Les conditions à satisfaire pour relancer l’économie

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Approuvées par les chefs d’Etat de la sous-région, ces mesures concernent notamment l’éradication de la Covid-19, la conclusion d’un nouvel accord avec le FmI et l’accélération de l’intégration sous régionale.


Les chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) se sont assis pour confronter les effets de la crise sanitaire sur l’économie de la sous-région. L’Afrique centrale est en pleine récession économique, du fait non seulement de la pandémie, mais aussi, de la chute des cours des matières premières telles que le pétrole. «Nous avions ensemble engagé des réformes structurelles ambitieuses avec le soutien technique et financier de nos partenaires au développement. Mais, au regard des résultats atteints qui sont mitigés et davantage fragilisés par la crise sanitaire actuelle, la vitesse et l’envergure de leur mise en œuvre sont à revoir », a relevé le président Paul Biya .Si chacun des six Etats a ressenti à son niveau les effets de ces crises, mieux qu’en parler, il fallait y trouver des solutions. C’est ce à quoi se sont attelés les présidents des six pays le 18 août dernier, à l’occasion du sommet extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernement de la Cemac. La rencontre convoquée et présidée en visio-conférence par le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a permis d’identifier les freins au développement de la sous-région, et d’en tirer des solutions pour une relance économique imminente. Ainsi, 24 résolutions ont sanctionné les travaux tenus en 3 heures. Ont également pris part à ces travaux, en plus des chefs d’Etats du Cameroun, du Congo, de la Guinée Equatoriale, du Tchad, du Gabon et de la Centrafrique, Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), David Malpass, président du groupe de la Banque mondiale (BM), Akinwumi Adesina, de la Banque africaine de développement, Abbas Mahamat Tolli, de la Banque des Etats d’Afrique centrale, Emmanuel Moulin, directeur général du Trésor français et Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la Cemac. Réparties en trois principaux axes, ces mesures conditionnent la relance imminente de l’économie dans la sous-région.

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Programmes économiques avec le FMI obligatoires pour tous les six pays

Sur le plan financier, les Etats se sont engagés« à finaliser et à conclure des programmes avec le FMI, en vue de conférer à la stratégie régionale de relance son caractère communautaire et solidaire, lui garantir le plus succès avec le soutien du FMI, de la BM, de la BAD et des autres partenaires techniques et financiers », indique le communiqué de fin des travaux lu par le ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey. Jusqu’ici, seuls le Cameroun et le Gabon ont pu obtenir un Programme dit de seconde génération avec le FMI. Les autres pays sont en phase de négociation, alors que d’autres hésitent encore à s’y lancer.

Il est « recommandé la mobilisation des financements extérieurs de forme hybride dans les nouveaux programmes avec les partenaires, afin de combiner les caractéristiques des appuis financiers des différents bailleurs de fonds et d’accroître substantiellement les financements en privilégiant les ressources concessionnels, ainsi que les Partenariats public-privé (PPP) », précise le communiqué.

Sur le plan monétaire, les chefs d’Etats ont affirmé leur engagement au renforcement de la stabilité extérieure de la monnaie, notamment par la poursuite d’une politique monétaire prudente et efficace et l’application judicieuse de la réglementation des changes à tous les secteurs d’activités. A cet égard, ils ont encouragé la Beac à poursuivre toutes les actions entreprises ou envisagées dans ce domaine ».

En ce qui concerne la gouvernance, les chefs d’Etats ont décidé d’améliorer le fonctionnement des institutions publiques, la gouvernance et la transparence dans les secteurs public et extractif, la gestion de finances publiques, notamment la qualité des investissements, ainsi que le suivi des risques budgétaires et d’endettement inhérents à la gestion des entreprises publiques. A ceci s’ajoute la mise en œuvre des politiques budgétaires propices axées sur la mobilisation accrue des recettes hors pétrole, le renforcement de la qualité et de l’efficacité des dépenses publiques et une gestion rigoureuse de la dette extérieure. Il est également question de faire face à l’une des plus grandes faiblesses de la sous-région : sa trop grande dépendance aux ressources pétrolières. Il est dès lors question d’œuvrer pour une diversification des économies en mettant en œuvre l’un des potentiels de l’Afrique centrale, son agriculture. De même, le plan de relance communautaire devrait devenir une affaire de tous, une cause commune à l’ensemble des six Etats membres de la Cemac. La problématique de l’intégration sous régionale a également été abordée, avec comme résolutions une solidarité plus accrue entre les Etats et la mise en place de la libre circulation des biens et des personnes.

Vaccination contre le COvID-19 Pour tous

Sur le plan sanitaire, il a été décidé que soit accélérer les campagnes de vaccination pour protéger les populations, sauver des vies et favoriser une ouverture maîtrisée des économies de la sous-région, en tirant profit des initiatives bilatérales et multilatérales, et sollicité le soutien et la solidarité de la communauté internationale en faveur d’un accès large et équitable au vaccin et à la promotion d’une véritable industrie pharmaceutique de la sous-région.

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