samedi, juin 6, 2026
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Reconnaissance : Kylian Mbappè va être énobli par les chefs Sawa

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Kylian Mbappe lors de son passage à Douala-Jebalè

Denise Epote (journaliste à TV5), Georges Bwelle (chirurgien au service des démunis qu’il soigne gratuitement) et Kylian Mbappe (footballeur français aux origines camerounaises) vont bientôt être sacrés notables Sawa. Ces trois personnalités de renommée internationale recevront le 18 novembre prochain « les félicitations et la reconnaissance des Chefs traditionnels et de leurs peuples », apprend-on dans un communiqué signé le 29 octobre dernier de Sa majesté Ness Essombey Ndambwé, chef du village Sodiko, pour le compte de l’Association des chefs traditionnels des villages Sawa du Wouri. Ces trois personnalités, toutes originaires de la côte littorale du Cameroun, seront ainsi honorés « pour leurs parcours professionnels élogieux, leur rayonnement transcontinental et leur impact positif sur la vie et le destin de nombreux compatriotes et Africains », lit-on dans le communiqué du président de l’Association des monarques Sawa du Littoral.

Les organisateurs assurent d’office que le capitaine de la sélection nationale de football français ne sera pas de la partie du fait de contraintes professionnelles ; en revanche, il est certain que l’ex présentatrice du journal télévisé à la Crtv, la télévision publique camerounaise, et le médecin en service à l’hôpital central de Yaoundé, devraient effectuer le déplacement de la chefferie du village Sodiko. Pour autant, Kylian Mbappè devrait être représenté à cet événement. Les chefs Sawa du Littoral invitent le public à assister massivement à cette célébration du «  »Made in Cameroon » dans les domaines des médias, de la médecine et du sport ». Un appel lancé particulièrement à l’endroit de la jeunesse « qui doit s’inspirer de ces brillants parcours ».

Cela survient quelques mois après le passage de Kylian Mbappè au Cameroun. L’homme né de l’union entre un Camerounais et une Algérienne, mais qui a la nationalité française, a effectué un voyage à l’ile de Jebalè, en plein cœur de la ville de Douala.

Assemblée nationale : Cavaye limoge son tout puissant directeur de cabinet

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Boukar Abdourahim, le Dircab déchu de Cavaye Djibril

Boukar Abdourahim n’est plus le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale (PAN). Cavaye Yeguie Djibril s’est débarrassé de son plus proche collaborateur. L’homme qui était devenu hyper-puissant, passage incontournable pour accéder au PAN, est tombé. A un moment où la troisième personnalité de la République, de plus en plus fatigué et malade, assiste impuissant à une guerre de positionnement à ses côtés, avec aux prises ses plus proches collaborateurs dont sa propre famille dont les membres sont nombreux à ses côtés, et Boukar Abdourahim que d’aucune accusent à tord ou à raison, d’être le vrai signataire de plusieurs textes attribués au PAN.

Cela survient à quelques jours de l’ouverture de la session parlementaire. Un moment au cours duquel Boukar Abdourahim devait encore se produire. Lui qui sort d’un meeting de renouvellement de la confiance au président de la République ce 6 novembre 2023, à l’occasion de la célébration du 41ème anniversaire de l’accession à la magistrature suprême de Paul Biya.

En lieu et place, Cavaye Yeguie Djibril nomme Kamsouloum Elhadji Hachimi. Celui-ci, presqu’inconnu du grand public, est administrateur principal de la santé. Une nouvelle ère s’ouvre pour Kamsouloum Elhadji Hachimi. Peut-être pour Cavaye Yeguié Djibril aussi, qui subit les luttes de positionnement dans son proche entourage.

Digital. La valeur financière de Ngannou atteint 6, 5  milliards en 7 jours

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Sur deux ans, le mois d’octobre 2023, est celui où la valeur digitale de l’athlète camerounais a pris une ampleur incroyable avec un pic à la quatrième semaine du mois, semaine du combat avec Tyson Fury où les interactions dans les médias sociaux ont atteint 4 694199  et 4 514128 likes.

  Le succès médiatique du duel Fury Ngannou  n’est pas sans conséquence sur la réputation des protagonistes. Selon l’analyse  faite par le cabinet Media Intelligence, le combat opposant Tyson Fury à Francis Ngannou, a occasionné une montée exponentielle de la valeur digitale de l’athlète camerounais à l’échelle internationale.  L’observation des comptes de  Francis Ngannou sur les réseaux sociaux  durant le mois d’octobre 2023 indique que l’évènement a augmenté de façon fulgurante le nombre de ses abonnés sur 03 réseaux.   On note une croissance de  14, 12 % Sur  FACEBOOK contre 0,9% la troisième semaine, 12, 45% sur  TWITTER où le  chiffre était de 0, 34 la semaine précédente et de 13, 54% sur INSTAGRAM.  « Sur les 03 réseaux la somme des réactions a augmenté mais on remarque une croissance encore plus conséquente sur le réseau Instagram soit une croissance de réactions de 87,94% de la semaine 3 à la semaine 4 », commente Media Intelligence.

Globalement, sur deux ans, le mois d’octobre 2023, est celui où la valeur digitale de Ngannou a pris une ampleur incroyable avec un pic la dernière semaine du mois, soit quelques jours avant le combat.  Pendant ces jours, la portée du sujet dans les médias sociaux est évaluée autour de 44, 244,229 et   de 103, 689,057  pour le non social. Les interactions dans les médias sociaux  quant à elles ont atteint 4,694,199 et  4,514,128 likes seulement pendant ces 7 jours. Ce qui équivaut à une valeur monétaire des actions dans les médias du sujet Francis Ngannou  de l’ordre de 10 790 000dollars. Soit   6 587 295 000  de FCFA uniquement pour la quatrième semaine du mois d’Octobre 2023.   

Digital : plus de 4, 5 milliards générés par le combat Fury VS Ngannou

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Analysant la progression de la valeur digitale de Francis Ngannou à l’échelle internationale, le cabinet media Intelligence attribue une valeur monétaire de 7 440 000 de Dollars à ce combat, soit 4, 5 milliards de FCFA, bien au-dessus d’autres évènements   qui ont eu lieu à la même période tels que la finale de Rugby 2023, le clasico Real-Barça ou la cérémonie du ballon d’or 2023.

 Le  duel Tyson Fury et  Francis Ngannou  qui a eu lieu le 29 octobre 2023 aura été l’un des combats de boxe anglaise les plus suivis de l’année. L’évènement a drainé une véritable foule à travers les médias et réseaux sociaux.  Selon une analyse réalisée par le cabinet Media intelligence, la présence digitale de ce combat  s’est imposée face à d’autres évènements d’envergure qui ont eu lieu entre le 15 et le 31 Octobre 2023. Notamment la finale de Rugby 2023, le clasico Real-Barça ou la cérémonie du ballon d’or 2023. Si  pour  la cérémonie du ballon d’or  le combat  Fury  VS Ngannou était plutôt au même niveau d’audience avec plus de 53 millions sur les médias sociaux, la réalité est différente sur  l’échelle hors média (non social media reach).  Sur ce plan, le  RDV de boxe anglaise a atteint les 44 millions, dépassant tous les autres évènements.

Au plan financier,  Media Intelligence  fait une estimation de la valeur monétaire des actions dans les médias générée en termes de publicité. Il s’agit  là d’une  « donnée utilisée par les professionnels des relations publiques et de la communication pour mesurer la valeur monétaire de leurs efforts en matière de médias gagnés », souligne ledit cabinet. Pour le dernier combat de Ngannou, cette valeur monétaire est   estimée à 7 440 000 $ soit 4 542 120 000  de FCFA.  Un chiffre bien au-dessus de celui de la cérémonie du ballon d’or, estimé à 5 140 000 $ soit 5 140 000  FCFA et  de la finale de Rugby 2023 à 2 220 000 (1, 355 milliards FCFA).

 A côté de l’analyse du cabinet media intelligence, d’autres entités se sont aussi intéressées à la valeur financière de la digitalisation du combat  Ngannou VS Fury. Selon plusieurs médias américains, malgré la forte audience de ce combat sur les médias sociaux,  le nombre de pay per view  reste faible surtout au regard du statut des deux hommes.  Le pay per view   est considéré comme un système  de consommation à la carte qui permet à l’internaute de payer pour un film ou une rencontre sportive à la consultation ou à la page vue.  Pour le journaliste américain Dave Meltzer, « ce combat n’aurait vendu que 67 000 pay per view. En comparaison, Jake Paul annonçait avoir vendu presque 500 000 pay per view après son combat avec Nate Diaz ». Un écart incroyable qui pourrait avoir été causé par l’heure du combat, le lieu ainsi que le streaming, commentent plus d’un.

Mais un détail  révélé par media intelligence mettrait tout le monde d’accord.  Le cabinet démontre que ce combat a contribué à une croissance exponentielle de la valeur digitale de Ngannou en seulement quelques jours.

Chambre de commerce : plus de 200 projets en quête de financement

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Enregistrés sur la plateforme de l’institution publique, ces projets agro industriels pour la plupart n’ont obtenu aucune promesse de financement au terme de la 4e  du forum international des investisseurs (F2I), tenu fin octobre 2023 à Douala.

 Le forum international des investisseurs (F2I)  dont la 4 eme édition s’est tenue à Douala du 25 au 26 octobre dernier s’est refermé sans véritable moisson.  Organisé par la chambre de commerce, sous le patronage du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), le F2I est une plateforme permanente de relations B2B et d’opportunités d’affaires entre les acteurs économiques et institutionnels camerounais, les investisseurs étrangers et les institutions financières internationales.  Mais l’objectif de  mobiliser des ressources financières internes et d’attirer les investissements directs étrangers (IDE) en faveur des domaines à forte création d’emplois et de valeur ajoutée peine à être atteint.

En effet, comme pour les précédentes éditions, aucune promesse de financement n’a été obtenue  au terme de l’événement.  Ce, malgré que le comité d’organisation ait changé de stratégie par rapport à la  troisième édition  où on avait 195 projets issus des secteurs public et privé pour un besoin global de 2000 milliards de FCFA.   Cette année, la Chambre de Commerce a décidé de se concentrer uniquement sur des projets du secteur privé. Mais la mobilisation des fonds semble toujours difficile.  Aucun intérêt ferme n’a été manifesté vis-à-vis des 200 projets enregistrés  dont plus de 60% relèvent du domaine de l’agro-industrie. Ceci pour des besoins de financement  de  l’ordre de 245 milliards de FCFA.

Les organisateurs restent en attente quant à d’éventuelles manifestations d’intérêts qui pourraient intervenir dans un délai de six mois. Déjà, au cours des deux jours d’échanges,  des investisseurs britanniques étaient présents. Des rencontres B to B ont eu lieu entre promoteurs, fonds d’investissement privés et institutions financières nationales.  La chambre de commerce s’est cependant dotée d’une plateforme digitale où sont enregistrés les projets d’entrepreneurs camerounais. Ce qui constitue une base de données pour les investisseurs.

Cette 4e édition du F2I a par ailleurs été marquée par la signature de six conventions de partenariats  entre la CCIMA et des institutionnels et des groupements socio-professionnels.  Notamment le Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun (GTTC), l’Institut universitaire du Golfe (IUG), la Chambre de commerce Cameroun-Ethiopie (CCCE) et la Chambre de coopération économique des diasporas monde (CCEDIAM), la Cour d’arbitrage et médiation de la chambre de commerce (CAM-CCIMA), et la Cour d’arbitrage de Londres (Angleterre).

Lions indomptables : Rigobert Song confesse ses « péchés »

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Alors qu’Aboudi Onguene la capitaine des Lionnes indomptables A s’accorde avec les techniciens qu’« on ne vient pas apprendre à l’équipe nationale», Rigobert Song Bahanag n’a pas caché ses faiblesses : « Je suis en train d’apprendre. Je vous ai dit tout à l’heure, il y a eu beaucoup d’erreurs, beaucoup de manque de vigilance sur certains points », a avoué le manager sélectionneur des Lions indomptables en conférence de presse ce 7 novembre 2023. Le patron de l’encadrement technique des quintuples champion d’Afrique livrait la lite des joueurs qu’il a retenus pour le regroupement de ce mois de novembre 2023. L’homme dont les choix tactiques sont de plus en plus critiqués, y compris par ses pairs, refuse de jouer les savants. Le bilan ne plaide pas toujours en sa faveur. En 16 matchs avec les Lions indomptables, le successeur d’Antonio Conceiçao compte 4 victoires, cinq matchs nuls et 7 défaites. Lui qui avait pourtant réussi là où son prédécesseur semblait ne plus être l’homme de confiance : la qualification du Cameroun pour la Coupe du monde 2022. En qualifiant in extremis le Cameroun contre l’Algérie, en terre algérienne. Dans les toutes dernières secondes. « J’ai atteint mes objectifs qui étaient de qualifier le Cameroun pour la Coupe du monde», rappelle-t-il.

Assurance

Si l’homme a hérité d’une équipe essoufflé, il a piloté les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023, pour qualifier le Cameroun dans les mêmes conditions. Et les matchs amicaux que le Cameroun vient de livrer ne sont pas des plus rassurants, tant la défaite reste le sort le mieux partagé chez les Lions indomptables. « Je sais que vous êtes beaucoup restés sur les défaites, mais on ne m’a pas demandé de gagner les matchs amicaux », se défend-t-il. « Je sais que sur le plan moral c’est bien, mais ça fait partie de la préparation. Je sais ce que je cherche», tente-t-il de rassurer.

L’homme qui ne justifie pas toujours ses choix a été interpellé avec emphase sur l’absence d’une ossature de l’équipe. La presse n’a pas manqué de rappeler à l’ancien défenseur des Lions indomptables que du temps de sa superbe, au début des années 2000, tout observateur pouvait s’essayer avec une marge d’erreurs faible, à la confection d’un onze entrant de des Lions indomptables. « On ne peut pas revenir en arrière. Les conditions ne sont plus les mêmes et ce ne sont plus les mêmes personnes. Ce ne sont plus les mêmes profils », a tenu à souligner l’homme. De façon précise, « on ne peut plus avoir des latéraux comme à l’époque. Je ne sais pas s’il faut citer les noms. On avait les Njitap», a-t-il cité en exemple. « Nous sommes toujours… », a-t-il hésité, avant de trouver des mots justes. « J’ai utilisé beaucoup de joueurs. Et puis, il peut y avoir des blessés, il peut y avoir des joueurs suspendus aussi », a-t-il titubé. « Nous nous adaptons aux joueurs que nous avons et nous faisons avec eux», s’est-il contenté.

Junior Tchamadeu

Pour le technicien en chef des Lions indomptables A, « le plus important depuis que je suis dans cette équipe, c’est de créer une équipe compétitive ». Répétant, comme il l’avait déjà indiqué lors dune de ses dernières sorties, être toujours « à la recherche des solutions à votre problème ». Mais « je pense que dans les 24 joueurs que j’ai sélectionnés, vous verrez bien que chaque compartiment correspond à ce qu’on recherchait», optimise-t-il. Evoquant principalement Junior Tchamadeu qui évolue comme latéral droit. Un poste om le Cameroun peine à trouver un élément stable depuis la sortie de Gérémie Njitap, il y a plus de dix ans. « Ces jeunes que j’ai sélectionnés, je les suis depuis quelques temps», indique-t-il. Parlant tant du défenseur de Stoke city que des deux autres bleus que sont Moubagna et Léon Bell Bell.

Assurance

L’homme est conscient que « le plus important dans un match c’est de gagner». Il semble qu’à ce jour, le patron du banc de touche des Lions indomptables fait cet essentiel, mais en laissant beaucoup de doutes, avec des qualifications de dernière minute. « Aujourd’hui, je n’aurai plus droit à l’erreur. Ces deux matchs, ça ne va plus être dans les dernières secondes, les dernières minutes comme vous l’avez dit», promet-il. « Je voudrais rassurer les Camerounais : vous verrez une équipe compétitive et qui sera capable de pouvoir faire la différence à tout moment. Je suis convaincu de mon effectif et je sais qu’on n’a plus droit à l’erreur», insiste-t-il. « Que les Camerounais ne stressent pas ! », a lancé l’ancien défenseur dont la rigueur est restée légendaire.

Le désormais entraîneur est attendu sur le terrain. Les 24 joueurs que Rigo a convoqués joueront les matchs contre l’Ile Maurice à Douala le 17 novembre et la Libye à Benghazi dans l’Est de la Libye le 21 novembre. Matchs comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

Lions indomptables : les 24 de Song sans Choupo et Moumi

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Rigobert Song Bahanag a convoqué 24 joueurs pour la double confrontation de novembre 2023 contre l’Ile Maurice et la Libye, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2024. Trois gardiens de buts, 9 défenseurs, 5 milieux de terrain et 7 attaquants.

Deux absences qui sautent à l’œil : Choupo Moting et Moumi Ngamaleu, deux pièces maitresses de son attaque. Le manager sélectionneur n’a pas justifié ces deux absences.

Les joueurs convoqués joueront les matchs contre l’Ile Maurice et la Libye, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde Mexique-le Canada et les Etats-Unis.

Gardiens : André Onana, Fabrice Ondoa, Devys Epassy

Défenseurs : Nouhou Tollo, Darling Yongwa, Christopher Wooh, Arold Moukoudi, Oumar Gonzalez, Jérôme Ngom, Jean Charles Castelleto, Junior Tchamadeu, Léon Bell Bell

Milieux de terrain : Yvan Neyou, Franck Zambo Anguissa, Benjamin Elliot, Olivier Kemen et Olivier Ntcham

Attaquants : Bryan Mbeumo, Franck Moubagna, Vincent Aboubakar, Karl Toko Ekambi, Georges Koudou, Franck Magri et Clinton Njie.

Ci-dessous le programme des Lions

FIAC 2023 : le plaidoyer des acteurs du made in Cameroon

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 Axée sur la promotion des produits locaux,  cette foire a donné l’occasion aux entrepreneurs camerounais de poser les problématiques telles que les défis de l’entrepreneuriat féminin,  les infrastructures routières et énergétiques.

 La Foire Internationale des Affaires et du Commerce de Douala (FIAC)  est  déjà en cours au stade Omnisports de Bépanda à Douala. Cette  deuxième  édition  met un accent  particulier sur la promotion des produits et services valorisant les labels « Made in Cameroon ».  En plus de l’exposition, c’est aussi l’occasion d’échanger sur l’environnement des affaires. Notamment pour les acteurs qui contribuent à la promotion de ce label.  Autour du thème, « Le Cameroun, levier de la relance économique, de l’industrialisation et de l’intégration nationale. »,  la foire tente de démontrer le rôle du made in Cameroon dans la politique d’import substitution prônée par le gouvernement. Mais pour jouer pleinement ce rôle, les entrepreneurs  estiment que des conditions doivent être améliorées. Des échanges, il ressort  la nécessité d’accompagner les acteurs du made in Cameroon en se penchant sur les problématiques liées à leurs activités.

 Routes et électricité

Près de la moitié des entrepreneurs  locaux exercent dans l’agriculture et l’agro-alimentaire. Ces activités exigent une bonne qualité des routes pour  transporter les denrées depuis les bassins de production pour les lieux de distribution. Il faut aussi de l’énergie électrique pour assurer la bonne conservation de ces denrées alimentaires et matières premières destinées à la production du  made in Cameroon.   Le plaidoyer des acteurs au ministre du Commerce qui a présidé la cérémonie officielle d’ouverture de la FIAC, est donc de favoriser la mise en place d’infrastructures adaptées au développement de ces activités. Des infrastructures routières, énergétiques comme des infrastructures de télécommunications dont la qualité de réseau engendre elle aussi des pertes financières pour ces acteurs. Ceci, en plus de constituer un frein à l’éclosion de véritables industries capables de faire concurrence à létranger.

L’entrepreneuriat féminin

Les menaces qui pèsent sur les femmes entrepreneurs sont aussi un obstacle à la politique de l’import substitution. La présidente de l’association de ladies business forum, ainsi que de la Fédération des associations des femmes entrepreneures du Cameroun (Fasfecam)  a dressé une liste de sollicitations.  Notamment un accompagnement technique et technologique dans la transformation et la modernisation des entreprises portées par les femmes. Bien plus, la prise en compte de la question du genre dans les politiques économiques ;   la formation technique dans les domaines tels que l’emballage, les règles d’origines, la gestion d’entreprise, la négociation des contrats sur le plan international.  Poir Elysée Bogning Deumany, « il s’agit là du vrai challenge commercial que nous menons contre nos concurrentes des autres pays africains qui bénéficient déjà de toutes ces facilités, et ne pas nous mettre au même diapason que ces entreprises, nous créé  dès le départ, un désavantage non négligeable. À long terme, une agence en charge de la promotion de l’entrepreneuriat féminin au Cameroun serait la bienvenue, mais aussi une banque pour accompagner et financer les projets des femmes entrepreneurs dotés d’un fonds de garantie et d’autres facilités. » Ces actions  des pouvoirs publics permettront d’avoir un meilleur apport des femmes au tissu économique. Car plus de 90% des femmes entrepreneures sont dans l’informel et exercent majoritairement des activités agropastorales.

Consommation : Difficile applicabilité du prix de la baguette de pain à 135 FCFA

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Le prix de la baguette de pain de 200g est officiellement passé de 150 à 135 FCFA depuis le 1er novembre 2023. Ce nouveau tarif d’application immédiate a été défini au terme de concertations houleuses entre le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, et le Syndicat patronal des boulangers du Cameroun. Et pourtant, dans plusieurs échoppes de la ville de Yaoundé, la baguette de 200g est toujours commercialisée au prix de 150 FCFA au lieu de 135 FCFA. Abdel-Rhaëm est tenancier d’une échoppe à Eleveur, dans le 5e arrondissement de la ville. Il rechigne à appliquer le nouveau tarif, parce que : « mon livreur n’a rien baissé sur le prix de livraison. Il continue de me livrer le pain à 125FCFA, et je suis obligé de vendre à 150 FCFA pour gagner 25 FCFA. S’il baisse le prix à la livraison, je vais aussi baisser », explique-t-il.

Les consommateurs, dont la grande majorité s’approvisionne dans des échoppes de proximité, continuent de débourser 150 FCFA pour se procurer une baguette de 200g. Dans certaines boulangeries de la ville, le nouveau tarif est déjà applicable, si et seulement si « vous avez la monnaie ». Face à l’aveu de la caissière de ne pouvoir trouver des jetons, soit 15 FCFA pour rembourser le consommateur, celui-ci a le choix entre accepter de repartir avec son produit en abandonnant son reliquat à la caisse, ou alors trouver les 15 FCFA pour faciliter la transaction. Le contexte économique est pourtant marqué depuis quelques années par une rareté inexplicable de jetons. Résultat des courses, le prix de la baguette est applicable à plusieurs vitesses, et est officieusement maintenu à 150 FCFA.

Cette baisse de 10%, bien que jugée marginale par le ministère du Commerce, est survenue après des échanges houleux entre l’administration et les boulangers. Ceux-ci, réfractaires à une baisse, ont préalablement fait une réduction de 10 FCFA seulement sur le prix de la baguette pour le ramener à 140 FCFA. Cette proposition a été rejetée par le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana, et c’est à la suite de nouvelles concertations que les deux parties ont convenu du prix de 135 FCFA.  Cette mesure n’étant qu’une « première étape  vers l’objectif de ramener le prix du pain à 125F », a indiqué le ministère dans une note d’information. La démarche adoptée par le gouvernement s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la vie chère, et est justifiée par une baisse des prix des matières premières sur le marché international, notamment du blé, utilisé par les meuniers pour la fabrication de la farine de blé, dont le sac de 50kg est actuellement vendu à 21 000 FCFA, alors qu’il était naguère commercialisé à 25 000 FCFA. 

Secteur informel : Seulement 6 travailleurs sur 100 sont salariés

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L’Institut national de la Statistique (INS) a rendu publics les résultats de sa troisième enquête sur l’emploi et le secteur informel (EESI3) réalisé en 2021. L’INS a recensé au cours de cette enquête, 462 unités de production informelles (UPI) non agricoles, et a enquêté sur 4576, soit un taux de couverture de 96,1%. Les résultats de l’enquête révèlent que seulement 6 travailleurs sur 100 sont salariés. L’on observe une régression de la main-d’œuvre salariée dans le secteur au cours des dix dernières années car, en 2010, on en dénombrait 9 travailleurs salariés sur 100. Ce résultat se justifierait du fait de la forte prépondérance des UPI unipersonnelles. Le taux de salarisation est plus élevé dans l’industrie (9,6%) que dans les services (4,7%) et le commerce (3,3%). Par ailleurs, il est plus élevé en milieu urbain (7,0%) qu’en milieu rural (3,7%) à Douala (7,7%) qu’à Yaoundé (4,9%).

En effet, la répartition des travailleurs du secteur informel selon le statut montre que les travailleurs œuvrant à leur compte propre sont majoritaires (78,3%), alors que cette proportion était de 70,6% en 2010. Elle  est plus élevée chez les femmes (85,1%) que chez les hommes (70,6%). Les patrons représentent 2,2% de l’ensemble des travailleurs, soit 3,8% chez les hommes et près de 1% chez les femmes. Les salariés représentent 5,8% des travailleurs. Cette proportion est plus importante chez les hommes (10,5%) que chez les femmes (1,5%). Par rapport au secteur d’activité, on constate que 32,7% des travailleurs du secteur informel exercent dans le secteur de l’industrie, 32,3% dans le secteur du commerce et 35% dans le secteur des services.

Revenu des travailleurs

Le revenu moyen des travailleurs du secteur informel est de 83 409 FCFA par mois. Il varie de 96 367 FCFA chez les travailleurs du milieu urbain à 59 520 FCFA chez ceux du milieu rural. Une heure travaillée dans ce secteur rapporte en moyenne 669 FCFA comme revenu de l’emploi. Le revenu mensuel moyen des patrons (181 200 FCFA) est pratiquement le double de celui des travailleurs pour compte propre (93 500 FCFA).

Au sujet du financement et investissement dans le secteur informel, le rapport indique qu’un un peu plus de la moitié (55,9%) des promoteurs s’appuie sur leurs ressources propres pour financer le démarrage de leur activité. Le recours aux tontines et aux dons/héritages représente respectivement 12,9% et 16,3%. Le montant moyen du capital est de 378 400 FCFA au niveau national alors que la moitié des UPI disposent d’un capital inférieur ou égal à 36 000 FCFA, traduisant ainsi de fortes disparités du capital des UPI. Au niveau national, l’investissement annuel réalisé est de 54 milliards de FCFA.

L’étude révèle une évolution des principaux indicateurs du secteur avec un relèvement du revenu mensuel moyen des travailleurs de l’ordre de 37 100 FCFA observé entre 2010 et 2021. Ce relèvement est plus important dans le transport (+45 400 FCFA) et la restauration (+46 300 FCFA). Le montant moyen du capital investi par les UPI a connu une augmentation de 183 800 FCFA. Le transport (+579 400 FCFA) et les réparations (+251 400 FCFA) enregistrent les augmentations les plus importantes du capital investi. Seule la restauration (-22 600 FCFA) se démarque avec une baisse du capital investi entre 2010 et 2021.

Il importe de relever que la troisième enquête sur l’emploi et le secteur informel vise globalement à fournir aux utilisateurs une batterie d’indicateurs sur (i) le marché du travail, les conditions et les revenus de la main d’œuvre et (ii) le secteur informel et sa contribution à l’économie, en termes d’emplois et de valeur ajoutée. En plus des modules traditionnels, l’EESI3 aborde la question de l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur l’emploi et le secteur informel.

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