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Football professionnel : 560 millions cherchent preneur

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Mouelle Kombi, Séidou Mbombo Njoya et Pierre Semengue. C'est l'argent qui les divise

Reprendra, reprendra pas. La question du redémarrage des championnats de football professionnel se pose dans tous les milieux du football au Cameroun. Mais les présidents de clubs n’ont pas l’intention de reprendre le chemin des stades, tant que la subvention de l’Etat ne leur est pas reversée. Et pourtant, instruction a déjà été donnée au ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) de libérer les fonds publics. Dans une correspondance frappée du sceau de la confidentialité datée du 8 juin 2021, Ferdinand Ngoh Ngoh instruisait le Pr Narcisse Mouelle Kombi de décaisser la totalité des 560 millions destinés au financement du football professionnel. Aiguisant les appétits des parties qui se disputent la tâche de l’organisation des deux compétitions. A la Fécafoot, on attend impatiemment ladite manne pour relancer ce qu’on a engagé. Au siège de la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) dissoute par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) mais qui résiste grâce à des décisions du Tribunal arbitral du sport (TAS) et de la justice camerounaise, on avance que les fonds sont destinés à la LFPC.

Avant cet épisode, le gouvernement avait déjà lui-même entretenu le flou sur la question. Dans un premier temps, le Premier ministre avait instruit le Minsep de mettre les moyens à la disposition de la Ligue, pour le démarrage de la saison ; en février, Dion Ngute se rétractait et demandait au Minsep de mettre à la disposition de la Fécafoot les moyens nécessaires au démarrage de la saison. Si Narcisse Mouelle Kombi s’est exécuté en libérant les stades, il s’est montré plus regardant sur les fonds. Dans la foulée, le Premier ministre définissait le montant exact de la somme en question : 350 millions de francs. Un montant qui coïncide avec celui dédié au fonctionnement de la LFPC. Les 560 millions de francs querellés demeurent l’objet de la polémique. Entre temps, les championnats professionnels sont à l’arrêt. « En refusant de débloquer les fonds votés par le parlement, et pour lesquels il a reçu des instructions fermes de sa hiérarchie, c’est-à-dire du Chef de l’Etat, le ministre des sports bloque les championnats, puisque les clubs ont suspendu les championnats pour revendiquer cet argent », accuse Parfait Siki, le chef du département communication de la Fécafoot. «Vous n’allez pas en vouloir au ministre des sports qui est un juriste pur, qui a le souci de respecter la réglementation en vigueur, surtout la réglementation de la gestion financière des ressources de l’Etat », répond Faustin Domkeu, président de New stars de Douala. Mouelle Kombi a consenti à céder mais promet 200 millions de francs CFA à reverser en deux semestres, contre compte d’emploi préalable. « Ce qui veut dire que pour la saison en cours, il ne va donner que 100 millions », minimise-t-on à la Fécafoot. Ici, on a encore saisi la présidence pour obtenir la totalité des 560 millions mais le Minsep n’entend pas remettre les fonds à une entité qui a perdu la bataille judiciaire.

Fécafoot contre Ligue ou instruction contre décision de justice

L’avocat du Minsep ne veut pas se laisser distraire : « quand vous avez décidé que vous n’allez plus vivre ensemble avec votre épouse, vous n’oubliez pas qu’elle vous a quand même fait des enfants et vous pensez à lui donner au moins une chambre pour qu’elle y habite avec les enfants, en attendant qu’on dise que c’est vous ou elle qui a droit à tous les biens… Je veux dire que quand la Fécafoot a décidé de manière illégale de reprendre l’organisation des compétitions, elle aurait dû penser à tout cela », tacle-t-il. Estimant que même en situation normale, «il était impossible qu’on terminât ce championnat avant la date du 30 juin ».

Pendant qu’on y est, le délai d’engagement des clubs aux compétitions africaines expire ce 30 juin. Le Cameroun court la menace d’une élimination sur papier des clubs camerounais des compétitions interclubs de la CAF pour la saison prochaine. Les championnats professionnels sont à l’arrêt depuis la fin de la phase aller ; la Coupe du Cameroun se trouve à l’étape des quarts de finale. En théorie, le Cameroun n’aura pas de représentants en compétitions africaines. Mais à la Fécafoot, on ne compte pas accepter cet autre échec qui fournirait des arguments aux adversaires. « Dans tous les cas le Cameroun aura des représentants en compétitions africaines», assure Parfait Siki. Ces ambassadeurs seront qualifiés depuis les bureaux de la Fécafoot. « A l’impossible nul n’est tenu», se désole-t-il. Toujours est-il que « on s’accordera avec les acteurs pour désigner les représentants du Cameroun», promet-il.

CAN 2021 : Mouelle Kombi en mission délicate à Garoua

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Après une énième visite sur le site du Complexe sportif d’Olembe, le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) s’est envolé ce week-end pour Garoua. Le président du Comité local d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021 est allé palper la situation sur ce site à problèmes. Au moment où une rumeur a laissé croire que la Confédération africaine de football (CAF) envisage d’annuler le site de Garoua pour déficit d’infrastructures hôtelières. Garoua dispose de peu d’hôtels au standing requis par la CAF, à savoir minimalement trois étoiles. Or les travaux de construction et de réhabilitation des établissements hôteliers engagés par l’Etat dans la capitale régionale du Nord patinent depuis plus de trois ans. Prime Potomac qui a bénéficié de la magnanimité de la task force créée pour gérer les marchés de la CAN, s’est plus illustré dans des grèves et autres mouvements d’humeur avec ses employés et fournisseurs, qu’en travaillant. Or l’élite locale n’a jamais digéré l’accaparement de la quasi-totalité des marchés par ce « sudiste». Contribuant à bloquer l’avancée des travaux. Et même si des marchés ont été réattribués à d’autres entreprises, le défaut de financement n’a pas aidé Paul Biya à avancer sur ce site.

La CAF qui vient d’installer un bureau à Yaoundé, n’a pas encore signé d’accord-cadre avec le Cameroun. Du coup, rien ne garantit encore que le Cameroun organisera la CAN 2021. Garoua et Yaoundé-Olembe en étant des causes principales. Il se dit que l’instance faitière du football africain veut ainsi continuer de mettre la pression sur le « pays organisateur » afin de s’assurer que les délais annoncés puissent être tenus. Selon une source crédible, le déplacement de Mouelle Kombi vise officieusement à « faire accepter aux forces vives locales l’idée de délocaliser éventuellement le groupe basé à Garoua, leur faire comprendre que quelques matchs seulement pourront y être joués, au cas où tous les chantiers ne sont pas livrés dans les délais».

Dans un élan « patriotique», Guiba Gatama, le directeur de publication du journal L’Œil du sahel, fervent défenseur de la cause du septentrion, avait déjà engagé une campagne de dénonciation de ce « complot ». Reste que la réalité est incorruptible. Et face à la persistance de la pandémie du Covid19, la CAF pourrait être plus exigeante en matière de respect des mesures-barrières, avec plus de rigueur sur le respect de la distanciation. Il faudrait alors plus de chambres que prévues. Pour l’instant, Guibaï Gatama qui porte généralement la voix du septentrion, se montre peu disert sur la question. Mais « à Garoua, on ne veut même pas entendre parler de délocalisation», assure un résident de la ville.

Augmentation du prix du ciment : Mbarga Atangana met en garde Cimencam

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Xavier-Tillet-et-le-ministre-camerounais-du-Commerce. Le courant passait encore

Luc Magloire Mbarga Atangana est formel : «…Je me verrai dans l’obligation d’ordonner la pose des scellés sur vos installations ». Dans une lettre adressée ce 29 juin au directeur général des Cimenteries du Cameroun (Cimencam). La menace du ministre du Commerce (Mincommerce) repose, selon les termes du courrier, sur un projet unilatéral de l’ancien détenteur des droits exclusifs de commercialisation du ciment au Cameroun, de réviser à la hausse les prix de ses produits. En effet, « j’apprends de diverses sources, que vous vous apprêtez à procéder à une énième augmentation unilatérale de vos prix», écrit le Mincommerce. Ce « au mépris de mes mises en demeure antérieures et de la main tendue pour une concertation», souligne-t-il.

La lettre du Mincommerce au patron de Cimencam

Cela survient au moment où la rumeur sur une nouvelle augmentation du prix du ciment se fait de plus en plus préoccupante. Les distributeurs prévenant leurs clients, sans toutefois assurer de la fiabilité de l’information. Toujours est-il que les prix des matériaux de construction, et notamment ceux du ciment ont évolué au moins une fois au cours des douze derniers mois. Luc Magloire Mbarga Atangana veut anticiper cette fois-ci sur un des poids lourds du secteur. Lui dont le secteur d’activité avait déjà été à l’origine de la grève de la faim en 2008. Manifestations qui ont failli emporter le régime Biya.

Riz. Des producteurs s’opposent à l’importation

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Les riziculteurs du bassin de production de Yagoua et maga attirent plutôt l’attention des autorités sur la contrebande qui fait perdre des quantités importantes de la production locale.


Plusieurs producteurs locaux de riz poussent un cri de détresse depuis la sollicitation faite par le groupement des Importateurs de Riz du Cameroun (Girc). Le 17 juin dernier, cette organisation faisait savoir à la presse qu’elle dispose de seulement 200 000 tonnes de riz alors que la demande nationale est de 600 000 tonnes et la production locale de 300 000. Le Girc espère donc du gouvernement un soutien pour pouvoir importer du riz dans un délai d’un mois. Ne pouvant le faire tout seul, à cause des difficultés conjoncturelles liées au Covid-19. Notamment la rareté des devises, la hausse des taux de transfert ou encore l’augmentation des coûts des transactions portuaires. Mais à l’Extrême-Nord du pays, les riziculteurs estiment que ce serait une mauvaise démarche de se tourner vers l’extérieur. Premièrement, ils pensent que renforcer la production locale permettrait de répondre à la demande nationale. Or, pour Jacquis Kemleu, SG du Girc, il faudrait pour cela « que les terres soient disponibles. Des espaces ont été sollicités auprès du gouvernement et nous restons dans l’attente » a-t-il déclaré. Pourtant du côté des riziculteurs, l’enjeu est surtout de booster leur capacité de production, les terres étant suffisantes. L’autre argument avancé par les riziculteurs est que l’importation est un problème secondaire face à la montée de la contrebande dans leurs bassins de production.

Lutter contre la contrebande

En cette période de récolte, comme en juin 2020, le bassin de production du riz de Yagoua est envahi par les commerçants Nigerians qui exportent la quasi-totalité de la production. 100 000 tonnes de riz d’après les producteurs. « Toutes les nuits, il y a au moins 10 camions transportant 40 tonnes chacun qui sortent de Yagoua et le même nombre quitte également Maga en direction du Nigeria. Des camions viennent et chargent des tonnes de riz Paddy (riz non décortiqué) pour aller vers le Nigeria », renseigne Modou, un riziculteur. Dans la localité de Vele, toujours dans le département de Mayo Danay, les producteurs font savoir qu’au moment des récoltes, des démarcheurs envahissent les champs et arnaquent les riziculteurs en fixant des prix bas. Pour Hamadou Ngonom, délégué d’arrondissement du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, les riziculteurs sont obligés de céder leurs productions pour désintéresser les ouvriers recrutés à la tâche. Cette situation occasionne la rareté du riz et par ricochet la montée des prix. « Depuis qu’il y a les nigerians, le riz est menacé. Dans les normes, le prix du sac Paddy coûte 10 000 francs mais actuellement le sac est déjà autour de 12 000 francs », confie dame Fita, productrice.

Tous redoutent l’insécurité alimentaire et appellent les autorités à intervenir.

Par Tatiana Meliedje

Compétitivité : Les inquiétudes du patronat

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Baisse des chiffres d’affaires des entreprises, pression fiscale, retard de règlement de la dette intérieure… le Gicam alerte sur la dégradation de la situation des entreprises au vu des chiffres du 1er trimestre 2021.


Deux chefs d’entreprises sur 3 enregistrent une baisse de leurs chiffres d’affaires au premier trimestre 2021. Les entreprises sont en peine d’après les mots utilisés par le président du Gicam dans son rapport moral lors de l’assemblée générale de ce groupement tenu virtuellement le 23 juin dernier. Celestin Tawamba a insisté sur quelques uns des goulots d’étranglement qui pourraient avoir à court terme un impact négatif sur la compétitivité des entreprises. Il indique notamment que 94% des chefs d’entreprises estiment que la pression fiscale est intenable, 44% disent avoir observé une hausse de cette pression. « Avec un cadrage budgétaire 2021 qui prévoit un ratio recettes fiscales sur PIB en progression de 1,3% par rapport à 2020, on est en droit de craindre l’accentuation de l’étau qui pèse sur la minorité d’entreprises tandis que les efforts d’élargissement de l’assiette fiscale demeure insuffisants, les niches fiscales demeurent peu explorées et les dépenses fiscales discriminatoires restent importantes », a t-il souligné.

S’agissant de l’endettement, la trésorerie et de la dette intérieure, 82% d’entreprises ont vu leur endettement croitre et ou se stabiliser contre seulement 21% qui voient leur trésorerie s’améliorer. De ce fait, la tendance des investissements reste morose. Surtout que, dans le même temps, 78% des chefs d’entreprises font face aux retards sur les paiements intérieurs. Pendant ce temps, l’encours de la dette intérieure a progressé de 2723 milliards de FCFA à fin février 2021 à 2810 milliards FCFA à fin avril soit près de 27% de l’encours de la dette publique globale.

Sur les transferts, le président du Gicam est revenu sur les difficultés que rencontrent les entreprises dans la mise en œuvre des nouveaux dispositifs de la réglementation de change de la Beac. Il s’agit notamment de l’augmentation par la BEAC des taux de commissions bancaires sur les transferts qui ont une incidence sur les marges des entreprises, mais davantage l’apurement des dossiers de domiciliation des importations des biens et services. « Ces problèmes de dysfonctionnement qui se traduisent par des retards et blocages dans l’exécution des transferts à l’étranger créent un ralentissement de l’activité. Il est dès lors à craindre à plus ou moins brève échéance l’apparition des pénuries des produits et denrées sur les marchés » a alerté Célestin Tawamba.

Il a également relevé la pression inflationniste due au renchérissement des coûts du fret, l’apparition de nouveaux frais et l’allongement des délais sur la place portuaire de Douala selon plus de 55% des chefs d’entreprises. D’autre part, les difficultés d’approvisionnement et le renchérissement global des cours des matières premières et intrants importés qui se traduisent par amenuisement des stocks. Cette assemblée Générale ordinaire était aussi l’occasion d’évoquer le dialogue gouvernement secteur privé. Le Gicam espère l’application de son livre blanc sur l’économie camerounaise publié en début de cette année.

Budget 2022 : L’Etat table sur 5 649,7 milliards

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En prélude au débat d’orientation budgétaire à venir au parlement, le gouvernement a adopté son document de programmation economique et budgétaire pour la période 2022 – 2024 .


Le gouvernement veut maintenir le cap. Alors que la croissance a connu un ralentissement (0,7 % en 2020 contre 3,7 % en 2019), les indicateurs annoncent une amélioration du contexte macroéconomique au cours des trois prochaines années. L’exécutif table sur une croissance de 3,4 % cette année, pour ensuite atteindre les 4,4 % en 2022 …Lire la suite .

Fécafoot : Putsch» manqué de Seidou Mbombo Njoya

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La Ligue départementale de football du Mfoundi n’a pas tenu comme les neuf autres départements du Centre, son assemblée générale ce 18 juin. Faute d’avoir pu obtenir une déclaration de manifestation publique. Le Sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé 2 ayant opposé une fin de non-recevoir aux demandeurs. Les interventions sollicitées au niveau du gouvernement n’y ont rien changé. Dans certaines villes du pays, le rendez-vous n’a aussi pas eu lieu.

C’est la qualité des organisateurs qui fait problème. Seidou Mbombo Njoya, le président transitoire de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), après avoir vomi au niveau fédéral l’Assemblée générale (AG) de l’instance depuis son « intronisation » par la Fédération internationale de football association (Fifa), essaie ainsi d’imposer les assemblées générales des ligues décentralisées issues de l’élection de 2018 annulée. « L’Assemblée générale légitime pour statuer sur les affaires de la Fécafoot c’est celle de 2009», n’ont cessé de rappeler les adversaires qui avaient obtenu l’annulation de l’élection de 2018. Après l’annulation de l’assemblée générale ayant adopté les Statuts et Règlement intérieur de la Fécafoot d’octobre 2018, automatiquement le statu quo ante s’applique. A savoir que les textes avant ceux annulés, restent en vigueur. Mais les dirigeants transitoires de la Fécafoot ont préféré piétiner cette disposition.

Dilemme

Cela survient après une sentence de la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) en date du 10 juin 2021 invalidant les travaux de l’Assemblée générale du 2 février 2021 ayant conduit à la nomination d’Albert Mbida à la tête du Comité exécutif de la Fécafoot. Une victoire que ne peut savourer Seidou Mbombo Njoya, tant la CCA reconnaît comme compétente l’Assemblée générale de 2009. Et 44 des 73 membres de l’AG de 2009 ont déposé une requête à la Fécafoot demandant la convocation d’une assemblée générale extraordinaire de l’instance, en se basant sur l’article 30 des Statuts en vigueur qui donne pouvoir aux 2/3 des membres de l’AG de convoquer une réunion extraordinaire de l’organe suprême. Au menu de cette AG extraordinaire, « le vote sur le retrait de toute compétence à monsieur Seidou Mbombo Njoya et aux membres du Comité exécutif élus le 12 décembre 2018 et dont l’élection a été annulée… ; le vote sur la suspension des personnes physiques… ». Il s’’agit des membres du Comité exécutif de 2018. Ces personnes qui avaient déjà été suspendues lors de l’Assemblée générale de février qui a nommé Albert Mbida et compagnie. Le communiqué annonçant la convocation de cette assemblée générale, signé de Me Lebel Elomo Manga au nom des membres demandant ladite assemblée, souligne que l’initiative « a pour but de préserver les droits des membres concernés et ne saurait être considérée comme la reconnaissance d’une quelconque légitimité à M. Seidou Mbombo Njoya et aux membres du Comité exécutif élus le 12 décembre 2018… ».

Un dilemme pour Seidou Mbombo Njoya qui continue de vouloir contourner l’AG de 2009. C’est le réveil des vieux démons qui hantent la maison du football camerounais depuis des lustres, avec une forte intensité depuis 2013. L’homme a annoncé la tenue des élections pour le mois d’octobre prochain. Sans donner un contenu clair du calendrier en question. Et pourtant, la révision des textes est une condition pour l’ouverture du processus électoral.

CAN 2021 : La CAF met la pression sur Paul Biya

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La Confédération africaine de football (CAF) vient d’ouvrir un nouveau bureau à Yaoundé. Il a été inauguré ce 15 juin 2021, par Veron Mosengo Omba, le secrétaire général de l’instance, qu’assistaient le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) Narcisse Mouelle Kombi, et le président de la Fédération Camerounaise de football (Fécafoot) Seidou Mbombo Njoya, respectivement président et vice-président du Comité local d’organisation de la CAN 2021 (Cocan). Il se trouve dans l’enceinte du bâtiment abritant le Cocan dont il occupe un pan. Avec entre autres, le bureau du secrétaire général de la CAF, une salle de réunions, ainsi que des bureaux des collaborateurs du secrétaire général. On y retrouve sur certains murs des revêtements aux couleurs de la CAN et floqués du logo de la CAF et de la mascotte de la CAN 2021. Cela survient à peu près cinq ans après la fermeture du bureau du président de cette même institution à Yaoundé. C’est un bureau éphémère car il ne sera opérationnel que le temps de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021. « Le personnel de la CAF y travaillera en étroite collaboration avec le Comité local d’organisation pour la réussite de l’évènement», communique la CAF. Selon Véron Mosengo, la CAF tient ainsi une de ses promesses, à savoir « fournir un soutien technique au Cameroun dans la préparation du tournoi phare du continent ». En réalité, « c’est un bureau qui servira de cadre de travail avant et pendant la CAN. Lors de leurs passages au Cameroun, les inspecteurs et responsables de la CAF pourront y travailler sereinement. De même que le bureau du secrétaire général est son espace de travail avec toutes les commodités nécessaires au fonctionnement régulier du secrétariat général de la CAF », indique un proche du secrétariat général de l’instance faîtière du football continental.

Inspections permanentes

Narcisse Mouelle Kombi et Séidou Mbombo Njoya se sont dit heureux de l’ouverture par la CAF d’un bureau local à Yaoundé, d’autant plus que Patrice Motsepe, le président de la CAF, rassure ainsi le Cameroun que la CAN sera bel et bien organisée dans ce pays qui a vu se glisser en Egypte l’édition précédente, faute pour lui d’avoir pu achever les infrastructures dans les délais. Au moment où l’opinion nationale est dans le doute quant à la paternité camerounaise de cette autre édition renvoyée en janvier prochain. L’accord-cadre n’ayant pas encore été signé avec le pays hôte, et alors que des rumeurs attribuent aux nouveaux maîtres de la CAF l’intention de retirer l’organisation de cette autre CAN au pays de Paul Biya. « Il n’y a pas meilleure preuve que l’ouverture de ce bureau ici. C’est dire que la CAF aménage déjà progressivement au Cameroun pour cette fête», analyse un proche du Minsep.

Mais des sources crédibles soutiennent que, en fait de soutien technique, la CAF ne fait plus confiance au pays de Paul Biya sur les préparatifs, et surtout l’avancée des travaux. « La CAF est fatiguée des polémiques et des rapports tronqués sur l’avancée des travaux. Il s’avère que les informations données lors des visites d’inspection ne sont pas toujours confirmées sur le terrain, et les délais d’exécution des tâches ne sont pas toujours respectés », souffle une source indiscrète au bureau local de la CAF à Yaoundé. Alors « l’équipe qui sera installée au bureau de Yaoundé aura pour mission non officielle de suivre les travaux, de faire des visites inopinées sur les chantiers des travaux, notamment à Olembe et à Garoua, et de rendre compte directement au secrétaire général», renseigne-t-il. La CAF ne veut plus de surprises et tient à faire de la CAN 2021 « la mieux organisée de l’histoire». Et ne veut plus vivre la déception de la CAN 2019. A cet effet, elle veut avancer plus vite que Paul Biya qui ne croit qu’aux rapports de missions organisées, sans jamais faire le terrain.

Survie Cameroun : Penda Ekoka accable de nouveau Maurice Kamto

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Penda ekoka tient à coincer Kamto

C’est un nouveau rebondissement que vient de connaitre l’opération Survie Cameroun, Survival Initiative (SCSI), au moment où l’opinion pensait déjà l’affaire close. Dans un document de 49 pages, intitulé « SCSI…chronologie des faits » le gestionnaire de l’initiative Survie Cameroun retrace les étapes du projet et pointe du doigt la responsabilité de certains cadres du MRC.

Dans l’ensemble, Christian Penda Ekoka démontre qu’il n’est pas convaincu par l’explication du bug informatique, avancée par un consortium d’auditeurs désigné par Maurice Kamto. Il remet ainsi en question la thèse du consortium évoquée par Maurice Kamto lors de la présentation de son bilan. Ledit document fait une analyse des statuts des entreprises ayant conduit à l’audit, et indique que le leader du MRC a manipulé les consciences. Selon l’équipe de Christian Penda Ekoka, les cabinets choisis par son ancien allié, sont inconnus des répertoires des métiers, n’ont d’existence réelle que leurs pages sur un site internet et n’ont aucune compétence pour auditer un site WordPress-GiveWP.

Penda Ekoka persiste qu’il y a une opacité notoire dans la gestion des fonds au sein du MRC, surtout la branche européenne du parti d’opposition. Fac-similés de lettres, tableaux et autres conversations privées, à l’appui, il accable le MRC, notamment Henri Djoko, président de sa fédération en Europe.

Le rapport pointe aussi la responsabilité directe de Maurice Kamto, l’initiateur du projet. «Dans une conversation entre l’initiateur et le président du comité de gestion en toute confiance (on était encore dans ce registre-là) pour expliquer et comprendre la note de synthèse, que contrairement à une affirmation postérieure, l’initiateur n’a pas découvert dans les réseaux sociaux, celui-ci fera la réflexion suivante: «… Si on écrit cela ! nous sommes morts …». On comprend aisément qu’à défaut de faire changer ce qui est écrit par un expert-comptable, le choix est vite fait et tous les moyens sont bons : Dénigrement d’un audit, déclaration mensongère au sujet d‘une note de synthèse, de la non-accessibilité du MRC aux sous comptes jusqu’au montage d’un fake consortium pour mener un audit défiant l’orthodoxie en la matière et produisant un rapport non signé, dans une langue étrangère aux prétendus auditeurs…. Organiser tout ce qu’il faut pour sauver les soldats MRC de la mort et au diable les alliances», écrit Christian Penda Ekoka sur le rapport.

Réaction

Réagissant à cette sortie, Joseph Emmanuel Ateba, le chargé de communication du MRC a invité les militants, sympathisants du MRC ainsi que les donateurs de SCSI à n’accorder aucun intérêt au nouveau rapport de Penda Ekoka Christian.
« L’unique bénéficiaire de la crise autour de l’initiative SCSI est le régime de Yaoundé pour l’avoir combattu avec violence à sa naissance et tout au long de son exécution. Entretenir une crise autour de SCSI a pour objet d’étouffer son succès éclatant contrairement à la gestion des centaines de milliards destinés à la lutte contre la Covid-19 qui ont fini dans les comptes bancaires de quelques individus », écrit-il. Avant de lancer cet appel : « à cet effet je demande aux militants et sympathisants du MRC, à tous les donateurs et bénévoles de ne plus se laisser distraire et d’être fiers d’avoir contribué d’une manière ou d’une autre à une initiative qui restera dans les annales de notre pays comme un modèle d’humanisme et de solidarité ».

Cette opération de collecte de fonds pour la lutte contre le COVID-19, avait été lancée en avril 2020 par l’opposant Maurice Kamto. Mais au bout du processus, un écart de 300 000 euros (215,6 millions de francs CFA) a été constaté entre les sommes annoncées et les montants collectés.
Par Joseph Essama

Filière riz: Des producteurs s’opposent à l’importation

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Jacquis Kemleu. Pas question d'importer le riz

Plusieurs producteurs poussent un cri de détresse depuis la sollicitation faite par le Groupement des Importateurs de Riz du Cameroun (GIRC). Le 17 juin dernier, cette organisation faisait savoir à la presse qu’elle dispose de seulement 200 000 tonnes de riz alors que la demande nationale est de 600 000 tonnes et la production locale de 300 000. Le Girc espère donc du gouvernement un soutien pour pouvoir importer du riz dans un délai d’un mois. Ne pouvant le faire tout seul, à cause des difficultés conjoncturelles liées au covid. Notamment la rareté des devises, la hausse des taux de transfert ou encore l’augmentation des coûts des transactions portuaires.

Mais à l’Extrême nord du pays, les riziculteurs estiment que ce serait une mauvaise démarche de se tourner vers l’extérieur. Premièrement par ce qu’ils pensent que renforcer la production locale permettrait de répondre à la demande nationale. Or, pour Jacquis Kemleu, SG du GIRC, il faudrait pour cela « que les terres soient disponibles. Des espaces ont été sollicités du gouvernement et nous restons dans l’attente » a-t-il déclaré. Pourtant du côté des riziculteurs, l’enjeu est surtout de booster leur capacité de production, les terres étant suffisantes. L’autre argument avancé par les riziculteurs est que l’importation est un problème secondaire face à la montée de la contrebande dans leurs bassins de production.

Lutter contre la contrebande

En cette période de récolte, comme en juin 2020, le bassin de production du riz de Yagoua est envahi par les commerçants Nigérians qui exportent la quasi-totalité de la production. 100 000 tonnes de riz d’après les producteurs. « Toutes les nuits, il y a au moins 10 camions transportant 40 tonnes chacun qui sortent de Yagoua et le même nombre quitte également Maga en direction du Nigéria. Des camions viennent et chargent des tonnes de riz Paddy (riz non décortiqué) pour aller vers le Nigéria », renseigne Ahmadou Wadiri, un riziculteur. Dans la localité de Vele, toujours dans le département de Mayo Danay, les producteurs font savoir qu’au moment des récoltes, des démarcheurs envahissent les champs et arnaquent les riziculteurs en fixant des prix bas. Pour Hamadou Ngonom, délégué d’arrondissement du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, les riziculteurs sont obligés de céder leurs productions pour désintéresser les ouvriers recrutés à la tâche. Cette situation occasionne la rareté du riz et par ricochet la montée des prix. « Depuis qu’il y a les nigérians, le riz est menacé. Dans les normes, le prix du sac paddy coûte 10 000 francs mais actuellement le sac est déjà autour de 1 2000 francs. Il est passé de 11500 la semaine dernière à 12 000 francs », nous dit dame Fita, productrice. Ils redoutent l’insécurité alimentaire et appellent les autorités à intervenir.

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