jeudi, avril 9, 2026
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Casinos en ligne gratuits au Cameroun : l’opportunité de jeu sans risque qui fait plaisir

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Au Cameroun, le monde des casinos en ligne gratuits connaît une popularité croissante, attirant les amateurs de jeux de hasard et les curieux souhaitant découvrir les jeux de casino sans engager d’argent réel. Ce type de plateforme offre aux joueurs l’opportunité de s’entraîner, d’explorer différents jeux, et de tester des stratégies sans risque financier. Les casinos en ligne gratuits se révèlent particulièrement intéressants pour les Camerounais en quête de divertissement abordable et de qualité.

Il est donc important de comprendre dans les détails ce que c’est que le casino en ligne gratuit, les avantages, les types de jeux disponibles, et quelques conseils pour bien choisir une plateforme fiable.

Pourquoi les casinos en ligne gratuits attirent-ils les joueurs au Cameroun ?

Les casinos en ligne gratuits offrent de nombreux avantages aux joueurs camerounais. Contrairement aux casinos traditionnels, ces plateformes permettent d’accéder à une large variété de jeux de casino sans déposer d’argent, ce qui les rend très attrayantes pour les utilisateurs qui veulent découvrir le monde des casinos en ligne sans risque.

Avantages des casinos en ligne gratuits

  1. Découverte sans engagement financier : Les casinos gratuits permettent aux joueurs de tester une plateforme et d’explorer les jeux proposés sans dépenser d’argent. C’est un excellent moyen pour les nouveaux joueurs de s’habituer à l’interface du casino et aux règles des jeux.
  2. Possibilité de s’entraîner : Pour les Camerounais souhaitant acquérir de l’expérience et perfectionner leurs compétences, les casinos en ligne gratuits sont l’outil idéal pour s’entraîner, notamment pour des jeux de stratégie comme le blackjack et le poker.
  3. Accessibilité et diversité : Ces plateformes sont accessibles à tout moment, permettant aux joueurs de profiter des jeux en ligne depuis leur domicile ou leur téléphone portable. La plupart des casinos en ligne gratuits offrent un large choix de jeux, des machines à sous aux jeux de table comme la roulette et le blackjack.

Types de jeux disponibles dans les casinos en ligne gratuits au Cameroun

Les casinos en ligne gratuits proposent un large choix de jeux de hasard, allant des machines à sous aux jeux de table classiques, permettant aux joueurs de trouver des jeux adaptés à leurs goûts et à leur niveau d’expérience.

Machines à sous gratuites

Les machines à sous gratuites sont parmi les jeux les plus populaires sur les casinos en ligne au Cameroun. Avec des thèmes variés et des fonctionnalités attractives (comme les tours gratuits et les bonus), elles offrent une expérience de jeu immersive et divertissante sans aucun coût pour le joueur.

Jeux de table

Les amateurs de jeux de table peuvent trouver plusieurs options de jeux gratuits, comme le blackjack, la roulette, et le baccarat. Ces jeux permettent aux joueurs d’essayer des stratégies, de comprendre les règles et de se familiariser avec les dynamiques de chaque partie sans risquer de perdre de l’argent.

Vidéo poker et autres variantes de poker

Pour les passionnés de poker, le vidéo poker et d’autres variantes sont également disponibles gratuitement. Ces jeux offrent une approche plus stratégique et permettent aux joueurs d’apprendre différentes mains et combinaisons gagnantes.

Comment choisir un casino en ligne gratuit au Cameroun

Avec la diversité de casinos en ligne gratuits accessibles aux joueurs camerounais, il est important de bien choisir la plateforme pour profiter d’une expérience de jeu agréable et sécurisée. Voici quelques conseils pour choisir un casino en ligne gratuit fiable :

  1. Vérifier la licence et la régulation : Assurez-vous que le casino en ligne est réglementé par une autorité reconnue. Même pour les jeux gratuits, une licence garantit la sécurité et le respect des normes de protection des données.
  2. Consulter les avis et retours d’utilisateurs : Avant de s’inscrire, consulter les avis et témoignages d’autres joueurs camerounais peut donner une idée de la fiabilité du casino et de la qualité de son support client.
  3. S’assurer de la diversité de jeux : Un bon casino gratuit doit offrir une variété de jeux pour que chaque joueur puisse trouver des options qui l’intéressent, que ce soit les machines à sous, le poker, ou les jeux de table.
  4. Vérifier la compatibilité mobile : De nombreux joueurs au Cameroun préfèrent jouer sur leur téléphone portable. Assurez-vous que la plateforme est compatible avec les appareils mobiles pour une expérience fluide et pratique.
  5. Tester le service client : Un service client réactif est essentiel, même sur un casino gratuit. Un bon support peut répondre aux questions des joueurs et résoudre rapidement tout problème technique.

Les limites des casinos en ligne gratuits

Si les casinos en ligne gratuits présentent des avantages évidents, il est également important de prendre en compte leurs limitations :

  • Absence de gains réels : En jouant gratuitement, les gains réalisés ne peuvent pas être retirés, car les jeux gratuits sont souvent conçus pour l’entraînement et la découverte uniquement.
  • Publicités et incitations : Certains casinos gratuits affichent fréquemment des publicités ou encouragent les joueurs à passer aux jeux en argent réel, ce qui peut être intrusif pour certains utilisateurs.
  • Options de jeux parfois limitées : Bien que de nombreux jeux soient disponibles gratuitement, certaines fonctionnalités avancées ou versions de jeux de table en direct sont réservées aux joueurs en argent réel.

Pourquoi essayer les casinos en ligne gratuits au Cameroun ?

Les casinos en ligne gratuits représentent une excellente option pour tous les types de joueurs au Cameroun, qu’ils soient novices ou expérimentés. En permettant de jouer sans risque financier, ces plateformes offrent une solution de divertissement pratique, accessible et amusante. Elles permettent également aux jeunes Camerounais de se familiariser avec les règles des jeux, de tester de nouvelles stratégies et de se préparer pour une éventuelle transition vers des jeux en argent réel.

Que vous soyez intéressé par les machines à sous, les jeux de table, ou le poker, les casinos en ligne gratuits vous offrent une opportunité de jeu sans engagement et un accès simple aux jeux de casino depuis votre domicile ou en déplacement.

Micro finance : la Cobac veut lever les obstacles réglementaires

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Plafonnement des crédits, agrément des dirigeants, alignement des systèmes d’informations…le gendarme du secteur financier sous régional a recensé les difficultés rencontrées par  les établissements de micro finance dans la mise en œuvre de la réforme de 2017 et du nouveau système de reporting, au cours d’une concertation à Douala.

Plus de 120 Etablissements de Micro Finance (EMF) de la zone Cemac ont donné leur avis sur la mise en œuvre du cadre règlementaire dans le secteur.  Entré en vigueur en 2017, le règlement Cobac (Commission bancaire de l’Afrique centrale) peine en réalité à être appliqué par de nombreux EMF. Face à ce constat, la Cobac a décidé de réunir les acteurs du secteur pour un dialogue franc de deux jours, qui s’est tenu à Douala du 11 au 12 novembre dernier.

Les discussions ont mis en évidence diverses difficultés  exprimées par les EMF dans la mise en  œuvre de cette réglementation.  Ces difficultés portent entre autres sur la prise obligatoire des participations par les affiliés dans le capital  des organes constitués, le plafonnement des crédits, l’agrément des dirigeants, la mise à jour des plans comptables des EMF, le mode de facturation de l’assistance technique etc.

  Sur la  réforme du système de reporting des EMF dénommé sésame 4.0, les acteurs disent éprouver du mal avec l’alignement de certains systèmes d’informations aux nouvelles exigences. Des préoccupations sont aussi soulevées sur la nouvelle sectorisation des clients, la gestion des créances en souffrance etc. Les EMF ont  ainsi demandé des formations sur le nouveau système de reporting.

En réponse, la Cobac promet un accompagnement optimal dans l’implémentation de cet outil. De même, les responsables de cette institution promettent la prise en compte des préoccupations soulevées globalement par les EMF, tout en les appelant à faire des efforts pour appliquer la réglementation qui reste bénéfique pour leur secteur d’activités.  La réforme  de 2017 a en effet  été  élaborée pour améliorer la gestion des risques des EMF. Elle introduit de nouveaux éléments tels qu’une réorganisation des catégories d’EMF, une harmonisation des formes juridiques avec les normes de l’OHADA, un  réajustement du capital social des EMF etc.

La démarche selon le secrétaire général de la Cobac vise à protéger les consommateurs et garantir l’équilibre du secteur. « Comme nous le savons tous, la microfinance n’est pas simplement une question de financement. Elle permet à des populations souvent marginalisées d’accéder à des services financiers, Notre mission, en tant qu’autorité de supervision, est d’encourager cet effort, tout en veillant à la sécurité et à la stabilité du secteur. La supervision vise en second lieu la stabilité et la solidité financière des institutions de microfinance », a indiqué Marcel Ondele.

 La rencontre a aussi permis d’aborder des questions liées à  la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que la digitalisation du secteur financier.

Réactions

 Marcel ONDELE, SG de la COBAC 

« Notre rôle n’est pas seulement de réguler, mais aussi d’accompagner » 

« La croissance du secteur de la microfinance est significative et réjouissante, mais elle s’accompagne également de beaucoup d’exigences et de responsabilités. Nous devons veiller à ce que les EMF soient financièrement solides et bien gérées, capables de résister aux fluctuations économiques et aux chocs externes. Cela passe par la gestion rigoureuse des risques, le respect des régies prudentielles, et l’engagement envers une transparence financière exemplaire. Notre rôle est de les accompagner dans l’adoption de ces pratiques essentielles, en garantissant un cadre de supervision adapté aux spécificités du secteur, mais exigeant en matière de discipline financière.  Enfin, nous ne pouvons ignorer l’impact croissant de la digitalisation et de l’innovation sur le secteur financier, et plus particulièrement dans le domaine de la microfinance. Les nouvelles technologies offrent des opportunités inédites pour atteindre un plus grand nombre de clients, réduire les coûts et améliorer l’efficacité opérationnelle. Toutefois, la transformation digitale doit être accompagnée de mesures de sécurité renforcées pour protéger les données des clients et prévenir les cyber risques. En tant qu’autorité prudentielle, nous soutenons l’innovation, tout en veillant à ce qu’elle respecte les normes de sécurité et de confidentialité les plus strictes. Je voudrais souligner que notre rôle n’est pas seulement de réguler, mais aussi d’accompagner. »

Clève Fortuné MPOUONGUI, DG Mecrecu Congo 

« Aujourd’hui, nous avons comblé le vide juridique »

Nous avons aimé l’approche du secrétaire général de la Cobac, l’approche d’accompagnement. Les Établissements de micro finance souffraient d’une carence en ce qui concerne la nouvelle réglementation, il y avait un vide. Et aujourd’hui nous avons comblé le vide et nous sommes satisfaits des réponses données par la cobac. Donc nos interrogations concernant la nouvelle réglementation 2017 ont reçu des réponses. Le vide était sur les réseaux. On exigeait aux EMF de première catégorie de se constituer en réseau et du coup on ne savait pas comment devait fonctionner ce réseau. Et par rapport aux réponses de la Cobac nous avons su comment fonctionne le réseau et comment fonctionne la faîtière ».

Hervé Blaise FEUNKE, DGA Focep

 « La Cobac va accompagner les Emf »

«  Nous  nous sommes beaucoup plus attardés sur les difficultés que les EMF rencontrent dans l’application de la réglementation de 2017 et la Cobac joue son rôle qui est de superviser les EMF qui veulent plus de facilités. Il y a certaines facilités sur lesquelles la Cobac est restée assez ferme par ce qu’il doit jouer son rôle de gendarme. Maintenant, sur la lutte anti blanchiment qui est une problématique internationale avec le terrorisme,  la micro finance est obligée de se conformer à la réglementation anti blanchiment. Et il faudrait que dans tous les EMF, ce dispositif soit présent pour qu’on se rassure que tous les fonds qui circulent sont sains. Ils ont rappelé que par rapport à cette réglementation au niveau national, la réglementation est plus forte par rapport à celle de la Cobac puisqu’ il y a l’Anif qui surveille les opérations d’un certain montant. Il y a la connaissance du client, la surveillance des transactions et le suivi de la conformité d’un certain nombre d’opérations. Un autre point c’est le reporting. La cobac a changé le système de reporting. On est passé de sésame 2 et aujourd’hui on est à sésame 4.0, un système où les EmF ne s’en sortent pas encore. Donc  en termes de recommandations, ils vont accompagner les Emf sur la maitrise de ce système et faciliter la transparence des activités »

Groupe MTN : Mitwa Ng’ambi employeur de l’année

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 Grâce à une bonne performance dans la gestion de la ressource humaine en 2023, la zambienne qui dirige la filiale Cameroun a été désignée  meilleure dirigeante parmi les 18 pays où le groupe de télécoms est présent.

MTN Cameroon  se positionne en bonne place dans le MTN people report 2023. Ce rapport du groupe sud-africain de télécommunications consacré à la ressource humaine dévoile un succès de cette filiale dans la gestion de son capital humain. Plus de 90% des employés de cette filiale témoignent positivement sur le bien-être dans leur lieu de service.  La Directrice Générale Mitwa Ng’ambi a ainsi été désignée « CEO of the Year », c’est-à-dire l’employeur de l’année, parmi les 18 filiales que compte le groupe. Dans la même veine,  Evangeline Biboum, Directrice des Ressources Humaines a aussi été désignée « General Manager Human Ressources of the Year ».

Les qualités managériales reconnues à MTN Cameroun sont  notamment un engagement  en faveur d’un environnement de travail positif et inclusif. Au-delà des conditions de travail,  le rapport salue aussi l’accompagnement professionnel pour la progression de ses employés. On peut aussi citer  d’autres initiatives telles que l’amélioration du système de rémunération enrichi de nombreuses gratifications, l’inclusion sociale à travers l’intégration des personnes vulnérables, la promotion de l’égalité des genres, la mise à disposition des modules de formations certifiantes, l’introduction des programmes de divertissement étendus aux familles, la valorisation des talents, la célébration des performances, etc…

La filiale s’impose désormais comme un modèle d’excellence  et d’innovation au sein du groupe MTN. A la tête de MTN Cameroon depuis deux ans,  Mitwa  Ng’ambi  de par son leadership a permis à l’entreprise  de décrocher plusieurs  récompenses. Elle dit devoir ce succès à « l’engagement de MTN Cameroon pour un environnement de travail positif et inclusif ».

Parmi les programmes en faveur du développement des salariés, l’entreprise a lancé en 2023, l’initiative « Shaping Your Future » permettant de prendre en charge le parcours professionnel de ses employés.  Cette initiative «permet aux employés de prendre en main leur parcours professionnel et de favoriser leur apprentissage continu, témoignant de l’engagement de l’entreprise pour le développement permanent de son personnel », déclare Evangeline Biboum.

Le People Report du Groupe MTN est le premier du genre publié à l’occasion de son 30e anniversaire.  Ce rapport met en exergue la gestion du capital humain au sein du groupe, en soulignant les initiatives RH mises en place ainsi que les résultats engrangés.

Réaction

Mitwa NG’ambi, Directrice Générale de MTN Cameroon 

« Nous continuerons à investir dans le bien-être de nos collaborateurs » 

« L’engagement de MTN Cameroon pour un environnement de travail positif et inclusif est au cœur de notre succès. Nous continuerons à investir dans le bien-être et le développement de nos collaborateurs.  La présentation du People Report du Groupe MTN était l’occasion pour MTN Cameroon de partager ses bonnes pratiques et surtout mettre en lumière les résultats qui en découlent. C’est enfin, l’opportunité de réaffirmer son positionnement en tant qu’employeur de choix au Cameroun. La satisfaction que procure la ressource humaine à MTN aujourd’hui est la résultante de nombreuses initiatives entreprises à l’échelle du Groupe, reprises au sein des filiales, en fonction des sensibilités et des choix stratégiques opérés pour le développement optimal du personnel et l’amélioration constante de la performance »

Transformation agricole : « All Kassava » veut booster l’agro-industrie de la filière manioc

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Depuis le 11 novembre, la capitale économique du Cameroun, Douala, accueille la première édition du Festival international du manioc « All Kassava ». Organisé par l’ONG Femme Action et Développement au Cameroun (Fadec), ce rendez-vous inédit s’articule autour du thème : « lutte contre l’insécurité alimentaire par la promotion du manioc, la valorisation de son potentiel économique et la préservation de sa richesse gastronomique ». Il rassemble, ainsi les acteurs de la filière manioc autour d’un objectif commun : faire de ce tubercule un levier de sécurité alimentaire et un moteur de développement économique pour le pays.

Selon Yvette Doume, présidente du Fadec et promotrice du festival, le but est de mettre en lumière les 30 façons de consommer le manioc et de dévoiler la diversité de ses produits dérivés. Cultivé et récolté abondamment toute l’année, le manioc se prête à une multitude de préparations au Cameroun. Que ce soit en couscous, en gari, en bâtons ou encore dans des plats à base de ses feuilles, ce tubercule s’adapte à la créativité des consommateurs et aux nombreuses opportunités du marché.

C’est le ministre de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader), Gabriel Mbaïrobe, qui a inauguré cette manifestation dédiée à un produit essentiel de la culture camerounaise. Consommée dans les 10 régions, « le manioc est une culture importante, car elle contribue à la sécurité alimentaire et crée de l’emploi, notamment pour les femmes et les jeunes », a déclaré le Minader. Et de poursuivre : « nous avons une production aujourd’hui de l’ordre de six millions de tonnes de manioc par an. Cela correspond à 200 kilogrammes de manioc par an par habitant. C’est largement au-dessus de la norme exigée ».

Saluant cette initiative qui ambitionne de transformer le manioc en une ressource incontournable, capable de dynamiser l’économie nationale et de réduire les importations, le ministre a rappelé les ambitions du Cameroun d’atteindre une production de dix millions de tonnes de manioc par an d’ici 2030, dans l’optique de réduire les importations de farine de blé qui coûtent au pays près de 20 milliards de FCFA par an. Marie Dine Adzogo, 4e Adjoint du Maire de Douala, a exprimé l’espoir que ce festival apporte des résultats concrets : « Je souhaite que les ateliers de ce festival aient un impact réel sur le terrain, afin que la filière manioc, chère au gouvernement, émerge et gagne en efficacité », a-t-elle souligné, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la Stratégie Nationale de Développement (SND30) et le Plan National d’Investissement Agricole (PNIA).

En 2020, la production de manioc au Cameroun atteignait environ 5,7 millions de tonnes, pour une contribution de 350 milliards de FCFA au PIB agricole. La stratégie gouvernementale vise un accroissement à 7,5 millions de tonnes d’ici 2025 et 10 millions de tonnes en 2030, avec des rendements portés à 20 tonnes par hectare.

UN APPEL AU SECTEUR PRIVÉ

Dans le cadre du Plan intégré d’importsubstitution agropastoral et halieutique (Piisah) 2024-2026, le Cameroun prévoit une production de 195 750 tonnes de farine de manioc d’ici 2025. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement entend installer 150 unités de production de farine dans les dix régions du pays avec le soutien de la Banque mondiale. Une première usine a déjà été inaugurée en janvier dans la région du Sud, marquant une étape décisive pour la transformation industrielle du manioc.

Le ministre Mbairobe a appelé le secteur privé à jouer un rôle plus actif dans le développement de la filière manioc, en investissant pour moderniser les infrastructures, améliorer les techniques de production, et ouvrir de nouveaux marchés pour les produits dérivés. « Le manioc offre une farine panifiable aux excellentes propriétés nutritionnelles et organoleptiques, pouvant se substituer au blé », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité d’une implication du secteur privé pour concrétiser cette vision d’autosuffisance alimentaire.

Au Cameroun, le manioc est consommé sous une vingtaine de formes différentes, avec 80 % de la population qui consomme au moins un produit dérivé de ce tubercule. Sur le plan nutritionnel, il représente selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la troisième source mondiale de glucides et une ressource accessible pour l’alimentation animale. Outre son utilisation en cuisine, le manioc sert de matière première pour l’industrie pharmaceutique, textile et brassicole. Ses dérivés incluent l’amidon, la farine et même le whisky, tandis que ses feuilles sont utilisées dans les cosmétiques.

YVETTE DOUME, présidente du Fadec et promotrice du festival international « All Kassava »

« L’intelligence artificielle peut être au service de la culture du manioc »

On aimerait que les professionnels nous disent pourquoi il n’y a pas assez de manioc, ce qu’il faut faire pour booster sa production, quelles sont les espèces de manioc, pourquoi on n’arrive pas à satisfaire la demande, même pour les produits transformés de base comme le bobolo, le miondo, le gari. L’offre est insuffisante alors que la demande est énorme, au niveau national, régional et même international, où nos produits se vendent très bien. Pendant le festival, il y a beaucoup de renforcement des capacités. Notamment deux journées d’ateliers de réflexion sur la production. On discutera de l’état des lieux de la production du manioc au Cameroun, des transformations et des problèmes de conservation. Nous avons beaucoup de problèmes de conservation du manioc.

 Pourquoi est-ce que sous d’autres cieux on conserve le manioc pendant des mois, alors que nous n’y arrivons pas ici ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Y a-t-il des recherches ou des trouvailles dans ce domaine ? Ensuite, il y aura des discussions sur la bancarisation des projets agricoles. Les agriculteurs ne savent pas toujours vers qui se tourner pour obtenir de l’aide, donc il est important que les banques vulgarisent leurs produits. L’assurance agricole doit également être vulgarisée. Pour accéder au marché international, nous avons des produits transformés, mais ils ne respectent pas toujours les normes. Il faut des labels, des standards mondiaux et internationaux. On discutera aussi de cela, notamment du packaging. Il y a un aspect novateur : on aimerait que les jeunes sachent que l’agriculture n’est pas une histoire de pauvres.

L’agriculture, c’est l’avenir. Parce qu’on leur dit tous les jours que l’agriculture, c’est l’avenir, mais il faut leur expliquer pourquoi et comment. Il faut qu’ils sachent aussi qu’on peut adapter l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies, comme la robotique, à l’agriculture pour être très performants. Il y a plusieurs types de transformations du manioc. En dehors des formes classiques comme le foufou et le watafoufou, on trouve maintenant des savons à base de manioc, du whisky de manioc, du yaourt de manioc, des saucisses de manioc, des insecticides à base de manioc et bien d’autres produits.»

C2D-Urbain : quand Maroua fait peau neuve

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Maroua, hier enclavée et marquée par les défis de l’urbanisation, se tourne désormais vers un horizon plus lumineux, symbole de résilience et de renaissance pour ce chef-lieu de la région de l’Extrême-Nord. Le constat est fait ce 11 novembre alors que Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, accompagnée de l’Ambassadeur de France au Cameroun, Son Excellence Thierry Marchand, entame la revue des chantiers du programme C2D-Urbain « Capitales Régionales ». Il s’agit, en effet, d’évaluer l’état d’avancement des chantiers menés dans le cadre de ce programme de partenariat entre le Cameroun et la France, financé à hauteur de 29 milliards de francs CFA. Dans les rues de Maroua, l’ampleur des travaux en cours témoigne de l’ambition de ce projet. Dans les zones enclavées où la mobilité était longtemps restée un défi majeur, les nouvelles routes en Béton Compacté au Rouleau (BCR) et en pavés redéfinissent peu à peu le paysage urbain.

Il s’agit de 13 kilomètres de voiries, répartis à travers les trois communes de Maroua, qui ne sont pas de simples infrastructures ; ils symbolisent une promesse de développement pour les habitants, offrant des voies de circulation améliorées et un accès facilité aux quartiers autrefois difficiles d’accès. Parmi les tronçons aménagés, on retrouve les axes Carrefour Para – Total Domayo, Total Domayo – Pont Vert, Carrefour Djarma – Total Domayo, le Boulevard du Renouveau, ainsi que les liaisons Pont Vert – Shell Dougoy avec accès au marché Dougoy, Shell Dougoy – Grande Mosquée, Rond-point-prison – Marché Abattoir, et Collège de l’Espoir – 400 places. Ces travaux incluent également des aménagements spécifiques, tels que des zones de stationnement et la création de cinq carrefours giratoires, ainsi qu’un carrefour à feux à Total Domayo. Les travaux de construction et d’assainissement du Marché de Dougoy, visent à transformer ce lieu en un centre marchand dynamique, propice aux échanges et à l’économie locale. Et la salle polyvalente, encore en cours de réhabilitation, se dessine comme un nouvel espace de rassemblement pour les communautés, promettant de devenir un cadre privilégié pour les événements culturels et sociaux de la région.

 Ce projet « incarne l’engagement de la France à soutenir le développement durable de ses partenaires africains. Ce programme, financé dans le cadre du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), répond non seulement aux besoins d’infrastructures, mais aussi aux aspirations des populations locales en leur donnant des outils pour améliorer leurs conditions de vie », souffle un membre de l’élite de la ville. Pour Ketcha Courtès, ces chantiers visent à transformer Maroua en une ville plus accessible et résiliente face aux défis du futur. Elle explique que « l’amélioration de la mobilité urbaine, l’accès accru aux services de base, et les créations d’emplois induites par le programme stimulent le développement économique local et renforcent le tissu social de Maroua ». Elle salue par ailleurs l’implication des habitants, dont les efforts conjoints avec les autorités et les partenaires étrangers façonnent un avenir prometteur pour la ville.

Les Contrats de Désendettement et de Développement (C2D), initiés par la France en 1999, permettent aux pays très endettés, comme le Cameroun, de rembourser leur dette à la France, qui la restitue ensuite sous forme de subventions pour des projets de développement et de réduction de la pauvreté. Le Cameroun utilise ce mécanisme pour financer des initiatives inscrites dans ses stratégies nationales de croissance et d’emploi, transformant ainsi sa dette en opportunités de développement.

CÉLESTINE KETCHA COURTÈS, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain

« Il y a 34,5 milliards de FCFA pour moderniser Maroua en 3 ans »

Deux ans après le premier coup de pioche, je suis satisfait de voir Maroua, comme Bertoua, Bafoussam et Garoua, en train de prendre son tour de développement durable voulu par le Président de la République avec l’appui de l’ODD 17, qui est le partenariat au développement. Je suis très heureuse d’autant plus que ce projet se mette sereinement en œuvre. Nous avons, avec la coopération de la France, posé également le premier coup de pioche du Projet de développement des villes inclusives et résilientes (PDVIR) avec Banque mondiale, voulu par le Président de la République avec ses partenaires, pour donner la chance à toutes les villes camerounaises de prendre leur tour de modernisation. Figurez-vous, c’est près de 34,5 milliards de FCFA qui seront mis ici à Maroua en l’espace de 3 ans. Nous avons le C2D qui injecte dans ce projet près de 24 milliards de FCFA, le PDVIR près de 7,5 milliards de FCFA, et Sportcap que l’AFD, à travers la France, vient d’injecter pour faire entrer le sport urbain pour la jeunesse de Maroua.

THIERRY MARCHAND, ambassadeur de France au Cameroun

« Transformer Maroua en une ville agréable »

C ’était normal que je revienne deux ans après pour voir où nous en sommes dans cette grande aventure qui vise à faire de Maroua, comme vous le dites souvent, la plus belle des régions du Cameroun. Nous avons fait le tour, observé pas mal d’évolutions positives, et nous essayons maintenant de faire en sorte que la fin de ce programme respecte les délais qui avaient été fixés initialement, afin que nous puissions le clôturer dans de bonnes conditions et inaugurer l’ensemble des chantiers. C’est la raison de ma venue ici, avec la ministre, qui vient avec d’autres programmes pour compléter ce que le C2D aura déjà réalisé. Dans tous les cas, je reste très fière de ce que nous avons pu accomplir en deux ans dans notre coopération bilatérale, et de faire en sorte que cette ville de Maroua, pour laquelle nous avons beaucoup d’attention et d’affection, puisse progressivement se transformer en une ville agréable, facile à vivre, avec des infrastructures à la hauteur des ambitions de la cité.

Namibie-Cameroun : les Lions indomptables accrochent les Brave warriors

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Les Lions n'auront été que l'ombre d'eux-mêmes

Namibiens et Camerounais se sont séparés sur un score vierge au Orlando Pirates de Soweto cet après-midi. Mais les Brave warriors,lack stars auraient pu l’emporter qu’il n’y aurait pas eu surprise. D’autant plus que la sélection « locale » a signé pas moins de sept occasions dont deux presque nettes de buts. N’eût été la dextérité d’André Onana, les Lions indomptables auraient enregistré leur première défaite de l’ère Marc Brys. Le dernier rempart aura mérité son rôle sur tous ces coups, avec notamment cette claquette en première période qui a dévier le cuir avant que Nouhou Tolo ne propulse en corner de la tête. Puis le poteau droit aura par deux fois sur des tirs consécutifs, sauvé les Lions indomptables dont le gardien était déjà abattu. Sur les 95 minutes de jeu, les visiteurs, eux, n’auront signé qu’un tir cadré.

C’est donc à juste titre que l’on peut estimer que c’est le Cameroun qui a accroché la Namibie. Mais ce sont des Lions en méforme qui ont évolué à Soweto. La faute aussi à une défaillance de l’administration. En effet, la délégation a quitté Yaoundé avec un retard de près de quatre heures. Le temps d’obtenir en urgence le visa d’entrée en Afrique du Sud à Yvan Neyou qui avait été oublié par les responsables en charge de ce service au sein du staff d’encadrement de la sélection nationale. Toutes les initiatives ont échoué à trouver solution, alors que Marc Brys l’entraineur sélectionneur des Lions indomptables, a refusé d’embarquer sans son milieu de terrain. Lui à qui l’homme a confié la clé de son milieu de terrain, en l’absence des deux titulaires que sont Carlos Baléba et Zambo Anguissa. Il aura fallu l’intervention du ministre des Relations extérieures pour débloquer la situation.

Seuls 22 joueurs se sont envolés pour Johannesburg. Carlos Baleba et Bryan Mbeumo ont eu des soucis physiques, tandis qu’André Franck Zambo Anguissa est permissionnaire. Moumi Ngamaleu, lui, a rejoint le groupe une fois en Afrique du sud, en provenance de Moscou. Le sociétaire du Dynamo Moscou a échappé à la longue attente qu’ont subie ses coéquipiers à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, mardi. La délégation a atterri est arrivée autour de 19h, et n’a donc pas pu effectuer la séance de reconnaissance de l’ère de jeu.

Le Cameroun avait déjà eu de la peine battre la Namibie à l’aller (1-0) le 7 septembre dernier. Malgré le nul, le Cameroun, déjà qualifié, garde la tête du groupe J avec 11 points, suivi du Zimbabwé (8pts). En attendant le retour entre le Zimbabwé et le Kenya ce 15 novembre. En cas de victoire, les Warriors rattrapent les Lions indomptables au compteur.

Cameroun : André Onana-Christopher Wooh, Michaël Ngadeu, Nouhou Tolo, Jackson Tchatchoua (Kilama, 46’)-Yvan Neyou (Castelleto, 83’), Martin Hongla, Moumi Ngamaleu (Nkoudou, 57’)-Frank Magri, Christian Bassogog (Darling Yongwa,78’) Vincent Aboubakar
Coach : Marc Brys

Maroua: Alerte au choléra

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Les conditions de vie sont propices à l'épidémie du choléra

Des cas de choléra se signalent dans les districts de santé de Maroua 2 et Marouane 3 depuis le 8 novembre dernier. Ce jour-là, quatre membres d’une même famille ont été admis en urgence au Centre de santé intégré de Dougoi et à la clinique de Djarengol Kodek, pour des soupçons de diarrhée. Des sources médicales locales font savoir qu’un examen de culture a été effectué au laboratoire de l’hôpital régional de Maroua et a conclu à deux cas positifs au choléra. Alors que les deux autres malades étaient en observation, deux jours après, trois autres personnes ont été admises en urgence au Centre médical de Kalliao. Les malades sont âgés entre 9 et 55 ans.

Si aucun décès n’a encore été enregistré à ce jour, cas de décès n’a été enregistré, la menace d’un alourdissent de la situation est grande. Vingt personnes qui ont été en contact avec les cas avérés et suspects, sont sous surveillance. Le choléra est une maladie du péril fécal. Or les conditions de vie des populations, notamment l’inobservation des règles d’hygiène et d’assainissement sont des facteurs de risques réels de contraction de la maladie. La rareté de l’eau potable et la mauvaise utilisation de l’eau naturelle sont des conditions de contamination au choléra. En effet, les eaux des  »mayo », rivières en langues locales, sont à la fois utilisées pour toutes les activités de la vie des familles, y compris même pour des besoins naturels. Ajoutées à cela, les inondations des derniers mois qui ont affecté l’ensemble des cinq départements de la région de l’Extrême-Nord, ont souillé les eaux et la nappe phréatique sur une majeure partie de la région de l’Extrême-Nord. Augmentant ainsi les risques de contraction de la maladie.

Reaction

Face à la situation, les autorités publiques ont activé le dispositif d’intervention. L’équipe du Centre régional de prévention et de lutte contre les épidémies engagée sur divers fronts pour circonscrire la maladie. Alors que les patients et suspects sont pris en charge médicalement, cette équipe organise des campagnes de sensibilisation auprès des ménages sur la dangerosité de la maladie, la nécessité de respecter les règles d’hygiène élémentaire.

Une liste linéaire du choléra a été établie et est régulièrement mise à jour. Et les outils de surveillance du choléra sont diffusés dans tous les districts de santé de la région et à l’hôpital régional de Maroua, ainsi que les intrants pour la détection précoce de la maladie.

Cameroun-Suisse : un partenariat renforcé pour le développement des PME

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« Je tiens à faire dans la continuité de ce qui a été fait », a déclaré Nathalie Kholi la nouvelle ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire désignée de la Confédération Suisse au Cameroun à l’issue de l’audience que Achille Bassilekin III lui a accordé vendredi dernier à Yaoundé. L’objectif de cette rencontre était d’explorer les perspectives d’une coopération dynamique et mutuellement bénéfique pour les Pmeesa. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur l’expertise suisse en matière d’entrepreneuriat, de compétitivité et d’innovation des entreprises. En particulier, les discussions ont été orientées vers des domaines prioritaires de la Stratégie Nationale de Développement (SND-30) du Cameroun, tels que l’agro-industrie, la transformation du bois et la promotion des startups. Nathalie Kholi, espèrent stimuler la coopération dans le secteur de l’innovation, améliorer la compétitivité des entreprises et promouvoir une croissance économique durable et inclusive au sein des Pmeesa au Cameroun. Considéré comme « un pays des PME », la Suisse a manifesté une forte volonté de contribuer au développement des PME au Cameroun.

Ce rendez-vous diplomatique, a mis en lumière plusieurs centres d’intérêt communs, notamment la promotion des startups, l’innovation, le développement des chaînes de valeur, la formation professionnelle et les mécanismes de financement pour soutenir les activités entrepreneuriales. Les interventions de la Suisse au Cameroun se concentrent sur la promotion de la liberté de commerce et d’industrie ainsi que sur la préservation de l’environnement. Ces initiatives font partie du Programme d’Utilisation des Fonds de Contrevaleurs Suisses (FCV), orienté vers le secteur privé et les organisations de la société civile. Concrètement, la Suisse a déjà financé la participation d’une dizaine d’entreprises camerounaises au Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat de Yaoundé. Les opportunités de coopération sectorielle entre les deux nations sont nombreuses.

La Suisse est reconnue pour son économie extrêmement attractive. En 2018, elle se classait deuxième dans l’indice mondial de l’entrepreneuriat. En 2019, elle était la cinquième économie la plus compétitive selon le Forum Économique Mondial, et en 2020, elle a occupé la première place de l’indice mondial de l’innovation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Les PME jouent un rôle fondamental dans l’économie suisse, représentant 99 % des entreprises enregistrées et générant deux tiers des emplois dans le pays. En matière d’économie sociale, la Suisse est également un modèle de réussite. Par exemple, dans le canton de Genève, l’économie sociale et solidaire représente près de 11 % des emplois salariés, regroupant un ensemble d’entreprises et d’organisations qui œuvrent dans un large éventail d’activités économiques.

Depuis 1967, le Cameroun et la Suisse sont liés par un Accord de Commerce, de protection des investissements et de coopération technique. Cette coopération couvre divers secteurs tels que l’énergie, l’eau, l’agriculture et la formation professionnelle.

NATHALIE KHOLI, Ambassadrice de Suisse au Cameroun

« Dans cette coopération Le Made in Cameroon et le packaging nous intéresse beaucoup »

Nous venons d’avoir un très bon entretien avec M. le Ministre. Comme vous le dites, nous sommes des amis dans le domaine des PME. Nous travaillons ensemble depuis très longtemps, que ce soit dans le cadre de Promote ou des échanges directs entre les PME de Suisse et du Cameroun. La Suisse est un pays de PME. Notre économie dépend fortement de ces acteurs, qui jouent également un rôle très important dans la formation durable. Nous en avons aussi discuté avec M. le Ministre. Pour ma part, je tiens à continuer dans la continuité de ce qui a été fait. Notre engagement pour Promote va se poursuivre. Nous avons également mentionné quelques domaines où nous pourrions renforcer notre collaboration. Vous avez mentionné l’innovation, c’est important. L’entrepreneuriat est crucial aussi. Le Made in Cameroon nous intéresse beaucoup, tout comme des idées sur le packaging. Je pense que beaucoup de pistes ont été identifiées et nous allons travailler beaucoup ensemble. Je pense que cela s’est déjà fait par le passé, mais la prochaine édition de Promote se tiendra en 2026. Il faudra voir comment nous allons nous organiser à ce moment-là. Cependant, l’intérêt est grand et les échanges sont réguliers et fructueux entre les deux pays, ainsi qu’entre les entrepreneurs des deux nations. »

L’impact potentiel de la présidentielle de 2025 sur les grandes entreprises locales

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Par  Haiwang Djamo, analyste de recherche & Sonia Kouam, Administrateur Civile

Introduction

La prochaine élection présidentielle d’octobre 2025 au Cameroun suscite des inquiétudes quant à son impact sur l’économie locale, en particulier sur les grandes entreprises. Dans un contexte politique souvent marqué par des tensions et des incertitudes, les élections peuvent influencer la vision des investisseurs sur la stabilité du pays (Banque mondiale, 2017). Historiquement, les périodes électorales au Cameroun ont été marquées par une instabilité politique. Les élections présidentielles de 1992 et de 2018, ont été particulièrement marquées par des tensions politiques et des violences, notamment dans les régions anglophones du pays. Depuis 2018 jusqu’à nos jours, la crise anglophone persiste et à l’approche des élections à venir, le climat politique devient de plus en plus tendu. Ce climat d’incertitude peut avoir des conséquences majeures pour les entreprises, affectant leurs décisions d’investissement et leur performance sur le marché. Puisque ces entreprises contribuent significativement à l’économie camerounaise, il est donc important d’analyser l’impact de l’élection présidentielle à venir sur ces dernières, afin de prendre des mesures appropriées.

1.      L’incertitude politique peut affecter la confiance des investisseurs au Cameroun

a)      Retrait ou report des investissements

Ce serait une évidence que les investisseurs locaux et étrangers puissent choisir de reporter ou de retirer leurs investissements si l’incertitude politique devient trop importante. En effet, avec la crise anglophone non résolue, la multiplication des partis politiques et la coalition qui se dessine, des projets de société diversifiés ainsi que l’inscription massive des citoyens sur les listes électorales, l’incertitude semble bien entretenue. Dans ce contexte, les entreprises internationales en particuliers, pourraient percevoir l’environnement comme risqué et choisir de geler leurs projets en cours au Cameroun. Et, cela pourrait naturellement affecter des secteurs stratégiques comme les infrastructures, les mines ou les télécommunications, où les entreprises étrangères ont un rôle clé.

Les grandes entreprises camerounaises comme la SNH, SABC, pourraient freiner leurs plans d’expansion ou de développement, en attendant des clarifications sur la future direction politique du pays. Cela pourrait réduire la croissance économique locale, affecter l’emploi et réduire la compétitivité du pays.

b)      Volatilité accrue sur le marché financier

Avant les élections, il est difficile de prédire les résultats électoraux et leurs conséquences économiques. Du fait de ces incertitudes, les grandes entreprises camerounaises, notamment celles cotées en bourse (BVMAC) telles que la SEMC, la SOCAPALM, la SOCAFAM etc…, pourraient adopter une attitude attentiste, ce qui entraîne souvent une baisse des volumes des transactions et une possible augmentation de la volatilité. Ces dernières pourraient voir la valeur de leurs actions fluctuer de manière imprévisible en raison des incertitudes électorales. Les investisseurs, cherchant à minimiser leurs risques, pourraient vendre leurs actions et cela affecterait directement la capitalisation boursière et, par extension, la stabilité financière des entreprises concernées. En 2017 par exemple, les élections présidentielles françaises ont été marquées par une forte incertitude et cela a entraîné des fluctuations importantes de l’indice CAC 40, reflétant les craintes et les espoirs des investisseurs quant aux orientations économiques futures du pays (Capucine Caturla, 2022).

2.      L’issue de l’élection pourrait déterminer la direction des politiques économiques au Cameroun

a)      Changements potentiels dans les priorités économiques

La vision économique du président élu dictera quelles seront les priorités économiques du pays. En effet, Les priorités économiques du Cameroun, sous le président Paul Biya, ont principalement visé la diversification de l’économie, la réduction de la pauvreté et l’amélioration des infrastructures (MIEPAT, 2023). Toutefois, l’impact réel de ces politiques a été limité par plusieurs facteurs tels que la corruption, le manque d’efficacité, et des retards dans l’exécution des projets. Et cela empêche les entreprises camerounaises de croître. Compte tenu de ces défis énormes, les futurs candidats pourraient accentuer la diversification au de-là de l’agriculture et des hydrocarbures pour s’orienter davantage vers l’industrialisation et le numérique. Certains projets politiques comme ceux de Maurice Kamto (Leader du MRC) proposent de donner plus d’importance à la modernisation du secteur agricole et au développement des PME pour réduire la dépendance aux importations. De toutes façons, le sort des entreprises pourrait dépendre du vainqueur de l’élection. 

b)      Réformes potentielles du climat des affaires

Les entreprises camerounaises font face à de nombreux défis, notamment une réglementation complexe et changeante, une corruption rampante, des infrastructures insuffisantes, un système judiciaire inefficace, la bureaucratie et une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. L’insécurité dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest affecte plus de 88% des entreprisesPrès de 65% des grandes entreprises ont connu des difficultés en 2019. Face à ces défis persistants, la résolution du conflit constitue une priorité pour les futurs candidats à l’élection et des réformes importantes pourraient être entreprises par le nouveau gouvernement pour stimuler les entreprises locales et attirer des investissements étrangers.

3.      Le choix des dirigeants pourrait avoir un impact direct sur les politiques fiscales et réglementaires

a)      Les grandes entreprises pourraient être affectées par des ajustements de la politique fiscale

Actuellement, les entreprises camerounaises font face à une pression fiscale relativement élevée. Selon le rapport Doing Business 2020, le taux d’imposition totale pour une entreprise au Cameroun est d’environ 57% des bénéfices, ce qui freine la compétitivité des entreprises locales. Un nouveau gouvernement favorable au secteur privé pourrait envisager de réduire considérablement la pression fiscale sur les entreprises. Cela permettrait aux grandes entreprises locales de réinvestir leurs profits dans la modernisation et l’expansion de leurs activités.

Les entreprises camerounaises doivent passer par une série de démarches couteuses et complexe pour obtenir des licences, payer des taxes ou démarrer de nouveaux projets. Un nouveau gouvernement pourrait s’engager à simplifier les réglementations et réduire les lourdeurs bureaucratiques.

b)      Changement dans les régulations sectorielles

Lors des élections présidentielles de 2018, l’ensemble des projets de société des partis politiques avaient déjà ciblé certains secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’agriculture, les énergies etc… Pour Cabral Libii par exemple, candidat à l’élection présidentielle de 2025, il faut un « Cameroun qui protège et libère les énergies ». Dans son projet de société de 2018, celui-ci envisageait fournir 500 MW d’électricité par an, ce qui devrait profiter aux entreprises opérant dans ce secteur. De surcroît, plus de 63 % des communautés locales n’ont toujours pas accès à l’électricité (Mbonteh, 2024). D’autant plus que le Cameroun a connu ces dernières années une hausse successive des prix des produits pétroliers (Djamo &Kouam, 2024), l’accent pourrait être mis sur les énergies renouvelables. De toute évidence, les tendances sont favorables pour une économie de croissance portée par l’agriculture, l’industrie, les infrastructures et les énergies.

4.      Les relations diplomatiques du nouveau gouvernement pourraient influencer l’accès aux marchés internationaux

a)      Accès élargi ou restreint à certains marchés

Le Cameroun entretient des relations économiques avec des partenaires clés tels que la Chine, l’Union Européenne et les Etats-Unis. Ces partenaires sont très importants pour l’économie camerounaise. Le Cameroun a signé avec elle un Accord de Partenariat Economique (APE) en 2009. Mais cet accord n’a visiblement pas contribué significativement à accroitre l’économie camerounaise. Puisqu’il a fait perdre au Cameroun de recettes fiscales d’un montant de 71,18 milliards de FCFA. Si l’ancien régime n’est pas reconduit, le nouveau gouvernement pourrait envisager la renégociation des conditions ou des termes de cet accord de sorte qu’il soit favorable à l’économie camerounaise.

En plus, le nouveau gouvernement pourrait adopter une politique de diplomatie économique pour renforcer les accords commerciaux existants ou en signer d’autres. Une adhésion renforcée à la ZLECAF par exemple est envisageable et cela permettrait aux grandes entreprises locales, notamment dans l’agro-industrie et la production manufacturière d’accéder plus facilement à un marché potentiel de 1,2 milliards de consommateurs.

b)      Attraction de nouveaux investissements étrangers

Les investisseurs étrangers recherchent avant tout la stabilité politique pour garantir la sécurité de leurs investissements. Si l’élection se déroule dans un climat de transparence et de paix, elle pourrait être favorable à la communauté internationale. Un nouveau gouvernement capable de maintenir la stabilité et d’instaurer des réformes économiques favorables à l’investissement pourrait stimuler l’intérêt des entreprises étrangères.

Conclusion

L’élection présidentielle d’octobre 2025 aura un impact considérable sur les grandes entreprises locales. Un environnement politique prévisible, avec des réformes structurelles adéquates, pourraient stimuler l’activité des grandes entreprises, mais une instabilité politique prolongée risquerait de freiner leurs activités et d’aggraver les risques financiers. Quoi qu’il en soit, le sort de ces entreprises dépendra du climat politique et de l’issue de ces élections.

Infrastructures routières: Les CTD veulent 30 milliards de FCFA pour réhabiliter les voiries en 2025

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Le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) a récemment publié les Cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) 2025-2027, outil de programmation qui permet aux administrations de coordonner les dépenses publiques sur plusieurs années. Selon le Minepat, ce cadre pluriannuel est essentiel pour aligner les politiques de développement avec la gestion budgétaire, facilitant ainsi un suivi rigoureux des budgets.

Dans ce document, le ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu) rappelle que l’année 2025 sera singulière, marquée par un calendrier électoral chargé. «Pour cette année, au regard des enjeux sociopolitiques liés aux échéances électorales, il est apparu évident pour le Minhdu de renforcer les ressources pour réhabiliter les voiries des villes de Douala et Yaoundé», précise le ministère.

UN FOSSÉ ENTRE BESOINS ET FINANCEMENTS DISPONIBLES

 En concertation avec les communes, le Minhdu a estimé les besoins pour la réhabilitation des voiries à 30 milliards de FCFA en 2025. Or, cette enveloppe s’avère irréaliste dans le contexte actuel : «Près de 8 milliards de FCFA seront effectivement consacrés à l’amélioration des services de voirie, bien en deçà des 30 milliards nécessaires», affirme le Minhdu dans le CMDT, en précisant par ailleurs qu’il faudrait au minimum 130 milliards de FCFA pour résoudre durablement le problème de dégradation des voiries dans les grandes villes.

LES PROJETS ENVISAGÉS POUR 2025

Toutefois, malgré ces limites, le Minhdu compte lancer plusieurs chantiers prioritaires dès 2025. Parmi ces derniers figurent, des travaux de désengorgement de la pénétrante nord de Yaoundé, avec une enveloppe de 3,7 milliards de FCFA, et la réhabilitation de la voie reliant le Carrefour Oilibya à Omnisport, estimée à 2 milliards.

En parallèle, des fonds seront alloués à l’entretien des voiries d’environ soixante communes, à hauteur de 5,1 milliards. Le CDMT détaille également des projets d’aménagement de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen et la réhabilitation de certaines routes dans des villes comme Bandjoun, Nanga-Eboko, et Bamenda.

LA GESTION DES DÉCHETS, UNE PROBLÉMATIQUE PERSISTANTE

 Au-delà des infrastructures routières, la gestion des ordures ménagères continue de poser de sérieux défis dans les grandes agglomérations, notamment à Yaoundé et Douala. Le Minhdu est conscient de l’urgence de ce problème, malgré les faibles ressources disponibles pour le résoudre. «Yaoundé et Douala « villes propres » pourraient n’être qu’un slogan creux sans une véritable stratégie d’assainissement», constate le ministère dans le CDMT.

A en croire ce département ministériel, les difficultés financières persistantes compliquent les efforts d’assainissement, «malgré les subventions de l’État, logées au ministère des Finances, et les droits d’accises collectés par le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (FEICOM)». Selon le Minhdu, les communes rencontrent de plus en plus de difficultés à mobiliser les fonds nécessaires, et le ministère, bien que chargé des questions d’assainissement, ne dispose d’aucun levier pour agir directement.

Dans ce contexte, il envisage «une approche plus proactive pour 2025, mobilisant des ressources d’appoint pour des opérations en régie et visant à renforcer les actions de nettoyage des points critiques dans les grandes villes». L’insuffisance des moyens financiers alloués au ramassage des ordures dans la ville de Yaoundé a toujours constitué l’un des principaux points d’achoppement entre les prestataires et l’Etat. Selon des chiffres dévoilés par Jean-Pierre Ymele, le directeur général de Hysacam, lors d’une réunion de concertation organisée le 11 juillet 2023, la ville de Yaoundé a besoin d’un minimum de 15 milliards de FCFA chaque année, pour assurer le ramassage des ordures. Cependant, pour ce service, le gouvernement ne débourse que 4 milliards par an, laissant le soin aux collectivités territoriales décentralisées de régler l’autre partie de lanote. Toutefois, les retards accusés par l’Etat dans la mise à disposition de sa quote part, ainsi que les tensions de trésorerie au niveau de la communauté urbaine de Yaoundé paralysent régulièrement le secteur. «Tous les travaux, que ce soit les travaux routiers ou de gestion des ordures, sont fait par la mairie de la ville sur fonds propres. Leur financement dépend également du compte unique du Trésor, où vous pouvez avoir une provision, mais vous ne pouvez pas en bénéficier du fait des tensions de trésorerie. C’est ce qui fait que si vous ne payez pas ces entreprises, pour qu’elles aussi puissent payer leur personnel, il y a des moments de fatigue, et même des moments de débrayage, que vous avez trouvés» a récemment indiqué Luc Messi Atangana, le maire de la ville de Yaoundé.

LE BLOCAGE DE LA PASSATION DES MARCHÉS

Les efforts pour améliorer la gestion des déchets à Yaoundé sont également entravés par les lourdeurs administratives. En juin 2024, la Communauté urbaine de Yaoundé a lancé un appel d’offres international pour un contrat de gestion des ordures d’un montant prévisionnel de 61,8 milliards de FCFA, réparti en quatre lots couvrant les sept communes de la ville.

Cependant, la procédure, complexe et longue, n’a pas encore abouti à la sélection de nouveaux prestataires, bien que la date limite de soumission ait été prolongée jusqu’en septembre 2024. En attendant la finalisation des contrats, les entreprises précédemment en charge de la collecte des déchets continuent d’opérer à titre provisoire, malgré l’expiration de leurs contrats fin 2023. Luc Messi Atangana, maire de Yaoundé, a exprimé sa frustration face aux délais de contractualisation, qui ralentissent la mise en œuvre d’un service de collecte efficace, au détriment de la qualité de vie des habitants

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