vendredi, juin 5, 2026
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Lions indomptables : Samuel Eto’o avoue avoir échoué avec One all sport

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Ernest Obama, le porte-parole de Samuel Eto'o

One all sports et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), c’est bientôt fini. Ernest Obama l’a clairement annoncé : « On a signé un contrat avec One all sports et la Fédération a constaté que One all sports ne respecte pas certaines clauses contractuelles, comme le bus », a déclaré le porte-parole de Samuel Eto’o, président de la Fécafoot. L’ancien journaliste était l’invité ce soir d’Info TV, une chaîne de télévision privée basée à Yaoundé. Surprenant l’opinion, tant le sujet de l’équipementier des Lions indomptables n’est plus à l’ordre du jour. Las de demander des comptes sur ce dossier, l’opinion a fini par oublier, pour se concentrer sur les résultats et les prestations des Lions indomptables. Lesquels se sont fait éliminer en 8ème de finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations (CAN) Côte d’ivoire 2024. Depuis lors nul n’a fait le bilan de cette compétition qui a une fois de plus vu le Cameroun quitter le tournoi la queue entre les jambes.

Entre temps, les autorités du football se livrent à une guerre de plus en plus ouvertes, au sujet de l’avenir. Sébastien Migné l’entraîneur adjoint ayant démissionné, Rigobert Song Bahanag le sélectionneur manager a été remercié à l’expiration de son contrat le 28 février dernier. Et alors que les yeux sont rivés du côté des Services du Premier ministre où est pilotée la « reconstruction de l’équipe nationale fanion de football du Cameroun », la bataille a pris de l’ampleur. Dans les coulisses, la Fécafoot à qui le ministre des Sports demande à voir clair dans la gestion du partenariat avec One all port depuis de longs mois, monte au créneau pour annoncer la fin prochaine de leur deal. « On a entamé un process et on va vers une probable rupture de contrat. One all sports ne respecte pas les contrats», a lâché Ernest Obama.

C’est la fin d’un feuilleton où les intérêts de l’Etat du Cameroun ont été engagés, sans que les autorités politiques du Cameroun ne parviennent à en être édifiées. Pendant ce temps, Le Coq sportif, l’ancien équipementier, lui, continue de poursuivre la Fécafoot pour rupture abusive de contrat.

Le Cameroun va abriter un sommet de l’UAR sur l’intelligence artificielle et les médias

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Pendant 3 jours, Yaoundé sera la capitale de l’intelligence artificielle (IA). L’Union africaine de radiodiffusion (UAR), la plus grande organisation professionnelle de la radio et de la télévision en Afrique va organiser dans la capitale du Cameroun, un sommet sur l’intelligence artificielle et les médias. A en croire les informations qui figurent dans la note conceptuelle de cet événement que News du Camer a pu consulter, ce dernier a pour principaux objectifs, d’évaluer les défis et les impacts de l’intelligence artificielle sur les médias africains, ainsi que leur préparation à l’utilisation de l’IA et d’établir les bases d’un plaidoyer en faveur de politiques régionales cohérentes.

Pour l’UAR, l’intelligence artificielle est une innovation majeure. Bien utilisée, elle peut constituer un formidable outil permettant de faciliter l’analyse du contenu vidéo, le montage vidéo, la rédaction d’histoires, la postproduction etc. Toutefois, dans des mains malveillantes, elle peut devenir une «menace majeure pour la démocratie, pour les cultures et les sociétés en développement, car elle peut empêcher les citoyens de prendre des décisions éclairées», peut-on lire dans la note susmentionnée. C’est certainement la raison pour laquelle, les débats qui vont meubler cet évènement vont essentiellement porter sur «les questions d’éthique, d’automatisation des processus éditoriaux, et d’impact de l’IA sur la diversité et l’intégrité de l’information».

On retrouvera à ce sommet, des experts de haut niveau, d’Afrique et des autres continents, pour des discussions prospectives et ancrées dans le contexte sur le potentiel, les défis et les impacts de l’intelligence artificielle sur les médias africains, dans le but de partager les expériences, d’élaborer des stratégies, de produire des recommandations concrètes et des synergies pour garantir que les médias africains suivent le rythme, apprend-on.

Secteur minier : la société civile unie pour la transparence

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Société civile ITIE Cameroun

34 entités de la société civile Camerounaise, membres de la Plateforme de Représentation et de Redevabilité des Organisations de la Société Civile Camerounaise Impliquées dans le Suivi de la Gouvernance du Secteur Extractif, ont tenu une assemblée générale ce 29 février 2024 dans les locaux de l’association Service Oecuménique pour la Paix à Yaoundé. Ces assises avaient pour but l’adoption du nouveau Code de conduite ainsi que des critères, la désignation des représentants au Comité et la désignation des points focaux auprès de l’Unité technique Opérationnelle du Secretariat Permanent du Comité ITIE. Sur proposition du Comité de Pilotage (COPIL) de la Plate Forme, le bureau de l’AG a été approuvé à l’unanimité ainsi qu’il suit: Présidente Mme NDJETOH Micheline de AFEMIC, Premier Rapporteur M. KAMGA Justin de FODER et deuxième Rapporteur M. MBARA TIPANE Cyrille du GAD. 

Sur les raison de la tenue de cette assemblée générale, il s’avère que la société civile, active dans l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives {ITIE) depuis 2005, observe la nécessité de mettre à jour le Code régulant sa participation. “Cette révision qui fait suite à la validation ITIE de 2023, et la publication du Décret N°2024/00165/PM du 31 janvier 2024 portant réoganisation du Comité ITIE Cameroun vise à améliorer la représentation, la redevabilité et l’efficacité du college de la société civile au sein dudit Comité”, indique le communiqué final de cette assemblée générale. “Le nouveau Code, conforme aux normes ITIE 2023, encadre la désignation des représentants et des points focaux, tout en garantissant l’indépendance et l’intégrité des Organisations de la Société Civile. il réaffirme leur engagement envers l’éthique, la democratie et la bonne gouvernance,” indique ce document.

Ces Organisations de la Société Civile (OSC), qui représentent une diversité d’organisations professionnelles, confessionnelles et laïques, etc. réaffirment l’Assemblée Générale comme l’organe suprême de la plateforme, avec pour missions d’établir les orientations stratégiques, de prendre les décisions importantes et de superviser les activités. Elles reconnaissent également le Comité  de Pilotage comme l’organe d’animation de la plateforme, responsable de la mise en œuvre des décisions de l’AG. Ses fonctions incluent la coordination des activités, la gestion des ressources et la représentation de la plateforme auprès des parties prenantes.

En outre, il a été décidé que les principes fondamentaux pour l’admissibilité à la candidature d’une OSC en tant que membre du GMP au Cameroun incluent une ancienneté d’au moins 3 ans ou une expérience dans le suivi de la mise en œuvre de l’ITIE et avoir une expérience dans le plaidoyer. “Il est essentiel de donner la chance à tout le monde, car nous sommes unis dans notre diversité et divergeons dans nos opinions. Maintenons la liberté d’expression en optant pour la désignation de manière rotative par les membres d’un porte parole pour porter une question spécifique au sein du comité. Nous réitérons avec force que le groupe des mandataires représentant la société civile au Groupe Multipartite a le devoir de rendre compte régulièrement aux membres de la plateforme. 

Pour assurer un financement indépendant de la plateforme des Organisations de la Société civile, les participants ont décidé que les sources de financement de la plateforme sont constituées des frais d’adhésion de 20 000 FCFA, des cotisations annuelles de 60 000 FCFA, ainsi que de la retenue de 25 % des frais de session au comité ITIE.

La prochaine assemblée est prévue pour le jeudi 4 avril 2024 en vue de la validation des mandataires au Comité ITIE. 

Luc Messi Atangana, Maire de la ville de Yaoundé: « Les moyens de la mairie ne permettent pas de satisfaire les besoins de réhabilitation de la voirie»

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Luc Messi Atangana, maire de la ville de Yaoundé

En décembre 2023, lors du  Conseil de communauté consacré à l’examen et à l’adoption du projet de budget de la communauté urbaine de Yaoundé pour le compte de l’exercice 2024, le maire de la ville a annoncé que cette année, l’essentiel de ses actions seront orientées vers la réhabilitation de la voirie urbaine de la capitale. «Il y a des routes à réhabiliter et certaines voies à construire. L’accent sera mis sur ce premier point», a déclaré Luc Messi Atangana. Moins d’un mois plus tard, soit le 4 janvier 2024, le magistrat municipal a lancé les premiers travaux sur les tronçons carrefour Belibi-Terminus Mimboman, carrefour Emombo 1-école publique de Kondengui et carrefour Emombo 2-Essomba pour un coût global de 2,7 milliards de Fcfa. Le même jour, il a également procédé au lancement des chantiers de construction d’un dalot au lieu-dit ancienne base Hysacam et de réhabilitation de la voie reliant les quartiers Fouda et Mvog Ada.

Bien que le démarrage de ces projets augure des lendemains meilleurs pour le transport des biens et des personnes dans ces quartiers, les autres artères de la ville de Yaoundé  présentent un visage hideux. Des nids de poules et des fissures ont élu domicile sur les routes qui ont encore un semblant de bitume, quand beaucoup d’autres sont complètement défoncées. «Toutes ces routes sont très vieilles. D’autres ont même déjà dépassé la durée technique normale de résistance. C’est ce qui fait que la majorité des routes de la ville sont fissurées, craquelées, faïencées. Lorsque les eaux s’y mêlent, en période de pluies, les routes se défoncent presque chaque jour. Il y a des endroits où vous passez le matin, vous laissez la surface de la route normale, mais dans l’après-midi quand vous rentrez, il y a déjà eu affaissement.», a indiqué Luc Messi Atangana au micro de nos confrères de la télévision nationale.

Moyens matériels et financiers

Le maire de la ville qui semble s’inscrire dans une forme de résignation, a tout de même tenu à fournir quelques détails qui, selon lui, expliquent la nonchalance observée dans la réhabilitation de la voirie urbaine de Yaoundé. A en croire ce dernier, le premier obstacle majeur est que la mairie ne dispose pas d’un parc de génie civil entièrement équipé. «Ce n’est pas parce qu’il y a eu une dégradation ponctuelle sur une route que l’intervention est facile. Je n’ai pas trouvé un parc de matériel de génie civil fonctionnel à la mairie de la ville. Je suis en train de le constituer. Lorsque vous n’avez pas le matériel qui vous permet d’intervenir, vous recourez aux entreprises. Quand vous recourez aux entreprises, il y a l’obligation de respecter les procédures en vigueur», a-t-il déclaré.

D’un autre côté,  la mobilisation des capitaux nécessaires au financement des travaux de réhabilitation demeure le défi majeur. Selon Luc Messi Atangana, les travaux de réhabilitation évoqués au début de notre article, ont été financés par des fonds de la Communauté urbaine de Yaoundé qui, à titre de rappel, a voté un budget prévisionnel de 35,6 milliards de Fcfa pour 2024. En baisse de 1,6 milliards de Fcfa en valeur absolue et de 4,36% en valeur relative par rapport à l’exercice 2023. «Les travaux routiers coûtent chers. Les seuls moyens propres de la mairie ne permettent pas de satisfaire les besoins, que ce soit en assainissement ou alors en réhabilitation de la voirie. La capitale devrait donc bénéficier des appuis ponctuels. Ce qui n’est pas le cas. Tous ces travaux dont je viens de parler, sont exécutés sur fonds propres de la mairie de la ville».

Compte unique du trésor

Pourtant, selon des données qui figurent dans le  Rapport décennal d’activités de la direction générale du trésor, de la coopération financière et monétaire (2013 -2023) une masse globale de ressources fiscales d’un montant de près de 412 milliards de francs CFA a été reversée aux collectivités territoriales décentralisées par le Trésor Public entre 2016 et 2020, soit une enveloppe moyenne de 82 milliards de francs CFA par an. L’essentiel de ces revenus proviennent de la fiscalité affectée, c’est-à-dire des prélèvements fiscaux (centimes additionnels et bien d’autres impôts) affectés aux collectivités territoriales décentralisées et collectés pour l’essentiel par les administrations fiscales que sont la Direction générale des Impôts et la Direction générale des Douanes. Toutefois, selon Luc Messi Atangana la mise à disposition de ces fonds ne se fait pas de manière optimale en raison des lenteurs dans la mise en branle du Compte unique du Trésor. «Tous les travaux, que ce soit les travaux routiers ou de gestion des ordures, sont fait par la mairie de la ville. Sur fonds propres. Leur financement dépend également du compte unique du trésor, où vous pouvez avoir une provision, mais vous ne pouvez pas en bénéficier  du fait des tensions de trésorerie»

Pourtant, selon les projections du gouvernement, «Par une programmation de l’ensemble des dépenses de l’État sur tout le territoire national, l’adaptation des collectivités territoriales décentralisées au fonctionnement du compte unique du Trésor permettra de mettre plus facilement et plus rapidement des ressources à la disposition des collectivités territoriales décentralisées. Avec la réduction des délais d’encaissement des recettes des CTD et un accès direct au compte pivot du Trésor de même qu’un accès direct à tous les dépôts publics et l’élimination des ressources oisives dans les banques commerciales comme ce fut le cas dans l’ancien système, les collectivités territoriales décentralisées disposeront davantage de ressources et dans un temps réduit»

Secteur minier: Rutile d’Akonolinga : Eramet,  » le présent-absent « 

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Un peu plus de quatre mois après son retrait en octobre dernier du projet de rutile à Akonolinga, le groupe Eramet annonce une action de soutien en faveur d’un projet de développement économique dans cette commune du département du Nyong-et-Mfoumou. L’information est révélée dans un communiqué de ce groupe minier publié le 22 février dernier. Selon la correspondance sus-évoquée, le groupe indique poursuivre son engagement en lançant un projet sociétal durable, avec un partenaire local spécialisé dans le domaine agricole à savoir Class M, pour favoriser la diversification et le renforcement économique des populations locales. « Terre d’Ako » est l’appellation dudit projet qui bénéficie également de l’appui de l’Etat. Comment comprendre une telle démarche qui, pour plus d’un, semble contradictoire ?
« Il ne s’agit pas pour le Groupe d’une obligation, dans la mesure où il ne détenait encore que des permis de recherche. En effet, aucune disposition du code minier camerounais n’oblige une compagnie minière à investir dans le développement communautaire lorsque celle-ci est en phase de recherche et d’exploration », indique l’expert en Mines et Pétrole Bareja Youmssi.
Selon le communiqué de Eramet susmentionné, avec le projet « Terre d’Ako », c’est plus de 80 exploitations agricoles issues de villages proches d’Akonolinga qui vont pouvoir bénéficier d’une centrale d’achat, permettant de dynamiser la culture de la banane-plantain dans le cadre de la structuration de la filière sur deux ans.
Le projet « Terre d’Ako », apprend-on, a été monté après une étude réalisée en 2022 et 2023 dans tous les villages couverts par les permis de Rutile qui avaient été accordées à la société, par Class M. Les échanges avec les communautés et les acteurs locaux ont permis de mettre en lumière l’activité de culture de banane plantain existante.
Ainsi, révèle le communiqué de Eramet, Class M et sa filiale ASL auront donc pour mission d’organiser environs 83 familles de producteurs avec en moyennes cinq personnes dans chaque famille, puis les accompagner pour augmenter la productivité de leurs champs, et créera une centrale d’achat qui facilitera la distribution de leurs productions sur les marchés urbains camerounais. Il est estimé que 415 personnes seront impactées, le revenu des familles productrices augmentera de 80% environ, 6 emplois directs seront créés surplace à Akonolinga à travers la mise en place de la filiale locale de Class M/ASL.
Pour mémoire, le 16 octobre 2023, le Groupe Eramet annonçait son retrait du projet de rutile d’Akonolinga. Selon une correspondance que la structure a adressée au ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique- par intérim-, et dont Défis actuels a eu accès, « le projet du ruptile d’Akonolinga n’est pas économiquement viable ».
En effet après quatre années de recherche et d’exploration sanctionnées par une étude de faisabilité, le groupe a investi 13,6 millions d’euros, soit environ 9 milliards de FCFA dans le projet en ressources humaines et techniques. En revanche, le projet réalisé sur plus de 2000 sondages sur les quatre permis de rutile d’Akonolinga est mis à jour 89 millions de tonnes de ressources étendues sur 3400 hectares avec une épaisseur, relativement faible. En outre, le projet présente un risque environnemental très élevé et un processus métallurgique assez complexe. L’investissement afin que le projet soit rentable était estimé à 118 milliards de FCFA.

Ramassage des ordures: les solutions d’hysacam contre l’insalubrité

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Un-camion-dHysacam-en-activite

Depuis au moins 4 ans, la ville de Yaoundé traverse une véritable crise d’insalubrité. Pour endiguer ce phénomène qui contribue à enlaidir le visage de la capitale qui souffre déjà de la détérioration de ses axes routiers, la mairie de la ville a envisagé bon nombre de solutions. Récemment, elle a décidé de briser le monopole du marché de la collecte des ordures que détenait l’entreprise Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam), depuis plus de 30 ans, en recrutant une seconde société dénommée Thychlof Sarl. La communauté urbaine compte poursuivre sur cette lancée, en recrutant d’autres prestataires qui vont venir appuyer les efforts des entreprises déjà sous contrat avec l’Etat et ses démembrements. Du côté de Hysacam, on ne nourrit que très peu d’espoirs sur la réussite de ce procédé. Au lieu de multiplier les opérateurs, l’entreprise est convaincue qu’il est plus judicieux de mettre d’importants moyens financiers à la disposition  des structures déjà présentes sur le marché, afin de leur permettre de mobiliser davantage de ressources matérielles avec lesquelles elles pourront optimiser la collecte des ordures. «Le problème n’est pas lié au nombre d’opérateurs  qui interviennent. Si les questions de fonds ne sont pas adressées, qu’on ait Hysacam aujourd’hui et que demain on ait 3, 4,5 ou 6 entreprises, toutes ces entreprises feront face aux mêmes difficultés. Parce que je vois mal comment on peut collecter 1000 à 1500 tonnes de déchets si on n’a pas d’équipements appropriés.  Ces équipements sont mécanisés, donc consomment de l’énergie, consomment du carburant, consomment des ressources humaines en termes de personnes à mobiliser qui attendent chaque fin du mois d’être payées.», indique une source au sein du top management de l’entreprise.

Moyens financiers

L’insuffisance des moyens financiers alloués au ramassage des ordures dans la ville de Yaoundé a toujours constitué l’un des principaux points d’achoppement entre Hysacam et l’Etat. Selon des chiffres dévoilés par Jean-Pierre Ymele, le directeur général de cette société, lors d’une réunion de concertation organisée le 11 juillet 2023, la ville de Yaoundé a besoin d’un minimum de 15 milliards de FCFA chaque année, pour assurer le ramassage des ordures. Cependant, pour ce service, le gouvernement ne débourse que 4 milliards par an, laissant le soin aux collectivités territoriales décentralisées de régler l’autre partie de la note. Toutefois, les retards accusés par l’Etat dans la mise à disposition de sa quote part, ainsi que les tensions de trésorerie au niveau de la communauté urbaine de Yaoundé paralysent régulièrement le secteur. «Tous les travaux, que ce soit les travaux routiers ou de gestion des ordures, sont fait par la mairie de la ville sur fonds propres. Leur financement dépend également du compte unique du Trésor, où vous pouvez avoir une provision, mais vous ne pouvez pas en bénéficier  du fait des tensions de trésorerie. C’est ce qui fait que si vous ne payez pas ces entreprises, pour qu’elles aussi puissent payer leur personnel, il y a des moments de fatigue, et même des moments de débrayage, que vous avez trouvés» a récemment indiqué Luc Messi Atangana, le maire de la ville de Yaoundé.

Ce déficit de financement pourrait être comblé par les recettes issues du droit d’accises spécial destiné au financement de l’enlèvement et le traitement des ordures au bénéfice des Collectivités territoriales Décentralisées. L’opérationnalisation de cette taxe instaurée dans la loi de finances 2019 a été lancée l’année dernière par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, qui a également fixé les modalités de recouvrement, de centralisation, de répartition et de reversement de cet impôt qui représente 0,5% de la base imposable de toutes les marchandises importées, exception faite des importations en franchise prévues par l’article 276 du Code des douanes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Ledit impôt sera collecté par la douane, qui retiendra 5% de l’enveloppe globale au titre de frais d’assiette et de recouvrement. Les 95% restants seront centralisés par le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom), la banque des CTD, qui se chargera ensuite de les redistribuer aux communautés urbaines, aux communes et communes d’arrondissements du pays.

 Corollaires

S’il ne le dit pas clairement, le discours de notre interlocuteur évoqué supra, laisse penser que l’Etat et ses démembrements sont pour le moment, les principaux responsables de la situation critique dans laquelle la ville de Yaoundé se trouve. Il en veut pour preuve, le non-respect de leurs engagements financiers, ainsi que le choix d’un contrat qui selon lui, ne peut permettre à Hysacam de déployer le nombre de camions nécessaires pour collecter les 3000 tonnes de déchets (chiffre dévoilé par Hysacam, ndlr) produits dans la ville de Yaoundé chaque jour.  «Nous travaillons dans le cadre d’un contrat. Beaucoup de gens ne le savent pas, mais ce contrat définit jusqu’au nombre de camions qui doit être déployé. Dans la ville de Yaoundé, il est prévu que l’on déploie une cinquantaine de camions. C’est le nombre contractuel défini. Nous estimons que pour faire de Yaoundé une ville propre, il faut déployer au moins 150 camions. A condition que des centres de transfert aient été aménagés. Sinon on peut même monter à 200 camions», révèle notre source qui précise par ailleursque «Quand vous avez dimensionné un marché avec 50 camions, il vous est difficile de mobiliser 100 ou 150, puisque la rémunération est assise sur le nombre de camions que vous avez mobilisés. Donc il faut revoir  cette structure, et définir des objectifs de collecte qui vont entraîner des objectifs de moyens. Est-ce que Hysacam est capable de mobiliser 150 à 200 camions pour la ville de Yaoundé ? La réponse c’est oui. On l’a fait par le passé. Mobiliser les camions pour Hysacam n’est pas un problème. Le vrai problème c’est: Est-ce que les ressources budgétaires disponibles peuvent permettre, si ces camions ont été financés sur des crédits de les rembourser aisément ?», s’interroge-t-elle.

En attendant la régularisation de la situation financière et contractuelle, Hysacam propose, pour améliorer le système de collecte des ordures, de construire des centres de transfert qui vont permettre de stocker provisoirement dans des zones éloignées, d’importantes quantités de déchets en une seule fois. Tout en appelant les populations à plus de civisme, notamment en valorisant l’utilisation des poubelles, la structure milite tout aussi pour la création des zones de regroupement dans les quartiers, où les habitants pourraient venir déposer leurs déchets issus de la pré-collecte à domicile.

Lions indomptables : Le contrat de Rigobert Song n’a pas été renouvelé

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« J’ai l’honneur de vous notifier, par la présente, l’arrivée à terme dudit contrat le 29 février 2024, conformément à son article 6, alinéa 1». En ces termes, le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), Narcisse Mouelle Kombi, a notifié Rigobert Song Bahanag de l’expiration de son contrat de manager sélectionneur des Lions indomptables. Mieux, « il n’est pas possible à l’Etat, pourvoyeur de vos rémunérations (salaires et autres avantages), de vous reconduire dans vos fonctions de manager sélectionneur des Lions indomptables séniors messieurs». Dans un courrier signé ce 28 février 2024.

Puis le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a informé l’opinion nationale que « le Comité exécutif de l’instance a signifié ce jour aux membres du staff technique des Lions indomptables du Cameroun la fin de leur contrat à la tête de l’équipe nationale séniors messieurs ». Indiquant avoir adressé « des remerciements à Rigobert Song et ses adjoints pour leur dévouement au service de la nation durant les deux dernières années consacrées à leur missions ».

Bilan négatif

Clap e fin donc pour Magnan et son équipe, ainsi que l’a prévu le contrat qui les liait à la République du Cameroun et qui avait été signé le 23 mars 2022, soit un mois après leur prise de fonction. Cela survient au lendemain de la réception par le Secrétaire général des Services du Premier ministre, dans le cadre de la reconstruction du football camerounais. L’homme accompagnait ses deux employeurs. Du coup, l’on soupçonnait ces derniers de vouloir reconduire le contrat de l’ancien capitaine des Lions indomptables dont la prestation est vomie tant par les fans que par les techniciens. Et le bilan de l’homme ne plaidait pas en sa faveur. En 23 matchs officiels, Rigobert Song a enregistré 6 victoires seulement, contre neuf défaites et huit matchs nuls.

Au moment de expire le contrat de Rigobert Song et son équipe, Sébastien Migné, son adjoint qui faisait office d’entraîneur, avait déjà jeté l’éponge au lendemain de la foireuse Coupe d’Afrique des nations 2023.

Lions indomptables : Dion Ngute tente de reconstruire

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« Monsieur le chargé de presse de l’équipe, j’ai l’honneur de vous demander de participer personnellement à la réu ion restreinte relative au sujet précité, que j’animerai, le mardi 27 février 2024…». La convocation servie au Team press officer des Lions indomptables A, a fuité sur les réseaux sociaux tôt le matin, avant même l’heure de la rencontre. Outre Elie Thierry Ndoh, Rigobert Song Bahanag le sélectionneur manager, Samuel Eto’o Fils le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), Céline Eko, première vice-présidente de la Fécafoot, Blaise Djounang, secrétaire général de la Fécafoot et le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) étaient de la partie.

Il était attendu des personnalités conviées à cette rencontre des idées et propositions claires en vue de la reconstruction de l’équipe nationale de football du Cameroun, au lendemain d’une élimination précoce de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023. Les Lions indomptables se sont fait éliminer en 8ème de finale par les Super Eagles (2-0) au terme d’un match qui a trahi les lacunes d’une sélection qui avait pourtant terminé le premier tour en fanfare. C’était une autre fausse note du football camerounais. Après une série d’éliminations des différentes sélections nationales de football.

Dans son discours du 10 février 2024, le président de la République a dit sa déception qu’il partage avec la jeunesse camerounaise, et a promis des arrangements. En annonçant avoir donné des instructions à ce sujet au ministre des Sports et de l’éducation physique. Puis l’on avait appris qu’une commission avait été mise sur pied dans les Services du Premier ministre afin de travailler à la reconstruction de l’équipe nationale du Cameroun. Elle est pilotée par Séraphin Magloire Fouda, le Secrétaire général des services du Premier ministre (Sgpm). C’est dans ce cadre que les officiels qui étaient de la mission en terre ivoirienne ont été convoqués ce 27 février à l’immeuble Étoile. La fumée blanche est attendue. En attendant, le contrat de Rigobert Song expiré ce 28 février.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement engagé une pareille opération. Au lendemain de la foireuse Coupe du monde 2014, une initiative pareille avait déjà été organisée sous la houlette de Louis Paul Motaze, alors Sgpm. Les acteurs du football camerounais avaient défilé à l’immeuble Étoile pour s’expliquer. Dix ans après on remet ça

 Douala: près d’un  milliard de FCFA pour un centre des sapeurs-pompiers

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 Cette structure, dont  la pose de la première pierre  vient d’avoir lieu, est le fruit de  la collaboration entre Prometal, la Magzi et le ministère de la Défense.

La zone industrielle de Douala-Bassa sera bientôt dotée d’un Centre Spécial de Secours de Sapeurs-Pompiers. Cette structure va  permettre de prévenir et gérer les incidents qui pourraient survenir dans cette zone considérée comme à haut risque.  On y recense en effet diverses activités industrielles à l’instar des industries chimiques, biochimiques et cosmétiques, ainsi que des industries sidérurgiques et métallurgiques. Il y a d’ailleurs un an, les installations d’une des usines de Prometal sont parties en fumée, occasionnant d’importants préjudices financiers.

 C’est pour  faciliter les interventions en cas d’incendie que ce centre  est créé.  La cérémonie conjointe de signature de la convention cadre de partenariat entre le Ministère de la Défense et le Groupe PROMETAL, et de pose de la première pierre du chantier de construction de ce Centre Spécial de Secours de Sapeurs-Pompiers a eu lieu le 19 février dernier.

 Il s’agit là d’un projet porté par le ministère de la Défense, le groupe Prometal et la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi).  Prometal va construire et équiper ledit centre, le ministère de la Défense va mettre à contribution ses soldats du pour en assurer le fonctionnement tandis que la  Magzi a fourni le site pour la construction.  Le centre sera en effet bâti sur une superficie de 3000 mètres carrés. Il sera  composé  d’un bâtiment administratif, d’un réfectoire, de salles de réunions, d’une vingtaine de logements pour les soldats du feu etc. Cet investissement  est estimé à environ 1 milliard de FCFA selon le PDG du groupe Prometal, Hayssam El Jammal. Il va permettre une gestion préventive des incidents.  « D’années en années, notre pays enregistre de nombreuses crises de protection civile : inondations, accidents de la voie publique, les glissements de terrain m, catastrophes naturelles et industrielles, effondrements d’immeubles, incendies etc. Le corps national des sapeurs-pompiers est la grande formation militaire inter armée dédiée à la protection civile », indique le ministre Joseph Beti Assomo. 

En plus d’être une unité opérationnelle de proximité qui veillera sur toute la zone de Douala bassa,  les soldats de ce centre vont aussi assurer un rôle dans l’évaluation des situations de sécurité.  

 Réaction

Hayssam El Jammal, PDG de Prometal Groupe

 « Ce projet va porter à 3 milliards de FCFA l’engagement sociétal de Prometal »

 « L’Etat ne peut pas tout faire. Notre devoir est aussi de mettre notre pierre à l’édifice dans des circonstances où, nous sommes nous-mêmes concernés par des actions d’intérêt public. De manière concertée avec le ministère  de la défense, la magzi, prometal groupe s’est engagé à construire et équiper  dans la zone industrielle de bassa  à Douala le centre de secours des sapeurs-pompiers  dont l’arrêté  de création date d’avril 2004. Cet investissement  estimé à environ 1 milliard de FCFA va permettre une gestion anticipative des accidents,  sinistres et dangers non seulement  dans cette zone industrielle  mais aussi dans l’ensemble de la région du Littoral et ses environs.   Cette initiative  est la plus importante jamais réalisée par le groupe Prometal dans le cadre de  nos actions de responsabilité sociétale.  Ce projet va ainsi porter à 3 milliards de FCFA l’engagement sociétal de Prometal groupe au cours des dernières années. »

Eneo sollicite des fonds de l’Etat pour faire fonctionner les centrales thermiques

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Pour les  mois de février et de mars 2024, un  besoin de 18 milliards de FCFA  est évalué en termes de  surcoûts liés à l’achat des combustibles pour faire tourner toutes ces centrales en plein régime et atténuer les délestages vécus actuellement

Les acteurs du secteur de l’électricité s’accordent à dire que la mobilisation des centrales thermiques ne permet pas de résorber entièrement le déficit actuel. Mais, la mise à disponibilité  24h/24 de toutes ces centrales qui venaient jusqu’ici en appoint permet déjà , selon Eneo, tout de même de réduire le volume des délestages. Le gouvernement a donc décidé dans  son plan de gestion de la crise actuelle de mettre à contribution toutes les centrales thermiques en continu.  Mais une des contraintes majeures de cette décision est la mobilisation des fonds  pour supporter les  coûts liés à l’achat des  combustibles.  “A titre d’exemple la consommation journalière de l’ensemble des centrales thermiques du RIS (Oyomabang, Dibamba, Mbalmayo, Logbaba, Limbé, Bamenda) est évaluée à environ 810 mille litres pour un coût de 550 millions Frs CFA soit 16,5 milliards F CFA par mois », explique le ministre de l’Eau et de l’Energie lors de sa rencontre avec le patronat. D’après Eneo, activer les différentes centrales, va générer  des frais supplémentaires pour l’achat des combustibles  de l’ordre de 10 milliards pour le mois de février en cours et sont projetés à 8 milliards pour le mois de mars prochain.  Il s’agit notamment des centrales de Dibamba, Limbé, Oyomabang, Logbaba, Bamenda et Mbalmayo. Dans une lettre adressée  au ministre de l’Eau et de l’Energie  le 14 février dernier, le DG d’Eneo sollicitait un soutien financier de l’Etat pour supporter les surcoûts pendant  cette période critique qui pour lui va jusqu’à fin mars 2024.  «  L’important déficit  de production  pour lequel Eneo ne peut être tenue pour responsable, est  en complet décalage avec  le planning de production annuel arrêté en  fin d’année 2023 sous l’égide d’Arsel et en concertation avec la SONATREL conformément aux dispositions du code du marché de l’électricité …Nous sollicitons le concours financier de l’Etat afin de faire face à ces surcoûts, que compte tenu de sa situation financière, Eneo ne peut supporter seule. », écrit Amine Homman Ludiye. En dehors du coût du carburant, le fonctionnement de ces centrales thermiques  nécessite la maintenance en continu. 

Il faut dire que le parc de production d’électricité actuel  au Cameroun est constitué de 62% de l’hydroélectricité, 14% du thermique au gaz, 22 % du thermique au fioul et 2% du solaire. 

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