jeudi, mai 28, 2026
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Crise à la lfpc: Les forces se neutralisent

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On ne sait plus qui est David et qui est Goliath

Au sortir de la réunion de crise présidée le 20 novembre dernier par le secrétaire général des Services du Premier ministre, la présidence de la République attendait les résolutions et engagements le lendemain. Pour connaissance, tant les espoirs de Ferdinand Ngoh Ngoh le secrétaire général de la Présidence de la République reposaient sur cette assise. Deux semaines après, Etoudi est resté muet. Les championnats professionnels n’ont pas repris. Preuve que les lignes n’ont pas bougé dans un camp comme dans l’autre.

Entre temps, une autre assise a eu lieu au ministère des Sports et de l’éducation physique (Minsep). Réunion supposée sauver ce qui a échappé à l’Immeuble Etoile. Mais des sources concordantes, le peu d’espoir qu’il restait, s’est dissipé. « La Fécafoot a consenti à mettre les arbitres à la disposition de la Ligue pour les matchs des championnats professionnels. Tout se passait bien, mais il était question que le ministère des Finances nomme un régisseur pour gérer les fonds publics mis à la disposition de la Ligue par les pouvoirs publics », rapporte une source proche de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC). Dénonçant « cette infantilisation du général ». D’ailleurs « cet argent est destiné aux clubs. ça se comprend quand l’Etat met de l’argent à la disposition de la Fécafoot pour le compte de l’équipe nationale. Ici ce n’est pas le même mécanisme», tente-t-il d’expliquer. « Si le général n’a rien à se reprocher, pourquoi refuse-t-il que l’argent soit géré par un régisseur alors que l’objectif est seulement de s’assurer que l’argent arrive à destination ? », se demande un proche de la Fécafoot. Toujours est-il que le général Pierre Semengue a claqué la porte de la réunion, refusant de signer les résolutions.

Du coup, l’on est retourné à la situation de départ, avec des positions davantage crispées. Avec comme principale conséquence que les championnats professionnels ne reprendront pas avant longtemps. La solution pourrait peut-être venir du Tribunal arbitral du sport (TAS) ou de la FIFA. Avec le verdict de l’affaire Olympique de Méiganga contre Fécafoot dont le verdict pourra tomber le 21 décembre prochain, date annoncée par le tribunal suprême mondial du sport, pour vider ce dossier. La FIFA, elle, pourrait à défaut, siffler la fin de la récréation si elle est convaincue d’ingérences du gouvernement dans les affaires de la fédération. Une menace que les dirigeants de Tsinga ont agité de façon intelligible, au sortir de la réunion du 20 novembre. Séidou Mbombo Njoya, le président de la Fécafoot, avait pas daigné signer les résolutions, indiquant vouloir se référer avec sa tutelle. L’une ou l’autre intervention pourra pousser le bouton plus loin, mais peut-être sauver le football coincé dans les bureaux administratifs et les prétoires.

Dénouement : Les régionales passées, Paul Biya libère Kamto

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Chez kamto. Le dernier policier lève le camp. (Photo N'zui manto)

A la suite de certains de ses militants et sympathisants libérés ces derniers jours, Maurice Kamto vient de retrouver sa liberté d’aller et venir. Du moins, le domicile du président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a été libéré de la soldatesque qui y campait depuis le 22 septembre, jour de lancement d’un mouvement de boycott de l’élection des conseillers régionaux. Dans un communiqué rendu public ce 8 décembre 2020 par René Emmanuel Sadi, la tenue effective de l’élection du 6 décembre est perçue comme une victoire sur Maurice Kamto et son pari qui envisageraient « un mouvement insurrectionnel ». Le porte-parole du gouvernement reste peu clair sur la situation de l’opposant assigné à résidence surveillée depuis plus de deux mois : « Le gouvernement porte par ailleurs à la connaissance de l’opinion qu’avec la tenue effective des élections régionales, et le calme qui règne dans le pays, il a été décidé du réajustement des mesures prises pour mettre en échec le mouvement insurrectionnel lancé par le MRC le 22 septembre 2020 », écrit René Sadi. Toujours est-il que les hommes armés ont vidé les lieux et Maurice Kamto peut enfin quitter son domicile s’il le souhaite. L’axe qui mène au domicile de l’opposant à partir de la rue principale de Santa Barbara ayant été libéré des barrières policières y installées depuis la date de début de la campagne électorale. Tout l’air d’un aveu que le candidat arrivé second à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 hante le régime de Yaoundé. Neutralisé qu’il était, l’homme ne pouvait perturber la tenue de l’élection du 6 décembre qui parachève le dispositif institutionnel au Cameroun.

L’épée de Damoclès pend toujours

Il est clair que la libération de Maurice Kamto était conditionnée par la tenue de cette élection. Pour autant, « les procédures judiciaires engagées contre les meneurs et les organisateurs de ce mouvement insurrectionnel se poursuivront néanmoins», précise-t-il. Avec une possible libération progressive des uns et des autres « en considération de leur degré d’implication et de la menace qu’ils représentent pour la société ». Mais l’épée de Damoclès continue de peser sur la tête du leader du MRC ainsi que de son parti dont « la situation…continue de faire l’objet d’un examen attentif par les instances judiciaires et administratives », assure René Sadi.

Les élections passées, « le gouvernement félicite les Forces de défense et de sécurité qui ont fait preuve de professionnalisme et de fermeté dans la mise en application des mesures idoines décidées par le Chef de l’Etat en vue du déroulement approprié du scrutin ». Et invite tous les acteurs nationaux « à la mise en œuvre des conseils régionaux et notamment le statut spécial prévu dans les régions du Nord-ouest et du sud-ouest, conformément aux résolutions du Grand dialogue national ».

Nécrologie : Joseph Sanda n’est plus

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Joseph Sanda, coureur

Joseph Sanda est mort. L’ex champion du Cameroun de cyclisme est décédé ce 7 décembre 2020, aux environs de 23h, à l’âge de 35 ans. L’information n’a été rendue publique qu’au petit matin, par la fédération camerounaise de cyclisme renseignée par le corps médical. L’entraîneur adjoint de la Snh vélo club est décédé des suites d’une courte maladie à l’hôpital général de Yaoundé, a-t-on appris. Une disparition subite tant l’homme a été aperçu la dernière fois sur la scène publique lors de la 20ème édition du Grand prix Chantal Biya couru du 18 au 22 novembre dernier.

La famille du cyclisme est ainsi affligée par ce drame pour celui qui a marqué l’histoire de la petite reine au pays des Lions indomptables. Joseph Evouna, le directeur technique national de cyclisme, garde du défunt «le souvenir d’un passionné de la petite reine, d’un baroudeur du vélo, d’un garçon respectueux envers les dirigeants et envers ses coéquipiers ». Dieudonné Ntep, l’entraîneur national qui a encadré le coureur à l’équipe nationale et comme collègue dans l’entraînement, parle d’« un cycliste de classe exceptionnelle ». Martinien Tega, adjoint de l’ex capitaine de l’équipe nationale, pleure « la perte d’un compagnon de longue date, mais aussi d’un frère, d’un ami, un Lion du vélo qui ne reculait devant aucun obstacle, un être sociable, une perle rare ».

Né le 09 mai 1985, Joseph Sanda s’engage dans le cyclisme de haut niveau sur un coup de hasard. Repéré par le directeur technique national Joseph Evouna, « pour sa combativité» lors du Grand prix du sahel à Maroua dans les années 2000. On apprend que l’homme réunissait à la fois les qualités techniques d’un rouleur, d’un sprinteur et d’un grimpeur. En compagnie de Pascal Bouba, Joseph Sanda rejoint aussitôt Yaoundé pur intégrer une sélection régionale du Centre. Les détecteurs n’ont pas eu tort. En 2003, Joseph Sanda est champion du Cameroun et deux ans après, il est vainqueur de la 5ème édition du Grand prix cycliste international Chantal Biya et du Tour cycliste international du Cameroun la même année. En 2006, Santos, comme l’appelaient affectueusement les intimes, remporte le Tour de l’Est de la Côte d’ivoire avec trois étapes remportées. Après un stage de deux mois en Suisse, le Lion indomptable du cyclisme remporte la médaille en argent des Jeux africains d’Alger en 2008

Carine Atezambong Fomo: L’étoile n’a pas fini de briller

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Carine Atezambong

Pour le compte du Championnat d’Afrique des nations qui démarre le 16 janvier 2021, le Cameroun la Confédération africaine de football a rendu publique une liste de 47 arbitres présélectionnés. Le Cameroun y est représenté par trois arbitres. Ce qui est convenu d’être nommé le trio de l’excellence en matière d’arbitrage au pays des Lions indomptables. Evariste Mekouande étant désormais à la retraite, Carine Atezambong a retrouvé les deux autres habitués des hautes compétitions continentales. Avec Alioum Sidi et Elvis Noupué. Le premier officiera comme central alors que le second homme cèdera son fanion de toujours pour servir à l’assistance vidéo. Si les trois sont maintenus dans la liste définitive. La probabilité pour leur maintien est grande, tant tous les trois font partie de la crème des meilleurs de l’heure. Carine Atezambong est la seule dame du groupe. En plus du CHAN, la Camerounaise a été présélectionnée parmi les officielles de la Coupe du monde Australie-Nouvelle Zélande 2023. Une consécration pour celle qui monte en puissance depuis ces trois dernières années. Confirmant sa position de leader symbolisée par sa montée en puissance ces dernières années. Elle qui est la seule dame admise au championnat d’élite masculin depuis 2014. Guidée par sa maxime personnelle : «what a man can do a woman can do it better ». Après avoir fait ses preuves dans les compétitions féminines africaines, ce sera la première compétition masculine senior pour la Lionne indomptable du fanion.

C’est une année 2020 particulière pour cette Lionne indomptable de la ligne de touche qui va ainsi atteindre le graal, en officiant pour la première fois dans une compétition masculine senior, et certainement le Mondial féminin sénior. « Les deux nouvelles sont tombées dessus en l’espace de deux semaines. Lorsqu’elles sont tombées, c’était à la fois les larmes de douleur, de joie et d’émotions », a réagi la promue chez nos confrères de Lionidomptable.net. Elle qui sortait à peine du décès de son père. De quoi en rajouter aux émotions de celle qui rend hommage à ce père qui « a fait de moi ce que je suis», reconnaît la sportive de 36 ans. « Être choisie parmi les arbitres qui vont officier le CHAN est un honneur pour moi», se sent-elle soulagée.   Mais c’est une consécration qui surpasse la seule personne de la distinguée. «A ce niveau, on ne s’appartient plus, on appartient à un groupe, à une tribu, à une nation, à un continent », reconnaît-elle humblement. 

Un motif d’encouragement et de motivation pour ce professeur certifié d’éducation physique et sportive, produit de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) de Yaoundé. « L’erreur n’est plus permise », sait-elle. « Quand on est athlète de haut niveau, on a déjà un programme d’entraînement arrêté. Maintenant, il y a des programmes spécifiques en fonction des compétitions…», renseigne-t-elle. En indiquant que pour ce qui est du CHAN, « la CAF a déjà envoyé un programme d’entraînement que nous devons respecter». Il faut déjà tourner cette page, avant d’engager celle de la coupe du monde. Toujours est-il que « ce n’est pas nouveau ; c’est une continuité». Mais la détermination est au rendez-vous : «Je promets aux Camerounais de donner le meilleur de moi », s’engage-t-elle.

Football : l’avenir en pointillés

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Cette maison est-elle devenue inhabitable après Iya?

Les jours ne s’annoncent pas clairs pour la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Outre le sort de Seidou Mbombo Njoya et son comité exécutif qui sont désormais sur le qui-vive dans l’attente du verdict de l’affaire Olympique de Meiganga, la fédération même n’échappe pas au viseur de la Fifa et dont une mission est annoncée au Cameroun très bientôt, la mission portera certainement sur la crise de la Ligue de Football Professionnel du Cameroun (LFPC). Le fils aîné de la Fécafoot qui a remporté une sentence du Tribunal arbitral du sport (TAS) contre son géniteur. Lequel traîne le pas à s’exécuter. Au point d’amener ledit « fils », à recourir à une « ordonnance des mesures superprovisionnelles ». Laquelle rappelle qu’il revient à la Lfpc d’organiser les championnats professionnels.

Après avoir consenti à appliquer la sentence du 14 septembre réhabilitant la Ligue, la Fécafoot a retiré ses compétences à la Ligue au cours d’une réunion du Comité exécutif du 4 novembre. Mais à ce jour, le championnat de première division lancé le 1er novembre dernier avec des officiels équato-guinéens, devrait reprendre le 21 novembre dernier. Il ne l’a pas été. Le championnat de la Fécafoot non plus. Au cours de la réunion de crise tenue dans les services du Premier ministre le 20 novembre, sur instruction de la présidence de la République, les parties se sont retrouvées pour aplanir leurs divergences. Paul Biya ne souhaitant pas fâcher la FIFA. Mais plus d’une semaine après, la présidence qui attendait le rapport de la réunion de crise, n’a pas encore réagi. La Fécafoot qui n’a pas daigné signer les conclusions des travaux, attendant de prendre conseil auprès de sa hiérarchie, n’a pas mis à la disposition de la Ligue, les arbitres.

Entre temps, Ahmad Ahmad, l’un des parapluies de l’exécutif actuel de la Fécafoot, est tombé dans la nasse de la commission d’éthique de la FIFA. Du coup, le Cameroun semble désormais être un enfant têtu abandonné à ses difficultés. A défaut d’une suspension par la FIFA du fait d’une éventuelle ingérence du gouvernement dans les affaires internes de la Fédération, c’est le TAS qui pourrait sévir. Alors que le pays organise en janvier prochain le Championnat d’Afrique des nations.

Fécafoot : Seidou Mbombo Njoya en sursis

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Séidou Mbombo Njoya perd le nord

La communauté footballistique camerounaise avait les yeux rivés à Lausanne. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) ayant donné rendez-vous à cette date pour livrer sa sentence dans l’affaire Olympique Meiganga et consorts contre la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Dans une correspondance adressée aux parties, Fabien Cagneux, conseiller au TAS, annonce que « la présidente de la Chambre arbitrale d’appel a prolongé le délai prévu à l’art. R59 du Code de l’arbitrage en matière de sport jusqu’au 21 décembre 2020 ». Sans détails. Mais il semble que le Tribunal ne soit pas encore prêt à boucler ce dossier. Or « la sentence, notifiée par le Greffe du TAS, tranche définitivement le litige, sous réserve de recours selon les circonstances, conformément au droit suisse, dans un délai de 30 jours à compter de la notification de la sentence par courrier… », comme le prévoit le règlement 59 évoqué par le signataire de la lettre du TAS. Cette disposition traite de la sentence et prévoit que « la sentence est rendue à la majorité ou, à défaut de majorité, par le/la président(e) seul(e). Elle est écrite, datée et signée. Elle est sommairement motivée. La seule signature du/de la président(e) de la formation ou celles des deux co-arbitres, si le/la président(e) ne signe pas, sont suffisantes». Un rappel simple. Cependant, dans la suite de cet article, il est précisé que, « avant la signature de la sentence, celle-ci doit être transmise au/à la secrétaire général(e) du TAS qui peut procéder à des rectifications de pure forme et attirer l’attention de la Formation sur des questions de principe fondamentales. Les éventuelles opinions dissidentes ne sont pas reconnues par le TAS et ne sont pas notifiées».

Le 21 décembre 2020…

En clair, le secrétaire général du TAS est un maillon important et incontournable dans les procédures initiées par le Tribunal. Du coup, l’on peut supposer que, les parties ayant longtemps remis leurs mémoires à la formation arbitrale, ainsi que tous les éléments nécessaires à la manifestation de la vérité dans le procès, une programmation de la sentence était révélatrice de ce que la juridiction disposait de
tous les éléments nécessaires pour trancher. Une question de temps désormais. De toutes les façons, Fabien Cagneux donne un nouveau rendez-vous aux parties en conflit. Le 21 décembre 2020. Seidou Mbombo Njoya aura ainsi l’occasion de boucler deux années de fonctions comme président de la Fécafoot.

Mais, il est fort probable que cette date marque la fin précipitée du bail de celui qui a été élu le 12 décembre 2018. Au terme d’un processus électoral contesté par nombre de membres de la Fécafoot. Notamment par l’Association des clubs de football amateur (Acfac) qui porte en arrière-plan la plainte d’Olympique de Meiganga. Les contestataires avaient révélé des enregistrements audio faisant état d’acte de corruption lors de l’assemblée générale de validation des textes fondateurs de la Fécafoot le 10 octobre 2018 à Mbankomo, près de Yaoundé. Il avait également été reproché au Comité de normalisation dirigé par Me Dieudonné Happi, d’avoir violé plusieurs dispositions des statuts de mai 2009 qui étaient en vigueur avant le 10 octobre 2018. L’Assemblée Générale extraordinaire (AGE) initialement convoquée pour le 27 septembre, été renvoyée au 10 décembre. Mais les projets de textes à adopter n’ont été remis à la plupart des membres de l’Assemblée générale que la veille des travaux, et même à l’entrée de la salle, le jour dit. En outre, des délégués dont Djibrine Marty et Njoya Forchivé, ont déclaré avoir été approchés par des proches de Dieudonné Happi, pour percevoir des sommes allant entre 700 mille et un million de francs CFA, contre un vote positif des textes. Et pour ne rien arranger, «23 membres sur les 60 présents à cette AGE se sont prononcés contre l’adoption de ces textes. Les 2/3 des membres requis pour toute adoption n’ont pas été atteints pour faire passer ces textes. Mais le Comité de normalisation a réalisé un passage en force et annoncé que ce sont 18 membres qui avaient voté contre », dénonçait le bureau de l’ACFAC au terme d’une réunion de son exécutif. « En violation des articles 26 et 31, alinéa 4, des statuts de la Fecafoot en vigueur».

Accusé, Me Dieudonné Happi se défend se défend

Me Dieudonné Happi avait fait valoir que «9 des 12 textes soumis ont été adoptés à l’unanimité des 60 membres dont 56 présents et 4 procurations». Pour l’organisateur des élections, les allégations sur la mise à disposition tardive des projets de textes, «sont fausses car ils ont d’abord été envoyés quatre mois avant au moment de la première AGE renvoyée puis, quatre jours avant celle-ci alors qu’aucun texte ne fixe de délai pour cela».

La Chambre de conciliation et d’arbitrage à qui revenait la compétence en dernier recours au niveau national, s’en était déclarée incompétence. Olympique de Meiganga et compagnie, étaient obligés de saisir le TAS. On tend vers une annulation de l’élection de Seidou Mbombo Njoya. Ce serait la 3ème élection annulée à la Fécafoot depuis 2013.

Batailles politiques : Atangana Messi casse nuitamment le commerce de St Eloi Bidoung

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ce qu'il reste du bar restaurant de St Eloi Bidoung

L’opération a eu lieu hier dans le 6ème arrondissement de Yaoundé.
Lieu dit Pharmacie de l’Emia-Yaoundé ce 3 décembre 2020. Il est un peu plus de 11h. La rue grouille de monde. Des conducteurs de motos-taxis campent sur le terre-plein, les yeux orientés en face, en direction du bar One spirit. Des groupuscules de personnes échangent. Des traces de gravats au sol. Une équipe d’électriciens s’attèle à remettre les installations électriques des commerces environnants. Un palétuvier traîne au sol. L’extension du débit de boisson du coin n’existe plus. L’escalier qui mène à l’étage a été détruit. L’espace client n’est plus protégé que par deux bâches installées à la va-vite.

Des engins de la mairie de la ville sont passés par là nuitamment. « J’étais ici jusqu’à 21h. Je suis rentré à la maison. Peu après 22h, je reçois un coup de fil, on m’informe que des agents de la mairie de la ville sont en train de casser mon bar », raconte Bonaventure Eloi Bidoung dit Saint Eloi Bidoung, propriétaire du bistrot détruit. Le premier adjoint au maire de la commune de Yaoundé 6 retournera sur le lieu, pour ne constater que les dégâts. On apprend que quelques admirateurs et fans de l’homme politique à la liberté de ton connue, ont essayé de s’opposer au casses. En vain. « On a frôlé les émeutes ici la nuit ; j’ai juste calmé les populations, puisque les policiers avaient déjà fui. Mais je suis un légaliste. Je ne peux pas faire le bras de fer avec l’Etat», se montre-t-il humble.

Prolongement de la bataille des municipales ?

Pas que l’homme a peur ou se reproche une quelconque dérive. «Ce bar est ici depuis 20 ans. J’avais reçu l’autorisation d’Amougou Noma, et même de Tsimi Evouna. Donc j’ai respecté les normes de construction, et je suis à plus de 9m de la route », assure-t-il. Déclarant avoir étendu la bâtisse juste pour des besoins de propreté. Pour conclure que « ça ne peut être qu’un règlement de comptes car ils ne se sont attaqués qu’à moi. Ils ont cassé quelques vieilles tables de bayam sellam et autres à côté», démontre l’homme qui venait d’être suspendu du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), pour avoir challengé Luc Atangana Messi, le candidat choisi par son ancien parti pour la mairie de la ville. « Tsimi Evouna a fait 14 ans et n’a jamais touché à ma structure ! Le super maire n’a fait que 9 mois et il a déjà cassé», fait-il observer. Dénonçant surtout les circonstances de l’acte : «j’ai été maire et j’ai fait des casses. Les prérogatives de puissance publique ne s’expriment pas dans la clandestinité. J’opérais dans la journée. On vient se poster, on attend que je sois Lui il a attendu la nuit quand on est déjà parti, pour se lancer dans la casse », s’en moque-t-il.

En cette mi-journée, alors que des équipes travaillent à remettre de l’ordre. Les clients habitués du coin n’ont pas manqué le rendez-vous. On déjeune et boit presque à la merci des intempéries. «J’ai l’intention de rencontrer le super maire pour lui demander ce qu’il e veut », annonce-t-il. «L’agent de la mairie qui a commis à la tâche et qui est un repris de justice, a dit et devant des personnes assermentées, que je me suis attaqué aux grabataires et les grabataires ont décidé de me punir», souligne-t-il. Faisant allusion à une tribune qu’il a publiée la semaine dernière dans les médias et dans laquelle il dénonce la confiscation du pouvoir par une clique de grabataires qui travaillent à sauvegarder leurs seuls intérêts. Mais « quel que soit ce qu’on va me faire, je ne vais pas me taire. Tout ce qui ne te tue pas te rend fort», défie-t-il ses ennemis.

Show Bizz : Happy le jeune qui fait vibrer le 237

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le jeune artiste Happy

C’est un jeune garçon, au regard naïf qui voit sa vie basculer du bon coté depuis moins d’une semaine. « Une seule minute ne passe plus sans que je ne reçoive les messages de félicitations des fans à travers le monde entier », dit-il souriant. A 16 ans seulement, le jeune artiste vient d’apprendre qu’il est le premier chanteur du Mbole (une musique populaire camerounaise des enfants du Ghetto), à atteindre plus de 200 milles vues sur Youtube à moins d’une semaine. « C’est une grande fierté pour moi. Je remercie d’abord Dieu ensuite mes fans », lance-t-il son casque musical aux oreilles.

L’histoire du jeune Happy est aussi passionnante qu’édifiante. Né à Akono, une petite bourgade de la Mefou et Akono dans la région du Centre, la nouvelle pépite de la musique camerounaise grandit entre les mains de ses grands-parents. A 3 ans, il accompagne ses oncles, le mercredi et le dimanche au Cop Monde (un mouvement d’action catholique des enfants). « La tradition au Cop Monde était de faire l’animation avant chaque rencontre. Et à chaque animation, Happy, le plus jeune du groupe essayait aussi à sa manière de chanter et de danser », raconte son oncle. Très tôt, il attire l’attention des religieuses qui coordonnent le mouvement. « A la maison, Happy prenait les vieilles boites, qu’il transformait en batterie et jouait pendant que nous étions à l’école », ajoute-t-il. A 4 ans, Happy interprète son premier play-back au Cop Monde à l’occasion de la fête de Noël. Cette prestation lui vaut des cadeaux et une salve d’applaudissements. « Nous étions très surpris de la prestation d’un enfant de son âge », témoigne un ancien séminariste de l’équipe de coordination du mouvement.

A 10 ans, le jeune Happy quitte Akono pour Yaoundé. Il s’installe au quartier Efoulan où il vit avec sa mère et sa tante. Il s’inscrit au lycée du même quartier en classe de 5e et y fait un parcours sans faute jusqu’en seconde. Entre 13 et 15 ans, le jeune Happy répète les crises d’adolescence. « Il ne voulait plus aller à l’école et disait qu’il veut faire la musique », raconte un proche de la famille. Avec la pression de la famille, il continue malgré lui d’aller à l’école. Au même moment, il se lance dans l’animation des veillées funèbres. Un jour, alors que son oncle lui fait des remontrances sur son désir d’abandonner l’école, il lui avoue qu’en songe, Dj Arafat a fait de lui son successeur. Un rêve, qui n’est pas loin de devenir réalité, quand on écoute son premier coup d’essai qui sonne comme un véritable coup de maitre. O Tchapeu, Tchapeu !

Elections régionales : Paul Biya soulage les chefs traditionnels…

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Paul-Biya-en-compagnie-des-chefs-traditionnels-photo-darchives

Le président de la République a décidé dé l’octroi d’un appui financier à cette catégorie de candidats écartés des fonds publics. Une manne pour les représentants de l’autorité traditionnelle dans cette élection, tant il leur était difficile de se déployer, faute de moyens d’Etat. La loi n’ayant pas prévu de financements pour leur campagne électorale.

…et les rapproche du RDPC

Cependant, c’est une enveloppe dont le montant n’a pas été annoncé. Une curiosité, tant les gestes similaires de Paul Biya sont généralement rendus publics lorsque toutes les données sont arrêtées. En en faisant l’annonce en mi-journée au cours de son périple dans le septentrion ce jour, Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), a indiqué que le montant sera livré au courant de la journée. Sauf qu’il n’en sera rien jusqu’à la tombée de la nuit. De quoi susciter commentaires et suspicions. Quoi qu’il en soit, Paul Biya aura posé un acte de nature à rapprocher davantage les électeurs du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).

Sur le même sujet:

Régionales: les chefs traditionnels se débrouillent sans financements

Commerce international : Le Cameroun fixe ses modalités du libre échange continental

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Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre camerounais du commerce, précise les modalités de préparation du Cameroun

Les barrières douanières et non douanières seront levées entre les pays d’Afrique dès le 1er janvier 2021. Ce sera l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continental (Zlecaf). A quelques semaines de cette échéance, le Cameroun vulgarise auprès des opérateurs économiques le mode de fonctionnement et les modalités d’accès à ce marché. A cet effet, la Chambre de Commerce, d’Industrie des Mines et de l’Artisanat (Ccima) a récemment adressé aux opérateurs économiques une correspondance portant sur les modalités d’accès à la Zelecaf. Ces modalités publiées par le ministre du Commerce portent entre autres sur : l’accord cadre de la Zlecaf, le protocole sur le commerce des marchandises, le protocole sur le commerce des services et le protocole sur les règles et procédures relatives au règlement des différends.

Sur le commerce des marchandises, la fiche technique indique que les modalités adoptées s’appuient sur un schéma de démantèlement tarifaire portant sur trois catégories. La première, dénommée groupe principal comprend 90% des lignes tarifaires qui seront libéralisées sur une période de cinq ans pour les pays en développement, 10 ans pour les pays moins avancés (PMA) et 15 ans pour ceux du G6 (Ethiopie, Madagascar, Malawi, Soudan, Zambie et Zimbabwe). La deuxième catégorie intègre une liste de produits sensibles à libéraliser progressivement, soit 79% des lignes devant être libéralisées pendant 10 ans pour les pays en développement, 13 ans pour les PMA et les pays du G6. Il faut ajouter que ces produits bénéficieront par ailleurs d’une période moratoire de 5 ans, leur démantèlement devant être lancé la sixième année après celui du groupe principal. La troisième catégorie, représente le groupe de produits exclus de la libéralisation, soit 3% des lignes tarifaires. Le démantèlement sera progressif jusqu’en 2033. Cinq services de commerce ont par ailleurs été retenus: les services fournis aux entreprises, les services de communication, financiers, transports et ceux de tourisme et voyage.

Le Cameroun exclut 14 produits

Au sujet des produits exclus de la liste des offres d’accès au marché en ce qui concerne le commerce des marchandises, le Cameroun a réussi à exclure une dizaine de produits. Cette exclusion vise à protéger le marché local des produits fabriqués au Cameroun et par là les entrepreneurs locaux dans ces secteurs. Ces produits sont : la farine de froment (blé), la farine de maïs, l’huile de palme brute, l’huile de palme raffinée, les sucres, les gommes à mâcher (chewing-gum) les jus de fruits naturel, le ciment Portland, le ciment colle, les défrisants, les savons de toilettes et gels de douches, les profilés d’aluminium et les pâtes alimentaires. Selon la fiche technique d’opérationnalisation de la Zlecaf, l’Afrique centrale a soumis à l’Union Africaine une liste de 5 838 lignes tarifaires pour les trois groupes. Le groupe principal compte 5255 lignes tarifaires, soit 90,01% de la liste. Le deuxième groupe comporte 408 lignes tarifaires soit 6,99% et le groupe d’exclusion compte 175 lignes.
Par Canicha Djakba

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