mercredi, juin 3, 2026
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Inondations : mobilisation gouvernementale pour le Mayo-Danay

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Au cours d’un point de presse vendredi dernier à Yaoundé, le ministre de l’Administration territoriale (Minat) Paul Atanga Nji, a annoncé le déblocage par le président de la République d’une somme de 350 millions Fcfa pour les sinistrés des inondations du Mayo-Danay. Le ministre tutelle de la protection civile se rendra en Extrême-Nord, pour une séance de travail en lien avec les événements dramatiques dans le Mayo-Danay. Avec l’effondrement du pont sur le fleuve Danay à Yagoua, la fissure de la digue sur le lac Maga à Melwé. Des événements survenus des suites des pluies diluviennes qui s’abattent sur la région depuis le début du mois de juillet. Avec parmi les conséquences les plus rudes, déjà 17 morts, 185 écoles primaires et 13 lycées touchés, et 1178 têtes de bétail perdues (moutons, chèvres, bœufs, Ndlr).

Avant l’arrivée du Minat, ses collègues de l’Habitat et du développement urbain (Minhdu) et de la Santé publique (Minsanté) étaient déjà sur le terrain. « Nous avons constaté la destruction totale du pont. Nous nous engageons à mobiliser des entreprises dès lundi prochain pour mettre en place une solution temporaire, permettant de relier Maga au reste du département et de garantir une mobilité plus aisée aux populations», a constaté Célestine Ketcha Courtès la Minhdu, en sensibilisant les populations sur la nécessité de respecter les normes en matière de construction d’habitation. Pour sa part, Malachie Manaouda a présidé un briefing avec ses collaborateurs à Maroua vendredi dernier, question d’évaluer la situation sanitaire sur le terrain et sensibiliser sur les risques de maladies. On apprend que 60.777 ménages sont sinistrés, incluant 123.441 enfants de moins de 5 ans touchés et 26.591 femmes enceintes affectées ; 10.240 malades recensés et pris en charge dans différentes formations sanitaires locales. Le Minsanté a prescrit aux formations sanitaires de la région de s’organiser pour apporter les secours en urgences aux nécessiteux.

Pont sur le fleuve Danay

Le pont effondré à Yagoua

Pour ce qui est de la circulation des personnes et des biens, le ministre des Travaux publics (Mintp) Emmanuel Nganou Djoumessi, a présidé à Yaoundé une réunion de crise sur le sujet. Le pont sur le fleuve Danay qui relie les deux parties de la ville de Yagoua, est le passage obligé pour la liaison entre le chef-lieu du Mayo-Danay et les autres arrondissements, mais aussi entre les populations de la ville même. «Les gens ne peuvent plus rallier le centre-ville et surtout la partie nord. Aujourd’hui, jour de marché, la population est nombreuse, mais elle ne peut pas traverser. De l’autre côté de la ville se trouvent de nombreuses écoles primaires et établissements d’enseignement secondaire. Ce matin, plus de dix mille élèves ne peuvent pas aller à l’école », s’indignait Souaïbou Zourmba, le sous-préfet de Yagoua au matin du 12 septembre dernier dès la survenue de l’accident.

Ceci est désormais le moyen de déplacement à Yagoua

En plus, toute la zone industrielle, avec notamment la Semry, est désormais coupée de l’axe principal Magada-Zébé. Du coup, la vie s’en trouve paralysée par cette catastrophe. En même temps, la digue sur le lac à Maga a cédé au niveau de Melwé. Alors, le Mintp et ses collaborateurs des services centraux et déconcentrés ont tablé sur la recherche des solutions les plus rapides et définitives, de concert avec des responsables de l’entreprise Sotcocog qui travaille sur un tronçon routier dans la zone. D’une part, il a été convenu de la mobilisation immédiate de l’entreprise Sotcocog, en collaboration avec les équipes du ministère des Travaux publics, pour l’aménagement d’un ouvrage provisoire. D’autre part, le Mintp a opté pour la finalisation des études techniques et hydrauliques déjà engagées pour la reconstruction du pont vieux de près de cent ans ; et rétablir ainsi la circulation sur la route régionale R0906.

Le piment et le poivre de Penja à la conquête du marché chinois

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Le Centre international d’exposition et de commerce des produits agricoles de l’Organisation de Coopération de Shanghai, basé à Qingdao en vue d’être la nouvelle plateforme de promotion du made in Cameroun à l’international. Le Mincommerce ambitionne d’ouvrir de nouveaux horizons pour ses produits agricoles, en plaçant deux joyaux de son terroir au centre de cette expansion : le piment et le poivre de Penja. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’un programme ambitieux baptisé « De la ferme camerounaise à la table chinoise », qui vise à renforcer la présence des produits agricoles camerounais sur le marché chinois. Luc Magloire Mbarga Atangana a déclaré que ce programme reflétait parfaitement la vision du Président Paul Biya qui encourage l’ouverture de nouveaux marchés pour les produits agricoles de qualité du Cameroun. Il a ajouté : « Il s’agit d’une opportunité exceptionnelle pour nos agriculteurs de conquérir le vaste marché chinois ».

Le choix du poivre de Penja, considéré comme l’un des meilleurs au monde, n’est pas fortuit. Cultivé sur les terres volcaniques de la région de Penja, ce poivre bénéficie d’une Indication Géographique Protégée (IGP), un label de qualité reconnu à l’international. Sa saveur unique et son arôme intense en font un produit très prisé dans la haute gastronomie. Sur le marché mondial, le prix à l’export du poivre noir a atteint plus de 4 300 dollars la tonne et celui du poivre blanc près de 6 000 dollars la tonne, soit une augmentation d’environ mille dollars la tonne par rapport à la même période de 2023. Selon le ministère du Commerce, environ 60% des produits sont consommés localement et dans les pays voisins, alors que 40% sont exportés vers les marchés européens.

Le piment camerounais, quant à lui, est réputé pour sa force et son goût particulier, attirant de plus en plus d’adeptes en Chine. Selon le cabinet conseil Fabrik Aliment, la taille du marché mondiale des piments secs est estimée à 1,61 milliard USD en 2024. Il devrait atteindre 2,16 milliards USD d‘ici 2029, avec une croissance de 6,11 % au cours de la période de prévision (2024-2029). Cette même agence révèle que le marché local reste informel et embryonnaire. Il est acheté par toutes les couches sociales : ménages, restaurants, hôtels, professionnels et revendeurs. Les sources d’approvisionnement en matières premières, équipements et ressources humaines sont abondantes. L’analyse de l’environnement montre qu’il est très favorable aux projets de culture et de commercialisation de piments à l’échelle industrielle.

Ces deux produits deviennent ainsi les ambassadeurs de l’excellence agricole camerounaise dans ce nouveau partenariat. Selon le ministre : « Le choix du piment et du poivre comme produits pilotes n’est pas anodin. Ces épices incarnent la richesse et la diversité de notre terroir. Leur popularité croissante en Chine ouvre des perspectives extrêmement prometteuses pour nos producteurs. » L’initiative dépasse le simple cadre de l’exportation. En effet, Luc Magloire Mbarga Atangana a souligné que ce partenariat allait plus loin, intégrant la transformation et la commercialisation des produits, en créant une chaîne de valeur complète : de la ferme camerounaise à la table des consommateurs chinois. Ce modèle vise à renforcer la compétitivité des producteurs locaux tout en valorisant la richesse des produits agricoles camerounais sur un marché en pleine expansion.

Selon l’institut national de la statistique, en 2023, les échanges commerciaux globaux de marchandises entre la Chine et le Cameroun (importations et exportations) ont atteint près de 1 178,1 milliards de FCFA, marquant une augmentation de 24,1% par rapport à 2022. Ce partenariat pourrait non seulement booster les exportations du poivre et du piment camerounais, mais également ouvrir la voie à d’autres produits agricoles emblématiques du Cameroun comme le cacao, le café ou encore la banane. Le Centre international de Qingdao, fort de son expertise en matière de commerce agricole et de sa position stratégique en Chine, semble être le partenaire idéal pour atteindre ces objectifs ambitieux.

BVMAC : le volume des transactions des Sociétés de bourse baisse de 14 milliards de FCFA au 2e trimestre 

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Entre avril et juin 2024, les sociétés de bourse (SDB) opérant dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont connu une baisse marquée de leur activité. Selon la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), le volume des transactions a chuté de manière significative, malgré une augmentation du nombre d’actions échangées.

En effet, au 2ᵉ trimestre 2024, le volume des transactions s’est effondré à 182 millions de FCFA, contre 14,27 milliards de FCFA au 1ᵉʳ trimestre, marquant une baisse de 98,7%. Paradoxalement, le nombre d’actions échangées a progressé, passant de 2 826 au premier trimestre à 3 895 au second trimestre (+27,45%).

Cette dynamique a été portée principalement par les valeurs Safacam, Socapalm, La Régionale, ainsi que la valeur obligataire de l’État du Cameroun « ECMR6 ». Ces titres ont animé le marché, bien que l’impact sur le volume total des transactions soit resté limité.

Sur les 24 sociétés de bourse agréées dans la zone Cemac, 14 ont été actives au cours de ce trimestre, soit une augmentation de participation de 4,17% par rapport au trimestre précédent. SG Capital, ASCA et ELITE ont dominé le marché, tandis que CBC Bourse et Bange ont affiché des performances notables. Cependant, 10 SDB n’ont enregistré aucune transaction durant cette période.

Le cours de Safacam a été particulièrement volatil, contribuant à la fluctuation de l’indice aux côtés des titres Socapalm et Bange. La tenue de plusieurs Assemblées générales ordinaires (AGO) et la distribution de dividendes ont favorisé une certaine effervescence, expliquant la hausse du nombre d’actions échangées, évaluées à 172,15 millions de FCFA contre 98,58 millions de FCFA au trimestre précédent.

Infrastructures : Le PAK et la CHEC signent un accord cadre à Beijing

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L’accord-cadre signé entre Patrice Melom, Directeur Général du Port Autonome de Kribi (PAK), et Zaho Yuen Kuong, PDG de la China Harbour Engineering Company (CHEC) marque le début d’une nouvelle étape dans le développement de cet espace portuaire situé dans le chef-lieu du département de l’Ocean, région du Sud. Il s’agit pour l’entreprise chinoise, qui a conduit les travaux de construction du PAK, de l’accompagner dans la réalisation de projets stratégiques, notamment l’extension du port par la construction d’un terminal minéralier, infrastructure clé pour le développement des exportations de ressources naturelles camerounaises.

Dans ce cadre, la China Harbour Engineering Company est appelée à réaliser une étude de faisabilité complète du projet, à fournir une assistance dans la recherche de financements auprès des autorités chinoises, et à promouvoir le PAK dans les milieux d’affaires chinois, apprend-on. L’objectif de cette nouvelle collaboration est de renforcer la compétitivité du port sur le marché international, et de le positionner comme un hub stratégique pour le commerce en Afrique centrale. Après une annonce en 2020, la construction d’un troisième terminal au Port autonome de Kribi (PAK), en plus des terminaux à conteneurs et polyvalent, se concrétise. Le directeur général de cette plateforme, Patrice Melom, a récemment confirmé que les travaux du terminal minéralier (TM) débuteront en 2025. Ce terminal aura une capacité de 125 millions de tonnes par an et sera destiné à accueillir le fer provenant de Mbalam, de Lobe, de Grand Zambi par Bipindi, ainsi que d’autres sites miniers proches du port. Selon Patrice Melom, ce projet, adopté par le gouvernement, servira de modèle pour la mise en place des premières zones économiques du pays. Cette déclaration a été faite le 20 février dernier, lors du « Business Week » tenu à Yaoundé.

Parallèlement à ces efforts dans le secteur des infrastructures, des avancées importantes sont également réalisées dans le domaine de l’éducation et des technologies de l’information. Armand Claude Abanda, représentant résident de l’Institut Africain d’Informatique (IAI) et titulaire de la chaire Unesco pour l’Afrique centrale dans le domaine des TIC, a été invité à participer à la réunion du consortium de coopération Chine Afrique, un dialogue de haut niveau sur les questions éducatives. Lors de cette rencontre, des ateliers et des sessions de rencontres B2B ont été organisés, dans le but de renforcer les partenariats entre la Chine et l’Afrique. « Nous avons eu une série de rencontres sous forme d’ateliers et de B2B, qui permettront peut-être d’aboutir à des partenariats gagnant-gagnant entre l’Afrique et la Chine. C’est également l’occasion de consolider les accords qui ont déjà été signés. », a confié Armand Claude Abanda. L’un des accords phares concerne un partenariat avec une université chinoise, offrant 75 bourses d’études sur une période de cinq ans, soit 15 bourses par an, destinées aux étudiants africains dans le domaine des technologies de l’information.

Fichier électoral : Elecam au tribunal de Maurice Kamto

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Alors que des questions se posent sur la taille du fichier électoral annoncé par Elections Cameroon (Elecam) au lendemain de la clôture des inscriptions sur les listes électorales, Maurice Kamto est monté au créneau pour engager les hostilités. Pour « dénoncer le flagrant délit de manipulation du fichier électoral orchestré par le Directeur général d’Elecam et l’entreprise allemande, partenaire technique d’Elecam». Et c’est la diaspora qui intéresse particulièrement le leader du MRC. « Globalement la diaspora camerounaise doit avoir six millions de personnes. Il y a au moins 6 millions de Camerounais; il n’y a que 19 mille personnes inscrites (exactement 19301, Ndlr). Donc il y a moins de 20 mille Camerounais inscrits dans toute la diaspora. N‘importe quel pays européen pourrait fournir cinq à dix mille personnes inscrites, mais la totalité, et ça ce sont les chiffres de 2018, c’était 19000 », se révolte le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). L’on pourrait se demander pourquoi parler de 2018 alors que l’on prépare des élections dans un an. « Ce qui nous interpelle encore, c’est qu’on a soustrait encore 364 électeurs de ces 19000, sans nous dire quand et comment. Voilà le problème», recadre-t-il.

Au moment même où Elecam a tout de même rouvert les inscriptions en 2024 en diaspora et donc que les chiffres auraient dû augmenter, plutôt que de diminuer. «La disparition de 364 inscrits est simplement impossible, car même par la pirouette magique du toilettage, il aurait fallu qu’il y ait au préalable ouverture des inscriptions dans la diaspora sur cette période pour offrir l’opportunité d’une refonte. Or, depuis la fermeture des inscriptions du 31 août 2018, il n’y a plus eu ouverture des inscriptions au sein de la diaspora jusqu’à la campagne de 2024», soutient Maurice Kamto. Certes « nous n’avons pas pu participer à quelques commissions mixtes en diaspora », mais « tout simplement parce que ces commissions n’ont jamais été convoquées », précise-t-il. Et d’ajouter que « la réunion de la commission mixte ne se fait pas clandestinement. C’est convoqué et donc annoncé, pour que les représentants pas seulement du MRC, mais de tous les partis politiques soient présents ».

Pour en avoir le cœur net, Maurice Kamto intime l’ordre à Elecam de publier le fichier électoral. «Selon l’article 80, il a l’obligation de publier la liste des tous les électeurs inscrits à la fin de chaque année », rappelle-t-il. Une disposition qu’Elecam ne respecte pas souvent. Du coup, le président du MRC déduit qu’Erik Essoussè le le DG d’Elecam se livre à la manipulation du fichier électoral, en complicité avec l’opérateur technique allemand. Le leader de l’opposition met en garde Elecam contre cette violation du Code électoral. Et suggère un audit du fichier électoral si l’on veut organiser une élection présidentielle transparente et apaisée en 2025.

Limbe. 262,3 milliards  pour  le port de pêche

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Le financement de INK Bank est consacré à la construction d’un quai de pêche au Port de Limbe et la réalisation d’un entrepôt central de stockage des produits à l’export au Port de Douala-Bonabéri.

Le Port Autonome de Douala (PAD) et la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Élevage et des Forêts (CAPEF)  se mettent ensemble pour renforcer les infrastructures portuaires au Cameroun. Une mission conjointe INK BANK et Chambre d’Agriculture a été reçue par  Cyrus Ngo’o, directeur général du Port autonome de Douala le 06 septembre 2024.

Selon le PAD, cette rencontre s’inscrivait  dans le cadre de l’élaboration et de la mise en œuvre de projets d’infrastructures portuaires de grandes envergures. Il s’agit principalement de la construction d’un quai de pêche au Port de Limbe et la réalisation d’un entrepôt central de stockage des produits à l’export au Port de Douala-Bonabéri. Pour ces projets, placés sous la supervision du Premier Ministre, Joseph Dion Ngute, et confiés à la CAPEF,  INK BANK annonce l’ouverture d’une ligne de crédit de 400 millions d’euros soit  plus de 262,3 milliards de FCFA pour soutenir leur réalisation. Cette banque s’engage à couvrir  « 95 % du financement, avec une participation de 5% attendue de l’emprunteur », souligne le Port.

 Les échanges ont également porté sur le développement des activités du PAD en matière de gestion, de promotion et de marketing, ainsi que sur les perspectives de financement pour d’autres projets stratégiques.

Le Port Autonome de Limbé  a été réorganisé en  mai 2020.  Il est jusqu’ici sous  l’autorité du port de Douala. Des travaux  d’autonomisation sont en cours avec la nomination de Thomas Ndive Mulongo comme  directeur délégué de l’administration transitoire.

Innovation : une start up camerounaise crée un employé grâce à l’intelligence artificielle

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 L’invention de la start-up ST Digital est la preuve que l’IA peut être d’une grande utilité pour les PME.

Pas de salaire ou  nombre limites d’heures de travail. Voilà quelques avantages  que pourrait conférer l’intelligence artificielle à une entreprise.  Le  groupe camerounais ST Digital spécialisé en innovation, cloud et tech tient la preuve.

L’entreprise vient de développer  un employé  virtuel qui  assure une fonction de hautes responsabilités au sein de l’entreprise. Du nom d’Isaac Ahmed,  ce personnage est créé par l’intelligence artificielle. Il est capable d’exécuter plusieurs tâches et  même de répondre aux questions. « C’est un outil extrêmement puissant de connectivité,  d’efficacité, de traitement de données en masse. Et il est directement accessible  pour apporter une efficacité différente dans le traitement des données », souligne Anthony Same, DG ST Digital.

Des créations innovantes comme celle d’Isaac Ahmed,  démontrent comment l’intelligence artificielle peut accompagner les entreprises africaines dans l’atteinte de leurs objectifs. Notamment le fait qu’il permet d’avoir des salariés  non payés et capables d’exécuter les taches en toute heure. Seulement, un gros défi reste celui de la place de la ressource humaine. D’aucuns y voient la suppression de certains postes au profit de l’IA. Ce qui va augmenter le taux de chômage et de pauvreté.

ST Digital est une société de services informatiques implantée en Afrique centrale et de l’Ouest, dont les métiers sont la formation, l’Intégration et le conseil en transformation digitale.  Sa vision porte sur Cinq axes. La transformation de la relation client, l’amélioration des processus opérationnels, la digitalisation du business model, les  infrastructures digitales de nouvelle génération (CLOUD). Il y a quelques mois, ST Digital a lancé le premier cloud 100% camerounais.  Cette solution vient répondre aux difficultés de coûts  souvent élevés pour les PME et les start up qui sont pourtant prêtes à innover.  L’ innovation vise aussi à réduire les obstacles techniques, financiers et réglementaires qui limitent le déploiement du cloud et son usage, outil essentiel pour le développement économique et social

SIMON KALDJOB : « Nous ne voulons plus de cette prorogation de trop, accordée à la vente des whiskies en sachets »

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Simon Kaldjob, président du Collectif des organisations des consommateurs du Cameroun (COC)

Faites-nous une brève présentation du Collectif des organisations des consommateurs du Cameroun ?

Je vous remercie de nous avoir donné l’opportunité de parler aux Camerounais à travers votre organe de presse. Le COC est une structure faîtière du mouvement des consommateurs camerounais, regroupant 46 organisations de consommation établies dans notre pays et opérant dans différents secteurs, dont je préside la destinée. Nous travaillons en synergie avec des associations sœurs d’autres pays et de la diaspora, comme la Fédération des consommateurs de Côte d’Ivoire et l’Association des consommateurs de France appelée Agir Ensemble. Nous faisons de notre mieux pour apporter une contribution à l’économie de notre pays.

Que demande précisément le COC concernant les alcools en sachet Bulleit et goal irish Cream ?

Concernant ces alcools, nous reprochons leur contenance. Nous avons remarqué que la quantité indiquée sur l’emballage ne correspondait pas à la réalité du contenu. Nous avons effectué des tests sur certains échantillons et avons constaté qu’au lieu de 60 cl, on retrouvait des sachets avec 48, 50 et 53 cl. Cela signifie qu’il y a une duperie. Les consommateurs payaient pour ce qu’ils ne consommaient pas. En d’autres termes, ils payaient plus pour consommer moins. Le deuxième aspect que nous réprimandons concerne l’étiquetage. Le producteur doit indiquer sur l’emballage les ingrédients qui entrent dans la composition de la marchandise qu’il met sur le marché. Nous avons constaté que l’entreprise indienne qui produit Bulleit et Ice Cream Goal ne se conformait pas à ces dispositions légales. C’est un produit à risque. Lorsque vous consommez de l’alcool, il doit être en cohérence avec votre organisme. Si vous prenez une dose supérieure à la capacité de résistance de votre organisme, cela pose problème. Prenons le cas des diabétiques, des hypertendus et d’autres maladies. Les normes internationales sont bien indiquées par rapport au dosage de l’alcool dans l’organisme, cela peut être un quart de verre par jour, selon le taux d’alcool. Nous avons estimé que cela exposait les consommateurs à différents risques sanitaires. C’est pour cela que nous avons engagé ces essais, réalisés par des laboratoires agréés, et le résultat est alarmant. Notamment, le taux de 33 % de saccharose est énorme pour une infime quantité d’alcool de moins de 65 cl. Nous avons estimé qu’il fallait dénoncer cette irrégularité et mettre tout cela à la disposition des autorités administratives, qui doivent maintenant prendre le relais en termes de sanctions ou de recadrage. Il y a cette possibilité, en tant qu’association, de poursuivre ces entreprises en justice pour manquement par rapport aux produits qu’elles ont mis sur le marché de manière archaïque.

 Quels sont les normes techniques violées par cette entreprise ?

C’est notamment la norme NC 04 2000/20 sur l’étiquetage des denrées alimentaires préemballées au Cameroun, et cette norme est d’application obligatoire aux entreprises. En termes de qualité, il y a également un problème car le taux de sucre est largement supérieur…

Que fait l’association pour que les consommateurs consomment sainement ?

Le rôle de l’association des consommateurs se limite à sensibiliser, éduquer, informer et dénoncer. C’est ce que nous faisons au quotidien. Quand il y a des irrégularités comme celle que nous décrions, nous sommes obligés de les dénoncer et de les porter auprès des autorités compétentes, qui doivent prendre le relais de la répression pour normaliser la situation. C’est ce que nous faisons au quotidien. Nous tenons parfois des séminaires de formation. Mais ces actions ne sont pas vraiment connues du grand public car nos moyens sont rudimentaires. Y a-t-il d’autres produits concernés par des problèmes d’étiquetage au Cameroun ? Oui ! Il y a énormément de produits, surtout les produits de consommation. Au moins 80 % des produits alimentaires posent problème : le riz, l’huile, le savon, etc. 85 % des entreprises qui fabriquent les produits destinés à la consommation au Cameroun sont des tricheuses, et ces irrégularités s’étendent même aux grandes multinationales insoupçonnées, notamment dans le secteur brassicole. Nous sommes là pour tout mettre en œuvre afin que le consommateur puisse consommer sainement et justement, mais ce n’est pas facile. Nous faisons face à des entreprises qui ont trop de milliards, mais nous ne lâchons pas prise pour la santé des consommateurs camerounais.

 Quelles sont les actions concrètes que vous menez pour l’application de la décision gouvernementale de 2014 interdisant la vente des Whisky en sachets, décision qui date de 10 ans aujourd’hui ?

En 2014, le gouvernement a pris des mesures pour interdire la vente de whisky en sachet sur l’ensemble du territoire national. Vous êtes surpris qu’aujourd’hui ces produits pullulent à travers le territoire national. En dehors de cela, le Cameroun est un pays d’ambiguïté. Les membres du gouvernement, notamment le ministre du Commerce, le ministre de la Santé publique et le ministre des Mines et de l’Industrie, ont pris sur eux de proroger cet arrêté pour permettre à ces industries qui produisent du poison de continuer à tuer les Camerounais. Nous l’avons dénoncé et martelé, mais c’est comme si ces membres du gouvernement étaient restés sourds et muets. Nous avons attendu jusqu’en 2022, où nous avons dit que trop c’est trop. Nous avons pris notre responsabilité en tant qu’association des consommateurs, nous avons intenté une action en justice et saisi le tribunal administratif afin de rapporter cet arrêté des trois ministres, pour dire que nous ne voulons plus de cette prorogation de trop, car il faut que les Camerounais puissent consommer sainement. Depuis pratiquement deux ans, le dossier traîne au niveau du tribunal administratif. Nous avons eu des échanges avec les parties incriminées, ceci avec la collaboration de Focaco. Après ces échanges, il était question que le juge rapporteur programme l’audience. Nous sommes dans l’attente.

Entreprises publiques: Top 10 des directeurs généraux ayant les plus gros salaires

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La rémunération des directeurs généraux (DG) d’entreprises et d’établissements publics au Cameroun a toujours été un sujet qui déchaîne les passions et parfois l’indignation. Ces sentiments se sont certainement exacerbés après la publication, il y a quelques jours, d’un rapport du professeur Viviane Ondoua Biwole, enseignante-chercheure à l’Université de Yaoundé II et experte en politiques publiques. Intitulé, «Combien l’État mobilise-t-il pour la rémunération des dirigeants des entités publiques», cette publication qui s’appuie sur des données de la Chambre des Comptes de Cour Suprême et de l’ex-Commission technique de réhabilitation des entreprises publiques et parapubliques (CTR), dresse un tableau clair des rémunérations des dirigeants d’entreprises et établissements publics, entre 2020 et 2024.

Selon ce document, 10 dirigeants ont perçu des salaires totalisant plus deux milliards de FCFA, soit environ 14 millions par mois, excluant les primes et autres avantages. Concrètement, chacun de ces dirigeants, excepté quelques-uns, a reçu un salaire de base mensuel de 6 millions de francs CFA. En plus de ce salaire, diverses allocations viennent s’ajouter, notamment pour le carburant, l’électricité, les communications et les domestiques, plafonnées à 750 000 francs CFA par poste. Ils perçoivent également trois indemnités principales : une indemnité de logement de 1,5 million, une indemnité de responsabilité de 1,2 million, et une indemnité de représentation de 857 000 francs CFA. À cela s’ajoutent des frais d’hôtel particulier d’un million de francs CFA par mois, portant la rémunération mensuelle à environ 13,557 millions de francs CFA. D’autres avantages tels que des primes de fin de mandat, des primes d’ameublement, ou encore la prise en charge pour évacuation sanitaire complètent ce généreux package.

 Top 10 des directeurs généraux avec les plus gros salaires

La Cameroon Telecommunications (Camtel) entreprise publique stratégique dans le domaine des télécommunications, a le dirigeant qui a perçu les salaires les plus élevés entre 2020 et 2024. Au cours de la période allant de 2020 à 2022, c’est 518 057 148 FCFA qui lui ont été versés, contre 337 371 432 FCFA, entre 2023 et 2024. Viennent ensuite les directeurs généraux de la Société de Développement du Coton (Sodecoton), de la Société nationale des Hydrocarbures (SNH) et la Société nationale de raffinage qui ont perçu les mêmes montants que leur homologue susmentionné. A la cinquième place on retrouve le directeur général de la Compagnie camerounaise d’Aluminium (Alucam), qui a perçu 518 057 148 entre 2020 et 2022, et 224 914 280 FCFA en 2023- 2024.

Le directeur général de la Cameroon Development Corporation trône à la 6e avec des salaires consolidés de 345 371 420 FCFA entre 2020 et 2022 et 224 914 280 entre 2023 et 2024. Le directeur général de Aéroports du Cameroun (ADC) a perçu un montant consolidé de 259 028 556 FCFA représentant l’enveloppe globale des salaires qu’il a encaissés entre 2020 et 2022. Entre 2023 et 2024, c’est 168 685 704 FCFA qui lui ont été versés par le trésor public. Le directeur général de la Cameroon Airlines (Camair-Co) fait aussi partie de la liste de ces dirigeants d’entreprises publiques ayant de fortes rémunérations. Il a touché 259 028 556 de FCFA entre 2020 et 2022 et 116 457 136 de FCFA entre 2023 et 2024.

 Les DG de Camwater ont perçu 259 028 556 FCFA en 2020-2022, et 168 685 704 FCFA entre 2023-2024. Le directeur général de la Cicam referme ce top 10 avec des salaires de 259 028 556 de FCFA entre 2020 et 2022 et 140 571 440 FCFA entre 2023 et 2024.

 Des rémunérations déconnectées des performances économiques

Ce qui frappe dans cette étude, c’est le décalage entre la rémunération perçue par les dirigeants et la performance réelle des entreprises qu’ils dirigent. Camair-Co, la compagnie nationale aérienne en est le parfait exemple. Malgré une masse salariale élevée pour son DG, l’entreprise a accumulé des pertes énormes, atteignant 13 milliards de francs CFA en 2022. Bien qu’une amélioration de 6 % ait été notée en 2023, les capitaux propres de l’entreprise restent dans le rouge, passant de -118 milliards à -44 milliards en seulement deux ans. Cette situation reflète une gestion inefficace qui persiste malgré les nombreux appels à la restructuration.

Entre 2020 et 2024, plusieurs entreprises publiques ont vu leurs performances s’effondrer. Ces contreperformances s’accompagnent néanmoins de rémunérations qui restent élevées, alors même que la productivité de ces entités est en chute libre. La Cicam colle parfaitement à cette description. L’entreprise continue de s’enfoncer dans les abysses de la contreperformance. Entre 2020 et 2023 elle est passée de la catégorie 3 réservée aux entreprises dont le chiffre d’affaires oscille entre 50 et 10 milliards, à la 4ème catégorie ou sont rangées les sociétés qui produisent un chiffres d’affaires de 10 et 5 milliards. Dans le classement sus-réalisé, seules Camtel, Sodecoton, la SNH et la Sonara se sont maintenus dans la même catégorie entre 2020 et 2023.

Elles font partie de la catégorie 1, celle réservée aux entreprises qui produisent plus de 100 milliards de chiffre d’affaires. Alucam, dont le directeur général jouit des privilèges financiers quasi similaires à ceux octroyés aux dirigeants des entreprises évoquées supra, est passée de la catégorie 1 à 2 (réservée aux entreprises avec un chiffre d’affaires compris entre 50 et 100 milliards), avec une dégradation d’au moins 40 milliards de son chiffre d’affaires. La CDC a stagné à la catégorie 2, tout comme ADC et Camwater qui se sont maintenus dans la troisième catégorie avec un chiffre d’affaires qui varie entre 10 et 50 milliards de FCFA. «Il ressort de ce qui précède que les dirigeants d’entreprises en stagnation et régression coûtent plus cher à l’État, sans véritablement produire la valeur attendue de manière importante, soit un montant global de 16,1 milliards de FCFA, contre 2,2 milliards de FCFA pour les dirigeants dont l’action permet de créer de la valeur », commente l’universitaire dans cette analyse rendue publique le 29 août dernier.

De plus, un rapport publié par la Commission technique de réhabilitation (CTR) des entreprises publiques du Cameroun au 31 décembre 2022 révèle une situation critique pour plusieurs grandes entreprises. Ces entités, parmi lesquelles Alucam, Sonara, Camtel, Camwater, Camair-Co et la CRTV, cumulent des dettes à court terme atteignant 2 179,3 milliards de FCFA, compromettant ainsi leur solvabilité, leur liquidité, et leur rentabilité. Le rapport souligne que près de 72,4 % de cette dette est concentrée dans les secteurs des hydrocarbures, de l’eau et de l’électricité, dominés par Sonara et l’Électricité Development Corporation (EDC). Les secteurs des postes et télécommunications, avec Camtel et la CRTV en tête, représentent 11,7 % des dettes. De plus, les entreprises peinent à s’acquitter de leurs obligations fiscales et sociales, avec une dette fiscale atteignant 574,9 milliards de FCFA (24,9 % de la dette totale) et une dette sociale de 114,372 milliards de FCFA (5,24 %).

Cemac : la BEAC réduit de 50 milliards de FCFA son offre de liquidité aux banques

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Le marché bancaire de la zone Cemac fait face à une tension croissante en matière de liquidités, alors que la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a réduit, le 10 septembre 2024, son offre de refinancement de 250 à 200 milliards de FCFA. Cette décision intervient malgré une demande accrue des établissements de crédit. En effet, selon les résultats publiés par la banque centrale, cette opération a obtenu un taux de souscription de 218,50 %, les banques ayant exprimé un besoin de 437 milliards de FCFA, soulignant les défis auxquels est confrontée la banque centrale dans sa gestion de la politique monétaire.

Après avoir injecté à trois reprises 250 milliards de FCFA lors de ses précédentes opérations, la BEAC a cette fois-ci opté pour une réduction, et ce, malgré une demande de 423 milliards de FCFA exprimée lors de la dernière opération, soit un taux de souscription de 170 %. Cette décision de réduire de 50 milliards FCFA pourrait être interprétée comme une mesure de prudence dans un contexte où l’inflation reste un enjeu majeur pour les autorités monétaires de la région.

En effet, la BEAC doit jongler entre la nécessité de maîtriser l’inflation et celle de soutenir la croissance économique, prévue à 3,6 % pour 2024, son niveau le plus élevé depuis une décennie. Si l’inflation commence à faiblir, les banques, elles, continuent d’exprimer des besoins de refinancement importants, révélant un décalage persistant entre la demande et l’offre de liquidités.

L’inflation résiste aux mesures de la BEAC

Malgré les injections régulières de la BEAC, l’inflation reste élevée dans plusieurs pays de la zone Cemac, comme le Cameroun, où elle a atteint 6,3 % entre avril 2023 et avril 2024. Ce chiffre dépasse largement la limite des 3 % fixée par la BEAC. Ainsi, la banque centrale se trouve dans une situation délicate, entre un besoin croissant de financement des banques et la lutte contre l’inflation, essentielle pour stabiliser les économies de la région.

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