Les installations qui permettent d’avoir de l’énergie solaire, ont permis à cette entreprise de réaliser + 2700 tonnes de décarbonisation à fin 2023 et de faire des économies de factures d’électricité de l’ordre de 30% sur les sites connectées.
Orange se met au service de la protection de l’environnement. Les actions dans ce sens sont visibles à travers sa filiale locale qui est dotée d’un programme en faveur de l’environnement. Dénommé « Orange engage for change », ce programme comporte un axe stratégique sur l’énergie verte. C’est ainsi qu’en 2023, le groupe a investi des centaines de millions de FCFA pour inclure l’énergie solaire dans sa consommation énergétique. Ceci s’est fait par la solarisation des sites stratégiques et data center ; la solarisation du site de Makepe à Douala ; des sites radios et des smart solar container boutiques connectées 100% solaires.
Il s’agit au total de 362 panneaux photovoltaïques installés en novembre 2023 sur 1500 hectares. La production énergétique est estimée à 200 KWh soit 262 MWh par an. Ce qui équivaut en termes d’émissions de carbone, à 14 millions de Km parcourus en voiture ou encore à 1,9 milliards Km parcourus par un TGV. « Nous allons sur les énergies renouvelables pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre par rapport à notre activité. A côté, qu’il y ait une transition énergétique nécessaire pour la planète. Nous sommes également engagés dans des projets qui permettent de capturer du carbone dans l’atmosphère afin de le séquestrer », précise Justo Ndoumbe Epee head of CSR and corporate communication.
En plus de son impact sur l’environnement, ce projet de solarisation initié par Orange Cameroun a permis de réduire de 30% la facture énergétique des sites connectés. Ce qui permet à l’entreprise de mettre à disposition du fournisseur d’électricité, une part pouvant être distribuée aux ménages.
L’engagement d’Orange Cameroun vis-à-vis de l’environnement et de l’économie verte se traduit aussi par la formation des jeunes à l’entrepreneuriat vert ainsi que le soutien des projets respectueux de l’environnement. Le groupe fait également partie d’un consortium qui vise la restauration de 1000 hectares de mangrove au Cameroun sur une durée de 30 ans. Ce projet a déjà permis de planter 250.000 palétuviers sur 100 ha, l’équivalent d’émissions de CO2 de 2.800 climatiseurs.
Par une décision rendue publique ce 12 juin 2024, la Commission d’homologation et de discipline de la Ligue régionale de football du Littoral, frappe le club Kadji sport academy (KSA) affilié au championnat régional du Littoral, d’une relégation de deux divisions, et suspend son président Gilbert Kadji de cinq ans d’activités liées au football. Il est reproché à ce club promu par le Centre de formation éponyme, d’avoir boycotté le championnat régional. La commission constatant un forfait général après trois matchs manqués, notamment les matchs des 5ème, 6ème et 7ème journées. Une décision curieuse car le rapport de la commission de discipline reconnait qu’il a manqué à KSA des licences en raison du fait que la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a refusé de les lui délivrer.
A peine 11 licences lui ont été délivrées sur les 54 sollicitées. Après quatre journées, le club a subi des blessures qui ne pouvaient plus permettre de jouer des matchs officiels, déjà que l’effectif réglementaire était le minimum nécessaire pour engager un match, sans possibilité de remplacements. Il s’avère que KSA se présentait aux matchs, avant de ne pas jouer, faute d’effectifs requis pour un match officiel.
Gilbert Kadji a de quoi crier au complot contre le projet initié par son père et qui a formé des dizaines de générations de jeunes footballeurs. D’autant plus que son club a réclamé des licences en vain depuis des lustres. Après quatre journées de championnat avec à peine onze licences, le club s’est résigné à poursuivre la partie. Da s une correspondance signée du 15 mai 2024, la KSA a saisi le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) pour dénoncer « des tracasseries envers la KSA». Dans cette correspondance, Gilbert Kadji informe Samuel Eto’o que depuis « plus de deux ans, nous ne cessons d’avoir des tracasseries venant de la Fédération camerounaise de football », citant entre autres « le refus d’émission de licences, le refus d’émissions de CNT et le refus d’émission de passeports des joueurs issus de la KSA ».
C’est un « crime » contre pas seulement la KSA, mais les plus de 300 pensionnaires de la KSA qui peuvent s’inspirer de la trentaine de Lions indomptables formés par la KSA dont Idriss Carlos Kameni, Nicolas Nkoulou, Stéphane Mbia, Benjamin Moukandjo, Eric Djemba Djemba, Jean II Makoun. Pire, par cette « cabale », la Fécafoot tue le rêve d’une multitude de jeunes qui aspiraient à une carrière à la Samuel Eto’o. Le président de la Fécafoot est lui-même un fruit de la KSA. Et du vivant du fondateur de la KSA, Joseph Kadji Defosso, celui qui a eu une carrière florissante, n’avait cessé de glorifier ce centre qui lui a donné les rudiments nécessaires pour dompter le monde. Considérant l’homme d’affaires de regretée mémoire comme son « père ». Pour se déchaîner aujourd’hui contre son « frère » qui a repris les rênes du centre qui l’a formé et qui justifie la relation poussée aujourd’hui entre Samuel Eto’o et Michel Kaham.
Séidou Mbombo Njoya
Et pourtant Gilbert Kadji a été de l’équipe qui a porté Samuel Eto’o à la tête de la Fécafoot. Le milliardaire avait d’ailleurs été annoncé à la tête du Comité de normalisation après l’annulation de l’élection de Tombi à Roko ; avant que Me Dieudonné Happi ne finisse par être l’homme de la situation. Des sources introduites avaient parlé de Samuel Eto’o à la manœuvre. Le footballeur qui venait de mettre un terme à sa carrière, était très proche d’Ahmad Ahmad, ancien président de la Confédération africaine de football (CAF), et avaient réussi à manœuvrer pour que les siens soient placés à la tête de cet exécutif intérimaire.
Mais les relations se sont vite détériorées entre Samuel Eto’o et Séidou Mbombo Njoya que l’homme avait déjà aidé à se faire élire contre Joseph Antoine Bell. Et dans la foulée, plusieurs personnes restées proches de Séidou Mbombo Njoya.
Gilbert Kadji a décidé de faire appel de cette décision qui le met hors des rangs pour une éventuelle course pour un quelconque poste électif au sein de l’administration du football au Cameroun. On sait que Samuel Eto’o fait l’objet de plusieurs contentieux dont l’issue est susceptible de l’évincer de la présidence de la Fécafoot.
Après les fortes chaleurs dans le Grand-Nord et particulièrement dans la région de l’Extrême-Nord, place aux pluies. Mais le retour des pluies s’accompagne de dégâts, de drames. Ainsi, les eaux de la ville de Maroua viennent d’avaler cinq vies humaines, en l’espace de deux jours. Quatre enfants d’une même famille âgés entre 7 et 12 ans, se sont noyés au cours d’une séance de nage. Deux jours avant, c’est un autre enfant de 11 ans qui mourait dans les mêmes conditions. Avec le retour des pluies.
Dans un communiqué rendu public ce 13 juin 2024, le préfet du Diamaré, Jean Marc Ekoa Mbarga qui indique croit que « la furie des eaux ne pardonne aucun être humain et les pertes enregistrées en ce début de saison des pluies peuvent être évitées par l’éducation et des mises en garde respectées». Pour l’autorité administrative, « cette situation particulièrement lamentable et gênante nécessite et exige de la part des parents et du corps social une prise impérieuse de conscience ainsi que des mesures qui s’imposent à l’effet de réduire autant que possible les baignades d’enfants dans les mayos et particulièrement dans les flaques d’eau dont personne ne peut déterminer avec exactitude ni la profondeur, ni la dangerosité ».
Cela survient alors que l’on apprend que les autorités administratives de Maroua en particulier et du Diamaré en général, sont engagées dans une campagne de sensibilisation des populations riveraines des mayos (cours d’eau en langues locales, Ndlr). Mais avec la gravité de la situation, le préfet du Diamaré ne se contente plus de faire de la pédagogie. « Des rafles seront effectués le long des mayos dans les jours à venir et les enfants ramassés seront conduits dans les postes de sécurité publique où les parents viendront répondre de leur négligence», annonce le préfet du Diamaré.
Les ministres des onze pays de l’Afrique centrale (Angola, Burundi, Tchad, Guinée équatoriale, Gabon, Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Rwanda et Sao Tomé et Principe) se sont réunis une 6eme fois en 15 ans pour réfléchir à nouveau, sur la fusion des trois zones économiques qui coexistent dans cette sous-région. C’était à l’occasion de la 6ème réunion des ministres du Comité de pilotage de la rationalisation des communautés économiques régionales en Afrique Centrale (Copil CER-AC) qui a eu lieu du 6 au 7 juin 2024 à Yaoundé. La dernière rencontre du même genre qui s’est tenue en 2022 dans la capitale camerounaise avait fait naître beaucoup d’espoirs. Notamment en raison de l’adoption unanime du projet de rapprochement des espaces économiques régionaux que sont la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac), la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (Ceeac) et la Communauté économique des pays des Grands Lacs (Cepgl). Cependant, deux ans plus tard, on n’a pas beaucoup avancé. Des discussions de Yaoundé, on ne peut retenir qu’une seule chose: Les pays d’Afrique centrale peaufinent encore la stratégie qui devrait leur permettre d’aboutir à une communauté régionale unique.
Le processus avance à petits pas.
Au sein des diverses organisations de coopération, on commence à s’agacer. Pour Adama Ekberg Coulibaly, chef des initiatives sous régionales à la commission économique pour l’Afrique, «Le temps n’est plus aux études, ce que nous demandons aux décideurs d’Afrique centrale c’est de prendre rapidement la décision de mettre en place une communauté d’Afrique centrale unique qui puisse aider la sous-région, aider les pays, aider les populations de ce que nous avons appelé la zone de libre échanges continentale nous devons tout mettre en œuvre pour véritablement mettre en place cette communauté économique d’Afrique centrale qui sera donc la solution de fusion des acquis de la Cemac, de la CEEAC, et de la CEPGL», a-t-il confié à nos confrères de la Voix de l’Amérique. Ce sentiment est d’autant plus compréhensible que l’examen du projet d’adhésion du Burundi, du Rwanda et de la RDC qui composent la Cepgl, au processus de fusion entamé par la Cemac et la Ceeac, n’a pas fait l’objet de débat, alors que ce point était inscrit à l’ordre du jour. Une situation qui pourrait davantage ralentir le processus de fusion des communautés économiques régionales de l’Afrique centrale. «On a des démarches concurrentielles qui peuvent laisser croire qu’il y a un problème ou des réticences. Mais je crois que l’on peut mettre en place un plan de sortie de crise qui va permettre à la Cemac, la Ceeac et la Cepgl de résoudre en interne les problèmes», a confié à La Voix de l’Amérique Fabrice Ayina Ayissi directeur de cabinet du vice-président de la Cemac.
Toutefois, les principes de progressivité, de respect et de capitalisation des acquis communautaires, de soutenabilité budgétaire et de solidarité communautaire, devant soutenir la transition ont été adoptés. En outre, après de longs débats sur l’échéancier de la transition, son approbation, ses principes de base, sa priorisation et son financement, le Conseil des ministres a suggéré un approfondissement des réflexions qui doit permettre d’élaborer un plan qui tient compte des «hypothèses de mise en œuvre adossé à une stratégie de financement», peut-on lire dans le Communiqué final.
Un semblant de consensus
Si le plan de transition connaît de timides avancées, des progrès significatifs ont tout de même été enregistrés à l’issue de la 6e réunion du Copil CER-AC. En effet, les projets de protocole régissant la Haute autorité monétaire de l’Afrique centrale (création d’une banque centrale commune) et la Haute autorité des marchés financiers ont tous les deux été adoptés et transmis au président camerounais Paul Biya, qui est le président dédié au processus de Rationalisation des Communauté économiques régionales. L’autre dossier qui a fait l’objet d’une approbation unanime, est le rapport de l’étude sur les écoles de formation communautaire. En se basant sur les critères de subsidiarité, de capacité, de pertinence et d’intégration, quatre écoles de formation ont été retenues. Il s’agit de l’Institut sous régional de statistique et d’économie appliquée (Issea), l’Ecole régionale de formation aux métiers de la navigation intérieure (Erfmni), l’Institut sous régional multisectoriel de technologie appliquée (Ista) et le Centre inter-Etat d’enseignement supérieur en santé publique d’Afrique centrale (Ciespac). Comme les deux autres dossiers, celui-ci a également été soumis à la sanction de Paul Biya. Quant au projet de convention régissant le parlement communautaire, le Copil l’a également transmis avec avis favorable au président camerounais. Par contre, pour ce qui est du projet régissant la Haute cour de justice, il demande à ce que soient complétées certaines dispositions avant le transfert à Paul Biya. Il s’agit notamment de l’âge requis pour être juge, le renouvellement du mandat des juges, l’ouverture de la cour aux autres corps de métier
Monsieur le Directeur général, quelle appréciation faites-vous du dernier classement des ports par la Banque Mondiale et Standards and Poor’s ?
J’ai pris connaissance du rapport en question, qui vise, selon la Banque Mondiale elle-même, à fournir une évaluation ainsi que des pistes d’amélioration des performances des ports. Toutefois, il convient de souligner que, selon les rédacteurs de ce document, l’approche utilisée repose principalement sur une observation empirique des données existantes, ce qui soulève des interrogations quant à son objectivité. Peut-on réellement évaluer les performances d’un port sans s’y rendre physiquement pour recueillir des informations pertinentes et appropriées pour une appréciation juste ? Nous ne nous rappelons pas avoir été visités par les représentants de cette institution, qui a toujours soutenu le port de Douala-Bonabéri depuis l’indépendance et a largement contribué à son essor. Une étude sur le terrain aurait certainement permis d’affiner davantage les conclusions de ce rapport.
Le Port de Douala est classé 370ème sur 405 ports. Quel commentaire faites-vous de cette place ?
Le Port de Douala-Bonabéri figure effectivement à ce rang dans ledit rapport. Il est catégorisé comme traitant plus de 500 000 unités équivalentes à vingt pieds (TEUs), ce qui constitue un souhait que nous apprécions, mais pour l’instant, le Combinat Portuaire de Douala-Bonabéri traite 380 000 TEUs. Une telle catégorisation suscite naturellement un niveau d’appréciation différent. Le principal critère utilisé par la Banque Mondiale et S&P pour l’évaluation est le temps total de séjour du navire depuis son arrivée en rade jusqu’à son départ après les opérations de manutention. Ce temps est divisé en deux parties : le temps passé en rade et le temps passé à quai. En ce qui concerne le temps passé en rade, plusieurs navires y demeurent le temps nécessaire pour finaliser leur escale à l’exportation ou pour achever la procédure d’enlèvement direct des conteneurs frigorifiques, notamment. Ces temps pris par les bords peuvent malheureusement affecter la performance du port.
Quant au temps passé à quai, le Port de Douala-Bonabéri, étant un port soumis aux marées, est désavantagé. En effet, même après la fin des opérations de manutention, les navires doivent attendre la marée haute pour pouvoir appareiller. Ici également, ce délai d’attente joue au détriment des ports à marées, contrairement aux ports en eau profonde où la situation est plus favorable, car les navires peuvent appareiller directement après les opérations de chargement et de déchargement. Comparer ces deux types de ports selon ce sous-critère ne nous semble pas équitable.
Ce classement fait tout de même croire que le Port de Douala-Bonabéri est en difficulté.
Du tout ! Le Port Autonome de Douala et son combinat portuaire se portent très bien. Seuls des esprits malveillants et des individus de mauvaise foi pourraient penser le contraire. En réalité, le port n’a jamais été aussi prospère. Il est remarquable de constater à quelle vitesse les détracteurs du PAD ont diffusé cette information, nécessitant non seulement une prise de recul pour une meilleure compréhension de l’esprit de ce classement, mais aussi une bonne appréhension de la gestion moderne des ports. Dans ce classement tel qu’il a été publié, ceux qui ont cherché à manipuler ce document ont omis de mentionner que le Port de Douala se positionne devant de grands ports renommés tels que Le Havre en France, Le Cap et Durban en Afrique du Sud, Los Angeles aux États-Unis, Tema au Ghana, Pointe-Noire, Djibouti et Cotonou au Bénin. Devons nous conclure que ces ports sont également confrontés à des problèmes de gouvernance comme une certaine presse marginale a tenté de le suggérer ? Pas vraiment. Connaissent-ils seulement ces places portuaires ?
La Banque Africaine de Développement prévoit un accroissement de 2,2 % du PIB du continent si les Etats adoptent des politiques d’économie circulaire, en favorisant les collaborations entre les gouvernements, le secteur privé et les institutions financières.
L’adoption d’une économie circulaire serait transformatrice pour l’Afrique selon la Banque Africaine de Développement (BAD). Avec plus de 62% des pays africains dépendant des ressources naturelles pour leur PIB, l’économie circulaire est cruciale pour la croissance du continent, affirme Anthony Nyong, directeur du Département du changement climatique et de la croissance verte à la Banque africaine de développement.
Selon des simulations avancées, cette option économique pourra aider l’Afrique à se remettre rapidement de l’impact de la pandémie de COVID-19 afin de créer de nouveaux emplois sur le continent de manière durable. « Avec des investissements stratégiques et des politiques innovatrices, l’Afrique peut débloquer un accroissement de 2,2 % de son PIB, générer 11 millions d’emplois et accéder à un marché mondial de l’économie circulaire de 526 milliards de dollars », a indiqué Anthony Nyong. Il s’est exprimé lors d’un échange sur le thème, « Transformer les économies africaines grâce à des solutions circulaires – le cas de la Facilité pour l’économie circulaire en Afrique ». Ce débat s’est tenu en marge des Assemblées annuelles du groupe de la BAD qui se sont déroulées à Nairobi au Kenya il y a quelques jours.
Le panel a recommandé de favoriser cependant les collaborations entre les gouvernements, le secteur privé, les institutions de financement du développement et d’autres parties prenantes. Sous ce modèle, les politiques en matière d’économie circulaire permettront de relever les défis urgents de l’Afrique tels que la pauvreté, la déforestation, l’épuisement des ressources et les impacts croissants des changements climatiques et de la perte de biodiversité.
La BAD a créé en 2022 la Facilité africaine pour l’économie circulaire (ACEF). C’est le seul fonds fiduciaire dédié à l’intégration de l’économie circulaire comme stratégie de croissance verte inclusive en Afrique. La Facilité a aidé l’Ouganda, le Bénin, le Tchad, le Cameroun et l’Éthiopie à développer leurs feuilles de route pour l’économie circulaire et à renforcer les capacités gouvernementales. Elle a également soutenu un groupe pilote de 30 startups de l’économie circulaire en Côte d’Ivoire, au Rwanda et au Ghana.
Suspension de toute immatriculation des navires de pêche, mise en place d’un groupe de travail… Depuis la sanction infligée au Cameroun par l’Union Européenne en 2023, les autorités ont entrepris plusieurs démarches visant à corriger cette situation pour laquelle l’image du pays a pris un coup.
Aucune immatriculation de navire de pêche n’est actuellement autorisée au Cameroun. Les immatriculations ont été suspendues par les autorités jusqu’à nouvel ordre. C’est l’une des mesures prises par le gouvernement après le « carton rouge» attribué au Cameroun par la Commission européenne au mois de janvier 2023. Le pays avait été alors classé comme « non-coopérant » dans la lutte contre la pêche Illicite Non déclarée et Non Règlementée (INN). Il était reproché aux autorités camerounaises d’avoir « continué à enregistrer des navires de pêche opérant en dehors de ses eaux sans que leurs activités ne fassent l’objet d’un quelconque suivi », selon le commissaire européen à la Pêche, Virginijus Sinkervicius.
Le sous-directeur des pêches au Minepia avait expliqué cette sanction l’année dernière. Dr Joseph Yepka, rappelait qu’en effet, « il y a des bateaux qui ont notre pavillon et qui pratiquent la pêche en dehors de nos eaux dans les pays tiers et nous avons quelques difficultés à contrôler ces bateaux-là. Or, ils sont dans notre pavillon et donc nous répondons d’eux. Donc c’est cette faiblesse dans la capacité à contrôler ces bateaux en dehors de nos eaux qui est indexée. Donc ce n’est pas vraiment à proprement parler le fait que le Cameroun est un pays qui pratique la pêche INN ou qui prête le flanc. ».
De sources officielles, pour améliorer le processus d’immatriculation, un protocole de collaboration est envisagé entre le Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales( Minepia) et le Ministère des Transports. Le document apprend-on, a déjà été rédigé et est en attente de signature. Ce protocole permettra d’avoir un cadre de concertation des deux institutions avant toute attribution de pavillon à un navire. Car en réalité, l’immatriculation des bateaux est assurée par le ministère des Transports tandis que la Licence de pêche est délivrée par le Minepia. Or, on a souvent observé des bateaux immatriculés au Cameroun qui n’ont cependant pas d’autorisation.
L’autre résolution prise par le gouvernement est la mise sur pied d’un groupe de travail chargé de formuler des mesures correctives pour sortir le Cameroun du carton rouge. Des sources officielles renseignent aussi que la révision de la loi sur la pêche de 1994 a été accélérée et finalisée. Il ne manque plus que le projet de loi soit soumis au parlement.
Interview
Dr Elie BADAI, chef de la brigade de contrôle et de surveillance des activités de pêche, Minepia
« Nous avons 15 navires sanctionnés et 7 radiés en 2023 »
Il revient sur les faiblesses ayant conduit à l’attribution du carton rouge, les actions en cours pour renforcer la lutte contre la pêche INN au Cameroun et les voies pour lever le carton rouge.
Après un avertissement en 2021, le Cameroun a reçu en 2023 un carton rouge de l’Union européenne pour avoir attribué des pavillons de complaisance à certains navires de pêche. Comment comprendre cela ? C’est vrai en 2021, nous avons eu un carton jaune de l’Union européenne et suite à ce carton jaune nous avons collaboré avec l’union européenne pour voir quelles sont les orientations pour que le Cameroun puisse sortir du carton jaune. Ces orientations nous ont amenés à définir 10 actions à mettre en œuvre. Mais jusqu’à fin 2022, nous n’avons pas pu achever ces actions. Par exemple la révision de la loi sur la pêche. Du coup, en début 2023, nous avons reçus un autre carton de l’Union Européenne. Et ce n’est pas que le gouvernement n’avait pas travaillé. Nous avons travaillé mais ce n’était pas suffisant.
Y a t-il des actions à mener aujourd’hui pour lever cette sanction de l’Union européenne ?
L’union européenne a fixé des exigences en termes d’actions que le Cameroun doit mener sur le terrain sur le plan juridique, sur le plan des activités de la lutte contre la pêche INN que ce soit au niveau national et international. La question principale ici c’est la question relative à l’immatriculation des navires battant pavillon camerounais et qui ont pratiqué des activités INN. Malheureusement, certains bateaux ont été immatriculés pendant la période du carton jaune. Ce qui a accéléré le processus d’attribution du carton rouge. Nous avons avec le ministère des Transports mené un certain nombre de mesures pour radier certains de ces bateaux dont 7 navires radiés en 2023 du pavillon camerounais.
Quel bilan d’actions contre la pêche INN en 2023 ?
Nous avons renforcé le suivi des navires battant pavillon camerounais hors de nos eaux et avons reçu plusieurs notifications des pays comme des organisations qui nous ont permis d’interpeller 15 navires, de les notifier et de les sanctionner. 4 ont été sanctionnées et des orientations spécifiques par rapport à leurs activités ont été données notamment celle de prendre la licence au Cameroun, d’avoir des agréments au Cameroun et de respecter la réglementation en matière de pêche. Il y a d autres activités sur le plan local. Il y a eu des patrouilles au niveau des plans d’eau. Il y a également eu des patrouilles conjointes avec le ministère de la Défense. Les activités menées ont permis le contrôle de 29 chalutiers, des sanctions ont été infligées à 15 navires et la saisie d’environ 85 tonnes de poissons immatures.
L’Union européenne avait aussi décrié une défaillance du système de surveillance des eaux camerounaises. Qu’est ce qui pose problème?
Nous avons plusieurs difficultés. Premièrement sur le plan juridique, nos textes sont faibles. Les sanctions ne sont pas à la hauteur de ce qui se passe aujourd’hui. Deuxièmement, il y a des faiblesses en termes de moyens de déploiement notamment des vedettes de surveillance. Nos deux vedettes que nous avions au départ sont obsolètes. Nous sommes en cours de réhabilitation d’une vedette et en cours d’acquisition d’une nouvelle qui va permettre à ce que le déploiement sur la façade maritime soit plus concret. L’autre aspect, ce sont les équipements de surveillance satellitaires. Le Cameroun disposait d’un système de suivi contrôle et surveillance des activités via le VMS et l’AIS (Automatic Identification System ndlr). Mais ces équipements ont été piratés et nous nous retrouvons pratiquement à zéro. Cette année, grâce aux activités que nous avons menées, le ministre a bien voulu acquérir un nouveau système. Nous pensons l’avoir d’ici la fin d’année, et acquérir des balises dans le nouveau système que nous avons et réactualiser notre nouveau système VMS.
La surveillance nécessite beaucoup de moyens. Déplacer un bateau pour faire la surveillance nécessite par exemple beaucoup de carburant. Avec le patrouilleur de l’armée ce n’est pas moins de 30 000 litres avant de faire la patrouille. Nous avons nos petites vedettes mais qui sont coûteuses pour une administration comme la nôtre. S’il faut surveiller nos côtes de manière quotidienne c’est très difficile. C’est pour cela qu’il faut joindre à ce système de surveillance active , un système de surveillance passive qui fait qu’à partir des centres d’opération , de voir des navires et d’interpeller tous ceux qui font des activités suspects.
Plus de 1000 conducteurs de moto auront accès au financement de l’achat de motos, assurance accident et maladie ainsi que le préfinancement des permis de conduire grâce à un partenariat signé entre BEE et des acteurs du secteur financier.
C’est un gros risque que viennent de prendre la start up BEE, Advans Cameroun et Atlantique Assurance. Les trois entités ont signé il y a quelques jours à Douala, un accord de partenariat en vue d’offrir l’accès à des services financiers aux conducteurs de mototaxis assurant la distribution pour le compte de BEE.
Il s’agit là d’une révolution pour le secteur de moto taxis jusqu’ici non éligible auprès des institutions financières. « Le secteur des mototaxis est pour beaucoup considéré comme un secteur constitué des personnes à revenus faibles et donc n’intéresse pas les assureurs classiques », souligne Theophile Fotadzong Tchio, DG Atlantique assurance.
Pourtant, ces agents économiques expriment plusieurs besoins financiers. Ils ont parfois besoin de crédit pour l’achat de leurs motos. Mais très peu parviennent à être des propriétaires face au refus des banques et des micro finances pour manque d’historique bancaire, absence de garanties etc. C’est pour répondre à ces besoins que BEE, la start-up qui a fait ses preuves dans la fintech et ses partenaires ont pensé une solution adaptée à ce secteur d’activités. Cette solution offre des services d’accès au financement des motos, d’assurance automobile, accident et maladie, et le préfinancement des permis de conduire aux chauffeurs mototaxi.
Dans cette offre de services, Advans financera l’acquisition des motos ; offrira des crédits scolaires et autres crédits à la consommation aux chauffeurs motos. BEE quant à elle se porte garant pour tous ses conducteurs. Il est question de financer 3600 chauffeurs mototaxis pendant les 24 prochains mois. Ceci pour une enveloppe globale évaluée à environ 2 milliards 340 millions FCFA. L’impact social est attendu sur 36 000 Camerounais sachant que 1 chauffeur mototaxi a un impact sur 10 membres de sa famille.
Parmi eux se sont toujours retrouvés des faussaires
Le recrutement dans les forces de défense en cours est plombé par une affaire de faux diplômes. « Dans le cadre du processus de recrutement de jeunes gendarmes et soldats en cours dans les Forces de défense camerounaise pour le compte de l’exercice budgétaire 2024, les contrôles appropriés d’authentification des diplômes des candidats retenus pour la visite médicale approfondie, préalables substantiels à la publication des résultats finaux d’admission, ont permis de détecter de nombreux faux titres », annonce le ministre de la Défense (Mindef) Joseph Beti Assomo, dans un communiqué. Exactement 1312 faux diplômes détectés de Bepc, CAP, probatoire, GCE O’level, GCE A’level. On apprend qu’il y a parmi, 661 faux Bepc d’un pays voisin dont le nom n’est pas spécifié.
Ce n’est pas la première fois que ce type d’opération est mené dans les concours et recrutements organisés par le Mindef. Et le tamis rattrape toujours les mauvais grains. Mais cette fois-ci, la moisson est « en légère hausse par rapport aux résultats d’une opération similaire qui avait permis en 2022 d’écarter 929 individus des rangs à l’entrée définitive dans les Forces de défense camerounaises», mentionne le communiqué de Joseph Beti Assomo. Les dossiers ont été rejetés, et le Mindef envisage des « mesures répressives» à l’encontre de ces « faussaires ».
Marc Brys a été reçu ce 12 juin 2024 par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep). Marc Brys, son staff, et le capitaine Vincent Aboubakar, accompagné du défenseur Michaël Ngadeu, sont allés au cabinet de la tutelle des sports au Cameroun, à leur retour d’Angola où les Lions indomptables sont allés arracher un nul d’un but partout face à la sélection locale, les Palancas negras. « Il s’est agi de faire le bilan des deux matchs [des 3ème et 4ème journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, Ndlr] et d’envisager les perspectives d’avenir pour la sélection nationale fanion du Cameroun», apprend-on. Le communiqué sanctionnant la rencontre indique que « les changes ont été francs, sincères, conviviaux et constructifs ».
La mission assignée au staff technique et aux Lions indomptables, a été compliquée par la guerre entre le ministère et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) à Yaoundé, pour le contrôle de l’équipe nationale dont l’Etat du Cameroun a repris les rênes en désignant un staff d’encadrement. « Le ministre a demandé au capitaine Vincent Aboubakar de transmettre à ses valeureux coéquipiers les félicitations du gouvernement pour leur prestation et leur patriotisme, en résonnance et en cohérence avec les objectifs de performance et de recommandées par le président de la République, Paul Biya», peut-on lire dans le communiqué commis à cet effet. Pour sa part, « le staff technique a été félicité pour le travail de qualité abattu dans un laps de temps très court et dans un contexte relativement difficile». Alors « il a été remercié pour sa résilience et sa patience son souci du dialogue et son sens de collaboration constructive», lit-on dans le communiqué signé de Narcisse Mouelle Kombi.
Ce d’autant plus que l’homme dont le nom a été dévoilé le 2 avril dernier et qui est arrivé quelques temps après, a souffert le chaud et le froid. Rejeté avant d’être accepté, l’homme a été suspendu, insulté, humilié, par les affidés de Samuel Eto’o, le président de la Fécafoot. Avec deux équipes différentes de collaborateurs choisis par les deux camps se disputant la légitimité sur l’équipe nationale fanion, le technicien belge a été esseulé au banc de touche face lors des matchs. Lui qui a essayé en vain de couper la poire en deux en panachant les deux staffs. Quoi qu’il en soit, dans ce contexte, Marc Brys a d’abord gagné (avec manière à Yaoundé contre le Cabo verde (4-1), avant d’arracher un nul d’un but partout à Luanda face à la sélection locale. Après un voyage tumultueux ponctué d’une longue attente à l’embarquement à Yaoundé et de longues pertes de temps à Luanda, à loger un effectif pléthorique.
Passé ce baptême du feu, le successeur de Rigobert Song Bahanag peut souffler huit mois avant de renouer avec la compétition. Peut-être le temps pour ses employeurs de trouver un terrain d’entente. « Evoquant les perspectives, le ministre a renouvelé aux membres du staff technique la confiance de l’Etat et les a rassurés du soutien constant des pouvoirs publics dans leur quête pour la réalisation de nouvelles victoires». Alors « il les a exhortés à se remettre dès à présent, au travail, pour la préparation méthodique, rationnelle et rigoureuse, dans l’ordre, l’harmonie et la discipline, des Lions indomptables invités à affronter avec force, vigueur et ardeur, les prochaines échéances sportives », et surtout « d’avoir toujours à l’esprit la Très haute prescription du chef de l’Etat relative à la construction salutaire d’une ‘’meilleure organisation pour de meilleurs résultats’’ ».