vendredi, juin 5, 2026
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Gouvernance: Une application pour consolider la  dette flottante

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vue partielle des services du ministère des Finances

En octobre 2022,  Louis Paul Motaze, le ministre des Finances s’est fendu d’un communiqué. Dans ce manifeste, il invitait les agents économiques et autres prestataires reconnaissant avoir déposé une requête auprès du ministère des Finances afin de rentrer en possession d’une créance due par l’Etat, à se rapprocher de la Direction générale du Budget (DGB) pour confirmer cette dette. 2 ans plus tard, la DGB veut rompre avec ce procédé en numérisant le processus d’enregistrement des requêtes.

Debt Control System

Pour ce faire, cette entité placée sous la tutelle du ministère des Finances, a mis sur pied une application baptisée Debt Control System (Decosys). A en croire la DGB, Decosys a été créé dans le le souci de faciliter les opérations de consolidation et de suivi des dossiers de la dette flottante entre l’Etat et les autres entités publiques d’une part, et, les co-contractants de l’Etat d’autre part. En outre, il permet de disposer d’une information complète sur ces dossiers et produire des états de suivi de la dette. «Basé sur une technologie web, cet outil a été mis en place grâce à la méthode itérative, qui permet de mettre en exploitation, l’application module par module, suite à des tests unitaires concluants effectués par les utilisateurs… l’accès à l’application est conditionné par la saisie de l’adresse http://a.b.c.d:3000 dans un navigateur (chrome, Edge, Firefox…)», précise la DGB. Sur la plateforme, les requérants ont la possibilité de s’enregistrer et de préciser la nature de la dette réclamée et l’identité de l’entité publique débitrice. Le dossier ainsi rempli est par la suite transmis par bordereau créé à l’aide des numéros des dettes, à la DGB. Cette structure est convaincue que Decosys va permettre d’améliorer la gestion de la dette et réduire les plaintes.

Quid de la dette flottante

Pour mémoire, la dette flottante découle des engagements pris par les entités publiques vis-à-vis des contribuables et qui n’ont pas subi un traitement complet (Ordonnancement, Prise en Charge et Paiement). Ces engagements qui devraient être reportés à l’exercice suivant ne sont ni priorisés par l’ordonnateur dans la consommation des Crédits de Paiement (Ordonnancement), ni par le Comptable public pour les paiements. La conséquence est que ces crédits s’accumulent au fil des exercices budgétaires, créant ainsi une accumulation du stock d’arriérés des personnes de droit public. Ce qui occasionne une dette dite flottante, dont le montant n’est pas toujours maîtrisé par les structures chargées de sa gestion, à l’opposé de la dette structurée qui, elle, est gérée par la Caisse autonome d’amortissement (CAA) et le Minepat. En 2020, l’Etat a lancé un audit qui a  permis de recenser à ce jour, 38 015 créances contractées pendant la période allant du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2019. 5656 créances ont été définitivement rejetées par le cabinet d’audit chargé de cette opération pour des motifs allant  des simples doublons, au paiement partiel, mais également à la reconduction frauduleuse de certaines créances déjà retenues par l’équipe comptable. 32 359 créances restent à confirmer, dont 2 622 dettes locatives et 29 737 créances diverses.

Selon les données de la Caisse autonome d’amortissement, l’organisme public chargé de la gestion de la dette du Cameroun, la dette interne de l’Etat s’élève à 3 019 milliards de F au 30 septembre 2020.Ce montant ne tient pas compte de la dette flottante dont le montant exact ne sera connu qu’à la fin de l’opération de confirmation des créances évoquées supra. Pour mémoire, l’audit de la dette flottante de l’Etat est un engagement pris par le pays dans le cadre de son programme en cours avec le FMI. Il part d’un constat fait par Louis Paul Motaze  résumé dans la déclaration suivante: «en dépit des efforts consentis par le gouvernement pour apurer sa dette intérieure, son département ministériel continue de recevoir des réclamations de paiements de la part des opérateurs économiques». Cette opération a donc été initiée afin de déterminer le montant exact de la dette intérieure.

Djimadoum Mandekor, économiste :  » La surliquidité des banques rend inefficaces les mesures de la Beac contre l’inflation »

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La BEAC a lancé le 28 mars dernier une nouvelle émission de bons de 50 milliards de FCFA. Il s’agit de la 3e après celles du 25 mars et du 19 février, l’enjeu étant de soustraire 150 milliards de FCFA. A quoi servent principalement les bons BEAC ?
Les bons BEAC sont un des instruments utilisés par les banques centrales pour retirer de la liquidité dans l’économie. La Banque centrale sous-régionale l’a introduit dans son dispositif en juin 2016 afin d’absorber les ressources des banques non utilisées dans les crédits à l’économie et aux Etats, qui constituent structurellement, au niveau de la CEMAC, un volume important, excédant 1000 milliards de FCFA. Vous observez que le volume de ces bons émis est infime comparativement à la liquidité à neutraliser. L’existence de ces fonds oisifs perturbe l’action de la BEAC qui ne peut ainsi pas influer sur le comportement des établissements de crédit à travers les taux d’intérêt sur les prêts qu’ils accordent.
Selon les résultats des deux dernières émissions, la Banque centrale n’a pas pu collecter la somme escomptée. Qu’est-ce qui peut expliquer cet échec ?
Ce nouvel instrument, encore mal connu dans les faits, a besoin d’être rodé par les gestionnaires financiers des banques commerciales. Actuellement il est concurrencé par les prêts interbancaires dont le taux d’intérêt moyen pondéré à 7 jours est ressorti à 6,31 % fin mars 2024, de loin supérieur à celui de 2,5 % proposé par la Banque centrale. Pour accroître l’attrait des bons BEAC, la banque centrale doit accepter de limiter ses recettes d’exploitation en remontant le taux de ces bons, comme le recommande d’ailleurs le FMI.
Quel bilan faites-vous de la politique restrictive mise en place depuis 2022 par la BEAC en vue de lutter contre l’inflation d’origine monétaire ?
Les effets des mesures de politique monétaire de la BEAC sur les économies de ses pays membres ne sont pas facilement observables. S’agissant des taux d’intérêt payés par les établissements de crédit pour obtenir les avances de la Banque centrale, particulièrement du taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO), son relèvement de 3,25 % en novembre 2021 à 5 % en mars 2023, n’a pas trop affecté la distribution des crédits aux entreprises et le financement des Etats. Ainsi, les prêts bancaires aux économies auraient augmenté de 4,6 % en 2023. Comme indiqué plus haut, la liquidité excessive des banques soustrait ces dernières de l’impact des interventions de la Banque centrale, rendues ainsi inefficaces. En définitive, l’inflation globale dans la sous-région reflète largement la variation des prix des produits pétroliers et des importations alimentaires ainsi que les déficits saisonniers de production agricole.
En observant le déploiement de la Banque centrale, elle semble accorder une haute priorité à la lutte contre l’inflation. Ne devrait-elle pas revoir ses priorités ?
La maîtrise des prix est le premier objectif de la plupart des Banques centrales modernes. Dans les pays de la zone franc, grâce à la parité fixe entre le FCFA et l’euro et les obligations rattachées, notamment le contrôle étroit du financement monétaire et du taux de change, l’inflation a toujours été relativement faible. Malgré tout, ceci n’a pas induit de croissance économique dont il est théoriquement une des conditions. La croissance qui est dans nos pays, en grande partie, une responsabilité des Etats par le biais, principalement, de leur gestion des finances publiques, est également du ressort de la BEAC qui, sans préjudice de cet objectif prédominant, doit « apporter son soutien aux politiques économiques générales » dans la CEMAC.
Aujourd’hui la Banque centrale doit, avec la Commission bancaire sous-régionale, la COBAC travailler à consolider le système bancaire et à l’orienter, par des incitations ciblées et autres mesures facilitant le développement du crédit sain, vers le financement des investissements pour la diversification économique. Elle doit aussi montrer son indépendance institutionnelle en conseillant les Etats à mettre réellement en œuvre des réformes structurelles, notamment dans le domaine de la gouvernance, et à améliorer drastiquement leur efficacité en mieux gérant les ressources budgétaires tout en privilégiant les dépenses publiques productives. C’est le lieu ici de rappeler les engagements des chefs d’Etat de la CEMAC pris en novembre 2019 et renouvelés en mars 2023, de revoir les structures et les règles de fonctionnement de la zone franc. Pour dynamiser nos économies, il urge de mettre en place une véritable commission élargie au-delà de la Commission de la CEMAC et de la BEAC, composée d’experts de la sous-région et de l’extérieur, chargée de proposer des solutions pertinentes, inspirées des bonnes pratiques internationales, qui ne manquent pas.
Selon la première session du CPM de l’année 2024 tenue ce 25 mars, la BEAC envisage une légère baisse des réserves de change. Cela ne va-t-il pas influencer les importations ?
L’évolution des réserves des changes dans la sous-région est fortement déterminée par celle des recettes d’exportation pétrolière. Si dans l’ensemble ces dernières diminuent, entrainées surtout par un recul de la production pétrolière dans certains pays, cela impactera négativement les importations des pays concernés. Mais ici, l’objectif à rechercher est le développement de la production intérieure pour économiser les devises.
Dans la même veine les entreprises du secteur extractif refusent de se soumettre à la nouvelle règlementation sur le rapatriement des devises. Quel peut être la conséquence de cette mesure ?
La réforme des textes sur la gestion des devises date de décembre 2018. Elle répond en grande partie au besoin d’appliquer des mesures anciennes qui étaient peu mises en œuvre par les Etats au nom desquels la Banque centrale agit. Les entreprises, quelle que soit leur secteur, doivent s’adapter aux lois de leurs pays d’établissement, étant entendu qu’une concertation permanente est indispensable pour éviter des règles contreproductives. Si elles continuent à avoir des avantages à tirer de ces pays, elles y demeureront.

Lions indomptables : Eto’o Fils dit niet à Paul Biya

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« Dans l’absolu, la Fécafoot ne saurait être partie prenante de cet acte dénué de tout fondement légal et ne saurait transiger avec les règlements supranationaux et, encore moins, avec les dispositions légales et réglementaires en vigueur dans notre pays». La déclaration est issue d’un courrier adressé par Samuel Eto’o Fils, président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ce 3 avril 2024, au ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep). A la suite de la nomination la veille par la tutelle gouvernementale, du staff technique des Lions indomptables seniors A. « N’ayant été associée ni de près, ni de loin au processus de présélection des candidatures aux postes à pourvoir, nous référant aux dispositions du décret (du 26 juillet 2014) et au Règlement du Statut du transfert des joueurs Fifa, la Fédération camerounaise de football ne s’est pas joint au processus de recrutement des personnels nommés au sein de l’encadrement technique, administratif et médical de nos sélections nationales », justifie-t-il sa position.

Au cours du journal vespéral télévisé de la Cameroon radio television (Crtv) du 2 avril 2024, le texte de Narcisse Mouelle Kombi a été lu. La tutelle des sports, se référant aux Hautes instructions de la présidence de la République, nommé le Belge Marc Brys à la tête des Lions indomptables seniors masculins. Une grosse surprise tant des sources proches de la Fécafoot avaient laissé glisser sur l’espace public entre autres les noms d’Hervé Renard et de José Mourinho. Fin février, au cours d’une interview sur France 24, Samuel Eto’o qui annonçait en primeur la non reconduction du contrat de Rigobert Song Bahanag au lendemain de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2023, visait des pistes européennes. Rappelant que les usages au Cameroun laissent le soin à la Fécafoot de diligenter les opérations de choix et de proposer trois noms à la partie gouvernementale, notamment au président de la République qui a le dernier mot. Le président de la Fécafoot qui avouait entretenir des relations peu cordiales avec la tutelle des sports, indiquait qu’il « espère que le président de la République fera son choix sur la base des propositions de la Fédération ».

Auditions

Sauf qu’au moment où l’homme faisait son show en terre française, les auditions sur l’échec du Cameroun à la CAN 2023 se poursuivaient dans les Services du Premier ministre ; diligentées par le président de la République. Lequel, le 12 février dans son adresse à la jeunesse, avait laissé entendre que « je sais que comme moi, vous avez été déçus par la prestation de notre équipe nationale». Paul Biya qui n’évoque presque jamais les Lions indomptables en situation d’échec, avait clairement déclaré que l’Etat consent d’énormes moyens financiers pour cette équipe et a donc le droit d’y avoir un regard. Et en ressortait en annonçant avoir donné des instructions au gouvernement et notamment au ministre en charge des sports, d’y donner une suite.

Le la était donné. La Fécafoot qui, sous Samuel Eto’o, avait eu les mains libres sur l’équipe nationale et qui la gérait sans partage avec le ministère, venait ainsi de perdre la main sur cet outil de propagande politique du président Biya. La suite a été la quête du successeur de Rigobert Song Bahanag qui était déjà le choix de Samuel Eto’o, contre Antonio Conceiçao dont le ministre avait prorogé le contrat et que le président de la Fécafoot avait suspendu au motif de « résultats insatisfaisants », avant son terme. Aujourd’hui, si Conceiçao dont le nom a été avancé par certains milieux pour reprendre le poste, n’est pas celui qui a été retenu finalement, il reste que ses adjoints camerounais que l’on avait annoncés dans les couloirs de la justice au même titre que leur patron, sont de retour pour accompagner Marc Brys. En plus, le coordonnateur général des sélections n’est autre que Benjamin Banlock, ancien secrétaire général de la Fécafoot qui avait démissionné en dénonçant la gestion peu orthodoxe de Samuel Eto’o. Lequel l’avait attaqué en justice et menacé de le faire arrêter, avant que l’homme ne file dans les mailles de la police des frontières.

Paul Biya et l’insubordination

Ce n’est pas tant que Samuel Eto’o n’a pas fait de propositions, à ce qu’il semble. « En dépit de nos propositions diligentes et au bout d’une vaine attente, il nous a été instruit de contractualiser un nouveau sélectionneur, ses adjoints, des personnels médicaux et administratifs, à l’instar du Coordonnateur général des sélections nationales de football dont le recrutement est du reste, une compétence exclusive de la Fécafoot, selon l’article 4 du décret ci-dessus cité », souligne le « rebelle ». En clair, la Fécafoot aurait soumis des propositions, qui n’ont pas été prises en compte. Et elle n’entend pas signer les contrats des hommes nommés « unilatéralement ».

C’est une nouvelle bataille dans la guerre que se livrent le Minsep et la Fécafoot. Cette fois-ci, il est certain que les dégâts seront énormes, tant derrière Mouelle Kombi, se profile la personne de Paul Biya. L’homme qui ne tolère pas l’insubordination. Cela survient à un peu plus de deux mois de la reprise des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Le Cameroun ayant déjà manqué la période FIFA de mars 2024. Le temps fera défaut, et seul le droit de la force d’un belligérant comme l’autre, devrait permettre de régler la crise.

Lions indomptables : Mark Brys, nouvel entraîneur

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Le successeur de Rigobert Song Bahanag est enfin connu : il s’agit du Belge Marc Brys. Les autorités du football camerounais ont jeté leur dévolu sur le technicien de nationalité belge. L’homme sera accompagné de François Omam-Biyik, et Alioum Boukar comme entraîneur des gardiens. Christophe Manouvrier revient comme préparateur physique, tandis que Dany Nounkeu devient team manager et l’ancien secrétaire général de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), Benjamin Banlock est le nouveau coordonnateur national des sélections. Thierry Ndoh perd son poste de team press, au profit de Germain Noël Essengue.

Conseil constitutionnel: Un nouveau mandat pour Clément Atangana et compagnie

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Clément Atangana prêtant serment

C’est parti pour un nouveau mandat de six ans pour les premiers membres du Conseil constitutionnel. Clément Atangana son président, et ses membres, ont prêté serment ce 02 avril 2024, devant le Parlement réuni en Congrès. Sous la présidence de Cavaye Yeguie Djibril son président, le Congrès a reçu le serment des différents membres de ce Conseil au Palais des Congrès de Yaoundé, siège provisoire du Parlement camerounais. C’est le second bail de la première équipe de cette institution.

A noter, pour ce renouvellement, la bande à Clément Atangana a accueilli deux nouveaux membres : le Pr Adolphe Minkoa She, actuel recteur de l’université de Yaoundé II, et Aaron Logmo Mbeleck, ancien inspecteur académique au ministère de l’Enseignement supérieur. Ces deux new comers remplacent Joseph Marie Bipoun Woum et Joseph Owona, décédés en cours de premier mandat.

Créée par la Constitution de 1996, le Conseil constitutionnel n’a été pourvu que le 7 février 2018, avec la nomination de ses premiers membres, pour un mandat de six ans « éventuellement renouvelable ». Paul Biya a renouveler sa confiance à cette première équipe.

Japhet Timothée Djetabe, auteur de « Le réveil des internautes :« Profiter des dividendes du numérique passera par  Le réveil des internautes » 

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« Le réveil des internautes ». C’est le titre de votre huitième ouvrage dont la dédicace vient de s’achever. Dites-nous clairement de quoi parle ce roman.
« Le réveil des internautes » est un roman qui remet au goût du jour la question de la dépravation observée sur les réseaux sociaux. C’est un ouvrage qui invite les lecteurs, en particulier, et les citoyens en général, à un changement de mentalité cybernétique. Voyez-vous aujourd’hui, il y a 3,2 milliards d’utilisateurs sur Facebook qui est le réseau social ayant plus d’abonnés dans le monde. C’est quasiment la moitié de l’humanité. En Afrique, il y a un peu plus de 600 millions d’internautes. Au Nigeria seulement, c’est environ 75 millions et au Cameroun, nous oscillons autour de 13 millions. Ces chiffres révèlent l’omniprésence et l’omnipotence des réseaux sociaux dans la vie des hommes. Nous invitons donc les gens à une utilisation rationnelle de ces plateformes numériques qui, malheureusement ont plutôt tendance à nous sortir de la raison. Plus encore, à travers ce roman, je voudrais interpeller les uns et les autres sur l’importance de faire recours à la rationalité dans l’usage d’internet. Comme le dit souvent le ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, « les Camerounais et les Africains doivent profiter des dividendes du numérique ». Cet objectif pourra ne pas être atteint si nous continuons de nous laisser endormir par la désinformation, les discours de haine, les infox, entre autres. En revanche, si nous utilisons à bon escient internet, c’est-à-dire dans le sens de la raison et de la rationalité, nous allons relever ce défi. En conclusion, profiter des dividendes du numérique passera forcément, sinon nécessairement par « Le réveil des internautes ».


Pourquoi le choix du genre romanesque qui fait la part belle à la fiction pour une problématique aussi importante tel que vous le démontrez ?


Je pense que ce choix peut être discutable. Toutefois, je peux invoquer Blaise Pascal dans « Les pensées » qui disait : « la vérité est en deçà des Pyrénées, l’erreur au-delà ». Cela signifie qu’il faut tenir compte du principe de la relativité des choses. J’ai choisi le roman pour trois raisons. D’abord parce que je voulais simplifier la complexité du sujet. Je voulais raconter l’histoire du dérapage cybernétique de manière simplifiée afin qu’elle soit facile à comprendre et à lire. Ensuite, le roman est le genre littéraire dans lequel je me sens le plus à l’aise et que je crois le mieux maîtriser par rapport aux autres genres. Enfin, je voulais convenir avec l’écrivain allemand Goethe que « les grands auteurs doivent saisir le genre romanesque pour traiter et projeter les situations les plus triviales et les plus universelles ». La situation des réseaux sociaux, nous sommes tous d’accord, est une situation universelle.


Dans vos œuvres l’expression récit intelligent revient fréquemment. A quoi renvoie-t-elle ?


Le récit intelligent est un concept que j’ai créé. Il permet à travers mes écrits de mettre à la disposition des lecteurs un certain nombre de connaissances sur plusieurs domaines. Quand vous lisez mes romans vous verrez qu’il n’y a pas de platitude dans le récit. Je véhicule beaucoup de connaissances.


Avez-vous un modèle sur qui vous vous inspirez pour produire vos ouvrages ?


Dans mes recherches, j’ai fini par comprendre qu’il y a 7 milliards d’individus sur terre et il y a 7 milliards d’empreintes digitales différentes. Cela signifie que chaque individu est libre et chacun a son destin. Je ne vais donc pas chercher à ressembler à quelqu’un qui deviendrait mon idole. Cependant, je m’appuis sur un certain nombre d’auteurs pour écrire. Dans la littérature française, je citerai Jean Paul Sartre. Dans la littérature négro-africaine, j’ai beaucoup lu les ouvrages de Sembène Ousmane, Cheickh Anta Diop, Leopold Sedar Senghor. Au Cameroun, je pourrais parler d’Engelbert Mveng [c’est ainsi d’ailleurs qu’on m’appelait quand j’étais au lycée], Sévérin Cécile Abega et Pabe Mongo.


On vous présente comme un jeune auteur prolifique. En dehors des trois ouvrages que vous présentez aujourd’hui, qu’est-ce qu’il y avait avant ?


Avant ce roman, j’ai écrit sur mon lycée d’enfance, « La singulière histoire du Lycée classique et moderne de Garoua ». C’est un peu le pendant du Lycée Leclerc à Yaoundé. Cet établissement qui a vu passer la majorité de l’élite intellectuelle du Grand-Nord. J’ai écrit « Approfondir sa culture générale », « Au feu le pays brûle », « Dérive de la génération Android », « Lettre sur les clefs de la réussite ». Aujourd’hui, je présente en dehors de « Le réveil des internautes », deux autres ouvrages à savoir « La saga de l’homme qui savait » et « Les chauves sourient la nuit ». En général, je suis à huit livres.

Secteur bancaire : 5404 milliards de FCFA de crédits à l’économie fin 2023

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Selon de la plateforme CERBER de la Commission Bancaire de l’Afrique centrale, entre janvier et décembre 2023, l’encours des crédits bancaires au Cameroun est de 5 404,2 milliards de FCFA. Ce montant [qui n’intègre pas les statistiques de « La régionale Bank »] est en hausse de 15% par rapport aux 4 348 milliards octroyés aux opérateurs économiques sur la même période, un an plus tôt.
Ainsi, d’après les données des 17 banques prises en compte par le marché bancaire dans le cadre de sa compilation, Afriland First Bank domine largement le segment des prêts à l’économie au Cameroun avec un encours de 1 241 milliards de FCFA. Cette banque est suivie de la Société Générale Cameroun (789 milliards de FCFA). La Société commerciale de banque (SCB) occupe la troisième position avec un encours de crédit de 541 milliards de FCFA. La quatrième banque en matière d’octroi de crédit aux agents économiques au Cameroun est la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec). Elle a injecté 465 milliards de FCFA dans l’économie. La Commercial Bank Cameroon [avec un crédit de 455 milliards de FCFA] est le cinquième gros prêteur au Cameroun entre janvier et décembre 2023 avec 455,6 milliards de FCFA.
La Banque atlantique du Cameroun, la BGFIBank et le Crédit communautaire d’Afrique Bank occupent respectivement les sixième, septième et huitième rangs avec des encours de crédit de 433,9 milliards de FCFA, 430,4 milliards de FCFA et283,2 milliards de FCFA.
La neuvième place est occupée par United Bank for Africa qui a un encours de 247 milliards de FCFA. Avec un crédit de 204,8 milliards de FCFA Ecobank est le dixième pourvoyeur des agents économiques en crédit.


Tendance haussière


Les sept dernières places des banques en matière d’octroi de crédit sont respectivement NFC-Bank (86,6 milliards de FCFA), CitiBank (84,3 milliards de FCFA), Standard Chartered Bank (63,1 milliards de FCFA), Bange Bank (26,7 milliards de FCFA), Union Bank Cameroun (21 milliards de FCFA) la Banque Camerounaise des Pme (17, 2 milliards de FCFA) et ACCES Bank (11, 4 milliards de FCFA).
Cette tendance haussière, constate-t-on, déjoue les mesures prises par la Banque centrale qui a durci les conditions de refinancement en vue de lutter contre l’inflation. En effet, celle-ci a plusieurs fois relevé les principaux taux directeurs, augmenté le volume de liquidité prélevé dans les banques chaque semaine et suspendu des opérations d’injection de liquidité dans le système bancaire de la Cemac.
Indiquons que selon les données sur le rapport sur l’évolution des taux débiteurs pratiqués, les banques installées au Cameroun ont accordé 242 698 nouveaux crédits au deuxième trimestre 2023, contre 217 031 au premier trimestre.

A en croire les chiffres de la plateforme CERBER de la Commission Bancaire de l’Afrique centrale, les dépôts effectués dans les différentes banques au cours de la même période s’élèvent à 7 723,4 milliards de FCFA. Afriland First Bank occupe toujours la première place avec 1 418,3 milliards de FCFA.

Gestion de la faune: 2 milliards de FCFA pour ralentir la consommation de la viande de brousse

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La viande de brousse en vente libre dans un coin du Cameroun

Les statistiques dévoilées au mois de février de l’année en cours par  The Last Great Ape Organization (Laga), une ONG qui accompagne le gouvernement camerounais dans l’application de la loi faunique depuis 2013, font froid dans le dos. A en croire cette organisation, 1 271 kg d’écailles de pangolins ont été saisis entre 2022 et 2023 au Cameroun, ce qui représente environ 1 926 pangolins abattus selon les 3 principales espèces qu’on trouve dans le pays. Il s’agit du pangolin géant, du pangolin à ventre blanc et du pangolin à ventre noir, qui sont pourtant protégés par des lois internationales, car considérés comme en voie d’extinction. Pis encore, selon des chiffres dévoilés par le ministère de la Forêt et de la Faune (Minfof), 285 espèces de mammifères sont menacées d’extinction en raison  de la chasse intensive d’animaux pour la consommation. Un sombre tableau, qui fait dire à Joseph Lekealem, directeur de la Faune et des aires protégées au Minfof que «si la chasse d’animaux pour obtenir de la viande de brousse  n’est pas réduite à un niveau durable, les populations d’espèces sauvages déclineront et les communautés rurales souffriront d’une insécurité alimentaire croissante», a-t-il confié à nos confrères de Cameroon Business Today

Pour éviter que l’on se retrouve plongé dans ce scénario catastrophe, le gouvernement mène depuis plus de deux ans, de concert avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) un programme dont l’objectif est de garantir une gestion durable des ces espèces menacées. La deuxième phase dudit programme, baptisé Programme de gestion durable de la faune sauvage (SWM programme) a été lancée le 25 mars dernier à Ebolowa, dans la région du Sud. C’était au cours d’un atelier qui a connu la participation de leaders de la société civile, des collectivités territoriales décentralisées et des populations riveraines impliquées dans le secteur d’activité des forêts et de la faune. Globalement, cette seconde phase vise les populations pygmées. Plus précisément 20 villages Bantou et Baka localisées à Ngoïla dans la région de l’Est et Mintom, dans la région du Sud. 2 milliards de FCFA ont été mobilisés pour mettre en place des projets d’accompagnement dans différents secteurs tels que l’agriculture, l’écotourisme, l’élevage et la pisciculture.

Autoroute Yaoundé-Nsimalen: La section urbaine freinée par les recasements et les indemnisations

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vue partielle de la maquette de la section urbaine de l'autoroute Yaoundé-Nsimalen

3 mois (18 décembre 2023) après la pose de la première pierre des travaux de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé Nsimalen, l’heure est encore aux tractations relatives aux indemnisations et au recasement des nombreux commerçants installés sur le linéaire des lots 2 (3 statues-Poste centrale) et 3 (Boulevard du 20 mai – carrefour Tsinga) confiés à l’entreprise Razel. C’est du moins les principales préoccupations qui étaient à l’ordre du jour d’une assise présidée par le Secrétaire général du ministère de l’habitat et du développement urbain (Minhdu), Mathurin Nna, le 15 mars 2024.  D’après les conclusions qui ont été entérinées lors de cette réunion, les premiers coups de pelle vont se faire entendre au niveau du Carrefour 3 statues, à Mvolyé, dans le 3e arrondissement de la ville de Yaoundé, où le maitre d’œuvre doit ériger un échangeur. 

A en croire le Mindhu, «ces travaux vont sérieusement perturber l’abondante activité économique sur ce tronçon avec les vendeurs de meubles et autres fauteuils». C’est la raison pour laquelle, les commerçants vont être déplacés vers Etoa, ou encore vers la partie arrière du marché Mvog Atangana Mballa, situé à quelques mètres du tracé de cette nouvelle route. D’autres par contre, vont être recasés au niveau de l’hôpital Bethesda à la nouvelle route Bastos, dans l’arrondissement de Yaoundé II. «La réponse du ministère des domaines du cadastre et des affaires foncières sur la situation de ces sites est attendue afin de permettre à l’entreprise Razel de procéder aux aménagements avant l’installation des commerçants», rappelle le Minhdu. En ce qui concerne les personnes qui seront impactées par les travaux susmentionnés qui vont se prolonger jusqu’à la Poste centrale,  les indemnités qui leur seront versées  vont être consolidées après une descente sur le terrain. «En ce qui concerne les habitants immédiatement impactés à ce niveau, une descente doit être rapidement conduite pour une évaluation» a révélé le Minhdu.

Pour mémoire, la section urbaine de l’autoroute Yaoundé Nsimalen est longue de 12,3 km. Elle part de l’échangeur Ahala situé dans l’arrondissement de Yaoundé III, pour rejoindre la sous-préfecture Tsinga dans la commune de Yaoundé II, en passant par la Poste centrale. Le projet a été subdivisé en 3 lots.  La construction du premier tronçon qui va de l’échangeur Ahala à Échangeur 3 statues, en passant par Obam-ongola sur un linéaire de 6,2 Km a été confiée à l’entreprise Buns. Quant aux lots 2 (3 statues-Poste centrale) et 3 (Boulevard du 20 mai – carrefour Tsingails ont été confiés à Razel comme mentionnés plus haut

Sur ce tronçon«il y a trois nouveaux ouvrages qui font leur entrée dans le projet et qu’il faudra nécessairement construire pour fluidifier le trafic urbain dans la ville de Yaoundé. Il s’agit de l’échangeur au niveau de 3 Statues : l’autoroute va passer sous terrain sur le rond-point actuel de 3 Statuts, un peu comme à Nlongkak, ensuite l’échangeur au niveau de Messe des officiers, et enfin au niveau de la Poste centrale, l’autoroute passe au-dessus sur un pont et le rond-point de la poste sera réaménagé» a indiqué Razel lors de la cérémonie de pose de la première pierre. D’après le Document de programme d’investissement prioritaire (PIP) 2024-2026, les travaux, qui, en principe doivent débuter cette année, vont s’achever en 2027, pour un coût global de 379 milliards de FCFA.

Justice : James Mouangue Kobila poursuit un enseignant d’université et un journaliste

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C’est par exploit d’huissier que le Pr James Mouangue Kobila a servi des citations directes au Pr Claude Abe et au journaliste Brand Kamga ces derniers jours. Tous les deux sont accusés de diffamation et outrage à corps constitué et à fonctionnaire. Les faits incriminés portent sur l’affaire qui oppose le président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun (Cdhc) à son ancienne directrice de cabinet, la nommée Judith Espérance Nkouété Mesah, épouse Kouobou Tsemo. Laquelle accuse le patron de Cdhc de harcèlement sexuel. Faits que l’homme nie, au point de s’être séparé de son ex collaboratrice, après une procédure disciplinaire à laquelle dame Tsemo n’a pas répondu.

A regarder: Le reportage de Naja TV qui dérange

James Mouangue Kobila reproche à Claude Abe de l’avoir diffamé dans un groupe whatsapp en commentant et surtout en l’incriminant dans ledit groupe. Des posts de l’enseignant de l’université catholique d’Afrique centrale sont publiés dans la citation directe. Quant à Brand Kamga, le journaliste de Naja TV est accusé au même titre que Judith Espérance Tsemo, ainsi que Wesleg Nanse le président directeur général de Naja TV, des mêmes faits de diffamation, cette fois-ci par voie de presse. Brand Kamga avait commis un Grand reportage sur cette affaire ; Dame Tsemo s’est abondamment exprimé, au contraire de l’autre partie. Le reporter de la chaine de télévision en ligne a déclaré que le patron de la CDHC n’a pas souhaité s’exprimer, et qu’en lieu et place, James Mouangue Kobila a plutôt proféré des menaces de poursuites au cas où le reportage était publié.

Tout ce petit monde est attendu au Tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif ce 2 avril 2024, pour la première audience.

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