mardi, juin 2, 2026
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Le MINFI encourage une gestion proactive des dettes publiques dans le contexte des nouvelles règles OHADA

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Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
ministre-des-finances-motaze-veut voir clair dans la gestion des fonds Covid

Ce texte, adopté le 17 octobre 2023 à Kinshasa, introduit un nouveau cadre juridique permettant l’inscription d’office des créances publiques dans les budgets des entités débiteurs après un délai de trois mois, lorsque ces dettes n’ont pas été réglées suite à une mise en demeure.

L’une des principales innovations de cette réforme réside dans l’article 30-1 de l’AUPSRVE, qui stipule que « toute créance constatée par un titre exécutoire ou découlant d’une reconnaissance de dette par une personne morale de droit public […] peut faire l’objet d’une inscription d’office dans les comptes de l’exercice et dans le budget de ladite personne morale, au titre des dépenses obligatoires. » Cette mesure vise à renforcer l’autorité des titres exécutoires tout en préservant l’équilibre financier des entités débitrices.

Cependant, conscient des risques potentiels qu’une telle procédure pourrait induire, le ministre des Finances recommande une approche prudente et concertée. Il souligne notamment l’importance de privilégier le règlement négocié des dettes afin d’éviter de recourir systématiquement à cette nouvelle procédure d’inscription d’office. « Le législateur communautaire a entendu concilier la nécessité de renforcer l’autorité attachée aux titres exécutoires, avec le souci de préserver l’équilibre financier des entités débitrices », a précisé le ministre Motaze.

Dans sa lettre, Le ministre Louis Paul Motaze invite également les administrations publiques à mettre en place des mécanismes de prévention des différends, en insistant sur la nécessité de transmettre à son ministère, chaque année, un état du contentieux assorti des risques financiers associés. « J’attache du prix à l’appropriation et à l’application diligente des actions contenues dans la présente lettre-circulaire, dont le but ultime est […] de garantir une meilleure gestion prévisionnelle des charges résultant des titres exécutoires », a-t-il ajouté. Ainsi, cette réforme de l’AUPSRVE marque un tournant important dans la gestion des créances publiques, offrant un cadre clair pour les créanciers, tout en incitant les entités débitrices à une gestion budgétaire plus rigoureuse et anticipative.

Le FIDA et le Cameroun renforcent leur partenariat pour développer le secteur agricole

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Le Cameroun souhaite intensifier ses efforts dans les domaines agricoles. En misant sur les filières riz et poisson, le gouvernement espère créer des milliers d’emplois pour les jeunes et réduire la dépendance aux importations. Le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a accordé jeudi 19 septembre dernier, une audience à Bernard Hien, nouveau directeur régional de la division Afrique centrale et de l’Ouest du Fonds International pour le Développement de l’Agriculture (FIDA).

Pendant l’entretien, le chef du gouvernement a souligné que la diversification et l’irrigation adéquate de ces secteurs seraient cruciales pour atteindre les objectifs en matière d’emploi des jeunes. « Nous avons pu noter les orientations du Premier ministre, notamment son souhait de focaliser nos efforts sur les jeunes et les filières du riz et du poisson, afin de créer des opportunités dans les chaînes de valeurs agricoles. », a déclaré Bernard Hien.

La question de la gestion des eaux de la saison des pluies a également été discutée, en réponse aux inondations récurrentes dans certaines régions du pays, particulièrement dans le nord. Le gouvernement souhaite mettre en place un système de récupération et d’utilisation de cette eau pendant la saison sèche, afin de répondre aux besoins d’irrigation. « Le Premier ministre a demandé que nous puissions travailler avec les ministères sectoriels pour mieux mobiliser et utiliser à des fins d’irrigation cette eau perdue pendant la saison des pluies », a expliqué Bernard Hien. Cette collaboration vise à minimiser les impacts des longues saisons sèches et optimiser les ressources en eau disponibles.

Les deux parties ont examiné l’état de la coopération entre le Cameroun et le FIDA, qui s’étend sur près de 40 ans. En tant qu’agence des Nations Unies, l’institution intervient au Cameroun à travers un portefeuille de projets évalué à 250 millions de dollars, soit environ 125 milliards de FCFA. Ces fonds sont principalement destinés au développement des filières riz et oignons, à la gestion des parcs nationaux dans les régions du septentrion et du nord-ouest, ainsi qu’à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes dans les secteurs agro-pastoral et aquacole.

Environnement des affaires : les propositions du nouveau patronat

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Refonte de la taxe foncière, réduction des taxes parafiscales ; plus d’investissement dans les infrastructures énergétiques et routières ; des mesures pour encadrer l’immigration des travailleurs qualifiés vers le Canada…le patronat présente sa vision sur les principaux défis liés à l’activité économique.

Pour la première fois depuis l’aboutissement du processus de fusion de l’ex Gicam et Ecam,  le nouveau patronat s’exprime sur la situation économique du pays. Face à la presse à Douala, les administrateurs du Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) abordent divers sujets. A côté des questions habituelles telles que la fiscalité,  les infrastructures, le marché public,  la nouvelle organisation  patronale soulève l’environnement numérique et l’immigration  vers le Canada.
Des mesures pour atténuer l’immigration canadienne sur les entreprises

Le Président du Gecam, Célestin Tawamba fait savoir que le patronat est de plus en plus préoccupé par les départs réguliers des travailleurs qualifiés vers le Canada avec près de 6000 camerounais ayant immigré entre janvier et avril 2024.  Célestin Tawamba souhaite une concertation entre le gouvernement et le secteur privé à ce sujet. Ceci afin d’examiner les causes de ce phénomène et  « discuter mes mesures potentielles pour atténuer ses effets ».  Selon le Gecam, plusieurs employés ont en effet quitté leurs entreprises laissant des dettes non remboursées, compromettant l’accès au crédit pour d’autres employés. En plus, pour la plupart ce sont des employés dont les entreprises ont parfois financé leur formation. Ce qui occasionne une fuite de compétences. Des stratégies pour encadrer ce phénomène doivent être mises en place, pense le Gécam.

Une réforme fiscale  préservant les entreprises « fortement taxées » 

Tout en saluant les efforts déployés par l’administration  fiscale, le Gécam estime qu’il faut réviser le  système fiscal actuel qualifié d’ « injuste et oppressif » pour les entreprises.  « Notre système conduit à payer des taux effectifs de 60 à 80%. Il fait payer l’impôt aux entreprises naissantes et même celles qui font des pertes », explique Célestin Tawamba.
 La réduction des taxes parafiscales est aussi suggérée. Notamment celles des CTD.  Célestin Tawamba cite notamment la taxe sur le dépotage des conteneurs sur la voie publique  récemment mise en place par la CUD.  Ce qui s’ajoute à celles instituées  par la loi de finances de 2024. Pour le président du Gecam, cette loi  « a mis en exergue une multiplication  exponentielle des taxes parafiscales touchant quasiment tous les secteurs d’activités et tous les services  rendus par  les administrations publiques». Plus globalement, le Gécam suggère que dans la loi de finances 2025,  soient inscrites des mesures d’élargissement fiscal qui  n’affectent pas les entreprises « déjà fortement taxées »  et une refonte de la taxe foncière et sur l’immobilier.

 Densifier les investissements sur les infrastructures
 Dans le secteur énergétique considéré comme l’un des principaux défis des entreprises, le Gecam appelle le gouvernement  à  renforcer les investissements dans les infrastructures de transport  d’électricité en état de vétusté. De même, à régler sa dette vis à vis d’Eneo afin de restaurer l’équilibre financier du secteur de l’électricité.  Ce qui permettrait  d’accompagner des projets en cours afin de répondre à la demande industrielle non comblée estimée aujourd’hui  à environ 400Mw.
Sur l’état des infrastructures de transport, le Gecam invite le gouvernement à recourir au partenariat public privé si nécessaire pour financer le réseau routier.  Aussi, de repenser le péage routier avec l’arrivée des péages automatiques afin qu’ils puissent contribuer à l’entretien du réseau routier national.  Une décision urgente doit être prise selon le patronat. Car, l’activité économique  est durement affectée par le mauvais état des routes dont seulement 9% sont bitumées. « L’évaluation  de certains produits en provenance ou à destination des ports et des grandes villes s’en trouve profondément  affectée… » note le Gecam. Or, le transport aérien est hors de portée  tandis qu’il serait la seule voie de recours pour joindre les régions septentrionales où les routes sont impraticables. « Près de 300 000 FCFA le billet MVR- DLA-MVR en classe économique c’est incompréhensible »s’indigne Célestin Tawamba.

Revoir la politique  en matière d’incitations à l’investissement

Sur la politique  en matière d’incitations à l’investissement, au-delà de la révision du cadre légal, le Gecam dit avoir notamment  proposé à l’Agence de Promotion des Investissements, de suspendre la délivrance des agréments dans les secteurs saturés et à forte concurrence. Ceci en attendant  d’avoir une loi adaptée aux investissements privés. Car, pour le patronat, la loi de 2013 adossée aux nouvelles réformes en la matière présente plusieurs insuffisances. Certaines   nouvelles dispositions sont en  « déphasage » avec de la loi.  Il en est par exemple  de la question des mesures  d’incitations fiscales et douanières durant les phases d’installation jugée  » vaste  et pas toujours  adaptée aux objectifs recherchés »

Au demeurant le patronat formule la recommandation d’une refonte de la loi sur les incitations  à l’investissement.  Ce qui serait avantageux pour les pouvoirs publics.  Car  simulation faite, « si l’on s’en tient aux chiffres disponibles,  pour une proportion  de 198 milliards de FCFA d’incitations fiscales  et douanières accordées, la richesse créée se situerait autour de 41 milliards de FCFA seulement  soit 0, 00018% du PIB. », note le Gécam.

 Le patronat camerounais  propose par ailleurs une mise à jour  de la législation autour de l’obtention du titre foncier et l’accélération du processus d’informatisation  et de numérisation du titre foncier. Sur le numérique, le Gécam  suggère que soit mise à jour la réglementation dans le secteur des TIC au Cameroun. Car les entreprises font face à une insuffisance d’offres des opérateurs de téléphonie mobile. En plus de la mauvaise qualité du réseau, le Gecam déplore l’usage de plusieurs numéros mobiles identifiant les personnes pour des besoins professionnels. Ce qui constitue « un risque élevé d’usurpation de l’identité téléphonique de l’entreprise dans des actes frauduleux ».

Service internet : MTN explique les coupures

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Dans un communiqué rendu public ce 23 septembre 2024, MTN Cameroon annonce « une double coupure de la fibre optique sur les segments Touboro-Madingri et Wanibanda-Ngoua». Justifiant ainsi la mauvaise qualité de la fourniture des services internet que décrient les consommateurs, et particulièrement ceux de la partie septentrionale du pays. L’opérateur saisit l’occasion pour confier que « le nombre de coupures de fibre a augmenté de plus de 40% par rapport à la situation de l’année dernière, qui était déjà assez préoccupante», et que « la dégradation est encore plus alarmante depuis le mois d’août, avec une moyenne de plus de deux coupures de fibre par jour». En rappelant que « Camtel est l’opérateur auquel l’Etat du Cameroun a accordé le monopole de la gestion de la fibre optique». A charge pour celui-ci de « mettre cette ressource essentielle à la disposition des autres opérateurs».

Le communiqué dénonciateur

Le pont est vite trouvé par MTN Cameroon pour dénoncer la communication de Camtel à au sujet de la mauvaise qualité du service internet. « Nous notons avec étonnement la récente campagne de presse de Camtel qui désinforme le public sur les raisons de l’instabilité des services de communication électroniques», écrit le département communication de MTN Cameroon. Le service de communication de Camtel a inondé les plateaux de télévision le temps d’un week-end pour non seulement justifier la coupure de la fibre optique, mais surtout indiquer avoir mis à la disposition des opérateurs privés une solution alternative, et pire, inviter les clients à rejoindre Camtel, comme l’a fait Benedict Ndinwa, cadre au département communication de Camtel, sur le plateau de Club d’Elite sur Vision 4. « Blâmer les autres opérateurs ne résout pas les causes profondes de la détérioration de la qualité des services de communications électroniques».

C’est une guerre latente qui dure depuis des années et qui commence à étouffer dans les cœurs desdits opérateurs. Entre temps, c’est le consommateur qui en pâtit.

Reconstruction du NOSO: l’argent manque toujours à l’appel

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L a semaine dernière à Bamenda, lors de la 14e session de l’Assemblée régionale du NordOuest, le ministre Paul Tasong, président du comité de pilotage du Plan présidentiel pour la reconstruction et le développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD-NO/SO), a révélé un bilan financier en demi-teinte, bien loin des ambitions initiales.

Sur les 154 milliards de FCFA espérés depuis le lancement du plan en 2020, seuls 50 milliards de FCFA ont pu être mobilisés à ce jour, soit à peine un tiers des besoins prévus. Ce constat conforte les détracteurs de ce plan qui ont toujours trouvé insensé le fait de lancer la reconstruction de ces régions, encore dévastées par l’instabilité sociopolitique et sécuritaire liée au conflit séparatiste qui sévit depuis 2016.

RARETÉ DES FINANCEMENTS

 L’objectif de ce plan, initialement étalé sur deux ans, était de reconstruire les infrastructures publiques, relancer les activités agricoles et revitaliser le tissu économique, en particulier dans le secteur agro-industriel. Toutefois, dès le départ, la mobilisation des financements s’est révélée être un parcours semé d’embûches. Jusqu’à présent, l’Etat Camerounais demeure l’un des principaux contributeurs à cette initiative.

En 2022, on estimait sa participation à hauteur de 8,9 milliards, soit 10 % du budget initial qui était de 89 milliards de FCFA. Les seules contributions extérieures à l’Etat étaient alors celles du Japon qui a déboursé 1,5 milliard de FCFA en 2022, puis 1,3 milliard en mars 2023 ainsi que celle du secteur privé local dont la contribution à l’époque était estimée à 1,2 milliard de FCFA.

 Ce qui a permis d’atteindre un total de 11,6 milliards de FCFA, un montant bien en deçà des prévisions. Entre 2022 et 2024, le gouvernement camerounais a pris d’autres engagements financiers en faveur du projet, en contractant notamment un prêt de plus de 20 milliards de FCFA auprès de la Banque islamique de développement, mais également en portant à 35 milliards de FCFA le budget alloué au PPRDNO/SO dans la loi de finances rectificative comptant pour cette année. Il est ainsi passé de 30 à 35 milliards de FCFA.

Dans le détail, l’État du Cameroun contribuera à hauteur de 15 milliards de FCFA, la Banque islamique de développement (BID) apportera 8,6 milliards de FCFA, et le Japon financera 2 milliards de FCFA. À cela s’ajoutent les 9,3 milliards de FCFA provenant du report budgétaire de 2023.

FRILOSITÉ DES PARTENAIRES INTERNATIONAUX

Les raisons de cette faible mobilisation sont multiples. L’une des plus prégnantes est que les principaux partenaires du Cameroun, à l’instar de la France et des États-Unis, ont posé comme condition préalable à leur engagement la mise en œuvre d’un véritable dialogue pour résoudre le conflit dans ces régions. Un pas que Yaoundé n’a pas encore franchi dans les termes souhaités par ces acteurs. Résultat : l’élan financier espéré n’a pas suivi, freinant l’avancée des chantiers pourtant urgents. Malgré ces obstacles, Paul Tasong a tenu à souligner les progrès réalisés. Jusqu’à présent, 258 projets ont été menés à terme, touchant des secteurs aussi essentiels que l’éducation, l’approvisionnement en eau et l’agriculture.

Ces actions visent à soulager les populations locales, durement éprouvées par le conflit. Pour l’heure, la deuxième et la troisième phase du PPRD-NO/SO dont on prédit l’imminence vont donner la priorité à la relance du secteur agro-industriel.

Des entreprises telles que la Cameroon Development Corporation (CDC) ou Pamol Plantations, fortement affectées par la crise, devraient recevoir un soutien afin de retrouver leur rôle central dans l’économie locale. Mais, comme l’a rappelé le ministre Tasong, ces efforts ne pourront pleinement se concrétiser qu’avec un engagement financier plus fort. Pour transformer durablement le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, il faudra, selon lui, mobiliser près de 2500 milliards de FCFA, une somme colossale encore bien loin d’être à portée de main.

Cacao: Le plan de Neo Industry pour bousculer la hiérarchie du secteur de la transformation

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Par Emmanuel Néossi viendra le bonheur du cacao camerounais

N eo Industry, acteur majeur de la transformation du cacao au Cameroun, met en place une stratégie audacieuse pour s’affirmer comme un leader incontournable du secteur. L’entreprise fondée par Emmanuel Neossi, qui occupe actuellement la quatrième place sur le marché national, déploie un plan d’expansion visant à accroître significativement sa capacité de production et à s’assurer une position parmi les trois premiers transformateurs du cacao au Cameroun. À l’horizon de cette ambition, se trouvent plusieurs leviers stratégiques : l’extension des capacités de transformation de son usine, la signature de partenariats renforcés, et la consolidation de son approvisionnement en cacao.

UNE EXTENSION DE CAPACITÉ POUR RÉPONDRE À LA DEMANDE CROISSANTE

En 2023, Neo Industry a transformé environ 32 000 tonnes de cacao, une performance notable mais insuffisante face aux géants du secteur que sont Sic Cacao, Chococam et Atlantic Cocoa. Pour combler cet écart, l’entreprise a engagé des investissements pour porter sa capacité à 42 000 tonnes dès 2024, soit une augmentation de plus de 31%. L’usine de Fondjomoko, située dans la région de l’Ouest, joue un rôle clé dans cette montée en puissance, produisant non seulement des fèves broyées, mais aussi du beurre, de la poudre et de la masse de cacao, qui sont des produits à haute valeur ajoutée sur le marché international.

Cette extension est d’autant plus stratégique que le marché camerounais du cacao est en pleine effervescence. En 2023, la production nationale a atteint 266 725 tonnes, mais seulement 32% de ces volumes ont été transformés localement. Avec sa montée en régime, Neo Industry vise à combler cette lacune et à s’aligner sur l’objectif national de transformer 50% de la production d’ici les prochaines années.

UN PARTENARIAT RENFORCÉ AVEC SAMEN PATRICE POUR SÉCURISER L’APPROVISIONNEMENT

La signature récente d’un contrat de partenariat avec le groupe Samen Patrice, négociant historique de Neo Industry, constitue un autre pilier de la stratégie de croissance de l’entreprise. Ce contrat prévoit une augmentation considérable des volumes de cacao livrés à l’usine de Kékem. Ainsi, le groupe Samen, qui fournissait initialement 25 000 tonnes de fèves par an, s’est engagé à multiplier par huit ses livraisons pour atteindre 200 000 tonnes dès la campagne 2024­2025.

 Cela représente près de 75% de la production nationale lors de la précédente campagne, une prouesse qui place Neo Industry dans une position privilégiée pour dominer le marché de la transformation. Ce partenariat, fondé sur la confiance et l’expertise locale, permet également à Neo Industry de renforcer son ancrage régional. L’approvisionnement est principalement assuré par les producteurs des grandes zones cacaoyères du Cameroun (Centre, Littoral, Ouest et Sud), garantissant à l’entreprise un flux continu de matière première.

CARTOGRAPHIE ET RETOUR DES PRODUCTEURS POUR RENFORCER L’APPROVISIONNEMENT

Un des aspects novateurs du plan de Neo Industry est la cartographie des plantations de cacao abandonnées ou sous­utilisées. Grâce à cette initiative, l’entreprise entend identifier et ressusciter des hectares de terres inexploitées, notamment dans les zones reculées, pour stimuler la production nationale. Par exemple, certaines plantations dans la région du Littoral, autrefois inaccessibles, produisent désormais jusqu’à 260 tonnes de cacao grâce aux efforts coordonnés de Neo Industry et de ses partenaires locaux.

 Le retour massif des producteurs dans ces plantations délaissées est un signe encourageant pour l’entreprise, qui table sur une hausse significative de la production nationale de cacao au cours des prochaines campagnes. Ce regain d’intérêt des producteurs s’explique, entre autres, par la hausse des prix du cacao sur le marché international, rendant cette culture à nouveau attrayante et profitable. En redynamisant ces plantations, Neo Industry se dote d’une base d’approvisionnement durable, tout en contribuant à la relance économique des régions productrices.

VERS UN NOUVEAU LEADERSHIP DANS LA TRANSFORMATION DU CACAO CAMEROUNAIS

Neo industry se fixe pour objectif de se hisser parmi les trois premiers transformateurs de cacao du Cameroun, un marché actuellement dominé par des géants tels que Sic Cacao, filiale du groupe suisse Barry Callebaut, qui détient à lui seul 70% des parts de marché. Pour y parvenir, l’entreprise mise non seulement sur l’expansion de ses capacités et la sécurisation de ses approvisionnements, mais aussi sur l’innovation et la qualité de ses produits. En effet, Neo Industry prévoit d’introduire de nouvelles lignes de produits dérivés du cacao, répondant ainsi à la demande croissante des marchés internationaux pour des produits de haute qualité, issus de filières durables et traçables.

Ce virage vers l’excellence devrait permettre à l’entreprise de se démarquer et de séduire de nouveaux clients, tout en répondant aux exigences de plus en plus strictes en matière de traçabilité et de conformité aux normes européennes. Néo Industry affiche une ambition claire : devenir un acteur de premier plan dans le secteur de la transformation du cacao au Cameroun. Grâce à des investissements soutenus, des partenariats solides et une vision stratégique à long terme, l’entreprise est en bonne voie pour rivaliser avec les leaders actuels et contribuer à la modernisation et à la valorisation de la filière cacaoyère camerounaise.

Douala : des loups lâchés par la justice emportent des vies.

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L’un des visages les plus connus du gang les microbes dans la ville de Douala,  RAKITIC, a fait irruption au quartier Bali. Sortis récemment de prison, avec une trentaine de ses compagnons, ils ôtent la vie à deux individus, vendredi soir.

Sur la Toile, on peut voir « des images du cadavre d’un homme baignant dans une mare de sang. Le crime, à la rue des manguiers. Au quartier Bali à Douala ». Il s’agit du corps d’Adriel, commerçant très connu à Douala. La victime, poignardée à mort et dépossédé de ses biens. Ceci par une trentaine de microbes. Tous originaires des quartiers Nkomondo et  New-Bell.

Quelques bourreaux identifiés, sont des visages connus. RAKITIC, sorti récemment de prison, WOLOSO, MARCELO et KASS. Il faut indiquer, que ces brigands ne se sont pas arrêtés là. Après le meurtre de la rue des manguiers, ils ont également tué une deuxième personne au quartier Anatole.

Douala  envahit

Pour rappel, le mardi 13 décembre 2022, ces brigands dénommés microbes, ont investi plusieurs quartiers de la ville de Douala. Pour agresser les populations et arracher leurs biens. « C’est le cas des quartiers  comme Cité Sic. Où, selon des sources, ces délinquants armés d’armes blanches, ont fait irruption, obligeant les fidèles d’une église à vider le lieu. Des cas similaires ce jour-là sont signalés à Akwa, Beedi, Bonapriso, Makea, Bonamoussadi, Bessengue, Makepe, New-Bell. Où les populations ont barricadé leurs domiciles plus tôt que prévu ».

Les microbes

Il faut noter que, le phénomène des “microbes” qui semble être le dernier des néo-phénomènes criminels arrivé au Cameroun. Se rapproche des vols à main armée . Et se spécifie par l’usage régulier de la violence.

Leur âge varie entre 12 et 18 ans. Ils se déplacent par petits groupes; armés de couteaux, de machettes, de haches et de gourdins. Pourquoi ces criminels finissent par être relâché?

Une question se pose. Comment comprendre que des visages de la criminalité, reconnu dans la capitale économique, finissent toujours par être libéré? Des individus, filmés par des caméras, pris en flagrant délit sont finalement relâchés dans la nature. Ceci sous le regard des autorités (Direction générale de la sûreté, ministère de la Défense, de la justice…).

La Sonamines veut reprendre le projet de rutile d’Akonolinga, abandonné par le français Eramet

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Hervé Boyogueno directeur général de la Sonamines.

Au Cameroun, la Société nationale des mines (Sonamines) se prépare à relancer le projet d’exploitation du gisement de rutile d’Akonolinga, abandonné par le groupe minier français Eramet. Lors d’une interview avec Investir au Cameroun, le Directeur général de l’entreprise publique camerounaise Serge Hervé Boyogueno,  a partagé les grandes lignes de cette reprise, tout en abordant les défis environnementaux majeurs et les stratégies d’investissement envisagées pour redonner vie à ce projet stratégique.

Une relance sous stratégie ajustée

Le projet d’Akonolinga, situé dans la région du Centre au Cameroun, abrite l’un des rares gisements de rutile du pays. Abandonné par Eramet, qui juge le projet non rentable, il est aujourd’hui au cœur des priorités de la Sonamines. Serge Hervé Boyogueno a mené une mission sur le site : « La Sonamines peaufine en ce moment sa stratégie, de sorte à reprendre le projet », a-t-il déclaré. Cette mission de reconnaissance sur le terrain s’inscrit dans un cadre légal, soutenu par la nouvelle loi minière camerounaise, qui permet à l’État de récupérer les projets abandonnés par leurs développeurs.

Le retrait d’Eramet s’explique par des critères très stricts de rentabilité. Le groupe Eramet a estimé que ce projet est non rentable, notamment en raison « des coûts énormes liés à l’environnement et autres », a précisé Boyogueno. En effet, selon le géant français du manganèse, les études ont révélé une faible durée d’exploitation avec seulement cinq ans de production prévue à Akonolinga, comparativement à leurs opérations au Gabon, où Eramet développe la plus grande mine de manganèse au monde.

Des défis environnementaux majeurs

L’un des obstacles majeurs à la relance du projet réside dans les questions environnementales. Le site d’Akonolinga se trouve sur une plaine inondable, ce qui implique des coûts d’adaptation considérables. Eramet avait également relevé la présence de particules ultrafines dans le gisement, un facteur susceptible de nuire à l’environnement et à la biodiversité. Boyogueno a reconnu ces contraintes, tout en soulignant que la Sonamines envisage une approche différente : « Nous sommes conscients de tout cela, et c’est la raison pour laquelle avec les partenaires qui frappent à notre porte pour ce projet, nous allons mener également nos propres études ».

L’approche de la Sonamines sera donc plus flexible, visant à identifier des moyens de minimiser les coûts environnementaux tout en assurant la rentabilité de l’exploitation. Sous un autre angle, la Sonamines explore diverses options pour financer cette reprise. L’une des pistes envisagées est la création d’une joint-venture entre la Sonamines et un partenaire industriel. « Nous avons déjà élaboré plusieurs stratégies de financement et de développement des projets miniers », a affirmé Boyogueno, en précisant que la formation d’une joint-venture permettrait de partager les coûts et les risques.

Cette collaboration avec un partenaire permettra à la Sonamines de s’associer à des investisseurs dotés des capacités financières et techniques nécessaires pour relancer le projet, tout en garantissant une répartition équitable des bénéfices. Boyogueno souligne que « plusieurs stratégies existent également pour financer la contrepartie de la Sonamines dans la joint-venture ».

Ce modèle pourrait s’avérer crucial pour la Sonamines, qui n’est pas encore une entreprise financièrement robuste. En s’appuyant sur des partenaires privés, elle pourrait contourner les obstacles financiers tout en maximisant le potentiel du gisement.

Lions indomptables : la Fécafoot se donne 10 jours pour recruter un équipementier

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Vers un retour d'Adidas

Dans un communiqué signé du 19 septembre 2024, le secrétaire général de la Fédération camerounaise de football (Fécafot) informe l’opinion publique que la Fécafoot a lancé un appel d’offres international en vue de sélectionner un équipementier pour les Lions indomptables, toutes sélections confondues. Les soumissionnaires ont 1O jours pour se manifester, en payant par ailleurs la somme de 250 milles fracs CFA (381 euros). D’autant plus qu’en publiant le communiqué, la journée était déjà passée.

Le communiqué de la Fécafoot

La commission de passation des marchés de la Fécafoot se réunira après la clôture du délai de soumission, pour étudier les dossiers et « l’équipementier ayant obtenu la meilleure note sera retenu», précise Blaise Djounang, le secrétaire général de la Fécafoot. Des voix s’élèvent déjà pour soupçonner la Fécafoot d’avoir organisé un marché de dupes. « En dix jours, comment un équipementier va-t-il monter un dossier consistant ?», s’est demandé Dr Serge Mbappe, promoteur de football sur les antennes de Royal FM, une radio privée de Yaoundé. Y voyant une opération « pour se faire bonne conscience, ayant déjà son équipementier». C’est que les Lions indomptables jouent le 7 octobre prochain contre le Kenya, en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. Et donc l’équipementier dispose de 17 jours pour retirer l’appel d’offres à la Fécafoot, constituer son dossier, attendre le dépouillement des dossiers, leur examen, engager les pourparlers jusqu’à la signature du contrat, proposer des modèles d’équipements, les faire valider et produire en stocks de grandes quantités. Une course contre la montre.

Pour comprendre: C’est fini entre One all sport et la Fécafoot

On sait qu’en résiliant le contrat avec One all sport le 6 aout dernier, après deux ans de deal dans un flou total, la Fécafoot avait annoncé l’imminence de cet appel d’offres, en vue de doter les sélections nationales de football du Cameroun, d’un nouvel équipementier. Depuis plusieurs mois, la Fécafoot s’était terrée dans un silence assourdissant. Alors qu’elle avait indiqué que les Lions indomptables porteront les équipements du mystérieux One all sports jusqu’à la période Fifa de septembre 2024. Mais les dernières sorties des Lions indomptables A se sont déroulées dans des conditions troubles, marquées par une guerre de contrôle de la sélection entre la Fécafoot et l’Etat du Cameroun. La Fécafoot ayant refusé de mettre le matériel d’entraînement et des matchs à la disposition du staff désigné par l’Etat du Cameroun, le ministère en charge des sports, a depuis juin dernier, acheté des équipements sur le marché. La prochaine occasion va être compliquée, tant le ministère ne connaît pas encore l’équipementier qui va habiller les sélections nationales. Et l’Etat qui n’avait déjà pas été associé au choix de One all sport, a en vain demandé à voir le contrat qui le lie à la Fécafoot.

Au moment où la Fécafoot lance l’appel d’offres, des fuites d’informations venant de Tsinga laissent croire que l’instance faîtière du football camerounais est rentré en négociations avec l’Allemand Adidas depuis quelques mois, mais les négociations achopperaient sur le choix de l’équipementier de faire d’André Onana son égérie. Ce qui ne serait pas du goût de Samuel Eto’o, le président de la Fécafoot qui n’est pas en odeur de sainteté avec le plus en vue des Lions indomptables de l’heure.

Fraude bancaire : Afriland First Bank dénonce une arnaque aux cryptoactifs utilisant son nom

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Dans cette sortie officielle, la banque a fermement démenti toute implication dans ces activités illégales, soulignant qu’elle n’est associée « ni de près ni de loin » à ces manœuvres. Elle dénonce également l’utilisation abusive de son label, qui crée une confusion dangereuse parmi les internautes et ses clients.

Les escrocs, en utilisant le nom « Afriland », tentent de donner l’illusion qu’ils agissent au nom de la célèbre institution bancaire camerounaise. Ces fraudeurs promettent des gains astronomiques aux internautes intéressés par des placements en cryptoactifs, tout en utilisant de manière frauduleuse l’image et le nom d’Afriland First Bank pour crédibiliser leur opération. Afriland First Bank a rappelé que son nom et ses variantes sont protégés par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Toute utilisation non autorisée expose les fraudeurs à des poursuites judiciaires. « Nous déplorons ces pratiques criminelles qui visent à tromper et arnaquer les usagers des réseaux sociaux. La marque Afriland est protégée et son utilisation frauduleuse est un acte grave qui sera poursuivi devant la justice », précise le communiqué.

Avertissement face à la multiplication des fraudes

Face à la recrudescence des arnaques dans le domaine des cryptoactifs et des services financiers digitaux, Afriland First Bank a tenu à préciser qu’elle n’offre actuellement aucun produit ou service en lien avec les crypto-monnaies. La banque a insisté sur le fait qu’elle mène ses activités dans le strict respect des réglementations en vigueur dans chacun des pays où elle est implantée. Toutefois, Afriland First Bank reconnaît l’importance des innovations financières pour l’inclusion économique des populations africaines et reste attentive aux évolutions dans ce secteur. Elle a réaffirmé son engagement à évaluer ces innovations tout en priorisant la sécurité et la protection des utilisateurs.

Sensibilisation à la prudence en ligne

Profitant de l’occasion, Afriland First Bank appelle les internautes à redoubler de vigilance face aux promesses de rendements extraordinaires circulant sur les réseaux sociaux. « Il est impératif d’adopter des comportements prudents face à des propositions mirobolantes et indécentes », insiste la banque dans son message d’alerte.

Cette mise en garde vient rappeler l’importance pour les utilisateurs du web de se méfier des offres alléchantes, surtout dans un environnement où les fraudes numériques connaissent une recrudescence. Afriland First Bank, à travers ce message, se positionne comme un acteur engagé dans la lutte contre la fraude financière et invite ses clients ainsi que le public à faire preuve de discernement pour éviter de tomber dans les pièges tendus par les escrocs du web.

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