dimanche, juin 14, 2026
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Lions indomptables : Les 28 de Tony Conceiçao contre le Malawi et la Côte d’ivoire

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conceicao semble serein

De la pré-liste arrêtée en vue de la double confrontation Cameroun-Malawi et Côte d’ivoire des 3 et 6 septembre 2021, Antonio Conceiçao n’a abandonné que quatre joueurs : le gardien Simon Ngapandouetnbu, les défenseurs Jérôme Onguene et Nouhou Tolo, et le milieu de terrain Jean Onana. Tous les attaquants convoqués au départ ont été retenus. Avec la présence de Lambert Gueme Araina, meilleur buteur de Coton sport de Garoua et même du championnat national de Première division du Cameroun pour la saison finissante. De même que son ancien coéquipier Narcisse Nlend.

Le sélectionneur national a ainsi retenu 28 joueurs dont il a rendu publique la liste ce 23 août 2021 au stade d’Olembe. Ils devront défendre les couleurs du Cameroun dans ces deux rencontres comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022.

La liste ci-dessous.

CAN 2021 : Mouelle Kombi déclenche la colère d’anciens Lions indomptables

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Mila_Branco-La hache de guerre déterrée

« Ça fait très mal de voir toujours les mêmes gens de Yaoundé et le bureau du Calif nommés et mis en avant ». C’est la réaction de Serge Branco Namekong à la suite de la nomination par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), dans sa posture de président du Comité local d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Cocan). Le champion olympique pousse plus loin le bouchon en déclarant dans le « billet » qu’il a commis, que « il y a des vrais anciens Lions et d’autres anciennes gloires du Cameroun à Douala, Bafoussam, Garoua et autres». Avant de se demander « pourquoi ne pas aussi aller les chercher pour leur faire honneur ?».

Branco réveille les vieux démons avec Milla

L’homme se positionne en leader des champions olympique, ceux-là même qui ont porté le plus haut le flambeau de la nation : « Je me positionne comme un porte-parole de la génération 2000, une génération tout aussi glorieuse, mais tout aussi oubliée quand il s’agit de parler des anciens Lions». Une attitude qu’il a déjà adoptée lorsque le chef de l’Etat a offert des maisons aux héros de la Coupe du monde 1990. Le héros de Sydney 2000 estimait qu’il y a eu frustration et que sa génération méritait tout au moins un geste similaire. Une sortie qui avait créé une brouille à un moment avec Roger Milla, principal défenseurde la cause des anciens Lions indomptables, regroupés autour du Collectif des anciens Lions indomptables (Calif); mais qui semble plus s’intéresser à la génération 90. Branco avait dû faire profil bas et demandé pardon au Vieux Lion. Un an après, Namekong a déterré la hache de guerre. « Toujours les mêmes du Calif car le grand frère ambassadeur itinérant est avec eux et il profite pour se mettre devant et oublier ceux qui sont vraiment les vraies gloires du football camerounais ». Pire, cogne-t-il « toujours des copinages et autres et ils ont fait leur positionnement personnel leur fonds de commerce».

Les jours se suivent et se ressemblent chez les anciens Lions indomptables. Avant Serge Branco, c’est Maboang Kessack qui avait déjà craché son venin dans une lettre ouverte. L’homme de l’expédition Italie 90 minimisait la qualité et les compétences des personnes nommées. « Au pays de Samuel Éto’o, on choisit qui est ancienne gloire et qui ne mérite pas ce titre », écrivait-il. « Sans toutefois minimiser ce que font les personnes qui ont été nommées, nous sommes quand même étonnés de voir que Samuel Éto’o ou Maboang Kessack n’est pas dans cette liste, encore moins Misse Misse, Epalle, Ebongue, Mimpo, Mabom, Feutmba, Anouldji, Bekombo ou encore Bitomo », dénonçait-il. Et soulignait les absences de Samuel Eto’o, de lui-même et bien d’autres. « Samuel Éto’o avec tout ce qu’il a fait pour le rayonnement du football camerounais et pour la diplomatie camerounaise, méritait d’être nommé président d’honneur du Cocan, pourquoi pas directeur de cette compétition? Platini a été directeur d’organisation de la coupe du monde en France et ça s’est bien passé! », plaidait-il. Quant à lui-même, « depuis des années au Cameroun je suis dans la promotion du football à la base, j’organise des jubilés des anciens footballeurs, sans compter des tournois et autres activités sportives, mais je ne suis associé ni de près ni de loin au Cocan », se défend-il. Parmi les oubliés, « Pélé » se concentre sur Ernest Ebongue. « Ebongue a même été capitaine de l’équipe nationale mais il est oublié dans cette liste». Ce dernier qui lui-même n’a pas loupé les autorités du football camerounais. L’ancien attaquant des Lions indomptables s’est fendu dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, dans laquelle il rappelle ses services rendus à la sélection, en particulier sa fonction de capitaine deux années durant, après le retrait de Théophile Abéga pour blessure. Faisant remarquer que Yaoundé ne pense qu’ « aux mêmes », les siens, jamais ceux vivant à Douala et ailleurs.

Sous la pression de la CAF

Narcisse Mouelle Kombi avait cru mieux polir les angles du Cocan 2021 en nommant d’anciens sportifs et notamment des anciens footballeurs au sein du Comité d’organisation le 12 août dernier. Il s’agit notamment de membres de la commission de suivi et du directoire de veille, respectivement présidées par Albert Roger Milla et Joseph Yérima. Avec parmi les membres, notamment de la commission de suivi, Emmanuel Mvé, Emmanuel Kunde, Hagbo Hans, Jean Paul Akono, Alioum Boukar, François Bekombo, Ndoumbe Léa, Bonaventure Djonkep, Bertin Ebwelle, Eugène Ekoule, Robert Mbah Njama, Léa Eyoum, Jean II Makoun, Lucien Mettomo, Dagobert Moungam, Victor Ndip Akem, Sunday Ndi, Paul Nlend, Rigobert Song Bahanag, Pierre Wome Nlend. La sportive de renom du directoire de veille est la double championne olympique Françoise Mbango.

Le président du Cocan essayait ainsi de sauver une situation dénoncée par la Confédération africaine de football (Caf) en 2018, en remarquant que le Cocan était truffé de personnes étrangères au football. Du moins des no name dans le domaine du ballon rond, dans un pays où l’on compte par dizaines les footballeurs qui ont fait la fierté non pas seulement du Cameroun, mais de l’Afrique et même du monde.

Transport maritime : Comment le Port de Douala a repris les actifs de l’ex-Onpc

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A la faveur d’un décret présidentiel signé le 24 janvier 2019, l’Etat a décidé de rétrocéder le patrimoine de l’ex-Office National des Ports du Cameroun (Onpc) au PAD.


C’est le président de la République qui, à la faveur du décret N°2019/034 du 24 janvier 2019 portant réorganisation du Port Autonome de Douala, a décidé de la rétrocession de tous les biens de l’ex-Onpc au PAD », explique une source ayant connaissance du dossier. L’alinéa 1 de l’article 22 dudit décret précise en effet que « L’État transfère au Port Autonome de Douala en propriété ou en jouissance, selon le statut juridique de ces biens, les actifs, ainsi que le patrimoine de l’ex-Office National des Ports du Cameroun (Onpc), localisés dans la circonscription portuaire de Douala-Bonabéri ».

L’alinéa 2 du même article énumère ce patrimoine qui est composé des dépendances et biens du domaine public portuaire, ainsi que les biens du domaine privé de l’Etat affectés au Port Autonome de Douala, conformément à la législation domaniale ; les biens du domaine privé de l’Etat attribués en propriété au Port Autonome de Douala, au titre de l’apport de l’État à la formation du capital de la société ; le patrimoine de l’ex-ONPC situé à l’intérieur de la circonscription de compétence du Port Autonome de Douala ; les infrastructures et les immeubles relevant du domaine public portuaire de Douala-Bonabéri, notamment les terre-pleins, quais, jetées, plans d’eau, réseaux portuaires de voies ferrées ; les infrastructures et les immeubles relevant du domaine public portuaire de Douala-Bonabéri qui, postérieurement à la mise en place dudit port, seront réalisés et affectés à l’exploitation portuaire ; les biens meubles et immeubles appartenant au domaine privé de l’Etat, et nécessaires à la gestion des infrastructures visées à l’alinéa 1, notamment les immeubles, les outillages, matériels et approvisionnements. L’article 23 en ses alinéas 1 et 2 stipule quant à lui que toutes les infrastructures et tous les immeubles relevant du domaine public portuaire de Douala-Bonabéri, notamment « les terre-pleins, quais, jetées, plans d’eau, réseaux portuaires de voies ferrées et les réseaux routiers sont mis à la disposition du Port Autonome de Douala par l’Etat. Il en est de même de ceux qui, postérieurement à la mise en service dudit port, seront réalisés et affectés à l’exploitation portuaire ; les biens meubles et immeubles appartenant au domaine privé de l’Etat et nécessaires à la gestion des infrastructures visées à l’alinéa 1 ci-dessus, notamment les outillages, matériels et approvisionnements sont confiés en jouissance ou cédés en propriété au Port Autonome de Douala ».

Par Janvier Duclair Mvondo

Les conditions à satisfaire pour relancer l’économie

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Approuvées par les chefs d’Etat de la sous-région, ces mesures concernent notamment l’éradication de la Covid-19, la conclusion d’un nouvel accord avec le FmI et l’accélération de l’intégration sous régionale.


Les chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) se sont assis pour confronter les effets de la crise sanitaire sur l’économie de la sous-région. L’Afrique centrale est en pleine récession économique, du fait non seulement de la pandémie, mais aussi, de la chute des cours des matières premières telles que le pétrole. «Nous avions ensemble engagé des réformes structurelles ambitieuses avec le soutien technique et financier de nos partenaires au développement. Mais, au regard des résultats atteints qui sont mitigés et davantage fragilisés par la crise sanitaire actuelle, la vitesse et l’envergure de leur mise en œuvre sont à revoir », a relevé le président Paul Biya .Si chacun des six Etats a ressenti à son niveau les effets de ces crises, mieux qu’en parler, il fallait y trouver des solutions. C’est ce à quoi se sont attelés les présidents des six pays le 18 août dernier, à l’occasion du sommet extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernement de la Cemac. La rencontre convoquée et présidée en visio-conférence par le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a permis d’identifier les freins au développement de la sous-région, et d’en tirer des solutions pour une relance économique imminente. Ainsi, 24 résolutions ont sanctionné les travaux tenus en 3 heures. Ont également pris part à ces travaux, en plus des chefs d’Etats du Cameroun, du Congo, de la Guinée Equatoriale, du Tchad, du Gabon et de la Centrafrique, Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), David Malpass, président du groupe de la Banque mondiale (BM), Akinwumi Adesina, de la Banque africaine de développement, Abbas Mahamat Tolli, de la Banque des Etats d’Afrique centrale, Emmanuel Moulin, directeur général du Trésor français et Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la Cemac. Réparties en trois principaux axes, ces mesures conditionnent la relance imminente de l’économie dans la sous-région.

Programmes économiques avec le FMI obligatoires pour tous les six pays

Sur le plan financier, les Etats se sont engagés« à finaliser et à conclure des programmes avec le FMI, en vue de conférer à la stratégie régionale de relance son caractère communautaire et solidaire, lui garantir le plus succès avec le soutien du FMI, de la BM, de la BAD et des autres partenaires techniques et financiers », indique le communiqué de fin des travaux lu par le ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey. Jusqu’ici, seuls le Cameroun et le Gabon ont pu obtenir un Programme dit de seconde génération avec le FMI. Les autres pays sont en phase de négociation, alors que d’autres hésitent encore à s’y lancer.

Il est « recommandé la mobilisation des financements extérieurs de forme hybride dans les nouveaux programmes avec les partenaires, afin de combiner les caractéristiques des appuis financiers des différents bailleurs de fonds et d’accroître substantiellement les financements en privilégiant les ressources concessionnels, ainsi que les Partenariats public-privé (PPP) », précise le communiqué.

Sur le plan monétaire, les chefs d’Etats ont affirmé leur engagement au renforcement de la stabilité extérieure de la monnaie, notamment par la poursuite d’une politique monétaire prudente et efficace et l’application judicieuse de la réglementation des changes à tous les secteurs d’activités. A cet égard, ils ont encouragé la Beac à poursuivre toutes les actions entreprises ou envisagées dans ce domaine ».

En ce qui concerne la gouvernance, les chefs d’Etats ont décidé d’améliorer le fonctionnement des institutions publiques, la gouvernance et la transparence dans les secteurs public et extractif, la gestion de finances publiques, notamment la qualité des investissements, ainsi que le suivi des risques budgétaires et d’endettement inhérents à la gestion des entreprises publiques. A ceci s’ajoute la mise en œuvre des politiques budgétaires propices axées sur la mobilisation accrue des recettes hors pétrole, le renforcement de la qualité et de l’efficacité des dépenses publiques et une gestion rigoureuse de la dette extérieure. Il est également question de faire face à l’une des plus grandes faiblesses de la sous-région : sa trop grande dépendance aux ressources pétrolières. Il est dès lors question d’œuvrer pour une diversification des économies en mettant en œuvre l’un des potentiels de l’Afrique centrale, son agriculture. De même, le plan de relance communautaire devrait devenir une affaire de tous, une cause commune à l’ensemble des six Etats membres de la Cemac. La problématique de l’intégration sous régionale a également été abordée, avec comme résolutions une solidarité plus accrue entre les Etats et la mise en place de la libre circulation des biens et des personnes.

Vaccination contre le COvID-19 Pour tous

Sur le plan sanitaire, il a été décidé que soit accélérer les campagnes de vaccination pour protéger les populations, sauver des vies et favoriser une ouverture maîtrisée des économies de la sous-région, en tirant profit des initiatives bilatérales et multilatérales, et sollicité le soutien et la solidarité de la communauté internationale en faveur d’un accès large et équitable au vaccin et à la promotion d’une véritable industrie pharmaceutique de la sous-région.

BTP : 14 entreprises catégorisées

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Seuls ces opérateurs économiques pourront avoir accès à la commande publique dès janvier 2022.


Sur plus de 500 entreprises de Bâtiments et de travaux publics (BTP) connues au Cameroun, seules 14 pourront être éligibles à la commande publique à partir de janvier 2022. Ces entreprises sont les seules à s’être plié à la nouvelle exigence de catégorisation des soumissionnaires aux marchés publics. Le directeur général de l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) a publié le 13 août dernier les résultats des appels à candidature du 17 décembre 2020 pour la catégorisation des entreprises de BTP, des travaux, les bureaux d’études techniques et les cabinets. Sur plus de 500 entreprises des travaux et bureaux d’études opérants dans le secteur des BTP, seulement 14 ont été catégorisés, renseigne l’Armp. Les 10 entreprises de travaux retenues pour trois catégories et selon les domaines d’activités sont entre autres, pour la catégorie A et dans les domaines d’activités « routes, ouvrage d’art », les entreprises : Razel, Bun’s, et Routd’Ad ; dans la catégorie B, Croisière BTP, Comar, Sotcocog, Smar, Cetp et Simfo&Sons et dans la catégorie C, l’Ets Cotrap. Pour les activités des bureaux d’études techniques et cabinets, les entreprises retenues sont les sociétés Cadek, SetecIngenierie, Betas AS et Ets Kamg Sarl. La Commission chargée de catégorisation délivre l’attestation de catégorisation pour une période de deux ans.

De nombreuses retombées sont attendues de ces opérations de catégorisation. Il s’agit d’abord d’assainir le fichier des prestataires et entreprises éligibles à la commande publique. « Il est question désormais pour les pouvoirs publics de tirer toutes les leçons des projets abandonnés ou inachevés, en raison du côté aventurier des prestataires ayant été déclarés adjudicataires. Il s’agit pour le régulateur de soumettre toutes les entreprises et/ou prestataires du secteur du BTP, à des regroupements affinitaires, par catégorie et par classe, en fonction de différents critères objectifs, afin de permettre à chacun de soumissionner pour des projets qui sont en adéquation avec ses capacités techniques et financières réelles », explique-t-on à l’ARMP. Ce qui permettra de trier le bon grain de l’ivraie, dans un secteur où les aventuriers sont nombreux. Les entreprises qui ne vont pas se conformer à cette procédure seront exclues ou déclarées inéligibles à la commande publique. Elles pourront néanmoins se rattraper, en sollicitant, auprès du régulateur, leur catégorisation, à la suite du dépôt d’un dossier conforme à la réglementation en vigueur. Les entreprises classées et qui seraient reconnues coupables de mauvaises pratiques ou de malfaçons graves dans l’exécution des prestations, pourront être frappées de sanctions dont la rétrogradation à une catégorie inférieure ou encore le retrait temporaire de l’attestation de catégorisation. Les prochains secteurs devant se conformer à la procédure de catégorisation sont ceux œuvrant dans les domaines du bâtiment et équipements urbain. Ici, les entreprises sont celles des gros œuvres, second œuvre, les sociétés d’entretiens de bâtiments et les entreprises générales. Autre secteur concerné, celui de l’hydraulique et assainissement. Les entreprises ciblées sont celles des adductions d’eau potable, forages, digues et barrages, assainissement et station d’épuration. Pour le domaine de l’énergie, sont considérées les sociétés opérant dans l’électricité, les hydrocarbures et les énergies renouvelables.

CEMAC : un sommet des chefs d’Etats se tient le 18 août prochain

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En prélude à ce rendez-vous, une session du conseil des ministres de l’Ueac organisée à douala, a débouché sur des propositions de réformes et mesures de relance économique à mettre sur la table.

La Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) fait face à un choc sécuritaire, sanitaire et pétrolier. Les effets de la pandémie sont venus s’ajouter aux tensions sécuritaires et à la chute des prix des hydrocarbures qui représentaient près de 70 % des exportations des pays membres. Comment donc se relever de ce triple choc ? Les leaders de la zone Cemac décideront des mesures à mettre en œuvre dans les prochains jours. Mais déjà, les ministres des finances et de l’Economie de la sous région se sont concertés sur la question et ont défini des pistes de relance économique.

En effet, la croissance avait repris une pente positive en 2019 grâce à des réformes économiques structurelles à la fois dans le cadre du Pref –Cemac que des programmes avec le FMI. Cette allure a brusquement été freinée par la pandémie COVID 19. D’où l’urgence de nouvelles orientations des politiques économiques. Les ministres de l’Economie et des Finances de l’Union Economique de l’Afrique Centrale, estiment que cette pandémie impose plus de vigilance dans la gestion des finances publiques. D’après le rapport sur la situation macro économique présenté à cette occasion, des pressions sont exercées sur les finances publiques par l’effet conjugué de la baisse des recettes et la hausse des dépenses. Pour y faire face, le conseil a instruit aux institutions communautaires et aux partenaires au développement de poursuivre leur accompagnement aux Etats membres dans leurs efforts de mobilisation des ressources internes et externes, en se félicitant des diverses initiatives prises au niveau international. Entre autres, le sommet de Paris sur le financement Post Covid des économies africaines, la reconstitution en cours des ressources de l’IDA 20 pour le financement du développement ou l’ambition du FMI d’aller vers une nouvelle émission des droits de tirages spéciaux

Sous la conduite du ministre camerounais Alamine Ousmane Mey, président de ce conseil, ils ont procédé à l’évaluation des réformes déjà entreprises, ont analysé l’évolution de l’impact du covid sur les économies de la sous région. Ils se sont également penchés sur des réformes en cours de mise en œuvre dans la zone, les besoins en financement, la stratégie de mobilisation des ressources et des propositions des mesures de redressement qui permettront à la Cemac de rebondir après ces différentes crises qui ont fragilisé son économie. Leurs recommandations basées sur plusieurs piliers seront soumis aux chefs d’Etats. Les ministres n’ont cependant pas dévoilé les axes de leurs propositions. Mais la commission de la Cemac avait soumis des recommandations dans un document qui servait d’outil de travail. Les dirigeants de la Cemac qui se réuniront le 18 de ce mois devront prendre des décisions pour cette relance économique qui se veut urgente. Elle est nécessaire dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur de la Zlecaf, l’échéance de la première génération des programmes avec le FMI et les négociations d’une nouvelle phase entre l’institution de Breton Woods et les pays membres Cemac.

Par Tatiana Meliedje

Bananes : 764 tonnes exportées en juillet 2021

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Les exportations du produit sont passées de 11 695 tonnes à 12 459 au cours du mois de dernier.


L’exportation de la banane camerounaise regagne peu à peu son potentiel d’il y a quelques années. Cela s’est encore observé au cours du mois de juillet dernier. Les exportations de la banane produite au Cameroun se sont élevées à 12 459 tonnes. Les cargaisons ainsi exportées sont en hausse de 764 tonnes par rapport au mois de juillet 2020, au cours duquel les producteurs locaux avaient expédié 11 695 tonnes vers le marché international. Ce sont des données statistiques publiées par l’Association bananière du Cameroun (Assobacam). Ce regain de vitalité de l’activité provient d’une part de la société des Plantations du Haut Penja (PHP). La filiale locale de la Compagnie fruitière de Marseille affiche des exportations de 10 352 tonnes en juillet 2021, soit 404 tonnes de plus que les 9 948 tonnes exportées au cours du mois de juillet 2020. D’autre part, elle est tributaire de la relance des activités de la Cameroon Developpement Corporation (CDC). Le deuxième employeur camerounais a exporté 1 012 tonnes de bananes en juillet dernier, contre 678 tonnes un an auparavant. L’une des meilleures performances réalisées par la CDC depuis la menace de ses activités par les rebelles cesses sionistes dans le contexte de crise sécuritaire qui sévit depuis 2016 dans sa zone d’activité consituée des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Toutefois, même avec ce regain d’activité, la CDC peine à regagner son statut habituel de deuxième plus grand exportateur du pays. Elle est devancée par Boh Plantations PLC. Selon les données de l’Assobacam, cet opérateur privé a exporté 1 095 tonnes de bananes en juillet 2021, contre 1 069 tonnes en juillet 2020. C’est donc cet ensemble de bonnes performances qui a contribué à accroître les recettes d’exportations du pays, l’une des principaux produits d’exportation du Cameroun.

CUD : vers une augmentation du budget de 12 milliards

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Au vu des recettes générées au premier semestre de cette année, l’exécutif communautaire espère mobiliser davantage de ressources et faire passer le budget annuel de 58 à 70 milliards de francs.


Initialement adopté à 56,8 milliards de FCFA, le budget de la Communauté Urbaine de Douala pour l’exercice 2021 est passé à 58,9 milliards au mois de mars. Ce montant pourrait de nouveau connaître un bond. Une augmentation, cette fois, de l’ordre d’au moins 12 milliards de FCFA eu égard des résultats affichés au terme des six premiers mois de l’année. C’est ce qui ressort de la session ordinaire du conseil de communauté tenu du 10 au 12 août dernier. Une session consacrée à l’évaluation à mi-parcours du niveau d’exécution du budget.

D’après les chiffres, l’on enregistre au 30 juin 2021, un taux d’exécution de 57, 17% au niveau des recettes, 11,29% au niveau des dépenses et 22, 28% au niveau des ordonnancements. Les recettes émises sur la même période s’élèvent à 33,6 milliards de FCFA dont 29,6 milliards au titre de fonctionnement et 4,5 milliards au titre de recettes d’investissement. Le Taux de réalisation des recettes à mi-parcours étant de 57% de la prévision annuelle. Ce qui fait naitre de l’optimisme pour les prochains mois. « Si on double ce chiffre, nous pouvons espérer avoir un budget qui serait au-delà des 58 milliards. Nous pourrions arriver à plus de 70 milliards à la fin de l’exercice 2021 », s’en réjouit le maire de la ville Roger Mbassa Ndiné. Il dit noter une hausse de recettes en termes d’émission de 78, 92%, au 30 juin 2021. Le montant des recettes émises mais non encore reversées étant de l’ordre de 13, 1 milliards dont 10,62 milliards de revenus de base et 3, 1milliards d’impôts communaux sur la péréquation.

Sur l’utilisation des ressources au premier semestre de l’année, elles ont d’après le super maire servi à plusieurs investissements. « La campagne de restitution des trottoirs aux piétons, l’assainissement du secteur des mototaxis, la campagne de libération des emprises et des drains, sans parler d’autres projets comme Douala green city que nous allons bientôt lancer. » L’augmentation du budget servira à financer les divers défis auxquels la CUD fait face, notamment l’incivisme à la fois sur la voie publique que sur les actes d’urbanisme. 80% des constructions dans la ville se font sans permis de bâtir. L’exécutif communautaire compte par exemple renforcer sa police municipale. D’autres projets d’optimisation des recettes dont certains sont en cours d’implémentation sont également annoncés. Entre autres, une application pour la dématérialisation des procédures de paiement des permis de bâtir, avec une plateforme de géo localisation ; la mise sur pied d’une police en charge des affaires environnementales, la géo localisation des annonceurs et panneaux publicitaires de même que pour les droits de place dans les marchés.

Par Tatiana Meliedje

Finances publiques : 309 milliards de dette publique contractée depuis 2021

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Selon le dernier pointage de la caisse autonome d’amortissement, au 30 juin dernier, l’encours des créances se chiffrait à 10 687 milliards de francs cfa contre 10 378 milliards au 31 décembre 2020.


La dette publique du Cameroun augmente de 309 milliards en six mois pour se situer à 10 687 milliards de francs CFA. C’est ce que révèle le dernier rapport de la Caisse autonome d’amortissement (CAA) sur l’encours de la dette du secteur public au Cameroun au 30 juin 2021. Cet encours de 10 687 milliards de francs CFA représente 44,4 % du Produit intérieur brut du pays. Il était de 10 378 au 31 décembre 2020. Au cours de la période sous revue, indique la CAA, l’encours de la dette du secteur public est constitué de 91,5% de dette directe et garantie par l’administration centrale et 8,5% de dette des établissements et entreprises publiques.

Dans le détail, l’encours de la dette directe de l’administration centrale évalué à 9 760 milliards de francs CFA est quasiment stable en glissement trimestriel, mais croît de 1,6% en glissement mensuel et de 3,8% en glissement annuel. Cet encours est composé de 70,9% de dette extérieure et 29,1% de dette intérieure y compris les restes à payer de plus de trois mois (192 milliards de francs CFA).

La dette directe des entreprises et établissements publics, elle, est estimée à 902 milliards de francs CFA, en augmentation de 0,5% en glissement mensuel et 3,3% en glissement annuel. Cet encours enregistre une diminution de 2,2% et de 1,1% comparé respectivement à fin 2020, et fin mars 2021.Cette évolution, explique la CAA, est due aux remboursements du Port autonome de Douala (PAD) et de l’opérateur public des télécoms Camtel, ainsi que des paiements partiels effectués sur la dette de la Société nationale de raffinerie (Sonara) en attendant l’aboutissement de la restructuration de ladite dette en cours. La dette des sociétés publiques enregistrées se compose de 49,5% de dette extérieure et 50,5% de dette intérieure.

Selon la CAA, la dette publique désigne l’ensemble des passifs de l’Etat sous forme de créances financières, obligeant le débiteur à effectuer en faveur du créancier un paiement ou des paiements d’intérêts ou de principal à une date ou à des dates futures. Pour l’instant, cette dette publique est principalement limitée à celle de l’administration centrale.

Par Canicha Djakba

Cemac : Pour une transformation structurelle des économies

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C’est l’une des attentes exprimées par les chefs d’etat de la sous-région, qui se réunissent en visioconférence ce mercredi 18 août 2021.


C’est un rendez-vous crucial qui attend les chefs d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) ce mercredi 18 août 2021. Paul Biya et ses homologues se réunissent en visioconférence, dans le cadre d’un Sommet extraordinaire. Outre les six chefs d’Etat des pays membres et le président de la Commission de la Cemac, cette session verra la participation de la Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI), Kristalina Gueorguieva, du président du groupe de la Banque Mondiale David Malpass et celui du groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) Akinwumi Adesina, et le ministre français de l’Economie Bruno Lemaire. Les attentes sont donc nombreuses.

Attentes du sommet

Au plan politique, les dirigeants de la sous-région sont appelés à se mobiliser au plus haut niveau et à démontrer leur engagement solidaire à faire face aux crises. Au plan sécuritaire, le président camerounais et ses paires devraient réaffirmer leur engagement en faveur de la paix et de la sécurité, et de condamner les actes barbares et criminels perpétrés par les groupes terroristes dans la sous-région. Dans le contexte de crise sanitaire actuel, la Communauté est appelée à se mobiliser en faveur de la vaccination contre le Covid-19 pour atteindre le niveau d’immunité collective, en plaidant pour le financement de l’accès au vaccin et renforcer la protection sociale des personnes vulnérables. Au Cameroun, l’objectif est fixé à 5 millions de vaccinés d’ici la fin de l’année en cours.

S’il est vrai que les dirigeants de la sous-région aborderont les problèmes politiques et sécuritaires qui secouent cette partie du continent, la trame de ce sommet portera essentiellement sur les enjeux économiques, dans un contexte difficile. Ici, il est question de : renouveler l’engagement solidaire en faveur du Programme des Réformes Economiques et Financières au sein de la Cemac (Pref-Cemac), et l’entrée des pays de la communauté dans des programmes de seconde génération avec le FMI ; décider de l’affectation partielle des ressources issues des Droits de Tirage Spéciaux (DTS) au FMI en vue de la réduction des arriérés intérieurs et du renforcement des fonds propres du système bancaire ; atténuer l’exposition des banques sur les Etats ; soutenir l’appel de la conférence de Paris du 18 mai 2021, sur la relance des économies africaines, pour une allocation globale d’un montant de 100 milliards de dollars en DTS au profit de l’Afrique ; exprimer la solidarité de la Cemac en faveur des déclarations d’Abidjan au sujet de la reconstitution des ressources 2020 de l’Association Internationale de Développement (IDA 20). Au plan monétaire, la réflexion des chefs d’Etat devrait tourner autour de la consolidation de la situation des réserves de change, assurer un retour progressif et prudent à des politiques monétaires et prudentielles orthodoxes, poursuivre les réflexions sur la coopération monétaire internationale vers un cadre plus flexible, réitérer l’engagement des Etats de la Cemac à conclure des programmes de seconde génération avec le FMI. Au plan budgétaire, les décideurs de la sous-région sont appelés à continuer la consolidation, assurer la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques, veiller à la soutenabilité de la dette en privilégiant les ressources financières à caractère concessionnel. En matière de réformes enfin, il est question de souscrire à une transformation structurelle des économies vers plus de diversification et d’intégration sous-régionale, intensifier la lutte contre la corruption, promouvoir un climat des affaires propice à l’investissement privé.

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