jeudi, juin 4, 2026
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Formation: Paul Biya crée une École normale supérieure à Buéa

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Par un décret signé et rendu public ce 24 mai 2024, le président de la République a créé une nouvelle École normale baptisée  »Ecole normale supérieure de l’université de Buéa » qui sera basée dans la même ville. Le texte indique que l’organisation administrative et académique, ainsi que les modalités de fonctionnement de ladite école « sont fixées par un particulier du président de la République ». De même que « le régime des études, des évaluations et des programmes d’enseignement est fixé par arrêté du ministre chargé de l’Enseignement supérieur».

Le décret du président de la République

C’est la deuxième École normale supérieure créée en zone anglophone. Après celle de Bambili, rattachée à l’université de Bamenda. Laquelle ne semblait pas satisfaire la demande pour un pays dont le système éducatif anglo-saxon est de plus en plus attractif, y compris pour les populations de souche francophone.

Projet Yaoundé Cœur de Ville: Le maire recherche de nouveaux prestataires après l’échec de 2022

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Selon les informations qui figurent dans le premier des deux appels d’offres internationaux ouverts que vient de lancer Luc Messi Atangana, le maire de la ville de Yaoundé, cette amorce de mise en œuvre concerne principalement les quartiers Elig-Edzoa, Mvan, et Elig-Effa, dans les arrondissements de Yaoundé I, IV et VI, où seront aménagés des carrefours modernes. Le prestataire qui sera retenu à l’issue de cette première procédure de recrutement, devra également faire sortir de terre deux gares routières à Mvan et à Messa, dans le IIe arrondissement de la ville de Yaoundé. Dans le second appel d’offres, la Communauté urbaine de Yaoundé veut recruter un ou plusieurs prestataires qui auront pour mission d’apporter de légères améliorations aux carrefours Awae, Emombo et Sous-manguiers dans le quatrième arrondissement de la capitale et de construire des abris pour mini bus à l’avenue Mvog-Fouda au quartier Elig-Essono et à la rue Marcel Jezouin. Il est également prévu dans le cadre de ce second marché, l’aménagement des sentiers de randonnée sur le mont Messa.

Rien de nouveau sous le soleil

Toutefois, ce n’est pas la première fois que la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) publie de tels appels d’offres. En décembre 2022, 10 mois après la signature d’une convention d’affectation partielle d’un montant de 44 milliards de FCFA avec l’Agence Française de Développement (AFD), des fonds issus du Contrat de désendettement développement, la CUY recherchait déjà des entreprises susceptibles de réaliser les prestations susmentionnées. Cette première procédure s’est soldée par un échec. Ce qui a poussé la Mairie de la ville à la renouveler. Entre-temps, pour justifier l’important retard accusé dans le démarrage des travaux, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain invoquait en mars dernier, les différences d’approche procédurale et une collaboration inefficiente entre les différents acteurs. «Il n’est compréhensible que pour une demande d’avis de non objection introduite par le Communauté urbaine le 22 mai 2023, que la réponse ne soit obtenue que 6 mois après. De plus, l’avis de non objection à la demande de l’AFD à la demande de madame la coordonnatrice des C2D sur le rapport d’analyses des offres relatives à l’avis d’appel d’offres à manifestation d’intérêt pour la sélection d’un cabinet chargé de réaliser l’audit compte et financier du projet Yaoundé Cœur de ville introduite le 17 novembre 2023, est jusqu’à ce jour attendu, etc. », s’était-elle offusquée.

Beaucoup moins alarmiste, l’AFD estimait à l’époque que «certains aspects du projet non tangible sont en cours qui nécessitent un point d’attention important. Notamment la validation du Plan d’Action de Réinsertion (PAR) qui est un préalable au démarrage des travaux. Ce plan devra permettre aux populations impactées par le projet de bénéficier non seulement de solutions de relogement mais aussi d’accompagnement à la réinsertion dans leurs nouveaux lieux d’habitation », a confié le responsable de cette institution à nos confrères d’EcoMatin.

Pour mémoire, le projet «Yaoundé Cœur de ville» dont le coût est estimé à 54,7 milliards de F a pour objectifs principaux : décongestionner le trafic de la capitale politique camerounaise, améliorer la qualité de vie (moins de pollution ndlr) et diminuer le taux d’accidents routiers. Pour ce faire, un échangeur est également prévu au quartier Elig-Edzoa.

Administration fiscale:Le Minfi somme Sonatrel et ADC de publier leurs états financiers sous peine de sanctions

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Louis Paul Motaze, l'agneau du sacrifice

Rendu au mois de mai, 38 entreprises menant des activités génératrices de revenus sur le sol camerounais et relevant de la direction des Grandes entreprises de la direction générale des Impôts, n’ont pas encore souscrit à l’obligation de dépôt de leurs déclarations statistiques et fiscales pour le compte de l’exercice budgétaire 2023, auprès du ministère des Finances (Minfi). Parmi ces dernières on noté la présence de poids-lourds du tissu industriel et de l’économie camerounaise tels que: Aéroports du Cameroun (ADC), Bocom Petroleum, Cameroon Development Corporation (CDC), le Chantier naval, Bofas BTP Sarl, Maiscam, Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel), Bestway Finance Ltd etc. Lesdites entreprises avaient jusqu’au 26 mars 2024 pour se conformer à l’exigence sus-évoquée. Elles sont donc invitées à y procéder sans délai « afin d’éviter les désagréments liés aux sanctions fiscales», peut-on lire dans le communiqué publié par le ministère des Finances.

D’après le patronat camerounais, la Déclaration statistique et fiscale est le plus important document comptable d’une entreprise, au cours d’une période appelée exercice. Il doit être déposé auprès des services fiscaux adéquats, afin que ces derniers procèdent à une taxation du contribuable. Selon la direction générale des Impôts, les déclarations statistiques et fiscales sont un ensemble constitué des tableaux d’informations générales, des états financiers assortis des notes annexes et des tableaux fiscaux. Toute entreprise qui ne soumet pas à l’appréciation de l’administration fiscale ces documents dans les délais fixés par cette dernière s’expose à la taxation d’office.

C’est d’ailleurs cette sanction fiscale [comme annoncé dans un récent communiqué du Minfi] que le ministère des Finances s’apprête à mettre en branle contre les retardataires. A en croire, le site spécialisé Ad-hoc avocats, La taxation d’office est une forme de décision de taxation rendue par l’administration fiscale quand le contribuable ne se soumet pas à son obligation de déclaration malgré les rappels et sommations. Concrètement, il s’agit d’une procédure par laquelle le fisc va combler les informations qui lui manquent pour procéder à une taxation au travers d’estimations. «Il va sans dire que ces estimations sont en règle générale en faveur de l’État et que l’administré se retrouve à payer plus d’impôts que ce qu’il aurait dû payer s’il avait diligemment rempli sa déclaration ou s’il avait donné les renseignements demandés», précise le site internet susmentionné.

Ngaoundéré : un bus se renverse à la falaise

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Un bus parti de Yaoundé et transportant des étudiants de l’Institut universitaire des sciences et techniques de Yaoundé (Issty) pour les Jeux universitaires de Garoua s’est renversé à la falaise de Ngaoundéré ce 22 mai peu avant la tombée de la nuit. Pour le moment, les sources indiquent que le bus de 70 places a perdu ses freins sur cette descende escarpée, et dans sa tentative de manœuvres, le chauffeur a dû se rabattre sur les balustres du ravin qui ont accroché le véhicule, évitant la chute dans le creux. Quelques images qui circulent sur les réseaux sociaux laissent voir un véhicule couché dans la rigole sur une pente de colline, loin du creux de la falaise. Les premiers secours sont organisés par les passagers des autres véhicules. Quelques personnes déjà sorties, sont assises sur le trottoir, se tordant de douleur.

On entend parler de morts. Faux « il n’y a pas eu de morts. Sauf si c’est survenu durant la nuit ou ce matin », rassure un journaliste basé à Ngaoundéré. En tout, l’on a enregistré 35 blessés. On apprend de ce confrère ce matin que « hier il y avait tout de même trois blessés graves, mais qui à l’observation ne laissaient pas planer le doute». Tous ont été transportés dans les centres médicaux les plus proches et pris aussitôt en soins. Les autorités administratives locales suivent la situation.

Rébellion : Samuel Eto’o suspend Marc Brys

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Avec le verdict de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA), l’on croyait la page de la crise actuelle entre le ministère des Sports et de l’Education physique et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) tournée. Que non ! Samuel Eto’o refuse de capituler. Dans sa première réaction, l’instance faitière du football camerounais « prend acte des procès-verbaux de non-conciliation» rendus publics ce 21 mai 2024. Mais dans le communiqué que l’instance faîtière du football camerounais commet, elle indique que «la conséquence immédiate de ces discussions prises en violation de toutes les dispositions légales et réglementaires est la suspension avec effet immédiat du staff des Lions indomptables, avec à sa tête monsieur Marc Brys, entraîneur sélectionneur ».

En clair, pour la Fécafoot, les décisions de la CCA entrainent l’éviction de Marc Brys. Ce qui suppose que la Fécafoot considère que le successeur de Rigobert Song ne bénéficiait que de la légitimité que lui conférait la Fécafoot, et non l’autorité étatique.

Sur le même sujet: La CCA suspend la nomination de Samuel Eto’o

Et du coup, dans le communiqué qu’elle a rendu public à la suite de la décision de la CCA, « la Fécafoot se réserve le droit de transmettre à la Fifa ces décisions qui constituent un frein à la préparation des prochains rendez-vous sportifs ». Annonçant dans la foulée une réunion du Comité d’urgence de la Fécafoot sur la question. 

Lions indomptables : La CCA suspend les nominations de Samuel Eto’o

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Ils ont restauré l'autorité de l'Etat

La Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) vient de frapper la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Dans une décision rendue publique ce 21 mai 2024, la Chambre a décidé de la suspension des effets des actes pris par le Comité d’urgence de la Fécafoot et le président de l’instance. « En application de l’article 36 alinéas 1er, 2 et 3 des statuts et règlements de procédures de la Chambre, ordonne la suspension immédiate des effets de : la résolution N°1 de la session du Comité d’urgence de la Fédération camerounaise de football du 08 mai 2024, relative à la nomination des membres de la structure d’encadrement de la sélection nationale masculine « A » du Cameroun « les lions indomptables, jusqu’à droit connu », conclut la Chambre dans l’extrait du plumitif. Par ailleurs, «ordonne la suspension de la décision N°008/Fecafoot/PDT/SG/2024 portant nomination des membres de l’encadrement technique, médical, et administratif de la sélection nationale masculine « A » de Football du Cameroun jusqu’à doit connu ».

En clair, l’instance juridique suprême nationale en matière sportive annule les actes posés par le Comité d’urgence et le président de la Fécafoot. La CCA donne ainsi raison à travers ce procès-verbal de non-conciliation à FC 2000x Mimboman et Consorts qui ont attaqué la Fécafoot dans ces actes de défiance de l’autorité de l’Etat. La requête a été introduite le 14 mai dernier lorsque le Comité d’urgence a résolu de confier au président de la Fécafoot mission de nommer un staff d’encadrement à la tête des Lions indomptables, en contestation de celui nommé le 2 avril par le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep). D’autant plus que le Cameroun allait se retrouver avec deux staffs pour la même équipe. Ce qui était devenu réalité avec la nomination par Samuel Eto’o d’un autre staff. Ce malgré les consignes de la Fifa qui, saisie par son membre, avait prescrit le 6 mai dernier à la Fécafoot, de se concerter avec l’Etat camerounais en respect de la Convention de février 2015 qui de fait donne des pouvoirs à l’Etat du Cameroun de mettre à la disposition de la Fédération un staff.

Pendant près de deux semaines, le Cameroun disposait de deux staffs d’encadrement de la sélection nationale fanion. Entre temps, Marc Brys que le ministre a nommé et qui a été contesté par la Fécafoot, a été entérinée par l’instance faîtière du football camerounais, mais avec des accompagnateurs autres que ceux nommés par la tutelle. Aujourd’hui, la CCA a tranché. Seule existe le staff nommé par Narcisse Mouelle Kombi. A trois semaines de la double confrontation entre le Cameroun et le Cap vert et l’Angola, en éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Le technicien belge a communiqué unilatéralement une liste des 31 joueurs qu’il veut utiliser pour le compte du regroupement. Avant de se faire adouber par la fédération.

20 mai 2024 : les garanties sécuritaires du colonel Bamkoui à Paul Biya

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Le colonel Bamkoui

C’est une note ayant pour objet « Consignes liées au défilé du 20 mai 2024 » que le colonel Emile Joël Bamkoui a commise à l’occasion de la célébration de la Fête de l’unité 2024. Le document adressé au ministre de la défense (Mindef) et au commandant des troupes comportes deux parties intitulées « sécurité» et « Présentation des troupes» lors du défilé au Boulevard du 20 mai. « Le port des ténues réglementaires de dotation devra être respecté conformément au règlement de discipline générale», lit-on dans le document. Aussi, « les chefs de détachements, commandants de carrés et chefs de sections doivent s’assurer de la bonne condition physique de leurs hommes en s’assurant qu’ils ont pris le petit déjeuner et en mettant à leur disposition des fortifiants afin d’éviter tout spectacle désolant». Il n’est donc pas question qu’un élément des troupes défilantes succombe à la faim. En outre, «les hommes doivent être bien rasés ou coiffés, les personnels féminins devront faire des nattes ou éviter toutes coiffures extravagantes ». La note interdit formellement les perruques.

C’est sur le volet « sécurité » que le chef de Division de la Sécurité militaire visse véritablement les règles. La consigne d’interdiction de téléphones portables déjà adoptée les années antérieures et qui visait davantage les civils et autres invités sur la place du défilé, s’étend aux hommes en troupes. Seuls les personnels d’encadrement y échappent. Il est conseillé d’«éviter de porter tout objet compromettant ». Pour ce qui est du personnel défilant en véhicules, il devra « mettre les armes doivent en bandoulière », et « les canons des armes de bord… pointés vers le ciel». La circulation des armes est strictement encadrée et restreinte sur la place du défilé. Ainsi, « tous les ensembles mobiles des armes devront être retirés de toutes les armes». Et, plus important encore, « les gardes du corps des personnalités ainsi que les porte-fanions des officiers généraux devront accéder à la place des fêtes sans armes sur eux ainsi que dans les véhicules», prescrit le patron de la sécurité militaire. Ainsi, seule la garde du président de la République est autorisée à accéder au Boulevard du 20 mai avec des armes.

Toutes ces mesures prises visent à « rassurer le chef de l’Etat, principal hôte du défilé du 20 mai 2024 et d’assurer une participation honorable des forces de défense et de sécurité», justifie Emile Joël Bamkoui. Plus que les années antérieures, la sécurité est restreinte et renforcée autour du président de la République à l’occasion du défilé du 20 mai. La presse en subit déjà. Un cordon sécuritaire autour du président de la République ne permet plus depuis l’année dernière, d’avoir des images du président de la République à sa descente de son véhicule et lors de sa marche vers sa loge à la tribune présidentielle.

CAVB : Bello Bourdanne plébiscité à la tête de la zone 4

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Bello Bourdanne est le nouveau président de la zone 4 (Afrique centrale) de la Confédération africaine de volleyball (CAVB). Le président de la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley) a été élu par acclamation ce 17 mai 2024 à Kinshasa. Supplantant le président sortant dont la candidature avait été annoncée et qui avait battu campagne tambour battants. Mais l’homme qui est finalement annoncé à l’arrivée, et dont la candidature avait à peine été ébruitée deux jours avant, a su convaincre l’électorat loin des arènes. « Discret mais efficace, rusé et perspicace», a-t-il été, selon les mots de la communication de la Fécavolley. C’est que le Camerounais a usé d’une diplomatie de jardin.

Elu pour un mandat de quatre ans, Bello Bourdanne remplace à ce poste le Congolais (de RDC) Christian Matata Shwit qui a finalement choisi de ne plus se représenter. Joignant sa voix à celles des autres pour construire le consensus autour de Bello Bourdanne. Et le nouveau patron du volleyball en Afrique centrale, promet d’inscrire son mandat « dans le prolongement des nobles actions entreprises dans l’optique de faire rayonner le volleyball made in Zone 4 à travers le monde ». L’homme indiqué avoir établi un plan d’action qui  »prévoit des voies et moyens pour pouvoir atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés  ». Avec notamment  »la création de sous-zones » pour résoudre le problème des longues distances entre pays. Et surtout la multiplication de compétitions de clubs et de sélections, qualificatives aux compétitions continentales. Bello Bourdanne sait que seul, il n’y parviendra pas:  »Nous devons travailler ensemble pour pouvoir y arriver  », sensibilise-t-il.

C’est une reconnaissance qui vient à peine deux ans après l’élection de l’homme à la tête du volleyball camerounais. Un premier fruit de la relance du volley entreprise par le nouveau patron du volley camerounais.

Valorisation du Lac Municipal de Yaoundé: la phase II renvoyée aux calendes grecques

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Le 26 mars 2024, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu) a annoncé la fin de la première phase des travaux d’aménagement du Lac municipal de Yaoundé. «L’ensemble des travaux réalisés pour  la phase 1  du projet de valorisation touristique et économique du Lac Municipal de Yaoundé et la rénovation de la vallée de la MINGOA rendu à son terme.  En cette phase 1, les abords du lac municipal sont complètement aménagés, les eaux sont assainies, et les populations pourront bientôt mener des activités nautiques, faire des promenades, et prendre place dans les restaurants modernes qui y sont construits. Un projet qui s’inscrit dans le vaste programme de  modernisation des villes prôné par le chef de l’Etat», ont indiqué les services de communication de ce ministère. Toutefois, ce discours jubilatoire contraste grandement avec la réalité. Car les travaux décrits dans la sortie du Minhdu n’ont pas été totalement réalisés. Il est toujours impossible d’effectuer des promenades nocturnes autour du lac en raison de l’inefficience de l’éclairage. En outre, le quai qui doit servir au chargement et au déchargement des usagers venus mener des activités nautiques n’a pas encore été construit, tout comme la clôture de sécurisation du site.

Autre préoccupation,  l’unique restaurant érigé aux abords de cette étendue d’eau qui a été assainie, n’a pas encore été entièrement équipé. « Le projet du lac tel qu’il a été conçu n’avait pas les équipements du restaurant (tables, chaises et autres). Onc c’est l’acquisition de ces équipements qui est en cours à la Communauté urbaine de Yaoundé et c’est au bout de cette acquisition qu’on devrait pouvoir ouvrir le site pour accueillir les usagers» a déclaré Arnaud Philippe Ndzana, coordonnateur de l’unité opérationnelle  du projet d’aménagement du Lac municipal de Yaoundé. Et d’ajouter que « C’est une question de procédures maintenant, pour pouvoir acquérir les équipements. S’ils sont importer, ça prendra un peu de temps mais tout va être fait pour que ça se fasse vite. Le ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a souhaité voir une solution intermédiaire mise sur pied même par location de certains équipements pour commencer. Donc nous sommes en train d’explorer cette alternative qui permettrait d’ouvrir dans les meilleurs délais le site sans attendre ce qui pourrait être importé.», a-t-il ajouté.

En visite sur le site récemment, Célestine Ketcha Courtès a prescrit la réalisation de ces travaux complémentaires, qui seront financés par des fonds que le gouvernement essaie d‘obtenir auprès d’un bailleur, dont l’identité n’a pas été révélée. Dès que ces derniers seront terminés et même bien avant, l’exploitation du site sera confiée à un opérateur privé. Les négociations y relatives sont en cours. Pendant un bon bout de temps,  ces aménagements seront certainement les seuls signes de modernité visibles autour du Lac municipal de Yaoundé. Pourtant le projet de viabilisation de ce site prévoyait également la construction de deux autres restaurants, un centre nautique, un aquarium et plusieurs autres aménagements, dont un hôtel 5 étoiles. Toutefois, selon toute vraisemblance, le second versant de ce projet est renvoyé aux calendes grecques. « Nous n’avons pas encore de visibilité sur ce sujet. C’est pour ça qu’on essaie de mettre un peu plus d’ éfforts pour une phase intermédiaire qui permettrait de compléter ce qui a été fit avec d’autres agréments tels que les jeux d’enfants, les pédalos dans le lac, les petites choses comme ça qui peuvent se faire facilement», a confié  Arnaud Philippe Ndzana à Cameroon Tribune.

Autoroute Yaoundé-Nsimalen: Le rapport d’impact environnemental de la phase II à valider par le ministère de l’Environnement

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vue partielle de la maquette de la section urbaine de l'autoroute Yaoundé-Nsimalen

Du 13 au 18 mai 2024, la Maison des anciens combattants dans le deuxième arrondissement de la Ville de Yaoundé, et la Centrale des mouvements d’action catholique au quartier Dakar (3e arrondissement de Yaoundé), vont abriter les audiences publiques  relatives à l’étude d’impact environnemental et social détaillée du projet de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé Nsimalen lots 2 et 3. D’après le communiqué qui a été publié par le ministère de l’Environnement de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded), lesdites audiences publiques visent à recueillir «les observations du public sur ladite étude». Les populations et autres parties sont donc invitées à participer «activement à cet exercice». Cette opération va permettre à ces dernières de se prononcer sur la conclusion de l’étude. Leurs suggestions et oppositions éventuelles seront également consignées dans un rapport qui sera soumis à l’appréciation du Minepded. Ce département ministériel aura ensuite 20 jours pour valider cette étude ou alors demander au maître d’ouvrage, qui dans le cas d’espèce est le ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu), de la modifier ou alors la compléter à la lumière des amendements apportés par les populations.

Un quitus pour accélérer les travaux

Cette procédure dont la nécessité et l’importance sont consacrées par plusieurs textes de loi, dont la Loi n° 96/012 du 5 août 1996 portant Loi-cadre relative à la gestion de l’environnement, se conclut généralement par la délivrance d’un certificat de conformité environnementale. La mise à disposition de ce quitus en faveur du Mindhu pourrait favoriser l’accélération du projet de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, dont la pose de la première pierre est intervenue en décembre 2023. Car la mise en branle des indemnisations et des recasements annoncés le 15 mars 2024, lors  d’une réunion présidée par le Secrétaire général du Minhdu, est certainement conditionnée par l’obtention de cet acquit. «En ce qui concerne les habitants immédiatement impactés à ce niveau, une descente doit être rapidement conduite pour une évaluation», a-t-il indiqué il y a deux mois.

Selon les conclusions qui ont été entérinées lors de cette assise, les premiers coups de pelle vont se faire entendre au niveau du Carrefour 3 statues, à Mvolyé, dans le 3e arrondissement de la ville de Yaoundé, où le maitre d’œuvre doit ériger un échangeur. A en croire le Mindhu, «ces travaux vont sérieusement perturber l’abondante activité économique sur ce tronçon avec les vendeurs de meubles et autres fauteuils». C’est la raison pour laquelle, les commerçants vont être déplacés vers Etoa, ou encore vers la partie arrière du marché Mvog Atangana Mballa, situé à quelques mètres du tracé de cette nouvelle route. D’autres par contre, vont être recasés au niveau de l’hôpital Bethesda à la nouvelle route Bastos, dans l’arrondissement de Yaoundé I.

Pour mémoire, la section urbaine de l’autoroute Yaoundé Nsimalen est longue de 12,3 km. Elle part de l’échangeur Ahala situé dans l’arrondissement de Yaoundé III, pour rejoindre la sous-préfecture Tsinga dans la commune de Yaoundé II, en passant par la Poste centrale. Le projet a été subdivisé en 3 lots.  La construction du premier tronçon qui va de l’échangeur Ahala à Échangeur 3 statues, en passant par Obam-ongola sur un linéaire de 6,2 Km a été confiée à l’entreprise Buns. Quant aux lots 2 (3 statues-Poste centrale) et 3 (Boulevard du 20 mai – carrefour Tsingails ont été confiés à Razel. D’après le Document de programme d’investissement prioritaire (PIP) 2024-2026, les travaux, qui, en principe doivent débuter cette année, vont s’achever en 2027, pour un coût global de 379 milliards de FCFA.

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