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Emmanuel Neossi : L’espoir de la filière cacao

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Par Emmanuel Néossi viendra le bonheur du cacao camerounais

Neo Industry SA, la première usine camerounaise de transformation locale des fèves de cacao est ouverte depuis plus d’un an. C’est l’oeuvre d’Emmanuel Néossi, entrepreneur camerounais de 46 ans. A Kekem, dans le département du Haut-Nkam dans la région de l’Ouest, se dresse le complexe de 5, hectares. Son promoteur entend en faire une usine de transformation de 32 000 tonnes de fèves de cacao dès la première année de son exploitation, soit 10 % de la production actuelle du pays. Le produit obtenu sera constitué de 12 000 tonnes de beurre, 6000 tonnes de poudre de cacao et 6000 tonnes de masse (matière permettant d’obtenir de l’huile de cacao).

Un investissement de 50 milliards de francs CFA qui permettra au Cameroun d’accroître d’au moins 10% le taux de broyage du pays encore estimé à 25 %. L’entreprise prévoit de « créer une chocolaterie pour la fabrication des barres chocolatées et la pate à tartiner », explique son promoteur. « Pour l’instant, l’essentiel de la production est destinée à l’exportation », précisait-t-il. Au-delà d’une initiative entrepreneuriale, Néo Industry SA est une fierté nationale et même africaine. Au Cameroun, elle vient mettre un terme au monopole détenu depuis une cinquantaine d’années par l’entreprise suisse SIC Cacao, filiale du groupe Barry Callebaut. En « Afrique subsaharienne, elle est la plus grande et la plus moderne », avait-il précisé au cours de l’inauguration de l’usine le 26 avril 2019.

Un entrepreneur audacieux

Le projet Neo Industry S.A est l’aboutissement d’une aventure entrepreneuriale entamée en 1993 à Kekem, la ville natale d’Emmanuel Néossi. Cette année là, le fils de producteurs de cacao au terme de ses études en comptabilité au Lycée technique de Kekem décide se lancer dans la cacao-culture. Grâce à l’aide de sa maman, il acquiert 50 hectares de terre cultivable. En 2000, sa production prenant de l’ampleur, Emmanuel Néossi crée un Groupe d’Initiative Commune (Gic) et étend davantage ses rendements. Le jeune entrepreneur gagne alors en expérience et en renommée. Il se lance en 2010 à partir de sa société Producam, dans l’achat et la revente de fèves de cacao aux exportateurs. Une activité qui prend de l’ampleur avec le partenariat qu’il noue avec le groupe américain Archer Daniels Midland Co (ADM), puis avec Olam en 2015, raconte Emmanuel Néossi. En juin 2016, l’intérêt pour la transformation de l’or brun se matérialise. Le projet de Kekem sort de terre, et le ministre Louis Paul Motaze, alors ministre en charge de l’Économie, procède à la pose de la première pierre de l’édifice. Aujourd’hui Emmanuel Néossi est parmi les trois grands exportateurs de cacao du Cameroun, le premier de nationalité camerounaise.

Il est marié et père de huit enfants. L’esprit ancré dans l’entrepreneuriat, Emmanuel Néossi est également présent dans l’immobilier (SCI Neo & Co.), le transit (All Logistics Transport) et la distribution alimentaire (Neo Food Distribution). Il a créé la Neo Real Estate, une coentreprise dans laquelle il détient 51 % des parts, afin de prendre pied dans le logement social et la construction routière. Et a récemment lancé en partenariat avec la mairie de Douala, la transformation de l’ancien marché Congo en un mall dénommé Neo Congo Mall. Le coût de la construction est évalué à près de 28 milliards de francs CFA.
Par Canicha Djakba

Agro-industrie : Controverse autour du démantèlement de Neo industry

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Scb à l'origine des incompréhensions

60405 tonnes de fèves de cacao ont été broyées au Cameroun au cours de la campagne cacaoyère 2019-2020, clôturée le 15 juillet dernier. Dans ce volume, la part de Néo industry est de 4 286 tonnes, révélait en septembre dernier l’Office National du Cacao et du Café (Oncc). Pour sa deuxième campagne cacaoyère, la jeune industrie se positionne comme le deuxième plus grand broyeur local, derrière Sic Cacao, filiale locale du Suisse Barry Callebaut. L’entreprise créée depuis 1949 conserve sa place de leader dans la transformation première des fèves de cacao avec 53 691 tonnes, soit environ 75 % du volume global. Néo Industry coiffe cependant Chococam, qui n’a transformé que 1 553 tonnes de cacao sur la même période ainsi que l’Italien Ferrero en deuxième transformation avec 717 tonnes, alors que les petites unités artisanales ne comptent que 79,6 tonnes de fèves. Cette performance, certes notoire, est loin de représenter le réel potentiel de Néo Industry. S’il est vrai que la demande internationale en cacao a été faible cette année du fait notamment de la crise sanitaire engendrée par le Covid-19, Néo Industry peut nettement faire mieux.

Un atout au plan de relance de la filière cacao

Grâce à une technologie de pointe déployée au complexe agro industriel situé à Kekem ans la région de l’Ouest à la lisière avec le Littoral, l’industrie d’Emmanuel Néossi est capable de broyer 32 000 tonnes de fèves de cacao par an. Une production qui à elle seule peut booster le taux de broyage du pays. Selon l’Oncc, le taux de broyage local voisine les 25 %. Avec Néo Industry, elle pourrait atteindre les 32 % voire 40 %, relevait Emmanuel Néossi au cours de l’inauguration de Néo Industry en avril 2019. Dès son ouverture, l’entreprise prévoyait déjà une extension d’ici 2024. Elle devrait passer de 32 000 à 64 000 tonnes par an. Des ambitions qui rentrent en droite ligne du plan national de relance de la filière cacao adopté en 2014. Selon ce plan, le Cameroun devrait pouvoir transformer localement au moins 50% de sa production. Pour atteindre cet objectif, le plan mise notamment sur la multiplication des investissements de la tranche de Néo Industry.

Près de 3 000 emplois créés

Néo Industry revendique un personnel composé de 2000 employés indirects et 825 employés directs. Un mérite qui a valu à son promoteur une reconnaissance nationale. Emmanuel Néossi a été décoré grand officier de l’Ordre du mérite Camerounais à l’ouverture de l’industrie et a été cité en exemple par Joseph Dion Ngute. Pour le Premier ministre, au-delà de générer de la valeur ajoutée qui contribuera à accroître le Produit intérieur brut (PIB) national et à améliorer la balance des paiements, l’impact de ce projet permettra de faire émerger Kekem au rang des villes industrielles du Cameroun. De ce point de vue, Néo Industry constitue un réel exemple pour le secteur privé.

Par Canicha Djakba

Investissement : Pourquoi l’Etat soutient Neo industry

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L'onction gouvernementale au projet Neo industry

L’objectif du gouvernement est clair : faire du Cameroun un pays industrialisé. Pour ce faire, les pouvoirs publics ne lésinent pas sur les moyens d’accompagner les entreprises locales capables de faciliter cette transition vers l’émergence. Parmi les bénéficiaires de cet accompagnement de l’Etat figure Neo Industry. Parce que les activités de cette entreprise de transformation de fèves de cacao favorisent l’amélioration de l’industrialisation du pays et constituent un atout significatif dans la vision de l’Etat, les pouvoirs publics sont en effet prêts à tout pour voir cette usine se développer davantage afin de devenir une référence dans la sous-région Afrique centrale. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute lui avait d’ailleurs assuré le soutien indéfectible du gouvernement le 26 avril 2019, lors de l’inauguration de l’entreprise du camerounais Emmanuel Neossi, située dans la localité de Kekem, département du Haut-Nkam, région de l’Ouest. « Le gouvernement camerounais vous apportera l’accompagnement nécessaire », avait-il martelé. Ce d’autant plus que : « l’inauguration de ce tissu industriel à la pointe de la technologie est une avancée significative vers l’émergence du Cameroun que le président de la République appelle de tous ses vœux ».

Des ambitions audacieuses

En effet, les ambitions de cette industrie agroalimentaire avaient séduit les pouvoirs publics. A tel point que Joseph Dion Ngute avait déclaré que ce projet constituait un réel exemple pour le secteur privé. De manière précise, Neo Industry projetait de porter le taux de transformation de cacao de 13% en 2010 à 40% en 2020. Ceci en transformant 32 000 tonnes de fèves de cacao par an soit 6000 tonnes de poudre de cacao, 12 000 tonnes de beurre de cacao, 6 000 tonnes de masse et d’huile de cacao. A cela faudrait ajouter les 800 emplois directs et les 1000 indirects que devaient générer ce projet. « Le gouvernement camerounais apprécie les investissements considérables que vous venez de réaliser dans le cadre du programme de développement de la chaîne de valeur du Cacao du Cameroun. Votre société ici dans notre pays, aura les grands voyants mondiaux en transformant le cacao et en mettant sur le marché des produits dérivés comme la liqueur, le beurre et la poudre de cacao».

Appuis du gouvernement

Avec un impact significatif sur l’industrialisation du pays et aussi la création de la valeur ajoutée, l’Etat par l’entremise du ministre des Finances Louis Paul Motaze, à l’époque ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) avait accordé à cette industrie des « appuis directs dans les investissements productifs ». Notamment l’exonération des impôts et taxes directes, ainsi que des droits et taxes de douanes sur l’importation des équipements pendant dix ans. Le gouvernement lui avait également concédé 26 000 hectares de son domaine pour l’installation du complexe agro-industriel dans la vallée du Ntem, région du Sud. Louis Paul Motaze avait aussi accordé au promoteur du projet, un financement direct de 1,2 milliard de francs CFA dans le cadre du Projet Agropoles. « Il faut encourager la transformation du cacao ; cela nous permet d’être beaucoup plus résilients et nous mettre à l’abri des fluctuations des prix sur le marché international », avait expliqué Louis Paul Motaze.

Soutenir l’industrie locale et sauver les emplois

Outre les objectifs aguicheurs de Neo Industry, les experts pensent que le soutien de l’Etat à cette entreprise locale est tout à fait légitime. En ce sens que, cette industrie va en droite ligne avec sa nouvelle politique économique nationale qui s’articule autour d’une industrialisation locale porteuse de croissance et créatrice d’emploi. « L’industrie fait partie de la priorité de la nouvelle Stratégie Nationale de Développement. C’est une entreprise qui intéresse l’Etat à plusieurs titres car, elle présente des intérêts pour lui notamment les emplois, les impôts. Cette entreprise se situe au cœur de la stratégie du développement en cours et mettre en place une industrie n’est pas chose facile », explique Pr Viviane Ondoua Biwole, expert en gouvernance public.
Par Ghislaine Ngancha

Campagne électorale : les chefs traditionnels sur le terrain

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Les chefs traditionnels dans la débrouillardise

Conformément aux dispositions du Code électoral, les conseillers régionaux sont : les conseillers municipaux et les représentants du commandement traditionnel. La deuxième catégorie est élue par ses pairs pour un mandat de 5 ans. Dans le cadre de l’élection des conseillers régionaux du 06 décembre prochain, les chefs traditionnels sont dans l’arène depuis samedi dernier. Question pour les autorités coutumières, de convaincre leurs électorats. Dans le département de la Mifi, les majestés Mitterrand Moumbe Fotso (Bamougoum), Njitack Ngombe Pele (Bafoussam) et Alain Guillaume Tela Nembot (Baleng), ont mis les petits plats dans les grands pour réunir le plus grand nombre d’électeurs possible. Ils ont de ce fait invité leurs pairs électeurs à la grande chefferie. «C’était pour nous l’occasion de leur expliquer l’importance de ce scrutin pour notre devenir commun, leur présenter notre bulletin de vote, et les appeler à voter pour que nous puissions être ensemble au travail en saisissant cette porte qui nous est entrouverte », a affirmé sa majesté Mitterrand Moumbe Fotso, roi de Bamougoum et tête de liste des représentants du commandement traditionnel dans la Mifi.

Cette rencontre a aussi été l’occasion pour les candidats à cette élection de présenter leur programme d’action. Il va, selon sa majesté Njitack Ngombe Pele en droite ligne avec la décentralisation et devrait « intégrer nos us, coutumes et traditions dans le développement de nos communautés ». Dans le Koung-Khi, les candidats présents à l’ouverture de campagne ont opté pour une autre stratégie. Contrairement à leurs homologues de la Mifi, les chefs traditionnels du Koung-Khi se sont déployés en plusieurs équipes. Le sénateur et chef Badjoun, Honoré Djomo Kamga et son colistier Samuel Feumpetin ont réuni certains électeurs au quartier Hiala à Badjoun. Au même moment, leurs majestés Innocent Nayang Toukam (Batoufam) et Georges Désiré Pouokam (Bayangam) sont allés à la rencontre d’autres électeurs dans leur domicile. Une stratégie du porte à porte qui sera la priorité de ces autorités traditionnelles. Il faut rappeler que dans le département du Koung-Khi, deux listes s’affrontent pour les représentants du commandement traditionnel.

Dans la Bénoué, région du Nord, les chefs traditionnels de 1er, 2ème et 3ème degré ont au-delà des descentes sur le terrain, partagé avec la communauté nationale par voie des réseaux sociaux, leur feuille de route. En guise de profession de foi, les autorités traditionnelles de la Bénoué s’engagent à « participer activement et à contribuer positivement à la gouvernance des projets de développement de notre département, la scolarisation des enfants, la santé, les problèmes sociaux-culturels) ». En plus les candidats de la Bénoué entendent « continuer à défendre la tolérance, le vivre ensemble, la Bénoué étant un département de diversité par excellence, socle de brassage et d’intégration des fils et filles venant de divers horizons de notre pays ».

Soutenant l’idée selon laquelle, les élections régionales à venir sont une avancée politique, les autorités traditionnelles de la Bénoué disent vouloir profiter de cette étape de la vie politique du Cameroun, « pour mettre un accent particulier sur le développement du secteur de l’éducation et de la promotion des enfants de l’épanouissement de la femme, de la jeune fille, de la réduction du chômage, etc ».
Par Joseph Essama

Budget 2021 – Sports : finaliser les chantiers de la Can 2022

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L’Afrique du football a rendez-vous au Cameroun au cours des deux prochaines années.

D’abord à la faveur du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) prévu du 16 janvier au 07 février 2021. Et enfin, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se joue un an plus tard. Si les préparatifs visant à optimiser la tenue de la première compétition sont quasiment achevés, le doute semble toujours planer sur les capacités du pays des Lions Indomptables à abriter la deuxième. Les infrastructures consignées dans le cahier de charges de la CAF ne sont pas encore toutes prêtes. Yaoundé le sait.

C’est pourquoi l’une des priorités du gouvernement pour le prochain exercice consistera à la finalisation des chantiers de cette CAN 2022. Notamment la réhabilitation et la construction des voies d’accès aux stades ; l’équipement des différents stades ; la finalisation des travaux de construction et de rénovation des hôtels ; la finalisation des opérations de raccordement des différents sites aux réseaux divers. Dans ce registre, annonce le Premier ministre, un accent particulier devra non seulement être mis sur le parachèvement des travaux de construction de la pénétrante « Est » de la ville de Douala, mais aussi sur l’accélération des travaux de construction de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, afin de fluidifier l’entrée dans la cité capitale.

Justice : éliminer les violations des droits de l’Homme

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Magistrats, Officiers de Police Judicaire, Agent de Police Judicaire, personnels pénitentiaires, avocats, Organisations de la Société Civile et autres acteurs de la justice pénale étaient en formation à Yaoundé, il y a quelques jours. Objectifs, du séminaire, amener les acteurs qui interviennent dans la chaine de la Justice pénale  à s’approprier l’esprit des droits de l’Homme et  à l’intégrer dans les pratiques quotidiennes afin de mieux lutter, réduire et même de cesser les violations aux Droits de l’Homme.  Selon l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme qui a organisé la formation, la situation des droits de l’Homme dans la Justice pénale s’est dégradée depuis 2016, date du début de la crise anglophone. L’ONG cite en guise d’évocations : les arrestations massives, les détentions arbitraires, la torture, les mauvais traitements, les procès interminables entre autres.

La responsabilité de l’Etat

Selon l’avocat Claude Assira, l’un des formateurs de l’atelier, la protection des droits des citoyens est la responsabilité de l’Etat. C’est l’acteur principal qui organise la vie et qui doit maintenir l’ordre public. L’homme de droit explique « lorsqu’une loi pénale est violée, il doit par des règles efficaces de procédure organiser les mécanismes de répression susceptibles de sécuriser tous les acteurs de la scène de la procédure pénale ». Et ajoute que :  « l’Etat du Cameroun a ratifié des textes internationaux et a adopté des lois nationales sur les droits humains et il  lui revient de veiller à l’application de ces textes ». Claude Assira déplore le fait qu’à «  tous les niveaux de la justice malgré les nombreux textes qui constituent les engagements pris par l’Etat, on constate une absence totale de la prise en considération de l’état de l’homme dans sa dignité, sa liberté, son patrimoine ».

Budget 2021 : priorité à la relance

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le Dsce a permis d'amorcer de grands projets infrastructurels

S’il est adopté, ce sera le budget de la relance. Fixé à 4 865,2 milliards de francs CFA, le projet de loi de finances en examen au parlement entend en effet faciliter la mise œuvre d’un certain nombre d’actions visant à soutenir l’économie nationale.

Dans un contexte marqué non seulement par la crise sanitaire engendrée par le Covid-19, la chute des cours des matières premières, la crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest, Sud-Ouest, Est et Extrême-Nord, il n’est pas question pour le gouvernement de donner l’impression de naviguer à vue. De -2,6 % en 2020 contre 3,7% en 2019, la croissance économique devrait s’établir à 3,3 % en 2021.

Du coup, indique l’exposé des motifs du projet de loi de finances, «l’orientation de la politique budgétaire globale pour l’exercice 2021 repose sur la poursuite de l’effort de consolidation budgétaire visant la réduction progressive du déficit budgétaire à moyen terme après la forte dégradation enregistrée en 2020, dans le double souci de garantir la soutenabilité de notre endettement et la stabilité macroéconomique». Du point de vue de l’orientation de l’action publique sus évoquée, ledit projet de loi de finances vise l’achèvement de la mise en œuvre des grands projets d’infrastructures, des projets du Plan d’Urgence Triennal pour l’accélération de la croissance économique (Planut) et du Plan Triennal Spécial Jeunes (PTS-Jeunes), ainsi que des infrastructures nécessaires à l’organisation de la CAN 2022 et du CHAN 2021. Il tient également compte de la poursuite de la veille sécuritaire, de la mise en œuvre du Plan de riposte contre le Covid-19, de la poursuite de la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU) et de l’accélération de la décentralisation.

Les diverses mesures nouvelles que le gouvernement entend mettre en œuvre pour atteindre ses objectifs, visent pour l’essentiel : la relance de l’activité économique à travers notamment l’allègement de la charge fiscale des entreprises affectées par la crise sanitaire ; la promotion de la politique d’import-substitution ; la mobilisation optimale des recettes de l’Etat à travers l’élargissement de l’assiette fiscale et la sécurisation des recettes ; l’amélioration du climat social et de l’environnement des affaires à travers la consolidation de la démarche partenariale et le renforcement de la protection des droits du contribuable ; le renforcement de la fiscalité locale ; la lutte contre les fraudes douanière et fiscale.

Gregory Mewanu : Mon ambition pour Kumba

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Gregory Mewanu au chevet de Kumba

« Être sceptique n’a jamais été une solution pour développements ». Gregory Mewanu n’est pas philosophe. Au contraire, le nouveau maire de la ville de Kumba se veut réaliste. Lui qui hérite d’une ville meurtrie récemment par le massacre des élèves du complexe scolaire Mother Francisca. A peine deux jours après son élection. « On appelle cela ‘’baptême de feu’’ », commente-t-il. Mais l’homme qui n’avait pas et n’a même pas toujours pris officiellement les rênes de « K-town », a été appelé au devoir par le destin : « J’étais présent  en face de l’hôpital de Kumba juste après le sport, d’où j’ai aperçu des femmes qui criaient surtout quand  sont arrivées à l’hôpital les victimes, dont les enfants blessés et d’autres déjà  morts, tous  transportés à bord des mototaxis. Curieux je cours à l’hôpital pour savoir exactement ce qu’il s’est passé », raconte-t-il dans Ici la République, une émission diffusée sur les antennes de Soleil Fm à Yaoundé. « L’histoire était choquant e», commente-t-il. « Je ne pouvais résister d’autant plus que les conditions de ces enfants étaient un désastre. Les infirmières, malgré le choc, étaient braves, déjà que ils sont fait un travail magnifique. Avec l’aide des docteurs venus d’ailleurs et la population, nous avons pu  aider ces enfants là qui étaient entre la vie et la mort. Nous avons référés ceux qu’il fallait transférer dans les hôpitaux comme Buéa, Mutenguene, Limbe et Douala », raconte sur le plateau de Inside presidency sur la télévision nationale, celui qui pratiquait son sport lorsque le drame est survenu.

C’est donc davantage un témoin privilégié du drame qu’une autorité municipale qui a été appelé au sacerdoce par le destin. Et aujourd’hui, un mois après le drame, l’homme invite les populations de Kumba en particulier et les Camerounais en général, à se pencher au chevet de cette ville qui continue de porter le deuil. « J’appelle tous ceux qui sont hors de Kumba à rentrer pour développer davantage la ville de Kumba», lance-t-il. La sérénité revenant progressivement, à la faveur d’une sensibilisation multi-acteurs, et les actes et gestes de compassion venant des quatre coins du pays et de la communauté internationale. Saluant les efforts du gouvernement à pacifier le terrain.   

Le développement de la ville de Kumba semble s’être essoufflé depuis des lustres. « L’infrastructure est le secteur qui m’intéresse en premier parce que sans ça, la ville n’existe pas et on ne peut pas parler de développement. Déjà, nous n’avons pas assez de routes goudronnées », regrette Greg Mewanu qui comptabilise à peine quatre axes routiers bitumés autour du centre ville. « En ma qualité de consultant,  je pense maintenir des routes en terre pour que les taxis et motos puissent circuler sans problème.  Deuxièmement, je m’intéresserai au problème d’eau. Je voudrais que l’on trouve de l’eau dans tous les quartiers de Kumba pour faciliter ». Mais aussi, « l’électricité pour augmenter la sécurité dans la nuit et pour le bien-être des populations », mentionne-t-il. Comptant beaucoup sur le Ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) dans le cadre du Budget d’investissement public (BIP).

Un messager de la paix

Mais la crise qui secoue les deux régions anglo-saxonnes du pays n’est pas de nature à faciliter les choses. « L’absence du développement peut également amener un peuple à se révolter », admet-il. Un clin d’œil aux sécessionnistes qui dans leurs revendications, reprochent au gouvernement de Yaoundé d’être à l’origine du retard de développement du pays et de l’ex Cameroun occidental en particulier. Avec la décentralisation dont le processus s’accélère actuellement, du moins encore sur du papier, le « j’implore la patience des populations », supplie-t-il. Le nouveau maire qui attend encore son investiture, s’est déjà mué en messager de la paix auprès de ses administrés et même des sécessionnistes. Le premier magistrat de la ville de Kumba prêche le pardon et encourage à mener des actions pouvant changer l’image de cette ville réputée historiquement être la ville du «faux ». Lui qui, après 14 ans de vie en Allemagne, a depuis de longues années choisi de vivre dans la ville qui l’a vu naître, peut se targuer d’être « l’espoir de mon peuple pour amener le développement ». D’autant plus que depuis 17 ans, l’homme d’affaires investi dans cette ville et connaît assez bien les problèmes de la ville dont il hérite, ainsi que les goulots d’étranglement sur le chemin du développement.

Nécrologie : » La main de Dieu » emporte Maradona

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Maradona. La main d'adieu

L’histoire s’est arrêtée ce 25 novembre 2020. Diégo Armando Maradona est mort des suites d’arrêt cardiaque dans une banlieue de Buenos Aires, la capitale de l’Argentine. L’alerte a été donnée par la presse argentine. Le célèbre numéro dix de la sélection nationale argentine était hospitalisé pour des problèmes respiratoires. Il avait 60 ans.

Le monde du football est en larmes, tant le milieu de terrain avait marqué les esprits au-delà de son Argentine natale. Naples, le club italien qui lui doit ses deux titres de champion de la Série A, les seuls de son histoire (1987 et 1990), n’a pas tardé à réagir. Par un « Per sempre ». « Ciao Diego », à savoir « Pour toujours ». « Salut Diego ». Le gouvernement argentin a décrété un deuil national de trois jours pour rendre hommage à l’ancien capitaine de l’Albiceleste. Et l’homme le méritait, tant il a porté au firmament son pays en Coupe du monde.

Vengence solitaire contre l’Angleterre

El Pibe de oro qui était déjà une valeur reconnue mondialement, força et imposa le respect de son talent même de ses adversaires un certain 22 juin 1986. L’Argentine affronte l’Angleterre en quarts de finales de la Coupe du monde Mexico 86. L’homme inscrivit deux buts qui resteront gravés dans la mémoire du football mondial : un premier d’abord en portant tout seul le ballon dans une série de dribbles qu’il réussit contre la moitié de l’équipe anglaise. Avant de saler l’addition sur un but contre-nature mais força l’admiration. A la 51ème minute, Maradona essaie une offensive en une-deux avec Jorge Valdano, mais un défenseur anglais contre le cuir qui s’élève dans la surface de réparation. De son mètre 66, la star du football argentin doit le disputer avec le portier Peter Shilton de l’Angleterre, 1,85m. Le vainqueur logique du duel est connu d’avance. Et pourtant ! « Je n’avais aucune chance. Alors, j’ai sauté comme une grenouille et j’ai fait ‘’tac’’ avec le poing gauche», raconta l’homme plus tard.

 » La main de Dieu « 

Les 115 mille spectateurs du stade ont été lobés. Pas même Shilton ne vit la supercherie. Terry Fenwick a couru en protestant vers l’arbitre, le Tunisien Ali Bennaceur. «Je n’ai pas vu la main, je le validerais à nouveau», confie l’arbitre. Seul Terry Fenwick, a été vigilent et courut protester vers l’arbitre central. Mais le Tunisien Ali Bennaceur valida le but. «Je n’ai pas vu la main, je le validerais à nouveau», confiera plus tard l’arbitre. «Ce but, je l’ai marqué un peu avec la tête et un peu avec la main de Dieu», commentera-t-il après la rencontre, sans avouer son forfait. D’où « la main de Dieu» qui lui est restée collée comme pseudonyme.

L’Argentine gagna le match sur le score de 2-1. A lui seul, Maradona venait de remporter une bataille pour son pays. L’Angleterre avait remporté la première manche du duel sur le terrain militaire quatre ans plus tôt. Neutralisant dans le sang l’Argentine lors de la Guerre des Malouines, un archipel que revendiquait l’Argentine. Cette rencontre de football symbolisait la suite de cette guerre restée dans les esprits des Argentins. « Je voulais rendre honneur à la mémoire des morts» de cette guerre, raconte le footballeur dans son livre « Mi Mundial, mi verdad». Ce qui veut dire « Mon mondial, ma vérité». Mission accomplie.

Echange de fanions entre Maradona et Tataw. Ouverture Mondial 90

Cameroun-Argentine en amical outre-tombe

Mais face au Cameroun quatre ans plus tard, l’homme qui était au sommet de sa gloire, sera neutralisé par un petit poucet africain. Pour sa 2ème Coupe du monde, huit ans après la première participation, le pays des Lions indomptables a l’honneur de jouer le match d’ouverture contre le Champion du monde. Les pronostics plaident en faveur de Maradona et ses coéquipiers. Et pourtant, l’homme qui évoluait en terrain conquis, l’Italie, sera désillusionné. Un but d’anthologie inspiré du génie jadis caché en François Omam Biyik brisa le rêve argentin. Un coup de tête piqué qui acheva sa course dans les filets gardés par Pompidou réputé être l’un des meilleurs gardiens au monde. El pibe de Oro fondit en larmes à la fin du match. Un mauvais présage.

Même si l’Argentine atteint la finale, elle ne souleva pas le trophée de la Coupe du monde pour cette deuxième finale d’affilée. Maradona n’en soulèvera d’ailleurs plus jusqu’à la fin de sa carrière. Mais la légende mondiale n’oubliera jamais le Cameroun. En août dernier, l’ex capitaine de l’Albiceleste, rendait hommage à Stephen Tataw, son vis-à-vis du match d’ouverture du mondial 90. Trois mois après, la main de Dieu l’a happé pour des retrouvailles outre-tombe avec l’ex capitaine des Lions indomptables qui l’a précédé dans l’au-delà.

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Mieux connaître la légende Maradona et ses exploits

Ecriture : Félicité Oyono se dévoile

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Félicité Oyono

« Lorsqu’on a beaucoup vu, et entendu, il ne reste plus qu’à raconter, pour la Postérité ». Ça y est. Félicité Oyono est près du but. Le buste dressé, dans une chemise banche vive, sur fond noir, le sourire en coin, la journaliste semble avoir franchi un pas. C’est une attitude qui rompt presque net avec ce qu’elle a jusqu’ici présenté.

Sur ses médias sociaux, elle avait engagé un compte-à-rebours ces derniers jours : « Nous sommes le 20…Seigneur tu conduis toutes choses…jusqu’à l’aboutissement», « une nouvelle saison », « Seigneur glorifie toi dans cet événement, car sans toi, je ne peux rien»,… Les photographies d’elles davantage moins disertes. La tête toujours baissée, le visage à la fois fermé et pensif, mais à l’apparence serein, Félicité Oyono les accompagne de commentaires tout aussi occultes: « Seigneur glorifie toi dans cet événement, car sans Toi, je ne peux rien», « Félicité Oyono brise le silence»,…

Ces derniers temps, elle a été peu présente sur les antennes de la Cameroon radio television (CRTV), qui l’emploie. La journaliste qui n’est pas encore admise au « garage » de la retraite, était occupée à assouvir une de ses passions : l’écriture. La forte occupation de la rédaction n’ayant pas permis de s’exercer depuis des lustres. Mais le projet était resté présent dans le cœur et la mémoire vive.

Aujourd’hui, Félicité Oyono a donc terminé la rédaction de son livre. Le titre est L’épreuve de la maladie. Une histoire personnelle ? Un roman tiré de l’expérience d’un proche ? De quoi parle-t-elle ? Du Coronavirus qui semble confisquer l’actualité médicale ? L’auteure se refuse à tout commentaire explicatif avant la parturition. « Je suis hermétique parce que je voulais préparer le public à accepter mes écrits et ne pas les brutaliser. J’ai préféré que les gens s’ouvrent seuls et par leur propre volonté à l’idée de me lire », s’en contente-t-elle. Mais à la vérité, « je crois à la politesse, et pour moi il faut éviter de s’imposer aux gens. Laisser les gens venir à soi et ne jamais s’imposer. Sinon c’est violent », consent-elle à ajouter.

Un second bébé avant même le premier

Restée énigmatique comme elle en a le secret, sur ses différentes plateformes communicationnelles sur les réseaux sociaux, Félicité Oyono a su bien garder le secret. Toujours est-il que le voile ne durera pas éternellement sur le trésor que cache cette journaliste restée longtemps dans l’ombre, et que seule les ondes du poste national de la Crtv ont tenté de trahir aux yeux du public. Mais au-delà de cette voix connue à travers le poste radio, le mystère est resté presque complet sur la personne de Félicité Oyono. Le secret sera dévoilé dans les prochains jours. Le mystère sera levé sur le cadeau de fin d’année que la dame d’une cinquantaine d’années offre aux passionnés de lecture. Mais à première vue, le titre est incitatif. La tentation est grande, de découvrir le « trésor » caché dans ce bouquin dont la gestation a pris de longues années. Le premier du genre. Et « je ne compte pas m’arrêter à ce premier jet », promet-elle. Annonçant un prochain ouvrage littéraire. Avant même d’avoir livré le premier. Parce qu’« un livre c’est comme une entreprise. On le pense. On le fait…comme un bébé en préparation qui finira par naître », philosophe-t-elle.

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