur d’instabilité sociale. »

Tristesse: Le Rdpc ignore les morts de Dschang

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Ce 6 novembre 2024 marque le 42ème anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président Paul Biya. Un anniversaire que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) ne manque pas de célébrer avec faste tous les ans, sur l’ensemble du territoire national. Et cette année, le parti au pouvoir n’y a pas dérogé. Le parti de Paul Biya s’est déployé sur l’ensemble du territoire national, avec des défilés et autres manifestations festives.

Et pourtant cette célébration coïncidait cette année avec un évènement particulièrement triste. En effet, la veille, la falaise de Dschang a encore fait des morts. Un double éboulement de terrain a fait au moins quatre morts. Le communiqué du gouverneur de la région de l’Ouest fait état de trois engins lourds des travaux publics, trois bus coaster, cinq motos et des piétons, engloutis par le second éboulement.

Depuis hier, les secours s’activent à retrouver les personnes ensevelis, avec désormais une faible probabilité de retrouver des survivants. Le ministre des Travaux publics, le gouverneur de l’Ouest et le ministre de l’Administration territoriale ont multiplié des communiqués, renseignant l’opinion publique sur la situation sur le terrain, ainsi que les mesures prises pour les secours et les voies de contournement. Et pendant que les familles pleurent leurs morts et disparus, les pontes du régime s’en donnent à cœur joie. Y compris Jean Nkuete le secrétaire général du Comité central du Rdpc, natif du département de la Menoua qui est ainsi sinistré, tout comme le voisin Nganou Djoumessi le ministre des Travaux publics, originaire des Bamboutos, particulièrement interpellé. Sans qu’une journée de deuil national ne soit décrétée pour les morts enregistrés. Les autorités revenues le lendemain des festivités de l’an 42 du Renouveau, le deuil reprendra.

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