vendredi, juin 5, 2026
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Inflation : le gouvernement relève la Smig

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Désormais, le Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) au Cameroun est de 43 969Fcfa. Un décret du Premier ministre Joseph Dion Ngute signé et rendu public ce 23 février 2024 l’améliore ainsi d’à peine 2000F.

Le gouvernement n’a donc pas donné une suite favorable aux organisations syndicales qui avaient proposé un Smig de 100 000 francs CFA. Une proposition qu’elles avaient déjà faite en mars 2023. Peut-être parce que le patronat qui se disait favorable à cette proposition, conditionnait son adoption à leur niveau, à plusieurs exigences que le gouvernement ne peut facilement remplir. Comme la fin de l’harmonisation des prix.

A lire aussi: Amélioration du Smig: les propositions des syndicats

Ce relèvement du Smig fait partie des promesses faites par le gouvernement début février, après avoir révisé à la hausse le prix du carburant. C’est l’un des derniers verrous avant l’augmentation des prix des transports terrestres déjà actée par le gouvernement mais qui attend l’officialisation par un acte du gouvernement..

Justice : Bruno Bidjang rejoint son patron à Kondengui

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Bruno Bidjang a été déféré à la prison principale de Yaoundé-Kondengui le 23 février 2023 à 22h.le directeur des médias du groupe L’anecdote rejoint son patron Jean Pierre Amougou Bélinga qui séjourne dans ce pénitencier depuis près d’un an, notamment depuis le 4 mars 2023. Après avoir passé deux semaines de détention au secrétariat d’Etat à la défense (SED), après son interpellation en pleine cavale.

Les sources divergent sur les mobiles du déferrement du haut cadre du groupe L’anecdote. « Propagation de fausses nouvelles » est le motif qui prospère, mais les faits de « appel à l’insurrection» reviennent depuis le début de cet épisode. Laissant l’opinion s’accrocher à un post que l’homme aurait ait sur les réseaux sociaux, dénonçant le laxisme des Camerounais face aux injustices qu’ils subissent. Ces derniers temps, Bruno Bidjang était pour le moins rugueux sur la place publique, notamment au cours de la dernière émission qu’il a présentée à Vision 4 TV. Avec comme invité Cabral Libi’i, l’homme n’avait pas été tendre envers le gouvernement qui venait de réviser à la hausse les prix du carburant. Tout au moins, les sources sont constantes en ce que Bruno Bidjang est attendu devant le tribunal (militaire) le 14 mars prochain.

Apikoro (comme ‘homme est rebaptisé sur les réseaux sociaux, n’a pas échappé cette fois-ci. L’homme avait déjà été arrêté au déclenchement de l’affaire Martinez Zogo, et détenu au SED au même moment que Jean Pierre Amougou Bélinga et plusieurs de ses proches collaborateurs. Après deux semaines d’enquêtes préliminaires, le fils de François Bikoro avait recouvré sa liberté. Quelques temps après, celui que d’aucuns voyaient jouant un rôle dans les événements ayant marqué la disparition de Martinez Zogo, avait été propulsé à la tête de la direction des médias du groupe L’anecdote. Poste qu’il occupe encore malgré ses déboires judiciaires. Même si le groupe qui l’emploie s’est lavé les mains sur le cas.

Revalorisation du Smig: Les propositions des syndicats face aux mesures d’accompagnement sollicitées par les organisations patronales

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Le smig va connaitre une seconde augmentation

Annoncée le 2 février 2024,  en guise de mesure d’accompagnement visant à réduire l’impact de la hausse des prix des carburants sur le pouvoir d’achat, la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) a été enclenchée lundi 19 février 2024. Réunis autour du ministre du Travail et de la sécurité sociale (Mintss), les organisations syndicales, comme c’est l’habitude dans ce genre de processus, ont formulé des propositions qui seront par la suite évaluées par le gouvernement, qui à la fin va proposer une revalorisation qu’elle estime soutenable. Lesdites organisations proposent un Smig à 100 000 FCFA. «Tout a augmenté au niveau des marchés. Mais aucune mesure d’accompagnement n’est prise. Le ministre a dit qu’il a reçu tout ce que nous avons proposé comme mesures d’accompagnement à l’instar de la mesure d’augmentation des salaires. Nous,  nous avons demandé un Smig à 100 000 Fcfa», a déclaré Louis Pierre Mouangue, président de confédération des syndicats autonomes du Cameroun.

Raisons

La proposition des syndicats n’est pas nouvelle. Lors du dernier réajustement du Smig qui a été opéré en mars 2023, elle était déjà leur suggestion phare. A l’époque ces derniers estimaient qu’un montant plancher de 100 000 FCFA est la  seule alternative viable pouvant permettre au travailleur moyen de vivre décemment.«Nous les travailleurs, nous proposons que le Smig soit à 100 000 Fcfa. Pas parce que nous partons dans l’air. Nous nous fondons  sur deux paramètres. Le premier paramètre c’est ce qu’une personne, prise seule doit avoir en un mois, pour pouvoir vivre au niveau du seuil de pauvreté. Nous partons des statistiques fournies par l’Institut national des statistiques (INS) qui disent qu’un pauvre au Cameroun a besoin de 931 FCFA pour vivre. L’Ins dit également qu’une famille moyenne au Cameroun a 4,5 personnes. Si on prend 25 et qu’on le multiplie par 4,5 et 931 Fcfa ça donne 104 000 FCFA. Partant de cela, nous avons estimé qu’un Smig à 100 000 Fcfa en moyenne est le meilleur», indiquait la confédération susmentionnée.

Finalement, face au désaccord observé entre l’Etat  et les syndicalistes, le Premier ministre a rendu public un décret qui consacrait trois Smig distincts. Un Smig pour les agents de l’État relevant du Code du travail qui est passé de 36 270 FCFA à 41 875 FCFA. Un autre pour les employés du secteur agricole et assimilés, qui ont vu leur Smig passer de 36 270 FCFA à 45 000 FCFA. Quant au dernier montant fixé à 60 000 FCfa pour la catégorie réservée aux «autres travailleurs» , il a été obtenu de haute lutte par les syndicalistes. «ayant constaté le blocage du gouvernement, conscient des enjeux de l’heure et dans l’espoir d’aboutir à un dénouement harmonieux, ont décidé, après concertation bipartite, de surseoir à la proposition de l’intersyndicale du Smig à 100 000 FCFA/mois, et de s’aligner à celle du Smig à 60 000 FCFA/mois soutenue par deux organisations patronales, à savoir le Gicam et Ecam», indiquait le Cameroon Workers Forum qui a appelé à une grève pour obtenir du gouvernement cette proportion de hausse.

Compensation

Toutefois, les hésitations du gouvernement à adopter le montant plancher de 60 000 étaient certainement  dues à la teneur des mesures de compensation qu’il devait mettre en œuvre pour contenter les organisations patronales qui sollicitaient, par exemple, la fin de la politique d’homologation des prix.  Cette fois encore, convoquant les répercussions de la crise russo-ukrainienne et de la pandémie de Covid-19 qui ont eu une incidence négative sur leurs activités, ces dernières, qui ne sont pas opossées à une revalorisation du Smig, réclament des allègements, voire des exonérations fiscales. « Nous avons parlé avec le ministre du Travail et nous lui avons dit que les industries vont devoir avoir les compensations parce que le coût des charges aujourd’hui pour les industries devient étouffant et on a décidé de continuer des discussions  mais par filière. Parce que vous avez des filières qui sont plus sinistrées que d’autres. Nous avons le souci de l’augmentation du transport. Si on veut véritablement que le socle du développement (et dont l’industrie en est le fer de lance) soit vive, il va falloir des mesures d’accompagnent», a déclaré Samuel Kondo, président du Syndicat des industries du Cameroun.

Au terme des travaux, les différentes parties ont préconisé un approfondissement des réflexions par type de filière. Mais avant le début des concertations, des sons discordants se font entendre. L’Union générale des travailleurs du Cameroun (UGTC) d’Isaac Bissala, ne soutient pas l’éventualité d’un Smig à 100 000 Fcfa. A en croire le syndicaliste, cette proposition ne tient pas compte des répercussions sur les entreprises qui verraient leurs charges croître. Il est également persuadé qu’elle fait fi des dispositions de la convention n°131 de l’OIT concernant la fixation des salaires minima.

Croissance: Revalorisation des salaires des fonctionnaires et des allocations familiales

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Par deux décrets du président de la République signes ce 21 février 2024, les salaires des agents publics et les allocations familiales sont revalorisés de l’ordre de 5%. Soit 4500F par enfant. Ce à compter du 1er février 2024. Ce n’est pas une surprise. Cet acte de Paul Biya était attendu depuis l’augmentation des prix du super et du gasoil décidée le 3 février dernier et qui entrait en vigueur illico presto. En guise de contrepartie, le secrétaire général des Services du Premier ministre avait annoncé une revalorisation des salaires des agents de l’Etat, ainsi que des mesures d’accompagnement au bénéfice des travailleurs du secteur des transports terrestres.

Près de trois semaines après, le gouvernement a organisé des concertations avec les syndicats des transports et des organisations de défense des droits des consommateurs. Des résolutions ont été  »actées », mais non rendues publiques officiellement. Des engagements supplémentaires de l’Etat étaient attendus. Ce soir Paul Biya a fait un pas de plus. Il reste la précision sur les mesures fiscales et douanières, ainsi que la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) et l’Etat aura joué sa partition dans les mesures de contrepartie à l’augmentation des prix du carburant. Gregoire Owona, le ministre du Travail et de la sécurité sociale, a ouvert les concertations avec les partenaires sociaux à ce sujet le 19 février dernier.

Secteur de l’électricité: Entre Eneo et l’Etat, le cercle vicieux de la dette

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directeur général d'Eneo à gauche et le ministre camerounais des Finances à droite

Au mois de janvier, l’Etat, par la voix du ministre des Finances, a annoncé qu’il a réglé sa dette due à Eneo. Conformément au décompte consensuel réalisé par le membre du gouvernement, l’énergéticien camerounais et l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel), 109,9 milliards de FCFA ont été payés entre le 1er janvier et le 20 décembre 2023. Soit 28 milliards FCFA au titre de la consommation publique d’électricité ; 31,9 milliards FCFA représentant la compensation tarifaire (subvention au consommateur supportée par l’État) ; 14 milliards FCFA au titre des remboursements de la TVA et 5 milliards FCFA de travaux remboursables. A cela, Yaoundé dit avoir adjoint une seconde enveloppe de 30 milliards FCFA en décembre 2023, représentant la dette partielle de certaines entreprises publiques notamment Alucam (17 milliards), CDC (4,8 milliards), CICAM (2,2 milliards), Camwater (5,6 milliards). Ce paiement additionné à d’autres versements effectués entre 2021 et 2023, porte à 329 milliards de Fcfa, le total des sommes versées à Eneo par l’Etat, qui prétendait à ce moment avoir soldé la totalité de sa dette due au concessionnaire de la production, de la distribution et de la vente de l’énergie électrique au Cameroun. Précisant par ailleurs que des vérifications méticuleuses ont permis de déceler un excédent de 16 milliards de FCFA.

Réserves

Du côté d’Eneo, les informations du gouvernement sont corroborées par une source au sein de l’entreprise contactée par Defis Actuels, qui émet cependant quelques réserves concernant un éventuel surplus de paiement. A en croire cette dernière, le procès-verbal relatif aux paiements susmentionnés  signé le 20 décembre 2023, porte sur un état financier arrêté au 31 août 2023.  «On a arrêté au 31 août 2023, en disant voilà ce que l’Etat doit et on a considéré les paiements additionnels que l’Etat a fait jusqu’au 20 décembre 2023. Est-ce que vous pensez sérieusement que l’Etat n’est pas suffisamment attentif  à ses deniers publics et donne plus d’argent à Eneo qu’il ne mérite ? Moi je ne pense pas» a-t-elle indiqué. Toutefois, «ce que dit le ministère des Finances est vrai. Parce qu’au 20 décembre, la dette validée qu’Eneo réclame au 31 août, a été payée. Entre le 31 août 2023 et le 20 décembre, l’Etat a continué à faire des avances à Eneo qui ont représenté 14 ou 16 milliards», a-t-elle ajouté.

Eclairage public et compensation tarifaire

Expliqué ainsi, la situation de la dette entre l’Etat du Cameroun et Eneo semble avoir retrouvé la voie de l’apaisement. Que nenni ! D’après le distributeur exclusif de l’électricité au Cameroun, il subsiste des arriérés d’un montant de 266 milliards, qui doivent au préalable être validés par l’Arsel avant l’enclenchement d’un processus d’apurement. « Quand on dit dette validée, cela veut dire qu’il y a une dette qui n’est pas validée. Quel est le montant de cette dette non validée ? 266 milliards», révèle notre source. A en croire cette dernière, les discussions achoppent sur la compensation tarifaire et l’éclairage public.  Pour le premier point, tel que l’explique notre interlocuteur «On a une dette qui est liée à la compensation tarifaire. C’est-à-dire qu’Eneo investi dans les infrastructures et autres, le régulateur reconnait ces investissements, puis rémunère Eneo de ces investissements. Tant que le régulateur n’a pas reconnu les investissements d’Eneo, il ne les paye pas. Mais ce n’est pas parce que le régulateur n’a pas reconnu les investissements d’Eneo que ces derniers n’existent pas. Ce n’est pas parce que le régulateur n’a pas reconnu les investissements d’Eneo qu’Eneo n’est pas fondé à réclamer le paiement de ces derniers» précise-t-elle.

En ce qui concerne l’éclairage public, dont la facture impayée s’élève à près de 60 milliards de Fcfa, selon des chiffres dévoilés par Eneo, le point de discorde réside sur les moyens de comptage servant à mesurer l’électricité qui a servi à alimenter les points lumineux qui éclairent les voiries. «Le problème qu’on a aujourd’hui c’est que cette consommation est estimée. Puisqu’on pas des points de comptage, puisqu’on n’est pas sur un réseau d’éclairage public orthodoxe. Évidemment quand on fait des estimations, ça donne lieu à des discussions. Est-ce que les caractéristiques et les paramètres qui ont été retenus pour faire ces estimations sont partagés par tout le monde? Le régulateur a considéré que les hypothèses qui ont été retenues par Eneo, n’étaient pas en accord avec les paramètres que lui il prenait en considération. Ce qu’il a fait, c’est qu’il a dit que tant que pas d’accord, on ne vous paie pas», rappelle l’entreprise.

Afin de rendre ses prétentions un peu plus crédibles, Eneo a engagé un consultant qui a réalisé un inventaire. Ce dernier a, selon l’entreprise, sillonné les rues de Douala et de Yaoundé, répertoriant les lampes allumées toute la nuit, leurs caractéristiques en fonction desquelles il a évalué leur niveau de consommation. Ledit inventaire qui a été signé par les super maires de ces deux villes est en attente de validation par l’Arsel.

Transport terrestre : les tarifs n’ont pas encore augmenté

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Aucun communiqué n’a jusqu’ici été rendu public au sortir des concertations tenues ce 19 février 2024 entre le ministre du Commerce (Mincommerce) et les syndicats du transport terrestre, les défenseurs des droits des consommateurs, élargies à la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures et aux ministères en charge du travail, des transports et de l’énergie. Le gouvernement et les organisations socioprofessionnelles se concertaient pourtant au sujet des propositions faites par ces dernières, à la suite de l’augmentation des prix du carburant. Certes « parmi les résolutions actées –en attente de formalisation par un arrêté du Premier ministre- figurent des tarifs de transport urbain par taxi obéissant aux plafonds suivants : 350F pour le ramassage de jour et 400F pour le ramassage de nuit, ainsi qu’une tarification de 16F/km pour le transport interurbain», apprend-on de la cellule de communication du Mincommerce ; mais « les tarifs en vigueur restent ceux pratiqués jusqu’à présent». A savoir 300F le ramassage de jour et 350F le ramassage de nuit.

A lire aussi: ce que réclament les syndicalistes

Mais faute d’une communication formelle du gouvernement, les transporteurs urbains, à savoir les taximen, tentent un passage en force. Surtout que les syndicalistes qui ont pris part aux travaux, ont pris de l’avance sur les autorités publiques, en annonçant les réajustements de prix. Sans préciser que l’entrée en vigueur de ces nouveaux prix est soumise à un texte officiel. « Les échanges, empreints d’un esprit constructif, ont débouché sur la prise en compte des doléances des syndicats et des défenseurs des droits des consommateurs», souligne-t-on au Mincommerce.

Sur le même sujet: Vers une augmentation des tarifs de transport terrestre

Jonathan Junior Engamba Engamba : Des stades à l’assemblée nationale 

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Plaider en faveur des causes du fer de lance de la nation, tel est le fil d’Ariane de la tenue du Parlement jeunesse dont la 7ème édition a eu lieu le 09 février 2024, à l’hémicycle du Palais des congrès de Yaoundé. Si la séance plénière dirigée par Hilarion Etong, le vice-président de la Chambre basse du parlement a connu une innovation, avec l’expertise de 100 sénateurs jeunes, il convient de noter qu’elle aura surtout été marquée par la présence d’Emil Jonathan Junior Engamba Engamba, député junior de la région du Sud, dont la maîtrise de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), actuellement en pleine implémentation, a séduit l’auditoire.

Il s’agit en effet, d’un entrepreneur, promoteur de la transformation digitale et du commerce agroalimentaire; plus précisément dans le plantain et le maïs. Ayant pour ambition de porter le plus haut possible la voix des jeunes du Sud, tout en apportant sa pierre à l’édifice du développement local, le jeune député compte implémenter un certain nombre de projets innovants, dans le but d’améliorer les conditions des jeunes du Sud : « dans mon plan d’action, je commencerai par résoudre le problème d’insertion socioprofessionnelle, à travers mon programme ‘’100 jeunes, 100 emplois’’ », a-t-il indiqué au sortir de la séance plénière. « Nous avons regroupé tous les jeunes parlementaires pour former une association, car on est plus fort quand on est unis. Dans le sud on a monté un programme dans chaque département, afin de mieux faire entendre la voix des jeunes. On a des programmes par exemple sur le développement agricole et socioprofessionnel, afin d’obtenir des bourses dans de nombreuses localités de la région », a-t-il souligné.

Un véritable défi qui, pour sa réussite, pourra compter sur l’esprit compétitif de l’ancien amateur de football. Emil Jonathan est en effet, un ex sociétaire de l’académie Roger Milla football, ancien international U17, jadis présélectionné chez les U23. Après plusieurs stages en France, en Espagne et dans d’autres pays d’Europe, a décidé contre toute attente, de mettre une croix sur le football pour s’engager dans le monde des affaires. Un nouveau domaine que le natif du Dja et Lobo entend désormais mettre au profit de l’émergence du Cameroun en général et surtout, du développement de la région du Sud en particulier.

Le député junior a suivi et répondu à l’appel du chef de l’État qui invite les jeunes à oser dans l’entrepreneuriat. L’homme à la tête bien pleine, entend suivre les pas de ses parents dans le couloir politique qui l’a bercé. Ainsi, le rêve d’Emil Jonathan Junior Engamba Engamba est de devenir dans les années à venir député sénior. Le chemin semble ouvert car junior encore, l’homme draine déjà avec lui des foules d’admirateurs.

Affaire Dikolo-Bali : le promoteur de l’hôtel débouté

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 Le tribunal administratif du littoral a rejeté le recours de l’homme d’affaires Chi Nouako qui espérait que la justice revienne sur la décision prononcée en 2023 en faveur des populations.

 La justice camerounaise  maintient sa décision prise l’année dernière en faveur des populations déguerpies de la zone de Dikolo Bali à Douala.  Un autre épisode vient de se refermer dans  ce scandale foncier qui avait secoué le pays entier. Le 15 Février dernier, le tribunal administratif du littoral saisi en tierce opposition par la société Immigration & Business Canada ( IBC) du sieur Chi Nouako Olivier  a rendu un autre verdict. La juridiction a en effet  rejeté le recours de Chi Nouako et de la société IBC.

Ce recours intervenait après que la justice  ait donné raison l’an dernier  aux victimes. Le tribunal administratif de Douala avait annulé  le décret d’utilité publique du premier ministre à l’origine de cette affaire. Près d’une centaine de familles avaient été expropriées du  terrain de plus de 2 hectares attribué à Chi Mouanko pour la construction d’un complexe hôtelier. Au moment des faits, la population déguerpie avait crié scandale qualifiant leur expropriation d’illégale. Mais  l’annulation du décret  pour cause d’utilité publique  conféré à ce domaine de Dikolo Bali par le tribunal est venue apaiser les tensions. « Nous nous sommes attardés  sur une vieille jurisprudence, l’arrêt Fouda Mballa ; ainsi que sur un autre arrêt qui cristallisait  la même attention, que cette expropriation n’a rien à voir avec l’utilité publique par ce qu’elle sert  en réalité des intérêts privés », avait expliqué Me Thierry Oum avocat des victimes.

La justice avait alors indiqué que la déclaration d’utilité publique concernait plutôt le lieu-dit « Bessaké », situé à 300 mètres de  Dikolo. 

 C’est un hôtel 5 étoiles qui devait être implanté  sur le site de Dikolo Bali. L’infrastructure  devait occuper plus de 2 hectares pour un coût de 60 milliards de FCFA. Les indemnisations se situaient autour de 322,5 millions de FCFA. Soit 12 262 francs le mètre carré, dans un quartier où la mercuriale officielle va au-delà de 75 000 FCFA et le prix du marché à plus de 600 000. Ce qui renforçait l’indignation des occupants.

Douala : les chantiers du PDVIR piétinent

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 Le maire de la ville appelle les entreprises prestataires à accélérer l’exécution des différents travaux  financés par la banque mondiale et dont la consommation des délais pour certains atteint 100%.

Lancé depuis 2021,  le Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (Pdvir) n’est toujours pas achevé.  Même si les travaux tirent à leur fin, ils avancent au ralenti. Certains  chantiers affichent des taux de consommation  de délais proches de 100%. Le constat a été fait lors de la visite d’inspection des chantiers  effectuée par le maire de la ville de Douala, le 14 février  dans   les Arrondissements de Douala 3ème et 5ème.

 Sur les six chantiers passés en revue par Roger Mbassa Ndine,  ceux de l’arrondissement de Douala 5e semblent les plus satisfaisants.  Pour lestravaux de voiries structurants entrée billes-zone industrielle Bassa (4340m) et fin goudron Logpom-Carrefour hôpital des sœurs-Marché Beedi  d’un montant de 5,93 milliards de FCFA hors Taxe,  le taux d’avancement se situe à 54,25%. Le taux de consommation des délais est quant à lui évalué à  93,79%  sur un délai initial de 18 mois.Lestravaux de voiries structurants dans l’Arrondissement de Douala 5ème, d’un coût de 3,12 milliards de FCFA hors Taxe, enregistrent un taux d’avancement de 49,93%. Tandis que le taux de consommation des délais  déborde 100%.Les travaux d’ouvrage de drainage structurants dans les deux arrondissements visités  d’un coût de 7,95 milliards de FCFA hors taxes affichent un taux d’avancement de 40,86%. Le  taux de consommation des délais se situe à  93,79%, pour une durée de 23 mois.

Parmi les travaux qui avancent lentement figurent  la construction de la station de traitement des boues de vidange de Ngombe, d’un montant de  5,614 milliards de FCFA. Réalisés par l’entreprise China First Highway Engineering Company, ils enregistrent  un taux d’avancement  inférieur à 50% (38,01%), pour un taux de consommation des délais de 86,13%. Il y a aussi le chantier relatif à la plantation d’arbres dans l’Arrondissement de Douala 5ème,  qui affiche un taux d’avancement de 00,43%. Pourtant les délais sont déjà consommés à hauteur de 24%.

Le Maire de la ville a sommé  les entreprises retardataires  à accélérer l’exécution des travaux: « si les délais ne sont pas respectés l’entreprise recevra des pénalités. Il faut tenir vos promesses», a déclaré Roger Mbassa Ndiné.  

Le Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (Pdvir) est financé par l’Association Internationale de Développement (IDA), un instrument de la banque mondiale.  Le gouvernement camerounais avait obtenu en 2019 un accord de prêt de plus de 90 milliards de FCFA, dont environ 43 milliards pour la ville de Douala.  La mairie de la ville devait cependant mobiliser 3 ,2 milliards de francs CFA en guise de contrepartie pour ce financement.  Les 3 ,2  levés auprès d’UBA en 2021 ont été injectés dans le paiement des indemnisations des populations des zones concernées.  Globalement le PDVIR vise à améliorer l’accès aux services de base dans certaines villes du pays. Sur les 43 milliards de F CFA destinés à Douala, 14 milliards étaient alloués à la construction des voiries, le même montant pour la construction des drains. 4 milliards aux projets de proximité, à raison de 2 milliards pour chacune des communes concernées. Au moins 8 milliards de francs  étaient affectés à la construction d’une station de traitement de boues de vidanges àNgombè à Douala 5 e et sur un autre site qui sera identifié et 800 millions de francs pour des activités d’appui institutionnel comme le renforcement des capacités des personnels des communes d’arrondissement.

Entrepreneuriat : le gouvernement accompagne 100 entreprises locales à Promote

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Depuis le 17 février, le palais des Congrès abrite le Salon international de l’entreprise, de la Pme et du partenariat. Pour cette 9e édition, plus de 1000 exposants ont déjà occupé leur stand et à en croire la cellule de communication de Promote, le quota de 200.000 visiteurs sera atteint au soir de la clôture. De nombreuses entreprises camerounaises publiques, parapubliques et privées prennent part à cette grand-messe économique. Comme à chaque édition de Promote, le gouvernement accompagne des entreprises, surtout privées. Pour ce 9e épisode, 100 entreprises reçoivent depuis peu, un accompagnement à la fois financier et technique des ministères des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat et celui de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire.

À cet effet, un atelier multisectoriel s’est tenu vendredi le 16 février à l’amphi 300 du Minepat. L’objectif de ces assises visait à renforcer les capacités de ces entrepreneurs, pour une participation réussie à cette foire économique. Cinq modules étaient au menu des échanges, à travers lesquelles les participants ont débattu sur les attitudes à adopter pour une meilleure promotion de leur marque mais également sur les choix à opérer pour ce qui est des partenariats bénéfiques à nouer. En plus de cette séance de travail, des comités techniques ont été créés pour suivre l’action de ces entrepreneurs et leur apporter du coaching pendant la semaine de la foire au palais des Congrès. Cependant un apport financier a également été mis à leur disposition pour assurer leurs commodités.

Endossé sur le thème “Secteur privé, évolution et transformation sectorielles de nos économies”, le Salon international de l’entreprise, de la Pme et du partenariat, propose des conférences-débats, sous la forme d’apéros thématiques. Entre des solutions pour l’amélioration du climat des affaires, l’amélioration de la qualité de l’offre des Pme et leur industrialisation, en passant par des opportunités des la zone de libre échange, les sujets sont assez variés. Promote c’est aussi et surtout des rencontres en B2A, B2B, B2C, et des animations économiques diverses. Au moment précis ou l’actualité tourne autour de la promotion de l’import substitution, le Salon international de l’entreprise, de la Pme et du partenariat apparait comme un busines forum idéal pour promouvoir le made-in-Cameroon.

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