les deux hommes que Rigobert Song veut jeter en prison
Théophile Awana, journaliste, et Pinon Omgba, consultant sportif, sont attendus chez le juge du tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif, statuant en matière correctionnelle, ce mardi 19 mars 2024. Par exploit d’huissier, Rigobert Song Bahanag a servi une citation directe à ces deux hommes connus des antennes de radios et télévisions camerounaises. L’ex-sélectionneur manager des Lions indomptables accuse les deux hommes d’avoir « relayé une somme de déclarations non fondées de nature non seulement à porter atteinte à son image, mais surtout à son honorabilité ».
Les faits portent sur les déclarations faites par Théophile Awana et Pinon Omgba le 20 février dernier sur les antennes de la chaîne de télévision Canal 2 international. Invités de l’émission « Au cœur du sport », les deux hommes ont soutenus que Rigobert Song Bahanag n’avait pas le diplôme requis pour être à la tête des Lions indomptables. Affichant même au passage un document supposé être le diplôme de l’ancien capitaine des Lions indomptables reconverti en entraîneur. Au moment où l’homme soufflait le chaud et le froid, après l’élimination précoce du Cameroun de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023. Les Lions indomptables avaient été éliminés en 8ème de finale par le Nigéria, après une campagne terne, qui a vu le technicien en chef tâtonner dans ses choix tactiques, pour multiplier les contre-performances. A quelques semaines de la fin de son contrat.
Le Cabinet Bayebec annonce une plainte contre Théophile Awana et Pinon Omgba
Du coup, l’homme qui avait remplacé au pied levé Antonio Conceiçao pour résultats insatisfaisants, repart sans avoir rassuré tant se employeurs que le monde du football. Après avoir qualifié in extremis le Cameroun pour la Coupe du monde Qatar 2022, l’homme n’avait pas pu faire mieux que le premier tour de la compétition. Se targuant simplement d’avoir donné au Cameroun sa première victoire en Coupe du monde depuis 1990, et surtout, d’avoir infligé une défaite (1-0) au Brésil. Puis plus rien. En dehors des problèmes de vestiaires qui ont étalé la faiblesse de l’homme à gérer les égos de ses joueurs dont l’un, André Onana, gardien titulaire, a été chassé du groupe la veille du deuxième match du Cameroun, sans que l’opinion n’en sache la raison.
Ainsi, sur les deux tournois, les Lions indomptables n’ont jamais rassuré, et s’est toujours montré instable dans ses choix. De quoi susciter des doutes sur ses compétences techniques. C’est dans le cadre de cette polémique que Pinon Omgba et Théophile Awana ont fait leurs déclarations. Entre temps, face à la grogne du public, les employeurs de Rigobert Song Bahanag n’avaient pas d’autre choix que de ne pas reconduire son contrat. La partie va se poursuivre en justice.
Après une quête effrénée, le Cameroun a pu arracher sa première médaille en or. Et c’est l’haltérophile Junior Periclex Ngadja Nyabeyeu qui permet ainsi à la team Cameroon de l’avoir. L’homme de 109kg s’est imposé en finale contre le Mauricien Khelvin. A lui seul, l’haltérophile compte trois médailles (2 en or et une en argent). Une autre haltérophile, Estelle Adèle Momeni (+87 kg), compte deux médailles (une en argent et une en bronze). En Judo, Marie Céline Baba Matia, la vice-capitaine de la team Cameroon, est tombée en finale des moins de 52kg contre la Tunisienne Tibi Rahma, synonyme de médaille d’argent. Dans la même discipline, Audrey Etoua Biock et Biami Ornella remportent elles aussi les médailles d’argent chez les moins de 78kg, alors que Wesley Georgika arrache le Bronze. En lutte, le Cameroun dispose de deux métaux en argent et deux en bronze, avec respectivement Cédric Abessolo (86kg), Blandine Ngiri (68kg) Wase Ngoe (53kg) et Ntsa Assouga (50kg). Ce qui fait en tout 22 métaux dans la gibecière du Cameroun : deux en or, 8 en argent et 12 en bronze. Occupant la 11e place.
La besace devrait peser encore plus lourd avant la fin de cette 13ème édition des Jeux africains. Avec plus de chances dans les sports individuels. En athlétisme les signaux tendent au vert pour Emmanuel Eseme. L’homme le plus rapide du Cameroun a terminé premier de sa série, avec un chrono de 10’’15, et c’est le meilleur. Deux autres Camerounais ont terminé à la même position dans leurs séries, mais sont loin de pouvoir prétendre à une médaille : Raphaël Ngaguele (10’’53) et Claude Emmanuel Itoungué (10’’37). Outre Eseme qui est le plus attendu au podium de la discipline, le Cameroun pourra espérer une médaille au relai 4x100m.
En boxe, trois ambassadeurs ont été alignés : deux messieurs et une dame. Reine Laure Ngouné, championne d’Afrique dans les moins de 52kg affronte la Marocaine Chebbar Rabab en demi-finale. On en est au 16ème de finale, le capitaine Junior Fotouo Totap sera face au Sud-soudanais, Suliman Adam dans les moins de 82kg. Le champion d’Afrique Serge Mvogo Amougou sera face à l’Equato-guinéen, Yvan Mike Mansogo dans les +92kg.
Dans les sports collectifs les signaux tendent également vers le vert. Après la première victoire face à l’Ouganda (38-27), les Lionnes indomptables de handball se sont encore imposées contre le Mali (42-13). Cette double victoire leur donne le quitus pour le second tour. Au volleyball, la sélection nationale, championne des derniers jeux organisés en 2019 au Maroc, se sont également qualifiés pour le second tour en deux victoires (3-0) face au Nigéria et une défaite (2-3 face à l’Egypte).
Pour l’exercice 2024, le Budget d’Investissement Public (BIP) prévoit une enveloppe d’un peu plus de 115,9 de FCFA pour l’ensemble des 360 communes d’arrondissement du Cameroun. Ce montant est en hausse d’un milliard de FCFA par rapport aux 114,9 de FCFA affectés à ces Collectivités Territoriales Décentralisées en 2023. Il enregistre une augmentation de 0,86% en valeur relative. Cette enveloppe répartie entre les 360 communes d’arrondissement servira, entre autres, à la construction des salles de classe, à l’acquisition du matériel informatique dans les écoles, à l’entretien des routes ainsi qu’au financement des projets d’électrification dans les Collectivités Territoriales Décentralisées. De façon détaillée, les 70 communes d’arrondissement de la région du Centre ont une allocation totale de 24 milliards de FCFA. Il s’agit de la plus grosse enveloppe des dix régions que compte le Cameroun. En fonction des neuf départements de cette circonscription, siège des institutions, l’enveloppe susmentionnée est ainsi repartie : le département de la Haute-Sanaga qui compte sept communes d’arrondissement aura une cagnotte de 4,9 milliards de FCFA. Celui de la Lekié avec ses neuf arrondissements attend 2,1 milliards de FCFA. Les deux départements du Mbam à savoir le Mbam et Inoubou et le Mbam et Kim, respectivement avec neuf et huit communes auront 2,7 milliards de FCFA et 945 millions de FCFA. La Mefou et Afamba (huit communes), pour ce qui est du BIP 2024, percevra 2,8 milliards de FCFA. 2,9 milliards de FCFA sont accordés au département de la Mefou et Akono (quatre communes), tandis que le département du Mfoundi (sept arrondissements) aura une enveloppe de 4,2 milliards de FCFA. Les autres trois départements de la région du Centre que sont le Nyong et Kelle, le Nyong et Mfoumou et Nyong et So’o, respectivement dix ; cinq et six communes ont des allocations de 2,8 ; 1,5 et 1,8 milliards de FCFA.
8,6 milliards pour le Sud
Les quatre départements de la région du Sud qui comptent un total de 29 communes d’arrondissement vont bénéficier d’un financement de 8,6 milliards de FCFA du BIP 2024. Ainsi le département du Dja et Lobo (deux communes) aura 2,8 milliards de FCFA. La Mvila et la Vallée du Ntem, huit et quatre communes respectivement, auront un financement de 2,5 et 1,1 milliards de FCFA. L’Océan [et ses neuf départements] aura 2,2 milliards de FCFA. La région du Nord qui compte quatre départements avec 21 communes au total aura un financement de 8,2 milliards de FCFA pour ce qui est du BIP 2024. Le département de la Bénoué (douze communes) s’en sort avec une cagnotte de 4,7 milliards de FCFA. Les autres, à savoir le Faro [deux communes], le Mayo-Louti [trois communes] et le Mayo Rey [quatre communes] cumulent tour à tour chacune une allocation de 748 millions de FCFA, 1,1 et 1,9 milliards de FCFA, respectivement. S’agissant de l’Adamaoua qui a cinq départements subdivisés en 21 communes, elle [région] va bénéficier d’un financement du BIP de 7 milliards de FCFA. Le département du Djerem [deux communes] aura une allocation de 768,7 millions de FCFA. Le Faro et Deo et le Mayo Banyo quatre et trois communes recevront 1,5 et 1,2 milliards de FCFA, respectivement. Les départements du Mbéré [quatre communes] et de la Vina [huit communes] ont 1,1 et 2,9 milliards de FCFA, l’un et l’autre respectivement.
Extrême-Nord : 13,8 milliards
Avec cinq départements et quarante arrondissements, l’Extrême-Nord bénéficie d’une enveloppe de 13,8 milliards de FCFA en 2024. Le département du Diamaré a droit à une allocation de 2,7 milliards pour ses neuf communes. Le Logone et Chari [dix communes] a un financement de 3,8 milliards de FCFA pour le compte du BIP de l’année en cours. Le département du Mayo Kani [sept communes] a une allocation de 2,05 milliards de FCFA. Les départements du Mayo Danay et Mayo Sava, onze et trois communes vont recevoir des financements de 4,1 et 1,2 milliards de FCFA, respectivement, l’un et l’autre. La région de l’Est aura un financement global de 9,9 milliards de FCFA pour ses quatre départements. Dans l’ordre, le département de la Boumbo et Ngoko [quatre communes], celui du Haut-Nyong [14 communes], ceux de la Kadey[sept communes] et Lom et Djerem [huit communes] vont recevoir 586 millions de FCFA, 4,09 milliards de FCFA, 1,8 milliard de FCFA et 3,5 milliards de FCFA. Six départements divisés en 32 communes, la région du Sud-Ouest a un financement de 9,6 milliards ainsi reparti : le département du Fako [sept communes] aura 2,2 milliards de FCFA. Celui du Kupe Maneguba [trois communes] bénéficiera de 1,02 milliard de FCFA. Le Lebialem et le Manyu respectivement trois et quatre communes auront 771 millions de FCFA et 1,9 milliard de FCFA. Pour leur part, la Mémé et le Ndian, cinq et neuf communes pour l’un et l’autre, auront chacun 1,1 et 2,7 milliards de FCFA, respectivement.
3,5 milliards pour la commune de Nkoteng
La région du Nord-Ouest [sept départements et 34 communes] bénéficie d’un financement de 9,9 milliards de FCFA. Le Boyo et le Bui, quatre et six communes vont avoir 1,8 et 1,6 milliards de FCFA, respectivement. La Menchum, la Mezam, la Momo et la Ngoketundjia bénéficieront de 1,2 ; 2,1 ; 1,3 milliards de FCFA et 854 millions pour la dernière commune suscitée. La région de l’Ouest, 40 communes réunies dans huit départements, a une cagnotte de 10,9 milliards de FCFA. La région du Littoral va bénéficier de 14,03 milliards de FCFA. Elle compte quatre départements et trente-trois communes. Avec un financement de 3,5 milliards de FCFA, la commune d’arrondissement de Nkoteng dans la région du centre est celle qui a le BIP le plus élevé. Pour l’année en cours, l’enveloppe globale consacrée au BIP est de 1 737, 08 milliards de FCFA en autorisations d’engagement et 1 652,07 milliards de FCFA en crédits de paiement. Le montant des ressources transférées aux CTD, conseils régionaux et communautés urbaines y compris est de 143,2 milliards de FCFA, en hausse de 24,6%.
Par un communiqué rendu public ce 14 mars 2024 au soir, la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) reporte le démarrage des play-off des championnats professionnels 2024 au 22 mars prochain. Le temps de régler les questions en instance. Une décision qui était attendue tant les signaux étaient clairs dans ce sens.
En effet, la veille, la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Conscience) rendait une sentence de non conciliation dans la procédure initiée par Fauve Azur de Yaoundé contre la Fecafoot. Au sujet des décisions de la Chambre de recours de l’instance qui remettaient en cause le classement du championnat MTN élite One et donc la non qualification du club de Norbert Nya pour cette phase; aussi, Fauve Azur demandait l’annulation des effets des actes de programmation des play-off, jusqu’à ce que la procédure en arbitrage soit vidée. La CCA a donc donné raison au demandeur.
Au moment où la Fecafoot elle-même venait de recaler pas moins de 62 joueurs de MTN élite One pour ces mêmes play-off, pour motif de double identité. Et les victimes avaient jusqu’au 13 mars à 15h30 pour faire d’éventuelles réclamations. Il est évident que les délais étaient très courts pour qu’une suite soit donnée à ces recours, alors que plusieurs procédures étaient encore pendantes devant la CCA, au sujet des décisions de la chambre de recours de la Fecafoot. Procédures qui devraient être vidées ce 15 mars,date initialement prévue pour le démarrage des play-off UP et down, devant designer les clubs devant descendre en divisions inférieures et ceux qualifiés pour les compétitions internationales.
Le report restait donc la seule issue pour la Fecafoot. Mais au regard des contestations enregistrées, il est fort probable que même la date du 22 mars ne soit pas respectée.
Le Cameroun est un grand consommateur de lait. D’après les données du Schéma National d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (Snaddt), chaque camerounais a consommé en moyenne 18,5 litres de lait en 2020. D’ici 2035, la consommation annuelle par habitant devrait s’établir à 26 litres, a en croire des données qui figurent dans le même document. De même, la consommation nationale qui a culminé à 492 000 tonnes en 2020, devrait également croître pour se situer à 963 000 tonnes en 2035. Pourtant, la production nationale qui a certes connu une évolution croissante au cours de la dernière décennie passant de moins 100 000 tonnes aux débuts des années 2010 à 313,688 tonnes en 2020, n’arrive toujours pas à satisfaire la demande nationale, selon les conclusions de la note annuelle de production de l’Elevage, de la pêche et de l’industrie animale, publiée par le ministère, de l’Elevage, des Pêches et de l’Industrie Animale (Minepia). Pour combler le gap entre la production et la demande (120 000 tonnes par an), le Cameroun est obligé de recourir à des importations qui coûtent au moins 20 milliards de FCFA chaque année.
Cette situation n’est pas prête de changer. Du moins si l’on s’en tient aux conclusions qui figurent dans le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique pour la période 2024-2026 (Piisah). Selon les données contenues dans ce rapport, le Cameroun va devoir importer, au moins jusqu’en 2030, 239 000 tonnes de lait chaque année pour combler son déficit de production. Si en même temps, le pays consent à augmenter sa production annuelle de 10%, il pourrait atteindre l’autosuffisance en cette denrée d’ici 2035, indique le Piisah. Cependant, subvenir aux besoins des camerounais en lait par sa propre et seule production, nécessite d’importants investissements. Soit environ 13,7 milliards de FCFA pour l’intensification de la production des fourrages, la formation et le renforcement des capacités pour la maîtrise des processus de collecte, la conservation, le transport et la transformation de lait, le désenclavement des bassins de production, l’acquisition des infrastructures de conservation et de stockage et l’acquisition (de la chaîne de froid, étables etc.), la structuration de la filière en inter-profession indépendante. Le Piisah préconise également, l’importation de vaches de races génétiquement améliorées.
Le Cameroun a fait de l’import-substitution, une composante majeure de sa Stratégie Nationale de Développement (SND30), cadre de référence de l’action gouvernementale sur la période 2020-2030. Cette politique qui promeut la réduction de la dépendance du pays aux importations de certains biens qui peuvent être produits localement est en cours d’implémentation depuis 2021, avec des résultats mitigés. C’est certainement pour inverser cette tendance négative, que l’Etat s’est doté d’un Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique pour la période 2024-2026 (Piisah). Ce dernier poursuit trois objectifs principaux à savoir: faciliter le développement des actions du secteur privé dans le domaine agropastoral sur des espaces sécurisés et aménagés ; contribuer à l’augmentation significative de la production et de la disponibilité des produits locaux de grande consommation, créer un environnement propice au développement des activités agropastorales.
Plus de 1 000 milliards en 3 ans
La mise en œuvre dudit plan, à travers lequel le gouvernement espère doper la production locale de blé, de riz, de poissons, de lait, de maïs, de sorgho et de mil, va coûter 1 336 milliards de FCFA en 3 ans. Soit 1 136 milliards de FCFA pour la sécurisation et l’aménagement des périmètres hydroagricoles, répartis ainsi qu’il suit: 165, 84 milliards de FCFA en 2024, 427,78 milliards de FCFA en 2025 et 542,74 milliards de FCFA en 2026. Au cours de la même période, une enveloppe de 203,50 milliards de FCFA va être mobilisée pour l’amélioration de la production, de la transformation et de la commercialisation des produits locaux. Ce financement est également étalé sur 3 ans, avec un premier décaissement de 62,34 milliards en 2024, un second d’un montant de 78,21 milliards de FCFA sera disponible en 2025. Le dernier d’un montant de 62,95 milliards va être déployé en 2026. La dernière composante, axée sur l’amélioration de l’accès aux financements, aux marchés et à la formation, va bénéficier d’une enveloppe de 26,68 milliards, soit 18,31 milliards de FCFA en 2024, 4,14 milliards de FCFA en 2025, et 4,23 milliards de FCFA en 2026. 5 milliards de FCFA vont également être prélevés de ce financement prévisionnel afin d’assurer la gouvernance de ce plan.
Financements mobilisables et additionnels
A l’heure actuelle, le dernier obstacle à la mise en œuvre optimale du Piisah est le manque de financements. L’Etat ne dispose pas encore de l’argent nécessaire au lancement de ce programme. Toutefois, il est certain de mobiliser au moins la moitié des 1 336 milliards, qui représentent le coût global du projet. «Le total des ressources mobilisables sur la période 2024-2026 est de 572,49 milliards de FCFA», peut-on lire dans le document qui détaille les actions prioritaires du Piisah. D’après le gouvernement, ce financement mobilisable comprend les ressources disponibles incluses dans la programmation budgétaire du triennat à hauteur de 318,53 milliards de FCFA. A ces dernières, il adjoint une enveloppe de 150 milliards de FCFA issue des fonds de soutien que le pays espère capter durant la durée de la mise en œuvre du Piisah. Les dernières ressources financières envisagées par l’Etat sont évaluées à 103,96 milliards de FCFA. A en croire l’Etat, elles proviennent des conventions signées ou susceptibles d’être signées dans les plus brefs délais. Calculette en main, l’Etat doit donc trouver 608,5 milliards de FCFA pour combler le gap. Ces calculs tiennent compte des contributions du secteur privé projetées à hauteur de 190,50 milliards de FCFA. Pour capter cet argent, le Piisah propose, en dehors de l’accroissement des ressources affectées au Piisah dans le budget des administrations, le renforcement de l’intervention du secteur privé dans le développement de la production des spéculations retenues. Cela passe par «des facilités d’accès au crédit bancaire, à travers notamment une bonification par la Banque centrale des refinancements et des prêts bancaires à destination du secteur agropastoral, et plus spécifiquement des filières prioritaires du Piisah, le déploiement du mécanisme de garantie pour les investissements privés, offert par la Loi des Finances, la vulgarisation des mécanismes de garantie et de financement offerts par les partenaires bilatéraux et multilatéraux du gouvernement»
Dans un communiqué rendu public ce 12 mars 2024, le ministre de l’Administration territoriale (Minat) suspend les activités des deux groupes de coalitions politiques qui se livrent à une bataille de l’opinion depuis quelques mois, pour le contrôle des voix de l’opposition, et même simplement des électeurs attendus aux urnes en 2025 pour la succession de Paul Biya. « N’ayant aucune existence légale ces mouvements clandestins ne peuvent mener aucune activité politique sur toute l’étendue du territoire national», écrit Paul Atanga Nji le Minat. Il s’agit de l’Alliance politique pour le changement (APC) promue par le député Jean Michel Nintcheu, transfuge du Social democratic frront (SDF) et qui propose Maurice Kamto comme candidat unique de l’opposition à cette échéance ; et l’Alliance pour une transition politique au Cameroun (ATP) promue par Olivier Bilé, président de l’Union pour la fraternité et la prospérité, qui fait feu de tout bois pour former une coalition devant mobiliser la classe politique pour une transition de quelques années à la tête du pays, à l’expiration du mandat en cours de Paul Biya.
Deux mouvements qui depuis près de trois mois, ont presqu’imposé ce sujet sur l’espace public national. « Face à ces gesticulations inutiles, le ministre de l’Administration territoriale qui assure la tutelle des partis politiques, des associations et des ONG, tient à faire la mise au point ci-après : [ces] mouvements ne sont pas des partis politiques au sens de la loi N°90556 du 19 décembre 1990 relative aux partis politiques », enseigne Paul Atanga Nji. Indiquant que « seuls les partis politiques ayant une existence légale peuvent solliciter des autorisations et des récépissés pour les réunions, manifestations, conférences ou meetings publics auprès des autorités administratives qui les délivrent, en tenant compte du climat social et de la pertinence des motivations formulées».
Titus Edzoa en embuscade
Cela survient au moment où les deux mouvements ont chacun franchit un pas « important » dans sa quête de voix audibles pour les besoins de la cause. Jean Michel Nintcheu a rendu visite en prison à Présidentielle 2025 : Atanga Nji déclare la guerre aux mouvements politiques de coalition, condamné dans le cadre de la crise séparatiste qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest. On sait que le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto a dit toujours plaidé pour un dialogue avec les leaders et donneurs d’ordre dans cette crise qui paralyse le fonctionnement des institutions étatiques depuis fin 2016. Mardi aussi, le professeur Titus Edzoa, ancien secrétaire général de la présidence de la République et médecin personnel du président Paul Biya, effectuait une sortie en tant qu’invité Afrique sur Radi France international. L’homme qui a passé 17 ans derrière les barreaux dans le cadre d’un procès pour détournement de deniers publics, mais qu’il a considérée comme une affaire politique, pour avoir démissionné du gouvernement en 1996, pour annoncer sa candidature à la succession de Paul Biya en 1997, penchait lui aussi pour une transition après Biya. Se rapprochant des positions promues par Olivier Bilé et défendues entre autres par Joshua Osih du SDF et Cabral Libi’i du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). A propos, Titus Edzoa confie avoir été « touché pour diriger cette transition», par « certains du premier cercle du pouvoir dont je ne peux pas révéler les noms, de la société civile et beaucoup de partis qui y adhèrent». Une voie qui « est devenue un passage obligatoire», soutient-il. Et l’homme qui confesse
Autant dire qu’au moment où des partisans de Paul Biya l’appellent à se représenter en 2025, après 43 ans de magistrature suprême, et alors que l’homme aura 92 ans, la bataille pour sa succession est plus que jamais un sujet de préoccupation. Mais le Minat redoute l’allure que prennent les choses. « Malgré le caractère illégal de ces mouvements, leurs promoteurs tiennent des réunions, des conférences de presse et des concertations dans l’optique de recruter de nouveaux adhérents ». Désormais, Atanga Nji siffle la fin de la récréation. « Toute tentative d’organiser une quelconque activité sous les appellations susmentionnées ou toutes autres dénominations de même type en création, sera désormais considéré comme un casus belli par le Minat », prévient le Minat. Une déclaration de guerre en fait.
Interrogé par Radio sports info, au sujet de la liste des 62 joueurs recalés pour les play-offs par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) pour double identité, Valentine Nkwain, est formel : « Ce n’est pas lui. Il n’a pas la double nationalité. Ce n’est pas Nathan Douala, c’est son frère ; donc ce n’est pas lui. On va justifier». Estimant qu’« on devait nous envoyer cette liste pour justifier avant d’envoyer dehors ». L’homme soutient que « le nom là-bas n’est pas écrit Nathan Douala» Toujours est-il que, « on a fait la requête», indique le protégé de Samuel Eto’o. Une requête qui concerne également son attaquant Richmond Nji, cité dans la même liste.
En attendant, l’homme qui a usé de ce qu’il lui est reproché pour se qualifier sur tapis vert aux play-offs, essaie de se sauver en enfonçant les autres : «Fauve Azur a 14 joueurs qui ont la double nationalité » et « Coton sport a 7 joueurs, Canon a six, Stade renard a,(…) qui ont la double nationalité», confie-t-il. Les trois dernières équipes citées faisant pourtant partie des quatre clubs qui ne coptaient aucun nom dans la liste des 62 joueurs publiée par la Fécafoot.
C’est ce 13 mars que la liste définitive des fraudeurs sera rendue publique, après examen des recours qui devraient être reçues jusqu’au 12 mars à 15h30. Passé ce délai, les portes du football professionnel seront fermées pour les candidats qui ne seront pas retenus par les mailles de la Fécafoot.
La nouvelle succursale vise à faciliter l’accès au financement pour les entreprises dirigées par les femmes ou dont les services sont orientés vers les femmes.
Ecobank vient d’innover dans la ville de Douala avec une agence purement conçue pour les femmes. L’agence située en plein cœur de Bonanjo, quartier administratif de la ville a été inaugurée le 6 mars 2024 lors d’une cérémonie présidée par le Professeur Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille.
L’ouverture de cette agence selon le management d’Ecobank s’aligne à la stratégie du Groupe visant à réduire l’écart de financement entre les sexes en aidant les femmes entrepreneures et les entreprises dirigées par les femmes à se développer. « L’ouverture de la première agence bancaire au Cameroun dédiée aux femmes est le résultat de l’intérêt croissant porté au programme Ellevate d’Ecobank. Cela renforce également notre positionnement et notre détermination à être la banque de choix pour les entreprises féminines », a expliqué Gwendoline Abunaw, ADG Ecobank Cameroon. Le programme Ellevate lancé par le groupe il y a quelques années, propose en effet un ensemble de solutions financières et non financières pour autonomiser et soutenir la croissance des entreprises appartenant à des femmes, ou ciblant les femmes. Les clients d’Ellevate bénéficient ainsi de solutions de gestion de trésorerie plus intelligentes, de taux de prêt avantageux et de services à valeur ajoutée tels que des formations en affaires et en leadership et des opportunités de réseautage. Ledit programme a été spécialement conçu pour aider à combler le déficit de financement des femmes entrepreneures.
La nouvelle agence est saluée par les femmes entrepreneures de la capitale économique. «Ecobank est notre partenaire au quotidien. Investir à travers les femmes, Ecobank avait déjà anticipé. Parce que nous avons bénéficié de plusieurs biens d’Ecobank. Notamment des machines pour fabriquer le savon. Je gère au quotidien 924 veuves au sein de mon association et nous sommes soutenus par Ecobank et donc pour nous c’est une continuité. », s’en réjouit Thècle Micheline Aurelie Nyobe Maah, DG du Gic Herficam.
Réactions
Pr Marie Thérèse Abena Ondoa, Ministre de la promotion de la femme et de la famille
« Ce n’est pas une banque pour les femmes de la haute société »
« Les femmes n’ont pas accès au crédit dans les banques classiques. Ouvrir une banque et mettre à disposition cette branche qui prend en compte la spécificité de la femme camerounaise constitue un grand soulagement qui va permettre à la population cible d’avoir accès à des financements proportionnellement à son niveau. Cette banque est inclusive. On n’a pas parlé d’une banque pour les femmes de la haute société. Ça porte sur la couche la plus vulnérable, c’est un très grand soulagement qui note aussi l’importance du partenariat public-privé. C’est une initiative privée qui répond aux besoins de la population cible qui est à la charge de notre famille. Nous sommes très honorées pour cette idée qu’a eue l’ADG de mettre à la disposition des femmes cette agence. Et, nous espérons que les femmes vont vraiment en tirer profit.»
Gwendoline Abunaw, ADG Ecobank
« Nous voulons encourager les femmes à entrer dans l’écosystème financier »
« Il y a quatre ans, notre groupe Ecobank a décidé de lancer un programme pour encourager les femmes à entrer dans l’écosystème financier. Car le développement de nos pays dépend de l’inclusion de tous les acteurs pour nous permettre d’atteindre des objectifs soutenables pour l’année 2023. Donc c’est avec ce background que le groupe a décidé, et moi-même j’ai pris l’initiative d’ouvrir cette première agence dédiée aux femmes pour encourager les femmes à venir ouvrir les comptes. Parce que pour commencer ce voyage dans l’écosystème financier ça commence par l’accès à un compte bancaire. Ill faut avoir l’historique de ton activité pour comprendre comment gérer une entreprise, il faut avoir l’accès au financement pour comprendre l’activité. Donc, nous pensons qu’avec l’ouverture de cette agence, ça va impulser cette initiative lancée par le groupe il y a 4 ans. Et nous pensons véritablement que ça va aider à développer l’économie du Cameroun. »
Rebecca Enonchong, entrepreneure
« Je suis contente de voir que la banque a reconnu les difficultés des femmes »
« Je suis cliente Ecobank, depuis plus de 20 ans, et je suis vraiment contente de voir que la banque a reconnu les difficultés que les femmes ont pour accéder au système financier. Elle a créé cette innovation et je suis vraiment fière d’être ici aujourd’hui pour célébrer ce moment. Je pense que c’est juste un début, on commence au Cameroun ça va se reproduire à travers le continent. Je suis membre du jury pour une compétition internationale, qui s’appelle African Banking Awards, et tous les ans les banques essayent de pousser pour montrer tout ce qu’elles font pour les femmes. Ce sont des petits exemples, je pense que c’est un exemple tellement important, tellement concret de l’apport qu’une banque pour les femmes. Je pense que ça va changer beaucoup de choses. ».
Les dossiers sont acceptés jusqu’au 15 avril 2024, pour les jeunes âgés de 18 à 45 ans qui entreprennent dans le domaine agricole ou agroalimentaire opérant dans six pays africains dont le Cameroun.
Le fonds Pierre Castel vient de lancer la 7eme édition de son prix destiné à soutenir l’entrepreneuriat agricole et agroalimentaire sur le continent. Les candidatures sont en cours depuis le 1 er mars et se referment le 15 avril prochain dans six pays : le Cameroun, l’Algérie, le Burkina Faso, Madagascar, et la République Démocratique du Congo.
Le Prix Pierre Castel récompense 36 entrepreneurs à raison de 6 par pays. Les 1ers lauréats de chaque pays recevront 15 000 € soit environ 10 millions de FCFA, un parrainage et un programme de coaching. Les 2nds lauréats percevront 10 000 € (6,5 millions de FCFA) et bénéficieront d’un programme de coaching. Tous les finalistes auront droit à un accès à des formations entrepreneuriales certifiantes en e-learning avec le Centre du Commerce International de Genève (ITC) et une participation au Prix Jeunes Espoirs – Pour une agriculture et une alimentation durables.
« Les dotations attribuées dans le cadre de ce concours ont pour but de promouvoir la croissance des entreprises sélectionnées et d’accroître leur impact au sein des chaînes de valeur. Ces récompenses visent également à favoriser le développement de compétences des entrepreneurs, à faciliter et encourager le partage de connaissances, enfin, à impulser la création de synergies panafricaines », explique le fonds Castel.
Pour participer, il faut être entrepreneur agricole originaire de l’un des pays concernés. Etre âgé entre 18 et 45 ans ; avoir une entreprise qui existe légalement et en activité depuis au moins un an. L’entrepreneur doit avoir un projet de développement avec un impact social, économique et environnemental mesurable sur son écosystème.
Pour l’édition 2023, les deux lauréats camerounais étaient Hippolyte Nozawo et Adeline Tsemo, epse Pelage. Le premier est promoteur du chocolat made in Cameroon sous le label « Nohi », et Adeline Tsemo, patronne de Madinina Foods Sarl, une entreprise spécialisée dans la fabrication de farine de patate. Le prix avait finalement été remporté par cette dernière.