mercredi, mai 20, 2026
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Mokolo (Mayo Tsanaga) : Le mouvement « Paul BIYA jusqu’à la gare » lancé

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Meeting de Mokolo
Meeting de Mokolo

La ville de Mokolo, chef-lieu du département du Mayo-Tsanaga, a vibré ce 24 mars au rythme des festivités marquant le 40ᵉ anniversaire du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). À cette occasion, le Ministre de la Santé Publique, Dr MANAOUDA Malachie, fils de la région, a officiellement lancé le mouvement « Paul BIYA jusqu’à la gare », une initiative visant à fédérer les forces vives locales autour de la candidature du Président Paul BIYA pour la prochaine élection présidentielle.

Une mobilisation impressionnante et des ralliements significatifs

Dès l’aube, des milliers de personnes ont convergé vers Mokolo, témoignant de leur attachement au RDPC. Ce rassemblement a été marqué par un événement majeur : plus de 200 jeunes issus des formations politiques de l’opposition (UNDP, PCRN) ont décidé de rejoindre les rangs du parti au pouvoir.

Le porte-parole de ces nouveaux militants a souligné leur volonté de suivre l’exemple du Ministre MANAOUDA Malachie, qu’ils considèrent comme un modèle d’engagement au service du Président Paul BIYA. Il a également lancé un appel aux indécis : « La maison commune RDPC vous ouvre grand ses portes ».

Une jeunesse engagée pour l’avenir

Profitant de cette effervescence, le Ministre MANAOUDA Malachie a sensibilisé la jeunesse sur les défis majeurs du moment : développement, patriotisme, paix et cohésion sociale.

L’émissaire du Comité Central du RDPC a rappelé le message central de cette célébration :
« Restons mobilisés derrière le Président Paul BIYA pour garantir une victoire éclatante, transparente et incontestable du RDPC à la prochaine élection présidentielle. »

Le Mayo-Tsanaga, qui comptait en 2021 un maillage politique dense avec 73 sous-sections, 335 comités de base, 826 cellules et 80 392 militants, constitue un socle solide que les responsables locaux s’emploient à renforcer en vue des prochains scrutins.

Un engagement renouvelé des élites locales

Plusieurs figures influentes du département ont pris la parole pour réaffirmer leur fidélité au Président Paul BIYA. Hatami Joseph, Président de la section OJRDPC du Mayo-Tsanaga 1, a salué les efforts du Chef de l’État en faveur du bien-être des populations.

Le Maire VOHOD, quant à lui, a mis en avant l’impact des initiatives du Ministre MANAOUDA Malachie, les présentant comme une preuve tangible de l’engagement du gouvernement en faveur du développement local.

S’adressant à ses compatriotes du Mayo-Tsanaga, le Ministre de la Santé a lancé un appel à la solidarité et à l’engagement :
« Faisons preuve d’unité et de détermination pour maintenir notre département au sommet du RDPC. »

Dans cet élan, il a annoncé la mise en œuvre de nouveaux projets sociaux destinés à améliorer le quotidien des populations. Il a conclu en insistant sur la nécessité de préserver la stabilité du pays :
« L’avenir du Cameroun repose sur la continuité des actions engagées par le Président Paul BIYA. Restons unis pour défendre notre avenir commun. »

Avec cette mobilisation massive, le Mayo-Tsanaga réaffirme son rôle de bastion du RDPC et entend bien le démontrer lors des prochaines échéances électorales.

Douala: un espace d’apprentissage numérique  offert à l’école publique de Bilongue

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Don de l’UNICEF et  de la fondation MTN, l‘infrastructure  construite avec des matériaux recyclés, est équipée de 70 tablettes et ordinateurs  pour environ 700 élèves et enseignants.

 En plus des cahiers et des livres, les élèves et les enseignants de l’école publique maternelle et primaire de Bilonguè  à Douala vont s’habituer aux ordinateurs et tablettes. Ces outils technologiques sont  désormais à leur portée grâce à un espace d’apprentissage numérique logé au sein de cette école. Il s’agit en effet d’e-conteneur ultramoderne, construit avec des matériaux recyclés et alimenté par l’énergie solaire. Installé sur une superficie  de 126 m²,  l’espace est équipé de 70 tablettes et ordinateurs connectés à l’Internet haut débit dédiés à l’apprentissage d’environ 700 élèves.

Cet espace d’apprentissage numérique est offert par la fondation MTN Cameroon et  l’Agence des Nations Unies pour l’enfance (Unicef).  L’infrastructure a été rétrocédée aux  bénéficiaires le 21 mars dernier lors d’une cérémonie présidée par le Secrétaire d’Etat au Ministère de l’Education de Base, Vivian Asheri Kilo. Ce projet est le fruit d’un partenariat public privé qui vise à réduire la fracture numérique et  à améliorer les méthodes d’enseignement en accord avec les objectifs de développement durable. D’ailleurs, cet espace d’apprentissage est entièrement écologique, fabriqué à partir de conteneurs maritimes, de pneus et de palettes en bois recyclés.

Le projet est réalisé dans le cadre du programme de bénévolat des employés de MTN, les 21 Jours de Y’ello Care.  Ce qui s’ajoute aux nombreuses actions de la fondation MTN au Cameroun. « Cette initiative représente plus qu’un simple espace d’apprentissage innovant ; elle incarne l’espoir, l’opportunité et la promesse faite à nos enfants d’apprendre aujourd’hui pour diriger demain. C’est aussi un témoignage de la façon dont nous avons eu un impact durable sur la vie au Cameroun au cours des 25 dernières années, et un engagement à apporter plus de valeur à nos partenaires au cours des 25 prochaines annéesCet Espace d’Apprentissage Numérique que nous ouvrons aujourd’hui est bien plus qu’un simple espace technologique. Il incarne notre engagement collectif en faveur de l’éducation et notre conviction que chaque enfant mérite les meilleures opportunités d’apprentissage et de développement», a indiqué Wanda Matandela,  le DG de MTN Cameroon.

 Ce concept d’e conteneur est inspiré de l’initiative «Connect my school » de l’UNICEF. Pour la représentante résidente de l’UNICEF au Cameroun, « Connect my school vise à améliorer les résultats d’apprentissage des enfants en âge scolaire grâce au numérique.  Ce e-conteneur est une composante essentielle d’un ensemble à la portée inclusive. En effet, au-delà du e-conteneur lui-même,  l’enseignement  numérique  et l’électricité sont maintenant accessibles dans toute l’école et permet aussi de former les enseignants. Notre objectif est d’étendre cette initiative sur tout le territoire camerounais afin que tous les enfants puissent bénéficier des mêmes opportunités d’enseignement », a déclaré  Nadine Perrault.

 Réactions

Wanda Matandela, Directeur Général MTN Cameroun

 « Nous voulons améliorer la qualité de l’éducation de base »

« La Fondation MTN soutient l’éducation au Cameroun depuis de nombreuses années.Au fil des ans, nous avons mis en œuvre de nombreuses initiatives visant à améliorer l’accès à une éducation de qualité, notamment dans les zones mal desserviesL’un des projets phares de la Fondation est le « Programme de connectivité des écoles », qui a fourni un accès à Internet et des outils numériques aux écoles de tout le pays, avec l’équipement de 75 centres multimédias. Cette initiative a non seulement amélioré l’expérience d’apprentissage des élèves, mais a également fourni aux enseignants les ressources nécessaires pour dispenser un enseignement moderne et axé sur la technologie. Par ailleurs, la Fondation MTN a joué un rôle déterminant dans l’amélioration des infrastructures d’enseignement primaire au Cameroun grâce à son programme « Écoles Yello », axé sur la construction et la rénovation de salles de classe, de bibliothèques et de laboratoires dans diverses régions, créant ainsi des environnements d’apprentissage propices à des milliers d’enfants. Dans le cadre de ce programme, notre Fondation a soutenu un total de 18 écoles primaires à travers le pays en fournissant 51 salles de classe bénéficiant à environ 16 000 élèves et 20 points d’eau potable pour assurer l’accès à l’eau potable aux élèves et au personnel avec un accent particulier sur la région de l’Extrême-Nord. L’Espace d’Apprentissage Numérique Bilongue, que nous inaugurons aujourd’hui, illustre une fois de plus notre engagement à collaborer avec le gouvernement et nos partenaires pour améliorer la qualité de l’éducation de base, incarnant ainsi notre engagement en faveur de l’innovation, de la durabilité et de l’inclusion. »

Martin Ngandion,  directeur école publique primaire groupe 2 Bilongué

« Nos enseignants pourront également enrichir leurs approches pédagogiques »

« L’objectif principal de ce E-conteneur est de  donner à nos élèves les outils et les compétences numériques nécessaires pour évoluer dans une société où la technologie joue un rôle central. Grâce à cet espace, nos enseignants bénéficieront également des moyens nécessaires pour enrichir leurs approches pédagogiques. L’éducation est un droit fondamental pour chaque enfant et notre mission est d’offrir à nos élèves les outils nécessaires pour s’épanouir pleinement et s’engager dans un futur riche en possibilités en est une autre. La salle multimédia devient ainsi un lieu de portage, d’innovation et de découverte  d’une éducation inclusive et équitable.  Ce E conteneur n’est pas seulement un espace matériel, mais un symbole de notre engagement envers la réussite scolaire de nos enfants. Une réussite qui passe par une ouverture sur le monde numérique et la préparation de nos élèves à être des citoyens responsables, critiques et créatifs dans une société numérique qui se dessine. »

Tony Elumelu, président de United Bank for Africa (UBA) : « le Président Biya me traite comme un fils, et je le considère comme un père »

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Vous êtes actuellement au Cameroun pour assister aux Rencontres Économiques du Cameroun, où vous avez prononcé un discours d’ouverture. De quoi s’agissait-il exactement ?

 J’ai été ravi d’assister à cet événement et d’écouter la présentation du Président. J’ai eu l’honneur de prononcer le discours d’ouverture des Rencontres Économiques du Cameroun, une initiative du secteur privé que je trouve formidable. Depuis mon arrivée, j’ai rencontré le Premier ministre ainsi que d’autres responsables, ce qui montre que le secteur privé et le secteur public collaborent pour la croissance économique du pays. Mon intervention portait sur l’importance de cette collaboration pour le développement économique.

 J’ai partagé mon expérience en tant que président du groupe Heirs Holdings, qui est actif dans les services financiers, l’énergie et d’autres secteurs stratégiques sur quatre continents : l’Amérique, l’Europe, le Golfe et l’Afrique. J’ai notamment insisté sur le rôle clé de l’énergie et de la sécurité énergétique pour la transformation des entreprises et la croissance économique.

 L’Afrique ne pourra se développer que si le secteur privé est pleinement impliqué dans la création de valeur et d’opportunités. Il est difficile de vous parler sans évoquer la Tony Elumelu Foundation et ses nombreuses initiatives en faveur des jeunes entrepreneurs africains. Vous étiez récemment aux Émirats arabes unis, où vous avez annoncé de nouveaux partenariats.

 Pouvez-vous nous faire le point sur les actions récentes de votre fondation ?

La Tony Elumelu Foundation, que mon épouse et moi avons créé en 2010, a investi 100 millions de dollars (62,5 milliards de FCFA) pour soutenir plus de 21 000 jeunes entrepreneurs africains, dont 700 au Cameroun. Nous avons établi des partenariats avec des organisations comme l’Union européenne, le PNUD, le Comité international de la Croix rouge (CICR), ainsi qu’avec divers gouvernements et fondations présidentielles. Chaque année, environ 400 000 personnes postulent à notre programme, mais nous n’avons les capacités que pour en soutenir 1 000.

 Nous avons déjà investi environ 3 millions de dollars (1,8 milliard de FCFA) au Cameroun pour soutenir plus de 700 jeunes entrepreneurs et souhaitons en faire davantage. Les jeunes entrepreneurs camerounais, comme ceux d’autres pays africains, sont ambitieux, innovants et motivés, mais ils ont besoin de soutien pour réussir. Notre engagement est de leur offrir les ressources nécessaires pour concrétiser leurs projets.

Quel est votre lien avec le Président Paul Biya ? Quelles facilités vous-a-t-il accordé pour faire des affaires au Cameroun ?

Le Président Biya me traite comme un fils, et je le considère comme un père. Mais au-delà de cette relation, notre engagement au Cameroun est avant tout économique. UBA est très impliquée dans le financement des infrastructures du pays, notamment le stade d’Olembé, et nous accompagnons également le gouvernement dans divers projets financiers. Nous opérons au Cameroun comme une entreprise locale et nous contribuons activement à son développement. Outre la banque, nous avons des ambitions dans d’autres secteurs, comme l’énergie, les hydrocarbures, l’hôtellerie et les transports. Je porte plusieurs casquettes, chacune représentant un engagement profond envers le développement de l’Afrique.

 En tant que Président de la United Bank for Africa, je m’efforce de soutenir la croissance économique à travers des services financiers innovants. Mais mon engagement ne s’arrête pas là. Je suis également PDG de Heirs Energies, une entreprise pionnière dans les énergies renouvelables en Afrique, qui œuvre activement pour accélérer la transition énergétique sur le continent. Par ailleurs, je préside Transcorp Power, une filiale du groupe nigérian Transcorp, spécialisée dans la production d’énergie via des centrales électriques.

Le Cameroun qui nous a toujours réservé un accueil chaleureux et respectueux, représente un terrain fertile pour de nouveaux investissements. Nous croyons fermement qu’il y a encore beaucoup à faire, et nous sommes déterminés à contribuer à son développement économique et énergétique. En tant qu’Africains, nous sommes fiers de pouvoir investir dans un pays qui nous traite comme des partenaires de valeur, et nous sommes impatients de participer à son essor.

Vous avez toujours eu une passion pour la jeunesse et vous insistez souvent sur leur rôle dans l’avenir de l’Afrique. Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes entrepreneurs camerounais qui nous regardent ?

Mon message est simple : pensez sur le long terme, rêvez grand, restez disciplinés et concentrés. Travaillez dur et adoptez une approche d’investissement. Quand vous commencez à gagner de l’argent, ne dépensez pas tout immédiatement. Épargnez et réinvestissez. Beaucoup de jeunes entrepreneurs veulent trop vite un certain style de vie, mais il faut d’abord capitaliser pour assurer la croissance de son entreprise. Je dis toujours aux entrepreneurs africains : notre succès ne doit pas être individuel ou familial, mais collectif. Nous devons penser en termes de génération, de nation et de continent.

 C’est pourquoi la Tony Elumelu Foundation joue son rôle en favorisant la prospérité et en offrant des opportunités aux jeunes. Le véritable héritage, ce n’est pas l’argent que l’on accumule, mais l’impact positif que l’on laisse sur les communautés et les vies humaines.

Lors de votre dernière visite au Cameroun, vous avez annoncé la construction du siège régional de la UBA pour l’Afrique centrale. Où en est ce projet ?

Nous sommes en train d’analyser plusieurs paramètres avant de démarrer officiellement le projet. Cependant, j’ai aussi évoqué aujourd’hui un problème majeur : la bureaucratie, qui freine parfois la transformation économique et le progrès. Le projet avance, mais nous devons encore surmonter certaines barrières administratives.

Quelle est aujourd’hui la position de UBA sur le marché bancaire camerounais ?

Selon les dernières informations que j’ai obtenues de notre directeur financier, UBA Cameroun est actuellement la deuxième banque la plus rentable du pays et occupe la cinquième ou sixième place en termes de taille. Nous pensons qu’il y a encore beaucoup d’opportunités à saisir, car l’économie camerounaise a un fort potentiel de croissance. Nous voulons être un acteur clé de cette transformation en soutenant aussi bien les grandes entreprises que les PME.

 Un entrepreneur camerounais nous a contactés pour nous signaler des difficultés d’accès à la plateforme d’inscription de la Tony Elumelu Foundation. Il semble que le Cameroun ne figure pas parmi les pays éligibles cette année. Que répondez-vous à cette préoccupation ?

J’ai récemment reçu un email similaire et j’ai immédiatement demandé à mon équipe d’enquêter. Ils ont réglé le problème pour cette personne, et nous allons vérifier s’il concerne d’autres candidats. Notre objectif est de garantir un accès équitable à toutes les opportunités offertes par la fondation. Si certains entrepreneurs camerounais rencontrent encore des difficultés, je les invite à me transmettre leurs plaintes directement, et nous ferons le nécessaire pour y remédier.

 Nous avons créé cette fondation pour démocratiser la chance et permettre à chaque jeune Africain d’avoir une opportunité de réussir, quel que soit son milieu d’origine.

Le Cameroun organisera une élection présidentielle en octobre prochain, et certains analystes estiment que cela représente un risque pour les investissements. En tant qu’investisseur, avez-vous des inquiétudes à ce sujet ?

Je ne suis pas un homme politique, mais en tant qu’homme d’affaires, nous analysons toujours les risques. Il existe plusieurs types de risques : politiques, économiques, financiers, cybernétiques, etc. Notre rôle est d’identifier ces risques et de voir comment les atténuer. Nous ne faisons pas de spéculations politiques, mais nous évaluons toujours l’environnement des affaires pour prendre des décisions éclairées.

Drame de Soulédé-Roua : la déclaration pacifiste du Mayo-Tsanaga

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« Nous comprenons le contexte dans lequel vivent nos frères et sœurs de Mbalda, confrontés à l’incertitude. Mais la douleur ne doit jamais nous pousser à des actes irréparables ». Les propos sont contenus dans une déclaration des élites du Mayo-Tsanaga, ce 22 mars 2025. Trois semaines après l’assassinat des deux chercheurs et de leur guide, à Mbalda, un village de l’arrondissement de Soulédé-Roua, département du May-Tsanaga. C’est l’occasion de la 23ème Assemblée générale de l’Association pour le développement du Mayo-Tsanaga (Ademat) que les fils et filles de ce département de la région de l’Extrême-Nord ont saisie pour se prononcer sur le drame survenu dans leur département et qui a fait la triste réputation de ce département depuis le 2 mars dernier. « Nous rendons hommage à trois vies injustement arrachées : Dr Bienvenu Bello dont la rigueur intellectuelle et l’engagement au service du savoir resteront gravés dans nos mémoires ; Frédéric Mounsi, porteur d’espérance, symbole de dialogue et d’innovation ; M. Oumarou Kalabay, prince de Douroum qui incarnait la sagesse et l’unité de nos traditions », peut-on lire dans la déclaration. Aux familles éprouvées par ce drame, les membres de l’Ademat disent leurs condoléances et assurent leur « soutien indéfectible dans cette épreuve».

Mieux que la compassion, l’Ademat condamne la « justice populaire qui ne saurait être une réponse, quelles que soient les circonstances». Indiquant que « la violence ne peut remplacer le droit et l’enquête, même dans un climat de tension extrême ». Alors que des voix se sont élevées pour accuser globalement le Mayo-Tsanaga, l’Ademat déclare que « les tentatives de stigmatisation et de généralisation abusive visant les ressortissants du Mayo-Tsanaga à la suite de ces événements tragiques sont inacceptables». L’Ademat rappelle s’il en était encore besoin, les valeurs chères aux peuples du Mayo-Tsanaga, à savoir « l’hospitalité, la tolérance et la solidarité».

A lire aussi: Drame de Soulédé-Roua: arrestations massives

Les membres de l’Ademat recadrent ainsi les choses, en disculpant une communauté prise au piège de ce drame survenu dans un contexte particulièrement tendu. En effet, « depuis plus d’une décennie, notre département est durement éprouvé par les exactions de Boko Haram», rappellent-ils. «Cette violence a semé la peur et la méfiance, bouleversant les réflexes communautaires et alimentant les réactions de suspicion », poursuit la déclaration. Pas pour justifier un crime qui du reste est condamné par l’Ademat elle-même. Organisation qui invite les siens à faire confiance aux institutions étatiques qui seules ont la légitimité pour « agir et protéger». Alors l’Ademat appelle la communauté nationale à jouer chacun son rôle dans un retour à la normale et surtout pour la préservation de la paix : l’Etat, les leaders religieux et traditionnels ainsi que les acteurs de la société civile.

Mieux comprendre le sujet:

Trois personnes brûlées vives dans le Mayo-Tsanaga

Douala : incendie maitrisé à l’usine des Boissons du Cameroun

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 Déclenché dans la soirée du 22 mars dernier, l’incident survenu dans les installations de Koumassi, a vu une mobilisation immédiate des équipes de l’entreprise et des sapeurs-pompiers.

  Des images en circulation sur les réseaux sociaux dans la soirée du 22 mars dernier ont présenté un grave incendie à l’usine centrale des Boissons du Cameroun à Douala Koumassi.  Mais, l’entreprise relativise. Pour la Société Anonyme des Boissons du Cameroun (SABC),  ses installations n’ont pas été complètement ravagées par les flammes comme l’ont indiqué certaines sources sur internet. « Le 22 mars 2025 vers 20h, un départ de flammes  a été signalé dans le bureau du conditionnement de l’usine de Koumassi.  L’intervention rapide des équipes de Boissons du Cameroun  et des pompiers ont permis de maitriser rapidement la progression des flammes et de circonscrire le feu », explique un communiqué de la société publié ce 23 mars.

 Sans donner des informations sur l’incidence de cette alerte, l’entreprise rassure que le  compartiment impacté a été mis en sécurité.  Ce qui contraste avec les images amateurs qui laissaient voir des cuves et autres équipements d’une usine en fumées. Ce, alors que les images n’étaient même pas celles des installations de Koumassi.  Un incendie à l’heure actuelle serait un coup de marteau pour la Société Anonyme des Boissons du Cameroun qui est engagée sur de lourds investissements. En effet,  le groupe français Castel dont la SABC est l’une des filiales, a  conclu avec Diageo en 2022, un deal de 300 milliards de FCFA pour le rachat des actifs de Guiness Cameroun.  Il y a un an, les dirigeants de la SABC ont déclaré avoir réalisé des investissements d’un montant total de plus de 45 milliards de FCFA afin de poursuivre cette opération de cession des actifs entre le Français Castel et le Britannique Diageo, la maison-mère de Guinness.

« Plus de 45 milliards ont déjà été investis dans l’outil de production et l’optimisation du système d’information pour rétablir la capacité nominale et la qualité, puis à l’extension de la production des produits Guinness dans d’autres usines de la SABC », avait indiqué l’entreprise.

Analyse de la politique d’import-substitution au Cameroun depuis 2015

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Par Sonia Kouam, Administrateur Civil Contrôle Supérieure de L’état (CONSUPE) & Haiwang Djamo Coordonnateur National & Analyste de Recherche CEPI

Introduction

L’import-substitution est une théorie économique qui vise à remplacer progressivement les importations par la production intérieure, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des pays développés et de protéger les industries locales naissantes. Au Cameroun, cette stratégie a été adoptée pour réduire le déficit commercial, stimuler la production locale et créer des emplois.

Après une brève description de l’économie du Cameroun, cet article illustre la justification de la mise en œuvre d’une telle politique. La troisième partie informe sur la mise en œuvre de cette politique au Cameroun avant de s’attarder sur les recommandations pour supporter les décideurs.

i. Bref contexte économique du Cameroun

Avec une croissance moyenne de 4 % et un taux d’inflation dépassant 4 % ces trois dernières années, le Cameroun peine à répondre à sa demande intérieure. Le taux de pauvreté reste élevé (38,5 %) selon l’Institut National de la Statistique (INS). En réponse, le gouvernement a mis en place une politique d’import-substitution en 2021, soutenue par des réformes fiscales et structurelles.

  1. Justification de la mise en place d’une politique d’import-substitution

En 2023, le déficit de la balance commerciale est de 2 004 milliards de F CFA contre 1 428 milliards de F CFA en 2022. Pour être concret, on ne produit pas assez des produits alimentaires (nourriture) pour soutenir les ménages Camerounais. Prenons l’exemple du mais, lait et le poisson.

  • MAÏS : Le Cameroun a produit 2,3 millions de tonnes de maïs au cours de la campagne 2019/2020, selon le magazine Business in Cameroon. Cette production n’a pas pu satisfaire la demande nationale qui s’ établie a 2,8 millions de tonnes – ce qui montre un déficit de plus de 500 000 tonnes.
  • LAIT : Le Cameroun connait un déficit de production laitière d’environ 120 000 tonnes par an, dû à une forte demande et à une faible production. En 2023, le Cameroun a importé 20 596,1 tonnes de lait et dérivés, et 17 217,9 tonnes de lait en poudre ou concentré.
  • POISSON : Selon le ministère de l’élevage, de la pêche et des industries animales (MINEPIA), la production de poisson est estimée à  230 000 tonnes en 2023, une baisse de 1% par rapport à 2022. Le déficit de la production reste à 270,000 tonnes dû a l’écart entre la production et la demande de 500,000 tonnes par an.

Ceci favorise la circulation et l’achat de biens importés, tributaire de la balance commerciale fortement déficitaire chiffré, selon Institut National des Statistiques, à 1,409 milliards de FCFA en 2020 contre 1,478 milliards de FCFA en 2021. En conséquence d’un faible taux de production et une balance commerciale en déficit perpétuel, le gouvernement poursuit la mise en œuvre d’une politique d’import substitution. Dans la section trois, on explique la mise en œuvre de cette politique.  

  1. Cadre Politique et Stratégique (Import Substitution)

L’objectif de la politique d’import substitution est de réduire les importations de produits que le Cameroun peut produire, renforcer les chaînes de valeur locales et la souveraineté alimentaire et économiser les devises. La stratégie d’import substitution est axée sur le plan Piisah, le Made in Cameroon et des reformes susceptibles de booster le secteur privé et le développement du libre-échange.

Plan intégré d’import-substitution agro-pastoral et halieutique (Piisah) 

Elle est estimée à FCFA 1 371,5 milliards et va couter à l’Etat FCFA 248 milliards en 2024 puis 511, 6 milliards de Fcfa en 2025 et 611, 4 milliards en 2026. Ce plan met l’accent sur les filières bovine et laitière, le riz, le blé, le maïs, le mil/sorgho/soja, le poisson et le palmier à huile.

  • Politique « Made in Cameroon »

La politique « Made in Cameroon » vise à promouvoir les produits locaux et à renforcer l’économie nationale. Le Ministère du Commerce est chargé de cette politique. Cette initiative encourage la consommation des biens produits localement, favorise l’industrialisation et réduit la dépendance aux importations. Des actions concrètes incluent la création d’une vitrine « Made in Cameroun », l’association de promotion du « Made in Cameroun » et le label « Origine Cameroun Certifié ».  

Il y’a également des boutiques made in Cameroon a Rond-Point Tsinga, par exemple à Yaoundé.

  • Politique de soutiens à l’Entreprise dans les lois de finance
  • Exonérations Fiscales pour les PME

Trois ans d’exonération pour les PME et réduction du taux d’imposition à 25 % pour les entreprises réalisant moins d’un milliard de FCFA. Les startups innovantes bénéficient également d’une exonération de tous impôts, droits, taxes et redevances, à l’exception des cotisations sociales, pendant la phase d’incubation, pour une durée maximale de cinq ans.

  1. Exonérations douanières pour les intrants agricoles

Certains équipements et matériels destinés aux secteurs de l’élevage, de la pêche et de la pisciculture bénéficient d’une exonération totale pour une période de 24 mois, s’étendant jusqu’en décembre 2025. Les droits et taxes de douane sur les semences animales améliorées, les vaccins et médicaments vétérinaires, ainsi que sur les équipements destinés à la transformation poussée du bois sont également exonérés.

  1. Exonérations sur les produits liée à l’énergie renouvelable

La loi des finances 2025 institue un abattement de 50% sur la valeur imposable des véhicules et motocycles à moteurs électriques importés à l’état neuf etc. Certains équipements et matériels destinés à la production d’énergies renouvelables sont exonérés pour une période de deux ans.

Est-ce-que Cette politique fonctionne ?

Viande : Dans la foulée, après une hausse de 6% (235 960 tonnes) en 2022, la production globale de viande et d’abats comestibles a chuté à 347 900 tonnes en 2023, soit une diminution drastique de 111 940 tonnes en valeur absolue (32,2%) en glissement annuel.

Produits de mers : Bien plus, la production halieutique a poursuivi sa baisse pour s’établir à 190 273 tonnes en 2024 après 230 000 tonnes un an plus tôt, soit une régression de 39 727 tonnes (-17,3%). Par ailleurs, seules 9 500 tonnes de poissons ont été produites. Pourtant, à la même période en 2023, le chef du gouvernement révélait une production de poissons de 150 086 tonnes.

Le secteur avicole n’a pas fait mieux. Le Cameroun n’a produit que 95 501 tonnes d’œufs de table en 2024. Ce chiffre est loin des 123 100 tonnes enregistrées en 2023. La baisse enregistrée ici est de 27 559 tonnes (-28,8%) en glissement annuel. Loin de s’atténuer afin de réduire le déficit de la balance commerciale comme l’envisage le gouvernement, les importations ont plutôt augmenté au 3e trimestre 2024 selon les données des Douanes. Elles sont ressorties à 1 120 milliards de Fcfa venant de 1071, 741 milliards de Fcfa à la même période en 2023.

Résultat des courses, le pays semble s’éloigner de l’objectif d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. A en croire les chiffres publiés par le ministre de l’Agriculture en décembre 2024 ; 3,080 millions de personnes sont en insécurité alimentaire dont 265 314 en urgence ou ayant faim. Cette proportion représente près de 11% de la population camerounaise estimée à 30 millions d’habitants. Le constat est visible : le nombre de personnes en insécurité alimentaire a augmenté de 180 000 (+6,2%) en un an malgré le lancement du Piisah.

Pourquoi la politique de l’import substitution ne fonctionne pas ?

Ces problèmes sont liés principalement à la semence de qualité pour des meilleurs rendements ;

  1. L’accès aux infrastructures et équipements de production

Le manque d’infrastructure agricoles, telles que les routes, les installations de stockage et les équipements de transformation, essentielles pour optimiser les rendements et réduire les pertes post-récolte, limite l’accès des agriculteurs aux marchés et aux intrants nécessaires.  Cela freine la productivité agricole, compromet la compétitivité des produits locaux et par conséquent entrave la mise en œuvre efficace de la politique d’import-substitution.

  • L’Extension des Surfaces cultivables, et l’Intensification de la Production

Les problèmes fonciers, notamment les conflits liés à l’utilisation des terres, constituent des obstacles majeurs à l’expansion des surfaces cultivables et à l’intensification de la production.

  • La Faible Structuration des Producteurs

Les producteurs agricoles camerounais sont souvent peu organisés, ce qui limite leur capacité à accéder aux marchés, aux financements et aux intrants de qualité. Cette faible structuration entrave également le partage des connaissances et des technologies, réduisant ainsi l’efficacité de la production agricole.

  •  L’Accès Difficile aux Intrants

L’accès aux intrants agricoles sont limite et nombreux agriculteurs n’ont pas accès à ces intrants, à cause des infrastructures insuffisantes et les coûts élevés.

  • La Non-maitrise de Production et des Traitements Post-récolte

La maîtrise insuffisante des techniques de production et des traitements post-récolte entraîne des pertes significatives et une diminution de la qualité des produits agricoles. Le manque de formation des agriculteurs et l’absence d’infrastructures de stockage adéquates contribuent à ces inefficacités. Ces lacunes réduisent la compétitivité des produits locaux sur le marché, compromettant ainsi la politique d’import-substitution.

  • Les Questions de Commercialisation et de Compétitivité des Produits

Les produits importés sont souvent perçus comme étant de meilleure qualité ou moins chers ce qui limite la capacité des produits nationaux à remplacer les importations.

Conclusion

Plusieurs lacunes entravent encore l’efficacité de la politique d’import-substitution au Cameroun, bien qu’ambitieuse. La dépendance aux importations reste élevée, et la production locale peine à répondre à la demande nationale en raison de contraintes structurelles et logistiques. Il faut donc mettre en œuvre des réformes concrètes et adaptées. Une approche intégrée impliquant l’État, le secteur privé et les producteurs est essentielle pour assurer la réussite de cette politique et garantir un développement économique durable.

Le CENEEMA déploie des centaines d’engins afin de moderniser le secteur agricole

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« Ce jour marque la révolution de l’agriculture, la révolution de l’économie camerounaise, la révolution de notre pays et sa transformation structurelle », a déclaré Gabriel Mbaïrobe, ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader). C’était à l’occasion du lancement de la campagne annuelle de la mécanisation agricole qui s’est déroulée mardi dernier à Yaoundé. Une initiative du Centre national d’Etudes et d’Expérimentation du Machinisme agricole (Ceneema) dont la mission principale est la promotion et le développement de la mécanisation agropastorale.

L’enjeu est d’accélérer la mécanisation de l’agriculture dans le but de booster la production agricole au Cameroun. C’est « la toute première campagne de mécanisation agricole qui a été lancée pour magnifier le don du chef de l’État en engins et équipements agricoles pour que le Ceneema lance effectivement la révolution agricole », Andrée Caroline Mélanie Ekotto Minkouna, directeur général du Ceneema. Organiser pour une toute première fois, une Campagne de Mécanisation Agricole « témoigne de la volonté du Ceneema de manifester solennellement sa gratitude au Chef de l’Etat et à son Gouvernement, à la faveur de la rétrocession concrète de l’ensemble du parc d’engins, équipements, pièces détachés issus des Conventions « Riz-Maïs » et « Manioc » de l’usine d’assemblage des tracteurs d’Ebolowa ainsi que des actifs associés », a justifié la directrice générale. Et de poursuivre : « nous sommes désormais parés pour tracer des jalons sur le vaste chantier de l’ouverture et de l’extension d’importants espaces mécanisables dans tous les bassins de production ».

Cette moisson remarquable de l’Action Gouvernementale comprend 118 engins et équipements lourds de génie civil, tels que des bulldozers, tractopelles, niveleuses, pelles chargeuses et excavatrices, destinés à des travaux d’aménagements variés (défrichement, parcellisation, désenclavement des sites), ainsi que 150 véhicules, incluant des camions bennes, citernes, ateliers et harpes, utilisés pour le transport d’équipements, de produits agricoles et la maintenance des engins. À cela s’ajoute un vaste ensemble d’équipements agricoles, notamment 239 tracteurs de 90 chevaux, des moissonneuses-batteuses, des planteuses de tubercules de manioc et des atomiseurs, déployés pour les opérations allant de la préparation des sols à la récolte. Accélérant la marche du pays vers une véritable révolution agricole, le Conseil d’administration du CENEEMA a officiellement apprend-on validé la création de douze antennes régionales et une vingtaine de pools de mécanisation, disséminés sur l’ensemble du territoire national. « Ces antennes et pools de mécanisation agricole constituent des unités opérationnelles dédiées à l’encadrement et à la prestation de proximité, fournissant au quotidien les services nécessaires aux entrepreneurs agricoles dans leur zone de compétence », a précisé Andrée Caroline Mélanie Ekotto Minkouna. Ces engins et de matériels agricoles présentés mardi dernier à Yaoundé seront déployés dans les bassins de production et les pools de mécanisation à travers le pays. Cette stratégie vise à renforcer la capacité de projection du CENEEMA tout en garantissant un déploiement rapide, limitant ainsi les longues programmations qui, par le passé, empêchaient certains clients de démarrer leur campagne agricole à temps, indique une source au CENEEMA.

Réactions

GABRIEL MBAÏROBE, ministre de l’Agriculture et du Développement rural

« Le Ceneema doit déployer les engins dans les bassins de production du pays »

«La révolution agricole, ou agriculture de seconde génération, si chère au chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, prend son essor avec le lancement officiel de cette campagne de mécanisation agricole. Dans ce contexte précis, et dans l’optique d’optimiser l’utilisation des engins et équipements tout en pérennisant les efforts du gouvernement dans la stratégie sectorielle de développement agricole, le CENEEMA, au-delà de ses missions régaliennes, se doit d’adopter un procédé efficace, efficient et offensif pour le déploiement de l’ensemble des engins acquis dans les différents bassins de production du pays. L’objectif principal est de rendre ces matériels accessibles à un plus grand nombre d’agriculteurs et d’entreprises agro-industrielles. En tant que partenaire clé dans la mise en œuvre du projet d’aménagement et d’installation des investisseurs dans le cadre du Projet Plaine Centrale Agro-Parc, le CENEEMA est aujourd’hui appelé à réaliser, sur plusieurs sites, des travaux d’envergure : défrichement agricole, parcellisation, création de voies d’accès, viabilisation des sites, préparation du sol, fertilisation, semis, traitement phytosanitaire, récolte et traitement post-récolte. Pourquoi une campagne de mécanisation agricole ? Dans un monde en perpétuelle évolution technologique, le Cameroun devait s’adapter à cette dynamique. Le chef de l’État l’avait d’ailleurs souligné lors du Commissariat agro-pastoral d’Ebolowa en 2011, déclarant qu’il fallait avancer dans la modernisation de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche traditionnelle. Il s’agissait, rappelait-il, d’accroître la production et la productivité des petites exploitations, tout en favorisant l’émergence d’unités de production de seconde génération, à savoir des entreprises moyennes et grandes respectueuses de l’environnement. Cette vision illustre parfaitement l’essence de l’agriculture de seconde génération ».

ANDRÉE CAROLINE MÉLANIE EKOTTO MINKOUNA, directeur général du Ceneema

« Le Ceneema va proposer son expertise aux pays voisins »

La toute première campagne de mécanisation agricole a été lancée pour magnifier le don du chef de l’État en engins et équipements agricoles pour que le CENEEMA lance effectivement la révolution agricole. Nous allons donc vers la révolution agricole pour être au service de tous les opérateurs du secteur agricole, avec des structures de proximité qui sont les antennes régionales. Nous en avons 12 au total parce que deux régions bénéficient de deux antennes. Je citerai la région du centre qui a l’antenne de Yaoundé où nous nous trouvons. La direction générale n’a pas encore son immeuble. Nous sommes dans les installations de l’antenne de Yaoundé et il y a l’antenne à Nanga Eboko, antenne régionale spécialisée en recherche, en mécanisation agricole et en irrigation. Il y a également la région de l’Extrême-nord qui dispose de deux antennes régionales, l’antenne de Maroua, et l’antenne de Kousseri. Kousseri pourquoi ? Parce que nous allons traverser avec notre expertise dans les pays voisins également. Les services du cinéma sont très accessibles. Il suffit de saisir pour l’instant la direction générale qui va orienter votre dossier selon que vous êtes à l’Ouest. On va le diligenter à l’antenne régionale de l’Ouest et le processus suivra et c’est après avoir visité votre site avec tous nos équipements, Sortez les cartes, déterminez les travaux à faire en fonction de la végétation que nous y trouverons, toutes les opérations de préparation du sol que vous aurez le prix. Et le prix est accessible.»

Marchés des capitaux : Le Minfi aux USA pour renforcer la confiance des investisseurs

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Du 12 au 14 mars 2025, une délégation d’experts gouvernementaux en économie et en finances, conduite par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a entrepris une mission cruciale aux États-Unis. L’objectif : présenter la vision économique du Cameroun, ses réformes et ses opportunités d’investissement aux investisseurs internationaux. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de Développement (SND30), qui trace les engagements du pays sur les plans économique, social et environnemental pour la prochaine décennie. À travers ce document stratégique, le Cameroun s’engage à intégrer les principes du développement durable dans ses politiques publiques et ses stratégies d’investissement. « Il ne suffit pas de venir chercher de l’argent. Il faut également venir discuter avec ces investisseurs, leur faire savoir ce qui va, ce qui ne va pas. Euxmêmes ont énormément de questions à poser, car on ne prête de l’argent qu’à ceux que l’on connaît. Si vous êtes connus, on vous fait beaucoup plus confiance », a déclaré Louis Paul Motaze, insistant sur la nécessité d’un dialogue régulier avec les marchés financiers internationaux.

 ÉCHANGES FRUCTUEUX À NEW YORK ET BOSTON

Le roadshow, qui s’est tenu dans deux places financières majeures, New York et Boston, a permis de mettre en lumière les secteurs clés tels que les énergies renouvelables et l’environnement. Les discussions ont également porté sur la stabilité économique et politique du Cameroun, la transparence des réformes et la croissance durable. L’accent a été mis sur l’adoption des normes internationales en matière d’environnement, de gouvernance et de responsabilité sociale (ESG), offrant ainsi un cadre sécurisé et structuré aux investisseurs. Lors des échanges, le ministre des Finances a répondu aux préoccupations des investisseurs, notamment sur la situation de la dette publique. « On a présenté aux investisseurs la situation du pays, nos relations avec le Fonds monétaire international, les plus grands enjeux, les ambitions de la SND30, les ambitions du budget pour l’année 2025. Eux aussi, ils posent beaucoup de questions, notamment au sujet des problèmes de la dette. Heureusement, ils sont parfaitement au courant de la situation de l’endettement du Cameroun, qui est l’un des dix pays les moins endettés d’Afrique. Nous avons également abordé des problématiques précises, comme la reconstruction de la Sonara ou encore le départ de la banque française Société Générale. Nous avons clarifié notre position et expliqué notre stratégie », a-t-il précisé. Outre la dette, la question de la transition politique a été soulevée. Les investisseurs ont exprimé leurs inquiétudes quant à d’éventuels troubles post-électoraux. « Nous leur avons fait comprendre que les élections ont toujours eu lieu, qu’il y en a eu il y a sept ans, et que les candidats attendent le scrutin. En cas de contestations, des institutions juridictionnelles existent pour y répondre. Notre administration est forte et nous pensons qu’il n’y aura pas de problèmes », a rassuré Louis Paul Motaze.

AMÉLIORER LA PERCEPTION GLOBALE

Ce non-deal roadshow constitue une opportunité unique de renforcer la confiance des investisseurs et d’attirer des capitaux à long terme sous des conditions favorables. Il devrait également avoir un impact positif sur la notation financière du pays et améliorer la perception globale du Cameroun sur les marchés internationaux. En favorisant la transparence et le dialogue, cette initiative a été saluée comme une avancée majeure vers la consolidation d’un climat de confiance durable entre le Cameroun et les investisseurs étrangers. Loin d’être une démarche isolée, cette tournée marque le début d’un engagement régulier avec les marchés. « Nous irons ensuite à Londres pour poursuivre ces échanges dès lundi prochain. L’objectif est d’avoir des entretiens fréquents, car on nous reproche souvent de venir chercher de l’argent et de disparaître. Cette fois, nous voulons inscrire nos relations dans la durée », a conclu le ministre des Finances. Avec cette approche proactive et stratégique, le Cameroun se positionne de manière compétitive sur la scène financière internationale et s’emploie à transformer ces rencontres en opportunités économiques concrètes.

Justice populaire : Encore deux personnes brûlées dans le Mayo-Tsanaga

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Une des deux victimes

La scène est passée il y a trois jours, mais n’a été rendue publique que ce jour par le quotidien L’œil du Sahel. Le 17 mars 2025, deux hommes, la cinquantaine dépassée, ont été brûlés à Houbaré, dans le département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord. Les deux victimes, Jacques Wague et un certain Farikou, étaient soupçonnés d’être des preneurs d’otages. On apprend d’une source locale que « quelques mois auparavant, ces deux hommes auraient  conduit une opération criminelle qui avait laissé des cicatrices profondes dans la communauté ». Rapportant des informations recueillies auprès de personnes ayant été au contact des faits du 17 mars dernier.

Selon le quotidien spécialisé dans les informations du Grand-Nord, « les villageois ont intercepté les suspects et les ont conduits à la chefferie de Bering pour qu’ils soient confrontés à leurs actes». Sauf que ce sont des corps calcinés qu’on a retrouvés plus tard. Des sources contactées par L’œil du Sahel ne s’accordent pas : « De sources proches de la chefferie de Bering, ces suspects ont été mis à la disposition des éléments de BIR (Bataillon d’Intervention rapide, Ndlr) en service dans cette localité. Après quoi, ces derniers ont été vu calcinés dans la brousse », rapporte le journal. Relayant une autre source qui indique que « certains disent qu’au lieu d’amener ces suspects auprès des éléments du BIR, les populations ont plutôt décidé d’en découdre avec eux, en les calcinant dans la brousse ». Alors que notre source locale rapporte que « d’autres disent par contre que les éléments du BIR ont tiré sur eux en brousse et les populations sont venues calcinés les cadavres ».

Le matériel saisi chez les « suspects »

Toujours est-il que ces deux individus ont été calcinés. Les circonstances de cette opération de brûlure restent à déterminer. Un acte qui survient alors qu’un précédent n’a pas fini d’alimenter la chronique nationale. En effet, le 2 mars dernier, deux chercheurs et leur guide ont été lynchés et brûlés vifs à Mbalda, un village de l’arrondissement de Soulédé-Roua, dans le même département du Mayo-Tsanaga. Cela survient dans un contexte marqué par des exactions de la secte terroriste Boko-Haram dans la région de l’Extrême-Nord et particulièrement dans le Mayo-Tsanaga, avec des atrocités d’une extrême violence. Ce qui a psychologiquement marqué les esprits, alors que les Forces de défense et de sécurité peinent à contenir ces assauts, malgré les moyens déployés. Avec l’appui des comités de vigilance. Du coup, les populations sont parfois promptes à se défendre à leur manière. Avec comme conséquences des dégâts collatéraux.

Cameroun-Grande Bretagne : L’UKEF pressentie pour le financement de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen

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Dès le début de cette rencontre, le diplomate britannique a réaffirmé sa volonté de travailler étroitement avec le MINHDU. Comme l’a rappelé Célestine Ketcha Courtès dans son propos introductif, cette promesse de coopération s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de précédentes discussions. La délégation, composée des Directeurs généraux de l’UKEF, a ainsi porté une attention particulière au lot N°1 de la section urbaine de l’Autoroute Yaoundé-Nsimalen.

Ce segment, qui s’étend de l’échangeur Ahala jusqu’au Carrefour Trois Statues, a été attribué à l’Entreprise Bun’s et constitue un élément majeur du projet. Profitant de la présence des hôtes britanniques, le Ministre a exposé d’autres axes de financement visant à dynamiser le développement urbain et rural. Outre le lot N°1, il a été question des voies de raccordement de la section rase campagne de l’Autoroute ainsi que de celles de la section urbaine. Le projet intègre également les lots T1, T2 et le pôle de développement de Nkong Nouma, relatifs à la Voie de Contournement de Yaoundé (VCY). Dans le même temps, le Coordonnateur du programme Mobilise Yourcity a présenté brièvement les aménagements envisagés dans diverses villes camerounaises, soulignant la capacité du programme à transformer le paysage urbain du pays. Pour rappel, la section urbaine de l’Autoroute Yaoundé-Nsimalen s’étend sur 12,3 km. Elle relie l’échangeur Ahala, situé dans l’arrondissement de Yaoundé III, à la Souspréfecture Tsinga, dans la commune de Yaoundé II, en passant par la « Poste centrale ». La première phase des travaux, entamée en août 2024, a déjà vu le lancement des travaux préliminaires.

Parmi les chantiers en cours, l’aménagement de la voie de déviation du Carrefour Trois Statuts, qui verra la construction d’un nouvel échangeur, occupe une place centrale. D’autres initiatives telles que le recalibrage du canal traversant le bois Saint Anastasie et la mise en place d’un site de relocalisation pour les vendeurs de meubles d’Olézoa à Nouvelle route Bastos viennent compléter ce vaste programme d’infrastructures. L’accord de principe entre Madame le Ministre et ses homologues britanniques ouvre la voie à un déploiement conjoint des projets évoqués. Ce partenariat, qui s’inscrit dans une vision à long terme pour le développement urbain et l’amélioration des infrastructures nationales, promet de transformer durablement le paysage économique et social du Cameroun. La rencontre du 11 mars 2025 marque ainsi un tournant déterminant dans la stratégie de modernisation des réseaux routiers et urbains du pays.

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