mercredi, juin 3, 2026
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Recommandations: Le FMI prescrit une hausse minime du prix des carburants

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Une délégation du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Cémile Sancak, a achevé le 16 octobre 2024 une mission de deux semaines au Cameroun, dans le cadre de la 7e revue du Programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et le Mécanisme élargi de crédit (Medc).

L’objectif de cette rencontre était clair : évaluer les progrès des réformes économiques en cours et définir les prochaines étapes pour boucler ce programme de manière optimale. Parmi les réformes attendues, la question de la suppression des subventions aux prix des carburants demeure un sujet crucial.

Initialement ferme sur l’idée d’une suppression totale, Cémile Sancak a finalement assoupli son discours. «Les autorités ont déjà procédé à la majorité des ajustements nécessaires. S’il devait y avoir une nouvelle augmentation des prix à la pompe, elle serait minime», a-t-elle déclaré, précisant que l’essentiel des efforts devait désormais être orienté vers la création d’un espace budgétaire pour financer les dépenses sociales et les infrastructures. UN

RÉAJUSTEMENT INÉVITABLE ?

Cette prévision n’est pas sans rappeler la stratégie adoptée jusqu’ici par Yaoundé. Soucieux de ne pas trop impacter les ménages modestes, le gouvernement camerounais a opté pour un réajustement progressif des prix des produits pétroliers, plutôt qu’une suppression brutale des subventions.

Depuis février 2023, deux hausses ont déjà été entérinées : le litre de super est ainsi passé de 630 FCFA en janvier 2023 à 840 FCFA en février 2024, soit une augmentation de plus de 30 %. Le gasoil, lui, a vu son prix grimper de 575 à 828 FCFA durant la même période. Seuls les prix du pétrole lampant et du gaz domestique sont restés stables, respectivement à 350 et 6 500 FCFA.

Ces augmentations ont néanmoins permis de réduire significativement la part de la subvention dédiée aux carburants. De 1 000 milliards de FCFA en 2022, elle est passée à 640 milliards en 2023, avec une prévision de 263,3 milliards pour 2024. Selon les projections, cette enveloppe pourrait même tomber à 80 milliards en 2025. Une telle diminution laisse présager de nouveaux ajustements des prix à la pompe, bien que le gouvernement soit pris entre la nécessité de maintenir la soutenabilité budgétaire et celle de préserver le pouvoir d’achat des ménages les plus fragiles.

Lutte contre le braconnage :  quatre suspects devant la justice pour trafic d’ivoire à Ebolowa

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C’est une affaire qui fait grand bruit dans la région du Sud du Cameroun. Le 25 octobre, quatre hommes comparaîtront devant le Tribunal de Première Instance d’Ebolowa, accusés de trafic d’ivoire. Parmi eux, deux ingénieurs, un enseignant et un autre suspect non identifié. Ils devront répondre de la détention illégale de quatre défenses d’éléphants, une infraction grave dans un pays où ces animaux sont protégés.

Tout commence le 23 juillet dernier, lorsque les agents de la Délégation Régionale des Forêts et de la Faune du Sud, en collaboration avec la police judiciaire, mènent une opération coup de poing. Leurs efforts sont récompensés par l’arrestation des quatre suspects. Parmi eux, un ingénieur forestier, un ingénieur électromécanicien, et un enseignant du secondaire, trois professions qui contrastent avec le trafic illégal dont ils sont accusés.

Lors de l’opération, quatre défenses d’éléphants sont saisies. Ces objets, issus du braconnage, symbolisent un commerce de plus en plus inquiétant dans la région. Le Sud-Cameroun est en effet une zone à haut risque pour les éléphants, les trafiquants y sévissent régulièrement. Rien qu’en août, 15 défenses d’éléphants ont été interceptées à Ambam, tandis qu’en 2021, ce sont 120 défenses qui y avaient été saisies. Djoum, autre ville du sud, n’est pas en reste, avec la saisie en 2017 de 216 défenses et 81 queues d’éléphants, des chiffres alarmants qui correspondent à la mort d’environ 85 éléphants.

Malgré l’interdiction du commerce d’ivoire, la demande semble toujours aussi forte, alimentant un braconnage qui continue de décimer la population d’éléphants. L’action des autorités et des organisations comme LAGA, qui assiste le MINFOF dans la procédure judiciaire, montre une détermination à freiner ce fléau. Cependant, la justice est souvent perçue comme trop clémente, les peines infligées aux trafiquants étant rarement dissuasives.

Si les quatre présumés trafiquants sont reconnus coupables, ils risquent une peine de prison pouvant aller jusqu’à 3 ans et une amende de 10 millions de FCFA, conformément à la loi de 1994 sur la faune et la flore. Cependant, une nouvelle loi promulguée le 24 juillet 2024 pourrait changer la donne. L’article 173 de cette loi prévoit désormais des peines beaucoup plus sévères, avec des peines de prison pouvant atteindre 20 ans et des amendes pouvant aller jusqu’à 50 millions de FCFA.

Cette affaire, qui est renvoyée pour comparution des parties et débats, pourrait donc marquer un tournant dans la lutte contre le trafic d’ivoire au Cameroun. Un jugement exemplaire pourrait non seulement rendre justice aux éléphants tués, mais aussi envoyer un message fort à ceux qui continuent de tirer profit de ce commerce illégal et destructeur.

Barbarie : Comment Longue Longue a été sauvagement torturé en 2019

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Un homme couché sur le dos, les mains menottées dans le dos, les pieds passent à l’intérieur des pieds d’une chaise. Le bus d’un côté et les pieds de l’autre. Sur la chaise est assis un homme. Les pieds du « prisonnier » sont coincés au sol par deux individus qui lui sont montés dessus, afin de les immobiliser. Un autre tient une machette en mains et se charge de fouetter les plantes des pieds de l’homme couché chaise.

Le « prisonnier » de circonstance est identifié comme Simon Lonkana, plus connu sous son nom d’artiste, Longue Longue. Il crie à tue-tête, pleure et implore le pardon de ses bourreaux : « je ne vais plus le faire», « pardon commandant», « chouchou», « vous allez me tuer», « mes nerfs, c’est le nerf sciatique», « oh l’enfant de Dieu», « je m’excuse»,… entend-on dans sa voix qui change par moments d’intensité. Personne ne l’écoute, sauf quand il doit répondre à leurs questions : « qui t’a envoyé ?». Lorsque l’activiste répond « personne», le tortionnaire en chef rejette «on sait qui t’a envoyé ». Malgré la montée en intensité de la torture, l’homme qui souffre atrocement, maintient « personne». Et surtout que « je chantais déjà». On lui rétorque : «la dernière vidéo ? ». Il répond encore « personne

Supplications

Ses tortionnaires le lâchent un peu, le sortent du dispositif et lui intiment de sauter. « Ouais je ne peux pas, j’ai le nerf sciatique (Sic)», répond l’homme à qui on n’a laissé que des sous-vêtements ; avant de s’exécuter face à la furie de ses bourreaux. « Il faut dire la personne qui vous a envoyé», relance la voix principale, visiblement celui qui administrait le fouet à la machette. « Il faut dire la personne qui t’a envoyé», relance-t-il. A peine a-t-il répondu «je vous jure », que son interrogateur a déjà repris avec insistance, doublée de menace : « Si tu ne dis pas la personne qui t’a envoyé…» la suite se noie dans le brouhaha. Longue Longue a l’occasion de placer que « quand je chantais ‘’ne privatisez pas’’», il est étouffé mais l’artiste qui se montre généralement engagé leur rappelle que « ce sont mes thématiques». On le retrouve déjà subitement assis. « C’est mon populisme», essaie-t-il d’indiquer à ceux qui lui demandent si « c’est un mot français». A l’autre de répondre : «oui c’est un mot français ». La meute se précipite sur l’homme esseulé qui réussit à ajouter « quand je fais mes vidéos, les gens apprécient». Il est rapidement remis dans la machine de départ : « Logue Longue, croise les pieds», lui intime une voix, en le forçant à s’exécuter. L’homme dans un dernier effort de survie, se lâche et tente de s’en éloigner par les fesses. Mais ils sont plus nombreux et le ramènent sous la chaise. L’exercice initial est relancé. « wooo : je vais mourir», s’écrie-t-il. « Commandant, je te promets ; je dis pardon au président de la République. Pardon papa Paul Biya, j’ai toujours chanté pour vous». Rien n’y fait. La machine est relancée. Un autre revient redresser son buste qu’il a réussi à relever. « Commandant, je peux mourir». Le commandant en question poursuit la bastonnade : « Commandant, qui a 20/20 dans sa vie ? Commandant, vous avez 20/20 ? » De quoi irriter son bourreau en chef. « Tu me poses les questions ?», s’énerve le commandant. «C’est une erreur commandant », se retracte Longue Longue : « j’ai toujours chanté pour le couple présidentiel. Contrairement à d’autres. Je suis le seul. J’ai chanté ‘’Chantal Biya ne connaît pas les marabouts ; il faut demander à Dieu». Durant tout cela, les pleurs ont cédé la place à la parlote, rythmée par une bastonnade sans arrêt. On a permuté de rôles. La vidéo s’est arrêtée là, alors que l’épreuve n’est pas terminée.

La vidéo de la barbarie

Maurice Kamto et la « victoire volée« 

C’est une vidéo que les lanceurs d’alerte ont rendue publique depuis hier nuit. L’artiste qui vient de la recevoir dans son téléphone, rappelle que c’est ce qu’il a subi en 2019 quand il a été arrêté manu militari à l’hôtel Sawa par des éléments de la Sécurité militaire (Semil) et conduit dans leurs locaux, dans le cadre de la crise post-électorale de 2018. Alors qu’il avait ouvertement soutenu la candidature de Maurice Kamto à cette élection présidentielle, l’artiste s‘était lancé dans une campagne de dénonciation de la « victoire volée » du leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), à travers les réseaux sociaux. Invitant d’ailleurs Paul Biya et Maurice Kamto à refaire l’élection, et que son candidat battrait le président sortant à plate couture. Pour subir le même sort que les militants et sympathisants de l’opposant. « Allô la famille, je vous ai toujours dit qu’on a failli me tuer en 2019», réaffirme l’homme. «Il était question qu’on me tue comme on a tué Martinez Zogo ; mais quand vous êtes enfant de Dieu, Dieu fait toujours le miracle. Dieu est venu m’enlever dans les bras de ces bourreaux», est-il convaincu. Et d’agrémenter : «Cinq ans après, on m’envoie la vidéo de ma torture. Qui l’eût cru ! Dix militaires musclés !». Informant que c’est « le patron, assis en chemise et cravate,» qui filmait son supplice.

Plainte

Si à sa libération, Longue Longue dont le passeport a été confisqué (et qui le demeure selon lui), avait « demandé pardon» au couple présidentiel, en indiquant la célèbre formule « je veux voir mes enfants grandir», se révolte en redécouvrant la vidéo de sa torture aujourd’hui, et reprend de plus belle le « combat » qu’il avait déjà repris à travers une nouvelle chanson dans laquelle il dénonce la malgouvernance au Cameroun. « J’appelle les avocats qui sont pour les droits de l’homme, les hommes politiques, les hommes d’affaires, tous ceux qui veulent le changement, parce que s’attaquer à tous ces criminels, à ces ‘’sans cœur’’, il faut être protégé», lance-t-il. Mais déjà, « j’ai décidé de porter plainte au Cameroun, porter plainte en France».

Entre temps, des lanceurs d’alerte ont déjà trouvé les identités de quelques membres de la meute qui s’est livré à cette torture. Des noms et photos ont été rendus publics. La toile s’est enflammée et les condamnations s’en suivent.

Université de Douala : 80 enseignants recherchés

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Le Pr Magloire Ondoa, recteur de l'université de Douala

Dans un communiqué rendu public ce 21 octobre 2024, « le recteur de l’université de Douala invite les enseignants de son université dont les noms suivent, absents de leur poste pendant le dernier recensement, à bien vouloir le rejoindre dans un délai de 15 jours à compter de la date de signature du présent communiqué ». La liste affiche 80 noms d’universitaires. Passé ce délai, les enseignants recherchés « seront placés en position irrégulière », menace le Pr Magloire Ondoa le recteur.

Des supputations vont bon train sur ce que sont devenus ces enseignants. La piste canadienne est largement évoquée, mais le chiffre semble trop élevé pour confirmer l’émigration dans ce pays de l’Amérique qui attire nombre de fonctionnaires du monde entier et particulièrement d’Afrique.

15 jours pour retourner aux postes

Cela survient dans un contexte de grève dans les universités d’Etat. En effet, le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) a lancé récemment un mot d’ordre de grève, réclamant le paiement des arriérés de primes de modernisation de la recherche, soit les 2ème et 3ème tranches, entre autres. L’arrêt des cours devait prendre effet le 16 octobre dernier. Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur a essayé en vain de ramener les syndicalistes à réviser leurs positions le 18 octobre dernier.

Depuis, le mot d’ordre suit son cours. Le recteur feint d’ignorer cette raison, et cherche ses employés ailleurs. C’est un dialogue de sourds. Mais le recteur qui ne semble pas disposé à comprendre les syndicalistes, leur donne jusqu’au 5 novembre prochain, pour sévir.

Liste des 80 enseignants

1- MBU MARTHA NJUI
2- FOUKOU CHARLES
3- ZABO ADILE
4- FOGWE ZEPHANIA
5- MOMEKAM MARTIN
6- NGO NLEND
7- EMBOUSSI NYAMO
8- MALOLO DISSAKE
9-ONDOUA SAMBA STEVE
10- KONTCHOP HILARION
11- EBELE DIKOR ALAIN MICHEL
12- MILINGO ELLONG JEAN JOSS
13- DJESSI DJEMBA PRISCILLE
14- ABESSOLO NGUEMA
15- ZE MENDOMO GERARD
16- LELE LUDIVINE YASMINE
17- KENFACK HENRI BANDOLO
18- NOULA NANGUE

  1. CHIMUAM AUGUSTINE
    20- ENYEGUE ESSO AYISSI VALERIE
    21- NGUENE NTEPPE
    22- NYOBE NYOBE
    23- POUABE EBOULI PATRICK
    24- OUM MELISSA
    25- TETANG FRANC DE PAUL
    26- NASSI ACHILLE
    27- MOUSSA MOUSTAFA
    28- KAMOE ASTRIDE LORETTE
    29- DJOMENI NITCHEU ADRIEN LAMIRE
    30- EDZENGTE EDZENGTE JOSEPH
    31 – GENEVA NKONGHA OJONG
    32- NDONTCHUENG MOYO MAURICE
    33- MEKE SOUNG PIERRE NOLASQUE
    34- FOUATSA HUGHES
    35- BESSOMO MVOGO
    36- EBANDA JUSTIN
    37- VISI SUMBOM TUBUO
    38- KEMEWE DONFACK
    39- TALLA ATANASE
    40- MVOGO GREGORY
    41- TSAMA FRANCOIS
    42- MOUANGE ANNIE
    43- AHANDA ETOUNDI SYLVAIN
    44- MBOUANDI NJIKAM
    45- MESSE LUCIENNE
    46- EYANGO TABI
    47- NGALLE FEN JOSEPH
    48- NGO MBACK
    49- OMANG OMBOLO
    50- ASIM ODILE
    51- BELINGA BESSALA
    52- NGASSA PIEGANG
    53- MBOGNING FEUDJO
    54- ENDOUNGOU EFFA
    55- SOH OUMBE
    56- MOTAH MATHIEU
    57- NGATCHOU DJOMO WILLIAM
    58- ESSOMBA MANY ANTOINE ACHILLE
    59- MOBY MPAH EDOUARD HERVE
    60- POUTH EPOUSE NJALL BIKOK
    61- MANGALA NK WELE FULBERT
    62- HENTCHOYA HEMO ROMUALD
    63- FOUDA BEKOLO FABIEN
    64- MOUNCHIKPOU NGOUHOUO GERVAIS
    65- NGONO AKAM MARGA VANINA
    66- ABOUBAKAR HASSAN
    67- MOULIOM ABOUBAKAR .S
    68- NDOUMBE AURELIEN
    69- GUEMEKANE
    70- NOAH-NOAH
    71- YING YANG
    72- NNANGA NGA
    73- OWONA MANGA
    74- BITA FOUDA
    75- OKALLA
    76- ESSONO
    77- ZOMBO
    78- BONING FEUDJIO
    79- ABESSOLO IRENE
    80- GENEVA NGONGHA OJONG

Pénétrante Est : on accélère la production des pavés

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Ce matériau servira à la construction des voies de contournement dès la fin des pluies.

 Les travaux de chaussée de la pénétrante Est de Douala sont à l’arrêt du fait de la forte pluviométrie.  En attendant le début de la saison sèche pour la reprise des travaux, les entreprises chargées de l’aménagement des voies secondaires accentuent la production des pavés.

Il est donc question  de rendre ces pavés  disponibles pour exécuter les travaux des voies de contournement une fois que les pluies seront à l’arrêt. Il s’agit notamment des itinéraires Ari-logements sociaux (3,1 km), Ari-école publique de Yatchika (4 km) et collège CPLAN-Cimetière de Nyalla-Parisco (3,8 km).

 Au 9 octobre 2024, le taux d’avancement physique des travaux affiche un taux d’avancement de 75%, selon le ministère des Travaux publics.   Dans le détail, « la pose des caniveaux dans le sens 1 est quasiment achevée avec 8, 670 km réalisés (99%) et dans le sens 2 sur 8,470 km soit 97% d’exécution. Les bordures de type T3CS3 dans le sens 1 sont réalisées sur 7,620 km et dans le sens 2, s’étendent sur 2,140 km. S’agissant du dallage des trottoirs, dans le sens 1, la prestation couvre 6,500 km et 1,800 km dans le sens 2… », renseigne une publication de ce département ministériel.

Entamés depuis trois ans, les travaux de la deuxième phase de la pénétrante Est de Douala portent sur un linéaire de 9 KM. Pour un coût total d’environ 90 milliards de FCFA, cette phase consiste  entre autres à l’aménagement des voies alternatives, le déplacement des réseaux d’eau, d’électricité et de téléphone, l’élargissement de 2×1 voies à 3×2 voies de 3,50m, la construction de quatre giratoires (carrefour ARI, hôpital gynéco, Yassa et Japoma), la construction des ouvrages d’art et d’assainissement dont un échangeur type Pipo au Carrefour Yassa et un échangeur de Type Spda à l’entrée du stade de Japoma.

Sérail : Premiers actes présidentiels après le retour

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Au lendemain de son retour au pays, Pau Biya a procédé à des mouvements dans les forces de défense et de sécurité. En tout, cinq décrets présidentiels promulgués ce 22 octobre 2024. Le plus important, porte nomination du général de brigade Frédéric Ndjonkep Inspecteur général des armées. Le général Ndjonkep était à la tête de la 4ème Région militaire interarmées (Rmia) depuis juillet 2017. Il arrive à l’inspection générale des armées avec de nouveaux collaborateurs. Avec comme inspecteurs, le colonel Ayang Frédéric Enoh et le capitaine de vaisseau (lieutenant dans l’armée marine) Marcel Ele Mengue. Trois contrôleurs sont également nommés auprès du général Ndjonkep : il s’agit des colonels Bindjeme Anglade Bobet et Joseph Doum Mvondo, et du capitaine de vaisseau Gabriel Nitcheu. Comme conseiller technique, le colonel Pierre Constantin Ekanga. Pour le compte de la gendarmerie nationale, un nouvel inspecteur en la personne du colonel Abel Abdoulaye Amoa, et beaucoup d’autres personnels relevant de l’inspection générale e des services centraux de la gendarmerie nationale et des états-majors des armées.

Pour sa part, le colonel Jing Emmanuel Achu, attaché de défense près les ambassades du Cameroun en Rdc, au Gabon, en Guinée équatoriale et au Congo, est rappelé définitivement au Cameroun. Il est remplacé à ce poste qui a pour résidence Kinshasa, le capitaine de vaisseau Robert Bokwe.

Dans un autre décret, Paul Biya remanie dans les tribunaux militaires. Des substituts aux commissaires du gouvernement (procureurs) sont nommés dans les tribunaux militaires de Maroua (Elisabeth Bidoung), Ngaoundéré (Kevin Landry Hieshies), Ebolowa (Cédtic Wilfried Ndo Ndo) et Garoua (Franck Armand Amoa Ekani).

Remaniement ministériel

Paul Biya était attendu, il ne s’est pas fait attendre longtemps. Moins de 24h après son retour de son long séjour, le président de la République s’est annoncé par des mouvements au sein des forces de défense et de sécurités. L’on annonce de grands mouvements, tant l’homme est réputé mieux se concentrer en terre suisse, pour des sujets importants. Paul Biya a passé l’un, sinon le plus long de ses multiples séjours à Génève. A un moment où un remaniement ministériel est annoncé depuis des lustres. Le dernier datant de 2019. Il y a un peu plus de cinq ans. L’élection présidentielle est prévue en octobre 2025, et il est possible que l’homme que les partisans appellent à se représenter malgré son âge avancé, 92 ans dont 42 passés à la tête de l’Etat, pourrait satisfaire la demande de ces derniers. Lui qui demeure le candidat naturel du Rdpc, son parti, à l’élection présidentielle, selon les textes dudit parti. Quoi qu’il en soit, plusieurs membres du gouvernement sont déjà décédés dont un ministre plein, et le président de la République ne s’est pas bougé. Peut-être que le moment est venu de procéder aux remplacements et certainement à la redistribution des cartes.

IRPP: l’Etat a collecté 93,4 milliards de FCFA au premier trimestre 2024

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Entre janvier et mars 2024, l’administration fiscale camerounaise a collecté 93,4 milliards de FCFA au titre de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP). Un montant qui, bien qu’important, reste inférieur aux 108,3 milliards de FCFA prévus pour cette période, traduisant un taux de réalisation de 86,2%.

À l’échelle annuelle, l’administration fiscale s’est fixée un objectif ambitieux de 445 milliards de FCFA. Globalement, À la fin du mois de mars 2024, le montant total des ressources budgétaires mobilisées s’établit à 1 461,5 milliards de FCFA, affichant une baisse de 76,9 milliards (-5,0 %) par rapport aux prévisions du premier trimestre. Le taux d’exécution atteint 86,5 % de l’objectif initial, fixé à 1 690 milliards de FCFA.Cette baisse s’explique principalement par les résultats décevants liés aux emprunts et aux dons, qui ont fortement pesé sur les performances globales

 Cette situation met en lumière les difficultés rencontrées dans l’optimisation de la collecte de cet impôt, pourtant étendu à une plus grande variété de contribuables. En effet, l’IRPP concerne l’ensemble des personnes physiques qui perçoivent des revenus de sources diverses, telles que les traitements, salaires, pensions, rentes viagères, revenus financiers ou fonciers. Avant de s’acquitter de cet impôt, chaque contribuable est tenu de déposer une déclaration annuelle récapitulative de ses revenus auprès des services fiscaux, laquelle sert de base pour le calcul de l’impôt à payer.

Ce nouveau régime impose aux bailleurs de déclarer les revenus issus de la location de leurs biens immobiliers, aux actionnaires de renseigner leurs dividendes, et aux salariés du secteur privé d’inscrire leurs rémunérations mensuelles. Les commerçants, agriculteurs, artisans, propriétaires fonciers, ainsi que les professions libérales sont également soumis à cette obligation. La Direction générale des Impôts (DGI) précise que les souscriptions volontaires ont démarré dès la publication du communiqué du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, qui exhortait les contribuables non professionnels à déposer leurs déclarations au plus tard le 30 juin 2024.

DES SOUSCRIPTIONS TIMIDES

Face à une faible réactivité des contribuables, cette échéance a été reportée une première fois au 1er septembre, puis à nouveau au 1er décembre 2024. Malgré ces prolongations, le gouvernement fait état de résultats encore en deçà de ses attentes. «Le mouvement a véritablement pris corps, mais ce n’est pas encore la vitesse de croisière souhaitée », indiquait en mai dernier, Daniel Hippolyte Bickoe, chef de centre régional des impôts du Centre II.

Selon lui, les déclarations reçues sur les plateformes de la DGI sont bien en deçà des deux à trois millions attendues. Ce retard serait partiellement imputé aux difficultés de connectivité rencontrées dans certaines régions du pays. Toutefois, l’administration mise sur une plus grande implication civique des contribuables pour atteindre ses objectifs.

SANCTIONS POUR LES RÉCALCITRANTS

Pour les contribuables qui ne respecteraient pas les délais de déclaration, l’administration fiscale a prévu un ensemble de sanctions dissuasives. Parmi elles, le retrait du fichier actif des contribuables camerounais, une mesure qui rend impossible l’obtention d’un visa de sortie du territoire ou d’une attestation de conformité fiscale, indispensable pour contracter avec des fournisseurs d’eau et d’électricité, ou encore pour soumissionner à des marchés publics. En outre, toute déclaration effectuée au6delà de l’échéance légale, fixée au 1er  décembre 2024, pourra entraîner une amende équivalente à 10% du montant de l’impôt dû.

Hervé Makebel : « Les pays en développement demandent plus de fonds pour s’adapter au Changement climatique »

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HERVÉ MAKEBEL, expert en finance climatique, chef du département Climat Jeunes Volontaires du Cameroun

Quelles sont les différentes sources de financements climatiques ?

D’emblée, la finance climatique est entendue comme un financement visant à promouvoir les actions et initiatives d’atténuation (réduction des émissions/séquestration des GES) et d’adaptation (renforcement des systèmes humains et naturels face aux risques climatiques). On distingue ainsi deux principales sources : publiques et privées. Les sources publiques peuvent provenir des bailleurs de fonds internationaux (GCF, GEF, AF, etc.), du financement national (budget national, impôts et taxes, etc.) ou encore de la taxe carbone. Les sources privées incluent des donateurs privés (philanthropies, RSE), des institutions financières (banques, compagnies d’assurance, fonds de pension, gestionnaires d’actifs, etc.), des entreprises, des ménages et même les marchés du carbone. Notons toutefois une troisième catégorie appelée financements innovants, pour laquelle des discussions sont en cours concernant leur encadrement. Parmi ces mécanismes, on trouve les obligations vertes (Green Bonds), les échanges de dette contre action climatique (Debt-for-Climate Swaps), la taxe carbone internationale, la taxe sur les transactions financières, le financement basé sur les résultats (Results-Based Finance), le financement mixte, les mécanismes d’assurance climatique, les fonds souverains climatiques, ou encore les cryptomonnaies vertes, entre autres.

Des objectifs de financement climatique ont été fixés pour préserver l’environnement, notamment le projet des 100 milliards de dollars, qui n’a pas atteint les résultats escomptés. Aujourd’hui, les perspectives portent sur une augmentation de la cagnotte à 1300 milliards de dollars, soit dix fois plus que la précédente recommandation, est-il possible de croire que les prochaines, qui seront adoptées lors de la COP 29, pourront aboutir ?

Nous restons optimistes quant à l’aboutissement des recommandations de la COP29, prévue du 11 au 22 novembre 2024. Il faut noter que le projet des 100 milliards USD était avant tout politique et visait à rétablir la confiance entre les parties. Il n’était ni fondé sur des éléments scientifiques, ni dérivé des besoins des pays en développement. Actuellement, des discussions et négociations sont en cours pour la validation et l’adoption d’un nouvel objectif collectif chiffré (NCQG en anglais), qui serait davantage aligné sur les besoins des pays en développement (PED), d’où le montant de 1300 milliards USD/an jusqu’en 2030. Les parties et observateurs continuent d’en débattre tout en tirant les leçons de l’objectif des 100 milliards de dollars, notamment en ce qui concerne la mobilisation du financement climatique. Lors de la COP26 à Glasgow en 2022, un programme de travail ad hoc avait été lancé pour initier les délibérations du NCQG, lesquelles devraient théoriquement aboutir à la COP29. Les pays en développement plaident pour une augmentation du financement pour l’adaptation, afin de rééquilibrer l’allocation des fonds entre atténuation et adaptation. Bien que des fonds comme le Fonds Vert pour le Climat (FVC) aient commencé à adopter des stratégies plus équilibrées, le financement climatique reste disproportionnellement orienté vers l’atténuation. Ce déséquilibre est regrettable, car les PED ont davantage besoin de fonds pour l’adaptation. Nous espérons que les recommandations de la COP29 changeront la donne grâce à un NCQG révisé.

Les acteurs de la lutte contre la détérioration de l’environnement, notamment Greenpeace Afrique, ont formulé des doléances auprès du président du groupe africain de négociation (AGN) concernant le nouvel objectif collectif et quantifié, qui inclut l’obligation pour l’industrie des combustibles fossiles et d’autres secteurs fortement émetteurs de payer des taxes pour les dommages causés par leurs produits. Si ces doléances venaient à être adoptées lors de la COP29, quelles seraient les mesures prises pour contraindre les pollueurs à s’acquitter de ces taxes ?

Quelles que soient les mesures qui pourraient être adoptées à l’issue de la COP29, il faut tenir compte des rapports de force déséquilibrés, des influences et des enjeux nationaux, qui illustrent la complexité de leur mise en œuvre. Celle-ci dépend de plusieurs facteurs, parmi lesquels la volonté politique des États, qui est primordiale. Ensuite viennent des facteurs secondaires tels que la coopération internationale, la capacité à surmonter la résistance des industries concernées et les réalités économiques et de développement propres à chaque continent, notamment en Afrique. Parmi les mécanismes qui pourraient contraindre les pollueurs à payer, on pourrait envisager : des comités de conformité pour surveiller les engagements et imposer des sanctions économiques ou diplomatiques aux pays non-conformes ; un cadre juridique international imposant des obligations légales aux États signataires, qu’ils devraient transposer dans leur législation nationale ; la création d’un tribunal chargé de poursuivre les entreprises pour dommages climatiques et permettre des litiges transnationaux ; des obligations de divulgation pour les entreprises quant à leurs émissions et leur exposition aux risques climatiques ; des conditionnalités pour l’accès aux aides et financements, conditionnées à la conformité avec les objectifs climatiques ; des accords sectoriels fixant des objectifs et sanctions spécifiques pour les secteurs fortement émetteurs ; ou encore des fonds de compensation financés par des taxes sur les industries polluantes. Cette liste n’est pas exhaustive.

Les COP se succèdent, des recommandations sont adoptées sur les financements climatiques, mais rien ne fonctionne. Qu’est-ce qui bloque, selon vous ?

La principale entrave, selon moi, est le manque de volonté politique. Ce sont les États qui signent les accords et s’engagent à mettre en œuvre les recommandations. Les manquements observés jusqu’à présent découlent souvent de laxisme de la part des États, qui sacrifient l’environnement sur l’autel du développement « à toutva ». Par ailleurs, il y a une forme d’hypocrisie chez certains acteurs, notamment les pays développés, qui devraient fournir les financements publics aux PED. Il est incompréhensible que l’objectif des 100 milliards n’ait pas été atteint, alors que plus de 2 000 milliards USD ont été alloués à l’armement, 7 000 milliards USD aux hydrocarbures, et plus de 11 000 milliards USD à la relance des économies après le COVID-19. Il est donc évident qu’avec un peu de volonté, mobiliser 1 300 milliards USD n’est pas hors de portée pour les pays développés.

La fiscalité environnementale est largement utilisée dans les pays développés. Existe-t-il une politique fiscale similaire dans les pays en développement ?

Oui, plusieurs pays en développement ont adopté des politiques fiscales environnementales, bien que souvent à une échelle plus limitée et avec des approches différentes. De nombreux pays africains, par exemple, ont mis en place des taxes sur l’extraction des ressources naturelles, des droits d’accise sur les carburants, des taxes sur la pollution de l’eau ou de l’air, ou encore des incitations fiscales pour les énergies renouvelables. Au Cameroun et en Afrique Centrale, des systèmes de paiement pour services écosystémiques sont en cours de mise en œuvre, ainsi que des fonds environnementaux alimentés par des taxes spécifiques. Cependant, des obstacles subsistent, notamment des capacités administratives limitées et des préoccupations sur l’impact de ces politiques sur la compétitivité économique.

 Quels types de mesures fiscales peuvent être utilisées pour la gestion de l’environnement ?

Plusieurs mesures fiscales peuvent être utilisées comme instruments de politique environnementale. Parmi celles-ci, on trouve :

– Les taxes environnementales directes visant à dissuader les activités polluantes, comme la taxe carbone sur les émissions de GES, les taxes sur les polluants atmosphériques (NOx, SO2), ou les redevances sur l’extraction de ressources naturelles.

– Les incitations fiscales qui encouragent les comportements respectueux de l’environnement, tels que les crédits d’impôt pour les installations d’énergies renouvelables ou les exonérations fiscales pour les entreprises engagées dans le recyclage.

– Les systèmes de tarification basés sur le marché, comme les mécanismes de développement propre (MDP), les systèmes de plafonnement et d’échange (cap-and-trade) pour les émissions de CO2, ou les systèmes de compensation carbone.

Loyers des immeubles et revenus des domaines: l’Etat a capté 15,6 milliards de FCFA en 2023 en hausse de 212%

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Recettes fiscales non pétrolières
Direction Générale des Impots

En 2023, le Cameroun a collecté un total de 321 milliards de FCFA au titre des recettes non fiscales, soit une augmentation de 88,6 milliards de FCFA par rapport à l’année précédente. Parmi les différentes sources de ces recettes, les « Loyers des immeubles et revenus des domaines » restent relativement modestes comparés aux « Recettes de services », aux « Droits de transit pétrolier », aux « Cotisations pour retraite » et aux « Autres recettes fiscales », qui représentent plus de la moitié du total avec 305,2 milliards de FCFA. Malgré cette contribution plus limitée, le segment des « Loyers des immeubles et revenus des domaines » se distingue par sa progression spectaculaire.

 En effet, entre 2020 et 2023, les recettes issues de ce secteur sont passées de 5 milliards à 15,6 milliards de FCFA, soit une hausse de 212%. Ce résultat est attribué aux efforts du gouvernement visant à améliorer le rendement des recettes non fiscales. Selon le document, ces réformes ont porté sur le «renforcement de leur suivi auprès des administrations sectorielles et la sécurisation desdites recettes ».

AMBITIONS POUR LES TROIS PROCHAINES ANNÉES

Cependant, les autorités camerounaises estiment que cette marge de progression peut encore s’élargir. Pour cela, plusieurs mesures devront être rigoureusement mises en œuvre entre 2025 et 2027. Il est prévu, entre autres, l’élaboration d’un code général des recettes non fiscales, la dématérialisation des dispositifs de collecte, ainsi que l’identification de nouvelles niches de recettes. Ces réformes incluent également l’apurement des restes à recouvrer et le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la chaîne d’émission et de recouvrement.

L’objectif affiché est ambitieux : faire passer les recettes non fiscales de 321 milliards de FCFA en 2023 à 420 milliards de FCFA en 2027. « En somme, le recouvrement des recettes non fiscales au titre du triennat 2025-2027 sera orienté vers l’accroissement de leur mobilisation pour passer de 320 milliards en 2023 à 420 milliards en 2027 », peut-on lire dans le document susmentionné.

C’EST QUOI UNE RECETTE NON FISCALE ?

Présentant en août 2023 à Bangou, dans la région de l’Ouest, un exposé sur les «mesures d’optimisation des recettes non fiscales», Kamanda Moïse Alexis, Inspecteur des régies financières, a rappelé que ces recettes sont celles qui «ne sont liées ni à un impôt ni à une taxe ». Il a ensuite précisé que dans la nomenclature budgétaire de l’État, elles comprennent : «Le revenu du domaine de l’État : redevances et loyers pour l’utilisation du domaine de l’État, cessions d’éléments du patrimoine immobilier de l’État », ainsi que « Des recettes de services : il s’agit des droits et frais administratifs, ventes et accessoires de biens, ventes de prestations de services».

S’ajoutent également à cette catégorie des recettes non fiscales, «des cotisations aux caisses de retraite et de protection sociale des fonctionnaires et assimilés relevant des APU ; des droits de transit pétrolier (droit de passage du pipeline Tchad-Cameroun) ; et des autres recettes non fiscales, constituées notamment des produits financiers à recevoir, tels que les dividendes, amendes, condamnations pécuniaires et autres produits et profits divers ».

 Compétitivité: seulement 9% des PME ont une certification internationale

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 C’est l’un des résultats de  la cartographie des PME camerounaises réalisée  en 2023  par le Gecam avec l’appui du BIT.

 Plus de 400 000Petites et Moyennes Entreprises (PME) sont recensées au Cameroun en 2023. Parmi elles, à peine 9% ont une certification internationale reconnue. Les chiffres découlent d’une étude réalisée en 2023 par le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) avec l’appui du Bureau International du Travail (BIT).  L’étude ne révèle pas les raisons du faible taux de certifications des PME locales.

Mais c’est une situation pas du tout avantageuse pour les PME. Car, la certification, surtout  si elle est reconnue au-delà des frontières, est un véritable atout pour l’entreprise.  La certification permet en effet de confirmer que les exigences des normes internationales, des spécifications industrielles ou des règles techniques, entre autres, sont respectées. Elle repose sur une évaluation de la conformité des produits, des projets, des processus ou des systèmes de management. Les certifications peuvent donc  donner accès à des marchés internationaux du fait de la confiance qu’elle confère. 

 L’étude révèle également qu’à peine 8% des PME disent financer des activités de recherche  et de développement ou disposent d’une unité pour ces questions pourtant cruciales pour leur compétitivité.

 Au Cameroun il existe diverses structures d’accompagnement à la compétitivité des PME. Mais elles restent peu connues de ces entreprises, estiment les autorités. Le Bureau de Mise à Niveau des entreprises soutient notamment les PME dans  la  démarche de certification depuis de nombreuses années. Il est de même pour l’Agence de la Norme et de la Qualité (ANOR). Pour l’éligibilité, il faut par exemple êtreune entreprise de droit camerounais avec capitaux majoritairement camerounais et en activité depuis au moins deux ans, disposer des capacités techniques et organisationnelles pour conduire un processus de mise à niveau, Produire des états financiers certifiés ou attestés.  L’accompagnement porte sur certaines filières telles que le bois, l’agroalimentaire, les BTP, le textile etc.

Réaction

 Achille Basilekin III, ministre des PME

 « Le fonds d’appui à la certification va voir le jour »

« Je voudrais revenir sur quelques chantiers en cours pour répondre aux préoccupations de la PME.  D’abord, nous avons l’ambition à travers  notre action commune de faire une information statistique sur les PME. Le second élément c’est que les informations continuent d’être disséminées pour que les dispositifs d’accompagnement soient connus.  D’un point de vue institutionnel,  nous ambitionnons de renforcer les structures d’incubation pour  qu’on débouche sur la professionnalisation du métier d’entrepreneur.  Nous allons approfondir avec l’Anor  et Lanacome, les tests de qualité et de certification des produits. Sur l’année en cours, ce ne sont pas moins de 300 PME qui ont été formées et nous allons continuer sur cette trajectoire.  Ce plaidoyer a été monté et le fonds d’appui à la certification va voir le jour afin que nous puissions justement accompagner les PME à acquérir les normes,  car nombreuses sont les PME qui n’ont pas la capacité de se financer. D’où l’intérêt de ce fonds qui pourrait prendre la forme de subvention de l’Etat. » 

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