Projet Yaoundé Cœur de Ville: Le maire recherche de nouveaux prestataires après l’échec de 2022

Luc Messi Atangana, le maire de la ville de Yaoundé vient de lancer deux appels d’offres pour recruter des candidats dont la mission sera de construire des carrefours, des gares routières et des abris pour mini bus dans différentes artères de la capitale.

Selon les informations qui figurent dans le premier des deux appels d’offres internationaux ouverts que vient de lancer Luc Messi Atangana, le maire de la ville de Yaoundé, cette amorce de mise en œuvre concerne principalement les quartiers Elig-Edzoa, Mvan, et Elig-Effa, dans les arrondissements de Yaoundé I, IV et VI, où seront aménagés des carrefours modernes. Le prestataire qui sera retenu à l’issue de cette première procédure de recrutement, devra également faire sortir de terre deux gares routières à Mvan et à Messa, dans le IIe arrondissement de la ville de Yaoundé. Dans le second appel d’offres, la Communauté urbaine de Yaoundé veut recruter un ou plusieurs prestataires qui auront pour mission d’apporter de légères améliorations aux carrefours Awae, Emombo et Sous-manguiers dans le quatrième arrondissement de la capitale et de construire des abris pour mini bus à l’avenue Mvog-Fouda au quartier Elig-Essono et à la rue Marcel Jezouin. Il est également prévu dans le cadre de ce second marché, l’aménagement des sentiers de randonnée sur le mont Messa.

Rien de nouveau sous le soleil

Toutefois, ce n’est pas la première fois que la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) publie de tels appels d’offres. En décembre 2022, 10 mois après la signature d’une convention d’affectation partielle d’un montant de 44 milliards de FCFA avec l’Agence Française de Développement (AFD), des fonds issus du Contrat de désendettement développement, la CUY recherchait déjà des entreprises susceptibles de réaliser les prestations susmentionnées. Cette première procédure s’est soldée par un échec. Ce qui a poussé la Mairie de la ville à la renouveler. Entre-temps, pour justifier l’important retard accusé dans le démarrage des travaux, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain invoquait en mars dernier, les différences d’approche procédurale et une collaboration inefficiente entre les différents acteurs. «Il n’est compréhensible que pour une demande d’avis de non objection introduite par le Communauté urbaine le 22 mai 2023, que la réponse ne soit obtenue que 6 mois après. De plus, l’avis de non objection à la demande de l’AFD à la demande de madame la coordonnatrice des C2D sur le rapport d’analyses des offres relatives à l’avis d’appel d’offres à manifestation d’intérêt pour la sélection d’un cabinet chargé de réaliser l’audit compte et financier du projet Yaoundé Cœur de ville introduite le 17 novembre 2023, est jusqu’à ce jour attendu, etc. », s’était-elle offusquée.

Beaucoup moins alarmiste, l’AFD estimait à l’époque que «certains aspects du projet non tangible sont en cours qui nécessitent un point d’attention important. Notamment la validation du Plan d’Action de Réinsertion (PAR) qui est un préalable au démarrage des travaux. Ce plan devra permettre aux populations impactées par le projet de bénéficier non seulement de solutions de relogement mais aussi d’accompagnement à la réinsertion dans leurs nouveaux lieux d’habitation », a confié le responsable de cette institution à nos confrères d’EcoMatin.

Pour mémoire, le projet «Yaoundé Cœur de ville» dont le coût est estimé à 54,7 milliards de F a pour objectifs principaux : décongestionner le trafic de la capitale politique camerounaise, améliorer la qualité de vie (moins de pollution ndlr) et diminuer le taux d’accidents routiers. Pour ce faire, un échangeur est également prévu au quartier Elig-Edzoa.

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