En 2024, le Cameroun a dépensé 543,7 milliards de F CFA pour ces produits, soit une augmentation de 40 % par rapport à 2023, tandis que les quantités importées ont progressé de 36 %. Cette catégorie est dominée par le riz, dont la facture a atteint 318,5 milliards de F CFA, marquant une augmentation de 59 % par rapport à l’année précédente, avec une progression de 34 % des quantités importées. L’importation de blé, quant à elle, a atteint 214 milliards de F CFA, en hausse de 20 % sur la même période…
Les microfinances ont prêté 666,2 milliards de FCFA en 2024
D’après le Rapport sur la situation et les perspectives économiques, sociales et financières du Cameroun, document annexé à la loi de finances 2025, le secteur de la microfinance camerounaise a injecté en 2023 une enveloppe de 666,2 milliards de FCFA dans l’économie nationale, marquant une progression de 10,7 % par rapport à l’année précédente. L’analyse de la distribution des crédits montre une prédominance des (…)
Des navires camerounais impliqués dans la pêche illégale en Argentine
Une enquête met en évidence l’existence d’au moins 13 navires appartenant à des entreprises chinoises pêchant sous des « pavillons de complaisance » des pays tels que le Cameroun et Vanuatu et dissimulant des activités illicites.
C’est une fois de plus une affaire de « pavillon de complaisance » qui frappe l’image du Cameroun. Une enquête relayée par plusieurs médias argentins, indique que des chinois dissimulent leur origine en identifiant les bateaux comme appartenant à des pays comme le Vanuatu et le Cameroun pour pêcher dans la zone économique exclusive (ZEE) de l’Argentine.
Les autorités ont détecté la présence de petits navires provenant de pays jusque-là non immatriculés et les pavillons les plus fréquemment observés sont de Vanuatu, une petite nation insulaire du Pacifique, et du Cameroun. La Chine a en tout déployé au moins 13 navires qui, sous des « pavillons de complaisance », pêchent le long de la bordure et même à l’intérieur de la zone économique exclusive. Sur les 13 navires, au moins 4 arborent le drapeau camerounais. Selon cette enquête, les entreprises chinoises utilisent cette stratégie pour dissimuler des activités illicites telles que la pêche illégale et le trafic d’êtres humains.
Il s’agit là d’une « une nouvelle manœuvre chinoise pour masquer la pêche illégale dans l’Atlantique Sud », relève un document du Cercle des politiques environnementales (CPA). « Les navires chinois utilisent des pavillons de complaisance d’autres pays pour cacher leur véritable identité », renseigne ledit document. Mais pour Milko Schvartzman, expert en pêche du Cercle des politiques environnementales, ce type de « camouflage » n’est pas entièrement nouveau. Mais le phénomène a augmenté en 2024. A plusieurs reprises, ces navires mis en cause ont été aperçus à la limite extérieure de la zone économique exclusive (ZEE), où seuls les navires battant pavillon argentin sont autorisés à pêcher.
Milko Schvartzman indique que c’est souvent sous prétexte de « problèmes météorologiques extrêmes », que plusieurs navires de pêche chinois sont entrés dans la ZEE argentine. Pourtant, les navires espagnols, taïwanais et coréens n’adoptent pas la même conduite.
L’enquête révèle que le recours aux pavillons de complaisance des pays tels que le Cameroun et Vanuatu sert à dissimuler des activités mais aussi à éviter les sanctions et la mauvaise publicité qui pèsent sur la Chine.
Il faut dire que c’est à cause des pavillons de complaisance que le Cameroun a écopé en 2023 d’un « carton rouge» de la Commission européenne. Il lui était reproché d’avoir « continué à enregistrer des navires de pêche opérant en dehors de ses eaux sans que leurs activités ne fassent l’objet d’un quelconque suivi ». Ce qui a valu au pays d’être classé comme « non-coopérant » dans la lutte contre la pêche Illicite Non déclarée et Non Règlementée (INN).
Louis Paul Motaze, Homme de l’année 2024 (Guardian Post Achievement Awards)
Ministre des Finances polyvalent et charismatique, Louis Paul Motaze s’est imposé comme une figure clé du développement du Cameroun en 2024. Son action décisive dans un contexte mondial difficile a eu des retombées majeures pour les citoyens, ce qui lui vaut aujourd’hui le prestigieux prix de l’Homme de l’Année 202
La distinction lui a été attribuée lors de la 22ᵉ édition des Guardian Post Achievement Awards, le vendredi 21 février 2025, à l’hôtel La Falaise de Yaoundé. C’est le Professeur Kelly Mua, chef des opérations financières à la Direction Générale du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire du Ministère des Finances, qui a reçu le prix au nom du ministre.
Pourquoi Louis Paul Motaze mérite ce prix ?
D’après le jury des Guardian Post Achievement Awards, Louis Paul Motaze s’est distingué en 2024 par :
- Ses réformes continues pour moderniser l’économie du Cameroun ;
- Sa lutte acharnée contre les fonctionnaires fictifs ;
- Son leadership et son sang-froid face aux chocs économiques mondiaux, permettant de maintenir la résilience économique du pays et sa crédibilité sur les marchés financiers.

Une reconnaissance pour son engagement
S’exprimant devant la presse après la réception du prix, le Professeur Kelly Mua a souligné l’excellence du leadership du ministre. Selon lui, cette distinction vient récompenser un travail acharné et minutieux au service du peuple camerounais.
Malgré un contexte économique mondial difficile, Louis Paul Motaze et son équipe ont su maintenir le cap, assurer la continuité des services et garantir le financement du plan de développement de l’État. Comme l’a souligné son représentant : « Ce prix est un symbole d’encouragement et de reconnaissance. Il prouve que les efforts du ministre sont suivis et appréciés, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. »
Un réformiste à l’œuvre
Depuis sa nomination au Ministère des Finances, Louis Paul Motaze a initié de nombreuses réformes structurelles, notamment en lien avec les programmes du Fonds Monétaire International (FMI). Ces réformes visent à :
- Améliorer la productivité du pays ;
- Optimiser la gestion et la mobilisation des ressources ;
- Financer les grands projets d’infrastructure et assurer le bon fonctionnement de l’État.
Dans un contexte économique mondial incertain, il a su adapter les politiques financières du Cameroun pour renforcer sa résilience. « Son travail porte des fruits et est salué par tous », a affirmé le Professeur Kelly Mua.
Des réalisations concrètes
Malgré les multiples défis économiques, Louis Paul Motaze a su maintenir la stabilité financière du Cameroun, notamment face à :
- L’insécurité dans l’Extrême-Nord due aux incursions de Boko Haram ;
- La crise sociopolitique qui sévit depuis plus de sept ans dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ;
- La catastrophe industrielle de la SONARA en 2019, dont il a piloté la restructuration pour garantir l’approvisionnement en produits pétroliers et stabiliser le secteur bancaire.
Il a également mené avec succès l’opération de recensement physique des fonctionnaires, baptisée COPPE, qui a permis de récupérer 14,5 milliards de FCFA de salaires indûment versés à des agents fictifs.
En fin d’année 2024, il est intervenu pour sauver la Cameroon Development Corporation (CDC), deuxième plus grand employeur du pays après l’État. Grâce à son plan de redressement :
- 20 milliards de FCFA ont été débloqués pour régler les arriérés de salaires ;
- 30 milliards de FCFA de cotisations sociales ont été prises en charge par l’État ;
- 49 milliards de FCFA d’impôts accumulés ont été régularisés.
Ce plan a eu un impact positif sur le climat social et a permis à la CDC, qui emploie environ 22 000 personnes, de relancer sa production.
Un acteur clé sur les marchés financiers

Sur les marchés financiers nationaux, sous-régionaux et internationaux, Louis Paul Motaze a brillamment négocié des financements pour des projets de développement majeurs. Son expertise et sa maîtrise des tendances financières mondiales lui ont permis de conclure plusieurs accords avec des institutions comme la Banque mondiale et le FMI.
Par ailleurs, il a introduit des réformes ayant permis de limiter le gaspillage au Trésor public et de digitaliser plusieurs processus financiers, garantissant ainsi une gestion plus efficace des finances publiques.
Un homme d’exception
Au-delà de son engagement professionnel, ce qui distingue Louis Paul Motaze, c’est son sens du détail et son inlassable quête d’excellence. Diplômé de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) en 1983, où il s’est classé major de sa promotion, il a poursuivi des études en France, se spécialisant en droit et transport international.
Son parcours impressionnant l’a conduit à occuper des postes stratégiques :
- Direction des affaires économiques à la Présidence de la République (1983) ;
- Cameroon Shipping Lines (CAMSHIP) (1984-1989) ;
- Cameroon Airlines (1989-1999) ;
- Directeur Général de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) (1999) ;
- Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (2007-2011 et 2015-2018) ;
- Secrétaire général des services du Premier ministre (2011-2015).
Son passage au MINEPAT a été marqué par la mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), devenu la Stratégie Nationale de Développement (SND 2020-2030). Il a aussi supervisé la réalisation de grands projets comme :
- Le port en eau profonde de Kribi ;
- Les barrages hydroélectriques de Lom Pangar et Memve’ele ;
- Le projet d’exploitation du fer de Mbalam.
Nommé ministre des Finances en mars 2018, il s’est distingué par sa gestion rigoureuse et son efficacité, confirmant son statut d’homme d’État exceptionnel.
Aujourd’hui, sa contribution au développement économique du Cameroun est unanimement saluée, faisant de lui un modèle de rigueur et de compétence.
Digitalisation des titres publics : la solution qui vient des fintech
Ejara, une application d’investissement et d’épargne propose un modèle de souscription adossé au mobile money mais aussi à la crypto monnaie à partir de 1000 francs FCFA minimum.
Moins de 0,01% de la population camerounaise investit dans les titres publics. 80% de ces titres sont en effet détenus par les banques. Ce qui exclut une bonne franche de la population. Or, plus de 10 millions de comptes Mobile Money sont identifiés dans le pays avec un volume mensuel de transactions estimé à 2 000 milliards de FCFA. Une épargne colossale que l’Etat compte désormais capter pour faire face notamment à une capacité limitée des banques locales à financer la dette publique en raison des contraintes prudentielles.
Présentant son plan de financement pour l’année 2025, le gouvernement s’est montré favorable à intégrer les solutions innovantes pour diversifier ses sources de financement et augmenter la part de l’épargne locale. Il est question de faire recours aux solutions de finance digitale pour mettre la main sur 1 000 milliards de FCFA d’épargne informelle qui restent encore inexploitables faute de mécanismes adaptés. La Fintech camerounaise Ejara a déjà sa solution. Sa fondatrice Nellly Chatue Diop propose une application grand public pour l’achat des titres. Cette application sera dotée d’une technologie blockchain (système utilisé pour les crypto actifs) et va permettre l’inter opérabilité avec les systèmes existants. Une liaison est par exemple prévue avec les opérateurs de mobile money. L’investissement sera possible à partir de la modique somme de 1000 francs CFA. Ce qui vient lever un obstacle financier majeur car, actuellement les investissements sont souvent compris entre 100 000 et 1 million de FCFA. L’application va aussi briser les barrières administratives et favoriser l’éducation financière. Car, l’utilisateur pourra gérer ses placements tout seul sans aucune démarche administrative. Pourtant, avec les banques, les procédures d’acquisition sont jugées complexes et il faut débourser des frais d’intermédiation prohibitifs, atteignant parfois 2,5% du montant investi.
La solution d’Ejara adressée aux petits épargnants est proposée comme plateforme de digitalisation du mode de souscription des titres publics. Nelly Chatue Diop est perçue comme l’une des défenseurs de la crypto monnaie en Afrique et de la démocratisation de l’investissement. L’ingénieure en informatique et télécommunications a obtenu plusieurs récompenses pour son combat en faveur de l’inclusion financière sur le continent.
Interview
Nelly CHATUE DIOP, fondatrice Ejara
« Nos banques sont saturées. Chacun peut contribuer à l’effort de financement »

La techwoman déroule le potentiel de la fintech dans un contexte de digitalisation du mode de souscription des titres publics et l’accompagnement que peut apporter l’Etat.
Vous avez pris part aux échanges organisés par la direction du Trésor du ministère des Finances à Douala à l’occasion de la présentation du plan de financement de l’Etat. Et vous avez souligné la contribution de la fintech à la mobilisation de l’épargne locale. Quel est l’enjeu ?
Oui nous avons eu beaucoup de chance d’être invité à la session de réflexion autour de la mobilisation de l’épargne populaire organisée par le trésor du Cameroun. Il était question de réfléchir à une digitalisation des souscriptions et à la mobilisation de l’épargne des petits épargnants. Nous avons évoqué énormément le potentiel, l’importance de donner la confiance, de produire la transparence, la traçabilité pour les petits épargnants, mais aussi de s’appuyer finalement sur des plateformes déjà existantes, les mobiles money notamment, pour pouvoir fluidifier tout le processus de souscription, de dépôts et de retrait de manière instantanée.
Vous proposez des solutions adaptées à la réalité, de sorte à faire participer même la petite revendeuse communément appelée bayam selam. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Nous avons créé l’association camerounaise des Fintech depuis l’année dernière et nous souhaitons, et je suis là fondatrice de fintech Ejara qui démocratise justement l’accès à cet investissement des titres public en fractionnant les titres publics en bouts de 1000F. Ce qui permet à tout un chacun, aux bayam selam, benskineurs aux mamans qui font le poisson braisé en route, des menuisiers qui tous les deux jours viennent sur la plateforme et épargnent 1000 FCFA pour pouvoir fructifier finalement aussi leurs épargnes, mais aussi contribuer au financement des Etats de la zone CEMAC. On a projeté une vidéo de 05 minutes où les clients nous parlent de leurs expériences et nous indiquent à quel point ça leur a inculqué la discipline d’épargne premièrement, et deuxièmement leur facilite la vie. Parce que lorsqu’on est une bayam sellam et qu’on vend au marché on n’ a pas le temps de se lever aller à la banque faire la queue et essayer de discuter avec son banquier qui ne connais pas forcément les titres publics disponibles alors que devant son étal au travers son application mobile en interagissant avec les agents Ejara qui passe souvent dans les marchés elle peut le faire tout toute seule.
Que peuvent faire les gouvernants pour encourager cette dynamique ?
Il faudrait qu’on ait beaucoup plus d’accompagnement côté règlementation, je pense qu’il est temps que tous les aspects règlementaires, que ce soit la Beac, la Cobac et la Cosumaf s’asseyent pour comprendre l’importance que cela représente aujourd’hui, de mobiliser de l’épargne en dehors des ressources bancaires. Nos banques sont saturées par le titre public, elles ont besoin de respirer, elles ont besoin que les concitoyens contribuent finalement aussi à l’effort de financement de l’État. Par ce que je le dis souvent à nos clients, que quand vous contribuez lors d’une émission de titre public vous permettez à l’état de financer les routes sur lesquelles vous circulez, les hôpitaux dans lesquels vous soignez vos enfants, les écoles où vous envoyez vos enfants. Donc, c’est vraiment un enjeu majeur et le directeur de la CNPS a noté notamment cette composante de souveraineté économique. Est ce qu’on a envie que finalement nos émissions soient financées par des fonds internationaux qui viennent nous imposer leurs cultures et leurs façons de voir les choses et des projets sur lesquels on doit réorienter nos fonds ? Ou alors, on veut prendre en main notre destin et nous même cofinancer nos projets pour l’avenir de nos enfants ?
Jean-François Ntsama-Etoundi : « …Environ 970 hectares de parcelles ont été brûlées»
Monsieur le DGA, peut-on dire que tout est revenu à la normale à la Sosucam ?
Toutes les activités ont bel et bien repris à Sosucam. L’activité de coupe, qui avait été la première touchée, ainsi que l’activité de production, et tous les départements généraux ont repris. La campagne de production est en cours et se déroule parfaitement. D’ailleurs, depuis quelques jours, nous procédons à une opération de recrutement de nouveaux coupeurs, certains pour pallier l’absence observée à Mbandjock et Nkoteng, mais aussi un plus grand nombre pour renforcer les effectifs et dynamiser l’activité de coupe afin de rattraper le retard accumulé dans le déroulement de notre campagne.
A ce jour, en savez-vous davantage sur les causes de ce mouvement ?
Globalement, il s’agit d’un mouvement né d’un léger décalage de paiement concernant les acomptes de nos salariés, mais qui a pris une tournure sociale beaucoup plus importante, et surtout en dehors du cadre du dialogue social interne, mis en place et effectif au quotidien dans l’entreprise.
À ce jour, quel bilan tirez-vous de ces événements malheureux ?
Il s’agit tout d’abord d’un bilan chiffré. Ce sont 13 jours d’inactivité, 13 jours d’arrêt de production. Sur le plan social, ce sont l’ensemble de nos collaborateurs qui ont été empêché d’aller travailler pendant un certain nombre de jours, ce sont des activités qui n’ont pas pu être clôturées. Sur le plan de nos infrastructures, environ 970 hectares de parcelles ont été brûlées, ce qui représente environ 50 000 tonnes de cannes, une véritable perte sèche pour nous. Cela n’atteint toutefois pas la détermination de la direction générale et surtout la mobilisation de tous les travailleurs de Sosucam. Bien au contraire, cela a renforcé notre motivation à aller au-delà de nos efforts pour bien terminer notre campagne de production.
Y a-t-il des risques sur l’approvisionnement du marché dans les semaines et les mois à venir ?
À très court terme, notamment avec la période de jeûne du ramadan qui commence dans une dizaine de jours, non, puisque nous avions déjà plus de 30 000 tonnes de sucre en stock. Donc, à très court terme, sur les besoins de cette période, l’offre de Sosucam ne souffre d’aucun impact. Il n’y aura pas de souci. Le bilan sera fait dans les semaines à venir pour évaluer les perspectives de fin de campagne et l’impact de cet arrêt d’activité sur le plan agronomique, et surtout sur la perte de cycle au niveau de l’agriculture que nous avons connue, laquelle aura probablement un impact sur le rendement de nos parcelles.
Quelles sont les perspectives à court, moyen et long terme ?
Comme je vous l’ai présentée, toutes les activités ont bel et bien repris à Sosucam. L’activité de coupe qui était celle qui a été touchée au départ, l’activité de production, tous les départements généraux ont repris, la campagne de reproduction est en cours et se déroule parfaitement. D’ailleurs, depuis quelques jours nous procédons à une opération de recrutement de nouveaux coupeurs: certains pour pallier à l’absence qu’on a pu observer sur Mbandjock et Nkoteng, mais aussi un plus grand nombre pour renforcer des effectifs et dynamiser l’activité de coupe afin de rattraper le retard que nous avons dans le déroulement de notre campagne.
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À moyen et long terme, pour éviter ce genre de situation, bien évidemment c’est le rappel que la direction générale a eu à faire dans sa note d’information et d’invitation de reprise de travail du 8 février dernier, c’est de dire à l’ensemble des travailleurs de Sosucam de respecter et de rejoindre le cadre du dialogue social qui est établi de long date à Sosucam. Nous avons un cadre de dialogue clairement défini qui est renforcé par notre accord collectif d’entreprise et qui permet de recenser toutes les doléances de chaque travailleur à une fréquence qui est clairement indéfinie.
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L’objectif aujourd’hui, et le rappel de directeur général allait dans ce sens, c’est d’inviter tous les travailleurs à respecter ce cadre de dialogue et de venir s’exprimer auprès des partenaires sociaux, auprès des cinq syndicats qui sont représentés à la Sosucam et même de toutes les directions chefs de département, directeur et autres de venir exprimer si tenter qu’il en est leurs doléances afin qu’elles soient prises en compte et qu’elles soient traitées dans le cadre qui est déjà défini au sein de Sosucam.
Vous avez dit que les champs étaient brûlés jusqu’à récemment, est-ce à dire que les champs restent vulnérables ?
La notion du temps effectivement, nous sommes le 19 février, elle est relative et propre à chacun. Jusqu’à la semaine dernière, il y a eu quelques cas encore de parcelles qui ont été touchées par des incendies criminels, des forces de maintien de l’ordre qui sont sur place, on peut dire qu’ils ont pris des dispositions. Il faut quand même constater qu’aujourd’hui ce n’est plus observé, mais c’est dire et ça a été évoqué pour renforcer le caractère criminel de ces actes.
Achta Saleh Damane, SGPR-A du TCHAD : « Sénatoriales au Tchad : Un scrutin historique pour renforcer nos institutions »
Madame le ministre, les sénatoriales auront lieu le 25 février au Tchad pour la première fois de l’histoire. Quel est l’enjeu de ce scrutin pour le pays ?
Je voudrais tout d’abord vous exprimer toute ma gratitude pour l’attention que vous portez à ma candidature et surtout de vous intéresser à l’actualité de mon pays. Vous savez que le Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) a fait une recommandation dans ce sens et la Constitution de la 5ème l’a consacré. Le véritable enjeu est d’assoir définitivement des institutions républicaines fortes pour que le Tchad sorte grandement de la période tumultueuse de la transition et de permettre au Maréchal, Président de la République, Chef de l’Etat, que les tchadiens ont plébiscité en mai 2024, d’exercer pleinement son pouvoir en mettant en œuvre son programme de société décliné en 12 Chantiers et 100 actions.
Vous vous êtes engagée dans la course électorale, à l’occasion de ce scrutin historique. En tant que Secrétaire générale adjointe de la Présidence, qu’attendez-vous de ce scrutin ?
Ma candidature à ces élections sénatoriales ne résulte pas d’une décision spontanée. Elle est la consécration d’une longue et riche expérience au service de notre pays. J’ai toujours répondu avec beaucoup de conviction et de détermination aux sollicitations et fonctions que me confient les plus hautes autorités du pays. Il est venu le temps de poursuivre notre mission sous une autre forme en nous engageant davantage aux côtés de nos populations pour répondre à leurs aspirations légitimes au progrès social et économique en adéquation avec la vision du Président de la République. Ces élections sénatoriales constituent donc un moment historique dans la vie de notre démocratie. Elles nous posent un challenge exaltant et un défi passionnant pour nous permettre de nous affirmer dans une fonction élective, même si en réalité ce n’est pas la première fonction élective pour laquelle je me suis engagée et que j’ai gagnée. Pour finir, vous devriez savoir qu’au sein de ma formation politique le MPS la première richesse est celle des ressources humaines et si parmi toutes ces personnalités le choix a été porté sur ma modeste personne pour représenter ma province et bien c’est très honorant et plein de gratitude.

Quelles sont les grandes lignes de l’offre de votre parti pour ce scrutin ?
Principalement c’est celle d’avoir le plein vote de nos grands électeurs, notamment les Conseillers Communaux et Provinciaux, afin de traduire, au niveau de nos territoires, le même élan populaire par lequel nos populations ont, tour à tour, majoritairement porté leur choix sur notre champion, le Maréchal du Tchad, Président de la République, Chef de l’Etat, MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, lors de l’élection présidentielle et lui accordé une majorité confortable à l’issue des élections législatives. De ce point de vue, nous n’avons aucune inquiétude à se faire puisque les Grands électeurs sont majoritairement de notre Parti.
Ensuite, nous devrions nous mettre au devant de nos provinces pour booster le développement de nos collectivités territoriales. Enfin, la représentativité féminine aux postes de responsabilité qu’elle soit nominative ou élective est consacrée par la loi et mon parti en fait un leitmotiv pour le développement.
Votre circonscription semble déjà acquise au parti au pouvoir dans les rangs duquel vous militez. Le jeu n’est-il pas acquis d’emblée ?
Ah oui, complètement. Il est évident et cela ne fait l’ombre d’aucun doute que le Hadjer-Lamis est une zone acquise pour le MPS, rares sont les partis politiques qui essaient de s’y frayer chemin. On l’appelle le bastion du MPS. Si la victoire se profile à l’horizon certes c’est que les deux candidats de la liste du MPS se sont battus comme des grands sillonnant les quatre Départements que compte la Province du Hadjer-Lamis à la rencontre des Conseillers Communaux et Provinciaux.

A la base, vous êtes journaliste, ex-présentatrice du JT au Tchad, plusieurs fois membre du gouvernement. Quelle est la plus-value de votre candidature à ces sénatoriales?
L’essentiel se trouve dans ce que nous allons apporter pour l’émergence de notre Province, en tenant compte de notre proximité avec nos collectivités territoriales, puisque le Sénat est en réalité, une représentation des Collectivités autonomes en l’occurrence les Communes et les Provinces en dehors bien évidemment de sa mission qui est entre autre de contrôler l’exécution effective des lois, d’évaluer les politiques publiques, d’examiner les lois sur les Collectivités.
Quelques partis politiques d’opposition sont non-partants à cause, disent-ils d’un clair-obscur dans le processus électoral. Comment vivez-vous leur absence sur le terrain politique ?
Mais non, c’est totalement faux ce qui se dit. Une centaine de partis politiques participent à ces sénatoriales. C’est de bonne guerre sachant pertinemment que parmi ceux-ci existent des aventuriers qui n’ont aucun Conseiller élu mais qui ont proposé des candidats. Comment pouvez-vous comprendre cela? Ils comptent sur les candidats des autres pour les élire ? C’est juste absurde.
Sosucam : premier bilan de la grève mouvementée
Une dizaine de jours après la reprise du travail à la Société sucrière du Cameroun (Sosucam), le top management a dressé un premier bilan de la grève qui a paralysée l’entreprise entre le 26 janvier et le 7 février derniers. Ce sont en tout 973 hectares de cannes qui ont été brûlées par les manifestants. « Ce qui correspond à 50 000 tonnes de sucre», souligne Jean-François Ntsama-Etoundi, le directeur général adjoint (DGA) de la Sosucam. Et d’informer la presse qu’il a rencontrée à Yaoundé, que « même la semaine dernière, des plantations continuaient d’être brûlées». Et pourtant le travail a repris depuis le 8 février. Aussi, « si on prend le sucre premium qui est destiné aux industries brassicoles, c’est à peu près 5 à 6 mille tonnes de pertes nettes », ajoute-t-il. Et « le fait d’avoir ces pertes sèches sur cette surface-là entraîne un dérèglement agronomique sur toutes les surfaces. Les cannes ont été coupées aussitôt à la reprise du travail, comme si elles étaient déjà en maturité. On a ainsi traité parce qu’il fallait protéger les racines car même à maturité, quand on coupe la canne, on laisse 15 à 20cm pour pouvoir permettre la repousse. Ce sont des pertes car il y a du temps perdu, de l’énergie, sans pouvoir exploiter le produit », regrette-t-il.
Ce n’est qu’un premier bilan qui est ainsi dressé. « C’est lorsqu’on sonnera le gong de fin de campagne qu’on saura exactement ce qu’on a perdu car on est encore dans des évaluations. On a procédé aux constats des dégâts, et on va tout analyser, puis à la fin de la campagne, on aura tous les outils entre les mains pour faire un bilan définitif », a indiqué la 2ème personnalité de la Sosucam.
Pour comprendre: Mbandjock et Nkoteng: Un mort dans une grève des ouvriers de la Sosucam
Cependant, à la Sosucam, on refuse de céder au désespoir. On est convaincu a priori que la grève n’aura pas d’incidence sur l’approvisionnement du marché à brève échéance. «Nous avons en stock actuellement dans nos magasins, qui peuvent satisfaire la demande jusqu’à mi-avril », renseigne le DGA. « Avec un stock de plus de 30 mille tonnes, les besoins de ramadan pour notre clientèle, notamment celle du Grand-Nord, et même du sud du pays, sont assurés», rassure l’ancien directeur commercial de la Sosucam. Et donc, « à court terme, l’offre directe Sosucam n’est pas impactée ; mais sur la perspective annuelle, il est certain que l’on verra bien l’impact de ce mouvement sur le bilan de la Sosucam», réitère-t-il.
PAGFIP : 9,3 milliards de FCFA pour optimiser la gestion des finances publiques
Sous la présidence de Jean Tchoffo, secrétaire Général du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), ce projet soutenu par la Banque Africaine de Développement vise à renforcer l’environnement institutionnel et organisationnel de la gestion des finances publiques au Cameroun, en optimisant la collecte des impôts et l’efficience des dépenses publiques. Selon Jean Tchoffo, le PAGFIP, approuvé le 12 décembre 2022, a accusé un retard de deux ans dans son démarrage effectif en raison d’ajustements techniques et administratifs, découlant de la complexité de la coordination entre les différentes parties prenantes, notamment la Banque Africaine de Développement (BAD) et les autorités camerounaises. La Première Session Ordinaire du COPIL, tenue le 17 décembre 2024, avait déjà souligné l’urgence de finaliser les documents clés du projet, tels que le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2025, le Plan de Passation des Marchés (PPM) et la révision des coûts détaillés.
« En réponse à ces préoccupations, la BAD a dépêché une mission de supervision au Cameroun du 13 au 24 janvier 2025. Cette mission a permis de revoir les activités du projet, d’harmoniser les actions et de remplacer certaines activités devenues obsolètes. Elle a également clarifié des ambiguïtés et assuré une meilleure coordination entre la Cellule d’Exécution du Projet et les Points Focaux des administrations concernées. Ces efforts ont abouti à des résultats probants, mais le temps presse », a déclaré Jean Tchoffo. Le retard dans la finalisation des documents stratégiques souligne les défis administratifs et logistiques auxquels fait face le PAGFIP. La célérité dans l’exécution des recommandations de la BAD est cruciale pour éviter de nouveaux retards et garantir que les objectifs du projet soient atteints dans les délais impartis, a-t-il ajouté.
Selon Lah Kouotou Valentin, Coordonnateur du PAGFIP, la principale résolution à l’issue de cette réunion est l’adoption du budget, le comité de pilotage ayant adopté un budget de 9,3 milliards de FCFA.
Gouvernance : Le Consupe renforce la gestion et de la transparence à la Sodecoton
Après trois années de collaboration, conformément au décret du 04 septembre 2013 portant organisation des services du Contrôle supérieur de l’État, la première phase du protocole d’assistance technique à la Sodecoton a pris fin. Elle a permis des avancées significatives en matière de gestion et de transparence, en ligne avec les missions d’appui au renforcement des capacités des ordonnateurs et des gestionnaires des crédits attribuées au Consupe. Cette conclusion a été marquée par des progrès notables, apprend-on. C’est en effet, Mbah Acha Rose Fomundam, ministre délégué à la présidence chargé du Contrôle supérieur de l’Etat, qui a procédé mardi dernier à Garoua à la clôture de cette étape.
Pour Mohammadou Bayero, Directeur général de la Sodecoton : « Cet accompagnement nous a permis de structurer nos procédures internes et de mieux nous outiller face aux exigences de gestion publique », a-t-il déclaré. Comme lui, Jean Abate Edi’i, président du Conseil d’administration de cette entreprise et gouverneur de la région du Nord, a salué une initiative qui s’inscrit pleinement dans la modernisation et la diversification des activités de la Sodecoton. La mission du Consupe ne se limite pas à un simple contrôle. Comme l’a précisé Mbah Acha Rose Fomundam, il s’agit d’un accompagnement méthodique et technique visant à professionnaliser la gestion interne. « Nous avons mis en place des outils de gestion performants, formé les gestionnaires et les ordonnateurs, et renforcé l’audit interne de l’entreprise », a-t-elle expliqué avec fermeté. Le protocole signé en 2021 s’articulait autour de cinq axes majeurs : l’élaboration de cadres et d’outils de gestion, l’accompagnement méthodologique, la formation des cadres, l’animation d’ateliers pédagogiques et enfin, l’implémentation de processus d’audit performants.

Des actions qui, selon les responsables de la Sodecoton, ont déjà produit des effets concrets. Mais le Consupe ne veut pas se contenter de ces avancées. La ministre a été claire : les acquis doivent être consolidés. « La formation seule ne suffit pas. Nous attendons de ceux qui ont été formés qu’ils appliquent ces connaissances pour améliorer la gouvernance, la transparence et la redevabilité au sein de la structure », a-t-elle insisté. La signature d’un avenant à la phase 1 témoigne de l’engagement des deux parties à poursuivre la dynamique amorcée. Alors que la Sodecoton s’apprête à entrer dans une phase de modernisation de ses infrastructures et de diversification de ses activités, le renforcement des capacités de ses cadres apparaît comme un levier essentiel pour assurer une gestion rigoureuse et efficace. En coulisses, certains cadres de l’entreprise expriment néanmoins quelques craintes. « La théorie, c’est une chose, mais l’application concrète dans un environnement aussi complexe que le nôtre en est une autre », confie un employé sous couvert d’anonymat. Une préoccupation légitime que le Consupe semble avoir anticipée en insistant sur la nécessité d’un suivi rigoureux.
« Notre soutien à la Sodecoton était pédagogique et technique pour des audits pilotes performants »

Il faut d’abord préciser qu’il y a trois ans, nous avons signé le protocole d’assistance technique avec la Sodecoton. Ce protocole avait pour objectif de définir les modalités de coopération entre le Consupe et la Sodecoton dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme triennal de renforcement des capacités organisationnelles, professionnelles et institutionnelles de la Sodecoton afin de mieux accomplir sa mission. Notre assistance était répartie en cinq axes spécifiques. D’abord, l’élaboration d’un cadre et d’outils, puis l’accompagnement méthodologique et technique de leur audit interne. Étant une entreprise publique, elle doit avoir un département d’audit interne, car si le contrôle supérieur vient vérifier une entreprise publique sans audit interne, c’est déjà une faute relevée à l’encontre du directeur général et peut-être du PCA aussi. Nous devions également former les gestionnaires et les ordonnateurs. Nous les avons accompagnés à travers l’animation d’ateliers, de séminaires et de conférences. Ensuite, nous les avons également soutenus sur le plan pédagogique et technique dans la performance des audits pilotes pour leur montrer ce qu’ils doivent faire. Nous attendons de cette entreprise phare du septentrion du Cameroun que ceux qui ont été formés utiliseront ce qu’ils ont appris pour améliorer la gouvernance, la transparence et la redevabilité au sein de la Sodecoton.















