jeudi, avril 9, 2026
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Finances Publiques : Le timbre fiscal désormais vendu en ligne

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C’est une transition vers la fiscalité numérique. À partir du 15 novembre prochain, les démarches administratives vont être simplifiées grâce à la dématérialisation du timbre fiscal. Désormais, les Camerounais pourront acquérir leurs timbres fiscaux en ligne, via la plateforme de la direction générale des Impôts (DGI). Cette réforme concerne : « le timbre fiscal requis sur les documents ci-après : le permis de conduire, la carte grise et les duplicata respectifs, le permis de port d’arme, le permis et la licence de chasse sur autres activités cinétiques, le permis de recherche à but scientifique, les contrats de transport (lettre de voiture), la mutation totale, le morcèlement judiciaire, le morcèlement par-devant notaire, le retrait d’indivision, l’immatriculation directe et les duplicatum, sera déclaré payé en ligne, sur la plateforme de la direction générale des Impôts (DGI) », lit-on dans le communiqué de presse signé par Louis Paul Motaze, ministre des Finances, à la date du 1ᵉʳ novembre 2024. Et de poursuivre : « la quittance de paiement de cet impôt remplace l’empreinte physique du timbre concerné, et pourra être authentifié à partir du système de la DGI ».

En dépit de la liste détaillée fournie par le ministre Motaze dans son communiqué, la DGI précise que cette dématérialisation s’applique à tous les types de timbres fiscaux, y compris ceux habituellement apposés sur les photocopies de documents et les « timbres gradués », un impôt, d’un montant forfaitaire de 300 000 FCFA, est payé par la majorité des bénéficiaires d’exonérations fiscales, conformément à la réglementation. Cette démarche de dématérialisation vise avant tout à sécuriser les recettes fiscales en éliminant les transactions en espèces et l’utilisation des machines à timbrer, souvent vulnérables à la fraude. En effet, les enquêtes menées par le ministère des Finances ont révélé des abus, notamment durant les périodes de forte demande, comme les inscriptions aux concours administratifs. Les machines à timbrer, initialement introduites pour contrer la contrefaçon, n’ont pas réussi à enrayer totalement les détournements. Avec la mise en place de ce système numérique, le gouvernement espère renforcer la transparence et l’efficacité dans la collecte des recettes fiscales.

Dans une lettre circulaire signée le 19 août 2021, le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, avait annoncé « la découverte d’un vaste réseau de contrefaçon » des timbres fiscaux dans cette circonscription administrative. La falsification des timbres fiscaux, qualifiée par le gouverneur Ivaha Diboua de « gravement nuisible à la santé des finances publiques ». Pour contrer cette fraude, le gouvernement avait cessé d’utiliser les timbres physiques depuis plus de dix ans, les remplaçant par des machines à timbrer. La digitalisation des services des impôts entamée il y a quelques années contribue à l’augmentation des recettes au Cameroun. Selon la direction générale des Impôts (DGI) du ministère des Finances (Minfi), les recettes fiscales mobilisées pour le compte de l’État central ont connu une augmentation de 140% entre 2010 et 2022, passant de 992 milliards de FCFA à 2384 milliards de FCFA. Ce qui correspond à une hausse de 1392 milliards de FCFA en valeur absolue.

Recettes fiscales : 39,2 milliards mobilisés par la CUD à fin septembre 2024

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 En recul par rapport aux réalisations cumulées au cours de la même période en 2023, l’exécutif communautaire   pointe du doigt la situation internationale avec ses incidences au niveau local, ainsi que les tensions de trésorerie de l’Etat central.

La Communauté Urbaine de Douala (CUD), mairie de la ville, vient  de procéder à l’évaluation de l’exécution du budget 2024 au 30 septembre, et à la présentation des orientations budgétaires pour l’exercice 2025.  Roger Mbassa Ndine, chef de l’exécutif municipal a ainsi dressé le bilan des recettes et  dépenses effectuées sous la période revue. Ce bilan de l’exécution du budget initialement voté à 63,9 milliards de FCFA, puis porté à la somme de 77,27 milliards de FCFA a selon lui été influencé par les tensions internationales.

Sur les recouvrements,  le cumul des recettes fiscales mobilisées au troisième trimestre 2024 est  de 39,2 milliards de FCFA. Un montant en recul par rapport à la même période en 2023. Quant aux réalisations, les principaux indicateurs d’exécution budgétaire indiquent un montant de 95,7 milliards de FCFA pour les engagements, 31,1 milliards de FCFA pour les liquidations et 29,7 milliards de FCFA, pour ce qui est des ordonnancements.

L’exécutif municipal affirme que cette faible exécution du budget est due aux incidences de la situation au niveau international. « Les tensions internationales et les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, ont un impact sur le commerce mondial, provoquant une incidence négative dans le recouvrement des recettes fiscales, et rendant difficile l’exécution de ce budget. Aussi, l’augmentation des coûts des transactions qui en découle, affecte significativement les activités tributaires de flux d’approvisionnements extérieurs. Malheureusement la Ville de Douala subit de plein fouet les effets néfastes de ces perturbations aggravées par les difficultés de trésorerie de l’Etat central»,  souligne  Roger Mbassa Ndine.

C’est depuis plusieurs mois que le conseil de communauté parle de l’impact de la trésorerie centrale et de la conjoncture internationale sur son budget. « Force est de constater que les tensions de trésorerie sur les finances publiques de notre pays sont demeurées très fortes au cours du premier semestre de l’année, avec toutes les répercussions induites sur la trésorerie de la CUD et leurs conséquences directes ou indirectes sur l’exécution du budget », avait indiqué Roger Mbassa Ndiné en juin dernier.  Faisant le bilan à mi-parcours de l’exercice budgétaire en cours, il avait alors renseigné que l’inflation avait d’ailleurs menacé la bonne exécution des chantiers routiers dans la ville.

Le chef de l’exécutif communautaire compte atténuer le gap au dernier trimestre  en cours.  Pour 2025, les priorités sont aussi déjà fixées.  Les actions  seront orientées sur des projets à efficacité mesurable, selon Roger Mbassa Ndiné.

Finance durable: Access Bank crée un programme en direction des femmes

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Lancée au sein de la filiale locale de la banque, l’initiative vise à soutenir et connecter les femmes dans différents secteurs aux opportunités de financement.

Access Bank Cameroon souhaite contribuer de manière positive à l’autonomisation des femmes dans un contexte où l’accès au crédit est souvent limité pour ce genre.  La filiale camerounaise de cette banque  vient de lancer officiellement  un réseau dédié aux femmes.  Dénommé, Access Women Network, ce réseau selon la banque vient établir un équilibre socio-économique. L’objectif est de «  promouvoir l’équité entre les hommes et les femmes et à renforcer l’autonomie des femmes dans le monde de l’entreprise », souligne Access Bank Cameroon.  

 Concrètement, il est question à travers cette initiative d’investir sur les meilleurs talents et de favoriser une culture d’inclusion et de diversité. « Ce réseau est inclusif, accueillant les anciens employés d’Access Bank, les anciens élèves, les épouses des employés masculins de la banque, et d’autres femmes professionnelles au Cameroun. L’objectif est  de créer un écosystème de soutien où les femmes peuvent progresser tant sur le plan professionnel que personnel. En donnant accès à des opportunités de mentorat, de formation et de réseautage« , explique Doris Ateh,  responsable des Ressources Humaines, Access Bank Cameroon.

Le réseau va accompagner essentiellement des projets innovants portés par les femmes et espère toucher certaines communautés à travers ces femmes. « Cette initiative innovante est conçue pour soutenir, renforcer et connecter les femmes dans différents secteurs, ce qui représente une avancée significative dans la promotion de la diversité et de l’égalité des genres au sein de la banque », ajoute Access Bank Cameroon. C’est donc une occasion d’encourager les femmes qui excellent chacune dans son domaine malgré les nombreux challenges.  « Il est essentiel d’équilibrer les aspirations professionnelles et les engagements personnels. La famille et Dieu ont une valeur inestimable, et j’encourage toutes les femmes à exceller dans leurs activités professionnelles tout en prenant soin de leur vie personnelle », indique la banque.

Les femmes sont encouragées à libérer leur plein potentiel et saisir les diverses opportunités offertes par la banque. Access Bank facilite en effet l’accès aux marchés internationaux, soutient les paiements internationaux et fournit des financements du commerce international et des crédits à ses clients. En outre, Access Bank Cameroon se consacre à l’autonomisation des PME, des femmes d’affaires et des jeunes entrepreneurs au Cameroun en offrant des solutions innovantes, une éducation financière et des facilités personnalisées pour répondre à leurs besoins spécifiques.

Access Bank Cameroon  est une banque commerciale polyvalente spécialisée dans les services bancaires de masse, services bancaires digitaux ainsi que des services aux particuliers. La banque a reçu son agrément du gouvernement du Cameroun le 3 février 2022, et a officiellement démarré ses activités le 23 mai 2022, à partir de son siège à Akwa, Douala.  L’établissement de crédit exploite actuellement trois agences au Cameroun : Akwa, Bonamoussadi et Intendance. Sa société mère, Access Bank Plc, est présente sur trois continents, dans 24 pays dont 16 en Afrique.

Transport des marchandises. Un accord entre les Douanes et les chargeurs tchadiens

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Ce cadre de collaboration établi entre les deux parties, va entre autres, permettre d’accompagner les chargeurs dans leurs procédures des opérations douanières de transit sur le territoire camerounais  et de contribuer à la réduction des coûts et délais de passage des marchandises.

La Direction Générale des Douanes du Cameroun et le Conseil des Chargeurs du Tchad (Coc-Tchad) sont désormais partenaires. Le protocole d’accord à cet effet a été signé le 08 novembre 2024 par FONGOD Edwin NUVAGA, DG des Douanes du Cameroun, et Hamid DJOUMINO, DG du Conseil des Chargeurs du Tchad. Le protocole d’accord fixe un cadre de collaboration, de consultation, d’échanges d’informations et de données entre les parties.

Le Protocole vise spécifiquement à accompagner les chargeurs dans leurs procédures des opérations douanières de transit sur le territoire camerounais ; à maîtriser les statistiques des marchandises en transit et dresser la cartographie des chargeurs spécialisés dans les opérations de transit sur les corridors camerounais. Il permettra ainsi de contribuer à la réduction des coûts et délais de passage des marchandises  et de sécuriser davantage les mouvements desdites marchandises.

 Concrètement,  la Direction générale des Douanes  du Cameroun va contribuer au renforcement des capacités, à la facilitation des échanges et à l’accompagnement des chargeurs tchadiens. Elle va également élaborer un manuel de procédures et des coûts de passage des marchandises en provenance ou à destination du Tchad ; désigner des points focaux auprès du Coc-Tchad pour le suivi personnalisé des chargeurs éprouvés. La Direction des Douanes va aussi jouer un rôle dans  l’amélioration des contrôles,  la sécurisation des opérations du commerce extérieur et l’optimisation des recettes.  Elle va par exemple optimiser, en collaboration avec le Coc-Tchad, la lutte contre la fraude. L’accord prévoit aussi un échange d’informations et la construction d’un entrepôt de données. Sur cet aspect, la partie camerounaise va mettre à la disposition du Coc-Tchad à travers la plateforme dédiée, tous les manifestes /titres de transports des cargaisons à destination ou en provenance de la République du Tchad ainsi que toutes les modifications subséquentes ; transmettre toutes Décisions, Notes de Service et autres actes réglementaires utiles afférents aux procédures du commerce extérieur et de transit  etc.

 De son côté, le Conseil des Chargeurs du Tchad est engagé à transmettre le fichier actif des chargeurs tchadiens à la Direction Générale de Douanes ; communiquer de manière systématique sur la plateforme les données contenues dans le Bordereau Electronique de Suivi des Cargaisons (BESC) et faciliter la réconciliation desdites données avec celles contenues dans les déclarations en douane (transit).

Pour ce qui est de la sécurisation des opérations du commerce extérieur et l’optimisation des recettes, il s’agira de produire des outils permettant de s’assurer de l’authenticité des BESC ; mettre à la disposition des Douanes camerounaises , une cartographie de chargeurs tchadiens spécialisés dans le transit et en exploiter les données afin de sécuriser et fluidifier les opérations de transit sur les corridors ; interfacer le système de gestion du BESC avec le système d’information CAMCIS et celui de la collecte de la Redevance maritime du Tchad.

Sur le renforcement des capacités et de l’accompagnement des chargeurs, il s’agira d’assister les chargeurs faisant l’objet d’un suivi personnalisé du Coc-Tchad, afin que ceux-ci bénéficient d’un accompagnement des Douanes camerounaises. Le conseil devra aussi porter périodiquement à la connaissance des Douanes du Cameroun, les préoccupations exprimées par les chargeurs tchadiens etc.

MICHEL BAYEBEK : « Nous accompagnons l’Etat dans la lutte contre la pauvreté et la protection de l’environnement »

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Que visent les programmes es programmes Africa Green Impact (AGI) et Relais Multimédia de Développement (Remudev) dont vous procédé au lancement ?

En fait, vous savez, les objectifs du développement durable ont été adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2015. Cela signifie que nous en sommes à peu près à 9 ans, et leur évaluation se fera en 2030, ce qui nous laisse 6 ans. La raison d’être de notre séance de travail d’aujourd’hui, qui marque le début d’une caravane lancée pour un mois et qui se prolongera par la suite, est de mettre en œuvre les actions définies par les Nations unies et d’accompagner l’État du Cameroun à poser les bases nécessaires pour les respecter. Il faut préciser que parmi ces 17 objectifs, il y a la lutte contre la pauvreté et la protection de l’environnement, par exemple. On ne peut pas lutter contre la pauvreté en restant dans les bureaux ou en clamant que nous voulons qu’elle disparaisse. Il faut poser des actions concrètes qui vont dans ce sens. Le premier élément de cette lutte est la faim. Si vous ne pouvez pas manger, vous allez automatiquement tomber malade, et les problèmes s’enchaîneront. Le projet que nous portons vise à accompagner notre État dans la lutte contre tous ces éléments en accord avec les objectifs du développement durable.

Quelle est la raison derrière cette initiative ?

Lorsque les ODD ont été lancés en 2015, cela signifiait que nous avions 15 ans. Nous avons déjà passé 8 ans, il nous reste 6 ans. Qu’avons-nous besoin de capitaliser pour réussir dans les 6 ans qui restent ? Aujourd’hui, si l’ONU venait nous évaluer, nous ne serions pas à 2 sur 17 objectifs à atteindre. Les 2 objectifs montrent que nous sommes encore loin. Mais est-ce possible de faire en 6 ans ce que nous n’avons pas pu faire en 8 ans ? Bien sûr. Ce qui a été défini pour être fait en 15 ans est possible. Entre celui qui évalue et celui qui met en œuvre pour atteindre le but, il y a des choses qui peuvent être faites et qui se feront. Nous avons la foi et le rêve, et derrière ce rêve, nous mettons les moyens. Ceux qui ont défini les objectifs nous donnent les moyens de les atteindre. Donc, tant que nous avons les moyens d’action, nous pourrons y arriver. Je pense que dans six ans, nous les aurons atteints. Mais attendons six ans pour évaluer si nous aurons réussi. Moi, je crois que nous y arriverons.

Monsieur le directeur, quelles sont concrètement les actions que vous allez mener sur le terrain pour atteindre ces objectifs ?

De façon concrète, nous lançons une caravane aujourd’hui. Nous commençons par la formation des acteurs. L’acteur, ce n’est pas l’État gouvernant qui définit les orientations, mais les acteurs sur le terrain. Je prends deux ou trois exemples. Lorsque l’État du Cameroun voulait éradiquer la faim, il a créé des ministères : le Ministère de l’Agriculture, le Ministère de l’Élevage, le Ministère de l’Environnement et le Ministère de la Forêt et de la Faune. Tous ces ministères existent et ont des programmes à l’intérieur. Il revient aux acteurs privés de mettre en œuvre ces actions et de les implémenter. Ce que nous faisons, ce n’est pas une baguette magique, nous allons vers les acteurs du monde agricole et de l’élevage pour leur dire : « Voilà ce que vous avez fait par le passé pour détruire ce qui vous nourrit. Maintenant, adoptez ces nouvelles habitudes. » Nous avons lancé un premier plan sur cinq ans, avant l’étape d’évaluation. Nous recrutons 20 100 jeunes que nous formons. L’un des problèmes majeurs est le manque de formation. Parfois, on blâme les acteurs sans savoir s’ils ont été formés. Nous voulons les former avec des outils et des ingénieurs dans différents domaines d’activité. En un mois, le message sera clair. Ensuite, nous irons dans les différents arrondissements. L’avantage que nous avons, c’est que toutes ces entités nous ont donné leur accord et ont désigné des points focaux pour nous accompagner. Nous pensons que le résultat sera atteint.

Autoroute Yaoundé-Nsimalen phase II: 6,1 milliards de FCFA pour des travaux de déviation

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vue partielle de la maquette de la section urbaine de l'autoroute Yaoundé-Nsimalen

Depuis quelque temps, les engins de chantier ont pris possession du Bois Sainte Anastasie, un espace vert bien connu du centre de Yaoundé. Ce site est devenu le théâtre des travaux préparatoires de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen. Financé à hauteur de 6,1 milliards de FCFA par le budget d’investissement public du ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu), ce chantier a été attribué sans appel d’offres à l’entreprise française Razel.

Sa mission principale est de détourner le canal du Bois Sainte Anastasie pour permettre la construction de la route et aménager des espaces de relocalisation à Olezoa, un quartier de la capitale. La ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Célestine Ketcha Courtès, a indiqué que ces travaux visent à connecter l’ancienne voie à la route de Bastos tout en contournant le Bois Sainte Anastasie, pour fluidifier la circulation. «Il s’agit de permettre à l’ancienne voie d’aboutir directement à la nouvelle route de Bastos, en contournant le Bois Sainte Anastasie», a-t-elle déclaré

UNE RELANCE TANT ATTENDUE

Les travaux d’aménagement des sites de relocalisation, annoncés en mars 2024, ont pris du retard. En effet, c’est lors d’une réunion présidée le 15 mars 2024 par Mathurin Nna, Secrétaire général du Minhdu, qu’ils avaient été annoncés. Lors de la même réunion, il avait également dévoilé de manière plus précise, le tracé de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, insistant même sur le lieu où seront donnés les premiers coups de pelle. A en croire ce dernier, c’est au Carrefour des 3 statues dans le quartier de Mvolyé que les travaux vont débuter.

Là, un échangeur doit voir le jour pour améliorer la circulation dans cette zone dynamique du 3e arrondissement de Yaoundé. Ces «travaux vont perturber l’activité économique sur le site». Selon les prévisions du ministère, les commerçants de meubles et autres vont être déplacés vers Etoa ou vers l’arrière du marché de Mvog Atangana Mballa, non loin du tracé de la future autoroute.

D’autres personnes par contre, devraient être relogées près de l’hôpital Bethesda, en périphérie de la nouvelle route Bastos. Si le Minhdu a lancé les travaux au niveau du Bois Sainte Anastasie, c’est certainement parce que le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (Mindcaf) a finalement bouclé les procédures foncières.

A en croire Mathurin Nna, cette démarche préalable était essentielle «pour permettre à Razel de lancer les aménagements destinés aux commerçants déplacés». Par ailleurs, pour les habitants directement impactés, le Minhdu prévoit une évaluation sur le terrain avant tout versement d’indemnités, une promesse qui, jusqu’à présent, n’a pas encore été concrétisée. RESPECT DES

NORMES ENVIRONNEMENTALES

 Avant de lancer ces opérations de construction, le Minhdu a obtenu les autorisations environnementales nécessaires. Entre le 13 et le 18 mai 2024, des audiences publiques se sont tenues pour présenter l’étude d’impact environnemental et social du projet. Ces rencontres, organisées à la Maison des anciens combattants et à la Centrale des mouvements d’action catholique de Yaoundé, ont permis aux citoyens de partager leurs observations. Les avis et préoccupations exprimés lors de ces audiences ont été consignés dans un rapport validé par le ministère de l’Environnement, qui a délivré un certificat de conformité environnementale en faveur du projet. UN

PROJET EN SUSPENS DEPUIS DES ANNÉES

La section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, longue de 12,3 km, a vu sa réalisation bloquée pendant plus de cinq ans, principalement pour des raisons de financement. La pose de la première pierre le 18 décembre 2023, suivie des instructions du Premier ministre Joseph Ngute lors d’un Conseil de cabinet en février 2024, ont marqué une étape décisive dans la relance de ce projet.

«Le Premier ministre a donné des consignes pour que toutes les conditions soient réunies et permettre ainsi le démarrage effectif des travaux dès avril 2024», avait déclaré la ministre Célestine Ketcha Courtès. Cependant, huit mois après cette annonce et plusieurs mois après la date prévue de lancement, les travaux avancent lentement, ce qui laisse planer des doutes sur le calendrier initial.

DES ÉTAPES COMPLEXES POUR UNE MODERNISATION URBAINE

Pour mémoire, la section urbaine de l’autoroute Yaoundé Nsimalen est longue de 12,3 km. Elle part de l’échangeur Ahala situé dans l’arrondissement de Yaoundé III, pour rejoindre la sous-préfecture Tsinga dans la commune de Yaoundé II, en passant par la Poste centrale. Le projet a été subdivisé en 3 lots. La construction du premier tronçon qui va de l’échangeur Ahala à Échangeur 3 statues, en passant par Obam-ongola sur un linéaire de 6,2 Km a été confiée à l’entreprise Buns. Quant aux lots 2 (3 statues-Poste centrale) et 3 (Boulevard du 20 mai – carrefour Tsinga) ils ont été confiés à Razel comme mentionnés plus haut.

 Sur ce tronçon, «il y a trois nouveaux ouvrages qui font leur entrée dans le projet et qu’il faudra nécessairement construire pour fluidifier le trafic urbain dans la ville de Yaoundé. Il s’agit de l’échangeur au niveau de 3 Statues : l’autoroute va passer sous terrain sur le rond-point actuel de 3 Statuts, un peu comme à Nlongkak, ensuite l’échangeur au niveau de Messe des officiers, et enfin au niveau de la Poste centrale, l’autoroute passe au-dessus sur un pont et le rond-point de la poste sera réaménagé» a indiqué Razel lors de la cérémonie de pose de la première pierre. D’après le Document de programme d’investissement prioritaire (PIP) 2024-2026, les travaux, qui, en principe doivent débuter cette année, vont s’achever en 2027, pour un coût global de 379 milliards de FCFA

Fonds Vert : Rader S.A. mobilise 189,6 milliards de FCFA pour l’agriculture durable

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La Banque mondiale estime que l’agriculture et le changement d’usage des terres représentent 25 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Au Cameroun, ce secteur reste le principal pourvoyeur d’emplois, employant environ 60 % de la population active, principalement dans des exploitations familiales, selon l’Institut national de la statistique (INS). Cependant, les pratiques agricoles traditionnelles impactent l’environnement et accélèrent le changement climatique, d’où la nécessité urgente de repenser l’agriculture dans le pays. Pour répondre à ce défi, l’Organisation non gouvernementale Rader, a lancé le 7 novembre dernier à Yaoundé, les programmes Africa Green Impact (AGI) et Relais Multimédia de Développement (Remudev). 189,6 milliards de FCFA, soit 310 millions de dollars mobilisés par ces programmes sur une période de cinq ans.

 Il s’agit des financements accessibles et flexibles aux agriculteurs, éleveurs, coopératives et institutions de microfinance. Avec des crédits couvrant 80 à 90 % des coûts initiaux, les bénéficiaires peuvent ainsi investir dans des infrastructures et innovations vitales pour améliorer leur productivité. C’est « à la suite des accords de Paris et avec l’adoption des Objectifs de développement durable, il y a un ensemble de fonds, notamment le Fonds vert pour le climat, qui a été voté par les institutions internationales. Ce sont des viviers de financement qui accompagnent les initiatives allant dans le cadre du développement durable.

Rader, ayant cette capacité et cette compétence, portée par des Camerounais, a pu obtenir des financements dans ce cadre afin d’aider le citoyen camerounais à se développer et à améliorer ses conditions de vie », a précisé Dr Florent Menyene, coordonnateur de Rader. Le projet se focalise sur la promotion d’une « agriculture climato-intelligente » qui aide les agriculteurs à accroître leur productivité, renforcer leur résilience face aux changements climatiques et réduire les émissions de gaz à effet de serre issues des cultures, de l’élevage et de la gestion des terres. La feuille de route de ces programmes cible les ODD 13 et 15, qui visent respectivement à lutter contre le changement climatique et à préserver les écosystèmes terrestres.

En parallèle, AGI et Remudev souhaitent mettre en place une transformation numérique pour une agriculture régénératrice et durable. L’objectif : garantir la sécurité alimentaire, encourager l’économie circulaire et réduire les émissions, tout en favorisant une meilleure adaptation au climat pour les producteurs du Cameroun. « De façon concrète, nous lançons une caravane aujourd’hui. Nous commençons par la formation des acteurs. Nous avons lancé un premier plan sur cinq ans, avant l’étape d’évaluation. Nous recrutons 20 100 jeunes que nous formons. Les former, nous avons des outils, nous avons des acteurs déjà qui sont des ingénieurs dans différents domaines d’activité. Et en un mois déjà, le message sera un message explicatif. Et par la suite, nous irons dans les différents arrondissements. L’avantage que nous avons, c’est que toutes ces entités nous ont donné leur OK », a expliqué Michel Bayebek directeur général de Rader. Il poursuit en insistant sur l’importance d’accélérer les efforts : « Les ODD nous ont donné 15 ans, mais il nous reste seulement six ans pour atteindre nos objectifs. Même si nous avons pris du retard, je crois fermement que nous pouvons réussir. Nous disposons des moyens nécessaires et, en unissant nos forces, nous atteindrons nos cibles. »

 Pour appuyer cette transition, le programme AGI propose trois services : Rader Afolu pour une production agropastorale régénérative et intelligente face au climat, Rader Food pour valoriser les produits locaux et réduire les importations, et Rader Cleantech pour transformer les déchets en engrais et gaz de cuisson, tout en vulgarisant l’énergie solaire. Remudev facilitera l’acquisition de matériel numérique et le développement de formations à distance pour accélérer l’inclusion numérique et soutenir l’éducation et l’agropastoral. Ces programmes, soutenus apprend-on par le partenaire stratégique MTN Cameroon ainsi qu’une vingtaine de partenaires technologiques d’Amérique, d’Europe et d’Asie, seront promus à travers une caravane marketing nationale qui se déroule au cours de ce mois novembre 2024.

Cette campagne sera marquée par des sessions de formation pour les utilisateurs dans les chefs-lieux des 10 régions du pays. Enfin, dans le cadre de ce programme, 20 100 jeunes « Green Drivers » seront formés et mobilisés pour faciliter l’accès des agriculteurs aux nouvelles technologies agricoles. En distribuant localement les produits et services d’AGI, ces jeunes entrepreneurs joueront un rôle essentiel dans le renforcement de l’agriculture durable et la transition vers un modèle plus respectueux du climat.

Douala : le Forum Économique 2024 s’ouvre pour renforcer l’attractivité et l’industrialisation locales

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Ce lundi 11 novembre 2024 marquera le coup d’envoi de la troisième édition du Forum Économique de Douala (FED 3) au Palais de la Culture Sawa, Place de la Besseke. Organisé par le cabinet IMPACT ÉCONOMIQUE et parrainé par la Communauté Urbaine de Douala (CUD), cet événement s’étendra jusqu’au 15 novembre et réunira des acteurs économiques de divers horizons pour débattre des grands défis de la ville. Le thème central, « La logistique de transport et l’industrie de l’immobilier comme éléments d’attractivité économique de la ville de Douala, incluant la promotion de l’import substitution dans les territoires », reflète l’ambition de faire de Douala un modèle de développement économique en Afrique centrale.

Une logistique de transport au cœur de l’attractivité de Douala

Le premier axe de réflexion portera sur la logistique de transport dans Douala, une métropole déjà reconnue comme un pôle économique et commercial essentiel pour le Cameroun et l’Afrique centrale. La ville abrite des infrastructures majeures telles que le port autonome de Douala, l’aéroport international, et un réseau ferroviaire central pour les échanges intra-régionaux. Ce forum vise à évaluer comment améliorer l’efficacité et la compétitivité de ces infrastructures pour attirer davantage d’investissements et renforcer le rôle stratégique de la ville. Un enjeu clé sera l’amélioration de la connectivité routière pour fluidifier la mobilité des agents économiques et des biens.

L’immobilier : un secteur en plein essor au service de la logistique

La dynamique de transport à Douala entraîne une demande croissante dans le secteur immobilier, qui sera également au centre des débats du FED 3. Comment accompagner le développement de l’immobilier pour répondre aux besoins générés par la logistique de transport tout en structurant l’urbanisation de manière harmonieuse et durable ? Les discussions aborderont les enjeux de l’appropriation foncière et du financement immobilier, visant à créer une synergie entre les promoteurs immobiliers, les institutions de financement et la municipalité.

L’import substitution, une stratégie nationale enracinée dans les territoires

La troisième orientation du forum se concentrera sur la promotion de l’import substitution, en ligne avec la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30). Le forum explorera comment les collectivités territoriales peuvent devenir les moteurs de cette politique, créant des richesses à l’échelle locale pour réduire la dépendance aux importations. La construction de politiques locales autour du « made in Cameroun » sera au cœur des échanges, impliquant les institutions gouvernementales, les organisations de développement, et le secteur privé.

Des tables rondes de haut niveau pour une réflexion profonde

Le FED 3 proposera des tables rondes de haut niveau. Le 13 novembre, deux sessions aborderont des sujets cruciaux. La première, animée par des intervenants tels que le maire de Douala, Dr Roger Mbassa Ndine, et Mme Ngalle Bibehé, portera sur les investissements dans le transport pour soutenir les chaînes de valeur locales. La seconde session s’intéressera à l’avenir de l’immobilier à Douala, en abordant la question de l’appropriation foncière, les défis liés aux conflits fonciers, et les perspectives de financement de l’habitat social. Ces discussions promettent de jeter les bases de politiques concrètes pour transformer la ville en un modèle de développement durable.

FED 3 : Un rendez-vous incontournable pour les acteurs économiques

À travers cet événement, Douala réaffirme son ambition de devenir un centre économique moderne et attractif, en renforçant ses infrastructures et en promouvant l’industrialisation locale. Les acteurs des secteurs public et privé, ainsi que les partenaires internationaux, sont appelés à y participer pour enrichir le débat et contribuer à l’essor de Douala et de ses territoires. Le Forum Économique de Douala 2024 s’annonce ainsi comme un espace d’échanges et de solutions pour répondre aux défis urbains de la métropole, et de là, bâtir une vision stratégique pour son avenir économique.

Filière Porcine : 40 fermes outillées pour accueillir des géniteurs de porcs améliorés

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L’enjeu est de préparer l’arrivée tant attendue de la 3ème vague des géniteurs de porcs améliorés, importés dans le cadre du Projet de Développement des Chaines de Valeur de l’Élevage et de la Pisciculture (Pdcvep). A cet effet, éleveurs, techniciens et acteurs de la filière porcine se sont retrouvés à Mbalmayo pour un atelier de sensibilisation. Cette initiative, pilotée par la Banque Africaine de Développement en partenariat avec le gouvernement camerounais, vise à doter la filière porcine d’une génétique de pointe pour accroître la productivité nationale et structurer l’ensemble de la chaîne de valeur.

Cette rencontre présidée par le Ministère de l’Elevage des Pêches et des Industries animales (Minepia), a permis d’examiner les outils nécessaires pour assurer le succès de l’introduction de ces géniteurs. Cahiers des charges, protocoles de réception et plans de multiplication : chaque aspect a été minutieusement discuté pour que le programme se déroule dans les meilleures conditions. L’Interprofession Porcine du Cameroun (Interporcam) a également apporté sa contribution en rappelant l’importance d’une approche concertée et professionnelle. L’objectif est de confier ces animaux aux fermes pilotes sélectionnées, des exploitations expérimentées qui serviront de socle à une filière porcine modernisée.

Parmi les soixante-dix candidats, quarante fermes de référence ont été retenues pour leur expertise et leur engagement à investir davantage dans le secteur. Ces fermes, formant le maillon clé de la chaîne de reproduction porcine, seront les premières à accueillir un troupeau de géniteurs améliorés pour ensuite distribuer cette génétique de haute qualité aux autres fermes du pays. Pour Dr Ondoua Zang, directeur du Développement des productions et des Industries animales du Minepia, l’importance de cette rencontre réside dans la nécessité de « convenir de la meilleure façon d’accueillir ces animaux et de les distribuer aux fermes choisies. », dit-il. Un accueil de qualité et sécurisé est en effet essentiel pour garantir que les animaux s’épanouissent dans leurs nouveaux foyers. Cette responsabilité partagée, comme il l’a souligné, exige la participation active de chaque acteur de la chaîne.

 Le Coordonnateur national du Pdcvep, Dr Aboubakar Njoya, a exprimé les ambitions du programme quant à la tenue de cet atelier, symbole d’un engagement fort du gouvernement envers la modernisation de la filière porcine. « Nous avons pour ambition d’élever le niveau de notre filière par l’amélioration génétique et de préparer les éleveurs à recevoir les géniteurs améliorés, » a-t-il déclaré. Cette troisième vague de porcs géniteurs dans le cadre du Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture (Pdcvep), financé par la BAD, viendra, espère les acteurs le gouvernement, renforcer l’efficacité de la filière porcine.

Le projet devrait permettre aux éleveurs camerounais de réduire leurs coûts, d’améliorer leur rendement, et, surtout, de participer à la sécurité alimentaire nationale. Les porcs améliorés pourront mieux répondre aux attentes du marché et, à terme, contribuer à un développement socio-économique durable pour les communautés rurales impliquées. D’après les experts du secteur porcin, le Cameroun produit environ 30000 tonnes de viande de porc chaque année, tandis que la demande s’élève à 50000 tonnes, créant un déficit annuel de 20000 tonnes. Le Projet d’amélioration de la compétitivité agricole (Paca) estime la valeur du marché national du porc à 55 milliards de FCFA.

ACHILLE BASSILEKIN III : « Nous déboursons 700 millions de FCFA pour soutenir les Organisations de l’Economie Sociale chaque année »

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ACHILLE BASSILEKIN III, ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa)

En ce qui concerne la mise en place d’un cadre permanent de promotion de l’Economie Sociale, il a été institué depuis 2013, l’organisation des Journées Nationales de l’Economie Sociale (JNES), une plateforme de concertation multi acteurs d’échanges et de partages autour des problématiques liées à l’Economie Sociale. Il s’agit d’une rencontre biennale dont la première édition s’est tenue en 2013 sous le thème : « L’Economie Sociale comme vecteur de croissance : la comprendre et la structurer pour assurer son émergence ». La toute dernière édition en 2023 avait pour thème : « Mobilisation des réseaux dans les territoires et développement des partenariats ». Nous serons en 2025, à sa septième édition. La question du financement demeure fondamentale pour nos acteurs. Néanmoins, depuis 2012, nous apportons des appuis financiers estimés à 700 millions de francs CFA chaque année aux Organisations de l’Economie Sociale, pour les soutenir dans la réalisation de leurs micros projets générateurs de revenus, créateurs de richesses et d’emplois. Par ailleurs, nous procédons depuis la même année, au renforcement de capacités des acteurs, à travers deux principales activités : le renforcement de capacités des exécutifs des collectivités territoriales notamment des Maires et des Conseillers Régionaux à la promotion de l’Economie Sociale et, la sensibilisation et la formation des femmes et des jeunes à la création et à la gestion des sociétés coopératives. Afin d’assurer la visibilité des OEES ainsi que la promotion et la commercialisation de leurs produits, nous accompagnons également ces dernières à l’organisation et à l’animation des marchés coopératifs. Comme je l’ai dit plus haut ,au niveau continental, le Cameroun a abrité, du 28 au 30 mai 2024 au Palais des Congrès de Yaoundé, les travaux du tout premier Forum Africain de l’Economie Sociale et Solidaire (FORA’ESS), sur le thème « Les modèles africains d’économie sociale et solidaire : vers la Co-construction d’une économie humaine ancrée dans les territoires » et dont l’objectif était de « Susciter une réflexion continentale multi acteurs, pour une Economie Sociale et Solidaire de construction et de transformation afin de partager, soutenir et accompagner les différents modèles d’ESS selon les contextes »

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