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Affaire Martinez Zogo : Il n’y aura pas retransmission en live du procès

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Martinez ZOGO

Le juge a été clair ce 15 avril 2024 : il n’y aura pas retransmission en live du procès de l’assassinat de Martinez Zogo à la télévision comme le souhaitaient et l’ont demandé les conseils de Jean Pierre Amougou Bélinga. Un premier échec pour celui qui est présenté comme le principal accusé dans cette affaire. Tranchant ainsi sur la base des réquisitions du Ministère public sur les demandes formulées par les partis des conseils : la diffusion télévisée des débats judiciaires ou l’enregistrement et la communication du dossier, des pièces du dossier. Le commissaire du gouvernement a convoqué la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte civil relatif aux droits civils et politiques, ainsi que le Code de procédure pénal du Cameroun (Article 306) pour rejeter la demande au sujet de la diffusion en direct du procès.

D’autant plus que l’homme d’affaires poursuivi pour « Complicité de torture» et ses conseils, espèrent donner l’occasion aux journalistes et à l’opinion de se faire une idée claire de ce qu’il s’est passé dans le film de l’arrestation de l’animateur radio afin de laver l’image de celui qui, de sources concordantes, a reconnu avoir ordonné la torture de Martinez Zogo. En revanche, « des vidéos comme preuves » pourront être diffusées.

Au sujet de la communication du dossier, des pièces du dossier et consultation du dossier par les partis des conseils, le Ministère public s’est d’abord attelé à définir ces termes, avant de rejeter également la demande des parties, en se basant sur l’Article 413 du Code de procédure pénale. Ainsi, seul le président du Tribunal est autorisé à consulter le dossier.

Pour le reste, le tribunal a reçu la liste des témoins de Maxime Eko Eko. Sauf que les avocats de toutes les parties n’ont pas reçu cette liste de témoins. L’affaire a été renvoyée au 6 mai 2024 pour régler ce point, mais surtout celui sur la responsabilité civile de l’Etat du Cameroun dont les services ont été utilisés dans ce crime. Mais avant, le 29 avril prochain, tous les conseils des partis vont se réunir pour consulter le dossier, sous l’œil de du Tribunal militaire.

Après près d’une année d’enquêtes préliminaires, les membres du groupe poursuivi dans l’affaire de l’enlèvement et de l’assassinat du chef de chaîne d’Amplitude FM ont assisté à la première audience de l’affaire le 26 mars dernier, pour les formalités d’usage. La collégialité est constituée du Colonel Jacques Missé Djoné comme président, et comme Membres Gabriel Fenchou Tabopda et dame Ngouongué. Le Ministère public est représenté par le lieutenant-colonel Cerlin Belinga, Claudine Gwang et Tchatieu Kameni, assistés du capitaine Fredy Zé Ekotto. Du côté des greffiers audienciers, on retrouve le capitaine Ondoua Onana et l’adjudant-chef Valdère Nkotto.

Esstic : Une classe entière exclue…

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Journée morte ce 15 avril 2024 pour la 2ème année journalisme l'Esstic

La 2ème année Journalisme de l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic) n’a pas fait cours ce 15 avril 2024. Toute la classe a été exclue par le directeur de l’Ecole pour « indiscipline collective caractérisée» . Et la peine pourrait s’étendre à nombre d’entre eux. En effet, dans le communiqué signé de François-Marc Modzom le directeur, il est indiqué que « la réadmission en salle de cours est conditionnée par la présentation d’une lettre d’engagement individuelle signée par l’étudiant et le parent officiel ».

Le directeur de l’Esstic n’est pas précis sur le contenu du motif qu’il a évoqué ; mais la sanction en dit long sur la gravité de la faute commise par les élèves-journalistes. Entre autres, on parle de vol, de pratiques de sorcellerie, de désertion de cours. « Tout est parti d’un vol de téléphone en classe. La victime, une musulmane, est allée voir son oncle imam, qui a fait des pratiques contre l’auteur du vol de téléphone, et il y a eu des débuts de répercussions », renseigne un étudiant de cette classe. Pour sa part, la web TV Griote écrit sur ses plateformes numériques que « l’affaire a débuté le 1er avril dernier le téléphone (Iphone XR) d’une fille a été volé. Sous les conseils de sa camarade, elle est allée voir un imam qui aurait désigné la présumée voleuse. Le téléphone a ainsi été retrouvé le 9 avril et depuis lors la jeune femme qui a remis l’appareil est victime d’insultes de ses camarades au point où cela a failli ces derniers jours occasionner une bagarre ». Un autre étudiant de l’Esstic dit qu’« il y a une fille qui tombe régulièrement en classe, de manière mystique». Sans détails. Quoi qu’il en soit, « il y a eu beaucoup de problèmes d’indiscipline dans notre classe et le directeur a décidé que, comme c’est une même promotion, tout le monde va subir», renseigne une étudiante de cette classe.   

Outré par cette classe particulièrement « indisciplinée », la direction de l’Ecole a décidé de remettre de l’ordre, en versant tous les étudiants dans le même panier, pour trier au cas par cas. « Dans la lettre d’engagement, chaque étudiant devra promettre de se comporter dignement», indique un étudiant de cette classe.

Festival panafricain des films d’école: Les aspirants cinéastes à l’école de la législation

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Césaire Moute, promoteur du festival First Short à Droite. A gauche, le journaliste St-Merlin Youdom à la modération.

Le Festival panafricain des films d’école, plus connu sous le nom de First Short, est de retour pour une dixième célébration. Les premiers films, le cinéma d’école, seront à l’honneur du 24 au 27 avril 2024 à la salle Sita Bella à Yaoundé, qui, depuis le lancement de ce festival abrite ses différentes activités. Mais avant son lancement officiel, les contours de la 10e édition du First Short, ont été présentés à la presse le 12 avril 2024, au Quartier Mozart, un haut lieu de la culture aménagé dans la capitale. A cette occasion, le thème «Cinéma et législation», qui avait été dévoilé quelques jours plus tôt, a fait l’objet d’un approfondissement.

« Lorsqu’un veut intégrer un corps de métier, il est important de maitriser les fondements juridiques. Avec l’appui du ministère des Arts et de la Culture, notamment à travers la direction de la cinématographie et des productions audiovisuelles on va devoir épiloguer sur les lois qui régissent la cinématographie au Cameroun. La loi de 1988, fixant l’orientation cinématographique, la loi sur la libération de l’audiovisuel en 2000, et enfin la loi de 2015 sur l’audiovisuel. Il est important qu’un jeune qui veut intégrer un métier, sache exactement à quoi il a affaire. On va également parler de contrat et de beaucoup d’autres choses qui entourent la profession du cinéma au Cameroun» a indiqué Césaire Moute, promoteur du festival.

En dehors des raisons qui ont motivé le choix du thème, les journalistes présents à la conférence de presse du 12 avril dernier ont également pu s’imprégner de la programmation de la 10e édition. Elle prévoit la projection  d’une trentaine de court-métrages en compétition officielle et hors compétition, avec un penchant pour les web-séries qui font cette année, leur première apparition dans la liste des productions cinématographiques à projeter et à récompenser lors du festival. «Comme innovation de cette nouvelle édition nous avons tenu à introduire dans le palmarès les web-series. Vous savez, il y a de plus en plus un engouement accru pour la web-série. Nous avons pensé qu’il était de bon ton de donner cette opportunité aux jeunes de participer», a indiqué le promoteur.

Coté formation, on aura une masterclass sur le jeu d’acteur animé par l’actrice émérite Massan A Biroko, un atelier d’écriture de scénario dirigé par le scénariste et  réalisateur multi-récompensé Frank Thierry Lea Malle avec le soutien de la chaîne française cryptée Canal+,  un atelier sur la production de films à petit budget animé par le Dr Narcisse Wandji, une table ronde sur le thème sus-évoqué, un match des incollables et un match de football. Cette année, parmi les membres du jury on note la présence de Fidèle Ngo, la star de la série «La bataille des chéries».

Afrique centrale: le Pm inaugure les locaux provisoires du bureau régional de la BAD

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Le 12 avril dernier, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a procédé à l’inauguration officielle de nouveaux locaux [provisoires] du bureau régional du Groupe de la Banque Africaine de Développement pour l’Afrique centrale au quartier Golf à Yaoundé. C’était en présence de la vice-présidente dudit groupe, chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, Marie-Laure Akin-Olugbade, représentant son président. A l’occasion de cette cérémonie, le gouvernement a indiqué avoir mis à disposition de la banque une parcelle appelée à accueillir son siège définitif.
Selon le Pm, se référant au décret du 11 septembre 2023 portant attribution en priorité à la BAD d’une parcelle du domaine privé de l’Etat, il s’agit d’une superficie de 4000m2 sise au lieu-dit Centre administratif dans l’arrondissement de Yaoundé III, département du Mfoundi. La signature de l’accord d’établissement du contrat y relatif entre la BAD et le gouvernement du Cameroun avait été paraphée à Yaoundé, le 2 juillet 2019.
BAD dans l’Afrique centrale
En décidant d’établir son siège régional au Cameroun, le groupe, dit-on, entend renforcer sa collaboration avec les sept pays qui constituent ses membres dans la sous-région à savoir le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République Centrafricaine, la République démocratique du Congo et le Tchad.
Déjà, la BAD contribue au développement des pays de la sous-région dans plusieurs domaines notamment les infrastructures régionales, transport, l’énergie, les chaînes de valeurs, les techniques de l’information et de la communication, l’intensification du processus d’intégration régionale et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine. A date, il a approuvé en faveur des sept pays environ 600 opérations, d’une valeur totale de 10,2 milliards de dollars américains, soit 10 953 milliards de FCFA environ.
De façon particulière avec la RDC, son portefeuille est 6,3 milliards de dollars ; celui avec le Gabon pèse environ 3,37 milliards de dollars. Avec la République du Congo, la BAD a un portefeuille actif de 1,1 milliard de dollars, 677 millions de dollars avec la République centrafricaine, 264 millions de dollars avec la République de Guinée équatoriale et avec le Tchad, 1,2 milliard de dollars.
Cameroun/ BAD
Entre le Cameroun et la BAD, il existe une relation particulière. Déjà, doit-on le rappeler, le pays a été candidat pour accueillir le siège du groupe de la banque dès ses premiers moments. En 2006, la banque a ouvert son tout premier bureau national en Afrique centrale au Cameroun, lequel était situé à la nouvelle route Bastos. En termes de contribution, la BAD appuie le Cameroun aussi bien dans son développement dans la sous-région qu’à l’intérieur du pays.
Pour ce qui est du premier cas, elle contribue dans la réalisation des projets intégrateurs impliquant le Cameroun à l’instar du projet de construction du pont sur le fleuve Logone entre Bongor au Tchad et Yagoua au Cameroun. Le projet de construction du pont sur le fleuve Ntem sur le corridor Kribi Bata, le bitumage de section Ketta en République du Congo et Djoum au Cameroun sur le corridor Yaoundé-Brazzaville, le projet d’interconnexion du réseau électrique du Cameroun et du Tchad.
Sur le triangle national, le Cameroun a déjà bénéficié de 120 opérations, d’une valeur totale de 2,8 milliards de dollars. Ainsi dans la Stratégie Nationale de Développement, la BAD l’accompagne dans des secteurs stratégiques notamment l’énergie, le transport, l’agro-industrie, l’eau et l’assainissement à travers le Document stratégie pays de la BAD couvrant la période 2023-2028 et le Document de stratégie d’intégration régionale. Ce groupe a un portefeuille actif de près de 26 projets totalisant un montant de plus de 10300 milliards de FCFA.
Parmi les projets en cours d’exécution, l’on peut citer la Ring Road dans la région du Nord-Ouest, l’aménagement des routes pour le désenclavement de la zone industrielle de Kribi dans la région du Sud ainsi que les routes Grand Zambi-Kribi ou Bogo -Pouss. D’autres projets vont être lancés dont celui de la construction de la route Bamenda-Inubu avec la construction d’un pont sur la Cross-River ou la construction de la route Djoum Mintom, entre autres.

Listes électorales : le RDPC forme les responsables de base de la Mvila

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C’est un secret de Polichinelle : l’année 2025 est une année électorale au Cameroun. En ligne de mire sont prévues les élections présidentielle, législatives et municipales. Pourtant, à en croire Elections Cameroon, l’organisme chargé de l’organisation, de la gestion et de la supervision de l’ensemble du processus électoral au Cameroun, il est observé une timidité dans le processus d’inscription sur les listes électorales. Au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple camerounais où, selon les militants, l’on se prépare pour « une victoire écrasante » en 2025, la mobilisation est faite pour une inscription massive sur les listes. Dans le département de la Mvila, région du Sud, les petits plats sont mis dans les grands.
Le 12 avril 2024, le chef de la délégation permanente départementale du RDPC pour la Mvila, Minette Libom Li Likeng, par ailleurs ministre des Postes et Télécommunications, a organisé un séminaire-atelier à l’intention des responsables des organes de base de son parti à « La maison du parti » de Nko’ovos à Ebolowa.
Placé sur le thème « 2024 : comment préparer et assurer les victoires électorales du RDPC dans la Mvila lors des prochaines échéances », cette rencontre était restreinte aux responsables des organes de base à savoir présidents des sections et des sous-sections, élus locaux et membres du comité central, entre autres.
Son objectif [comme susmentionné] était de « renforcer les capacités des militants et militantes aux enjeux liés aux inscriptions sur les listes électorales, en vue de la densification des inscriptions et d’un engagement sans faille derrière le président national, pour le triomphe des idéaux du parti et des victoires électorales pour 2025 », a précisé le chef de la délégation permanente départementale du parti du flambeau ardent dans cette circonscription électorale.
Afin de mieux édifier les différents responsables de base, les Pr Armand Leka [chef de département de sociologie de l’Université de Yaoundé I et Dieudonné Oyono, conseiller auprès du secrétariat général du Comité central du RDPC ont été mobilisés pour la partie. Ils ont tour à tour entretenu les invités sur « la place des élections dans une démocratie » et « les inscriptions sur les listes électorales : une clé pour les victoires électorales du RDPC dans la Mvila ». L’enjeu étant de renforcer les capacités des responsables des organes de base afin de leur permettre de mobiliser à leur tour les structures du parti pour porter la sensibilisation jusqu’à la base du parti et donner une impulsion à la campagne des inscriptions sur les listes électorales par Elecam.
Des messages bien reçus par les destinataires. L’un d’eux, Gilbert Bienvenu Mvondo Ze, conseiller municipal à la commune d’arrondissement d’Ebolowa 1er et président de la sous-section RDPC de Mvieng. « Nous devons amener les militants de la base à s’inscrire sur les listes électorales. Ce sont ces militants qui font l’effectif du parti politique. Je descendrai personnellement d’ici la fin du mois dans ma sous-section implémenter ce que nous avons appris ici. J’ai pris attache avec Elecam. Lorsque nous serons sur le terrain, nous serons également ensemble », a-t-il indiqué.
A en croire le planning du séminaire-atelier débuté à Ebolowa le 12 avril dernier, il était prévu le lancement un jour plus tard [13 avril] de la campagne de densification des inscriptions sur les listes électorales avec l’appui d’Elecam dans une localité environnante d’Ebolowa, notamment dans les sections de la Mvila Sud-Est Biwong Bulu et Mengong.
Ce n’est la pas la première fois que le chef de la délégation permanente départementale du parti du flambeau ardent remobilise les troupes en vue des échéances à venir ou pour lutter contre les discours de haine, lors de la commémoration de l’an 39 du parti, entre autres, elle y était afin de garder allumer la flamme ardente du parti à la base.

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François Lechat, directeur de Scania West Africa Ltd: «Nous sommes enclins à nous installer durablement au Cameroun si ce projet se réalise»

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François Lechat, DG Afrique de l'Ouest du constructeur suédois, Scania

Le 04 avril 2024 vous avez été reçu par le Premier ministre, Chef du gouvernement. Quelles sont les discussions qui ont meublé cette rencontre?

Nous avons présenté à monsieur le Premier ministre, un projet de mobilité urbaine pour Douala et Yaoundé. Nous travaillons depuis 2 ans sur ce projet avec nos partenaires RHT Africa (filiale du groupe RHT, spécialisée dans la fourniture de solutions de transport intelligent et innovant) opérateur de réseaux de bus et Intercity Blue Bus, notre partenaire local pour ce projet. Ce projet comprend les études et la structuration d’un nouveau réseau de bus pour les deux villes en s’appuyant (et c’est très important) sur la complémentarité avec les Projets structurants de BRT (Bus Rapid Transit) financés par la Banque mondiale et la Communauté Européenne notamment. Une partie des études de faisabilité sera financée sous forme de don, par Swedfund institution publique suédoise. Nous souhaitons également aider les autorités à mettre en place une vraie gouvernance du transport dans ces villes afin que tous les modes de transport soient intégrés et régulés dans une vraie cohérence. Une autorité de transport publique dans chaque ville nous semble une bonne solution, à l’instar de l’Amuga à Abidjan ou du Ctgo à Ouagadougou ou bien sûr du Cetud à Dakar.

Ce projet prévoit également l’accompagnement des équipes de RHT Africa pour le soutien au management des opérations pendant plusieurs années. Le second volet est bien sûr celui des bus (environ 600 bus Scania de différentes configuration  pour les deux villes) mais accompagnés de services. Il est évident que des pièces de rechange, de l’outillage, des équipements et le management des opérations de maintenance sont à l’ordre du jour ainsi qu’un accompagnement de Scania sur site pendant plusieurs années. Côté infrastructures, nous prévoyons la remise en état de dépôts existants, de nouveaux équipements tels que des portiques de lavage, mais aussi la création de 500 arrêts de bus ou abribus par ville. Bien sûr le volet «Transport intelligent» est largement considéré avec un système de  billettique moderne évitant les paiements en espèces, et un système d’information complet pour les passagers. Enfin, il est évident que le transfert de compétences est une préoccupation majeure et nous avons prévu de former plus de 2000 opérateurs, techniques ou de conduite.

D’après le compte rendu qui nous est parvenu, votre présence au Cameroun avait pour principal but de proposer une offre de transport vert au gouvernement. Parlez-nous de cette opportunité?

Oui bien sûr et nous sommes très impliqués dans ce domaine. Tous les bus proposés sont compatibles au biodiesel à 100%. Nous avons aussi proposé une option de véhicules au gaz avec une option 100% Biogaz. En parallèle, nous allons travailler avec notre partenaire Intercity Blue Bus, à la possibilité de créer des bio-carburants locaux, issus des déchets ménagers, de l’agriculture ou de la biomasse. Nous venons de mener ce projet en Côte d’Ivoire et nous allons prochainement produire via des partenaires locaux notre biodiesel issu de graines d’Hévéa en Côte d’Ivoire. Cela peut générer un nombre d’emplois très important dans le pays et donner par exemple des sources de revenus complémentaires pour les agriculteurs.

 Quelle est la nature de la collaboration que vous proposez au gouvernement?

A ce stade nous proposons d’être partenaires via une offre de crédit acheteur (Le crédit acheteur ou crédit export est destiné à financer un contrat d’exportation de biens d’équipement et / ou services signé entre un exportateur, ndlr) supporté par l’Etat Suédois. Cela peut également être appuyé par un bureau de représentation dans un premier temps. Néanmoins, nos partenaires de RHT et nous-mêmes sommes enclins à nous installer durablement au Cameroun si ce projet se réalise. C’est la décision que Scania West Africa d’étendre ses activités dans un autre pays de la région, suite à l’accomplissement d’un projet similaire.

Il ne vous a certainement pas échappé que le Cameroun envisage d’aménager des corridors pour le BRT à Douala et à Yaoundé. Votre entreprise s’est-elle positionnée sur ce marché?

Nous ne sommes pas positionnés sur la partie infrastructure de ces projets car ce n’est pas notre corps de métier. Les bailleurs tels que la Banque Mondiale ont de très bons partenaires pour ce genre de travaux. Néanmoins nous souhaitons répondre aux demandes des sollicitations des opérateurs qui seront choisis pour la fourniture des bus et des services afférents. Notre gamme de produits est infinie et nous pouvons même proposer des bus diesel, gaz et électriques à plancher hauts qui pourraient être utilisés sur un BRT à stations centrales.

Le Cameroun s’est-il montré intéressé par votre proposition ?

Humblement je peux dire que oui car nous avons reçu une réponse très claire de Monsieur le Premier Ministre. Il a en notre présence désigné un chargé de projet. Nous travaillons maintenant sur un projet de protocole d’accord afin de mener ce projet à sa contractualisation.

Mobilité urbaine:Le français Poma pressenti pour la construction d’un téléphérique à Yaoundé. 

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Aperçu d'une ligne de transport par câble

Le ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu) n’a pas abandonné son projet d’aménagement d’un système de transport par câble dans la ville de Yaoundé. Le lancement de ce chantier était au cœur des discussions qui ont meublé l’audience accordée par Célestine Ketcha Courtès, le chef de ce département ministériel, à une délégation de l’entreprise française Poma, spécialisée dans la fabrication de systèmes de transport par câble, communément appelé téléphérique. Si l’on s’en tient aux informations dévoilées par le  Minhdu, le gouvernement et cette société hexagonale sont tombés d’accord pour la construction d’une ligne pilote qui ira de l’université de Yaoundé I à l’avenue Charles Atangana. «Le groupe se propose d’installer des lignes de transport par câble dans la ville de Yaoundé. Il a déjà identifié une ligne pilote qui ira de l’université de Yaoundé I à l’avenue Charles Atangana. Une offre qui a reçu l’assentiment  du ministre qui a donné des orientations devant conduire à la matérialisation de cette proposition», peut-on lire  dans le bulletin d’information hebdomadaire du ministère de l’Habitat et du Développement Urbain publié au début du mois d’avril.

Un projet similaire annoncé en juillet 2023

L’annonce du Mindhu s’arrête là. Pas d’informations sur le coût prévisionnel, la longueur de la ligne, le nombre de lignes, la durée du chantier ou encore le mécanisme de financement. Au moment où nous mettions sous presse, les demandes d’information adressées au Minhdu et à l’entreprise Poma n’avaient pas encore été satisfaites. Toutefois, en attendant la publication de ces détails, le téléphérique en zone urbaine se présente comme une solution alternative de choix. Il consomme peu d’énergie, et n’empiète pas sur l’espace dédié à la voirie que se partagent les voitures, les bus, et les piétons. Sa présence au sol se limite aux pylônes et aux stations de départ et d’arrivée, qui seront construites si le projet est mené à son terme. Comparé à d’autres moyens de transport comme le tramway ou le métro,  sa construction ne coûte pas cher, précisent nos confrères européens de Green-Zones.

Toutefois, ce n’est pas la première fois que Célestine Ketcha Courtès prédit l’imminence  d’un projet de construction d’une ligne de transport par câbles dans la ville de Yaoundé.Le 04 juillet 2023, le membre du gouvernement avait déjà annoncé dans un tweet publié sur son compte Twitter officiel, qu’elle a  entamé des négociations avec l’entreprise française MND, elle aussi, spécialisée dans la construction d’infrastructures de transport par câble. Julie Benoist, directrice Afrique de MND avait d’ailleurs été reçue  en audience par le Mindhu. Au sortir de leur aparté, Ketcha Courtès, a tenu à préciser que  « Yaoundé se rapproche vers son Transport par Câble pour juguler les embouteillages et améliorer la mobilité Urbaine». Presque 1 an plus tard, le projet n’a pas encore pris forme. Contacté par Défis Actuels pour tenter de connaître le sort qui a été réservé à ce projet, MND nous a renvoyé vers le Mindhu. «Toutes les informations supplémentaires sur le projet seront données au moment opportun par Mme le Ministre», a indiqué l’équipe de communication de l’entreprise.

Téléphérique, une composante du Pmus

Pour mémoire, dans le cadre de l’initiative Mobilise Your City, le Cameroun s’est doté d’un Plan de Mobilité Urbaine Soutenable pour la Communauté Urbaine de Yaoundé (Pmus) en 2019. Ce dernier se décline sous plusieurs composantes dont l’une des plus prégnantes est la structuration des transports collectifs de masse dans le but de garantir une belle mobilité pour tous, la préservation de l’environnement et du cadre de vie  des populations et l’attractivité des villes. C’est dans ce sillage qu’a été lancé en janvier 2024, le projet MoVe Yaoundé, une initiative dont le but est de doter la capitale politique d’un système de mobilité performant, efficace, sûr et abordable pour les usagers. Dans le cadre de ce projet, le Cameroun et ses partenaires financiers, que sont l’Agence française de Développement et Giz, l’agence de coopération allemande, veulent doter la capitale d’un système de Bus Rapid Transit (BRT), au plus tard en 2028. 

Le BRT nécessite préalablement à sa mise en service, la construction  d’un corridor long de 22 km reliant le stade Olembé à Ahala ainsi que l’acquisition d’une cinquantaine de bus fonctionnant à l’énergie électrique. Ces derniers vont circuler sans encombrement sur des voies réservées, tout en bénéficiant de la priorité aux carrefours et desservis par des stations bien équipées. Ces investissements sont d’une urgence criarde, au regard de la configuration actuelle de la ville de Yaoundé. Selon les experts de l’Union européenne, «la ville continuera de s’étendre pour atteindre un rayon d’environ 11 km en 2025 puis 13 km en 2035 entraînant ainsi une augmentation des coûts de transport pour la population. De plus, on note que la motorisation augmente rapidement avec des projections de +13% en 2023 et + 36% en 2026»

Louis Paul Motaze, ministre des Finances:  « Le budget 2024 vise l’amélioration de la productivité et de la compétitivité de l’économie »

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Le ministre des Finances Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
Le ministre des Finances Louis Paul Motaze www.newsducamer.com

La cérémonie de ce jour s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement technique que le Ministère des Finances, en collaboration avec d’autres départements ministériels notamment le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, le Ministère des Marchés Publics et le Ministère de la Décentralisation et du Développement Local, assure aux acteurs de la chaîne budgétaire en vue d’une exécution optimale des lois de finances de notre République.

S’agissant de la loi de Finances 2024, elle a été promulguée le 19 Décembre 2023 et est exécutoire et exécutable depuis le 1er janvier 2024, comme je l’ai indiqué dans mon communiqué radio-presse du 26 décembre 2023 adressé à tous les acteurs de l’exécution du budget.

Placée sous le signe d’un budget d’impact socio-économique, cette loi de finances s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre de la politique de développement économique, social et culturel de la Nation sous-tendue par la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), dont la mise en œuvre satisfaisante requiert une reprise de la dynamique économique et un renforcement du caractère inclusif de la croissance. Elle vise en outre la réalisation du plan de relance économique post COVID-19, ainsi que du Programme économique et financier conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI).

Viser un fort impact socio-économique

Dans ce contexte, l’action du Gouvernement est plus que jamais orientée vers l’amélioration de la compétitivité et de la productivité de l’économie, la lutte contre l’inflation, la préservation des couches sociales contre la vie chère, l’assainissement du milieu urbain, le renforcement de l’hygiène et de la salubrité publiques et la prise en charge des couches sociales vulnérables.

Il sera également question de renforcer le processus de désarmement- démobilisation-réintégration et accélérer la reconstruction des Régions du Nord- Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord. Par ailleurs, le Gouvernement s’est fixé comme autre objectif de densifier la mise en œuvre de la décentralisation afin de donner aux Collectivités Territoriales Décentralisées, les moyens d’apporter une contribution déterminante à la relance de notre économie.

Enfin, tel qu’instruit par le Chef de l’État dans son important discours de fin d’année à la Nation, nous devons nous déployer afin d’assurer d’une part, la finalisation ou le démarrage des projets routiers et autoroutiers sélectionnés en vue de faciliter la mobilité des personnes et des biens, et d’autre part, la mise en service des différents barrages hydroélectriques en vue d’accroitre les capacités énergétiques de notre pays, le but ultime étant bien sûr, d’améliorer le bien-être de nos populations.

S’agissant particulièrement de l’amélioration de la productivité et de la compétitivité de l’économie camerounaise, la politique d’import-substitution amorcée depuis quelques années sera largement mise à contribution. A cet effet, le Programme d’impulsion Initiale constitué d’un ensemble de projets déclencheurs de la transformation structurelle de notre économie sera mis en œuvre. Par ailleurs, afin de donner aux producteurs locaux les marges de manœuvres nécessaires à une production locale massive, rentable et à la portée du consommateur, des mesures fiscales et douanières ont été prises cette année, comme les années précédentes en loi de finances. En 2024, elles visent à faciliter l’acquisition des équipements destinés à l’élevage, à la pêche et à la pisciculture ainsi que l’amélioration du dispositif de promotion de l’eau potable et des énergies solaires et éoliennes. Une autre mesure significative destinée à encourager les producteurs locaux est la soumission à des droits de taxe importants, de certains biens importés dont l’offre locale est abondante, avec pour objectif de décourager les importateurs et les acheteurs, et ainsi, favoriser la consommation des produits locaux. Pour l’exercice 2024, cette mesure vise les meubles en plastique, en bois, ou en métal, les huiles raffinées, le cacao, les produits à base de céréales, le riz parfumé et précuit, les poissons de luxe etc…

Le ministre Louis Paul Motaze (à gauche) a écouté les doléances des milieux d’affaires.

Des mesures de réduction des coûts de production des entreprises

Ces mesures et bien d’autres qui vous seront présentées plus en détail par mes collaborateurs, ont pour principal but de réduire les coûts de production des entreprises afin de rendre disponibles leurs produits sur les marchés et à moindre coût pour le consommateur local. Il ne s’agit donc en aucun cas de mesures d’enrichissement des producteurs sans impact sur les prix, ou encore de production à moindre coût pour une exportation illicite au profit des pays voisins sans approvisionnement du marché local au préalable. Je voudrais à cet égard interpeller les producteurs sur la responsabilité qui est la leur dans la réussite de cette importante réforme qui donnera à notre économie les chances, à la fois de renforcer son autosuffisance et de relancer le marché intérieur.

Forte augmentation de la Dotation Générale de la Décentralisation

En ce qui concerne la mise en œuvre de la politique de la décentralisation, les

ressources provenant de l’Etat et affectées aux compétences transférées déjà exercées par les collectivités territoriales décentralisées (CTD) sont évaluées à 555,4 milliards dont 262,9 milliards au titre des transferts de fiscalité, et 292,5 milliards au titre de la Dotation Générale de la Décentralisation (DGD).

S’agissant spécifiquement de la Dotation Générale de la Décentralisation, elle est en augmentation cette année de 39,9 milliards, soit de +15,8% par rapport à 2023 où elle se situait à 252,6 milliards. Cette augmentation s’explique par le transfert effectif aux régions des ressources rattachées aux compétences pour lesquelles les textes fixant leurs modalités d’exercice sont disponibles. A titre d’exemple, les compétences ainsi que les ressources relatives à la réhabilitation et à l’entretien des routes départementales; à l’appui aux formations sanitaires et établissements sociaux ; à la création et à l’équipement des lycées et collèges ont été effectivement transférées.

C’est dire que les prescriptions du Premier Ministre, Chef de Gouvernement, formulées à l’issue du Conseil National de la Décentralisation de juin 2022 et relatives à l’accélération des transferts ont été bel et bien respectées et devront se poursuivre les années à venir. Cela traduit à suffisance la volonté du Gouvernement de renforcer la dynamique d’accélération du processus de décentralisation, afin de favoriser la participation des populations locales à la gestion des affaires publiques.

Afin de soutenir la mise en œuvre de l’ensemble de ces politiques publiques, et faire face aux contraintes ci-dessus énumérées, l’enveloppe globale de la loi de finances de l’exercice 2024 est de 6 740,1 milliards contre 6 726,9 milliards en 2023 ; soit une augmentation de 13,2 milliards en valeur absolue et 0,2% en valeur relative.

Poursuivre et achever les projets de seconde génération

Avec un budget de plus de 170 milliards de FCFA comprenant des dotations à gestion centrale et des dotations à gestion déconcentrée, la Région de l’Extrême- Nord, en prend une bonne part. Cette enveloppe est dédiée à la poursuite et à l’achèvement des divers projets de seconde génération engagés dans les secteurs de la Santé, de l’agriculture et des infrastructures, en vue d’améliorer les conditions de vie des populations de la Région. Ces diverses dotations sont la preuve de la volonté des pouvoirs publics de parachever dans les meilleures conditions de réalisation, les grands projets initiés dans la région et d’en démarrer de nouveaux, conformément aux objectifs de la SND30. Il s’agit :

– des travaux de réhabilitation de la route Mora- Dabanga – Kousseri ;

– de la construction du pont sur le fleuve Logone avec ses voies de raccordement entre Yagoua (Cameroun) et Bongor (Tchad) ;

– de la réhabilitation de la route Magada-Guidiguis-Yagoua ;

– de l’aménagement de la route Maroua-Bogo-Pouss;

– de l’appui en investissement à la SEMRY pour l’acquisition des tracteurs ;

– des travaux de construction du Lycée Technique et Professionnel Agricole de Yagoua;

– des travaux de réhabilitation de la route Maroua-Moutourwa, y compris construction de la voie de contournement de la ville de Maroua ;

– de la construction à l’Hôpital Régional Annexe de Mokolo, d’un bloc d’hospitalisation et de consultation d’urgence, du Centre d’hémodialyse et d’un laboratoire d’analyses médicales ;

– la poursuite de la construction du Centre Réhabilitation des personnes handicapées de Maroua ;

– de l’amélioration des systèmes de drainage de Maroua ; pour ne citer que ceux-là.

SIgnature Accord Fiscal LPM CHINE 1
SIgnature Accord Fiscal Cameroun Chine par le ministre Camerounais Louis Paul Motaze et WANG Jun le Commissaire de l’administration fiscale chinoise

Respecter la discipline dans l’exécution des recettes et des dépenses

L’exécution efficiente de la loi de finances suppose la mise en place de dispositifs et procédures adéquats, et traditionnellement, la circulaire portant exécution du budget nous en donne les indications. Elle est désormais accompagnée d’une circulaire sur l’exécution des budgets des CTD assortie d’un manuel des procédures spécifiques y relatives. Ces outils constituent de véritables guides pédagogiques mis à la disposition de tous les acteurs afin d’encadrer l’exécution des recettes et des dépenses sur toute l’étendue du territoire national.

Concernant particulièrement l’exécution de la dépense publique dans la Région de l’Extreme-Nord, l’on peut relever pour le saluer, le niveau de réalisation satisfaisant des projets d’investissement public ces dernières années. A titre d’illustration, pour le compte de l’exercice 2022, le taux de réalisation physique des projets était de 73% et pour l’exercice 2023, il se situait au 30 septembre déjà à 70%. Ces belles performances sont la preuve du professionnalisme des différents acteurs de la chaîne d’exécution du budget et traduit le patriotisme de la majorité des prestataires de service retenus, que je tiens à féliciter au passage. Mais je voudrais vous inviter à ne pas dormir sur vos lauriers, car malgré ce tableau reluisant, il subsiste des zones d’inconfort qui pourraient altérer les bons résultats indiqués plus haut si des mesures propices ne sont pas prises. Il s’agit du dysfonctionnement def certaines commissions de passation des marchés ; de la transmission tardive des documents contractuels aux ingénieurs de l’Etat pour le suivi des projets, et de l’abandon de certains projets par les cocontractants.

Contractualiser les projets à temps et suivre étroitement leur exécution

Je voudrais profiter de la tribune qui m’est offerte ce jour pour inviter les acteurs de l’exécution du budget, à prendre chacun conscience de la responsabilité qui est la sienne dans l’atteinte des objectifs de développement de notre pays.

Aux ordonnateurs, maîtres d’ouvrages et maîtres d’ouvrages délégués, vous êtes le point de départ de l’exécution de la dépense publique et en tant que tels, responsables du démarrage à temps des procédures d’appel d’offres, notamment de la préparation des dossiers de consultation, du lancement et de l’attribution des marchés et de l’engagement des dépenses y relatives. Vous avez par ailleurs la responsabilité du suivi de l’exécution des travaux ou prestations engagés jusqu’à leur aboutissement.Je vous exhorte à cet effet à procéder dès la semaine prochaine, au lancement des procédures de tous les marchés qui sont de votre compétence, de manière à donner aux opérateurs économiques l’opportunité de soumissionner et de réaliser lesdites prestations dans les délais impartis et conformément aux cahiers de charges prédéfinis.

Aux opérateurs économiques, vous êtes les partenaires sans lesquels l’exécution du budget ne saurait se réaliser. A ce titre, vous êtes les principaux contributeurs au budget de l’Etat, et le niveau de réalisation des recettes fiscales dépend essentiellement de votre adhésion à la politique fiscale du Gouvernement, et de votre volonté à prendre part à sa mise à œuvre. Aussi, des mesures de facilitation sont inscrites dans les lois de finances de la République afin d’améliorer la relation que vous entretenez avec l’administration fiscale. Vous intervenez par ailleurs en tant que prestataires de service et à ce titre, vous avez la responsabilité de la réalisation conforme des travaux et prestations qui vous sont confiés par les maîtres d’ouvrage. Votre professionnalisme, j’ai envie de dire votre patriotisme économique constitue le socle sur lequel se construit le développement économique et social de la Région.

Respect des règles de gestion budgétaire par les agents dans les ministères des Finances, de l’Economie et des marchés publics

Aux services déconcentrés des Ministères chargés des Finances, de l’Économie et des Marchés Publics, vous êtes au cœur de la vie budgétaire et financière de la Région. Vous êtes les dépositaires des règles de gestion, les garants du respect des procédures et de l’accompagnement des différents acteurs. L’exécution efficiente du budget dépend en grande partie de votre maîtrise des différents outils de gestion budgétaire et financière et de la célérité avec laquelle vous traitez les dossiers qui vous sont soumis. Je vous engage par conséquent à mettre en place tous les mécanismes qui s’imposent afin de fluidifier le traitement des dossiers, et vous invite à un plus grand respect des règles éthiques et déontologiques requises dans l’exercice de vos fonctions respectives. Je voudrais vous exhorter à être plus que par le passé, de véritables conseillers pour les contribuables et les usagers du Service Public. Vous devez être des relais de sensibilisation, de formation et d’explication des mesures nouvelles inscrites dans la loi de finances 2024 afin d’éviter toute ambiguïté qui pourrait entraîner des interprétations erronées et être préjudiciable à la relation de confiance que vous avez si bien su construire au fil des ans avec eux.

Aux élus locaux, je voudrais saisir l’opportunité qui m’est offerte ici pour vous féliciter des sacrifices consentis par chacun pour la réussite de l’implémentation de la décentralisation. Cependant, vous n’êtes pas sans savoir les difficultés qui persistent dans le processus et qui de temps en temps créent des malentendus entre mes collaborateurs et vous. A cet égard, je voudrais donner quelques précisions qui je l’espère nous permettront d’aborder la nouvelle année avec beaucoup plus de sérénité.

L’impératif de mutualiser les ressources

En effet, il est important de rappeler que les collectivités territoriales décentralisées n’échappent pas au principe du compte unique du trésor et à son principal corollaire, la mutualisation des ressources. Cette mutualisation des ressources, vous devez le savoir, est consubstantielle à la notion de République et s’impose à tous ses démembrements. J’ai même envie de dire que le fondement de la notion de compte unique réside dans le besoin pour notre pays dont l’organisation administrative se veut unitaire bien que décentralisée, de donner à toutes ses collectivités les mêmes chances en termes de disponibilité des ressources. Je voudrais donc préciser que les ressources destinées aux CTD sont rendues disponibles en fonction des recouvrements des recettes de l’Etat, mais encore, elles sont destinées à être mobilisées pour régler des dépenses engagées, réalisées, liquidées et ordonnancées et n’ont pas vocation à être thésaurisées dans des comptes ouverts dans les banques commerciales.

Vous devez par conséquent, chers élus locaux, mobiliser vos énergies pour accélérer la mise en œuvre des projets retenus dans vos budgets respectifs et faire preuve de plus de réalisme dans le vote des budgets futurs, en tenant compte du niveau de réalisation des budgets précédents et de la capacité d’absorption des crédits mis à votre disposition, afin de ne pas enclencher une spirale d’endettement préjudiciable à nos finances publiques. A mes collaborateurs contrôleurs financiers et receveurs municipaux, je vous engage à continuer de faire preuve de collaboration et de professionnalisme pour un meilleur accompagnement des Collectivités territoriales décentralisées.

Foumban : Le musée des roi Bamoun inauguré

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Le musée des rois Bamouns

Un serpent à double tête, portant une énorme araignée, symbole mythique du peuple Bamoun, région de l’Ouest. Le Musée des rois Bamouns, œuvre qui trône à un jet de pierre du palais royal des Bamouns à Foumban, est désormais officiellement ouvert au public. Avec l’inauguration ce 13 avril 2024 par Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, ministre des Arts et de la culture (Minac), représentant du président de la République. Dans cette œuvre d’art de 3 555m2 qui s’impose dans l’architecture du quartier royal des Bamouns, sont stockés près de 12 500 objets d’art et autres artefacts culturels relevant du riche patrimoine culture du peuple Bamoun.

Du beau monde s’y est retrouvé : personnalités politiques et diplomatiques nationales, de tous les continents, légendes du monde de la culture, du sport, autorités traditionnelles et religieuses nationales et internationales, ont communié avec les fils et filles Bamoun venus des quatre coins du monde, pour vivre ce moment historique.

Pensé par feu Ibrahim Mbombo Njoya, prédécesseur et père de l’actuel roi des Bamouns, le Musée des rois Bamoun a été conçu par l’architecte Issofou Mbouombouo, qui a conduit les travaux durant les onze années de travaux. Au moment où cette œuvre gigantesque est inaugurée, son initiateur n’est plus. Le 19ème roi de la dynastie de Nchare Yen, a été rappelé à Dieu le 27 septembre 2021. Son fils Mouhammad-Nabil Mforifoum Mbombo Njoya, le 20ème roi de cette dynastie, l’a inauguré. Trois mois après que le Ngouon, festival culturel Bamoun de grande renommée, a été inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco. En décembre 2023. Un autre combat mené par feu Ibrahim Mbombo Njoya.

Elections 2025 : la pré-campagne des artistes musiciens

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Ben Decca interpelle les Camerounais

La fièvre électorale de 2025 n’épargne plus personne. Elle vient d’attraper les artistes musiciens, généralement presqu’absents sur la scène politique, s’ils ne sont conviés à des concerts dont ils cèdent généralement aux invitations sans trop de contraintes de chapelles politiques. Et chacun y va de sa propre sensibilité. « Si tu es citoyen et tu estimes que la gestion de ton pays ne sied pas avec tes aspirations, prend la parole dans les urnes. Sortons des débats, des bars, des réseaux sociaux, des pleurs. Soyons l’architecte de nos vies. Inscrivons-nous sur les listes électorales et surtout personne ne le fera à notre place», a lancé Kareyce Fotso sur ses plateformes numériques. L’artiste qui n’hésite pas très souvent à prendre position, même sur des sujets délicats, semble même avoir montré la voie de son engagement. Le vote-sanction ( ?). Ou plutôt celle de la rupture.

Lady Ponce a emprunté la même voie, s’adressant spécifiquement à la jeunesse, à travers les réseaux sociaux : « Chers jeunes, il est temps que ça change, le changement doit être absolu pour chaque Camerounais. Mes frères et sœurs camerounais, en 2025 choisissons notre avenir, arrêtons d’être spectateurs dans notre propre pays. Il est temps de regarder dans la même direction », a-t-elle interpellé ses cadets. « […] Nous voulons que les jeunes soient pris en compte parce que ce pays regorge de jeunes talents », a écrit indiqué la diva du bikutsi. Comme ces deux dernières, l’humoriste Moustik, interrogé par la chaîne de télévision Canal 2 international, pense que ceux qui refusent de s’inscrire sur les listes électorales ne doivent plus se plaindre que ça ne va pas car ils ont refusé de changer leur situation.

Moins radical est le doyen Ben Decca s’est contenté d’un message laconique sur meta (facebook) : « Va t’inscrire! ». Un doigt pointé droit vers le lecteur de son message, accompagné d’un regard à la fois interpellateur et séduisant. Maalox n’est pas en reste. L’artiste provocateur et particulièrement libre et révolté, a joint sa voix aux autres pour la même symphonie.

C’est un engagement rare pour être souligné, de la part des artistes. A un moment où de nombreux pays frères ont « parlé » au Cameroun. Entre autres le Gabon, le Burkina Faso, le Niger, la Centrafrique, le Sénégal, le Mali,… Chacun à sa manière et dans un domaine et un langage précis. Et le pays dit « Continent » a à chaque fois succombé au charme, en se lançant dans un rêve béat, tant les inscriptions sur les listes électorales s’ouvrent chaque année le 1er janvier et se referment le 31 août, sans avancées véritables. Et pourtant le peuple ne cesse de se plaindre de divers maux et fléaux dont la gérontocratie régnante, le mépris des gouvernants, la gabegie, la corruption, el népotisme,… A chaque situation le bas peuple s’est indigné, a craché sa frustration, sans poser le geste nécessaire pour imposer son choix pour la gestion des affaires le concernant. Aux côtés des leaders politiques, les artistes ont décidé de jouer leur partition.

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