Dans sa politique d’élargissement de l’assiette fiscale, l’Etat restaure l’obligation pour les contribuables non professionnels de souscrire une déclaration annuelle récapitulative de leurs revenus auprès de leur centre des impôts de rattachement. L’information est contenue dans une circulaire du ministre des Finances rendue publique le 20 mars 2024. Selon le texte susmentionné, ces déclarations doivent être faites au plus tard le 30 juin de chaque année au www. Impôts.cm. Cet impôt précise la circulaire du Minfi vise les personnes physiques bénéficiant des traitements, salaires, pensions et rentes viagères. Les personnes bénéficiant des revenus des capitaux mobiliers, des revenus fonciers et des plus-values non professionnelles sont également astreintes à s’acquitter de cette taxe. En outre, les personnes physiques exerçant des activités agricoles ou bénéficiant des revenus non commerciaux, des opérations et des exploitations lucratives ne se rattachant pas à une autre catégorie de bénéfice et les responsables des activités commerciales (bénéfices artisanaux, industriels et commerciaux) sont soumises à la déclaration annuelle récapitulative de leurs revenus auprès du fisc. D’une manière générale, tout revenu passif à savoir les revenus ne provenant pas de l’exercice d’une activité professionnelle, conformément à l’article 93 du Code générale des impôts, est soumis à l’obligation de déclaration annuelle de cet impôt.
Sanctions
Conformément à l’article 74 bis (1) du code général des impôts, toute imposition issue d’une déclaration souscrite après le délai du 30 juin est majorée d’une pénalité mensuelle de 10%, sans excéder 30%. Aussi le contribuable non professionnel qui, après la mise en demeure n’a pas souscrit sa déclaration dans un délai de sept jours suivant la réception de sa notification, s’expose à une pénalité de 100%. Le défaut de déclaration au titre d’un exercice entraîne le retrait d’office du fichier des contribuables non professionnels conséquemment le contribuable ne pourra justifier d’une attestation de conformité fiscale.
Contrôle
Indiquons la loi prévoit plusieurs procédures de contrôle des déclarations des contribuables non professionnels dont le contrôle sur pièces qui vise à vérifier la cohérence des informations déclarées avec celles recueillies auprès d’autres sources, entre autres. Selon la circulaire annonçant la déclaration de cet impôt, à partir de l’exercice 2025, sa déclaration s’effectuera par voie de déclaration pré-remplie.
Vous venez de procéder à la dédicace de votre roman, « Les combattantes ». Quel est message vous voulez transmettre à travers cette production ?
« Les Combattantes » n’est pas seulement une œuvre littéraire ou alors une chronique des infidélités répétées. Elle incarne un combat personnel pour la recherche de la paix et de la justice. En écrivant cette œuvre, j’avais, en tête le désir de donner une voix aux femmes qui souffrent souvent en silence et aux hommes en général, parce que là, je défends les droits humains. Pas seulement les droits d’une minorité parce que ce ne sont pas seulement les femmes qui souffrent lorsqu’il y a problème. C’est toute la société qui souffre, les hommes, les enfants, entre autres. Pour moi, écrire c’est inviter à la réflexion, susciter une prise de conscience collective afin que les uns et les autres sachent que si les femmes sont bien, si les droits des femmes sont respectés, c’est tout le monde qui s’en sort bien. Je voudrais aussi transmettre un message de résilience parce que les actrices de « Les combattantes » loin d’être figées, elles se battent. Elles essaient de se remettre en question, pas de façon frontale, parce qu’on peut résister en évitant de donner des coups de poing. Elles résistent et questionnent ce système social qui les opprime et ne trouvent pas cela normal dans une société où l’on parle de droit, de démocratie etc. Elles voudraient changer leur propre vie, mais aussi celle de toutes les autres qui souffrent de la même problématiques dans la société.
« Les combattantes », c’est titre de votre roman.. Contre quoi combattent les femmes ?
Les femmes combattent un système social qui les oppriment, les oppressent et les écrasent depuis toujours. Un système qui n’a pas sa raison d’être dans ce monde. Voilà ce pourquoi nous luttons.
D’aucuns estiment que votre pensée est plus occidentale qu’africaine. Qu’en dites-vous ?
La culture est universelle. Il n’y a pas de culture occidentale, il n’y a pas de culture africaine. Quand j’invoque la culture, je reste sur la position intellectuelle. Pas la culture en tant qu’art, écriture, architecture, gastronomie, entre autres. Quand on lit, on écrit, on regarde, on voyage, on rencontre les gens, on échange avec des gens, tout cela contribue à faire de nous ce que nous sommes. Nous vivons dans un monde devenu un village global et nous ne devons pas rester dans nos cuisines en espérant que le monde va nous attendre. Non, il faut s’ouvrir, il faut sortir, non seulement pour grandir en tant que personne, mais aussi pour devenir un être utile à toute l’humanité.
Comment envisagez-vous la femme de demain ?
La Camerounaise de demain que je voudrais voir est celle-là qui est consciente de ses droits et devoirs. Le tout n’est pas seulement de réclamer ses droits, mais aussi, il faut reconnaître que nous avons des devoirs que nous devons assumer. Une Camerounaise qui ne plie pas l’échine et qui ne se résigne pas. J’aime bien utiliser cette expression de cette célèbre avocate français Gisèle Halimi qui disait « ne vous résignez jamais. Vous ne devez pas le faire non seulement pour vous-mêmes, mais aussi pour ceux qui vous regardent ». Il y a toujours quelqu’un qui vous regarde et qui se sert de vous comme un exemple, comme un modèle à suivre.
Votre deuxième à savoir « Les combattantes » paraît 19 ans après le premier. Pour avoir attendu aussi longtemps ?
L’écriture n’est pas une mince affaire. Et, lorsqu’on est une femme, une mère, une fille, une travailleuse, membre d’une communauté, il n’est pas facile de muter d’un roman à un autre. Toutefois, il faut le faire parce qu’en tant qu’auteure, je me sens interpelée, pas comme sénatrice, mais comme actrice pour le changement. Je pense que chacun de nous doit offrir quelque chose dans la construction du monde. Si chacun de nous allume une bougie, tout le monde sera éclairé. C’est pour cela qu’après le premier roman, je me suis demandé s’il fallait que je m’arrête au regard de mes occupations parce que je suis ingénieure sociale. Je dirige depuis 2022, une ONG dans mon arrondissement à Penka-Michel [comme située dans la région de l’Ouest et le département de la Menoua], pour soutenir le développement de mes frères et sœurs. Mais j’ai compris qu’il fallait continuer.
Y a-t-il un rapport entre la journée internationale des droits des femmes et cette dédicace?
Nous venons de célébrer la journée internationale des droits des femmes qui est commémorée chaque année le 8 mars pour célébrer les acquis réalisés par les femmes sur le chemin qui nous mène vers cette société que nous voulons juste où chacun aura la possibilité de se développer et de se déployer . Nous la célébrons chaque année, c’est vrai que nous mangeons, nous dansons, mais nous ne voulons pas nous limiter à cela. Nous voulons voir d’où nous venons depuis 1908 où les femmes sont descendues dans les rues de New-York pour réclamer non seulement le droit de vote mais aussi de meilleures conditions de travail. Qu’est-ce qu’il s’est passé depuis cette date jusqu’aujourd’hui ? Quels sont les acquis ? Je suis assise ici aujourd’hui je peux parler parce que des femmes se sont battues pour que je puisse m’asseoir là, pour que je puisse aller à l’école jusqu’au doctorat, pour que je puisse ouvrir un compte bancaire sans demander l’autorisation de mon mari, pour que je puisse voyager sans demander l’autorisation de mon mari.
On a l’impression que vous enfoncez une porte ouverte. Si nous prenons, le domaine des études, les femmes sont plus nombreuses dans les filières autrefois réservées aux hommes.
Au départ nous sommes nombreuses dans les salles de classe, mais au fur et à mesure qu’on avance, le nombre diminue et au finish, nous somme combien qui, si je me limite au doctorat, combien de mes camarades de classe du primaire ou de la sixième ont atteint ce niveau ? En réalité des femmes ont des problèmes spécifiques. Quand je rentre chez moi le soir, je me débarrasse de ma toge de professionnelle et ma journée n’est pas finie, je fais à manger. Je dois m’assurer que mes enfants ont passé une bonne journée et que mon mari est bien. S’il y a un souci, je vais appeler ma fille pour venir m’aider à la cuisine et non mon fils.
«Il faut réajuster les visions, réajuster les programmes, réajuster les axes stratégiques et amorcer véritablement les réformes qui doivent rendre résiliente notre zone Cemac». C’est ainsi que s’exprimait Yvon Sana Bangui, le 1er mars 2024, au sortir de la cérémonie d’installation du gouvernement de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac). Quelques semaines plus tard, plus précisément le 25 mars dernier, le Centrafricain a présidé sa première réunion du Comité de politique monétaire (CPM) au cours de laquelle, cette petite étincelle de nouveauté n’a pas été ravivée. En effet, l’actuel gouverneur de la Banque centrale et ses collaborateurs ont décidé de poursuivre avec la politique monétaire restrictive en vigueur pendant les dernières années du mandat de son prédécesseur Abbas Mahamat Tolli.
Concrètement, pour la 4e fois consécutive, la BEAC maintient inchangés ses principaux taux directeurs. Ainsi, le taux d’intérêt des appels d’offres, principal outil dont dispose la Beac pour influer sur l’octroi de crédits aux banques commerciales, et le taux de facilité de prêt marginal ont été respectivement maintenus à hauteur de 5%, et 6,75%. L’institut d’émission commune aux 6 pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique (Cemac) maintient également le statu quo relativement au taux de la facilité de dépôt qui reste à 0%, de même que le coefficient des réserves obligatoires des banques maintenu à 7% sur les exigibilités à vue et à 4,5% sur les exigibilités à terme.
Faible impact des mesures de la Beac
Si l’on se réfère aux conclusions qui figurent dans le communiqué qui a sanctionné les travaux, le maintien de cette politique monétaire est motivé par la persistance des tensions inflationnistes que la Beac projette à 5,5% en 2024, largement au-dessus du seuil communautaire qui est fixé à 3%. Toutefois, ces mesures restrictives qui visent à durcir les conditions de refinancement des banques commerciales, et au final, à équilibrer les moyens monétaires par rapport à l’offre n’ont jamais permis de résorber l’inflation. En 2022, date à laquelle la Beac a procédé au premier relèvement du Taux d’intérêt des appels d’offres et du Taux de la facilité de prêt pour lutter contre l’inflation née du conflit russo-ukrainien, l’inflation a culminé à 5,6% . Elle s’est maintenue au même niveau 1 an plus tard, et va baisser de 0,1% en 2024 selon les prévisions de la Banque centrale.
Une régression somme toute insuffisante, qui confère d’ailleurs un caractère surprenant à la décision de l’institution financière, qui reconnait elle-même le faible impact de sa politique monétaire restrictive sur la réduction de l’inflation. «La proportion de l’inflation d’origine monétaire n’est que de 20%», indiquait Abbas Mahamat Tolli, l’ancien gouverneur de la Beac au cours de la conférence de presse en visioconférence qui a ponctué les travaux du dernier CPM de l’année 2023.
Cet aveu explique vraisemblablement l’accueil mitigé réservé par les banques aux opérations d’émission des bons du trésor «Beac» adoptés le 12 décembre 2023 lors d’un comité de politique monétaire. En effet, après le relèvement successif de ses principaux taux directeurs, l’augmentation du volume de liquidité prélevé dans les banques chaque semaine (200 milliards de FCFA), et la suspension des opérations d’injection de liquidité dans le système bancaire de la Cemac, La Banque centrale a pensé à l’émission des Bons du Trésor pour combattre l’inflation en zone Cemac. En effet, l’objectif des «Bons Beac» est «d’assécher davantage les banques. La banque centrale espère que cela va se répercuter sur le coût du crédit bancaire et restreindre ainsi son accès aux agents économiques. Ce qui devrait réduire la création monétaire dans l’espace Cemac, souvent à l’origine de la hausse généralisée des prix (inflation) que la Beac entend ainsi combattre».
Les bons du trésor toujours inefficaces
Malheureusement, après l’échec qu’a essuyé la Beac qui espérait lever 150 milliards de FCFA en février 2024 auprès des établissements de crédits de la zone Cemac, la seconde phase d’émission des bons du trésor Beac qui a été lancée le 18 mars dernier, connaît les mêmes déboires. «Les établissements de crédit n’ont pas non plus accouru autour de la deuxième. Celle-ci s’étant soldée par une offre globale de 2,5 milliards de FCFA, sur les 50 milliards de FCFA recherchés. Ce qui correspond à un taux de couverture de l’offre de seulement 5%. Mieux, une seule banque sur la cinquantaine que compte la Cemac a souscrit à cette opération», soulignent nos confrères d’Investir au Cameroun.
D’après le calendrier d’émission publié par la BEAC, deux autres opérations sont prévues à la fin du mois de mars et le 1er avril avec des titres de 14 jours de maturité, rémunérés à 2,5%. La première a été lancée le 25 mars avec des objectifs de collecte de 50 milliards de FCFA. «L’émission de bons Beac du 25 mars 2024, qui visait à réduire la liquidité bancaire pour lutter contre l’inflation, à travers une ponction de 50 milliards de FCFA dans les coffres des banques disposant de la liquidité, s’est soldée par une offre de seulement 12,5 milliards de FCFA. Ce qui représente un taux de couverture de la demande de 25%Ce taux de souscription est nettement en hausse par rapport aux deux premières opérations du même type. En effet, après avoir aligné une opération infructueuse en février 2024, la banque centrale s’est contentée d’un taux de souscription de seulement 5% lors de son opération du 18 mars 2024», rappellent nos confrères d’Investir au Cameroun.
Pour le reste, la croissance du PIB de la CEMAC devrait s’établir à 3,6% en 2024 soutenue par une bonne tenue de l’activité non pétrolière. Les réserves de changes devraient fléchir de 2,7% à 6 699 milliards FCFA correspondant à un taux de couverture extérieure de la monnaie de 74%. Ces réserves représentent surtout 4,3 mois d’importations des biens et services contre 4,8 mois en 2023.
La Beac promeut les cartes bancaires et le mobile money
Candidat du Tchad, après que le pays ait entamé un important lobbying pour obtenir le soutien des 5 autres pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac), Abbas Mahamat Tolli est aujourd’hui le candidat désigné de la sous-région. En effet, l’ancien gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) qui a quitté son poste en février dernier, a obtenu le soutien unanime des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac), le 9 mars 2024, au terme de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est tenue en Guinée Equatoriale. «La conférence des chefs d’États et de gouvernement s’engage à lui (Abbas Mahamat Tolli, Ndlr) apporter tout son soutien en tant que candidat unique de l’Afrique centrale au poste de Président du Groupe de la BAD et appelle à la solidarité de la communauté des États membres ainsi qu’à l’appui des autres pays africains à cette candidatures», indique le communiqué final ayant sanctionné les travaux. Pour le Tchadien, cet appui le motive davantage à aller à la quête de l’exceptionnalité. «La BAD n’a jamais été dirigée par un président issu de l’Afrique centrale. C’est un aspect important pour assurer une représentativité de l’Afrique au sein de l’institution. Cela renforce ma détermination à saisir cette opportunité historique», a-t-il confié à Financial Afrik.
Au-delà du discours, la candidature d’Abbas Mahamat Tolli à la présidence de la BAD est soutenue par un florilège de propositions de réformes qui, selon lui, vont propulser l’Afrique vers un développement rapide, durable et inclusif. Il s’agit notamment d’une gouvernance transparente et responsable à tous les niveaux ; promouvoir d’importants investissements dans le secteur de l’éducation afin de garantir un accès équitable à une formation qualité, adapté aux besoins du marché du travail ; relever les défis du chômage des jeunes pour contrer l’exode massif grâce notamment à la création des chaines de valeurs pour une meilleure intégration dans l’économie mondiale et la génération d’opportunités économiques locales. Le Tchadien de 51 ans, s’engage également à protéger le Lac Tchad et à accroître les échanges commerciaux interafricains via la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). «En collaboration avec la Commission de l’Union Africaine et les institutions du continent, je m’efforcerai de réduire les obstacles financiers et technologiques qui entravent les échanges commerciaux. En investissant dans les infrastructures de transport et en facilitant le commerce entre les pays africains grâce à l’accélération de la mise en place de plateformes techniques de paiement et de règlement, je cherche à encourager la mise en place des politiques favorables aux échanges commerciaux», a-t-il confié à nos confrères.
Le second mandat de l’actuel président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Akinwumi Adesina, s’achève en 2025. Selon les textes en vigueur au sein de cette institution financière, le Nigérian élu pour la première fois en 2015 ne pourra plus se représenter. En attendant d’autres éventuelles candidatures venues des autres sous-régions et d’autres pays, Abbas Mahamat Tolli pourrait déjà, selon des indiscrétions, avoir en face de lui le Sénégalais Makhtar Diop, actuellement directeur général de la Société financière internationale, organisation membre du groupe de la Banque mondiale. Cet ancien vice-président de la Banque mondiale chargé de l’Afrique s’était désisté de la course à la présidence de la BAD en 2014. Une autre candidature qui, selon nos sources sort également la tête de l’eau, est celle du ministre Béninois Ousmane Digana. Cet ancien directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Togo, le Bénin et la Guinée aurait jeté son dévolu sur l’institution financière régionale.
Pour mémoire, d’après les textes régionaux en vigueur à la BAD, tout candidat au poste de président du groupe de la Banque Africaine de Développement doit être un ressortissant d’un pays membre régional. Il doit avoir de hautes compétences dans les domaines qui concernent les activités, la gestion et l’administration de la Banque.
Depuis 2019, les informations relatives au projet d’exploitation du fer de Ngovayang, sont rares. En 3 ans, l’on a eu très peu de nouvelles concernant l’exploitation de ce gisement minier racheté aux australiens de Legend Mining en 2014 par Jindal Steel Power, géant indien de l’acier. Fort heureusement, le Professeur Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt) a effectué une visite de travail sur ce chantier minier du 20 au 21 mars 2024. Selon les services de communication du Minmidt, la visite du membre du Gouvernement sur le site «avait pour objet de s’assurer que tous les éléments impératifs pour l’effectivité du démarrage du projet sont bel et bien mis en place, notamment la mine, l’unité de traitement et les infrastructures d’accès au site et d’évacuation du concentré de fer». A en croire ces derniers, les travaux de forage en cours ont permis d’estimer une ressource de 800 millions de tonnes de minerai de fer et une réserve d’environ 300 millions de tonnes à une teneur moyenne de 35% de fer.
De quoi réjouir la compagnie indienne qui, dans le cadre de ce chantier, collabore avec Camina SA, l’entreprise de droit camerounais à travers laquelle il développe le projet de fer de Ngovayang. En effet, bien avant l’extraction et la transformation des premiers minerais de fer, Jindal Steel Power a déjà songé au procédé le plus adapté à leur transport. A en croire des précisions apportées par le Minmidt, le fer qui sera extrait de cette mine sera transporté via des minéroducs vers le Port autonome de Kribi. Un minéroduc est un pipeline destiné à faire transiter un minéral sous forme d’une suspension liquide jusqu’à un port d’exportation ou une zone de traitement. Cette option a été «validée par le Minmidt car elle s’avère beaucoup plus adaptée au relief très accidenté du site et moins coûteuse que le transport par rails ou par route», rappelle ce département ministériel. Jindal Steel Power explore ce gisement depuis bientôt 10 ans, après le rachat des actifs de la junior minière australienne Legend Mining pour un montant de 17 millions de dollars (10,26 milliards de FCFA). Les chiffres évoqués plus haut, sont les premières estimations de ce gisement minier rendues publiques par l’entreprise détentrice du permis d’exploration. Selon le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, le projet d’exploitation du fer de Ngovayang fait partie des 4 principaux projets miniers dont le démarrage est prévu en 2024.
En attendant le début de l’exploitation, d’autres projets sont déjà sur les rails. Il s’agit notamment du projet d’exploitation du minerai de fer de la Lobé, dans la région du Sud. Au début du mois de janvier, Fuh Calistus Gentry a réceptionné plusieurs engins qui vont être utilisés dans le cadre de ce chantier minier. La compagnie chinoise Sinosteel va exploiter ce gisement pendant 20 ans, en extrayant chaque année, pas moins de 10 millions de tonnes de fer. Les premiers stocks de fer sont attendus en juin 2024. Toujours en 2024, ce département ministériel ambitionne de lancer l’exploitation du gisement de fer de Bipindi-Grand Zambi, dans la région du Sud. Selon les prévisions du Minmidt, dévoilées lors d’une visite de travail sur le site en novembre 2023, les premières exportations du minerai de fer issu de ce gisement minier dont le potentiel est estimé à 160 millions de tonnes, auront lieu en décembre. Au courant de la même année, Fuh Calistus Gentry va poursuivre la mise en œuvre du projet d’exploitation du fer de Mbalam, dont le démarrage technique est intervenu au mois de décembre de l’année précédente.
Conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi de Finances 2024, le gouvernement a rendu publique le 13 mars 2024, la liste des équipements et matériels destinés à la production de l’eau potable éligibles à l’exonération des droits et taxes de douanes à l’importation. Concrètement, il s’agit des appareillages, outils et objets destinés à la production locale et/ou à la distribution de l’eau potable à usage domestique ou industriel. 39 équipements et matériels de production de l’eau potable sont éligibles à cette mesure gouvernementale qui sera en vigueur pendant une période de deux ans. Cette liste comprend entre autres, des outils de forage ou de sondage ; des pompes pour liquides comportant un dispositif mesureur ; des suppresseurs ; des distillateurs d’eau, des autoclaves, des filtres à air, des onduleurs solaires etc.
Comme le précise la circulaire du ministère des Finances du 13 mars dernier, ces facilités douanières accordées aux importateurs, visent à soutenir le secteur de la production et de la distribution de l’eau potable. A l’instar des exonérations accordées aux opérateurs économiques en quête de matériels et outils utilisés dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pisciculture, le gouvernement espère que celles accordées au secteur de l’eau potable, vont créer une émulation qui devrait permettre de renforcer l’offre privée en eau potable d’ici deux ans.
Le choix du secteur de l’eau potable n’est pas fortuit. C’est que l’Etat, via la Cameroon Water Utilities (Camwater) n’arrive pas à satisfaire la demande nationale. Présent sur un marché évalué à 164 milliards de F en 2021, où elle est en situation de quasi-monopole, cette entité publique chargée de la production et de la vente d’eau potable, n’exploite que 21% du secteur de l’eau potable au Cameroun, rappelle la Commission technique de réhabilitation des entreprises publiques (Ctr). «Par ailleurs, il existe encore un grand marché potentiel pour Camwater en milieu urbain et péri-urbain qui est à peine exploité», précise en outre la CTR. A cause de ce faible déploiement, un énorme pan du territoire national n’est pas couvert par le réseau national de distribution d’eau potable. Ce qui pousse de nombreux camerounais à opter pour les forages à usage privé et même industriel.
Toutefois, le gouvernement travaille à ce que cette option ne soit plus qu’un choix personnel, et pas une nécessité absolue. C’est notamment l’objectif assigné au Projet d’approvisionnement en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (Paepys) qui doit produire un complément de 300 000 m3/jour d’eau potable au profit de la capitale politique et de ses environs, dans sa première phase en fin 2023.Dans le même sillage, on peut également citer le mégaprojet d’adduction en eau potable de la ville de Douala et ses environs, à partir du fleuve Wouri, qui consiste à renforcer l’offre en eau potable dans la capitale économique et sa périphérie, à travers la production supplémentaire de 400 000 m3 d’eau potable par jour.
Ou encore, le projet d’adduction d’eau potable de 13 villes secondaires qui couvre les villes de Ayos, Bokito, Dibang, Dizangue, Eséka, Betare-Oya, Minta, Bongongo, Matomb, Mbang, Mundemba, Ngambé-Tikar et Bertoua, qui rentre dans le cadre du traitement et de l’amélioration de la desserte en eau potable dans les zones rurales du Sud-Cameroun. Malheureusement, ces projets qui, pour certains, sont dans le pipe depuis au moins 7 ans, connaissent une évolution en dents de scie
Instaurer de façon systématique des contrats de performance au sein des entreprises et établissements publics du secteur agricole». Cette recommandation figure à la 77e page du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique pour la période 2024-2026 (Piisah), élaboré par le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat). A en croire ce document, qui fait l’économie des initiatives à mettre en place pour booster en 3 ans la production locale dans des filières comme le blé, le riz et le lait, cet outil est indispensable pour «rendre les entreprises et établissements publics plus compétitifs». Le Piisah propose également de remplacer les subventions versées chaque année à ces entités publiques (117,2 milliards de FCFA en 2022, selon la Commission technique de réhabilitation des entreprises et établissements publics) par des crédits revolving qui d’après le Minepat, peuvent aider ces dernières à assurer un retour sur investissement et leur autonomisation. Rappelons que le crédit revolving ou crédit à la consommation se caractérise par une grande liberté d’utilisation et de remboursement. En effet, «une fois le crédit accordé, vous ne devez plus demander l’autorisation de la banque pour l’utiliser. Vous pouvez aussi décider de reporter des mensualités», souligne le Trésor public français. Toutefois, les taux d’intérêt sont généralement plus élevés que ceux d’un prêt à la consommation classique.
Selon les projections du Piisah, la liste des premières entreprises et établissements publics qui vont être mis sous contrat de performance sera connue en 2025.Cette révolution se pose avec acuité au regard de la situation précaire dans laquelle se trouve la grande majorité des entreprises publiques. En effet, selon rapport de la Commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic (CTR) sur la situation des entreprises et établissements publics du Cameroun en 2022, les sociétés d’État actives dans le secteur agricole (forêts, agriculture et pêche) ont été pratiquement toutes déficitaires. « Avec un résultat net cumulé de -11,9 milliards de FCFA, il ressort que toutes les entreprises enregistrent des résultats négatifs, à l’exception de la Sodecoton (Société de développement du coton) et de la Semry (Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua) », peut-on lire dans le rapport de la CTR. En clair, l’ensemble des sociétés d’État du secteur agricole ont perdu un montant global de près de 12 milliards de FCFA au terme de l’exercice 2022.
Le 30 août 1984, un moteur conçu par Pratt and Whitney installé dans un avion Boeing 737 2H7C immatriculé TJ-CBD, appartenant à la défunte Cameroon Airlines a pris feu à l’aéroport de Douala alors qu’il s’apprêtait à décoller pour Garoua, dans la région du Nord, via Yaoundé, la capitale du pays. L’incendie a complètement détruit l’avion, entraînant par la même occasion la mort de 2 passagers. 40 ans après ces évènements, et 10 ans après le début du contentieux judiciaire initié par l’Etat du Cameroun afin d’obtenir un dédommagement, les responsabilités ont été établies par le Tribunal de Grande Instance du Wouri le 11 mars 2024. L’État du Cameroun, représenté par le ministre d’État, ministre de la Justice Garde des Sceaux, Laurent Esso, ainsi que la société Cameroon Airlines en liquidation, sont sortis victorieux dans leur quête de justice contre les géants de l’aviation Boeing et Pratt & Whitney.
Condamnation de Boeing et Pratt & Whitney
D’après les conclusions du tribunal «les débris libérés par le disque du septième étage ont perforé le réservoir de l’aile droite, provoquant une fuite de carburant sur les composants chauds du moteur et dans la zone environnante. Les étincelles générées par le contact du disque avec le sol ont enflammé le carburant, provoquant un incendie dévastateur», peut-on lire dans la décision de justice. Au regard de ce qui précède, «le tribunal a rendu un verdict unanime, tenant la société Boeing et Pratt & Whitney pour responsables de la négligence qui a conduit à l’accident mortel. L’examen du tribunal a révélé des violations critiques dans le respect des normes obligatoires de sécurité aérienne énoncées dans la Convention de Chicago de 1944 et dans le « Code of Federal Rules » des États-Unis du 6 avril 1970». En outre, «Le tribunal a conclu que le non-respect de protocoles de sécurité stricts a mis en danger la vie des passagers et de l’équipage, constituant une grave violation du droit de la responsabilité délictuelle».
Cette décision de justice est accompagnée d’une sanction pécuniaire. Boeing Company et Pratt & Whitney ont été condamnés conjointement à indemniser la Cameroon Airlines en liquidation d’une somme de 158, 48 milliards de FCFA (environ 254 360 400 USD), en guise de réparation pour divers préjudices subis par l’ex-compagnie aérienne nationale. Dans le détail, il s’agit de 27,78 milliards de FCFA pour les dommages causés par la perte de l’avion (coût de remplacement à ce jour) ; 127,50 milliards de FCFA pour des dommages liés à l’interruption d’activité ; 3 milliards de FCFA au titre de dommages non pécuniaires (réputation) et enfin 200 millions de FCFA pour le remboursement des frais judiciaires. Au-delà d’une simple victoire judiciaire, le Cameroun voit en cette dernière une opportunité de renforcer la flotte de la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co), la société née des cendres de la Cameroon Airlines.
Négociations pour les avions
En effet, selon nos confrères d’Africa Business +, le jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance du Wouri le 11 mars dernier, ouvre la voie à des négociations qui pourraient aboutir à la livraison de nouveaux avions. Une perspective somme toute positive pour cette entreprise publique qui traverse des moments difficiles, caractérisés par une faible offre en matière de moyens de transport. En effet, Camair-co ne possède que six aéronefs, dont deux sont en réparation. Pour renforcer sa flotte, elle a engagé des pourparlers avec Bange-Bank afin d’obtenir un prêt qui doit lui permettre d’acquérir un Boeing auprès d’Ethiopian Airlines. Dans la même logique, nos confrères d’EcoMatin ont révélé il y a de cela quelques jours, que la compagnie nationale de transport aérien a acquis sous forme de location, un avion Embraer 175, fabriqué par le constructeur aéronautique brésilien Embraer. En considérant cette situation, les négociations avec Boeing sont d’une urgence capitale.
Boeing dans la tourmente
Toutefois, ces dernières vont certainement s’éterniser en raison de la tourmente dans laquelle est plongé le constructeur américain depuis plusieurs mois. En effet, «le constructeur aéronautique semble en effet ne plus contrôler sa chaîne de production. Problèmes de contrôle de qualité qui font boule de neige, augmentation anémique de la production et retards dans la certification de nouveaux avions affectent le constructeur américain. Et par ricochet, toutes les compagnies aériennes dans le monde», renseigne un article publié le 19 mars 2024, par Voyages d’Affaires, un site spécialisé dans l’information autour des voyages et du tourisme d’affaires. Depuis le 5 janvier 2024, date à laquelle un bouchon de porte s’est détaché en plein vol d’un 737 Max 9, «Boeing fait donc l’objet de pressions croissantes concernant le contrôle de la qualité en usine. L’incident est imputé à des boulons manquants. L’administration fédérale américaine de l’aviation, la FAA, a de fait constaté des contrôles insuffisants lors d’un audit», ajoutent nos confrères.
L’affaire Martinez Zogo s’ouvre ce jour au tribunal militaire de Yaoundé. E tout, 17 personnes inculpés par le juge d’instruction, le lieutenant-colonel Pierrot Narcisse Nzié, dans l’ordonnance de renvoi signé du 29 février dernier. Parmi, quatre noms bien connus de l’espace public : Léopold Maxime Eko Eko, ex-Directeur général de la recherche extérieure (Dgre), les Renseignements camerounais, Justin Danwé, ex directeur des opérations de la Dgre, Jean Pierre Amougou Bélinga, journaliste et homme d’affaires, patron du groupe L’Anecdote, et le directeur des médias de ce groupe L’Anecdote, Martin Savom le maire de Bibey. Ce dernier est le dernier acteur pris, alors que son nom n’avait jamais été cité au cours des enquêtes préliminaires. Du moins dans les fuites qui ont nourri une opinion publique qui s’est montrée particulièrement intéressée par cette rocambolesque histoire de l’assassinat de l’animateur radio tué en janvier 2022. Mais aussi, des militaires et des hommes d’affaires.
Martinez Zogo avait été enlevé le 17 janvier 2022, et son corps supplicié retrouvé à Ebogo 3, une banlieue de la ville universitaire de Soa, près de Yaoundé. Le présentateur de l’émission populiste Embouteillage, dénonçait la corruption et les détournements de deniers publics des gestionnaires de la fortune publique. Et déclarait être l’objet de menaces de morts des personnes qu’il dénonçait. Le corps retrouvé laissait croire à des tortures. Et au cours des enquêtes préliminaires, des acteurs du film de l’arrestation et de la torture de l’homme ont avoué avoir commis des actes inhumains à l’homme.
Le procès qui s’ouvre aujourd’hui devrait permettre d’en savoir mieux sur ce qu’il s’est passé entre le 17 et le 22 janvier 2022. L’écheveau a été difficile à démêler. En onze mois d’instruction, les enquêtes ont vu passer trois juges d’instruction, avec des soupçons de manipulation et même de corruption. Au passage, une tentative manquée de libération d’Amougou Bélinga et Maxime Eko Eko. C’est dire si ce procès s’annonce retentissant. Il convient de signaler que l’audience de ce jour devrait consister en l’identification des accusés.
En rappel, voici ce que le juge d’instruction a retenu comme chef d’accusation pour chacun des 17 membres du clan des « assassins » de Martinez Zogo.
Qui est qui et que reproche-t-on à qui ?
1- Maxime Eko Eko, Fonctionnaire de police (Directeur général de la recherche extérieure au moment des faits) Complicité de torture 2- Jean Pierre Amougou Belinga, Journaliste, patron du Groupe l’Anecdote Complicité de torture 3- Justin Danwe, Officier supérieur de gendarmerie (chef des opérations à la direction générale de la recherche extérieure)
Complicité d’assassinat, complicité d’arrestation et de séquestration, complicité de torture et violation de consigne 4- Martin Savom, Maire de la commune de Bibey dans la Haute Sanaga Complicité d’assassinat et complicité de torture 5- Bruno François Bidjang Oba’a Bikoro, Journaliste, directeur général de Vision 4 Conspiration de torture et arrestation et séquestration 6- Ebo’o Clément, Sous-officier supérieur de l’armée de terre Violation de consigne, coaction d’arrestation et séquestration, coaction de torture 7- Vincent Godjie Oumarou, Maréchal de logis en service à la direction générale de la recherche extérieure Violation de consigne, coaction d’arrestation et séquestration, coaction de torture 8- Sylvain Bakaiwa, Militaire Violation de consigne, coaction d’arrestation et séquestration, coaction de torture 9- Lenoir Dawa, militaire Violation de consigne, coaction d’arrestation et séquestration, coaction de torture 10- Etienne Jacques Angwele Ngwelle, Opérateur économique Complicité de torture 11- Yves Saiwang, Fonctionnaire de police en service à la direction générale de la recherche extérieure Complicité de torture 12- Guy Serges Heudji, Fonctionnaire de police en service à la direction générale de la recherche extérieure Complicité de torture 13- Douala, né le 5juillet 1995 à Sorawel, militaire Complicité d’arrestation et séquestration, complicité de torture, assassinat et violation de consignes 14- Johnson Lamfu, Militaire en service à la direction générale de la recherche extérieure Complicité d’arrestation et séquestration, complicité de torture, assassinat et violation de consignes 15- Stéphane Tongue Nana, Sous-officier de gendarmerie Complicité d’arrestation et séquestration, complicité de torture, assassinat et violation de consignes 16- Martial Théodore Nzockmenping, Soldat première classe Violation de consigne, coaction d’arrestation et séquestration, complicité de torture 17- Albert Bidzogo Mbede alias « Arthure Essomba », Responsable VIP escorte et protection garde du corps Complicité de torture, usurpation de titre et usurpation de fonction
Du 12 au 14 mars 2024, la ville de Douala au Cameroun, a abrité un atelier d’approfondissement de la compréhension des cas d’usages et de meilleures initiatives en matière de systèmes de paiement instantanés et inclusifs, ainsi que le passage en revue des initiatives visant à améliorer l’interopérabilité, la promotion des paiements numériques, l’élargissement de l’accès aux circuits financiers dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Une initiative conjointe du Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (Gimac) et d’AfricaNenda. L’atelier se tenait dans le cadre du protocole d’accord signé en septembre 2023 entre les deux organismes.
En tout, 25 participants venus du Cameroun, de la République centrafricaine, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad, ont pu bénéficier des enseignements d’experts, entre autres sur l’amélioration de l’utilisation des paiements marchands pour stimuler le développement économique et l’inclusion financière numérique, l’évaluation complète de l’impact de l’interopérabilité au sein de l’écosystème de paiements numériques de la sous-région, l’intégration des QR codes dans le réseau des commerçants pour faciliter les transactions sécurisées et pratiques. A travers des sessions interactives et des discussions collaboratives. « Nous sommes ravis de commencer notre voyage avec Gimac à travers cet atelier, où nous visons à identifier les domaines clés d’affinement des règles du système, à uniformiser les règles du jeu pour assurer l’inclusivité au sein du système de paiement Gimacpay, et à explorer des solutions innovantes pour les paiements marchands et les transferts de fonds transfrontaliers », s’est félicité Jamelino Akogbeto, Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest chez AfricaNenda. « L’atelier avec AfricaNenda nous aidera à développer, à améliorer la modélisation dans la Cemac du système de paiement instantané et inclusif, à mieux spécifier les critères de performances, tout en améliorant le monitoring de l’écosystème Gimacpay. Les participants du Gimacpay pourront ainsi enrichir leurs offres de services et améliorer leurs expériences client en matière de paiement marchand ; ce qui permettra d’inclure les populations de la Cemac actuellement exclus du système financier », a déclaré Valentin Mbozo’o, Directeur général du Gimac. « Nous espérons atteindre nos objectifs de progrès tangibles en matière de paiements numériques et d’accessibilité financière en Afrique centrale dans les mois à venir », a souhaité Jamelino Akogbeto, Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest chez AfricaNenda.
En rappel, le Gimac assure la promotion, la fourniture, la supervision et la supervision des services monétiques et de l’interopérabilité dans la zone Cemac. A travers son écosystème convergent Gimacpay, le Groupement met à la disposition de ses participants que sont la Beac, des Trésors publics nationaux, des établissements de crédit, des microfinances et des établissements de paiement (mobile money en général), des administrations postales, FinTechs (facturiers et agrégateurs de transferts d’argent), des services interopérables de comptes bancaires et virtuels, cartes, mobiles et transferts d’argent. De manière instantanée et inclusive, Gimacpay revendique la capacité de connecter plus de 37 millions de portes monnaies électroniques actifs dans la zone Cemac et permet à trois millions de porteurs de cartes Gimac et internationales d’effectuer des transactions interopérables et convergentes dans l’écosystème.
Pour sa part, AfricaNenda est une équipe d’experts dirigée par des Africains engagés à démontrer le potentiel des services financiers numériques pour les personnes financièrement exclues sur le continent en accélérant la mise en place de systèmes de paiement instantanés et inclusifs. L’approche d’AfricaNenda consiste à fournir aux parties prenantes des secteurs public et privé une expertise technique et la capacité de réduire les obstacles aux paiements numériques. AfricaNenda veut permettre à tous les Africains d’effectuer des transactions numériques de manière transparente et à faible coût, où qu’ils se trouvent sur le continent, d’ici 2030.