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Lions indomptables : Les 30 pionniers de l’ère Brys

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Ils sont 30 joueurs présélectionnés par Marc Brys, pour les deux rencontres que le Cameroun livre en juin dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. A première vue, le technicien belge ne marque pas fondamentalement une rupture catégorique. Mais une continuité avec un dosage d’anciens et nouveau. On y retrouve un banni (Michaël Ngadeu), et huit nouveaux : James Eto’o, Guy Kilama, Jackson Tchatchoua, Carlos Baleba, Raoul Dazabe, Jean Bosco Nchindo et Jules Armand Kooh.
En revanche, ni Devy Epassy, encore moins Fabrice Ondoa, ne font partie de ce groupe en reconstruction. Marc Brys a retenu trois gardiens : André Onana dont la présence était forcément attendue, et Simon Omossola dont l’absence ces derniers temps a souvent ssucité des polémiques, tant l’homme est régulièrement sur la feuille de match d’e Saint-Eloi Lupopo en RDC, alors que les préférés de Rigobert Song n’avaient pour seuls arguments que le fait de jouer en Europe.

Gardiens

Simon Omossola

André Onana

Simon Ngapandouetnbu

Défenseurs

Malcom Bokélé

Jean Charles Castelleto

Yvan Dibango

James Eto’o

Guy Kilama

Harold Moukoudi

Michaël Ngadeu

Jackson Tchatchoua

Nouhou Tolo

Christopher Wooh

Faï Collins

Milieux de terrain

Carlos Baleba

Eric Maxim Choupo-Moting

Franck Zambo Anguissa

Raoul Danzabe

Martin Hongla

Jean Bosco Nchindo

Pierre Kunde Malong

Yvan Neyou

Olivier Ntcham

Attaquants

Christian Bassogog

Jules Armand Kooh

Didier Lamkel Ze

Vincent Aboubakar

Bryan Mbeumo

Faris Moumbagna

Nicolas Moumi Ngamaleu

Georges Kevin Nkoudou

Lions indomptables/Nomination : Les clubs amateurs veulent attaquer la décision de Samuel Eto’o

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Le bureau de l'ACFAC

Samuel Eto’o n’aura plus seulement Narcisse Mouelle Kombi en face de lui dans la guerre de la gestion de la sélection nationale. Désormais, l’Association des clubs de football amateur du Cameroun (Acfac). L’Association a décidé « de contester immédiatement devant les juridictions compétentes la décision du président de la Fécafoot ». L’annonce a été faite à travers un communiqué rendu public ce 10 mai 2024.

L’Acfac qui joue un rôle de premier plan dans la crise qui secoue la Fécafoot depuis un peu plus de dix ans, s’offusque de ce que le président de la Fécafoot s’entête à foncer droit vers le mur, sapant la quiétude de la sélection nationale pourtant appelée à défendre les couleurs du Cameroun dans quelques semaines. C’est que, « le bureau exécutif de l’Acfac avait appelé le président de la Fécafoot à engager un dialogue franc et sincère avec le ministère des Sports et de l’éducation physique, pour préserver l’image du football camerounais qui risquerait d’être durablement ternie si les Lions indomptables venaient à deux encadrements à leur tête », rappelle l’Acfac.

Le communiqué de l’Acfac

C’était au lendemain de la nomination par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) le 2 avril dernier, du staff technique, administratif et médical, de la sélection nationale fanion de football, sur instructions de la présidence de la République. Le président de la Fécafoot ayant contesté cet acte de la tutelle. Menaçant de ne pas reconnaître ce staff. Un mois après, la menace a été mise à exécution. L’Acfac n’entend plus assister en simple conseiller d’un dirigeant sourd à toute dissonance.

Lions indomptables : la défiance du dernier combat

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Joignant l’acte à la parole, Samuel Eto’o Fils a nommé son staff pour les Lions indomptables dans une décision rendue publique jeudi au soir. La composition de ce staff reflète presqu’entièrement celui désigné par le Comité d’urgence élargie à des membres du Comité exécutif. Avec aux commandes Marc Brys qu’il avait pourtant vomi, ainsi que deux de ses éléments : son assistant Joachim Mununga, le préparateur physique Christophe Manouvrier et l’analyste vidéo Giannis Xilouris. Samuel Eto’o a positionné Martin Ndtoungou Mpile (andjoint N°1), David Pagou (adjoint N°2). A ceux-là le président de la Fécafoot a donc ajouté Christophe Manouvrier que le Comité d’urgence élargi à des membres du Comité d’urgence avait ignoré. Le staff administratif comprend à la coordination générale Benoît Angbwa (maintenu), avec comme adjoints Serge Reinold Pensy et Ntui Sarah ; Nicolas Alnoudji comme team manager, Thierry Ndoh maintenu team press officer et comme agent de liaison, Arnold Ebolo Abada. De même, à l’infirmerie, confiance est placée en une nouvelle équipe, pilotée par le Dr Patrick Joël Fotso. Ainsi, les éléments camerounais du staff nommés par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep).

Par cette décision, Samuel Eto’o a porté un coup presque fatal à l’Etat du Cameroun. Relançant une guerre que d’aucuns croyaient en cours d’arrêt. Aussitôt, le secrétaire général de la Fécafoot a convoqué toutes les personnes nommées à une séance de travail ce vendredi au siège de la Fécafoot à Tsinga-Yaoundé à 11h. Quatre heures avant la conférence de presse que Marc Brys a annoncée et qui doit se tenir au stade Ahmadou Ahidjo. Le technicien belge et toutes les personnes nommées par le ministre ont boycotté la rencontre de Tsinga. Lors de la présentation de sa liste, Marc Brys devrait répondre aux questions des journalistes sur son mode de fonctionnement dans un climat aussi délétère.

A lire aussi: Lions indomptables: Samuel Eto’o va nommer son staff

Mais déjà, la dernière défiance de Samuel Eto’o est prise très au sérieux au sommet de l’Etat. L’on annonce des représailles pour très bientôt, pour neutraliser cette rébellion qui pris de l’ampleur. Les prochains jours devraient voir les choses allaient plus rapidement, tant les prochaines échéances des Lions indomptables arrivent. Le Cameroun a deux matchs en juin, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

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Rébellion : Samuel Eto’o pète un câble et insulte l’intelligence du ministre

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Alors que le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) attend de lui copie de la lettre qu’il a envoyée à la Fédération internationale de football association (Fifa), Samuel Eto’o lui a servi une leçon de français, doublée d’explication de la science juridique. « J’accuse réception de votre lettre dans laquelle vous tentez une analyse biaisée de la lettre de la Fifa alors que celle-ci ne recèle aucune ambiguïté au sujet de l’instance habilitée à désigner les membres de l’équipe d’encadrement des sélections nationales», engage-t-il son pugilat épistolaire. « Je suis au regret de constater que vous persistez dans votre projet visant à ignorer les termes du décret du président de la République, pour ne tenir en compte que la convention Minsep-Fécafoot alors que cette dernière ne saurait subroger le décret qui l’instaure », poursuit-il. Feignant d’oublier que la Fifa son bouclier, n’a pas elle-même évoqué ce décret, mais plutôt la Convention qu’il refuse de citer. En signifiant clairement à sa tutelle « qu’il ne m’est pas possible de mettre cette correspondance à votre disposition car il s’agit d’un échange interne tenu dans le cadre de la collaboration Fifa-Fécafoot ».

Avant de monter d’un cran, piétinant tous les usages protocolaires et marchant sur les règles élémentaires d’une correspondance officielle, de sa posture de subalterne : « Ce déni constant de la légalité dans lequel vous persistez, me conduit à rappeler à vitre bon souvenir et en français facile que dans l’esprit du décret du président de la République signé le 26 septembre 2014, la convention a vocation à régler exclusivement à régler les aspects financiers liés à notre collaboration, conformément à l’article en son deuxième alinéa », enseigne-t-il le droit à Narcisse Mouelle Kombi, enseignant de droit. Regrettant que « ces incompréhensions qui perdirent malgré toutes les explications que mes collaborateurs et moi-même avons portées à votre attention dans les précédentes correspondances… ».

Illusion d’une fin de guéguerre

Toutes ces explications teintées de dénigrements à son supérieur qui plus est, est un membre du gouvernement, pour annoncer qu’il va nommer son staff d’encadrement des Lions indomptables. S’appuyant sur le Comité d’urgence qu’il a réuni en journée, le président de la Fécafoot qui insiste sur ses prérogatives « rappelées » par la Fifa de nommer cette équipe, annonce que le Comité exécutif (pas le comité d’urgence qui s’est réuni), a procédé à la « désignation » du staff qui conduira les Lions indomptables désormais. Ici, l’homme est resté quelque peu prudent en utilisant le terme « désignation », qu’il adosse au Comité exécutif. Là où les Statuts de la Fécafoot lui accordent ce privilège, comme conséquence des propositions du Comité exécutif. Samuel Eto’o conclut en indiquant que ce même Comité exécutif l’a chargé « de transmettre, toutes affaires cessantes, la composition de ce staff à la Fifa, pour mettre fin aux polémiques et permettre à ces responsables de se mettre au travail rapidement ». Évoquant « l’urgence de commencer à préparer les prochaines échéances sportives ». L’homme a ainsi sifflé la fin selon lui, de la guéguerre. Le bras de fer est pourtant relancé par le ton même de cette correspondance.

Les Lions indomptables, eux, livrent deux matchs en juin, contre le Cap vert et l’Angola, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Marc Brys, le nouvel entraîneur que le président de la Fécafoot a fini par accepter, devrait livrer sa liste demain vendredi.

Lions indomptables : Samuel Eto’o nomme son staff

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C’est l’ultime attaque que Samuel Eto’o a menée contre Narcisse Mouelle Kombi ce 8 mai 2024. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a nuitamment rendu publique la liste de son staff technique, administratif et médical devant conduire les Lions indomptables. L’homme qui conteste le staff nommé par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), a essayé de faire un dosage entre les choix de son adversaire » et les siens. EN maintenant déjà Marc Brys dont il ne voulait pas en entendre parler. Le technicien belge est « maintenu » en compagnie de son assistant Joachim Mununga et son analyste vidéo Giannis Xilouris.

C’est dans les postes d’adjoints que le patron de la Fécafoot a rejeté toutes les nominations de la tutelle. Ainsi, François Omam-Biyik et Alioum Boukar (en charge des gardiens de buts) ne sont pas maintenus. En lieux et places, Samuel Eto’o a préféré d’une part Martin Ndtoungou Mpile et David Pagou, et d’autre part Idriss Carlos Kameni. Thomas Nkono avait été initialement annoncé en remplacement d’Alioum Boukar. Finalement Samuel Eto’o a jeté son dévolu sur un élément de sa génération.

Aussi, jaloux de son pouvoir, le président de la Fécafoot a fait confiance à des hommes de son choix à la coordination et tous les postes administratifs. Ainsi, Benoît Angbwa est maintenu comme coordonnateur général où Benjamin Banlock avait été nommé par le ministre, ainsi que Elie Thierry Ndoh comme Team press manager. Serge Pensy assistera Benoit Angbwa, tandis que Nicolas Alnoudji assurera les fonctions de team manager. Samuel Eto’o ne veut pas du Pr William Ngatchou à l’infirmerie. On aura à la place, le Dr Patrick Joël Fotso.

Ces nominations sont issues d’une session du Comité d’urgence tenue ce 8 mai 2024, élargie à certains membres du Comité exécutif. Ce au lendemain d’une passe d’armes entre le ministère et la fédération, suite à la lettre de la Fifa, en réponse à sa saisine par la Fédération. Répondant à une correspondance de la Fécafoot, la Fifa a rappelé que le choix des membres de l’encadrement de la sélection nationale relève « uniquement » des prérogatives de la Fécafoot. En revanche, l’instance internationale du football s’est appuyée sur la Convention Minsep-Fécafoot du 5 février 2015, pour ne pas accorder entièrement ses faveurs à son membre. Ce qui a amené la Fifa à demander une révision de cette convention sensée faciliter l’application du décret du 26 septembre 2014 organisation la gestion des équipes nationales de football du Cameroun.

Samuel Eto’o s’est appuyé sur le courrier de la Fifa pour faire ses choix, mais a oublié que « l’avis obligatoire du ministre des Sports» dans le choix du staff d’encadrement des Lions indomptables. A la guerre comme à la guerre. La réaction de l’Etat est attendue, au moment où la liste de Marc Brys est attendue vendredi. Entre temps, les pré-convocations n’ont pas encore été transmises aux clubs employeurs des Lions indomptables.

Lions indomptables : La lettre de la Fifa, terrain de la nouvelle bataille

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L’on croyait que la lettre de la Fifa au sujet de la gestion des staffs de la sélection nationale viendrait mettre fin à la guerre entre le ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep) et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Que non ! Les deux belligérants ont plutôt renouvelé le stock de leurs armes pour relancer la guerre. Aussitôt le courrier arrivé, la Fécafoot a réuni son comité d’urgence. Lequel a « pris acte [des] recommandations et s’engage formellement à mettre en œuvre toutes actions susceptibles de sauvegarder le respect des textes de la Fifa, ainsi que des lois et règlements en vigueur au Cameroun».

Puis la fédération a écrit au ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) pour l’informer de la réception de la lettre de la Fifa « contenant des observations relatives aux mécanismes de désignation des membres de l’encadrement technique et administratif de la sélection nationale masculine « A » du Cameroun». Samuel Eto’o mentionne que « ce courrier rappelle, s’il le fallait, que ‘’les décisions concernant le recrutement des membres des structures d’encadrement doivent rester parmi les droits et compétences réservés uniquement au Comité exécutif de la Fécafoot ». Pour assommer que « de ce fait, la désignation des membres de l’encadrement technique et administratif de la sélection nationale masculine A, telle que proposée par la Fécafoot los de différents échanges, est de notre point de vue plus proche des exigences de la Fifa».

Réponse du berger à la bergère : « votre interprétation participe d’une occultation manifeste de l’objet réel de la réponse de la Fifa, à savoir la reconnaissance de la régularité, de la légitimité et de la légalité du processus de désignation du staff d’encadrement technique, administratif et médical des Lions indomptables suites aux hautes instructions de la présidence de la République ». Citant en référence la correspondance du Secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr) du 2 avril 2024, qui lui donnait le quitus du sommet de l’Etat pour les choix par lui proposés.

Bonne foi

A l’occasion, Narcisse Mouelle Kombi qui se montre particulièrement volubile dans chacun de ses courriers adressés sur le sujet à la Fécafoot, ecrit que « dans la lettre que vous m’avez adressée ce jour, vous procédez par extraction partielle et partiale, ainsi que par lecture parcellaire et biaisée de la correspondance de la Fifa ». En exigeants que lui soit transmise copie de la lettre adressée par la Fécafoot à la Fifa et qui vaut les développements actuels, le Minsep indique qu’«une lecture de bonne foi de la correspondance de la Fifa nous amène à relever que l’acte juridique de référence en la matière est et demeure la Convention Minsep-Fécafoot du 5 février 2015». Et de poursuivre que « l’article 9 de ladite convention donne pleinement la latitude à l’Etat via le ministère des sports, de recruter et rémunérer les membres des structures d’encadrement des sélections nationales de football ». Soulignant au passage qu’au cas même où les prérogatives de recrutement sont dévolues à la Fécafoot, la Convention mentionne « la nécessite de l’avis obligatoire du ministre des Sports à un poste d’encadrement, éventuellement opéré par la Fécafoot».

Et alors que la Fécafoot se réjouit de savoir que la Fifa demande la relecture de la convention querellée, ainsi que des concertations permanentes entre le ministère et la fédération, la tutelle élargit son champ d’expression : « ces concertations pourraient, en cas de nécessité, s’intensifier et intégrer divers sujets, notamment le contrôle de l’usage de deniers publics mis à la disposition de la Fécafoot par l’Etat, la maîtrise de l’état civil des footballeurs, la gestion des carrières des footballeurs professionnels,… » Des menaces à peine voilées de réduire davantage les marges de manœuvres d’un président de la Fécafoot qui a eu les mains libres sur la gestion des sélections nationales à son arrivée, sans participation de l’Etat, comme cela souvent été le cas.

A lire aussi: La Fifa invitée au combat sur la gestion des staffs d’encadrement des Lions indomptables

De toutes les façons, Mouelle Kombi rappelle à Samuel Eto’o que nous sommes « à quelque semaines d’importantes échéances qui engagent les Lions indomptables», à savoir les éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Et donc à la Fécafoot de « faciliter le travail du staff technique dont la désignation des membres ne souffre d’aucune irrégularité». In fine, « il serait convenable de taire les polémiques stériles et les divergences inutiles qui n’honorent pas le football camerounais», conseille-t-il à Samuel Eto’o. Les sabres sont donc loin d’être rangés.

Staffs des Lions indomptables : la Fifa rentre en jeu pour la fin

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Dans un courrier daté du 6 mai 2024, la Fédération internationale de football association (Fifa) écrit que « nous considérons que dans la situation actuelle, l’article 9 de ladite convention concernant le recrutement et le salaire des membres des structures d’encadrement doit être implémenté en en respectant l’article 13 de la même convention ». Au sujet du différend entre l’Etat du Cameroun représenté par le ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep) et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), sur la nomination des staffs techniques et administratifs des Lions indomptables A, faite par la tutelle, et que l’association membre de la Fifa conteste. La Fifa rappelle les dispositions de l’article 13 de cette convention signée en février 2015, pour faciliter l’application du décret du président de la République du 26 septembre 2014 : « les parties soulignent l’impérieuse nécessité de privilégier une gestion sereine et concertée du football, dans le respect mutuel, l’esprit de dialogue et le patriotisme», prévoit l’alinéa 1. Et l’alinéa 2 dispose que « à cet effet, elles s’engagent à prévenir les conflits par l’aménagement de cadres de concertation, dans le respect des périmètres de compétences reconnues à chacune des parties, et à travers une communication permanente».

La lettre de la Fifa

En clair, la Fifa demande que les deux parties se concertent dans le cadre de ce processus de recrutement. Mais que « nous sommes d’avis que les décisions concernant le recrutement des membres des structures d’encadrement doivent rester parmi les droits et compétences exclusivement réservées uniquement au Comité exécutif de la Fécafoot ». Rappelant ainsi le pouvoir exclusif dévolu à son membre de par ses prescriptions. Sauf que ledit membre ayant librement signé des accords avec la tutelle étatique, qui reverse une partie de ce pouvoir à l’Etat du Cameroun, la Fifa ne peut définitivement prendre le parti de son membre. Alors, « finalement nous estimons que la convention avec le ministère des Sports et de l’Education physique de 2015 doit être révisée dans les plus brefs délais afin de afin de clarifier les droits et compétences de chacune des parties prenantes». Reconnaissant ainsi en ce texte des vices qui ne peuvent que créer la crise actuelle. En son article 9, la Convention donne le pouvoir au ministre de recruter directement et mettre à la disposition de la Fédération pour emploi. Et l’article 15 de cette convention dit que « Aucune disposition de la présente convention ne saurait être interprétée comme une immixtion de l’Etat dans la gestion de la Fédération camerounaise de football ou une remise en cause de son autonomie administrative et financière»

Entre autonomie, raison d’Etat et patriotisme, la Fifa

Cette lettre de la Fifa mentionne un courrier de la Fécafoot en date du 6 avril 2024. Soit au lendemain de la nomination par le Minsep du nouveau staff des Lions indomptables. On se souvient que dans son discours à la jeunesse le 10 février dernier, le président de la République avait dit sa « déception » suite à l’élimination précoce du Cameroun de la Coupe d‘Afrique des nations (CAN) 2023, et avait indiqué avoir confié la mission au ministre en charge des sports de trouver des solutions idoines. Cela survenait alors que le contrat de Rigobert Song Bahanag arrivait à expiration le 29 février. Tant la Fécafoot que le Minsep ne souhaitaient pas le renouveler. Il fallait alors trouver un successeur et c’est là que la bataille a commencé. Suivant les « Très hautes instructions » du président de la République, Narcisse Mouelle Kombi le ministre, avait mis sur pied une équipe de travail devant recruter le futur entraîneur des Lions indomptables. Marc Brys a été retenu, et n’appartenait pas à la short list déposée par la Fécafoot. Laquelle n’entend pas l’accepter de cette oreille. Samuel Eto’o, le président de la Fécafoot, a même fait des concessions en essayant de faire introduire ses propres éléments dans le staff, notamment à la coordination où le décret de 2014 lui attribue la compétence. Sauf que le Minsep convoque la même convention pour recruter (seul) et mettre à la disposition de la Fécafoot.

Toute cette guéguerre perdure alors qu’approche à grand pas la période Fifa devant voir le Cameroun affronter le Cap vert et l’Angola, en éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Marc Brys revient d’une tournée européenne où il a rencontré un certain nombre de joueurs anciens et potentiels nouveaux, à cet effet. Et bientôt la date butoir pour produire la liste des joueurs devant prendre part à ces deux rencontres. Entre autonomie d’une association, patriotisme, raison d’Etat, la balance penchera pour un des belligérants, si les deux parties ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente. Toujours est-il qu’avec l’entré en scène de la Fifa, la fin est proche. Le gendarme du football mondial devrait être le dernier arbitre de la partie. La suite peut être soit la conciliation qui impose la défaite d’un camp, soit une défaite du Cameroun qui pourraient perdre les deux matchs sur tapis vert.

BGFIBank Cameroun: 425 milliards de FCFA d’encours de crédits  en 2023

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Abakal Mahamat, directeur général de BGFIBank Cameroun

En 2023, BGFIBank Cameroun a renforcé sa contribution à l’essor de l’économie camerounaise. Cette dynamique est matérialisée par la hausse de son encours de crédits. Il est ainsi passé de 370,2 milliards de FCFA en 2022, à 425 milliards de FCFA en 2023, soit une progression de 20% en valeur relative. «Ceci reflète bien la position de la Banque comme contributeur significatif à l’économie nationale» se réjouit l’institution financière, qui indique par ailleurs que cette performance haussière lui a permis de passer à près de 8 % de parts de marchés dans un secteur «hautement concurrentiel et marqué par une politique restrictive de la Beac», rappelle-t-elle. Elle cite également son implication dans le financement de divers projets au courant de l’année 2023, pour expliquer le trend haussier de cet indicateur qui avait déjà connu une progression de 21% en 2022. Il s’agit notamment  du projet de construction d’un réseau d’adduction d’eau potable dans 9 villes du Cameroun, la convention signée avec le Port autonome de Kribi pour la mise en œuvre d’une zone économique au sein de cette place portuaire, la relance de la production des produits Coca-Cola au Cameroun pour laquelle elle s’est associée à la société camerounaise Gracedom, qui a obtenu de l’entreprise américaine, l’autorisation de produire et de distribuer lesdits produits à travers le pays.

Hausse de l’encours des dépôts

Les bonnes performances de BGFIBank Cameroun en 2023 sont également illustrées par son encours de dépôts qui a connu une augmentation au cours de la période sous-revue, passant de 278 milliards de FCFA en 2022 à 303 milliards de FCFA l’année dernière. D’après la banque, cette hausse se justifie par l’extension de son réseau national d’agences. En effet, en 2023, la filiale locale du premier groupe bancaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) a ouvert 6 nouvelles agences et 01 cash point (03 au grand Nord, 01 à Yaoundé, 01 à Bertoua, 01 à Limbe). BGFIBank Cameroun porte ainsi son nombre total de points de vente à 22 agences et 4 cash points. Un maillage territorial qui a contribué à augmenter de 71% sa base clientèle lors du dernier exercice budgétaire. La bonne santé financière de la banque en 2023 se lit tout aussi bien à travers son résultat net qui a progressé de 10%  passant de 10 à 11 milliards de FCFA. Son ratio de solvabilité se situe à 12%, le taux de couverture du risque 0,19%, tandis que le total bilan est ressorti à 594 milliards de FCFA, contre 491 milliards de FCFA en 2022. «Des résultats financiers en progression, soutenus par une gestion efficace des prêts et des investissements qui indiquent une gestion prudente des risques et des coûts et l’efficacité opérationnelle de l’institution bancaire», rappelle-t-elle.

Et d’ajouter que «Les performances annuelles de BGFIBank Cameroun fournissent un aperçu précieux de sa santé financière, de sa croissance et de son impact sur la communauté. Des éléments qui permettront aux parties prenantes de mieux comprendre la contribution de la Banque à l’économie nationale et d’évaluer sa position dans le secteur financier définitivement concurrentiel. Alors que BGFIBank Cameroun poursuit son engagement envers l’excellence opérationnelle et la responsabilité sociale, son avenir reste prometteur dans le paysage financier du Cameroun»

Responsabilité sociale

Au-delà de ses résultats financiers encourageants, BGFIBank Cameroun se félicite également d’avoir contribué au développement social du Cameroun. «Cela s’est illustré au travers de multiples actions relatives à la responsabilité sociale de l’entreprise, telles que des réhabilitations et équipements d’établissements scolaires, des programmes d’éducation financière dans des écoles d’excellence, des soutiens multiples (matériels, financiers, formations) aux femmes entrepreneurs notamment ou encore des dons dans des hôpitaux de référence. Ces efforts démontrent l’engagement de la Banque envers les communautés qu’elle sert et renforcent sa réputation en tant qu’acteur responsable», révèle la banque.

Haine : Le SDF interdit dans le Sud

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Dans le cadre de sa tournée nationale engagée le 6 avril dernier, Joshua Osih a été stoppé net hier soir à l’entrée de Biwong-Bulu, département du Dja et Lobo, dont le président Paul Biya est originaire. Des barricades posées sur la route, barrant l’accès à tout véhicule. A Akom II également, la caravane de l’homme a essuyé de vives altercations. Une foule immense veille. A l’arrivée de la caravane du président national du Social democratic front (SDF), c’est le branle-bas. Des chansons en langue locale sont entonnées. Les « étrangers » sont priés de rebrousser chemin car ils ne sont pas les bienvenus. En clair, le SDF est en territoire ennemi. C’est la région natale du président de la République, une région interdite de dissonance en contexte de pluralisme démocratique.

« Face à cette situation préoccupante, le ministre du Social democratic front en charge de l’information et des médias, engage la responsabilité du gouvernement quant à la sécurité de la personne de l’honorable Chief Joshua Osih et de toute sa délégation », réagit Nguidjol Ngan dans un communiqué de presse. Pour le ministre du Shaddow cabinet du SDF, «toutes ces manœuvres n’ont en rien entamé le moral et la pondération de Notre chairman et de sa délégation, déterminé qu’il le demeure, à aller au bout de son programme, que le retard ainsi causé malgré tout, n’a en aucun cas empêché le déroulé de ce jour ». Saluant en son leader « sa capacité à prévenir de tels comportements inadmissibles et fortement répréhensibles tout au long de sa tournée en cours» et « ses grandes qualités d’homme d’Etat dont il a su faire preuve face à la furie de ces groupuscules de compatriotes à la solde de quelques entrepreneurs du chaos, chantres du tribalisme et promoteurs des discours haineux ».

Et de fait, le programme de Joshua Osih s’est poursuivi, mais avec retard. L’homme s’est entretenu avec les étudiants dans la ville d’Ebolowa. Le but de cette tournée du successeur de Ni John Fru Ndi, est de «construire davantage de ponts de dialogue entre tous les Camerounais et toutes les Camerounaises ».

Ce n’est pas la première fois que le Sud est interdit aux opposants. Lors de la campagne électorale de la présidentielle de 2011, Jean De Dieu Momo, alors encore dans l’opposition, s’était vu barré l’accès à Mvomeka’a le village du président Paul Biya. Malgré son aisance dans l’expression en Bulu, la langue locale, le président du Paddec qui avait passé sa tendre enfance dans le Sud, sera répudié, sans qu’il ait délivré son discours aux électeurs. En 2019, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) avait été interdit de meeting à Ebolowa. L’Union démocratique du Cameroun (UDC) a plusieurs fois subi moralement et physiquement le martyr de sa volonté de s’installer dans la région natale de Paul Biya, à Ambam et Sangmélima.

Une haine tribale qui n’a pas toujours été condamnée par le gouvernement dont des membres ont parfois donné leur caution à des actes de vandalisme. A l’instar de Jacques Fame Ndongo qui a invité les Bamoun à « épouser la couleur locale », parlant du Rdpc, parti au pouvoir. La Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme reste sourde et muette face à ces dérives.

Ramassage des ordures: des prestataires retenus pour auditer le travail des futurs opérateurs dans la ville de Yaoundé

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La Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) prépare une petite révolution dans la collecte, le transport et le traitement des déchets. Elle vient de boucler une opération lancée en novembre 2023, relative au recrutement de plusieurs cabinets d’étude devant procéder à la maîtrise d’œuvre  des travaux de collecte, de transport des ordures ménagères, de balayage, de nettoyage des rues, places publiques et marchés de la ville de Yaoundé au titre des exercices 2024 à 2030. trois cabinets ont été retenus par la CUY. Il s’agit de Crea Consult, le groupement Integ-Sitram et le groupement Era Cameroun-Cerido. D’après des informations obtenues auprès d’un haut responsable de la Communauté urbaine de Yaoundé, ces prestataires auront pour principale mission d’auditer le travail des futurs opérateurs qu’elle envisage de recruter pour la gestion des déchets dans la capitale. «Les cabinets d’études sont chargés de la maîtrise d’œuvre, c’est-à-dire qu’ils vont s’assurer que le cahier de charges prévu par le contrat du nouvel opérateur chargé de la collecte, de transport des ordures ménagères, de balayage, de nettoyage des rues, places publiques et marchés de la ville de Yaoundé est respecté» a révélé notre source.

 La procédure de recrutement est en cours et est par conséquent frappée du sceau du secret, indique notre interlocuteur, qui précise par ailleurs qu’elle ne peut révéler ni le nombre d’opérateurs que souhaite recruter la CUY, encore moins l’identité des premiers candidats. Toutefois, à en croire cette dernière, le maire de la ville prépare à implémenter une politique inédite. «Pour le nombre à recruter, on le saura le moment venu. Mais l’idéal pour le maire de la ville serait d’avoir un opérateur par arrondissement», a-t-elle lâché.

Quid de Hysacam et Thychlof

Le discours n’est pas nouveau. Depuis l’année dernière, la Communauté urbaine de Yaoundé répète qu’elle souhaite recruter un opérateur pour chacun des sept arrondissements que compte la capitale afin de réduire les charges d’exploitation. Pour ce faire, les contrats liant Hysacam (unique opérateur de 1969 à 2022) et Thychlof (opérateur recruté en 2022) à la ville de Yaoundé qui sont arrivés à expiration le 31 décembre 2023, n’ont pas été renouvelés. Cependant les deux entreprises continuent d’opérer dans la ville de Yaoundé grâce à un avenant qui a été apporté au contrat initial, révèle la Communauté urbaine de Yaoundé. A Hysacam on parle plutôt d’un ordre de service. Toutefois, même si elle ne croit pas  à la réussite de la nouvelle politique que compte implémenter la CUY, l’entreprise qui a perdu le monopole  de la gestion des ordures dans la ville de Yaoundé en 2022, a déposé sa candidature dans l’espoir d’être retenu comme l’un des opérateurs chargé de la gestion des ordures dans la ville de Yaoundé. 

Pour combien de mairies? Il faudra attendre  que la procédure soit rendue publique. «Le problème n’est pas lié au nombre d’opérateurs  qui interviennent. Si les questions de fonds ne sont pas adressées, qu’on ait Hysacam aujourd’hui et que demain on ait 3, 4,5 ou 6 entreprises, toutes ces entreprises feront face aux mêmes difficultés. Parce que je vois mal comment on peut collecter 1000 à 1500 tonnes de déchets si on n’a pas d’équipements appropriés.  Ces équipements sont mécanisés, donc consomment de l’énergie, consomment du carburant, consomment des ressources humaines en termes de personnes à mobiliser qui attendent chaque fin du mois d’être payées.», confiait à Défis Actuels,  une source au sein du top management de l’entreprise en février dernier.

Relever le défi financier

Pour Hysacam le véritable défi est donc d’ordre financier. Pour le surmonter le gouvernement a instauré un droit d’accises spécial destiné au financement de l’enlèvement et le traitement des ordures au bénéfice des Collectivités territoriales décentralisées. En 2022, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a fixé les modalités de recouvrement, de centralisation, de répartition et de reversement de cet impôt qui représente 0,5% de la base imposable de toutes les marchandises importées, exception faite des importations en franchise prévues par l’article 276 du Code des douanes. Ledit impôt sera collecté par la douane, qui retiendra 5% de l’enveloppe globale au titre de frais d’assiette et de recouvrement. Les 95% restants seront centralisés par le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (Feicom), la banque des CTD, qui se chargera ensuite de les redistribuer aux communautés urbaines, aux communes et communes d’arrondissements du pays. Cependant, cette taxe qui doit en principe remplacer les subventions que l’Etat accorde aux Collectivités territoriales décentralisées pour la collecte des ordures n’est pas régulièrement distribuée à ces dernières. Le maire de la ville évoque des tensions de trésorerie au niveau du Compte unique du trésor.

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