mercredi, juin 3, 2026
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Société Générale: Marème MBAYE reçoit une distinction du chef de l’Etat

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Le ministre des Finances a procédé le 18 octobre dernier à Douala, à la remise de distinction honorifique au nom du chef de l’État à titre exceptionnel  à Marème Mbaye Ndiaye. La sénégalaise qui a dirigé la filiale locale du groupe bancaire Société Générale reçoit ainsi la reconnaissance pour son leadership en faveur de plusieurs actions financières au profit du Cameroun. Elle a ainsi reçu la médaille de Chevalier de l’ordre national de la valeur.

« Ce que le Chef de l’Etat a surtout retenu, c’est que, sous l’impulsion de Madame MBAYE, la banque Société Générale Cameroun s’est particulièrement distinguée dans l’accompagnement de l’Etat du Cameroun, à travers l’émission de titres publics », indique le ministre Louis Paul Motaze.   Il ajoute que c’est grâce à cela que le niveau de mobilisation des financements du Trésor Public auprès des marchés financier et monétaire a particulièrement augmenté permettant de financer le budget de l’Etat.  Il en est de même de plusieurs projets d’infrastructures qui ont aussi obtenu des financements. Le leadership de Marème Mbaye Ndiaye a notamment contribué au succès de l’opération de rachat des Eurobonds à Paris, en 2021 par l’Etat du Cameroun.

 En dehors des marchés financiers, Marème Mbaye Ndiaye a fortement contribué au financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME).  On peut citer entre autres, l’Initiative << Growth with Africa » lancée en 2018, l’ouverture en juillet 2019 de la Maison de la PME au sein de Société Générale Cameroun afin de mieux répondre aux attentes des PME. La banque a aussi signé en novembre 2020, une convention d’un montant global de 10 milliards de FCFA avec la Banque Européenne d’Investissement pour le financement des PME.

Bien plus, à la tête de la  filiale locale du groupe bancaire français, Marème a  impulsé un soutien adapté à la PME pour faire face au choc lié à la pandémie de COVID-19. C’est ainsi qu’une  ligne de crédit, d’un montant de 25 milliards de FCFA, destinée aux PME Camerounaises affectées par la pandémie de COVID-19 a été créée au sein de la banque.

Vice -présidente du réseau bancaire d’Afrique subsaharienne,  Marème Mbaye Ndiaye totalise 24 années d’expérience professionnelle.  Elle  a rejoint le groupe Société Générale en décembre 2018,  après une carrière chez Ecobank.  Elle intègre le groupe français comme Directeur Général de Société Générale Cameroun,  avant d’être promue à la tête  de la Région Afrique Centrale et de l’Est, couvrant six pays. Le Cameroun, le Congo, la Guinée Equatoriale, le Tchad, le Mozambique et Madagascar.

Elle conduit aujourd’hui la dissolution de  cette région de Société Générale dont les filiales du Congo, du Mozambique, de Madagascar et du Tchad ont déjà été vendues. Le rachat de la filiale Cameroun n’est pas encore finalisé.

Réactions

 Louis Paul MOTAZE, ministre des Finances

 « Elle s’est illustrée par son plaidoyer en faveur de l’Etat du Cameroun sur les marchés financiers internationaux »

 « Sous la houlette de Madame Marème MBAYE NDIAYE, la banque Société Générale s’est également démarquée par : (i) le maintien de l’ouverture des agences dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest malgré le contexte sécuritaire ; (ii) la participation à la restructuration de la dette bancaire de la Société Nationale de Raffinage (SONARA). Ces derniers mois et, en sa qualité de Membre et Présidente du Comité d’Audit de la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC), elle s’est illustrée par son plaidoyer en faveur de l’Etat du Cameroun pour une plus grande visibilité sur les marchés financiers internationaux. »

Marème MBAYE NDIAYE, DG Société Générale Afrique Centrale et de l’Est

 « Cette médaille n’est pas une consécration, mais un ordre de mission »

« Cette médaille apporte une lumière à mon engagement professionnel: celui qui m’a permis, ces deux dernières décennies, de parcourir l’Afrique, du Sénégal à la Gambie, de la Gambie au Rwanda, du Rwanda au Togo et du Togo au Cameroun, sans compter la vingtaine de pays visités dans l’exercice de mes fonctions, toujours animée par la passion et l’enthousiasme qui m’ont fait revenir sur ce continent qui m’est cher à la fin de mes études supérieures, et cela pour poser ma modeste pierre à l’édifice de son développement.

Je considère à titre personnel que cette médaille n’est pas une consécration, c’est au contraire une obligation d’action. La médaille que vous venez de me remettre est en effet un << ordre de mission ». Pour continuer à servir dans mes nouvelles fonctions de Vice-Présidente et Porte- parole des Réseaux Bancaires en Afrique Subsaharienne du Groupe Société Générale et au-delà, selon mes forces, notre continent et notre pays le Cameroun. »

Le Minmidt désavoue Peak Minerals qui revendique l’acquisition de gisements miniers au Cameroun

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Le 15 octobre 2024, l’entreprise australienne Peak Minerals, spécialisée dans l’exploration minière, a annoncé avoir finalisé l’acquisition de trois projets miniers majeurs au Cameroun. Ces projets concernent deux sites d’uranium, Kitongo et Lolo, situés dans la région de l’Adamaoua, ainsi qu’un projet de rutile à Minta, dans la région de l’Est. D’après Peak Minerals, la société a acquis une participation de 80 % dans ces projets, à l’issue d’une période de due diligence, incluant des visites de terrain effectuées par son directeur, Phillip Gallagher, accompagné du géologue Dr Marat Abzalov, spécialiste reconnu dans l’exploration de l’uranium.

Cette annonce survient alors que Peak Minerals avait annoncé en juillet dernier l’organisation d’une levée de fonds de 1,02 milliard de FCFA, destinée à financer l’acquisition de permis d’exploration auprès d’African Future Minerals, Rafia Mining et Minta Resources. Pour les sites de Kitongo et Lolo, la transaction aurait permis à Peak Minerals d’obtenir six permis d’exploration couvrant environ 2 400 km², incluant des zones précédemment détenues par Mega Uranium et explorées jusqu’en 2011. Le projet de rutile à Minta, quant à lui, s’étendrait sur 8 800 km², avec des forages de reconnaissance ayant révélé des échantillons riches en rutile et en zircon, ainsi que des perspectives pour l’or et les terres rares.

«L’acquisition de ces permis marque une étape cruciale dans notre expansion en Afrique et nous ouvre des opportunités stratégiques, notamment dans l’uranium et le rutile », a déclaré Phillip Gallagher. Pour le Dr Abzalov, qui a dirigé des projets similaires en Australie, le sous-sol camerounais est prometteur. L’équipe prévoit d’ailleurs de lancer une nouvelle phase d’exploration d’ici la fin de l’année.

Un démenti catégorique du ministère des Mines

Quelques heures après l’annonce de Peak Minerals, une source au sein du ministère camerounais des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt) a fermement rejeté ces allégations. «Cette entreprise est inconnue de nos services et aucun permis ne lui a été attribué», a-t-elle déclaré. Ce n’est pas la première fois que le ministère dément les affirmations de Peak Minerals.

En juillet 2024, après la diffusion d’informations indiquant que le Cameroun aurait accordé plusieurs permis d’exploration, voire d’exploitation, à l’entreprise australienne, le ministre Fuh Calistus Gentry avait publié un communiqué officiel réfutant ces assertions. «À ce jour, la société Peak Minerals ne détient aucun permis au Cameroun et n’a jamais introduit de demande en ce sens », avait-il déclaré.

Le ministère avait également souligné que les permis d’exploration ne confèrent pas le droit d’exploitation mais permettent uniquement de mener des recherches pour mieux connaître le sous-sol. Il avait par ailleurs rappelé la stricte réglementation en matière d’exploitation minière au Cameroun, précisant que les permis de recherche n’assurent en aucun cas un droit futur d’exploitation.

Malgré ce démenti, nous avons tenté de joindre des responsables de Peak Minerals via les contacts fournis sur son site internet, afin d’obtenir de plus amples informations sur le mécanisme ayant permis à cette entreprise d’obtenir des participations dans les projets miniers susmentionnés. Au moment de mettre sous presse, la juniore minière australienne n’avait toujours pas répondu à nos sollicitations.

Paul Biya autorise un prêt de 49 milliards de FCFA pour réhabiliter les infrastructures d’eau potable à Douala

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« Le gouvernement a engagé la remise à remise à niveau des stations de production d’eau potable dans plusieurs villes secondaires (…) Les efforts nécessaires continueront d’être faits pour réhabiliter et étendre les réseaux de distribution de cette précieuse ressource, à l’intérieur de nos villes et villages, afin de la rendre plus accessibles aux ménages », a déclaré le chef de l’Etat, Paul Biya dans son message à la Nation à l’occasion de la fin d’année 2023 et du nouvel an 2024. C’est dans ce sens que le président de la République a signé le 17 octobre dernier un décret habilitant le ministre de l’Economie, de la Planification, et de l’Aménagement du territoire à signer avec la banque Eksport Finance de Norvège, un prêt d’un montant de 74,8 millions d’euros, soit environ 49,08 milliards francs CFA, pour le financement du Projet de réhabilitation et d’extension de la station d’adduction d’eau potable à Japoma dans la capitale économique du pays.

Cet acte présidentiel intervient quelques mois après la mise en service des installations des vannes du Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (Paepys). Cette infrastructure apportera une réponse partielle aux besoins en eau potable dans la capitale économique. Il est évident : « la ville de Douala est une très grande agglomération : Nous allons réhabiliter la station de Massoumbou, qui va augmenter la capacité de 60 000 mètres cubes. Nous allons réhabiliter 20 forages industriels qui vont ajouter 40 000 mètres cubes. Nous allons réhabiliter et étendre la station de Japoma, qui apportera 68 000 mètres cubes supplémentaires. Et surtout, il y a le méga projet présidentiel qui est en cours de développement et qui va ajouter 400 000 mètres cubes d’eau par jour. Au total, nous envisageons une production additionnelle de 568 000 mètres cubes d’eau par jour. », avait indiqué Blaise Moussa, directeur général de la Camwater alors qu’il présentait au Salon de l’Action gouvernementale en juillet 2023, le Programme prioritaire quinquennal de planification stratégique du sous-secteur eau potable du Cameroun. C’est pourquoi le gouvernement s’est doté d’un mégaprojet d’adduction en eau potable de la ville de Douala et ses environs à partir du fleuve Wouri.

A l’Assemblée nationale, le Premier ministre avait annoncé le démarrage de ce programme en 2024. A l’observation, le Projet de réhabilitation et d’extension de la station d’adduction d’eau potable à Japoma rendre dans le cadre du programme qui « consiste à renforcer l’offre en eau potable de la ville de Douala et ses environs, à travers la production supplémentaire de 400000 m3 par jour d’eau potable », avait expliqué Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee). Ce qui portera la capacité de production de la ville à 703400 m3 par jour contre 303400 m3 par jour, selon les estimations de 2021. Il est également question d’étendre le réseau de distribution et de renforcer les capacités de stockage de la Cameroon Water Utilities (Camwater), le concessionnaire du service public de production et de distribution.

Dans un contexte global, le directeur général de Camwater, a d’ailleurs lancé mercredi dernier, un vaste chantier d’amélioration de l’accès à l’eau potable sur l’ensemble du territoire national. La société qui assure la gestion des biens et droits affectés au service public de l’eau potable en milieu urbain et périurbain au Cameroun, prévoit d’abord de finaliser environ 8 000 raccordements en attente d’ici le 15 novembre 2024, puis de déployer 200 000 nouveaux raccordements, dont 20 000 compteurs intelligents, sur l’ensemble du territoire d’ici le 15 novembre 2025.

BLAISE MOUSSA, Directeur général Camwater

« L’eau potable est aussi un besoin industriel »

L’eau potable est également utilisée à l’échelle industrielle. Par exemple, le secteur de la métallurgie et de la sidérurgie à Douala fonctionne aujourd’hui au tiers de sa capacité de production parce que l’eau potable disponible actuellement n’est pas à la mesure des attentes. Et vous savez l’importance de la métallurgie et de la sidérurgie dans notre PIB. Encore que le Cameroun, dans l’espace francophone d’Afrique noire, est leader dans la production des extrants métallurgiques et sidérurgiques. Cela signifie que si nous mettons à disposition plus d’eau potable industrielle dans la zone de Bassa et dans la zone de Bonabéri, la capacité de production sidérurgique principale et dérivée va s’accroître, renforçant ainsi la politique de l’import substitution, tout en atténuant les effets du déséquilibre de la balance commerciale.

Donc l’eau potable n’est pas seulement un besoin de consommation courante, mais aussi un besoin industriel. Il y a beaucoup d’entités industrielles qui fonctionnent grâce à l’eau potable. Toutes ces entités qui produisent des biens de consommation alimentaire sont plus sécurisées avec l’eau de Camwater. Il faut le dire clairement, parce que les gens ne le savent pas. Très peu de forages privés permettent de garantir la qualité de l’eau de Camwater et il est même impossible d’atteindre ce niveau de qualité. Il faut que ceci soit entendu. Car moi-même, je ne consomme que l’eau de Camwater, parce qu’elle est de qualité, mais surtout parce qu’elle est légère. Cette eau est aux normes, elle n’est pas très minéralisée, car nous maîtrisons tout cela. Quand une eau comporte un taux de minéralisation élevé, nous la mettons d’abord de côté, puis nous procédons à sa déminéralisation. Maintenant, je voudrais parler de l’eau de consommation courante pour des fins commerciales ou touristiques.

J’en profite ainsi pour interpeller les établissements de tourisme, notamment ceux de Douala, à venir vers Camwater. Il ne sert à rien de continuer à fonctionner avec des forages privés. D’ailleurs, cela coûte beaucoup plus cher : de la production d’eau, à l’entretien, jusqu’à la garantie de la qualité. Nous avons de l’eau disponible et nous prendrons toutes les dispositions pour que les établissements touristiques disposent de l’eau potable. Ceci est valable pour Douala, mais aussi pour l’ensemble des villes du pays.

Chanas Assurances SA : Igor E. Soya Bissaya et Henri T. Bayouak nommés PCA et DG

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Chanas Assurances SA fait sa mue. Lors du Conseil d’administration extraordinaire tenu le 17 octobre à Douala, Chanas Assurances SA a procédé à des changements significatifs au sein de sa direction. Igor Emmanuel Soya Bissaya et Henri Théodore Bayouak ont été respectivement nommés Président du Conseil d’Administration et Directeur Général de la société.

Occupant déjà un poste de conseiller au sein de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) qui est actionnaire majoritaire de Chanas Assurances S.A, Igor Soya Bissaya, le nouveau président du Conseil d’administration jouit d’une solide expérience au sein de cette institution stratégique pour l’économie camerounaise. Ce dernier était pressenti, il y a quelques semaines à la tête de Tradex, une des entreprises du groupe SNH (Chanas Assurances S.A., Chanas Assurances Vie S.A., Tradex, Hydrac).

De son côté, Henri Théodore Bayouak, nouveau directeur général de Chanas Assurances, bénéficie de plus de 27 ans d’expérience dans le domaine des assurances, aussi bien dans la gestion des opérations que dans la direction managériale. Titulaire d’un Master en Mathématiques appliquées aux finances et aux assurances de l’Université Polytechnique de Berlin, cet actuaire chevronné a gravi les échelons au sein de la société depuis sa nomination en tant que directeur général adjoint en juin 2019. Il remplace à ce poste de management Jeanne Nelly Bakang. « Ces nominations au top management de la compagnie s’inscrivent dans le processus de transformation visant à reprendre la place de leader du marché des assurances au Cameroun », lit-on dans le communiqué rendu public jeudi dernier.

Avec un capital social de plus de 6 milliards de francs CFA, la société estime qu’elle « dispose d’un actionnariat (composé de la Caisse nationale, de prévoyance sociale (Cnps), de Bange Bank Cameroun ainsi que la Snh Ndlr) solide et des actifs financières et immobilières important » pour atteindre cet objectif. Son positionnement dans le secteur des assurances IARDT (Incendie, Accidents, Risques Divers et Transport) témoigne en effet de son engagement à offrir des solutions adaptées pour protéger ses assurés contre les risques.

Sous la nouvelle direction, apprend-on, la stratégie de Chanas Assurances se cristallise autour d’une vision ambitieuse : « Rendre l’assurance accessible à tous ». Cette vision sera portée par l’innovation et la transformation digitale, deux piliers clés pour faire face aux défis actuels du marché.

Yaoundé: Paul Biya est rentré

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Ça y est! Paul Biya est de retour à Yaoundé ce 21 octobre 2024. L’avion ayant à son bord le président de la République du Cameroun a atterri à l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen aux environs de 17h. Paul Biya a échangé une dizaine de minutes avec Ferdinand Ngoh Ngoh le secrétaire général de la présidence de la République, avant de regagner son véhicule, en compagnie de son épouse, direction du palais présidentiel.

Tant à l’aéroport que sur l’axe qui mène à Étoudi, une foule s’est massée pour accueillir son guide qu’il n’a pas vu depuis plus d’un mois. Mais seuls les téléspectateurs ont pu voir l’homme que beaucoup attendaient de voir, pour sa forme physique. L’homme n’a qu’agité sa main quelques minutes une fois sur son chemin. L’on se contentera des images servies par par télévision nationale qui a tenu à accompagner le couple présidentiel dans un live qui a connu d’énormes soucis techniques.

Attendu, Paul Biya n’a adressé aucun mot ni à la foule ni aux Camerounais qui sont restés nombreux scotchés devant leurs téléviseurs. Malgré toutes les rumeurs qui ont circulé dans les réseaux sur sa santé, et même le pire qui a été annoncé. En 2004, pareil contexte s’était présenté, toujours en octobre. Paul Biya avait lancé un coup de gueule resté célèbre :  »Le fantôme vous parle », avait-il ironisé. Avant de lancer : « À ceux qui s’intéressent à mes funérailles, je leur donne rendez-vous dans une vingtaine d’années ». Cette année en est la 20ème et certains esprits y ont vu une coïncidence avec le coup de gueule prémonitoire de l’homme du Renouveau. Il n’en a rien été. Paul Biya est revenu vivant, mais ne s’est pas risqué à un autre coup de gueule.

Le chef de l’État a quitté Yaoundé le 3 septembre 2024, pour le sommet Chine-Afrique qui s’est tenu du 4 au 6 septembre dernier. Depuis la fin de ce sommet, l’homme qui préside aux destinées des Camerounais n’a plus donné signe de vie, malgré les nouvelles alarmantes livrées par les réseaux sociaux sur son sujet. Le gouvernement s’est contenté d’indiquer que Paul Biya se trouve en Europe. Le cabinet civil a précisé qu’il se trouvait à Genève pour un  »bref séjour ». Alors que le décompte en était à 45 jours hors du territoire national, et sans nouvelles. Tout est désormais revenu à la normale. Paul Biya est au pays.

Dalami Abdoulmoumini : President du parti politique UNDC appelle les camerounais à faire prévaloir la paix

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Le Président de l’UNDC exhorte les Camerounais à rejeter les vices tels que la guerre et le tribalisme.«Il est essentiel de suivre cet appel à l’unité et à la paix pour que le Cameroun reste un pays prospère et harmonieux. Les valeurs de cordialité et de convivialité sont essentielles pour bâtir une nation forte et solide. Il est important de se rappeler que le Cameroun est un pays riche en diversité et en ressources, et qu’il est essentiel de les préserver pour les générations futures» affirme Danlami Abdoulmoumini

En tant que citoyens camerounais, «il est de notre responsabilité de promouvoir la paix, l’unité et la cohésion nationale Nous devons rejeter les vices tels que la guerre et le tribalisme et embrasser les valeurs de cordialité et de convivialité. Nous devons travailler ensemble pour bâtir un avenir meilleur pour tous les Camerounais.
Il est important de se rappeler que la constitution camerounaise est le fondement de notre démocratie et de notre état de droit. Il est essentiel de la respecter et de la défendre pour que le pays reste stable et prospère. Nous devons tous nous engager à promouvoir la paix, l’unité et la cohésion nationale pour que le Cameroun reste un pays fier et prospère», ajoute-t-il

A en croire cet homme politique «il s’agit un appel à l’unité, à la paix et à la cohésion nationale. Il est essentiel de suivre cet appel pour que le pays reste un bien commun et prospère pour tous les Camerounais.»,a-t-il ajouté.

Performance: Camtel réalise un bénéfice net de 11,2 milliards de FCFA en 2023

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La Cameroon Telecommunications (CAMTEL) a clos l’exercice 2023 sur une note plus que positive. Le bilan financier, validé le 30 septembre 2024 lors de son Assemblée générale, révèle un bénéfice net de 11,2 milliards FCFA, marquant une croissance de 21,7 % par rapport à l’exercice 2022 où le bénéfice net était de 9,2 milliards FCFA. Cette hausse de 2 milliards FCFA traduit une dynamique de croissance amorcée depuis plusieurs années, grâce à l’augmentation continue du chiffre d’affaires.

En effet, cet indicateur a connu une augmentation ininterrompue, passant de 108,8 milliards FCFA en 2018 à 207,4 milliards FCFA en 2023, soit une hausse de 90,6 % sur cinq ans. Entre 2022 et 2023, cette progression est de 12,6 %, avec un chiffre d’affaires qui est passé de 184,2 milliards FCFA à 207,4 milliards FCFA.

RÉPARTITION DES RÉSULTATS

 Pour la première fois depuis sa création, Camtel versera un dividende à son unique actionnaire, l’État du Cameroun, d’un montant de 4,65 milliards FCFA. Ce partage des profits, rendu possible par la hausse du résultat net, inclut également une dotation de 1,16 milliard FCFA à la réserve légale, et un report à nouveau de 5,82 milliards FCFA. Ces chiffres témoignent de la solidité financière que Camtel a réussi à acquérir, malgré un environnement économique difficile et des défis structurels internes.

DES DÉFIS MAJEURS À SURMONTER

 Malgré ces résultats encourageants, Camtel demeure sur la pente raide. En 2022, la défunte Commission technique de réhabilitation l’a même classé dans la liste des sociétés publiques à risque. Cette classification est due à plusieurs facteurs préoccupants. D’une part, Camtel affiche une dette colossale de 648 milliards FCFA hors provision au 31 décembre 2022, en hausse de 8,56 % par rapport à l’année précédente.

 D’autre part, l’entreprise fait face à une gestion qualifiée de «budgétivore», avec une masse salariale particulièrement élevée. En 2022, sur ses 3 996 employés, 170 étaient directement rattachés à la direction générale, entraînant des charges salariales qui ont atteint 34,7 milliards FCFA, soit plus de 33 % de la valeur ajoutée de l’entreprise.

QUALITÉ DU RÉSEAU

Récemment Camtel a été cloué au pilori par les deux autres principaux opérateurs de téléphonie évoluant sur le marché camerounais. Ils lui reprochaient la maintenance approximative de la fibre optique, dont la gestion lui incombe exclusivement, et qui aurait des conséquences sur la qualité et la fiabilité du réseau. Cette défaillance a été confirmée par le régulateur après la visite d’inspection des installations des opérateurs.

Toutefois, Camtel qui indique avoir investi 117 milliards de FCFA en 2023 dans l’expansion et l’amélioration de son réseau, n’est pas l’unique coupable. Le gouvernement qui a donné deux mois aux différents opérateurs pour rectifier le tir, cite également les coupures d’électricité et bien d’autres facteurs

Recettes pétrolières : La SNH a versé 265,3 milliards de FCFA à l’Etat au premier semestre 2024

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La période allant du 1er janvier au 30 juin 2024 a été marquée par une relative stabilité de la production nationale de pétrole et de gaz au Cameroun. En termes de production de pétrole brut, les chiffres révèlent un volume de 11,104 millions de barils (mb), un résultat comparable à celui des périodes précédentes. Cependant, malgré cette constance sur le plan de la production, les recettes générées par la vente des hydrocarbures ont enregistré une baisse significative.

UNE STABILITÉ TROMPEUSE

Entre janvier et juin 2024, la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), chargée de la gestion des ventes des hydrocarbures pour le compte de l’État, a commercialisé 6,131 millions de barils de pétrole brut. En comparaison avec la période similaire en 2023, où le volume de brut vendu s’élevait à 7,071 millions de barils, la légère baisse des volumes s’accompagne d’une chute plus prononcée des revenus.

En effet, l’année dernière, les ventes de pétrole brut avaient permis à l’État de collecter 351,26 milliards FCFA, contre seulement 265,316 milliards FCFA pour le premier semestre 2024, soit une diminution de 85,944 milliards FCFA en valeur absolue, correspondant à une baisse de 24,47 % en valeur relative.

PERFORMANCES DU GAZ NATUREL ET DU GNL

En parallèle, la production nationale de gaz naturel a atteint 42 491,63 millions de pieds cubes standards (scf), une quantité substantielle, dont une part significative a été destinée à la génération d’électricité via la centrale thermique de Kribi. En effet, 5,238 milliards de scf ont été vendus à cette centrale.

Le secteur du gaz naturel liquéfié (GNL) a également contribué aux exportations. Entre janvier et juin 2024, la SNH a exporté un volume de 8 512 243 millions de BTU (MMBTU), une performance relativement en ligne avec les objectifs d’exportation de la période précédente, bien qu’en légère baisse comparée aux 424 875 m³ de GNL vendus au premier semestre 2023.

Quant aux volumes de gaz de pétrole liquéfié (GPL), principalement utilisés pour l’approvisionnement du marché domestique, la SNH a livré 15 142,018 tonnes métriques au cours des six premiers mois de 2024. À titre de comparaison, le premier semestre 2023 avait vu une livraison de 18 261,273 tonnes métriques, traduisant une diminution de 3 119,255 tonnes métriques, soit une baisse de 17 %.

UNE BAISSE MARQUÉE DES RECETTES POUR L’ÉTAT

Malgré ces chiffres de production relativement stables, voire légèrement en baisse dans certains segments, c’est surtout sur le plan financier que l’impact se fait le plus sentir. Cette baisse peut être attribuée à plusieurs facteurs, parmi lesquels une fluctuation des prix internationaux du pétrole, qui reste un facteur clé dans la valorisation des exportations camerounaises. En dépit des efforts de la SNH pour maintenir les volumes d’exportation, les recettes n’ont pas suivi la même trajectoire ascendante que les années précédentes, suggérant une conjoncture économique moins favorable en 2024.

INCIDENCES SUR LES OBJECTIFS BUDGÉTAIRES DE L’ÉTAT POUR 2024

Le Cameroun, à travers sa loi de finances rectificative adoptée en juin 2024, projette de mobiliser une enveloppe de 801,6 milliards FCFA en recettes pétrolières pour l’ensemble de l’année. Cependant, les performances du premier semestre jettent le doute sur la possibilité d’atteindre cet objectif ambitieux.

En effet, si les tendances observées au cours des six premiers mois se maintiennent, les revenus annuels issus des hydrocarbures pourraient se stabiliser autour de 530 milliards FCFA, soit un manque à gagner de plus de 270 milliards FCFA par rapport aux prévisions

Réhabilitation de la voirie: le maire de Yaoundé réitère les promesses de 2024

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en 2024, peinent à se concrétiser.

Les chantiers prioritaires de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) pour 2025 s’inscrivent dans la continuité de ceux de 2024, avec une insistance particulière sur deux secteurs clés : la réhabilitation de la voirie et l’amélioration du ramassage des ordures ménagères. C’est ce qu’a déclaré le maire de la ville, Luc Messi Atangana, lors du débat d’orientation budgétaire du 10 octobre 2024, soulignant que ces priorités s’inscrivent dans une année singulière marquée par les élections à venir.

UNE AMBITION QUI SE RÉPÈTE

Si l’annonce des priorités pour 2025 semble familière, c’est parce qu’elle résonne avec celle faite en 2023 pour l’exercice budgétaire de 2024. En effet, la réhabilitation des routes et l’amélioration de la gestion des déchets figuraient déjà en tête de liste, avec une insistance particulière sur les travaux de voirie. Mais alors que plusieurs chantiers ont été lancés au cours de cette année, l’état de la voirie urbaine de Yaoundé laisse encore à désirer.

 Aujourd’hui, de nombreux quartiers de la capitale camerounaise continuent de présenter un visage peu reluisant, marqué par des nids-de-poule béants et une chaussée dégradée. «Toutes ces routes sont très vieilles. D’autres ont même déjà dépassé la durée technique normale de résistance. C’est ce qui fait que la majorité des routes de la ville sont fissurées, craquelées, faïencées. Lorsque les eaux s’y mêlent, en période de pluies, les routes se défoncent presque chaque jour. Il y a des endroits où vous passez le matin, vous laissez la surface de la route normale, mais dans l’après-midi quand vous rentrez, il y a déjà eu affaissement», indiquait Luc Messi Atangana, le maire de la ville de Yaoundé en mars dernier.

«De nombreux tronçons routiers seront terminés d’ici décembre 2024, et nous prévoyons d’en ajouter de nouveaux», a pourtant assuré l’édile, rappelant l’importance de finaliser les projets en cours avant la fin de l’année. Cependant, la situation sur le terrain révèle un retard significatif, dû en grande partie aux complexités liées à la gestion des finances publiques.

DES OBSTACLES PERSISTANTS

Le maire de Yaoundé n’a pas caché que l’un des principaux obstacles à la réhabilitation efficace des routes réside dans le manque de financement. «Nous avons des projets, mais les tensions de trésorerie freinent leur exécution. Les ressources sont disponibles, mais difficilement accessibles en raison des lenteurs dans les procédures de décaissement », a-t-il expliqué, pointant du doigt le fonctionnement complexe du compte unique du Trésor. Ce mécanisme, bien que conçu pour optimiser l’utilisation des fonds publics, retarde fréquemment les financements destinés aux collectivités territoriales décentralisées (CTD).

Un autre frein identifié dans le processus de réhabilitation des infrastructures est l’absence, jusqu’à récemment, d’un parc de génie civil propre à la ville. En effet, pour réaliser ces travaux d’envergure, Yaoundé dépendait jusqu’à présent de prestataires privés, souvent coûteux et peu disponibles. Toutefois, en 2024, un projet majeur a été lancé pour doter la CUY d’un parc intercommunal d’engins de génie civil et d’hydraulique. Ce projet, financé à hauteur de 55 milliards de FCFA, est destiné à faciliter l’entretien des voiries et l’approvisionnement en eau potable, en renforçant l’autonomie des communes dans ces domaines.

LA GESTION DES ORDURES, UN DÉFI QUOTIDIEN

 Outre les routes, la gestion des ordures ménagères demeure un problème crucial à Yaoundé. Depuis plusieurs mois, la capitale est confrontée à une crise de collecte des déchets, exacerbée par une démographie galopante et des infrastructures inadéquates. Malgré les efforts des entreprises Hysacam et Thychlof, chargées de ce service, la ville peine à maintenir une propreté satisfaisante. Pour y remédier, la CUY a lancé un appel d’offres international en juin 2024, avec un budget prévisionnel de 61,8 milliards de FCFA.

Ce marché, divisé en quatre lots, couvrira l’ensemble des sept communes de la ville. Toutefois, la procédure de passation de marchés, souvent longue et complexe, n’a pas encore permis de désigner les nouveaux prestataires, bien que la date limite de soumission ait été prolongée jusqu’à septembre 2024.

En attendant, les entreprises actuelles continuent de fonctionner à titre provisoire, en dépit de contrats arrivés à échéance en décembre 2023. «Nous sommes en phase de contractualisation des entreprises pour la gestion des ordures, mais les procédures de passation des marchés sont longues et lourdes», a déploré Luc Messi Atangana, reconnaissant que cette situation a un impact direct sur le service rendu à la population. Les retards dans l’attribution des marchés et le manque de ressources financières retardent l’amélioration de la collecte des ordures, au grand dam des habitants.

Attaque contre Motaze : La réponse d’un fils du Sud à Mathurin Bindoua

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Dans le cadre des grandes réalisations impulsées par le président de la République au lendemain de l’atteinte de l’initiative Ppte (Pays pauvres très endetté), la région du Sud aura été une des grandes bénéficiaires. A ce jour, la région natale de Paul Biya compte l’hôpital de Référence de Sangmélima, l’usine de manioc de la même ville, la route Sangmélima-Djoum-frontière du Congo, le Port autonome de Kribi, l’usine des tracteurs d’Ebolowa, le barrage de Mekin, le barrage de Memve’ele, le projet d’exploitation du fer de Mbalam, répertorie Achille Oyié Mvondo, fils du Dja et Lobo. « Qu’ont en commun ces projets pourvoyeurs de milliers d’emplois ? Réponse : ils ont été implémentés dans la région du Sud par le ministre Louis Paul Motaze », souligne-t-il.

Au-delà du fait que nombre de ces projets n’ont pas véritablement abouti, ou abouti dans les délais initialement impartis, il reste que Paul Biya n’a pas oublié la région du Sud dans les grands projets infrastructurels devant moderniser la vie de ses citoyens et accompagner le pas vers l’atteinte de l’émergence qu’il entrevoit à l’horizon 2035. De quoi faire dire à un activiste au plus fort de la crise post-électorale de 2018, que « Paul Biya a fait la part belle à sa région d’origine».

Mathurin Bindoua

Et pourtant, des voix continuent de s’élever pour réclamer mieux pur cette région. Ce qui se dit souvent sous cape ou à travers des attaques contre des allogènes, est désormais porté par le député Mathurin Bindoua, de la région du Sud. Au cours de la messe œcuménique organisée la semaine dernière pour les victimes de l’accident mortel de la route Yaoundé-Ebolowa, l’élu de la nation s’en est pris vertement aux élites ministres du Sud, et particulièrement à Louis Paul Motaze, actuel ministre des Finances (Minfi), et ancien ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) : «Le président de la République a entrepris de placer des fils de ce département à la tête des ministères de souveraineté, qui sont le ministère des Finances, et le ministère de l’Economie. Nous avons tenu ces ministères pendant des décennies ; où es le bilan ? », s’est-il interrogé. Et de revenir à la charge, en affinant sa stigmatisation : « Ecoutez-moi bien : je ne fais pas de procès à qui que ce soit », mais les seuls précisions sont celles qui orientent vers Louis Paul Motaze. « Ceux qui ont vécu chez les Britanniques savent ce qu’on appelle ‘’joint venture. Cela veut dire en langage facile, ‘’tu me donnes, je te donne ; je suis, tu es’’. Qu’est-ce que ça veut dire ? Je suis ministre des Travaux, tu es ministre des Finances, fils de ce pays. Quand il y a un acte à poser à l’Ouest, il faut en poser un dans le Sud, pour que moi le financier, je paie les deux actes, mais ce n’est pas tout à fait ce qu’on voit », s’explique-t-il. Prônant une république des clans. Avant d’enfoncer : « Nous ne voyons que de l’agitation politique, quand il faut qu’on alimente des jeunes pour combattre d’autres jeunes », a-t-il tancé ses frères devant une foule qui l’accompagne par des youyous. Et qui se satisfaisait de se faire servir un bouc-émissaire, pour ses multiples problèmes de subsistance.

Rassembleur

Achille Oyie Mvondo qui a vite vu en le déballage du député, Louis Paul Motaze, prend la défense de la victime : « Il faut être …particulièrement haineux comme certain député en perte de notoriété, pour tenter de minimiser l’apport immense du ministre Motaze au développement de la région du Sud », réagit-il. « Ne soyons pas ingrats à ce point», poursuit-il.

Louis Paul Motaze a été deux fois Minepat, avant d’hériter du département des finances aujourd’hui. Mais l’homme qui a piloté la plupart des grands projets structurants des vingt dernières années, ne semble pas toujours voir la fonction ministérielle comme le souhaite son contradicteur. Ponte du régime, militant du Rdpc, parti au pouvoir, le natif du Sud et proche familier du président de la République, sait plus être pompier face aux crises de sa région d’origine. On se souvient qu’à l’occasion des révoltes et autres manifestations des jeunes de cette région contre des allogènes, le Minfi s’est éloigné de la ligne frondeuse de ses « frères » dont certains, hauts commis de l’Etat, font la promotion d’une république des clans. Pour se montrer davantage équilibriste. « Ce sont quelques éléments égarés qui ont commis ces actes…Notre rôle a été d’appeler les chefs de toutes les communautés à contrôler davantage tous leurs membres », a souligné Louis Paul Motaze, au sortir d’une réunion de crise convoquée par le gouverneur du Sud à l’occasion des violences intercommunautaires de mai 2023. « Si des fois ils sentent qu’il y a quelques éléments incontrôlés ou incontrôlables, qu’ils donnent cette information aux autorités administratives qui vont agir de manière préventive parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir», a-t-il sensibilisé les uns et les autres.

Les deux hommes ne sont pas réputés être des amis. Lors de la célébration de l’an 38 de l’accession à la tête du pays par leur champion commun, Mathurin Bindoua avait fait fermer l’accès de la Maison du parti à l’aide de gros cadenas, alors que Louis Paul Motaze, chef de la délégation départementale du Rdpc pour le Déjà et Lobo, devait y tenir un meeting.

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