dimanche, juin 7, 2026
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Drame : Des morts dans un éboulement de terrain à Yaoundé

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Des gravats étalés un peu partout. De nombreuses maisons ont été détruites, au regard de la quantité de débris. Par endroit, une énorme quantité de boue. Des dizaines de personnes s’activent à retrouver des survivants. Depuis la nuit, c’est à cet exercice que ces secours de fortune se battent à sauver ou à retrouver les corps des personnes décédées. Par moments, des sanglots. Déjà une quarantaine de corps dont une douzaine identifiés. Ici, on retrouve une bouteille de gaz, là-bas on sauve une valise, plus loin, c’est une marmite qu’on sort de la terre,…

C’est le résultat d’un éboulement de terrain survenu dans la nuit du 8 au 9 octobre 2023. Après une pluie diluvienne. Les eaux du Mfoundi ont dû céder à leur lit, pour détruire le mur de protection érigé par les riverains de Fébé village. En contrebas d’un énorme rocher qui surplombe le quartier et donne une vue panoramique sur la ville de Yaoundé. On apprend que les eaux d’un lac jadis créé à cet endroit, ont brisé le mur de protection, rasant les habitations sur leur passage.

La capitale camerounaise porte le deuil depuis la nuit. Les fouilles se poursuivent, révisant à la hausse les chiffres des victimes.

David Jestel Shewa : « On a encore beaucoup à faire pour la réconciliation» 

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A l’ouverture des travaux du NEC, l’honorable Joshua Osih a appelé à la mobilisation populaire et à l’unité du parti. En tant que son challenger à la tête du parti, quel commentaire en faites-vous ?

Le but de chaque parti d’opposition est la conquête du pouvoir. Ce qu’il a dit est la vision que j’ai aussi, et que tout autre opposant a, pour accéder au pouvoir. Ce qu’il a dit est pertinent ; on doit rester unis, on doit se réconcilier, travailler au retour à la paix ; parce que tant qu’il n’y a pas la paix entre nous, rien ne peut marcher. Donc vous pouvez bavarder autant que vous voulez, mais s’il n’y a pas la paix entre vous, rien ne pourra marcher si vous ne travaillez pas avec tout le monde. Et vous n’accéderez pas au pouvoir. Donc en fait nous avons tous appelé à l’unité, à la collaboration, et à donner plus de valeur aux présidents de circonscriptions de base. Parce que jusqu’ici, on ne leur a pas donné assez de poids, aucun pouvoir budgétaire. Dans ma vision, tous les présidents des circonscriptions électorales doivent avoir un budget pour pouvoir gérer aussi des activités à la base. Dans chaque parti, c’est la base qui tient le parti. Ce sont donc des erreurs qu’on commettait : les gens pensaient qu’ils viennent au NEC pour manger et boire ; et c’est pour cela qu’ils viennent souvent à la dernière minute. Si on m’élit le 28 octobre, je commencerai immédiatement à mettre en application mon plan d’action.

Vous parlez de paix ; avez-vous l’impression que la paix est de retour, que la réconciliation est à l’ordre du jour au sein du SDF après la brouille du renouvellement des organes de base ?

Actuellement, je peux dire qu’on a réglé partiellement la crise. Il y avait conflit notamment dans le Littoral, à l’Ouest et à Tiko. On a réglé partiellement le problème du Littoral. On m’a rapporté tout ce qui s’est passé là-bas et j’ai vu que ce n’était pas bon. Il y a eu beaucoup d’irrégularités là-bas. Les gens qui ont été élus sont contents et pensent que tout va bien, et pourtant les autres sont mécontents. Avec ça vous pensez que les choses vont bien marcher ? Non ! A l’Ouest personne ne s’est plaint ; là-bas je peux applaudir à 100%. A Tiko, il y a encore des récriminations. Quand je serai Chairman le 28 octobre, moi-même je vais y aller pour mettre de l’ordre, pour éviter qu’il y a ait des infiltrations. Il y a une simple procédure que je vais adopter pour ramener la paix là-bas. A Douala, il y a des gens qui n’ont pas pu être candidats à cause de la caution qu’ils ont augmentée. Après mon élection, je sais ce que je vais prendre comme mesure pour réconcilier tout le monde. Je ne suis pas un politicien qui ment. Je suis un sociologue, et un sociologue dit la vérité. Tu dois examiner ce qu’il y a sur le terrain, et tu analyses avant de te prononcer. Tout ce que je dis est la vérité. Au SDF, on a encore beaucoup à faire pour la réconciliation, même avec les membres du G27. Dès que je suis élu, je vais les inviter officiellement à Yaoundé et je vais leur adresser mon message. Mais ils doivent retirer les plaintes qu’ils ont déposées au tribunal contre Son Excellence Ni John Fru Ndi et contre le parti. Parce que je suis son fils et eux ils sont mes parents. Et avant de mourir, mon père a sollicité de faire la paix avec eux, et les a appelés, selon ce que j’ai suivi. Mais l’un d’entre eux m’a confié que celui que le Chairman a envoyé est venu dire que c’est lui l’initiateur de cette réconciliation. Il n’a pas dit que c’est le père qui l’a envoyé les voir. Je suis leur fils et je ferai ce qui est bon. Mais ils devront retirer leurs plaintes. Le 28, ils seront tous de nouveaux membres officiels du SDF. Je vais leur pardonner parce que la bible dit qu’il faut pardonner. Nous tous ici avons pêché. Personne n’est parfait. Dieu demande de pardonner. C’est pourquoi je vais pardonner à tout le monde.

Dans quel état d’esprit abordez-vous cette élection, sans votre parrain politique Awoudou Mbaya et votre père politique, Ni John Fru Ndi ?

Ça me gêne que les deux personnes soient parties au même moment. Au cours du même mois, en l’espace de quelques jours seulement ; parce que l’honorable Awoudou est mort le 3 juin et le Chairman le 12 juin. Mais ils m’avaient déjà formé ; parce que c’est à 25 ans seulement que le Chairman m’a coopté officiellement au NEC. Il avait vu mon charisme et m’a dit : ‘’mon fils, sois ici pour apprendre ce qu’on est en train de faire ; on a aussi besoin de ta sagesse encore fraîche pour faire avancer le parti’’. Donc ils m’avaient déjà formé, mais je regrette de les perdre maintenant parce qu’ils avaient encore beaucoup à donner à ce pays. Mais la mort est une issue inévitable. On ne peut pas l’empêcher. Si Dieu décide, personne ne peut bloquer. Mais ce qu’ils commencé, je le finirais, au nom de Jésus Christ.

On vous a vu dans le Littoral, à l’Ouest,…mais pas dans le Grand-Nord. Le SDF continue d’oublier le Grand-Nord ?

Il y a de petits problèmes dans le Grand-Nord. On m’a appelé de là-bas, parce que les dirigeants du Grand-Nord ont été nommés. Nos statuts ne disent pas qu’on doit nommer les dirigeants à la base, mais qu’ils doivent être élus. Il y a un très grand travail à faire dans le Grand-Nord. Dès le 28, ma première vision sera le Grand-nord. Il faudra maintenir l’ordre et redynamiser, parce que c‘est la base qui tient le parti. On va inclure les jeunes ; tant que les jeunes vont me voir, ils seront motivés à rejoindre le SDF. Ce sont les jeunes qui vont amener la réconciliation et changer ce pays, parce que nos parents ont déjà échoué. Il y a beaucoup d’étapes qu’ils ont échouées, mais ils ont fait leur part. Donc il faut qu’ils nous laissent finir ce qu’ils ont commencé.

Frank Magri : Qui est le néo-Lion indomptable ?

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« Frank est avant tout un mec bien avec un état d’esprit positif, qui tire tout le monde vers le haut. Il a beaucoup de caractère ! C’est un gagnant, un compétiteur. Il est le genre de joueur qu’on aime bien avoir dans son équipe en général ». En ces mots, Tom Ducrocq, parle de Frank Magri, son ancien coéquipier à Bastia. Une description qui peut bien faire rêver le petit monde du football au Cameroun. La nouvelle trouvaille du manager sélectionneur des Lions indomptables Rigobert Song Bahanag, n’est pas vraiment connu des Camerounais. Déjà né en France et ayant évolué jusqu’ici avec les sélections jeunes de son pays de naissance, Frank Magri n’est assez connu que des fans des championnats professionnels français. Encore que l’attaquant de Toulouse ne fait que ses premiers pas en Ligue 1.

S’il n’est pas un foudre de guerre à proprement parler, c’est certainement un élément sur lequel il va falloir compter peut-être à l’avenir. Déjà la saison dernière, Frank Magri a 13 fois trouvé le chemin des buts adverses et signé quatre passes décisives pour le compte de Bastia en Ligue 2. Et cette année, l’homme qui a rejoint Toulouse FC, a déjà fait trembler les filets adverses deux fois en sept matchs joués. « Sur le terrain, il se donne à 100%, il ne lâche jamais et se montre très persévérant. En U17, il marquait déjà beaucoup de buts et tu sentais qu’il maîtrisait son poste. Il a toutes les qualités pour être un 9. C’est un attaquant qui a les deux pieds, costaud et à l’aise dos au but. Sa qualité première, c’est sa confiance. Il est sûr de lui et de ses qualités. Un gars simple avec un très bon état d’esprit », témoigne Sabri Guendouz, ancien coéquipier de Frank Magri au centre de formation d’Angers.

L’homme est attendu lors du prochain regroupement des Lions indomptables. La sélection nationale affrontera celle du Sénégal le 12 octobre prochain au stade Bollaert de Lens en France, et celle de Russie à Moscou, le 16 octobre prochain. Rigobert Song Bahanag pourrait lui accorder sa chance pour ses premiers pas avec les couleurs de son pays d’origine.

De son mètre soixante-dix-huit, l’homme de 24 ans (né le 4 septembre 1999) a de quoi réussir dans une ligne d’attaque des Lions indomptables vieillissante. Les trois leaders de ce compartiment que sont Choupo-Moting, Toko Ekambi et Vincent Aboubakar, sont tous trentenaires. Avec Frank Magri, c’est la transition qui se prépare déjà. Et le concerné a déjà dit son enthousiasme à l’appel de son pays d’origine : « Hâte de me battre comme un Lion», a-t-il réagi à sa première convocation.

Services de base. Orange Cameroun investit 79 millions à Atok

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 L’entreprise a apporté une contribution pour la mise en place d’un village Orange offrant ainsi, des meilleures conditions d’apprentissage aux élèves de cette localité de la région de l’Est, ainsi que de meilleurs soins de santé.

L’arrondissement d’Atok dans  le département du Haut Nyong, région de l’Est du Cameroun est désormais doté d’un village Orange. L’infrastructure a été inaugurée le 04 Octobre 2023 par le Directeur Général d’Orange Cameroun en visite de trois jours dans la région.   D’après Patrick Benon,  la fondation Orange  a apporté au total une subvention de  78 907 000 FCFApour le projet.   Un montant de 13 538 175 FCFA a  également été mobilisé par le partenaire Plan international Cameroun.  

Globalement, cet argent a permis  de construire un  bloc de latrines sensibles au genre de 03 cabines (01 cabine pour les filles, 01 pour les garçons et 01 pour les enfants à mobilité réduite,  de construire des bureaux pour les Directeurs d’école des groupes 1&2. On note aussi  une dotation de 120 tables-bancs, des points d’eau potable afin de réduire les risques de maladies hydriques et permettre un lavage des mains réguliers et sécurisé. Il a aussi été question dans ce projet, de réhabiliter 7 salles de classes dans les écoles publiques primaires groupe 1 et 2 d’Atok et d’améliorer les capacités d’accueil et la qualité des services au CMA d’Atok. Ce centre médical a également été équipé en matériel spécialisé pour notamment permettre le fonctionnement des appareils de chirurgie, de la chaîne de froid et d’autres équipements essentiels à travers une installation solaire. Bien entendu, le village permettra la formation aux outils numériques. Le projet va  bénéficier à près de 19 000 personnes issues des communautés de l’arrondissement d’Atok et environs. Près de  500  élèves, les jeunes, le personnel soignant et agents de santé communautaires, les femmes en âge de procréer entre autres.

Le concept de village Orange a été mis sur pied par la fondation Orange pour répondre aux problématiques relatives aux besoins de base des populations que sont la santé, l’éducation et l’accès à l’eau potable. L’idée  est de  réunir tous ces services en un projet unique pour la localité bénéficiaire.  La localité d’Atok accueille ainsi le  7ème Village Orange Orange dans le pays. A ce jour, 6 régions en ont déjà bénéficié. Bonepoupa dans le Littoral, Nkolbewa dans le Centre, Bangou à l’Ouest, Mbang Foulbe dans l’Adamoua, Batao dans le Nord et Moumour dans l’Extrême Nord.

Dette publique : les propositions du Gicam au gouvernement

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Pour rassurer les investisseurs après la double dégradation de la note souveraine du Cameroun par les agences de notation, le patronat énonce un ensemble d’actions urgentes à engager par le gouvernement.

Le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) redoute des risques majeurs pour  l’économie camerounaise à la suite de la dégradation de la note souveraine de la dette du Cameroun par deux agences de notation : moodys et standard and poor’s.   Cette dernière, a en effet dégradé la note souveraine en devises, à long et à court termes, du Cameroun de six crans, en la faisant passer de « B-/B », catégorie  « très spéculatif », à « SD/SD », soit un défaut partiel. Ce, quelques jours après que moody’s ait abaissé de deux paliers, la note du Cameroun de « B2 » (très spéculatif) à « Caa1 » (risque élevé).

 Pour le Gicam, le pays se retrouve dans la catégorie des emprunteurs pour lesquels la perception du risque de non remboursement  sur le marché  international  des capitaux est élevée.  Ce qui va selon le patronat induire des taux d’intérêt  élevés  en cas de recherche de financement sur le marché des capitaux. Ce, alors que le Cameroun a besoin des ressources pour financer son développement.  Pour le Gicam, cette situation est essentiellement due à une mauvaise gestion des finances publiques.  Notamment   la subvention  au carburant, les lenteurs dans la mise en œuvre des  réformes, des dépenses hors budget toujours plus importantes, particulièrement les dépenses exceptionnelles  liées  à la crise sécuritaire.

  Pour le Gicam, il est urgent que le gouvernement réagisse. Dans un document qu’il  vient de rendre public, le patronat formule des propositions d’actions à prendre dans l’immédiat pour rassurer les investisseurs. Premièrement, une communication gouvernementale pour démontrer la prise de la mesure de la situation et présenter les actions mises en œuvre face à cette dégradation. En second lieu, l’accélération  des réformes des  finances publiques  pour son apurement progressif. La troisième proposition porte sur le réexamen des politiques d’endettement  afin d’évaluer la pertinence  de certains choix.  Le Gicam recommande ensuite la tenue des concertations élargies avec les acteurs économiques pour examiner les propositions  du Gicam et inciter à une plus grande implication des acteurs du secteur privé dans le financement  du développement en s’appuyant notamment  sur les ppp.

Pour le Patronat, il est important que ces mesures soient rapidement mises en œuvre. Car, il y a un risque de défaut de paiement comme celui enregistré en 1983, mais aussi un risque de multiplication  des défauts. Etant donné que  la limitation  de l’accès au financement  pourrait induire une accumulation  des arriérés.  Le Gicam redoute aussi une politique  d’austérité avec un durcissement de la politique fiscale.

Lions indomptables : Rigobert Song ignore Regis Mughe et pense à Franck Magri

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En tout, trois gardiens de buts, huit défenseurs, cinq milieux de terrain et huit attaquants. Rigobert Song a refait confiance à André Onana dont le retour a fait un grand bien au Cameroun. L’homme dont le début de saison n’est pas positif en club, aura comme concurrents Fabrice Ondoa et Devys Eppasy. En défense, ce sont presque les mêmes que lors du dernier regroupement en vue des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023. Avec juste un nouveau venu : Darlin Yongwa. Un élément que Rigobert Song avait déjà eu lorsqu’il dirigeait les U23. Christopher Wooh, Nouhou Tolo, Olivier Mbaizo, Harold Moukoudi, Oumar Gonzalez, Jean Charles Castelleto et Malcom Bokélé.

Les Lions indomptables de Rigo contre la Russie et le Sénégal

Dans l’entrejeu et en attaque, Gaël Ondoua, Kunde Malong et Jérôme Ngom Mbékéli signent leur retour. Dans ce compartiment offensif, Franck Magri de Toulouse FC est le seul bleu. Le Franco-Camerounais qui compte à ce jour deux buts en 7 matchs. En revanche, Regis Mughe que Rigobert Song a convoqué lors du dernier regroupement, sans lui accorder une once de confiance sur l’aire de jeu, n’est plus de la partie.

Justice : les riverains de la Socapalm percevront 92 millions de FCFA

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La socfin, société mère de la Socapalm a été condamnée en France pour avoir délibérément manqué de transmettre des documents qui pourraient démontrer des liens entre le groupe Bolloré et l’entreprise.

140 000 euros, soit plus de 92 millions de FCFA. C’est le montant qu’un juge de l’exécution de Nanterre  en France, condamne la Société financière du caoutchouc (Socfin) à payer  aux riverains camerounais. 145 riverains dénoncent des manquements dans l’exploitation de palmiers par la Socapalm (Société camerounaise de palmeraies), filiale locale de Socfin. Ils affirment par ailleurs que la Socapalm est contrôlée par le groupe Bolloré via la holding belgo-luxembourgeoise Socfin, ce qui soumettrait le géant industriel français au « devoir de vigilance » sur ses activités.  

En prouvant cela, la  responsabilité de Bolloré serait en effet engagée comme le veut la loi française de 2017 qui oblige les plus grandes entreprises à prévenir les atteintes graves envers les droits humains et l’environnement chez leurs sous-traitants et fournisseurs étrangers. Et dans le cas d’espèce,   les plaignants  camerounais dénoncent l’accaparement de  leurs terrains et lieux de sépulture, la pollution des cours d’eau par les produits chimiques. Ils disent n’avoir pas bénéficié des actions de développement en termes de compensations tandis qu’ils sont privés des espaces arables et de leurs forêts, la remise en question des conditions de travail dans les plantations etc.

 D’après l’AFP, le juge condamne Socfin  de ne pas avoir transmis des documents qui pourraient établir les liens du groupe avec l’entreprise Bolloré. Il s’agissait  notamment des procès-verbaux des assemblées générales de Socfin et Socapalm des quatre derniers exercices pour « déterminer le rôle exact joué par la société Bolloré SE en leur sein ». Une demande qui avait été formulée par la justice en décembre à l’endroit de Socfin.  Ceci après avoir reconnu que les activités de la Socapalm sont susceptibles de « porter atteinte aux droits fondamentaux » des demandeurs « et notamment à leur droit à un environnement sain ».

Le juge de l’exécution de Nanterre note que Socfin a bien partagé certains documents mais en « a délibérément écarté certaines pièces ». En plus des 140 000 euros à verser aux plaignants, Socfin devra payer 4 000 euros par jour de retard si elle ne présente pas les documents.

Insécurité transfrontalière : Le Cameroun et le Tchad s’accordent pour la mise sur pied d’un groupe de travail mixte

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les deux pays partagent environ 1 100 km de frontière.

C’est la substance de la réunion tenue hier mardi 03 octobre 2023 à Yaoundé, entre Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la présidence chargé de la défense et le ministre tchadien des armées, Dooud Yaya Brahim.

Il faut combattre l’insécurité transfrontalière ; le terrorisme ; la transhumance armée interétatique ; les trafics illicites divers ; la circulation des bandes armées et armes de tous calibres outre les autres menaces venant d’au-delà des territoires camerounais et tchadien.

C’est la substance de la réunion tenue hier mardi 03 octobre 2023 à Yaoundé, entre Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la présidence chargé de la défense (Mindef) et le ministre tchadien des armées, Dooud Yaya Brahim. En effet, les deux pays partagent environ 1 100 km de frontière.

Cameroon Tribune de ce mercredi 04 octobre 2023 informe que selon le communiqué final ayant sanctionné les assises, les deux ministres ont convenu de la mise sur pied d’un groupe de travail mixte pour favoriser et accélérer la résolution des problèmes à la frontière.  

Le journal informe qu’il faut déjà trouver une date pour examiner à N’Djamena (capitale tchadienne), le projet d’accord proposé par la partie tchadienne en vue de l’établissement d’un accord conjoint au plan sécuritaire.

Il faut également mettre en place un mécanisme permettant l’échange d’informations. Par ailleurs, les contacts doivent se renforcer entre les autorités locales le long de la frontière, afin que les problèmes liés à la sécurité aux différents trafics et à la fraude douanière puissent être mieux maîtrisés.

 Joseph Beti Assomo

« Des défis communs nous imposent d’agir en étroite coopération »

« Nos deux pays partagent une frontière commune d’environ 1100 km. Cette réalité géographique et des défis communs nous imposent la sagesse d’agir en étroite coopération et de mutualiser nos efforts pour atteindre les objectifs fixés par nos chefs d’Etat. Je me réjouis que nous n’ayons pas attendu la présente réunion pour le faire. En effet, depuis environ une décennie, le Cameroun et le Tchad sont engagés dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram dans le cadre de la Force multinationale mixte de la Commission du Bassin du Lac Tchad dont le poste de commandement se trouve justement à N’Djamena et qui accueille en permanence des militaires camerounais. Dans le domaine de la formation, le Cameroun accueille chaque année, en toute fraternité d’armes, des stagiaires tchadiens dans ses Ecoles de formation ».

Dooud Yaya Brahim

« Les forces de défense sont main dans la main »

« Je voudrais vous rassurer que c’est dans un esprit très amical que nous avons été reçus à Yaoundé depuis dimanche. Cela a continué avec la réunion de nos experts lundi, suivie de la réunion des chefs d’état-major et de la rencontre entre les deux ministres. Cette réunion très fructueuse s’est intéressée à la sécurité des personnes et des biens au niveau de la frontière entre le Cameroun et le Tchad. Nous avons discuté longuement afin de prendre des dispositions pour sécuriser nos populations. Je salue cette initiative prônée par les deux chefs d’Etat qui nous ont instruits d’instaurer une sécurité relative à cette frontière. Les forces de défense tchadiennes et camerounaises sont main dans la main, non seulement dans la Force multinationale mixte, mais depuis toujours pour assurer la sécurité des personnes et des biens ».

Source : Cameroon Tribune du mercredi 04 octobre 2023

SDF : Le pari du rajeunissement

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Les dernières régions ont rendu leurs copies ce 1er octobre 2023, en prélude au Congrès électif à la tête du parti.
Ça y est. Le Social democratic front (SDF) a terminé les opérations de renouvellement de ses organes dirigeants ce 1er octobre. Avec notamment les régions de l’Ouest et du Littoral qui étaient à la traîne et qui focalisaient toutes les attentions. Ainsi, dans le Littoral, le puissant et tonitruant Jean Michel Nitcheu exclu récemment des rangs du parti, a été remplacé par l’ancien maire Job Théophile Kwapnang. Au terme d’une élection particulièrement âpre. A l’Ouest, on aura désormais Nzeundie Maurice comme leader. Quant au Centre, il sera dirigé par Jean Bitongo.

Les opérations de renouvellement des organes dirigeants du SDF n’ont pas été une épreuve facile à valider. Lancées dans un contexte de lutte pour la succession de Ni John Fru Ndi à la tête du parti, ces opérations ont été marquées par des luttes intestines, qui ont emporté une bonne partie des cadres de la première heure. Entre partisans d’un retour à l’extrémisme et ceux qui optent désormais pour la « collaboration » avec le pouvoir de Yaoundé, le Chairman avait pris faits et causes pour les seconds, conduits par l’honorable Joshua Osih, premier vice-président.

Et le vice-Dieu qui avait déjà réussi à placer ses hommes aux postes clé des instances du parti, a désormais les coudées franches pour poursuivre l’œuvre du leader du 26 mai 1990. Toutes les fortes têtes rangées derrière Jean Michel Nitcheu et l’ex secrétaire général Jean Tsomelou, ont été mis hors d’état de nuire ; et désormais la plupart des cadres sont de jeunes loups qui ont eu une place au soleil avec l’éviction des anciens cadres. Huit des dix présidents nouvellement élus sont jeunes. Parmi, Mbida Belinga Félix Gildas qui n’a trente ans et qui compte user de cet atout pour implanter plus solidement que ses prédécesseurs, le Parti de la balance dans la région du Sud, réputée fermée à l’opposition.

Lire aussi: Au moins trois candidats à la succession de Fru Ndi

Le renouvellement des organes de base bouclé, il reste le poste de président national du parti. La course est lancée depuis de longs mois. Si la réception des dossiers de candidatures s’est achevée le 24 septembre dernier, la communication du parti souligne que les portes n’étaient pas encore définitivement fermées, tant les régions encore dans les opérations de renouvellement de leurs organes dirigeants, avaient encore une chance de concourir. D’autant plus que ce sont les présidents des circonscriptions régionales qui devraient se charger de transmettre les dossiers des candidats issus de leurs régions. En attendant, trois candidats s’étaient déjà annoncés : Gordon Zama, Jestel Shewa et Joshua Osih. Les congressistes trancheront le 27 octobre prochain au Palais des Sports de Yaoundé.

Les dix présidents régionaux du SDF

Extrême Nord : Mahama Boukar
Nord : Ahmadou Yaouba
Sud-Ouest : John Kona Makia
Centre : Bitongo Jean
Sud : Mbida Belinga Félix Gildas
Adamaoua : Abdoul Wahab Bobbo
Littoral : Kwapnang Job Théophile
Nord-Ouest : Fongu Cletus Tanwe
Ouest : Nzeundie Maurice
Est : Meboma Meboma Alain

Eirick Jamil Songue : « L’apparition des  »Mbeatowe »…dessine pour notre peuple, un avenir radieux »

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Le Ngondo est un héritage Culturel et Traditionnel que le peuple Bakoko du Wouri contribue à développer et à pérenniser. Nous le vivons avec fierté comme tout peuple Sawa. C’est un héritage commun et nous en sommes un acteur majeur depuis sa naissance ; notamment à travers la lutte mythique de « NGOMIGAN » et « MALOBE ».

Nous avons toujours été animé à continuer à jouer un rôle important quant à la consolidation des acquis de cette illustre institution du peuple Sawa qu’est le Ngondo. Aussi nous, peuple Bakoko du Wouri, nourrissons le vœu permanent d’aider le Ngondo à s’arrimer progressivement aux enjeux du nouveau monde. C’est en cela que nous voulons rester cette force de propositions qui pourra positivement améliorer tous les aspects de la vie du Cameroun en général et des communautés Sawa en particulier.

La solidité de l’institution qu’est le Ngondo, se manifeste par sa capacité à résister aux nombreuses conjonctures internes et externes qu’elle a subies tout le long de sa trajectoire à l’accomplissement de sa marche historique. Nous pouvons nous en féliciter, sans toutefois oublier de travailler davantage à solidifier sa base structurelle et infrastructurelle dans un monde qui va de plus en plus vite.

Nous le savons tous, aucune œuvre humaine n’est parfaite. Tout en préservant sa colonne vertébrale, ceci invoque le défi qu’à le Ngondo à devoir se réinventer sans cesse afin d’y puiser la force de rencontrer demain. Un Ngondo plus fort, indépendant et autonome, est un Ngondo qui devrait œuvrer à solidifier son institution et non à fabriquer les hommes forts.

A travers tout ceci, notre but est de continuer à promouvoir et à renforcer notre identité culturelle Bakoko, à travers un travail de développement inclusif où toutes nos forces vives, endogènes et exogènes de toutes les couches sociales, ont leur place. L’apparition des « MBEATOWE » sur les berges de la Dibamba cette année, dessine pour notre peuple, un avenir radieux à travers les différents challenges et opportunités que nous allons continuer à surmonter et à saisir tous ensemble.

C’est une louable tradition qu’est la Caravane du Ngondo. A l’image des années précédentes, le Canton Bakoko du Wouri sera heureux et fier d’accueillir cette Caravane en 2023. Une occasion idoine pour notre peuple d’exhiber son savoir-faire, son savoir-être et son vivre-ensemble légendaire. Nous donnerons à notre dynamique et jeune équipe l’occasion d’innover et d’améliorer notre façon d’accueillir et de célébrer la Caravane.

A toutes et à tous, nous souhaitons une chaleureuse bienvenue à la caravane du Ngondo au canton Bakoko du Wouri.

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