samedi, juin 6, 2026
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Le centre régional des Impôts littoral 2  a ses propres locaux

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 L’immeuble entièrement moderne inauguré le 9  février dernier par le ministre des Finances va renforcer les performances de ce centre qui  a contribué à hauteur de 60%  en 2023 aux revenus collectés dans la région fiscale du Littoral.

 Les contribuables de la circonscription fiscale du Centre Régional des Impôts Littoral 2 (CRIL2)  apprécient depuis peu, le confort qu’offrent les locaux de ce centre. L’immeuble  R+2 flambant neuf entièrement modernisé  a été officiellement inauguré par le ministre des Finances Louis Paul Motaze qu’accompagnait le Directeur Général des Impôts  Roger Athanase Meyong Abath.

 Il s’agit là d’un autre tournant dans la vie de ce centre  qui a été créé  en 2019 mais fonctionnel depuis 2020. En réalité, le CRIL2  est le fruit  d’une restructuration des services fiscaux.  Car jusqu’en 2020, il n’existait que 2 centres régionaux des impôts  dans la région du littoral. Et c’est fort du potentiel de cette région que les  autorités ont décidé de créer le CRIL2 comme le troisième.  Ceci dans une optique  d’élargir l’assiette fiscale, sécuriser les recettes, lutter contre la fraude et promouvoir le civisme fiscal, en conformité avec la politique fiscale du gouvernement.

 Depuis lors, les résultats de ce centre ont été plus que positifs, fait remarquer le ministre de Finances lors de son inauguration le 9 février dernier.  « En 2023, l’administration fiscale  a mobilisé pour le compte du trésor public, un montant record de 2867 milliards de FCFA. Une véritable prouesse témoin de l’engagement des personnels fiscaux. Les 3 régions fiscales du Littoral ont mobilisé 170 milliards de FCFA en 2023  et s’agissant  particulièrement du centre régional des impôts du Littoral 2, il s’est illustré comme un véritable pilier de cette réussite avec une mobilisation de près de 100 milliards de FCFA au titre de l’exercice  2023. Soit  60% des revenus collectés dans les circonscriptions du Littoral », souligne Louis Paul Motaze. 

Trois années après la mise en fonctionnement du CRIL2, la contribution de la région du Littoral aux recettes de l’Etat connaît une forte progression. Tandis qu’elle se situait en deçà de 120 milliards  de FCFA,  elle culmine aujourd’hui  à plus de 170 milliards  FCFA. Soit une plus-value de 50 milliards en valeur absolue.  

Avec ce nouveau cadre, les personnels du centre « disposent des moyens de travail suffisants pour atteindre les objectifs qui leur sont fixés », martèle Louis Paul Motaze. Pour cette année, le centre régional des impôts littoral 2 a pour objectif d’augmenter de 34% son rendement de l’exercice 2023.

Lutte contre le chômage: Import-substitution et entrepreneuriat la recette miracle de Paul Biya

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Paul Biya a délivré un message aux jeunes, le 10 février 2024, à la veille de la fête de la Jeunesse qui se célèbre chaque 11 février. Fidèle à ses habitudes, le président de la République  a, au-delà des encouragements et quelques annonces  mineures, insisté sur l’éternelle problématique du chômage. Tout en listant les actions entreprises par son gouvernement pour tenter de résorber ce fléau, le chef de l’Etat a également fait le décompte des emplois générés par les pouvoirs publics. A en croire ce dernier, 22 mille emplois directs ont été créés grâce au Programme de Promotion de entrepreneuriat. «L’auto-emploi constitue l’une des meilleures voies d’insertion socioprofessionnelle, face à l’impossibilité pour l’Etat et le secteur privé d’absorber le volume, sans cesse croissant, de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi. Le Plan Triennal Spécial Jeunes, lancé en 2016, s’inscrit dans cette logique. Il a déjà permis de financer des milliers de projets en faveur des jeunes. Dans la même lancée, le Programme de Promotion de l’entrepreneuriat a contribué à la création de plus de 12 mille nouvelles entreprises en 2023. Celles-ci ont généré près de 22 mille emplois directs»

Import-substitution

Ce chiffre est bien en deçà des 500 000 emplois créés dans le secteur moderne en 2019, selon des données révélées par  Paul Biya lors de son allocution à la jeunesse en 2020. Toutefois, comme cette année-là, les chiffres de 2024 ne sont pas soutenus par des détails précisant les secteurs où les emplois qu’il évoque ont été créés. En outre,  on ignore aussi s’il s’agit du nombre d’emplois décents, c’est-à-dire des emplois qui garantissent un revenu, des droits, la protection sociale, le développement personnel, l’équité… S’il reconnaît que les efforts entrepris jusqu’ici par le gouvernement «sont certes encourageants», il avoue cependant que ces derniers «demeurent insuffisants par rapport au nombre de jeunes qui sont en quête d’emploi». Toutefois, le président de la République est convaincu que le Plan Triennal Intégré d’Import-Substitution 2024-2026, peut constituer une solide alternative au chômage.

En clair, Paul Biya invite les jeunes à s’investir davantage dans la production et la transformation des biens (riz, maïs, soja, mil/sorgho, poisson, meubles, etc.) pour limiter les importations.  Encore au stade de la simple évocation, le Plan triennal intégré d’Import-Substitution 2024-2026 a été annoncé par le président de la République lors de son traditionnel discours de fin d’année. «Le plan triennal intégré d’import-substitution pour la période 2024-2026, que j’ai prescrit au gouvernement, participe également de mon souci de permettre à notre pays d’économiser de précieuses ressources. Ce plan, en renforçant notre souveraineté alimentaire, devrait réduire l’impact négatif des importations sur notre balance commerciale. Le déficit y afférent est évalué à un peu plus de 1500 milliards de FCFA par an» a-t-il déclaré.

Constat alarmant

En attendant, l’institutionnalisation de cette politique, les chiffres du chômage demeurent alarmants. Dans son dernier rapport d’analyse du secteur de l’éducation et de la formation au Cameroun publié en décembre 2023,  l’Institut national de la statistique (INS) révèle que le taux de chômage chez les jeunes camerounais âgés entre 25 et 35 ans et titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, est de 14,8% soit 5 fois celui des non-scolarisés de la même tranche d’âge évalué à 3%. Une curiosité née de la sempiternelle inadéquation formation-emploi. Paul Biya l’a d’ailleurs reconnu dans son discours du 11 février. «Les programmes sont régulièrement révisés, afin d’aller toujours plus loin dans la professionnalisation des enseignements. Notre objectif étant, en effet, de parvenir à une meilleure adéquation formation-emploi», a-t-il déclaré.

Lions indomptables : La mission que Paul Biya confie à Mouelle Kombi

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Paul Biya met Mouelle Kombi en mission

Paul Biya n’a pas manqué d’évoquer les Lions indomptables comme il en a l’habitude dans ses adresses à la nation et particulièrement à la jeunesse. Et contrairement aux autres fois où le président de la République cite l’équipe nationale fanion de football en exemple, l’homme a regretté « l’élimination précoce » de son pays. « La victoire n’est pas toujours le fait du hasard. Elle exige certes du talent, mais aussi du courage, de la discipline, de l’organisation et un travail acharné», enseigne le Premier sportif camerounais. Evoquant l’élimination précoce des Lions indomptables lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023 qui se joue actuellement en Côte d’ivoire. Le Cameroun a été éliminé en huitième de finale par le Nigéria sur le score de 2-0. Après avoir pourtant donné des raisons d’espérer en dernier match du premier tour contre la Gambie (3-2) au moment où les carottes emblaient cuites pour une sélection qui avait enregistré juste un point en deux matchs. Et Paul Biya qui a fait du football le sport roi dans son pays, sait « que vous êtes déçus», s’adressant à sa jeunesse ce 10 février 2024.

Le premier sportif camerounais refuse de se lancer dans un exercice de bilan qui consisterait à désigner les responsables de la débâcle du Cameroun. De toutes les façons, pour le coach circonstanciel de sport, « la victoire n’est pas toujours le fait du hasard. Elle exige certes du talent, mais aussi du courage, de la discipline, de l’organisation et un travail acharné». Laissant le soin à ses interlocuteurs de creuser pour comprendre. De toutes les façons, « c’est certainement le secret de notre compatriote Francis Ngannou, qui a émerveillé le monde entier lors de son premier combat de boxe anglaise».

Mais Paul Biya ne veut pas laisser sa jeunesse croire qu’il s’est contenté d’encaisser la défaite. « Nous allons y veiller. Le gouvernement et tout particulièrement le ministère en charge des sports ont reçu des instructions claires sur le sujet». Et se montrer plus clair : «je sais l’importance que vous accordez au football ». Alors « l’Etat dans le contexte difficile qui est le nôtre, consent de lourds sacrifices financiers à cet égard. Il est donc en droit d’exiger une meilleure organisation et de meilleurs résultats», a-t-il dit.

Une mission ainsi confiée à Narcisse Mouelle Kombi, le chef du département des sports, de voir clair dans cette crise ; mieux, de planifier « une meilleure organisation et de meilleurs résultats ». Seul le contenu de cette mission reste flou. Toujours est-il que des mouvements sont à envisager. Au moment où la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a annoncé un bilan de la participation du Cameroun à la CAN Côte d’ivoire 2023, pour finalement ne servir à l’opinion qu’une « intention » de démission de son président, Samuel Eto’o Fls, qui finalement est resté en poste.

Beac: Yvon Sana Bangui remplace Abbas Mahamat Tolli

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Ce sera donc Yvan Sana Bangui. Les pronostics ont été confirmés. Au terme d’une conférence organisée en visioconférence, les chefs d’États de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Cemac) ont validé la candidature proposée par Touadera de la République centrafricaine.

Mettant un terme aux tergiversations de ces derniers jours sur la succession du gouverneur de la Banque centrale des pays de l’Afrique centrale. En effet, alors que les chefs d’États ne semblaient pas se presser de trouver le successeur du Tchadien Abbas Mahamat Tolli dont le mandat a expiré ce 6 février, c’est à une bataille de clochers que se sont livrés les dirigeants de la Beac. Nsom, le directeur général du contrôle général qui a écrit au vice-gouverneur et aux directeurs centraux pour leur rappeler la fin du mandat du gouverneur en poste à 24h de l’échéance. De quoi susciter un débat tant au sein de la banque que de l’extérieur. Avant d’être  »recadré » par le vice-gouverneur. L’acte que viennent de poser les chefs d’États va assurément calmer la situation.

C’est à un mathématicien de 49 ans que les chefs d’États ont confié le destin de la banque centrale. Un homme qui connait bien la finance et surtout la maison qu’il va désormais diriger. Yvan Sana Bangui compte 19 années passées dans les couloirs de la Banque des États de l’Afrique centrale. 

Sonara: Simo Njonou débarqué

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Fin de séjour pour Jean Paul Simo Ndjonou à la direction générale de la Societe nationale de raffinage (Sonara). Au terme d’une session extraordinaire de l’a société présidée par le ministre de l’Eau et de l’énergie (Minée) Gaston Eloundou Essomba, l’homme est tombé. Après y avoir passé exactement cinq ans.

Claude Simo Ndjonou est arrivé à la tête de la Sonara en remplacement d’Ibrahim Tamba Mala, nommé ministre délégué à la présidence chargé des Marchés publics (Minmap) le 4 janvier 2019. Mais son remplaçant n’a été nommé que le 19 janvier de la même année. Dans un contexte de modernisation de la Sonara engagée par Charles Metouck en son temps. Mais les travaux de modernisation de la Sonara piétinent. Une lenteur amplifiée par l’incendie de la structure.

C’est donc sur ce terrain que son remplaçant est le plus attendu. Il s’agit d’Harouna Bako. Magistrat de formation, l’homme était jusqu’ici directeur général de Cotco (depuis juillet 2023), filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) basée à Kribi. Après avoir été directeur général adjoint du Port autonome de Kribi, après avoir été C’est donc un administrateur du pétrole qui devra désormais diriger la Sonara.

Et justement l’homme arrive à Limbé dans un contexte d’augmentation du prix du carburant. Une situation dont le gouvernement essaie tant bien que mal à juguler les conséquences.

Accès à l’eau potable : Camwater mobilise 84,6 milliards de FCFA

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Pour le suivi et la réalisation de certains projets prioritaires, la Cameroon water utilities corporation (Camwater) a inscrit à l’ordre de ses priorités, l’accès à l’eau potable, pour tous les camerounais. Pour ce faire, le conseil d’administration a adopté un budget de 84,6 milliards de FCFA pour l’année 2024, dont 3,4, ont été alloués au développement des infrastructures. Car faut il le rappeler, ces assises interviennent au moment où le débat autour de la vétusté des installations de l’entreprise en charge de la production, de la distribution et de la commercialisation de l’eau potable au Cameroun, est saillant. D’après un récent rapport de la Commission technique de réhabilitation des entreprises publiques, au cours des exercices 2019,2020 et 2021, la vétusté des installations de la Camwater est à l’origine d’énormes préjudices à la fois techniques et financiers. Il est donc question pour la Camwater de revoir ses installations, surtout que ceux-ci conditionnent la distribution d’une eau potable.

Soucieuse de préoccupations de sa clientèle, mais aussi pour une bonne croisade contre la fraude hydraulique qui est un autre facteur de pertes, 32,4 milliards de FCFA, ont été dotés pour la gestion de cet aspect; et 48,7 milliards de FCFA, pour la gouvernance et l’appui institutionnel. Pour Patrick Kum Bong Akwa, l’entreprise dont il est le président du conseil d’administration a de nombreux défis à relever en 2024 et il a par ailleurs attiré l’attention de ses collaborateurs sur la discipline qu’il faut s’imposer pour atteindre les objectifs fixés. Ces assises ont défini les priorités pour ce qui est des projets inscrits dans le Programme prioritaire quinquennal d’investissement(Ppqi) 2023-2027 de la Camwater. Et dans l’urgence, il est question d’assurer à tous les camerounais l’accès à l’eau potable. Cependant, il est important de rappeler que depuis 2022, le combat contre la fraude hydraulique et le changement des installations sont les priorités de Blaise Moussa. À peine nommé, le nouvel exécutif a défini une stratégie dont les actions, ont permis à la Cameroon water utilities corporation (Camwater),de regagner sa confiance auprès de populations.

Réajustement des prix des carburants : le cri des usagers

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les prix sont en hausse

Le 2 février dernier, un communiqué signé par le Secrétaire général des services du Premier ministre, informait l’opinion publique de l’augmentation de certains produits pétroliers. Il s’agit du super qui a subi une hausse de 110 FCFA, et du gasoil, qui a connu une augmentation de 108 FCFA. Le communiqué précise que les prix du pétrole lampant et du Gaz domestique sont restés inchangés. Depuis ce vendredi, des associations syndicales, des élus du peuple et le réseau pour la protection des consommateurs du Cameroun, se sont levés pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’abus. Entre préavis de grève et sensibilisation par le canal des media sociaux, des leaders de la société civile ne cachent pas leur indignation face à cette augmentation qui intervient juste un an après celle du 31 janvier 2023. Dans les chaumières, de nombreuses plaintes ont été enregistrées. À en croire certains consommateurs, ce communiqué a servi de prétexte à de nombreux commerçants, pour augmenter les prix des produits de premières nécessité. Certains commerces ont systématiquement revus  les pris des certaines denrées à la hausse, au mépris de la mise en garde du ministre du Commerce, qui a rappeler qu’aucune augmentation n’est prévu car “Des mesures accompagnement ont été adoptées” peut on lire dans le communiqué du ministre.

Dans le secteur des transports périurbains, certaines agences de voyage, ont augmentées les prix au lendemain de l’annonce du réajustement des prix de certains produits pétroliers à la pompe. L’agence de voyage Touristique, dans la région de l’Est a augmenté ses prix. Le transport de Belabo pour Bertoua qui coutait 1500 est passé à 2000. Le Sous Préfet a d’ailleurs fait une sortie qui recadrait l’agence. Certains taximen exigent 400 F CFA pour ce qui est du tarif normale, prétextant de la hausse des prix du Carburant. “Moi je suis dans le secteur informel et les mesures d’accompagnement ne me concernent pas du tout donc, pour m’en sortir j’ai également augmenté les prix de transport. j’attends de bénéficier également des mesures pour que cela m’aide à supporter le Gap que cet augmentation me cause”. Explique Joel Mbock, chauffeur de taxi dans la ville de Yaoundé. Malgré l’intervention du ministre du Commerce, de nombreux commerçants et opérateurs économiques continuent d’asphyxier le panier de la ménagère, en pratiquant des prix largement au dessus de la moyenne. Dans le secteur de la vente du gaz domestique et des débits de boissons, des informations dignes de foi font été de ce que les propriétaires de cette catégorie de commerces stock des produits pour créer la pénurie et par ailleurs, vendre à des prix exorbitants. Au regard de ce précède, il faut rappeler qu’en plus des tensions sociales, qui sont alimentées par certaines personnes aux intentions bien connues, ce réajustement des prix de certains produits pétroliers, a servi de prétexte pour la vie chère.

Péages automatiques : le gouvernement veut exclure le privé

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Après avoir sollicité un partenariat public privé pour le financement et la construction de 14 postes péages automatiques, les autorités  sont en voie de muter le contrat de partenariat en marché public.

 Rendu pratiquement à l’échéance fixée pour la fin des travaux de construction de 14 postes de péage automatique, le gouvernement envisage de changer le mécanisme de financement. Des responsables du ministère des Finances  et du ministère des Travaux publics  étaient en concertation le  05 février dernier à Yaoundé. L’objet de ladite réunion  initiée par le ministre des Travaux publics, tel qu’indiqué aux concernés, portait sur la mutation en marché public du  contrat de partenariat public privé (PPP) relatif à ces péages.

Si rien n’a filtré  pour le moment sur l’issue de cette réunion, l’on s’interroge sur  les raisons de cette mutation et ses implications. Car, ce sont d’importants engagements  qui ont été pris jusqu’ici  par les deux parties. Le groupement français Fayat (Razel Bec) et Egis (Egis Projects) avec qui le gouvernement a conclu le PPP, devrait assurer le financement, la conception, la construction, l’équipement, l’exploitation et la maintenance des 14 postes de péage automatique.  Ce groupement a pour la mise en œuvre du PPP, créé une coentreprise de droit camerounais Tollcam.  Ce partenaire privé réalise les travaux de construction et doit entièrement financer l’investissement initial estimé à 42 milliards de FCFA. Tollcam devrait gérer ces infrastructures pendant 20 ans.  2 années pour l’exécution des travaux à compter de juin 2022, et 18 années pour l’exploitation des ouvrages.

Du côté  du gouvernement, les obligations financières de l’État du Cameroun dans le cadre  de ce PPP  portaient sur le paiement d’un montant total de près de 200 milliards de FCFA TTC pendant les années d’exploitation. Soit en moyenne 8,5 milliards par an.   Selon les simulations faites en termes de gains financiers, les recettes cumulées des 14 péages à automatiser sont projetées à 632,6 milliards de FCFA  à la fin du PPP en 2041.  Le  gain net est estimé à  437,6 milliards (impôts, taxes et autres prélèvements non inclus). Tandis que, si ces péages ne sont pas modernisés, ce sont  210,7 milliards qui sont attendus sur les 18 prochaines années. Le gain est donc projeté au double. Ceci en maintenant le tarif du péage à 500 FCFA. En d’autres termes, ces postes pourraient générer plus de recettes en cas de modification tarifaire, par exemple selon le gabarit des véhicules.

L’objectif du projet  d’automatisation du péage routier  est de garantir la collecte optimale des recettes et le financement adéquat de l’entretien routier. Les nouveaux postes de péage comprennent entre autres une chaussée en structure rigide de deux voies chacune; deux accotements de 2.00 m de largeur chacun ; un parking et une voirie d’accès sécurisée spécifique ; des zones de stationnement avec les espaces marchands.  La réflexion devra être menée sur comment compenser ces investissements réalisés par le partenaire privé,  en cas de mutation du contrat. Il est aussi important de voir quels  sont les bénéfices pour l’Etat de passer  en mode marché public.

Interview

 Joachem BIN MEH, économiste

 « Les marchés publics  permettent une meilleure maîtrise des coûts »

 L’expert  décrypte les deux principaux mécanismes de financement, dévoile les avantages d’un  marché public et les possibles implications du changement envisagé.

Le gouvernement a décidé de faire passer en marché public le partenariat public privé du chantier de construction des péages automatiques au Cameroun. D’entrée de jeu qu’est ce qui fait la différence entre ces deux mécanismes de financement ?

En général, les gouvernements peuvent financer des projets publics tels que la construction de gares, de péage de différentes manières. Voici deux mécanismes courants : les partenariats public-privé (PPP)  et le financement public traditionnel. Dans le cadre d’un PPP, le gouvernement s’associe à une entreprise privée pour financer, construire et exploiter un projet d’infrastructure publique. L’entreprise privée fournit généralement la majorité du financement du projet et assume le risque de la construction et de l’exploitation. En échange, le gouvernement accepte de permettre à la société privée de percevoir des revenus du projet, tels que des péages, pendant une période déterminée. À la fin de la période contractuelle, la propriété du projet revient généralement au gouvernement. Dans le cadre du financement public traditionnel, le gouvernement finance le projet en utilisant ses propres ressources, telles que les recettes fiscales ou les prêts accordés par les institutions financières. Il peut également solliciter des subventions ou des prêts auprès d’organisations internationales ou de gouvernements étrangers pour l’aider à financer le projet. Une fois le projet achevé, le gouvernement en est propriétaire et l’exploite, percevant les recettes et supportant les risques liés à l’exploitation et à l’entretien. Donc les différences essentielles sont la répartition des risques : dans le cadre d’un PPP, l’entreprise privée assume généralement une plus grande part des risques liés à la construction et à l’exploitation du projet. Dans le cadre d’un financement public traditionnel, en revanche, le gouvernement assume la majeure partie des risques. La propriété : À la fin de la période contractuelle, la propriété du projet revient généralement à l’État dans le cadre d’un PPP. Dans le cadre d’un financement public traditionnel, le gouvernement possède et exploite le projet dès le départ.  En termes d’avantages, dans un PPP, les entreprises privées peuvent apporter des technologies et des pratiques de gestion avancées pour rationaliser les opérations et réduire la congestion. Il y a aussi l’innovation financière : les PPP peuvent attirer des capitaux privés, ce qui permet d’élargir les possibilités de financement et d’accélérer l’achèvement du projet.

Malgré les avantages du PPP qu’est ce qui peut expliquer que le gouvernement choisisse désormais de changer le mécanisme de financement ? Quels bénéfices peut-on tirer des contrats de marché public ?

Le gouvernement camerounais peut avoir décidé de changer le mécanisme de financement pour un contrat de marché public pour plusieurs raisons. Parmi les raisons possibles, on peut citer a) le contrôle des coûts : les contrats de marchés publics permettent au gouvernement de mieux contrôler les coûts associés au projet. Dans les PPP, les partenaires privés ont souvent la liberté de fixer les prix et de gérer les finances, ce qui peut parfois entraîner des coûts plus élevés pour le gouvernement. b) Flexibilité : les contrats de marchés publics offrent au gouvernement une plus grande flexibilité en termes de gestion de projet et de prise de décision. Il peut superviser directement le projet et apporter les changements nécessaires sans dépendre de l’approbation ou de l’implication des partenaires privés. c) responsabilité : les contrats de marchés publics garantissent que le gouvernement reste responsable de la réussite ou de l’échec du projet. Ils permettent une plus grande transparence et réduisent le risque de corruption ou de mauvaise gestion qui peut parfois être associé aux PPP. Les avantages des marchés publics sont notamment une meilleure maîtrise des coûts, une plus grande flexibilité et une plus grande responsabilisation des pouvoirs publics.

Étant donné  que les travaux de ces péages sont déjà presque achevés et entièrement financés par le partenaire privé, quel type d’accord le gouvernement pourra-t-il faire envisager pour se séparer de son partenaire ?

Le gouvernement peut être amené à négocier un accord de règlement avec le partenaire privé pour sortir de l’accord de PPP. Les termes de l’accord de règlement dépendent de divers facteurs, notamment les termes de l’accord de PPP initial, le stade actuel du projet et les intérêts des deux parties. Les conditions que le gouvernement pourrait envisager d’inclure dans l’accord de règlement sont notamment les suivantes : le paiement d’une redevance au partenaire privé pour le dédommager de son investissement dans le projet ; le transfert de la propriété des postes de péage au gouvernement, permettant à ce dernier de prendre en charge l’exploitation et l’entretien des installations ; l’accord sur un plan de transition pour assurer un transfert en douceur du projet du partenaire privé au gouvernement ; la libération du partenaire privé de toute autre obligation découlant de l’accord de PPP.

Djimadoum Mandekor, ancien directeur central au siège de la Beac: « Transparence, équité et obligation de rendre compte s’imposent à la Beac»

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Vous venez de publier un essai qui questionne la gouvernance défaillante de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale. Qu’est-ce-qui à motiver la production de cet ouvrage dont le titre est « Pour sortir la BEAC de sa gouvernance défaillante. Promouvoir une banque centrale assurant l’intérêt général » ?


Un des éléments déclencheurs de cet essai est le constat de la faiblesse des informations diffusées sur la BEAC, institution publique sous-régionale, tant par ses dirigeants que par la presse qui n’a pas accès facilement aux responsables de cette institution fortement imprégnée d’une culture du secret.
J’ai commencé à l’écrire fin janvier 2022, au vu notamment des articles publiés dans la presse camerounaise durant cette période, parfois dans différents journaux le même jour, et reprises sur les réseaux sociaux. Quelques-uns de leurs titres, souvent à la Une, étaient les suivants : Discorde sur la prorogation du mandat du directeur ; Le ring de l’intérim ; Alerte à l’incurie, il faut sauver la BEAC.
Il m’est apparu nécessaire de contribuer à l’approfondissement du débat en allant au-delà de ce qui semble ressortir des faits divers, surtout à un moment où la banque centrale était plutôt censée travailler à proposer, avec la Commission de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), « dans des délais raisonnables, un schéma approprié, conduisant à l’évolution de la monnaie commune ». Cette résolution du sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEMAC paraissait être tombée dans les oubliettes.
Par ailleurs, le livre participe à développer l’histoire des banques centrales, une discipline récente, à côté de celle des autres institutions publiques et privées. Le point de vue qu’il apporte, plus pointu car fondé sur une expérience directe, dans le sillage de l’essai de mon collègue Mahamat Massoud, publié en 2010 avec le titre « la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, une dérive prévisible », est rarissime.


Vous écrivez ce livre après avoir travaillé 35 années à la BEAC. Pourquoi avoir choisi la fin de votre carrière, voire votre retraite, pour le faire ?


Vaut mieux tard que jamais. En lien avec ce que j’ai dit auparavant, dans cette atmosphère de silence entretenu, il devenait urgent de susciter des discussions sur l’évolution de cette institution dont le bon fonctionnement favoriserait un développement économique plus élevé et plus harmonieux. Et puis, étant en activité, je devais y consacrer l’essentiel de mon temps officiel de travail et au-delà. Il importe d’ajouter que la plupart des mécanismes de concertation et d’échange entre les directions, centrales et nationales, ainsi qu’avec le personnel a été mise en veilleuse.
Pour illustrer ce dernier propos, les réunions entre les services centraux et les directions nationales sont arrêtées depuis 2018, la commission générale et les commissions mixtes, structures de communication entre les dirigeants et le personnel, ne sont pas fonctionnelles, avec des règles de désignation des représentants du personnel dérogeant gravement aux principes du droit du travail.


Vous présentez un visage déplorable de la BEAC. Pourtant cette banque centrale remplit les missions qui sont les siennes, à savoir conduire la politique monétaire, gérer les réserves de change, promouvoir et veiller au bon fonctionnement des systèmes de paiement et de règlement, entre autres. En outre, le résultat de la BEAC est de 114 milliards de F CFA en 2023 contre 49,8 milliards un an plus tôt. Comment expliquez-vous le contraste entre ces résultats et la description que vous faites de cette institution ?


Tout d’abord, la BEAC comme toutes les banques centrales, doit remplir ses objectifs assignés en respectant un certain nombre de principes. L’indépendance qui lui a été concédée doit s’exercer dans la transparence, avec une obligation de rendre compte et un respect de l’éthique prescrivant notamment l’équité et l’impartialité. De nos jours où la diversité et l’inclusion sociale sont des valeurs proclamées par nos dirigeants politiques, il convient d’instaurer un examen permanent du fonctionnement des institutions publiques.
S’agissant de ses missions, une fonction importante, consignée dans ses statuts, est aussi, sans compromettre l’objectif premier de stabilité des prix et des changes, de soutenir les politiques économiques dans ses pays membres. Cet appui, entre autres, sous forme de conseils et d’assistance technique, y compris en matière de finances publiques, ne semble pas être convenablement poursuivie, avec la qualité des dépenses publiques globalement insuffisantes. Au total les pays de la CEMAC sont parmi les derniers dans le monde en matière de performance économique et sociale ainsi que de gouvernance. Que pèse le niveau de bénéfice de la BEAC face au sous-emploi massif dans la population quand les efforts pour réduire le coût du crédit ne sont pas très visibles ?


Comment sortir de cette gouvernance que vous qualifiez défaillante ?


Le système de gouvernance actuel de la BEAC, présenté dans ses statuts, résulte des réformes institutionnelles entreprises entre 2006 et 2009, à la suite notamment du scandale du détournement des fonds constatés en 2009 à son bureau parisien. Les failles significatives notées depuis mai 2022 dans l’organisation et la publication des résultats du concours de recrutement des cadres supérieurs, montrent la nécessité d’une réforme profonde de ce système. Cette observation est à mettre en parallèle avec le constat établi par le Comité des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale, le 30 octobre 2023, à la suite d’un rapport d’audit sur le fonctionnement de la Commission de la CEMAC, sur l’extrême gravité et l’ampleur des dérives révélées. Cette instance de la CEMAC comprenant les ministres des finances et de l’économie, a recommandé « l’extension des audits à toutes les institutions de la CEMAC ».
La révision drastique de la gouvernance de la banque centrale devra être inspirée des meilleures pratiques internationales si nous voulons conserver sa crédibilité, dans la perspective surtout de son administration par ses seuls pays membres. Elle passe par une autonomie effective, vis-à-vis des Etats, des membres des instances de gestion, de supervision et de contrôle de l’institut d’émission, en l’occurrence le gouvernement de la Banque, le Conseil d’administration, le Comité d’audit et le Comité de politique monétaire. Ceci découlera principalement du mode de désignation de ces personnalités et de leur obligation réelle de rendre compte.
Il nous faut en effet abandonner l’attribution en gré en gré des postes dirigeants de la BEAC et des autres institutions de la CEMAC. Cette exigence est conforme aux principes de gouvernance globale dans nos pays où les marchés et les emplois à caractère publics doivent être alloués en suivant une procédure transparente imposant notamment l’appel à des candidatures. Plus spécifiquement, la liste de trois personnes présentées par chaque pays, selon des modalités inconnues du commun des citoyens de la sous-région, sans une intervention dans la sélection de ces candidats, d’un cabinet de recrutement indépendant, de réputation mondiale, ne peut pas assurée le choix d’un haut dirigeant à la compétence et à l’intégrité incontestables.
Dans votre livre sous suggérez la levée du verrou existant actuellement concernant la désignation comme premier responsable des ressortissants du pays des sièges des institutions de la CEMAC, par exemple un gouverneur camerounais à la BEAC …
En effet, si le système de gouvernance des institutions communautaires, après sa réforme préalable indispensable, assure leur bonne gestion et leur efficacité, dans la transparence, l’obligation de rendre compte, la probité et l’équité, cette ouverture permettrait de profiter de toutes les intelligences de la sous-région, sans exclusive, dans la conduite desdits institutions et organismes. Ainsi, par exemple, le Cameroun, qui compte pour près de la moitié de la population de la CEMAC, devrait aussi voir un de ses ressortissants diriger la banque centrale commune. Ceci est en ligne avec la revendication des pays africains obtenir la désignation de leurs citoyens à la tête des institutions de Bretton Woods.


Vous avez aussi évoqué la question du Franc CFA dans votre ouvrage. Vous avez semblé dire que le comportement des dirigeants de la BEAC rend difficile la sortie de la zone FCFA. Dans votre ouvrage. Vous avez semblé dire que le comportement des dirigeants de la Beac rend difficile la sortie de ladite zone. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?


La question du FCFA a été essentiellement abordée par moi que dans sa dimension d’émancipation de la zone franc. Le thème des conditions d’abandon du lien avec la France, du nouveau régime monétaire, de son organisation, du cadre institutionnel de gestion de la nouvelle monnaie étant très vaste, mérite d’être examiné par un Comité dont j’ai préconisé la création. Ce comité comprendrait notamment, à côté des représentants des Etats, des experts de réputation internationale, originaires de la sous-région et d’ailleurs.
Le peu d’empressement à avancer sur la voie d’une souveraineté monétaire véritable montre les limites de l’indépendance des dirigeants de la BEAC et leur manque de volonté propre sur ce sujet. Pourtant les travaux théoriques y relatifs existent et démontrent les capacités des économistes de nos pays et des autres experts à élaborer les schémas nécessaires à l’édification d’une monnaie propre à la sous-région avant d’aller éventuellement, progressivement vers une monnaie continentale. Avec Kako Nubukpo on peut constater que le confort apporté par les importations à faible coût procuré par l’appartenance à la zone franc dissuade les élites de cet ensemble des initiatives dont elles ne prennent pas le temps de mesurer tous les risques.

Justice: Pourquoi Bruno Bidjang a été interpellé

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Bruno Bidjang n’est plus un homme libre. Le directeur des médias du groupe L’anecdote a été arrêté par des éléments de la gendarmerie dans la nuit du 6 au 7 février. Le lieu de cette arrestation n’est pas officiellement indiqué, mais l’homme a été capturé hors de la ville de Yaoundé, alors qu’il tentait de s’évader, selon des sources concordantes. Lui qui, dans un de ses derniers posts sur Facebook, avait diffusé une image de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Avant de se mettre hors réseau. Depuis lors celui qui est couramment appelé  »Bébé Zomloa », en référence à sa soumission clamée à Jean Pierre Amougou Belinga son patron lui-même rebaptisé  »Zomloa des Zomloa », est entendu dans les locaux de la Gendarmerie nationale.

Que reproche-t-on à Bruno Bidjang ? Les premiers éléments de l’affaire parlent d' »incitation à l’insurrection, atteinte à la sûreté de l’État ». On se souvient que quelques jours avant son arrestation, le fils de François Bikoro avait diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle il dénonçait l’augmentation des prix du carburant. L’homme que l’on sait pro-régime condamnait le laxime du peuple camerounais face à la pression qu’il subit au fil du temps de la part des gouvernants. Est-ce cette vidéo qui occasionne la descente aux enfers de celui qui avait déjà été arrêté dans le cadre de l’affaire Martinez Zogo (du nom de cet animateur radio enlevé, torturé et dont le corps a été retrouvé dans un bosquet de Soa), entendu avant d’être libéré comme bien d’autres collaborateurs de Jean Pierre Amougou Belinga ? On le saura avec les développements. Mais il y a quelques jours des sources annonçaient que l’homme n’avait pas déféré à une convocation de la justice militaire lundi dernier, dans le cadre de cette affaire.

Seuls les développements pourront permettre de démêler l’écheveau. Le nom.de cet homme de confiance d’Amougou Belinga est revenu dans différentes versions de l’affaire de l’assassinat de Martinez Zogo. Lui qui avait déclaré être prêt à se sacrifier pour son patron.

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