« Lorsqu’on a beaucoup vu, et entendu, il ne reste plus qu’à raconter, pour la Postérité ». Ça y est. Félicité Oyono est près du but. Le buste dressé, dans une chemise banche vive, sur fond noir, le sourire en coin, la journaliste semble avoir franchi un pas. C’est une attitude qui rompt presque net avec ce qu’elle a jusqu’ici présenté.

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Sur ses médias sociaux, elle avait engagé un compte-à-rebours ces derniers jours : « Nous sommes le 20…Seigneur tu conduis toutes choses…jusqu’à l’aboutissement», « une nouvelle saison », « Seigneur glorifie toi dans cet événement, car sans toi, je ne peux rien»,… Les photographies d’elles davantage moins disertes. La tête toujours baissée, le visage à la fois fermé et pensif, mais à l’apparence serein, Félicité Oyono les accompagne de commentaires tout aussi occultes: « Seigneur glorifie toi dans cet événement, car sans Toi, je ne peux rien», « Félicité Oyono brise le silence»,…

Ces derniers temps, elle a été peu présente sur les antennes de la Cameroon radio television (CRTV), qui l’emploie. La journaliste qui n’est pas encore admise au « garage » de la retraite, était occupée à assouvir une de ses passions : l’écriture. La forte occupation de la rédaction n’ayant pas permis de s’exercer depuis des lustres. Mais le projet était resté présent dans le cœur et la mémoire vive.

Aujourd’hui, Félicité Oyono a donc terminé la rédaction de son livre. Le titre est L’épreuve de la maladie. Une histoire personnelle ? Un roman tiré de l’expérience d’un proche ? De quoi parle-t-elle ? Du Coronavirus qui semble confisquer l’actualité médicale ? L’auteure se refuse à tout commentaire explicatif avant la parturition. « Je suis hermétique parce que je voulais préparer le public à accepter mes écrits et ne pas les brutaliser. J’ai préféré que les gens s’ouvrent seuls et par leur propre volonté à l’idée de me lire », s’en contente-t-elle. Mais à la vérité, « je crois à la politesse, et pour moi il faut éviter de s’imposer aux gens. Laisser les gens venir à soi et ne jamais s’imposer. Sinon c’est violent », consent-elle à ajouter.

Un second bébé avant même le premier

Restée énigmatique comme elle en a le secret, sur ses différentes plateformes communicationnelles sur les réseaux sociaux, Félicité Oyono a su bien garder le secret. Toujours est-il que le voile ne durera pas éternellement sur le trésor que cache cette journaliste restée longtemps dans l’ombre, et que seule les ondes du poste national de la Crtv ont tenté de trahir aux yeux du public. Mais au-delà de cette voix connue à travers le poste radio, le mystère est resté presque complet sur la personne de Félicité Oyono. Le secret sera dévoilé dans les prochains jours. Le mystère sera levé sur le cadeau de fin d’année que la dame d’une cinquantaine d’années offre aux passionnés de lecture. Mais à première vue, le titre est incitatif. La tentation est grande, de découvrir le « trésor » caché dans ce bouquin dont la gestation a pris de longues années. Le premier du genre. Et « je ne compte pas m’arrêter à ce premier jet », promet-elle. Annonçant un prochain ouvrage littéraire. Avant même d’avoir livré le premier. Parce qu’« un livre c’est comme une entreprise. On le pense. On le fait…comme un bébé en préparation qui finira par naître », philosophe-t-elle.

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