samedi, juin 13, 2026
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Transport maritime. Les clés pour développer les ports en Afrique

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Avec l’instauration d’un marché régional unique, les places portuaires africaines doivent se réinventer pour pouvoir satisfaire les besoins inhérents.


Les ports auront sans doute un rôle important à jouer avec l’avènement de la Zone de Libre Echange Continentale africaine (Zlecaf). Celle-ci arrive dans un contexte où le taux d’échange à l’intérieur du continent est bas. Le commerce intra africain ne représente que 15% du total des échanges sur le continent. Il apparaît donc urgent pour les ports d’opérer des mutations pour répondre aux défis liés à la Zlecaf qui devraient favoriser l’intégration régionale et impulser l’industrialisation. Quelle stratégie portuaire faut-il développer ? Cette préoccupation était au centre des échanges lors de la troisième édition du forum africain des ports qui a eu lieu pendant deux jours à Douala. Experts et acteurs du  secteur ont passé en revue quelques pré requis.

Corridors et interconnexion

Pour les experts, il est urgent de favoriser l’interconnexion entre les ports dans la perspective de la Zlecaf. Dominique Lafont, de Lafont Africa Corporation, fait remarquer que le Cameroun est «  un exemple en termes d’infrastructures portuaires avec Kribi notamment qui est  l’un des nouveaux ports et qui s’impose dans la côte ouest africaine ».  Seulement, pour que ce port puisse donner le meilleur de lui-même, comme tous les autres ports africains, il faut d’autres infrastructures notamment des rails et des routes qui, d’après lui, sont pour l’instant insuffisants. « Il est évident que si on veut  interconnecter l’Afrique, le rail est un sujet crucial sur lequel il y a eu à l’échelle du continent peu d’améliorations. Ces améliorations ont eu lieu principalement sur le côté oriental du continent,  en Ethiopie et au Kenya. Et quand on parle des routes,  le continent est toujours très en retard en termes de maillage routier.   Il y a eu des progrès qui ont augmenté les capacités et réduit les problèmes d’interconnexion mais  on est encore très en deçà des besoins et c’est là que se trouvent les priorités. »

  Pour beaucoup, la Zlecaf  doit s’appuyer sur les  ports qui eux aussi  doivent s’appuyer sur des corridors efficients.  Des corridors fluides, car il faut éviter de se heurter aux barrières non tarifaires, les temps imposés aux passages des frontières parfois long de plusieurs jours.

La modernisation

  Les ports se doivent d’être compétitifs en vue de satisfaire les besoins du marché régional. Ils doivent notamment, selon les experts, renforcer leurs capacités d’accueil, s’arrimer aux standards internationaux, améliorer la sécurité et même se digitaliser. Pour Jann Hoffmann, chef de la section transport et logistique à la conférence des Nations Unies pour le Commerce et le développement, quelques efforts sont déjà fournis par les ports africains dans ce sens mais ce n’est pas encore suffisant. Il faut selon lui continuer avec cette modernisation. Il est aussi important d’harmoniser les législations portuaires. Car, certaines réglementations particulières protègent les  secteurs nationaux considérés comme stratégiques, et compliquent le passage aux frontières des marchandises.

CAN 2021 : péril sur l’organisation ?

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Un groupe d’acteurs se revendiquant de l’assemblée générale 2009 de la fécafoot se préparerait à déposer une requête auprès du tribunal arbitral du Sport (taS) à l’effet de contester l’accord-cadre relatif signé le 22 octobre dernier.


L e Cameroun n’a peut-être pas encore définitivement sauvé l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021. En effet, un groupe d’acteurs se revendiquant de l’Assemblée générale 2009 de la Fécafoot serait sur le point de déposer une requête auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à l’effet de contester l’accord-cadre signé le 22 octobre dernier avec la CAF. Ces derniers contestent notamment la qualité de Seidou Mbombo Njoya et le fait qu’il ait signé au nom de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot).

« Les membres concernés estiment qu’en reconnaissant M. Seidou Mbombo Njoya comme président de la Fécafoot, la CAF a violé l’article 11 de ses statuts », explique Me Lebel Elomo Manga, avocat commis pour contester ledit Accord-cadre. Selon ce dernier, l’article 11 des statuts de la CAF dispose en effet que : « les membres des organes des Associations nationales ne peuvent être désignés que par voie d’élections ou de nomination internes. Les statuts des Associations doivent prévoir des dispositions assurant une indépendance totale pour ces élections ou nominations ». L’élection de Seidou Mbombo Njoya ayant été annulée par le TAS le 15 janvier 2021, « sa nomination comme président intérimaire ne peut se faire qu’en interne, par l’Assemblée en fonction qui a désigné à sa place le sénateur Albert Mbida », écrit l’avocat. Or, s’ils mettent leur projet à exécution et que le TAS venait à leur donner gain de cause, l’on pourrait assister à l’annulation de l’Accord-cadre signé le 22 octobre dernier.

Assurances : Près de 100 milliards pour le paiement des sinistres en 2019

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Les assureurs camerounais consacrent au moins 50 % des primes d’assurance au paiement des sinistres d’après les chiffres dévoilés lors des journées Portes ouvertes des assurances du Littoral.


Le taux de pénétration des assurances au sein de la population camerounaise reste faible. Il se situe à seulement 1,1% environ. Dans cet environnement encore jugé insatisfaisant par les assureurs qui espèrent arriver à un taux à deux chiffres, une bonne partie de leurs parts de marchés est dédiée au règlement des sinistres. Ils estiment à une moyenne de 52 à 53% le volume des primes consacré au paiement des sinistres. Sur près de 200 milliards de primes collectées en 2019 par exemple, les assureurs disent avoir dépensé environ 100 milliards de francs CFA pour indemniser les assurés bénéficiaires des contrats d’assurance.

Ces chiffres ont été rendus publique lors des Journées Portes Ouvertes des Assurances de la région du Littoral qui se sont déroulées pendant deux jours à Douala. La capitale économique abrite en réalité la quasi-totalité des 28 compagnies d’assurances recensées au Cameroun au 31 décembre 2020. Ceci pour 17 dans la branche IARD (Incendie, Accident, Risques Divers) et 11 dans la branche vie et capitalisation. Le marché camerounais des assurances se positionne ainsi comme le deuxième de la zone CIMA en termes de chiffre d’affaires. Il est évalué 210 milliards de francs CFA en 2020 avec 03 sociétés de réassurance, 151 sociétés de courtage, 98 agents généraux et 98 mandataires non-salariés qui animent ce marché.

Cette première édition des JPO de la région du Littoral, était organisée sous le thème : La sauvegarde des intérêts des assurés et bénéficiaires des contrats d’assurances. Un thème qui intervient dans un contexte marqué par de nombreuses réformes et innovations visant à sécuriser les assurés. Notamment l’augmentation du capital minimum des compagnies d’assurances de 1 milliard à 5 milliards FCFA, la suppression de l’assurance à crédit pour améliorer la trésorerie des entreprises, la mise sur pied des textes visant un suivi rigoureux des sinistres de grande ampleur, ou encore la multiplication par le régulateur, des contrôles sur pièce et sur place auprès des compagnies d’assurances en vue d’une amélioration de la cadence de règlement des sinistres.

Télécentres communautaires polyvalents : cap sur la dynamisation

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L’objectif du ministre des Postes et télécommunications est de doter le pays de télécentres nouvelle génération, où tous les services seront accessibles à des coûts abordables.


Cap sur les Télécentres Communautaires Polyvalents (TCP) « nouvelle génération ». C’est ainsi que se résume la nouvelle vision formulée par le ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), dans le cadre de la dynamisation des TCP au Cameroun. Il s’agit pour Minette Libom Li Likeng, de «Rendre accessibles, de manière équitable à tous les citoyens dans leur localité, par le biais des Télécentres, tous les services des secteurs public, privé et social, en assurer l’efficacité, la transparence et la fiabilité à des coûts abordables, pour répondre aux besoins fondamentaux des populations rurales, afin de réduire la fracture numérique». Le plan de relance du gouvernement en la matière est au cœur d’un atelier qui a démarré ce mercredi 27 octobre 2021 au Palais des Congrès de Yaoundé.

Recueillir des contributions scientifiques

Les travaux ouverts par le Minpostel ont pour objectif de partager et de documenter cette nouvelle vision, devant guider le développement des TCP au Cameroun, et de susciter l’adhésion de toutes les parties prenantes. Il s’agit des Administrations compétentes, les entreprises sous tutelle du ministère des Postes et Télécommunications, les responsables de régions, les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) concernées, les organisations internationales, les Startups, les opérateurs du secteur et la société civile. Il n’est cependant pas seulement question de partager cette nouvelle vision avec toutes les parties prenantes, mais aussi de recueillir toutes les contributions scientifiques devant permettre de documenter et de rendre mature cette nouvelle vision. « C’est tout le sens de cet atelier qui s’inscrit en droite ligne de l’ambition et de la détermination des pouvoirs publics à œuvrer pour la promotion du développement local à travers les TIC », a indiqué Minette Libom Li Likeng. Ainsi donc, il s’agit de partager avec tous les acteurs, les éléments de la vision portant sur : la rétrocession des TCP aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) ; les options de modèle économique et de gestion proposées. Et aussi de : documenter les aspects portant sur la rétrocession des TCP aux CTD et les aspects techniques de la vision relative à la définition non seulement des missions et du mode de recrutement de l’intégrateur, des contenus et services, et des options de connectivité etc. ; définir le cadre de développement de capacités ; déterminer les aspects de pérennisation et de viabilité des TCP. Les principales thématiques retenues pour les débats qui meubleront les travaux en ateliers portent à cet effet sur : les contenus et les services des TCP ; les missions et la sélection de l’intégrateur ; l’architecture IT des TCP (Intégrateur, réseau, connectivité…) ; la pérennisation et la viabilisation des TCP ; le développement des capacités ; le modèle économique de gestion des TCP.

Le FMI revoit à la hausse la croissance en afrique subsaharienne en 2021

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Dans l’édition d’octobre des Perspectives économiques régionales pour l’afrique, le fonds monétaire International indique que le taux de croissance de la sous-région passera à 3,7 % d’ici la fin d’année contre les 3,4 % initialement annoncés en début d’année.


Plus 0,3 % dans les perspectives de croissance en Afrique subsaharienne cette année. Si en début d’année le Fonds Monétaire International (FMI) prévoyait déjà un regain de croissance dans la sous-région, l’institution vient de revoir à la hausse ses prévisions de croissance en Afrique sub-saharienne. Dans son édition d’octobre dernier sur les perspectives économiques régionales pour l’Afrique, l’institution de Bretton Wood annonce une croissance de 3,7% en 2021 contre 3,4 %, initialement prévu dans l’édition d’avril 2021 de la même publication. « Nous estimons que la croissance de l’Afrique subsaharienne devrait s’établir à 3,7 % en 2021, puis à 3,8 % en 2022 », révèle Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI. Cette remontée, explique-t-il, émane d’un ensemble de facteurs conjoncturels favorables au regain de l’activité économique. « Le rebond est porté par des conditions extérieures favorables aux échanges commerciaux et par les cours des produits de base. Il a aussi bénéficié de l’amélioration des récoltes et de l’augmentation de la production agricole dans plusieurs pays », détaille-t-il.

Si cette hausse de prévision est essentiellement due à la hausse des cours des matières premières, le contexte de la pandémie continue de faire planer des incertitudes quant à l’atteinte de cette croissance. Un point sur lequel alerte cependant l’institution. « Cette reprise, qui fait suite à la forte contraction de 2020, est bien entendu à saluer, mais elle est néanmoins la plus lente du monde. Par exemple, si les pays avancés devraient renouer avec leur trajectoire d’avant la crise d’ici à 2023, la pandémie semble avoir durablement abaissé la trajectoire du PIB réel en Afrique subsaharienne, ce qui laisse entrevoir une perte de production réelle par habitant d’environ 5½ % par rapport à la trajectoire d’avant la crise. Cette divergence s’explique par deux facteurs : la lenteur de déploiement des vaccins en Afrique subsaharienne et des différences notables en matière d’espace budgétaire. », interpelle le FMI. L’institution ne se contente pas d’alerter, elle invite les responsables des pays de l’Afrique sub-saharienne ainsi que la communauté internationale à redoubler d’efforts dans trois domaines.

L’urgence de faire face à La vie chère qui creuse les inégalités

Selon le FMI, plus de 30 millions de personnes ont été plongées dans la pauvreté extrême du fait de la crise sanitaire. Pire, « la situation devrait encore être aggravée dans de nombreux cas par la hausse marquée des prix des denrées alimentaires (et des carburants) que nous observons actuellement. La baisse des revenus et la hausse des prix des denrées alimentaires devraient encore réduire les gains acquis par le passé sur le plan de la réduction de la pauvreté, des indicateurs de santé et de la sécurité alimentaire. Il convient d’affronter de front ce défi », indique l’institution. Une augmentation généralisée des prix qui, non contenus, créerait « une nouvelle source de misère pour les populations et conduira à une hausse de l’insécurité », prévient le FMI.

Une tenue plus efficiente des fonds publics

« Face à une croissance plus faible que prévu, les dirigeants des pays d’Afrique subsaharienne doivent gérer trois pressions extraordinaires : engager des dépenses d’urgence pour répondre aux nombreux besoins sociaux, humains et infrastructurels ; gérer la capacité d’emprunt déjà restreinte étant donné le niveau élevé de la dette publique dans la plupart des cas; accroître les recettes fiscales et c’est politiquement difficile. La capacité des pays à gérer ce trilemme aura des retombées énormes sur leur situation macroéconomique et leurs perspectives de croissance », indique le FMI. Des challenges qui interpellent les dirigeants des pays de la sous-région à une gestion plus rigoureuse et mesurée des fonds publics, face à « un environnement de plus en plus difficile et complexe », précise le FMI. Il s’agira d’accroître les recettes intérieures, de renforcer la protection sociale, de promouvoir le passage au numérique, ainsi que d’améliorer la transparence et la gouvernance. Les pays devront aussi consolider leur position budgétaire pour ramener leur dette à un niveau soutenable. Ces mesures contribueront à relever la croissance à long terme et à offrir des débouchés aux nouveaux demandeurs d’emploi de la région.

40% de la population à vacciner d’ICI fin 2021

« À l’heure actuelle, seulement 3% environ de la population de l’Afrique subsaharienne est pleinement vaccinée, un contraste saisissant par rapport à la plupart des pays avancés et de nombreux pays émergents, où le taux de vaccination est proche de 60% ou est supérieur. Cela tient aussi au fait que les campagnes de vaccination en Afrique subsaharienne ont été plus lentes qu’ailleurs, en raison essentiellement de la constitution de stocks de doses dans les pays avancés, de restrictions à l’exportation par les grands pays producteurs de vaccins et de la demande d’injections de rappel dans les pays avancés, qui pourraient ajouter de nouveaux obstacles à l’approvisionnement », explique le FMI. Pour rehausser ce taux de vaccination, « Le FMI a proposé un plan qui consiste à vacciner au moins 40 % de la population totale de tous les pays d’ici la fin de 2021 et 70 % d’ici le premier semestre de 2022. Pour l’Afrique subsaharienne, ces objectifs sont ambitieux et exigeront un changement marqué de stratégie tant de la part des pays avancés que de la part des pays d’Afrique subsaharienne eux-mêmes », indique l’institution. Un plan qui s’annonce d’ores et déjà difficile, dans un contexte ou en plus des difficultés des pays à avoir accès aux vaccins, les populations se montrent assez réfractaires au vaccin.

L’économie sociale au secours de l’import-substitution

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Le gouvernement et des entrepreneurs locaux examinent les instruments financiers, techniques et réglementaires susceptibles d’accélérer la mise en œuvre de la politique d’import-substitution.


L a promotion du « made in Cameroon » et du « consommons camerounais » sont les nouveaux objectifs de la transformation structurelle de l’économie du Cameroun. L’exigence de satisfaire le marché local devrait accélérer la diversification de l’offre locale. Il s’agit pour l’Etat de « donner la priorité au développement de la production et à la promotion de la compétitivité des filières agricoles stratégiques » et de mettre un accent à « la transformation des matières premières afin de mieux valoriser nos produits ». L’atteinte d’un tel objectif nécessite cependant de « renforcer et dynamiser de manière significative le potentiel entrepreneurial local et national, mais surtout de transformer les Unités de l’Economie Sociale (UES) en de véritables catalyseurs de croissance sur la voie de l’émergence de notre pays à l’horizon fixé par le président de la République, Son Excellence Paul Biya », dixit Achille Bassilekin III, le ministre en charge des PME.

Elles sont en effet nombreuses, ces coopératives, associations, mutuelles, sociétés commerciales d’utilité sociale, fondations regroupées sous le vocable d’Unités de l’Economie Sociale (UES). Et elles contribuent au développement du pays notamment au sein des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD). C’est conscient de leur apport à l’économie nationale qu’au Cameroun, il leur est dédié depuis quelques années déjà, des journées consacrées à la réflexion sur les meilleurs moyens de les encadrer, de les promouvoir, mais aussi, de les pousser à davantage de productivité et de compétitivité. C’est dans ce cadre qu’il se tient depuis le 26 octobre dernier, la 5e édition des Journées Nationales de l’Economie Sociale (Jnes).

Le « Made In Cameroon » en vitrine

Les journées aspirent également à promouvoir une synergie d’actions entre les différents acteurs pour une plus grande compétitivité des UES dans les territoires ; développer l’approche filière et chaînes de valeur pour une meilleure productivité des UES dans les territoires ; favoriser la structuration des UES dans les territoires ; sensibiliser au moins quarante responsables des exécutifs communaux à prendre en compte les projets des UES dans leurs Plans Communaux de Développement. A cet égard, il est donc question depuis ces trois jours de réflexions, d’échanges et de partage d’expériences autour des problématiques liées au développement de l’économie Sociale. Il s’agira également d’examiner les instruments financiers, techniques ainsi que les actes réglementaires visant à inciter les acteurs à joindre leurs efforts et leur manière de penser pour valoriser les potentialités environnementales, économiques et sociales pour un Cameroun tourné résolument vers l’import-substitution. Il est alors question de rechercher la croissance en stimulant la production tant du secteur primaire que du secteur secondaire, et en réduisant les importations des produits de première nécessité ou de consommation courante, qui grèvent fortement la balance commerciale. L’évènement rassemble environ 300 participants et se referme ce jeudi 28 octobre.

Réaction

Achille Bassilekin III, ministre en charges des PME,

« Se pencher sur la contribution des Unités de l’Economie Sociale »

«I l faut dire que cette cinquième édition des Journées de l’Economie Sociale arrive à point nommé. C’est l’opportunité pour la grande famille de l’économie sociale, renforcée par les partenaires bilatéraux, multilatéraux ou techniques et financiers et les experts, de se pencher sur la contribution des Unités de l’Economie sociale, des organisations de l’économie sociale en général à la dynamique de transformation économique et structurelle de notre pays qui est au cœur de la Stratégie 2020-2030. Et dans ce contexte, nous allons passer en revue le dispositif existant peut-être même l’interroger de nouveau en terme de dispositif institutionnel, financier, l’expertise, les compétences même qui sont parfois dévolues aux Collectivités Territoriales Décentralisées qui sont les lieux d’ancrage de ces organisations de l’économie sociale. Ensuite, il est question de réfléchir de façon à ce que nous puissions mieux mettre en relief, mieux structurer, mieux organiser les réseaux locaux de l’économie sociale et l’action des acteurs de l’économie sociale, pour que ceux-ci soient en phase avec la dynamique globale de transformation structurelle de l’économie de notre pays. Mais surtout de la réalisation de nos objectifs sur la période 2020-2030, pour une meilleure compétitivité, mais aussi un développement local de nos territoires ».

Finances publiques : L’auditeur de la dette intérieure connu

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Le ministre des finances a sélectionné le cabinet ARC Consulting pour auditer les 19 dernières années de gestion de cette dette.


L’identité de l’auditeur de la dette publique camerounaise est dévoilée depuis quelques jours. Ce sera le cabinet ARC Audit en Consulting qui se chargera d’ausculter l’état de la dette du l’État due aux entreprises locales sur la période 2000- 2021.

C’est ce que révèle le résultat de l’appel d’offres rendu public le 26 octobre dernier par le ministère des Finances. Sur les quatre lots de l’appel d’offres, le cabinet ARC s’est vu attribuer deux lots, et les lots 1 et 4 ont quant à eux été déclarés infructueux.

Sur le lot 2, le cabinet ARC devra faire l’audit des « arriérés des établissements publics, entreprises publiques, les missions de services publiques, les dettes des marqueteurs et les autres prix administrés », indique le résultat de l’appel d’offres.

Une campagne pour maîtriser la dette flottante de L’Etat

Le ministère des Finances peine à maîtriser le montant des sommes dues aux entreprises et particuliers camerounais. Cette dette flottante génère de nombreuses difficultés au trésor public qui peine à établir à organiser des remboursements. C’est conscient de cela que le ministre des Finances Louis Paul Motaze a lancé depuis plusieurs mois une série de mesures visant à collecter des données sur l’état de la dette intérieure camerounaise afin de mieux la maîtriser. En décembre 2019 déjà, le ministre a engagé une opération d’audit des stocks des arriérés de paiement. Étaient concernés par cette opération, les ministères, les rectorats d’universités, les directeurs généraux des entreprises et établissements publics, mais également les Collectivités territoriales décentralisées. C’est dans ce sillage qu’intervient cette autre opération, dont l’appel d’offres s’est fait en juillet dernier. Si la dette intérieure flottante reste non maîtrisée (ministere des Finances), celle gérée par la Caisse Autonome d’amortissement s’élève quant à elle à quelques 3000 milliards de francs CFA, au 30 septembre dernier.

Afriland First bank intègre le switch national

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L’établissement de crédit s’est officiellement connecté à la Plateforme nationale d’Agrégation des communications électroniques le 22 octobre dernier, à la faveur d’un partenariat commercial signé avec la campost.

Inaugurée en juin 2020, la Plateforme Nationale d’Agrégation des Communications Electroniques (Npsi) tient un autre client : Afriland First Bank. L’établissement de crédit lance « SARA By Afriland », une plateforme de paiement mobile via le code unique #237#. A la faveur d’une convention de partenariat commercial signée avec la Cameroon Postal Services (Campost) le 22 octobre dernier, Afriland First Bank a choisi le short code « 001 ».

Ainsi donc, il suffit de taper le code #237*001#, pour accéder à tous les services bancaires mobiles de la banque, sans connexion internet et sans smartphone. Le service est disponible sur tous les réseaux mobiles du Cameroun et offre plusieurs facilités à ses utilisateurs : transfert de fonds, paiement de factures ou de frais de scolarité, achat de crédits téléphoniques etc. Cette innovation permet également d’accéder à des microcrédits. L’un des objectifs, selon la banque, est de permettre aux populations d’avoir accès aux services financiers partout où elles se trouvent, à tout moment et gratuitement.

« Résolument engagée vers la satisfaction de sa clientèle, la First Bank ne s’est pas contentée du digital, et a opté pour le multicanal », a expliqué Alphonse Nafack, Administrateur directeur général de Afriland First Bank. « Notre engagement de servir dit-il, épouse notre désir d’équiper les populations avec les produits et services qui leur facilitent l’exécution de leurs transactions… Nous permettons ainsi aux clients d’effectuer sereinement et de manière sécurisée un ensemble d’opérations ne nécessitant pas la présence physique en agence ».

Partenariat gagnant – gagnant

Selon la ministre des Postes et Télécommunications qui présidait la cérémonie, la convention signée le 22 octobre dernier scelle un partenariat gagnant – gagnant entre deux entités, l’une du secteur public et l’autre du secteur privé, partageant le même idéal de développement du numérique au Cameroun. Celui-ci étant appelé à contribuer à l’accélération du processus de développement de l’inclusion financière et de la réduction de la fracture numérique au Cameroun. « Nous nous réjouissons de ce que, Afriland First Bank, l’une des meilleures banques camerounaises se soit engagée vers l’amélioration de ses performances et de son service aux clients, en se connectant à l’agrégateur des communications électroniques de l’Etat », a indiqué Minette Libom Li Likeng. La Plateforme Nationale d’Agrégation des Communications Electroniques logée à la Campost, est en effet présentée comme une infrastructure unifiée qui se veut la seule interface avec les réseaux des opérateurs concessionnaires et qui permet aux fournisseurs de services de communications électroniques utilisant la ressource USSD de se connecter. « Le choix de la Campost ne s’est pas fait de façon fortuite, a expliqué son Directeur général Pierre Kaldadak. La Campost, disposant d’un data center ultra moderne, financé par le gouvernement et à même de remplir la mission d’hébergement, la signature d’un accord de partenariat commercial avec Afriland First Bank, après le lancement du code Ussd avec un autre établissement de crédit il y a quelques mois, témoigne à suffisance de la place prépondérante de la Plateforme Nationale d’Agrégation des Communications Electroniques dans l’univers de la finance inclusive ». Le principal impact de cette infrastructure est en effet l’inclusion numérique et financière qu’elle entraine, du fait de la grande pénétration du mobile dans notre pays avec un impact certain pour le développement de l’économie numérique.


Autoroute Yaoundé-Douala : 41,6 milliards pour les voies de raccordement

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Les caractéristiques de la chaussée des axes nkolbisson-Minkoameyos et Boumnyebel-autoroute long de 27 km ont récemment été dévoilés.


L es 60 premiers km de l’autoroute Yaoundé-Douala sont achevés depuis des mois. Ils ne peuvent cependant pas desservir, en l’absence de voies de raccordement au réseau routier existant. En vue de les rendre praticables et de décongestionner le trafic routier sur la nationale numéro 3 (Yaoundé-Douala), il est prévu un projet de raccordement en deux phases. La phase 1 concerne la section Yaoundé-Bibodi sur un linéaire de 60 km, avec 27 km de voies de raccordement à la Route nationale n° 3 (423,5 milliards de francs CFA). La phase 2 couvre l’itinéraire BibodiDouala sur une longueur de 136 km (812 milliards de francs CFA). Entamé depuis plusieurs années, la phase 1 devrait être complétée par deux voies de raccordement.

L’une au niveau de Boumnyebel sur la nationale 3, et l’autre à Yaoundé, à travers l’axe Nkolbisson- Minkoameyos. Si les précisions techniques sur ces axes restaient à être définies, elles le sont depuis quelques jours. D’un linéaire de 27 km en tout, les deux axes devraient coûter 41,6 milliards de francs CFA à l’Etat. L’entreprise First Harbour Engineering compagny (Cfhec) , adjudicataire du marché, devra construire une jonction autoroutière PK0-inter ancienne route national n°3 50cm grave latéritique (GL), en couche de fondation, 20 cm grave non traitée (GNT) en couche de base et 10 cm émulsion à module élevé (EME) en couche de roulement. Ensuite, de l’ancienne route nationale n°3-Nkolbisson-Cité verte : 25cm en grave latéritique en couche de fondation, 20cm en grave non traitée en couche de base, et 10cm en émulsion à module élevé en couche de roulement (partie à reprendre), pour la partie devant être confrontée, procéder à un fraisage de 3cm de l’existant pour les couches de fondation et de base, 5cm BBSG en couche de roulement. Enfin l’on aura du PK59+300-Inter R0103-Makai (route en terre) : 25GL fondation, 25cm GNT couche de base et 10cm EME couche de roulement. Makai-Boumnyebel (route revêtue) : 20cm GNT sur l’existant des couches de fondation et de base, 10cm EME en couche de roulement.

Ces caractéristiques ont récemment été arrêtées par le groupe de travail mis sur pied en juillet dernier par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. Il est constitué de l’entreprise chinoise China First Harbour Engineering compagny, entreprise adjudicataire du marché, de la mission de contrôle et l’assistance en géotechnique de maître d’œuvre technique (Agmo) et le Labogenie.

Lions indomptables : André Onana et Oyongo Bitolo de retour

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La joie du retour

Pour les deux matchs des éliminatoires du Mondial 2022 prévus en novembre prochain, Antonio Conceiçao a rappelé André Onana. A la faveur de la reprise des entraînements par le portier principal des Lions indomptables, le sélectionneur du Cameroun a cru devoir remettre à César ce qui lui est presque dû. Lui qui purgeait une peine de suspension d’un an, à la suite d’un contrôle antidopage qui a découvert une substance non conseillée dans ses urines. Le gardien principal de la sélection nationale avait reconnu avoir consommé la substance, mais a expliqué les circonstances. Une confusion médicale. Ce qui lui a valu une réduction de sa peine. Ainsi, André Onana reprend les entraînements dans quelques jours, mais dans un nouveau club, Bordeaux, et est donc de nouveau sélectionnable au pays.

Oyongo Bitolo qui a longtemps souffert d’une blessure, revient lui aussi. Conceiçao a entre temps souffert sur le côté gauche où régnait en maître l’ancien joueur de Coton sport de Garoua. De même que Léandre Tawamba retrouve le chemin de la tanière. Lui qui a été ignoré depuis 2019. Même s’il ne figure encore que sur la préliste de 32 joueurs, il est fort probable que sa place soit presque acquise, sur un flanc offensif en panne d’inspiration. Jérôme Onguene qui clignotte dans l’axe central, réapparaît, après avoir disparu lors du dernier regroupement.

Pour le reste, pas grand changement par rapport aux derniers regroupements en vue des matchs contre la Côte d’ivoire et la double confrontation contre le Mozambique.

Ci-dessous, la liste des 32 Lions indomptables.

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