jeudi, juin 11, 2026
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Douala : un enfant mort retrouvé dans un congélateur

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La découverte se passe à Yassa, à la sortie de la ville de Douala.  

Les éléments de la brigade de la gendarmerie de Yassa ont sorti le corps sans vie d’un bébé prématuré du congélateur. Le congélateur se trouvait dans un restaurant appartenant aux dénommés Charles Timeu et Jean Douglas Ngueya, apprend-on de  Griote TV.  

Selon nos confrères, personne ne comprend ni comment, ni pourquoi le corps d’un bébé se retrouve dans un appareil de congélation. Mais une descente des forces de l’ordre a été effective « « La descente des forces de sécurité est la conséquence de la dénonciation d’un informateur qui a préféré garder l’anonymat. Selon les enquêteurs, le nourrisson, aujourd’hui décédé, serait un bébé né prématurément il y a environ deux mois, appartenant à dame Nellie Soumbou, une amie des tenanciers de cet espace commercial » peut on lire.

Les deux propriétaires du restaurant dont le service est la vente à emporter ainsi que la génitrice de l’enfant Nellie Soumbou sont attendus par le procureur de la République à Ndokoti sur les motifs réels de cet acte. En attendant le restaurant reste sous scellés jusqu’à que ce que l’affaire soit classée.  

Algérie-Cameroun: la 119eme minute du bonheur

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Kunde Malong exécute une remise en jeu au profit de Faï Collins. Lequel place un centre sur la tête de Michaël Ngadeu qui dévie vers les buts. En renard de surface, Karl Toko Ekambi place le plat du pied. Raïs M’Boli est trompé. C’est la 119eme minute, soit l’avant-dernière minute de jeu, dans les prolongations.

Un renversement de situation. Djamel Belmadi, le sélectionneur algérien, s’écroule. Les Fennecs qui avaient le ticket de la Coupe du monde il y a exactement deux minutes, venaient de le perdre. A l’ultime minute des prolongements. La partie se termine dans la confusion. Le stade Moustapha Tchaker de Blida est mort. Les plus de 35 mille supporters algériens qui avaient pris d’assaut les gradins de ce stade mythique où les Fennecs n’avaient jamais perdu, perdent la voix.

Le Cameroun sera à la Coupe du monde 2022. Mais il aura fallu attendre l’ultime minute de jeu pour que le chemin du Qatar s’ouvre définitivement aux Lions indomptables. Et pourtant Éric-Maxim Choupo Moting avait donné de l’avance au Cameroun dès la première partie du jeu. Mais les Lions indomptables ne trouveront pas de faille pour saler l’addition et éviter les prolongations. Une victoire camerounaise sur la plus petite des marques rétablissait simplement l’équilibre sur les deux rencontres. D’où les prolongations qui ont donné l’avantage aux locaux à trois minutes du coup de sifflet de Papa Gassama.

C’était sans compter avec la hargne d’un Toko Ekambi quelque peu oublié après les 45 premières minutes de jeu. La sortie du capitaine du jour, Choupo Moting, n’aura pas facilité la tâche. Le flanc offensif des Lions indomptables est affaibli. Léandre Tawamba bouscule sans avoir un complément efficace. Toko est ceintré. L’entrée de Ganago semble redonner du punch à la ligne d’attaque. Surtout que Vincent Aboubakar a dompté son mal pour rejoindre ses coéquipiers sur le terrain.

l’Algérie désillusionnée

Le coaching sera payant. A la fin, les Fennecs qui avaient pris de l’avance à Douala le 25 mars dernier n’ont pas pu capitaliser à domicile. Les Lions indomptables, eux seront au Qatar en novembre prochain. Ce sera la huitième fois de l’histoire.

Sur l’ensemble du continent, le Sénégal s’est surpassé aux tirs aux buts pour arracher son ticket, alors que la tâche s’avérait plus facile pour le Maroc, vainqueur de la RDC (4-0). Des trois pays d’Afrique du Nord qui avaient pris de l’avance à l’aller, seule la Tunisie confirme devant le Mali. Le Ghana qui a imposé un nul d’un but partout au Nigeria sera également du Mondial qatari.

Cameroun : Vers le vote d’une loi en faveur des défenseurs des droits de l’Homme

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Un projet de proposition de loi  en faveur des défenseurs des droits de l’homme a été rédigé par plusieurs organisations de la société civile et est porté par le Sénateur Pierre Flambeau  Ngayap. C’est l’une des principales actions à retenir de la restitution de l’étude sur la situation des défenseurs des droits humains dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, en particulier des filles et femmes défenseures, journalistes, déplacé(e)s internes et les défenseurs Lgbtiqa. Restitution qui a été faite ce mardi 29 mars 2022 au siège de la conférence épiscopale du Cameroun.

C’est que dans l’exercice de leur fonction, « les  défenseurs des droits de l’homme sont arrêtés, certains sont détenus, les autres sont menacés et subissent du harcèlement. A côté il y a en qui subissent la pression sociale à cause de leurs idées et sont pourchassés sur les réseaux sociaux et les espaces publics », c’est ce tableau sombre sur la situation des Droits de l’Homme qui a été dressé par Cyrille Rolande Bechon, la directrice exécutive de Nouveaux droits de l’Homme. C’était lors de la restitution de l’étude sur la situation des défenseurs des droits humains dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, en particulier des filles et femmes défenseures, journalistes, déplacé(e)s internes et les défenseurs Lgbtiqa, qui a été faite ce mardi 29 mars 2022 au siège de la Conférence épiscopale nationale.

Cette étude qui a été menée pendant près de 6 mois a consisté, selon Cyrille Rolande Bechon, directrice exécutive de Nouveaux droits de l’Homme, à collecter des informations sur la situation réelle des défenseurs des droits humains au Cameroun. « Les résultats de ces recherches ont ainsi été  mis à la disposition des décideurs et de l’opinion nationale pour que des mesures et des actions soient prises de part et d’autre. Après ces résultats, un plaidoyer sera mené auprès des différents acteurs pour qu’une loi soit votée en faveur des défenseurs des Droits de l’Homme », a confié Cyrille Rolande Bechon.  

Pour Barister Agbor Balla, directeur du Centre des Droits de l’Homme en Afrique qui a piloté ce projet avec le Rhedac. Cette étude a pour finalité de mettre la pression au gouvernement pour l’application de certaines lois qui viennent de la Commission Africaine des Droits de l’homme.  

Selon Maximilienne Ngo Mbe présidente du Réseau des Droits de l’Homme pour l’Afrique centrale (Rhedac), depuis 2019, il y a environ 250 défenseurs des droits de l’Homme qui ont fait la demande auprès de l’organisation de la société civile qu’elle dirige pour demander la protection. Parmi eux 80% de demandeurs venaient du Cameroun et plus de 50% du Nord-Ouest et encore plus de 50 % étaient des femmes.

Les défenseurs des droits de l’Homme pensent qu’il est  temps d’appeler à la conscientisation et amener les gens à comprendre que même si la parole défenseurs des Droits de l’Homme est critique, elle participe à la construction d’une paix durable au Cameroun.

Sud-ouest : Un enseignant tué de sang froid à son domicile

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Des hommes armés ont fait irruption dans sa chambre et l’ont abattu

C’est une histoire digne des films d’actions. La scène tragique se déroule dans le département de Lebialem dans le Sud-ouest du pays. Un homme perd la vie après avoir reçu des coups de feu à bout portant dans sa chambre. Selon plusieurs sources notamment le Journalducameroun, les assaillants auraient tué l’enseignant puis kidnappés les autres membres qui se trouvaient dans la maison puis exigés le versement de leur rançon contre libération. L’identité des malfaiteurs reste pour l’instant inconnue mais plusieurs doigts sont pointés sur les sécessionnistes présents et semant la terreur depuis plusieurs années dans cette région dite anglophone.

Assurances : la mutuelle des personnels offre des avantages à ses membres

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Environ 75 membres de cette organisation vont bénéficier d’un lopin de terre de 200 m2 dans la ville de Douala, en attendant la finalisation des démarches pour l’assurance maladie des retraités.

Les travailleurs du secteur des assurances font aussi face au risque de précarité. Surtout une fois à la retraite. Regroupés au sein d’une mutuelle qui compte à ce jour plus de 200 membres, ils essayent de former une chaîne de solidarité et d’entraide. Cette année, la grande nouvelle annoncée lors de l’assemblée générale ordinaire de cette mutuelle tenue à Douala le 26 mars dernier, est l’acquisition d’un espace qui va bénéficier à tous ses membres. « La mutuelle a pu obtenir de gré à gré, de manière ferme, et à un prix défiant toute concurrence, un espace de 20.000 m² pouvant abriter notre futur complexe sur 1500 m² et dans un premier temps permettra à 74 mutualistes d’être propriétaire d’un terrain de 250 m² chacun », a fait savoir Alfred Ekeke. Le président de la Mutuelle Nationale des Assureurs du Cameroun du Cameroun (MUNAS) précise que les autres membres restants auront aussi des occasions d’avoir des lopins de terre. L’objectif étant de mettre tous ses centaines de membres à l’abri de la précarité.

L’espace de 20 000m2 se trouve dans l’arrondissement de Douala 4ème. En plus du siège, il devra abriter un complexe dont un hôtel, un centre de loisirs et va constituer un placement financier pour la mutuelle. Car elle fonctionne jusqu’ici uniquement grâce aux cotisations de ses adhérents qui d’ailleurs ne sont pas reversées à temps. L’autre sujet important de cette assemblée générale est la question de l’assurance maladie des retraités. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les travailleurs du secteur des assurances au Cameroun ne sont pas totalement couverts. «L’assurance maladie reste l’un des avantages dans nos différentes compagnies qui nous permet de rester permanemment en bonne santé. Un privilège que beaucoup perdent dès le premier jour de leur départ à la retraite. Il n’est pas bon que vous travaillez dans les assurances pendant 35 ans de votre vie et au moment que vous allez en retraite, vous devenez comme quelqu’un qui n’a jamais travaillé. C’est une situation qui nous tient vraiment à cœur», explique Alfred Ekeke. Des démarches sont encours pour permettre aux retraités membres de cette mutuelle d’avoir le sourire.

Cette mutuelle a été créée en 2009 et regroupe les personnels du secteur des assurances, de réassurance, des courtiers, agents généraux etc. Elle a pour but de créer, entretenir des liens de solidarité et de secours mutuel entre ses membres et leurs familles. A ses débuts, ses actions étaient consacrées uniquement à l’assistance des membres en difficultés. Aujourd’hui elles concernent des avantages comme l’assurance maladie des retraités, les médailles, le paquet du retraité.

Défis Actuels

Lutte contre la pauvreté : comment le projet de filets sociaux « donne du sourire » aux ménages

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Aux quatre coins du Cameroun, il procure aux bénéficiaires des allocations monétaires ou des emplois temporaires sur des chantiers de travaux publics. Le principe d’après la Banque mondiale, leur prêter main-forte en cas de coup dur et les aider à sortir de la pauvreté.

Fadimatou Garba a 31 ans, quatre enfants et vit à Yaoundé. Son mari est décédé il y a cinq ans, il était celui qui subvenait seul aux besoins de la famille. Pour la jeune veuve, nourrir ses enfants était devenu un combat de tous les jours. Mariée très tôt et sans diplôme, elle n’avait guère de perspective, et l’avenir de sa famille apparaissait bien sombre.

Plus de 25 % de la population camerounaise vit sous le seuil de pauvreté, et la crise causée par la pandémie a encore aggravé les choses, en y plongeant 400 000 personnes supplémentaires, en frappant plus durement les jeunes, d’après une étude de la Banque mondiale. Comme Fadimatou Garba, beaucoup de familles n’ont pas les moyens de manger plus d’un repas par jour. Quand le projet de filets sociaux a été lancé en 2004, le Cameroun ne disposait pas de stratégie nationale en matière de protection sociale ni de mécanismes coordonnés pour soutenir en priorité les populations pauvres. Cette opération est donc venue aider le pays à renforcer sa stratégie de lutte contre la pauvreté et à mettre en place un système de protection sociale efficace.

Aux quatre coins du Cameroun, le projet de filets sociaux donne de l’espoir aux ménages pauvres et vulnérables. Il procure aux bénéficiaires des allocations monétaires ou des emplois temporaires sur des chantiers de travaux publics. Le principe : leur prêter main-forte en cas de coup dur et les aider à sortir de la pauvreté. « J’étais tellement heureuse d’apprendre que je faisais partie des bénéficiaires, cela a changé ma vie. La seule chose que je pouvais et savais faire, c’était coudre », raconte Fadimatou Garba. « Alors, avec l’argent des allocations que j’ai reçues entre 2017 et 2019, j’ai d’abord commencé à coudre à la maison puis, l’année suivante, j’ai pu louer un petit espace au marché de la Briqueterie et ouvrir un atelier de couture. La Covid-19 a ralenti l’activité, mais les clients reviennent désormais, et j’ai les moyens d’envoyer mes enfants à l’école et même d’aider d’autres orphelins dans le quartier. »

ATTENUER LES ALEAS FINANCIERS

Le projet a pour principaux objectifs d’atténuer les aléas financiers, de permettre aux bénéficiaires d’entreprendre de petits investissements productifs ou des activités génératrices de revenus, et de faciliter les dépenses d’alimentation, d’éducation et de santé. Il s’emploie également à combattre le chômage des jeunes : les moins de 35 ans représentent près de la moitié des participants au programme de travaux publics.

À 33 ans, Valentin Yokono doit lui aussi pourvoir aux besoins de sa famille. Il élève seul ses trois enfants et s’occupe de sa mère, âgée de 72 ans et aveugle. « Malgré mes diplômes, j’enchaînais les boulots mal payés. Je ne gagnais pas assez pour envoyer mes enfants à l’école ou payer les traitements de ma mère. J’avais du mal à m’en sortir », confie le père de famille. « Avec l’argent que j’ai gagné, j’ai pu réparer ma moto et j’ai décidé de devenir chauffeur. Pour la première fois de ma vie, j’arrivais à entrevoir l’espoir d’un avenir meilleur. Je n’ai plus besoin de travailler de l’aube au coucher du soleil, c’est moi qui choisis mes horaires de travail et, surtout, je gagne suffisamment pour payer les soins de ma mère et les frais de scolarité des enfants. »

À la fin de l’année 2021, ce sont 177000 familles au total qui avaient bénéficié du dispositif de transferts monétaires, tandis que 101 000 ménages avaient été intégrés dans le programme de travaux publics. Le projeta également donné lieu à des mesures d’accompagnement, sous la forme de sessions d’information et de formation destinées à favoriser le développement intellectuel et physique des enfants et à guider le démarrage ou l’expansion d’activités génératrices de revenus.

L’avenir du Cameroun dépendra de sa capacité à offrir de meilleures perspectives à sa jeunesse. Les autorités camerounaises et la Banque mondiale travaillent actuellement sur un nouveau projet visant à élargir la couverture du programme de protection sociale et à accroître son appui en faveur des jeunes hommes et femmes. Deux nouvelles initiatives pour les jeunes entrepreneur(e)s (travailleurs indépendants ou chefs d’entreprise) seront lancées cette année. Elles offriront aux familles qui en bénéficieront la possibilité d’investir dans des activités productives, d’améliorer la santé et l’éducation de leurs enfants et d’échapper à la pauvreté.

UN CREDIT DE 95 MILLIARDS APPROUVE

A noter que la Banque mondiale soutient l’accès à des filets sociaux et des moyens de subsistance au profit de plus de 200 000 personnes vulnérables au Cameroun.

Le 09 mars 2022, elle a approuvé aujourd’hui un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 95,5 milliards FCFA, destiné à permettre au Cameroun d’étendre et moderniser son système de protection sociale ainsi qu’offrir de meilleures perspectives d’emploi aux jeunes urbains en situation précaire. Le Projet pour le développement de filets de protection sociale adaptative et l’inclusion économique vise à étendre la portée et la capacité de réponse aux chocs du système de filets sociaux pour les ménages pauvres et à accroître l’accès des jeunes dans les zones urbaines à des activités génératrices de revenus et à des possibilités d’entrepreneuriat.

Il bénéficiera à des ménages pauvres et des jeunes de 18 à 35 ans vivant en milieu urbain, les personnes déplacées à l’intérieur du pays représentant une part importante des bénéficiaires. Il devrait bénéficier à 217 500 bénéficiaires directs et permettre de larges retombées positives en termes de réduction de la pauvreté et de création d’emplois pour les ménages et les communautés concernés. En outre, le projet financera la création d’un registre social et d’un système de paiement numérique qui amélioreront la capacité des pouvoirs publics à verser des prestations sociales rapidement, en toute sécurité et de manière transparente. « La portée des dispositifs d’aide sociale reste limitée au Cameroun. Il est par conséquent essentiel de renforcer davantage les systèmes de protection sociale, en particulier pour les femmes et les jeunes, et d’amortir ainsi les chocs. La réponse à la pandémie de COVID-19 a mis en évidence la nécessité de fournir un soutien rapide aux populations touchées et vulnérables, souligne Abdoulaye Seck, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun. Dans ce contexte, il est particulièrement important de mettre l’accent sur l’inclusion économique des jeunes, la lutte contre le sous-emploi et la promotion de l’entrepreneuriat. »

FOURNIR DES COMPLEMENTS DE REVENUS

Le projet s’attachera à fournir des compléments de revenu destinés à développer et protéger le capital humain; encourager l’inclusion économique et l’entrepreneuriat des jeunes ; et appuyer la création d’un registre social et l’expansion du système de paiement numérique entre l’État et les particuliers.

(Rappelons que l’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui ai de les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources bénéficient concrètement à 1,6 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

Par Amandine Atangana

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Production locale : des néerlandais appelés à investir

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La transformation des produits locaux est particulièrement visée notamment à travers l’agro alimentaire, en plus des secteurs d’activités tels que l’élevage, l’horticulture.

Les relations économiques et commerciales entre les Pays bas et le Cameroun se densifient. Une délégation d’hommes d’affaires de ce pays était en séjour dans la ville de Douala. Des échanges avec l’administration se sont déroulés dans le cadre d’un forum économique au cours duquel ces investisseurs ont été édifiés sur les grandes orientations stratégiques du Cameroun. Avec la politique d’import substitution et en vue les objectifs de la SND30, ces opérateurs économiques ont été invités à investir dans la production et la transformation de nos produits locaux. Ceci dans la perspective de l’approvisionnement des marchés interne etexterne.

La mission est venue prospecter afin d’investir dans des secteurs comme l’énergie, la logistique. Mais le ministre de l’économie a insisté sur la nécessité de promouvoir la transformation des produits locaux pour qu’il y ait plus d’emplois et des richesses. En face, ils ont ainsi donné l’assurance d’être à la hauteur des attentes. « Au pays bas, nous avons l’expertise, les avoir faire et des innovations à utiliser dans cette chaine de valeur. Dans la transformation et la production Ceci dans plusieurs domaines. L’agroalimentaire, la haute technologie, l’horticulture, la logistique etc. Le Cameroun subit l’impact de cette guerre en Ukraine avec les prix du blé, de l’huile et du pétrole qui montent. La crise du covid a ralenti toute l’économie mondiale et dans un contexte global compliqué, il est d’autant plus important d’intensifier les collaborations et de construire le futur avec de nouveaux partenariats », a indiqué l’ambassadrice des Pays bas au Cameroun, Chef de la délégation.

Pour les encourager à accompagner l’industrie locale, le ministre de l’Economie a fait le point de l’état de santé de l’économie camerounaise, évoquant quelques indicateurs positifs. En l’occurrence le service de la dette, le PIB, le climat des affaires, l’appui au secteur privé, les incitations à l’investissement. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont augmenté ces dernières années. Les Pays bas sont passés de la dixième place pour se retrouver parmi les premières positions en termes de partenariats commerciaux avec le Cameroun. Ce royaume occupe en réalité la troisième position en 2020 dans le classement des partenaires commerciaux du Cameroun avec plus de 9,3% des échanges. Une semaine dédiée aux relations entre le Cameroun et les Pays bas est annoncé en mai prochain. Ceci dans l’optique de saisir toutes les opportunités dans la perspective aussi de la zlecaf.

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Spécialistes en valeur du trésor : Société Générale Cameroun détrône Ecobank

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L’établissement de crédit a été primé par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze.

Au cours de la cérémonie de présentation du plan annuel de financement de l’Etat aux bailleurs de fonds, Société Générale Cameroun a reçu du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, les distinctions de « Meilleur Spécialiste des Valeurs du Trésor du Cameroun » et de « Meilleure innovation SVT», pour le compte de l’année 2021, d’après un communiqué rendu public le 23mars.

Cette nouvelle rencontre désormais traditionnelle entre le Minfi, les Spécialistes en valeur du Trésor (SVT) et les investisseurs de la zone Cemac, a permis au ministre des Finances de leur présenter le programme de financement du budget de l’Etat, avec un point d’honneur sur les interventions du Trésor Public sur les marchés de capitaux.

Ladite cérémonie a été ponctuée par la remise des prix à des acteurs financiers afin de saluer leur soutien infaillible à la réalisation du programme d’émission de titres publics au Cameroun. L’établissement bancaire affiche ainsi un résultat de 35,60 points. Il détrône Ecobank qui occupait la première place en 2019. Le numéro deux du classement cette année est la Banque internationale pour l’épargne et le Crédit (Bicec) Cameroun avec 25,35 points.

Le premier prix, celui de « Meilleur Spécialiste en Valeurs du Trésor du Cameroun », reçu par SG Cameroun pour la seconde année consécutive en tant que leader sur ce marché, traduit la participation active de l’institution aux émissions de titres publics durant l’année 2021 et les volumes importants de trésorerie qu’elle a investis pour pouvoir accompagner efficacement l’Etat du Cameroun dans sa stratégie de croissance et de développement.

Recevant le prix, Nicolas Pichou, directeur général de Société Générale Cameroun, a affirmé : « Ce prix matérialise le travail de nos équipes de la Trésorerie, en synergie avec nos équipes commerciales, pour accompagner sans faille l’Etat camerounais dans la concrétisation des projets structurants. En tant qu’acteur incontestable du paysage économique et bancaire au Cameroun, l’une de nos ambitions est d’être et de rester partenaire majeur de l’Etat, dans la réalisation de ses projets d’envergure.»

83 MILLIARDS LEVES A TRAVERSLE PROCESSUS DE SYNDICATIONDOMESTIQUE

Le deuxième prix, celui de la « Meilleure innovation SVT» de l’année 2021 a été reçu pour la première fois de son histoire.

En effet, à côté de son accompagnement sur le marché des titres pour des levées de fonds classiques via le traditionnel mécanisme d’adjudication, la banque a également permis à l’Etat du Cameroun de lever 83 milliards FCFA à travers le processus de «syndication domestique »,un nouveau mécanisme de financement mis en place par la BEAC depuis octobre 2021 et dont SG Cameroun a été la première banque de la zone CEMAC à initier et mener à terme une structuration réussie dans des délais très courts.

Pour Samuel Roger Mbassa, Trésorier de SG Cameroun et de la Région Afrique Centrale et de l’Est, cette distinction « illustre le positionnement avant-gardiste et innovant de SG Cameroun et sa capacité en tant que banque internationale de premier plan à apporter son savoir-faire au fonctionnement optimal du marché monétaire de la Beac, tout en répondant au plus près aux besoins de plus en plus complexes de l’Etat. »

En résumé, selon Colins Ambiana, Directeur Financier de SG Cameroun, «par ces prix nouvellement acquis, la banque réaffirme son leadership en tant que première banque partenaire de l’Etat du Cameroun et en tant que banque innovante sur tous ses marchés. Elle réussit à allier satisfaction des besoins de ses clients et partenaires avec son âme de banque innovante et ses objectifs de rentabilité. »

Par A.A

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« Le bilan est tout à fait satisfaisant »

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Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, ministre des Travaux publics

Le ministre des Travaux publics rassure sur la réception des 422 km de route annoncée cette année.

Au terme des concertations sur les projets routiers et autoroutiers qui s’achèvent, quel bilan dressez-vous pour le compte du premier trimestre 2022 ?

J’ai un bilan tout à fait satisfaisant, des nouvelles orientations ont été données. Ce qui importe c’est d’identifier les contraintes avec les membres des équipes-projets que sont les entreprises, les chefs de mission de contrôle, les ingénieurs de marchés. Quand ces contraintes sont identifiées, des orientations sont données, pour qu’il y ait un délai d’achèvement. Ce qui compte pour nous, c’est donc de lever les contraintes, pour achever les infrastructures et c’est la raison d’être de ces rencontres. Vous avez annoncé qu’en 2022,vous allez réceptionner environ 422 kilomètres de route. On va réaliser les 422 km de route, nous allons les réceptionner. Je pense même qu’on ira au-delà, si je m’en tiens à la détermination de certaines entreprises qui véritablement avec le concours de leurs partenaires financiers qui sont les banques, réussissent à lever les financements pour réaliser nos prestations. Nous allons réaliser ces nombres de km envisagés, pour l’exercice 2022.

Pour ce qui est des péages routiers automatiques, à quand le début des travaux de construction ?

Les péages routiers automatiques de la première phase se font dans le cadre d’un partenariat public privé, conclu avec l’entreprise Toulcam, le contrat de partenariat a été déjà signé. Sa mise en vigueur doit intervenir après que les financements aient été mobilisés. L’entreprise Toulcam a entrepris de travailler avec une banque dont les financements devaient être garantis par une structure. Leurs discussions n’ont pas prospéré. Il y a une autre structure qui a accepté d’accorder cette garantie. Les discussions ont suffisamment avancées et l’entreprise Toulcam nous a proposés un chronogramme qui indique que le financement serait mis en place en avril prochain pour que les travaux commencent effectivement. C’est un partenariat public-privé, dont la mise en route suppose donc la mobilisation des financements. Il faut comprendre que quand nous parlons d’un partenariat public privé, cela ne signifie pas que l’entreprise a déposé des ressources quelque part qu’elle va utiliser, elle recourt à la recherche de ces financements dans le cadre d’un partage de risques avec les bénéficiaires du projet ; la part de responsabilité du gouvernement étant de rendre disponible, les emprises des travaux.

Particulièrement pour le site de Mbankomo, que se passe-t-il ?

Pour le site de Mbankomo, le décret d’expropriation pour cause d’utilité publique est disponible. Etant donné que nous réalisons ces travaux dans le cadre des financements externes, ce sont les règles de la société financière internationale qui s’appliquent en matière d’expropriation, pour cause d’utilité publique. C’est dire que le coût des indemnisations relevé, n’est pas indexé sur le calcul de l’amortissement du bien concerné, il est calculé sur le coût actuel du bien concerné. Il faut faire un plan d’installation des personnes éventuellement expropriées. Tous ces éléments ont déjà été exécutés, mais il fallait les avoir et les intégrer dans un planning de mise en œuvre.

Réalisée par Amandine Atangana

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Infrastructures : près de 73 projets routiers examinés

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Les acteurs impliqués dans le processus d’exécution des projets routiers relevant du portefeuille du ministère des Travaux Publics se sont retrouvés autour de l’Ingénieur de l’Etat du 21 au 23 mars 2022, dans le but de passer en revue certains projets exécutés dans les différents réseaux routiers Nord, Ouest et Sud.

Il était principalement question au cours de cette première revue des projets de l’année 2022, de faire le point sur l’état du réseau routier par réseau et par région ; de présenter tous les projets actifs ; de rappeler les projets en cours de préparation de préparation en vue de leur démarrage; d’apprécier, sur la base des présentations faites par les équipes projets, les plannings d’exécution des projets; d’examiner les plannings d’achèvement des travaux pour ceux des projets qui doivent être livrés en 2022 et d’examiner, dans le but de prescrire des solutions aux contraintes identifiées dans l’exécution de certains projets en cours.

Au terme des concertations, le ministre des Travaux publics a exprimé son satisfécit. L’on retient que pour réaliser une infrastructure routière, il faut faire valoir une dynamique d’équipe qui va de la préparation, à l’exécution pour pouvoir tirer l’expérience à l’effet de réaliser le projet suivant. En outre, de nouvelles orientations ont été données aux différents acteurs précisément dans l’identification des contraintes avec les membres des équipes projets, la définition des délais d’exécution avec pour objectif de lever les contraintes pour l’achèvement des infrastructures. En outre, le Ministre des Travaux Publics a annoncé la construction de 422 km de routes et leur réception, si l’on s’en tient à la détermination de certaines entreprises et le concours de leurs partenaires financiers que sont les banques pour la réalisation de leurs prestations. A titre de rappel, terme de l’année 2021 l’objectif annoncé par le Ministre des Travaux Publics pour l’exercice 2022 était, la poursuite de la mise en œuvre du programme de connectivité par la route avec notamment la densification des liaisons interurbaines et l’investissement dans les voies de desserte et de désenclavement pour favoriser une production de proximité avec ses vertus sur l’emploi, ainsi que son apport à la politique d’accroissement de la production locale.

Par Amandine Atangana

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