samedi, mai 30, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 430

Axe Yaoundé-Ebolowa : un bus fait plusieurs morts et de nombreux blessés

0

La scène tragique a eu lieu ce matin aux environs de 10h.

Galaxy voyages, un bus de transport routier connu pour ses trajets Yaoundé-Ebolowa s’est retrouvé nez a nez avec un gros porteur non loin de la ville de Mbalmayo. Selon les sources, le bus a tenté de dépasser en pleine vitesse le véhicule qui se trouvait devant lui. Mais dans sa course malencontreuse, il croise un gros porteur qui roulait en sens inverse. Le drame est arrivé lorsqu’il a tenté d’échapper à son collègue chauffeur d’en face mais sans suite favorable. Pneus crevés, c’est le bus de voyage Galaxy qui se retrouve dans un ravin où il a terminé sa chute. Le bilan provisoire fait état de 5 morts et de plusieurs blessés graves.

Prix africain de l’alimentation : les candidatures sont ouvertes

0

Le communiqué a été rendu public le 17 Janvier 2022 à Nairobi au Kenya.

Le Comité du Prix africain de l’alimentation a annoncé hier, le lancement des nominations pour l’édition 2022 du Prix africain de l’alimentation. Des nominations qui mettront en vedette les organisations, les institutions et les entreprises qui ont créé des opportunités pour les agriculteurs africains afin qu’ils puissent tirer des moyens de subsistance viables de leur commerce. A l’issu de ces nominations, celui ou celle qui sera déclarée vainqueur, se verra attribuer une somme de 100.000 dollars soit près de 58.000.000 de F CFA.  Passer les tests de nomination, demande à chaque candidat désireux de s’inscrire sur le site www.africafoodprize.org/nominate et remplir toutes les informations nécessaires avant la date limite de dépôt des candidatures qui est prévue le 16 mai 2022.

Les lauréats seront sélectionnés par le comité du Prix africain de l’alimentation dirigé par S.E. Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, et seront annoncés lors du Sommet AGRF 2022 qui se tiendra à Kigali, au Rwanda, en septembre.  « Le Prix africain de l’alimentation rend hommage aux Africains qui prennent en main le programme agricole de l’Afrique afin de créer des richesses et des emplois pour le continent, son économie et ses habitants », a déclaré S.E. Obasanjo.

En 2021, des centaines de candidatures solides ont été reçues et, après une évaluation rigoureuse, le prix a été attribué à l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) pour son travail qui a amélioré la sécurité alimentaire dans 13 pays d’Afrique sub-saharienne. Entre 2007 et 2019, l’ICRISAT a dirigé une collaboration de partenaires pour mettre en œuvre le projet de légumineuses tropicales.

Le projet, entrepris en collaboration avec le Centre International d’Agriculture tropicale (CIAT) et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), a permis de mettre au point 266 variétés améliorées de légumineuses et près d’un demi-million de tonnes de semences pour toute une série de cultures de légumineuses, notamment le niébé, le pois cajan, le pois chiche, le haricot commun, l’arachide et le soja. Ces nouvelles variétés ont aidé plus de 25 millions de propriétaires de petites exploitations agricoles à devenir plus résistants au changement climatique, ainsi qu’aux épidémies de parasites et de maladies.

En partenariat avec les financiers tels que l’AGRA et l’UPL, le Prix africain de l’alimentation est aujourd’hui le prix le plus prestigieux récompensant une personne ou une institution exceptionnelle qui mène l’effort pour changer la réalité de l’agriculture en Afrique – de la lutte pour la survie à une activité prospère. 

Fecafoot : Seidou Mbombo Njoya passe le flambeau à samuel Eto’o Fils

0

La cérémonie a eu lieu hier lundi 17 janvier 2022 en après-midi au sein de la Fecafoot sis au quartier Tsinga.

Elle était prévue depuis l’annonce officielle des resultats qui déclaraient Samuel Eto’o Fils vainqueur. En dépit des évènements et programmes divers que connait le Cameroun notamment la CAN TotalEnergies 2021 qui se joue ici au Cameroun , l’ancien président de la Fédération Camerounaise de Football Seidou Mbombo Njoya et le nouveau président Samuel Eto’o Fils, en fonction depuis la semaine qui a suivie, se sont salués hier à la fecafoot en guise de passation de service.

En présence de plusieurs membres du personnel ancien comme nouveau, la cérémonie a été riche en émotions. Les deux Sieurs ont tenu des discours de paix qui allaient dans le même à savoir l’image prestigieuse du football camerounais. L’ex président sortant dans son discours a demandé à tous de travailler d’arrache-pied et d’épouser rapidement la politique footballistique de l’équipe entrante. Tandis que le président en fonction à la suite de son prédécesseur l’a remercié pour ses mots chaleureux et a réitéré son vœu de voir un football nouveau dans la sérénité. Il a commandé au personnel l’ardeur et l’assiduité dans le travail.

Rappelons qu’a l’issu de cette élection qui a opposé Seidou Mbombo Njoya et Samuel Eto’o Fils, les voix ont été de 43 pour l’ex capitaine des lions indomptables, et de 31 pour celui qui a été à la présidence de la Fédération durant trois années.

La CUD exprime un besoin de 100 milliards pour financer ses projets

0

La mairie de la ville juge insuffisant son budget 2022 voté à la somme de 58 milliards de FCFA et envisage de faire recours au marché monétaire et bancaire.

La Communauté Urbaine de Douala (CUD) pourrait de nouveau aller sur le marché monétaire sous régional.  Cette option est une fois de plus envisagée par la municipalité, qui en avril dernier avait lancé un avis en vue de la sélection d’un arrangeur. Il était alors question de mettre sur pied un programme d’émissions des titres de créances négociables sur le marché de la BEAC avec pour objectif de lever 150 milliards de FCFA.  La mairie de la ville compte engager une nouvelle sollicitation, cette fois même auprès des banques du fait des besoins importants en ressources pour financer ses projets d’investissements. « Les besoins de notre ville sont immenses et elle pourrait absorber des budgets annuels de l’ordre de 100 milliards de FCFA, moyennant un renforcement de ses capacités de gestion. Nous recherchons par ailleurs de nouvelles voies de financement de nos actions. Au-delà des recettes fiscales et des recettes propres définies par la fiscalité locale, les opérations de partenariat public privé sont appelées à se développer, ainsi que le recours aux marchés bancaires et monétaires » a déclaré Roger Mbassa Ndiné.

A en croire le super maire, les besoins de financement de sa collectivité représentent le double du budget annuel de la cité. De 56, 8 milliards en 2021, le budget de la CUD pour cette année a été voté pour un montant de 58, 9 milliards de FCFA.  Même s’il est en hausse de 3% par rapport à l’exercice précédent, il reste insuffisant pour réaliser les projets inscrits au programme de l’exécutif communautaire. Dans la répartition dudit budget, 23,7% soit 23,6 milliards seront consacrés aux dépenses d’investissement. L’exécutif annonce des vastes chantiers notamment la poursuite de quelques projets visant à faire de Douala, une ville moderne et attractive. L’on note par exemple, la poursuite du projet de construction de la cité des cinquantenaires, l’amélioration et la densification du réseau de voiries urbaine avec la mise en œuvre d’un dispositif d’entretien renforcé grâce à l’entrée en activité de la régie des routes et des constructions envisagée avant le deuxième trimestre, Il y a aussi la mise en œuvre d’un programme de sécurisation des réserves foncières et le renforcement de l’assiette foncière de la CUD. Il est aussi question d’achever le projet de 12 immeubles à Mbanga Japoma pour la promotion de l’habitat à loyer modéré, la réhabilitation et le renforcement du parc des toilettes publiques, la mise en œuvre des mesures d’optimisation de la gestion des boues de vidange. etc

Globalement, les axes prioritaires sont entre autres, l’amélioration de l’offre des services sociaux de base pour 2,1 milliards de FCFA en crédits de paiement et 2,6 milliards en autorisations d’engagements. Le développement économique et la protection de l’environnement est quant à lui fixé à 24,6 milliards de FCFA en crédits de paiement, et 64,5 milliards de FCFA en autorisations d’engagement.

Notation financière.BGFI obtient un A et A1+ de Bloomfield

0

La filiale camerounaise du groupe bancaire porte ainsi la mention de risque faible et se situe dans une perspective stable et solide d’après les experts.

Bloomfield Investment Corporation vient de procéder à une notation financière de BGFI Bank Cameroun. La banque récolte la note A, à long terme et A1+ à court terme. La note A traduit un « risque faible » et situe la structure dans une perspective « solide et stable », sur l’échelle de notation à long terme tandis que la note A1 +, renvoie à la capacité de BGFIBank Cameroun à faire face à ses obligations financières, à court terme. Cette dernière note est classée comme étant « extrêmement élevée ». La notation financière permet en effet d’établir la qualité de crédit de l’entité notée. C’est-à dire, la capacité et la volonté de cette entité à faire face à ses obligations financières à court, moyen, et long terme.  Étant entendu que le court terme porte sur toutes les obligations à moins d’un an, et le moyen et long terme, des obligations au-delà d’un an.

S’agissant des critères qui ont fondé cette notation financière de BGFIBank Cameroun, le président de Bloomfield Investment Corporation cite plusieurs paramètres. Entre autres, « le contexte du risque pays Cameroun, la cohérence de la stratégie de l’entreprise, le cadre juridique, réglementaire, et bancaire de la CEMAC, la gouvernance de l’entreprise, le soutien des actionnaires, l’exploitation, l’adéquation des fonds propres, l’affectivité financière, la gestion des risques internes et de contrepartie, la rentabilité, la gestion de l’endettement, la flexibilité financière etc… », a précisé Stanislas ZEZE.

BGFI bank est installée au Cameroun depuis 2011 Elle a participé au financement de divers projets structurants comme le stade de Japoma, l’accompagnement d’Eneo, Camwater, SONARA et plusieurs industries.

Can 2021/Groupe A : Le Cameroun termine en tête

0
Malgré le nul, les Lions peuvent jubiler

« Nous voulions terminer la phase de groupes avec une victoire, mais l’équipe du Cap Vert a été bonne et ne nous a pas permis cela». Antonio Conceiçao peut se mordre les doigts au terme du 3ème et dernier match de poule. Ses joueurs avaient des possibilités de faire mieux qu’un match nul mais n’ont pas su exploiter toutes les chances de buts. Vincent Aboubakar qui est dans une période de réussite, a pu trouver le chemin des filets une seule fois, sur une frappe bien ajustée des 16m, à la 32ème minute de jeu. Et comme lors de la dernière rencontre entre Lions indomptables et requins bleus, les Ouest-Africains sont revenus à la marque. Sur une jolie passe, Roberto Lopes d’une talonnade, a remis les pendules à l’heure dès la reprise.

On en restera là jusqu’au coup de sifflet final. Et pourtant, le buteur camerounais a essayé trois autres fois, sans succès. Face à une sélection capverdienne qui semblait se contenter du nul. Les Requins bleus ne se sont montrés engagés offensivement que lorsqu’ils ont encaissé. « On est content de ce nul car une défaite aurait été fatale pour nous», analyse Roberto Lopes, l’auteur du but égalisateur, par ailleurs hommes du match. C’est que ce résultat permet au Cap vert de passer à quatre points, comme le Burkina Faso qui a également été accroché par l’Ethiopie et se classe au second rang du groupe. Les Walyas quittent la compétition, pendant que Burkinabè et Capverdiens jouent sur les résultats des cinq autres groupes pour passer eux aussi au prochain tour. Le Cameroun, lui, restera à Olembe où il attend de connaître son adversaire mercredi.

C’est le second nul entre les deux pays. Mais le visiteur l’emporte dans l’ensemble, pour avoir pris le dessus en 2012 et en novembre dernier, respectivement lors des éliminatoires de la CAn 2012 et celle en cours.

Sur le même sujet

Cap vert-Cameroun: Les Requins bleus accrochent les Lions indomptables

Cap vert-Cameroun : le match de la vengeance pour les Lions indomptables

0
Duel en perspective

Lions indomptables et Requins bleus s’affrontent ce soir pour le compte de la 3ème et dernière journée des matchs de poule de la CAN 2021. Un match qui met au prises le pays organisateur et leader du groupe A, et le dernier du groupe. Même si le Cameroun est déjà qualifié pour les 8ème de finale, la position finale qui devra déterminer son adversaire et le stade où il devra jouer le match de ce second tour, reste à déterminer. Certes tout dépend aussi du résultat du match de Bafoussam entre le Burkina Faso et l’Ethiopie, mais le sort du match du stade d’Olembe compte aussi. Parce qu’en cas de victoire, le Burkina passe à six points. Et alors, une défaite du Cameroun imposerait des calculs entre les deux adversaires. En revanche, une victoire ou un nul du Cameroun le maintient au stade d’Olembe, quelle que soit l’issue de l’autre match. En revanche, l’Ethiopie est déjà certaine de quitter la compétition, sauf miracle car espérer un rattrapage comme meilleur 3ème nécessite au moins quatre points et donc une victoire sur le Burkina Faso ce soir, et des défaites d’autres concurrents pour une des quatre places de 3ème.

Unique tombeur de Conceiçao

Quoi qu’il en soit, les Lions indomptables ont déjà leurs deux pieds en 8ème de finale. Mais vont-ils s’en sortir face aux Requins bleus ? Tout et possible en matière de football mais c’est un adversaire qui n’a jamais été facile à manœuvrer par les quintuples champions d’Afrique. En trois oppositions, les Requins bleus ont pris le dessus deux fois. La première confrontation ente les deux adversaires remonte à 2012, aux éliminatoires de la CAN 2013. En 2012, Soares et ses coéquipiers avaient neutralisé Idris Carlos Kameni et compagnie à Praia (2-0), avant de rugir à Yaoundé, sur la plus petite des marques. Au retour, le Cameroun qui avait fait appel à Jean Paul AKono pour remplacer Denis Lavagne qui ne semblait pas faire l’affaire, avait battu les visiteurs (1-0), sur un but de Fabrice Olinga. Mais le match aller avait déjà gâché les chances du Cameroun de participer à la CAN Gabon-Guinée équatoriale 2013. Et actuellement, le Cap vert demeure la seule équipe à avoir battu le Cameroun sous Antonio Conceiçao en deux années de magistère sur le banc des Lions indomptables. C’était en éliminatoires de l’actuelle CAN (3-1).

C’est dire si rien n’est rassurant pour des Lions indomptables habitués à être malmenés par ce petit poucet qui, tout de même, est classé au 73ème rang mondial du football, en en étant 13ème au ranking Afrique (le Cameroun étant 50ème mondiale et 6ème africain). C’est donc un adversaire à prendre au sérieux. Pour sa première participation à la CAN en 2013, le tombeur du Cameroun avait atteint les quarts de finale, avant d’être désillusionné par le Ghana. Même si à la prochaine édition en 2015, les Requins bleus rentrent au premier tour, ils n’ont perdu aucun de leurs trois matchs. Six ans après, les Requins bleus retrouvent les Lions indomptables, cette fois-ci en phase finale de CAN, à la maison. Le Cameroun est sur une pente ascendante. Même si le désir de tourner l’effectif peut conduire le staff technique des Lions indomptables à relâcher dans la concentration. Le pays organisateur étant déjà qualifié. Mais Conceiçao a tout de même indiqué qu’il n’y aura pas grand changement dans la sélection entrante. Bubista, lui, a dans ses rangs d’anciens bourreaux des Lions, dont Marco Soares et Julio Tavares.

Taniere : quand Milla, Eto’o et Song conseillent les Lions

0

Roger Milla, Rigobert Song et Samuel Eto’o, trois légendes du football camerounais, sont allés dans le vestiaire des Lions indomptables, après leur victoire (4-1) jeudi contre l’Ethiopie dans le cadre de la CAN 202.

Les Lions Indomptables ont mis le « show » jeudi dernier sur la scène du stade Paul Biya de Yaoundé. Grâce à un doublé de Vincent Aboubakar et un autre de Karl Toko Ekambi, l’équipe nationale du Cameroun a remporté son deuxième match consécutif dans le groupe A de la CAN 2021. Et logiquement, la fête qui avait commencé sur la pelouse du joyau flambant neuf s’est poursuivie dans le vestiaire. Trois invités inattendus ont décidé de taper l’incruste. Il s’agit de Roger Milla, de Samuel Eto’o et de Rigobert Song. Les trois légendes du football camerounais et africain sont allées féliciter la bande à Eric-Maxim Choupo-Moting et en profiter pour prodiguer quelques conseils. Le premier à se prêter à l’exercice a été Roger Milla. « Après une première période difficile, vous avez su étaler votre talent en deuxième période. La deuxième mitemps a été vraiment extraordinaire, mais vous devez améliorer encore un peu plus vos performances. Quand on joue vite et collectif, on s’épargne des blessures », dixit l’homme qui a marqué l’histoire du Mondial 1990.

ETO’O PROMET 50 MILLIONS DE F CFA

 Pour Rigobert Song, il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Les Lions ont ce qu’il faut pour aller très loin. « Félicitations à tous, a-t-il lâché. C’est le début d’une compétition. On peut avoir des doutes au début. Mais vous êtes sur le bon chemin. Progressivement vous irez plus loin. Vous êtes comme un turbo ; lorsque c’est lancé, on ne peut plus l’arrêter ». Samuel Eto’o pour sa part, a utilisé des mots plus flatteurs. « Vous êtes le bien le plus précieux de cette nation. Vous nous avez une fois de plus fait rêver. Félicitations », a déclaré l’ancien buteur de cette équipe dès l’entame de son propos. Le nouveau président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) est même prêt à sortir le chéquier pour galvaniser ses jeunes frères. « Nous nous sommes fixés sept matchs. Il nous en reste encore cinq. Après le premier tour, nous, à la Fédération, nous allons vous donner une prime de 50 millions de francs CFA (77.000 euros, ndlr.) à partager », a-t-il promis. Et pour les mettre davantage en confiance, Eto’o poursuit : « Je voudrais vous demander pardon. Sachez que tous les Camerounais vous en demanderont toujours plus. Acceptez-le. Pour nous, vous êtes ce qu’il y a de plus beau ». L’ancien numéro 9 du Barça termine par une consigne : « Lundi, nous avons un autre match (contre le Cap-Vert, Ndlr.). Nous devons terminer premier de notre poule. Les Lions doivent être premiers, parce qu’ils sont les meilleurs. Ne vous arrêtez pas. Continuez ».

Douala : le petit commerce fait de bonnes affaires

0

Artisans, restaurateurs, vendeurs de boissons et gadgets ont développé leurs petites activités dans les marchés et autour des stades et des fans zones.

Alain, étudiant à l’université de Douala a de nouvelles sources de revenus depuis le démarrage de la Coupe d’Afrique des Nations 2021. Il a mis de côté la vente des fruits, une activité qu’il faisait à temps partiel avec un ami pour jouer au peintre pendant la compétition. Son travail, appliquer des couleurs de vernis sur les supporters en fonction des équipes en lice. Et il ne va pas loin pour faire valoir son art. La fan zone du stade Cicam située dans la zone universitaire lui sert de site de travail. « Les couleurs c’est à partir de 100 francs. Je dessine les drapeaux à 500 francs et si vous voulez à plusieurs endroits sur le corps, on fait le prix. Jusqu’ici, je peux dire que je m’en sors bien (financièrement) même si c’est lorsque les camerounais jouent qu’on a plus de supporters », explique- t-il. A la fin d’une journée, il dit compter en moyenne un gain de 5 mille francs, pour une activité qui nécessite moins de la moitié de cette somme comme investissement.

La vente des gadgets connaît aussi une grande floraison. Partout, aux alentours des stades, des fans zones comme dans les marchés, le commerce des maillots, casquettes, écharpes, fanions et autres occupe une bonne place. D’ailleurs, certains commerçants ont transformé une partie de leurs comptoirs pour les adapter à l’ère de la CAN. L’artisanat également se met en exergue avec des opérateurs qui confectionnent des tenues aux motifs africains ou des gadgets du même genre. Ces produits sont parfois revendus aux ambulants qui font le tour des stades. Ici, comme dans les fans zones, des centaines de petits commerçants ambulants proposent divers services et produits. Mais les produits alimentaires et les boissons semblent le plus faire de bonnes affaires. A côté des comptoirs, des jeunes ambulants proposent des apéritifs de toutes sortes ainsi que des jus et salades de fruits. L’on se frotte bien les mains. « Pour cette CAN, nous avons mis sur pied au nombre de 6, une entreprise de restauration avec livraison. Nous livrons les repas dans les fans zones au prix de 1500 francs. Nous sommes actuellement surmenés. Parfois nous ne parvenons pas à livrer toutes les commandes », nous dit Yannick. Diverses petites activités, même celles n’ayant pas de lien direct avec les sports naissent. Annie Gisèle tient par exemple un espace de jeux dans l’enceinte du stade Cicam. Dans cette fan zone qui accueille des milliers de supporters par jour, elle compte tirer son épingle du jeu. « Nous proposons des jeux de réalité virtuelle, des jeux de simulateur de conduite avec des casques, la zombie, la boxe, le jeu de sable, les montagnes russes. Ça va de 5 à 7 minutes pour les casques debout comme assis en fonction de la performance du joueur. Pour le joueur de simulateur de conduite, c’est 10 tours de circuit. 1000 francs la partie par personne et par jeu ». Annie Gisèle représente une entreprise de réalité virtuelle à Douala. Et comme cette dernière, plusieurs entreprises commerciales ont déployé des agents dans la ville et principalement dans les zones de rassemblement

Beac : bras de fer entre le minfi et le gouverneur

0
Le ministre des Finances Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
Le ministre des Finances Louis Paul Motaze www.newsducamer.com

Le Cameroun et la banque des Etats de l’Afrique centrale ne s’accordent pas au sujet de la nomination du directeur national de cette institution financière. Des échanges épistolaires entre les deux autorités monétaires le démontrent à suffisance.

Après le départ à la retraite du directeur national pour le Cameroun, son intérim sera assuré par Monsieur Zogo Nkada Achille, 1er adjoint au directeur national chargé du pôle études et contrôle bancaire, et Monsieur Asafor Cho Emmanuel, 2e adjoint au directeur national en charge du pôle exploitation. Cet intérim, qui prend effet à compter du 1er février 2022, prendra fin à la prise de fonction du nouveau directeur national ». Sauf changement de dernière minute, le directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) pour le Cameroun, Blaise Eugène Nsom, frappé par la limite d’âge, devrait quitter définitivement ses fonctions le 31 janvier prochain. Ainsi en a décidé, le 06 janvier dernier, le gouverneur de l’institut d’émission des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon, Tchad, RCA, Guinée équatoriale), Abbas Mahamat Tolli, en attendant la nomination et la prise de fonction du futur directeur, a désigné deux intérimaires pour la gestion des affaires courantes. Le gouverneur agit ainsi, contre la volonté du ministre des Finances du Cameroun (Minfi), Louis Paul Motaze, qui, depuis le 27 août 2021, avait sollicité du gouverneur de la Beac une prorogation d’un an pour Blaise Eugène Nsom, admis officiellement à faire valoir ses droits à la retraite en avril de l’année dernière. Le 11 janvier, le Minfi a saisi le gouverneur Abbas Mahamat Tolli pour lui signifier qu’il regrettait que sa décision ait été prise et diffusée sans concertations préalables, comme cela est d’usage pour les fonctions de ce rang. « J’ai pris connaissance de votre décision (…) datée du 6 janvier 2022, portant intérim du directeur national de la BEAC pour le Cameroun. Sans interférer ni ignorer vos prérogatives, et en toute conformité avec les hautes directives reçues des autorités camerounaises, nous avions souhaité une prorogation additionnelle, pour une durée d’un an, des activités de Monsieur Blaise Eugène Nsom. (…) Aussi, ai-je l’honneur, dans l’intérêt commun de la BEAC, du Cameroun et de notre sous-région, de vous inviter à trouver une position partagée… ». Tel est l’extrait du courrier adressé par Louis Paul Motazé.

TRAITEMENTS DES PROROGATIONS A DEUX VITESSES

 À travers cette correspondance, l’autorité monétaire du Cameroun s’oppose à la désignation par le gouverneur de la BEAC, de deux cadres camerounais pour assurer l’intérim au poste de directeur national de la banque centrale. Cependant, les termes de la lettre du ministre des Finances au gouverneur de la banque centrale, il est fort probable que les deux cadres ainsi désignés n’occupent pas le poste de directeur national pour le Cameroun, ne serait-ce qu’à titre intérimaire. Pour Louis Paul Motazé, bien qu’atteint par l’âge de départ à la retraite, Eugène Blaise Nsom doit être maintenu à son poste pour une année supplémentaire, au regard de son rôle capital dans le dispositif de réforme des finances publiques. « Pour leur part, les autorités camerounaises apprécient les qualités professionnelles et humaines de Monsieur Blaise Eugène Nsom. Sa collaboration et ses contributions à l’élaboration des réformes des finances publiques, notamment dans le cadre des programmes économiques et financiers menés avec le Fonds monétaire international (FMI), sont capitales. À cet égard, il a toujours fait preuve de pro-activité et de célérité dans le traitement des dossiers à lui confiés. Dans ce contexte, il nous semble indispensable de prendre le temps nécessaire pour évaluer de façon plus opportune, les options de remplacement. C’est pourquoi, en s’inspirant des précédents dans notre sous-région, pour des fonctions équivalentes, je vous propose de reconsidérer votre décision relative à la situation administrative de Monsieur Blaise Eugène Nsom », écrit le ministre Motazé. Pour l’heure, la banque centrale n’a pas encore réagi à la sortie du ministre des Finances. Mais, comme le craignait Louis Paul Motazé lui-même dans sa correspondance au gouverneur de la Beac, ce désaccord suscite d’ores et déjà « l’étonnement de l’opinion nationale, sous régionale et internationale, d’une part, tout autant que celui des acteurs habitués à la prise de ce type de décision, d’autre part ». Une source renseigne que « c’est un combat à la fois politique et économique. Il se trouve qu’il y a un conflit entre le gouverneur de la Beac et le directeur national actuel, qui fait qu’il ait nommé un intérimaire, sans même consulter le gouvernement ».

Louis Paul Motaze fait également observer qu’« au demeurant, ces hautes directives ne sont pas en contradiction avec les usages observés à la Beac quant à sa politique de départ en retraite du personnel pour laquelle les instances décisionnelles de l’institut d’émission ont constaté que certains cadres de haut niveau avaient bénéficié des périodes de prorogation supérieures à trois ans, certains étant toujours en fonction ». Des sources dénoncent un traitement à deux vitesses des prorogations, car dans cette institution, plusieurs responsables sont frappés par la limite d’âge, certains depuis quatre ans et d’autres depuis trois ans. Les mêmes sources citent une dizaine de hauts cadres, notamment le directeur de cabinet du gouverneur ou encore le directeur des ressources humaines. A noter que les mandats des directeurs nationaux ont été souvent prorogés à la Beac. Jean-Baptiste Assiga Ahanda avait bénéficié de quelques années de prorogation, tout comme Sadou Hayatou, Directeur national pour le Cameroun de 1993 à 2008. Il avait quitté ses fonctions huit ans après son départ officiel à la retraite. Au terme du Sommet de N’Djamena en 2008, les chefs d’Etat avaient décidé de mettre fin à cette pratique. Vers la fin du mandat de l’équatoguinéen Lucas Abaga Nchama en 2010, il a été « des prorogations de confort, partir un cadre quelques mois après sa mise en retraite », explique une source.

Par Amandine Atangana

- Publicité -
Google search engine