Football : l’avenir en pointillés

Engluée dans des querelles internes, la fédération a maille à partir avec le TAS qui l’a intimé de céder l’organisation des championnats professionnels à la Ligue et qui devrait trancher sur le recours en annulation du processus électoral.

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Les jours ne s’annoncent pas clairs pour la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Outre le sort de Seidou Mbombo Njoya et son comité exécutif qui sont désormais sur le qui-vive dans l’attente du verdict de l’affaire Olympique de Meiganga, la fédération même n’échappe pas au viseur de la Fifa et dont une mission est annoncée au Cameroun très bientôt, la mission portera certainement sur la crise de la Ligue de Football Professionnel du Cameroun (LFPC). Le fils aîné de la Fécafoot qui a remporté une sentence du Tribunal arbitral du sport (TAS) contre son géniteur. Lequel traîne le pas à s’exécuter. Au point d’amener ledit « fils », à recourir à une « ordonnance des mesures superprovisionnelles ». Laquelle rappelle qu’il revient à la Lfpc d’organiser les championnats professionnels.

Après avoir consenti à appliquer la sentence du 14 septembre réhabilitant la Ligue, la Fécafoot a retiré ses compétences à la Ligue au cours d’une réunion du Comité exécutif du 4 novembre. Mais à ce jour, le championnat de première division lancé le 1er novembre dernier avec des officiels équato-guinéens, devrait reprendre le 21 novembre dernier. Il ne l’a pas été. Le championnat de la Fécafoot non plus. Au cours de la réunion de crise tenue dans les services du Premier ministre le 20 novembre, sur instruction de la présidence de la République, les parties se sont retrouvées pour aplanir leurs divergences. Paul Biya ne souhaitant pas fâcher la FIFA. Mais plus d’une semaine après, la présidence qui attendait le rapport de la réunion de crise, n’a pas encore réagi. La Fécafoot qui n’a pas daigné signer les conclusions des travaux, attendant de prendre conseil auprès de sa hiérarchie, n’a pas mis à la disposition de la Ligue, les arbitres.

Entre temps, Ahmad Ahmad, l’un des parapluies de l’exécutif actuel de la Fécafoot, est tombé dans la nasse de la commission d’éthique de la FIFA. Du coup, le Cameroun semble désormais être un enfant têtu abandonné à ses difficultés. A défaut d’une suspension par la FIFA du fait d’une éventuelle ingérence du gouvernement dans les affaires internes de la Fédération, c’est le TAS qui pourrait sévir. Alors que le pays organise en janvier prochain le Championnat d’Afrique des nations.

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